Campagne agricole humide : 931 000 tonnes de céréales attendues dans le Nando

Seydou Bazyomo, agriculteur : « en plus de l’utilisation de l’engrais et du compost, nous respectons les conseils des agents techniques ».

La campagne agricole humide 2026-2027 se déroule bien dans la région de Nando. C’est le constat fait, le mardi 25 août 2026, dans les provinces du Boulkiemdé et du Sanguié.

Les agriculteurs de la région de Nando sont à la tâche et les champs présentent une bonne physionomie. C’est le constat fait, le mardi 25 août 2026, lors d’une sortie dans les champs. Du maïs au niébé, en passant par l’arachide, les cultures affichent une bonne croissance. Les producteurs rencontrés ne cachent pas leur satisfaction face à l’évolution de leurs parcelles et nourrissent l’espoir de réaliser de bonnes récoltes au terme de la saison. C’est le cas de Seydou Bazyomo, producteur à Zoula, localité située à quelques encablures de Réo, chef-lieu de la province du Sanguié.

Son exploitation de maïs s’étend sur plus de trois hectares et certains portent déjà des épis, de quoi réjouir le producteur présenté comme un modèle dans la zone. « Notre production présente des différences avec celles des voisins parce qu’en plus des engrais, nous produisons nous-mêmes le compost pour enrichir davantage le sol », explique-t-il. Le sexagénaire ajoute que cela est facilité par l’élevage des bœufs qu’il pratique à côté de l’agriculture. Baléma Bationo a opté cette année pour la production de niébé.

Sur une superficie de quatre hectares, son champ situé sur l’axe Koudougou-Réo présente une bonne évolution. « Nous prions pour que les pluies maintiennent leur rythme jusqu’à la fin de la saison. Nous attendons plus d’une tonne et demi par hectare à la récolte », projette M. Bationo. Le directeur provincial de l’agriculture du Sanguié, Salomé Toukoumnogo Ouédraogo, a fait remarquer que les producteurs aussi respectent de plus en plus les appuis-conseils des agents techniques d’agriculture.

« Certains producteurs investissent véritablement dans la production et sur le terrain nous nous engageons aussi à les accompagner », soulignant Seydou Bazyomo qui se distingue parmi eux. Au-delà des conditions pluviométriques, les producteurs rencontrés saluent également l’appui de l’Etat, notamment la subvention des engrais, des semences améliorées ainsi que les labours. Pour Gildas N’do, producteur à Toéga, dans la commune de Koudougou, l’appui reçu a contribué à faciliter la mise en place de son exploitation.

« De bonnes récoltes en perspectives »

Le champ de maïs de Seydou Baziomo de plus de 3 ha est à l’étape
de l’épiaison.

Ce sentiment est partagé par Haïdara Bazyomo, retrouvé aux abords de son champ. Celui-ci relève particulièrement l’importance de l’accompagnement de l’Etat dans l’amélioration des conditions de production. « Nous faisons ce travail depuis longtemps, mais nous n’avions pas ces résultats. L’accompagnement de l’Etat a boosté la production et galvanisé les agriculteurs », indique-t-il.

Selon le directeur régional en charge de l’agriculture de Nando, Antoine Zorma, 931 000 tonnes de céréales sont attendues pour cette campagne, dont 291 000 tonnes de maïs et 79 000 tonnes de riz. On note également plus de 2 600 hectares de bas-fonds aménagés, des centaines d’hectares labourés à prix subventionné. Les quantités d’eau enregistrées dans la zone de Léo, explique M. Zorma, sont plus élevées comparativement à celles de l’année dernière.

« Nous demandons aux producteurs de surveiller les attaques de chenilles légionnaires ou autres menaces et de signaler tout cas de sécheresse afin que les services techniques puissent agir rapidement. Dans le Boulkiemdé comme dans le Sanguié, les signes observés dans les champs sont encourageants. Maïs, le niébé et l’arachide poursuivent leur croissance et laissent entrevoir de bonnes perspectives. Quant aux provinces de la Sissili et du Ziro, les données de la direction régionale de l’agriculture montrent que les grands producteurs se sont engagés dans la production de Soja, du blé en plus du maïs.

Ces spéculations sont produites sur de grandes superficies. Dans les zones de Léo et Sapouy, certains producteurs ont des champs de près de 100 hectares de maïs de dizaines d’hectares en soja et blé », a fait savoir le DR de l’agriculture de Nando. Pour les producteurs, l’enjeu est désormais de voir ces conditions favorables se maintenir jusqu’à la fin de la campagne afin de transformer les promesses actuelles des champs en récoltes satisfaisantes. Ils attendent surtout une poursuite régulière des pluies jusqu’à la maturation des cultures. La bonne évolution actuelle des champs constitue, pour eux, un motif d’espoir.

Beyon Romain NEBIE
beynebie@gmail.com

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