
Le secrétariat permanent de l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (SP-ITIE-BF) a dévoilé, le jeudi 6 août 2026 à Koudougou, le contenu du rapport 2024 aux populations de la région de Nando.
Depuis l’adhésion du Burkina Faso en 2008 à la norme ITIE, 17 rapports ont été produits et le dernier est celui de 2024. C’est la dissémination de ce rapport qui a fait l’objet d’une rencontre d’échange entre l’équipe de l’ITIE-Burkina et les populations de la région de Nando, jeudi 6 août 2026 à Koudougou. Le chargé de contrôle interne du SP-ITIE-BF, Drissa Konaté, a expliqué que le rapport ITIE qui était produit chaque deux ans est passé à l’étape annuelle. « Le rapport de 2024 est déjà prêt.
Celui de 2025 est en cours », a-t-il fait savoir. Traduit en sept langues nationales, le rapport fait ressortir entre autres, les résultats de 2024, les quantités de substances produites et

vendues à cette période, les données sur l’ensemble des payements des sociétés minières, la contribution du secteur dans l’économie, les nouvelles mesures du nouveau code minier. Le chargé d’études au SP-ITIE-BF, Bruno Zongo, a indiqué qu’en 2024, 14 sociétés minières ont été retenues dans le périmètre de conciliation, avec une production de 60,77 tonnes contre 57,35 tonnes en 2023, soit une hausse de 3,42 tonnes.
« Les paiements des sociétés minières s’élèvent à 635,58 milliards F CFA. 612,21 milliards F CFA ont contribué à alimenter le budget de l’Etat. Le montant reversé au Fonds de soutien patriotique (FSP) est de 53,08 milliards F CFA », a-t-il souligné. Dans ce document, une innovation a été également intégrée, à savoir, la divulgation des coûts miniers et des émissions de gaz à effet de serre (GES), qui ouvrent la voie à une analyse approfondie de la rentabilité et des impacts environnementaux du secteur extractif. Pour les principales contraintes des sociétés minières constatées en 2024, le chargé d’études a insisté sur l’aspect sécuritaire qui a occasionné la fermeture de certaines sociétés.

Comme recommandations, il s’est agi, selon M. Zongo, de renforcer notamment la progressivité du régime de redevance aurifère pour une nouvelle répartition plus équitable de la rente minière, d’analyser et de prévenir les risques de corruption dans la chaine de valeur minière et de renforcer également la traçabilité et la cohérence des flux d’or entre la production, l’achat et l’exportation. Convaincu que la transparence et la bonne gouvernance sont des valeurs essentielles pour le développement du Burkina, le Président de la délégation spéciale (PDS) de Koudougou, Amédée Paré, a invité les populations à faire de la transparence, une réalité vécue.
Afsétou SAWADOGO




