Parc urbain Bangr-Wéogo: la réhabilitation a démarré

Le ministre de la Sécurité, Mahamoudou Sana, a expliqué que la pose de la première pierre pour la réhabilitation du parc urbain Bangr-Wéogo découle de la volonté des « plus hautes autorités ».

Le ministre de la Sécurité, Mahamoudou Sana, a posé la première pierre des travaux de réhabilitation du parc urbain Bangr-Wéogo, mardi 18 août 2026, au sein dudit parc, à Ouagadougou.

Soucieux de la protection de l’environnement et du bien-être des Burkinabè, le gouvernement s’est engagé à réhabiliter le parc urbain Bangr-Wéogo, l’un des espaces naturels les plus « importants » du pays. C’est dans cette dynamique que le ministre de la Sécurité, Mahamoudou Sana, a présidé, mardi 18 août 2026, la cérémonie solennelle de pose de la première pierre de réhabilitation dudit parc, marquant ainsi le lancement officiel des travaux. D’entrée de jeu, ce projet « ambitieux », d’une valeur de 75 milliards FCFA a été présenté par l’urbaniste, Bénéwendé Clovis Kaboré,
représentant le Directeur général (DG) de l’Agence Cauri, l’entreprise chargée de la conception, du suivi et du contrôle des travaux.

En effet, il a fait savoir que cette première étape d’un coût de cinq milliards F CFA est composée de 18 sous-projets portant sur la reconstruction des portiques d’entrée plus modernes et de la ménagerie. Il y a, également, a-t-il ajouté, le renouvellement de la clôture du parc dotée d’un dispositif de surveillance, la réalisation d’une salle polyvalente ultra-moderne de 750 places. Bénéwendé Clovis Kaboré a souligné que cette première phase doit être finalisée au plus tard fin décembre 2026.

Selon le ministre de la Sécurité, ce premier volet du projet est financé sur fonds propres et constitue le top départ officiel des travaux de la réhabilitation de la forêt classée du barrage de Ouagadougou, encore appelé parc urbain Bangr-Wéogo, dans sa partie aménagée. Mahamoudou Sana a soutenu que c’est aussi un gage de la contribution du département en charge des forêts à la concrétisation de la vision présentée le 20 juin 2026, à l’occasion de la « Nuit de l’arbre » au peuple burkinabè. Il a indiqué que la réalisation de cette initiative vient en droite ligne dans l’exécution des instructions données par les « plus hautes autorités », notamment le Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré.

Faire des forêts des havres d’épanouissement

« En janvier 2026, j’ai reçu des instructions de faire des forêts des havres d’épanouissement, des lieux de bon vivre, des écosystèmes où on peut éduquer nos enfants en matière d’environnement », a-t-il renchéri. Mahamadou Sana a indiqué que la réalisation de cette infrastructure n’est plus une option, elle demeure ainsi une obligation, parce qu’elle est attendue par les populations. Aussi, il a promis de faire de ce parc, non seulement, un site d’attraction touristique mais aussi un espace où chaque Burkinabè peut venir passer du temps, faire de l’éducation environnementale et surtout profiter du bon vivre.

Le ministre de la Sécurité a invité tous les acteurs à s’impliquer fortement pour faire avancer le projet. « En cours d’exécution, si on sent qu’il y a une entreprise qui traîne les pas, nous n’allons pas hésiter à résilier le contrat et avancer avec une autre entreprise », a-t-il conclu. Pour le DG des Eaux et forêts, le colonel Barnabé Kaboré, cette réhabilitation du parc urbain Bangr-Wéogo vient répondre à des besoins et attentes notamment de la préservation du poumon vert de la capitale du Burkina Faso. Il a expliqué que cette décision « innovante » et « futuriste » incarne la vision de l’Etat burkinabè.

Le colonel Kaboré a, par ailleurs, salué les actions de l’Etat, en termes d’orientation et d’accompagnement dans la réalisation du « nouveau Bangr-Wéogo ». Après avoir retracé l’histoire de 1917 à nos jours de ce parc s’étalant sur 240 hectares, le DG des Eaux et forêts a rappelé l’importance de cet espace naturel, en plein centre-ville de Ouagadougou. « Il constitue un poumon vert pour la ville et assure essentiellement des fonctions écosystémiques, d’éducation environnementale, de détente au profit des élèves, des étudiants et de la population citadine de façon générale », a-t-il affirmé. Ce projet de réhabilitation a reçu les bénédictions du chef coutumier, Toukin Naaba, qui a salué l’initiative à sa juste valeur. Pour lui, la réalisation du projet donnera un nouveau visage au parc dans quatre mois.

Boukary BONKOUNGOU
Zourkanaï SANOGO
(Stagiaire)

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