
Le ministère de l’Enseignement secondaire et de la Formation technique et professionnelle a organisé une rencontre de partage d’expériences en matière de partenariat entre les écoles et les entreprises, mardi 11 août 2026, à Ouagadougou.
Le rapprochement entre l’école et l’entreprise est essentiel pour garantir une formation de qualité adapté aux réalités et au besoin du marché du travail. C’est dans cette perspective que la direction de l’Enseignement et de la formation technique et professionnelle (EFTP) a organisé un atelier consacré au partenariat entre les établissements d’enseignement et de formation technique et professionnelle et le secteur privé, mardi 11 août 2026, à Ouagadougou. La rencontre s’est déroulée autour du thème : « La contribution du secteur privé dans le développement de l’EFTP : état des lieux et perspectives pour une meilleure adéquation formation-emploi ».
Le directeur général de l’EFTP, Blaise Benoît Yao, a expliqué que la rencontre vise d’une part à renforcer le partenariat entre les établissements de formation professionnelle et technique et les entreprises. Elle devrait d’autre part, permettre de connaitre les réalités des entreprises, afin de pouvoir proposer des actions pour lever les contraintes.
« Comme défis, il s’agit essentiellement de dessiner le type de relation entre
l’école et l’entreprise et les modalités de relation entre ces acteurs pour la qualification », a-t-il précisé.
Blaise Benoit Yao a souligné que pour former par exemple un boulanger, il faut qu’il fasse une partie de sa formation dans une boulangerie et il en est de même pour les autres corps de métiers, car les apprenants doivent compléter la formation théorique par une phase pratique. « C’est pourquoi nous avons besoin des entreprises pour pouvoir prendre en charge une partie de la formation, notamment le volet pratique, » a-t-il insisté.
Selon le secrétaire général du ministère de l’Enseignement secondaire et de la Formation technique et professionnelle, Bienzi Didier Paré, avec une population active estimée à 8,5 millions selon l’INSD, le Burkina fait face à des enjeux structurels majeurs, notamment la prédominance du secteur informel qui concentre plus de 85% des emplois. « Pour y répondre, le gouvernement a engagé une réforme ambitieuse visant à faire de l’Enseignement et de la formation technique et professionnelle, un levier stratégique de développement », a-t-il rappelé.
L’objectif, a-t-il poursuivi, est de porter progressivement la proportion des apprenants orientés vers l’EFTP de 5% en 2025 à 60% en 2050.
De ce fait, il a estimé que le partage d’expériences entre les établissements d’enseignement et les entreprises intervient à un moment particulièrement opportun. Bienzi Didier Paré a encouragé les acteurs à capitaliser les expériences, identifier les obstacles persistants et proposer des solutions concrètes pour améliorer durablement le dispositif de formation professionnelle.
Nadège YE
Wendtinbnoma Christelle KALKOUMDO
(Stagiaire)




