
L’Office national d’indentification (ONI), a lancé le mercredi 9 septembre 2026, à Koudougou, les opérations spéciales d’établissement de la Carte d’identité biométrique AES (CIB-AES).
En prélude à la commémoration de la VIIe édition de la Journée internationale de l’identité, célébrée le 16 septembre de chaque année, l’Office national d’identification (ONI), a lancé, le mercredi 9 septembre 2026, dans la cité du Cavalier rouge, les opérations spéciales d’établissement de la Carte d’identité biométrique AES (CIB-AES). L’accès à une pièce d’identité de l’avis du secrétaire général de la région de Nando, Lucien Guengueré, constitue aujourd’hui une nécessité pour tout citoyen, car, elle permet de justifier son identité, de faciliter ses démarches administratives et de participer pleinement à la vie économique et sociale.
« C’est pourquoi, toute initiative visant à faciliter l’accès à ce document, mérite d’être saluée et encouragée », a-t-il soutenu. En plus d’être reconnue juridiquement, ce document permet à chaque citoyen d’accéder à de nombreux services de base. C’est dans cette dynamique que l’ONI, à entendre son directeur général, Arzouma Daouda Parfait Louré, poursuit ses actions de proximité, afin de renforcer davantage la sensibilisation et de rapprocher le service d’identification des populations.
« Cette journée ne doit pas être perçue comme une simple date commémorative. Elle est plutôt un moment de prise de conscience d’actions. Elle nous rappelle que l’identité est à la fois un droit, une protection et un instrument essentiel de citoyenneté », a justifié M. Louré. Le représentant du mouvement sunnite, Omar Bonkoungou, a apprécié cette initiative de l’ONI, pour le choix porté sur leur mosquée, pour le lancement des activités d’enrôlement. Pour M. Louré, le choix de la région de Nando, s’explique par le fait que cette activité d’établissement de la CIB-AES est nationale. Et, le choix du culte rappelle l’inclusion sociale. « Cette option peut viser également les marchés et les hôpitaux, car, c’est une manière de nous rassurer qu’aucun Burkinabè ne reste sans identité », a-t-il indiqué.
S’enrôler à 5 ans évite le trafic d’enfants
Cette activité d’enrôlement biométrique qui se déroule, du 9 au 16 septembre 2026, sur toute l’étendue du territoire national, est ouverte à toutes les personnes à partir de 5 ans et devient obligatoire à l’âge de 13 ans. Le directeur général a souligné que l’âge de 5 ans, appréhende une meilleure inclusion des populations et donne à l’Etat burkinabè, un meilleur instrument de gouvernance. Moussa Kaboré qui s’est enrôlé, a jugé supportable, le coût pour l’obtention de la carte à 3 500 F CFA pour les enfants aussi, car, il a estimé qu’avec le trafic d’enfants, s’enrôler à 5 ans, va permettre aux autorités de faciliter les contrôles sur le terrain.
Selon M. Louré, des dispositions sont prises pour assurer la célérité du processus et permettre aux bénéficiaires de disposer rapidement de leurs nouvelles cartes dans de meilleur délai. Le document central essentiel pour l’établissement de la CIB-AES est l’extrait de naissance. « En fonction de la situation particulière du demandeur, d’autres documents peuvent s’inviter, notamment le certificat de nationalité burkinabè pour ceux qui sont nés à l’étranger. Il y a aussi l’acte de mariage pour les femmes qui désirent porter le nom de famille de leurs époux », a-t-il précisé.
Le premier responsable de l’ONI, a noté que depuis un moment, les populations ont relevé une lenteur dans la délivrance de la carte d’identité et cela s’explique par le fait que l’office est en train de basculer vers une nouvelle plateforme, qui va bientôt enlever cette épine de lenteur du pied. « Pour l’instant, nous faisons majoritairement l’enrôlement sur papier et cela allonge le traitement, dans la mesure où ces demandes doivent être retournées à la base au niveau des centres de production dans les chefs-lieux de région, pour un traitement rigoureux », a-t-il clarifié.
Pour cette opération spéciale d’établissement, l’ONI dit avoir la capacité d’enrôler autant de personnes qui viendront et il espère faire un bon taux. « Environ 500 centres d’enrôlement sont prévus à travers le Burkina et d’ici à la fin de l’année 2026, ces centres bénéficieront de kits mobiles pour un enregistrement numérique, en vue d’accélérer les délais de délivrance », a rassuré le directeur général, Arzouma Daouda Parfait Louré.
Afsétou SAWADOGO





