Camp vacances Faso Mêbo à Dori : les campeurs s’engagent à appliquer les valeurs de civisme et de patriotisme

Le défilé des campeurs a mis fin à la formation de 10 jours.

Le camp vacances Faso Mêbo s’est achevé à Dori, chef-lieu de la région du Liptako par une démonstration de techniques de combat et une remise d’attestation de participation aux 445 campeurs, le samedi 22 août 2026.

«Pendant dix jours, nous avons vécu une expérience intense d’apprentissage, de fraternité et de patriotisme », a d’emblée fait savoir le représentant des campeurs de la première promotion du camp vacances Faso Mêbo des régions du Liptako et du Soum, Joël Ouédraogo, le samedi 22 août 2026 à la cérémonie de clôture des activités. Sur les sites de formation, a-t-il poursuivi, au milieu des marches et des cours d’instruction civique, ils ont découvert la vraie histoire du Burkina. En réalisant des travaux manuels, a-t-il renchérit, ils ont également appris que la discipline n’est pas une contrainte, mais la clé de la liberté et de la force mentale.

« Cette formation nous a permis de comprendre que l’éducation ne se limite pas aux salles de classe. Elle se construit aussi par l’effort, l’endurance, le respect et l’entraide », a-t-il confié. A l’adresse des parents, le jeune Ouédraogo a dit qu’ils rentrent à la maison plus « mûrs », disciplinés, solidaires et fiers d’être les enfants de cette Nation. C’est pourquoi, il a fait le serment d’appliquer chaque jour, à l’école comme à la maison, les valeurs de civisme et du patriotisme reçues.

A cet effet, il a au nom de ses autres campeurs, pris l’engagement de respecter les règles, d’œuvrer pour l’unité, de cultiver le respect et la responsabilité et de faire honneur à la formation qu’ils ont reçue. « Chers camarades campeurs, que notre souvenir de ce camp devienne une force et que nos actes d’aujourd’hui prouvent que cette formation n’a pas été vaine », a-t-il insisté.

Renforcer les valeurs cardinales

Selon le représentant des parents des campeurs, Boubacar Elhadji, le camp vacances Faso Mêbo a été pour les enfants dix jours d’appropriation, de réappropriation et de renforce-ment des valeurs cardinales de notre société par des démarches nouvelles et efficaces. « Le patriotisme, la solidarité, le partage, la discipline, le courage, le respect, la patience, la tolérance, l’amour du travail bien fait et le respect des symboles de l’État ont été au cœur de leur quotidien, nous laissent-ils entendre à leur arrivée chaque soir à la maison.

Durant ce séjour, ils ont appris à se connaître, mais aussi à découvrir leur pays », a-t-il renseigné. A l’en croire, les jeunes campeurs ont développé un amour profond pour la patrie, en se convaincant que plus que jamais, ce pays est unique. Autrement dit, a souligné Boubacar Elhadji, le Pays des Hommes intègres représente leur passé, leur présent et leur avenir. De ce fait, il a estimé que la patrie mérite pour cela tous les sacrifices.

De l’avis du représentant du commandant de la 4e région militaire, le chef de corps du 41e Régiment d’infanterie commando (RIC) de Dori, le chef de bataillon, le commandant Fayçal Ilboudo a souligné que les campeurs ont vécu une expérience riche en enseignements, en partage et en fraternité. Au-delà des activités organisées, a-t-il rappelé, ce camp a été une véritable école de la vie, où chacun a appris à mieux connaître son pays, à aimer sa patrie et à comprendre que l’avenir du Burkina repose aussi entre ses mains. « Pendant ce camp, les enfants ont appris que le patriotisme ne se limite pas aux paroles.

Il se traduit par le respect du drapeau, la protection des biens publics, l’amour du travail bien fait, la solidarité envers les autres et la volonté de servir son pays avec honnêteté. Ils ont également découvert l’importance du civisme et de la discipline. Être discipliné, c’est savoir respecter les règles, écouter les conseils ses parents et des anciens », a-t-il indiqué. Il a également soutenu que ce sont ces petites attitudes de chaque jour qui construisent les grands citoyens de demain.

Et de préciser que c’est ce que les jeunes campeurs ont, avec leurs mains d’enfants tenu une truelle, confectionné des pavés et les ont posés. Outre cela, il a affirmé qu’ils ont aussi peint, dessiné et planté des arbres. « Chers parents, Faso-Mébo a semé, les instructeurs et encadreurs ont arrosé. Il revient désormais aux parents, dans les familles, de veiller à ce que cette graine continue de grandir. Ne laissez pas ce que les enfants ont appris ici s’éteindre une fois rentrés à la maison », a-t-il conclu.

Souaibou NOMBRE
snombre29@yahoo.fr

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