Coopération bilatérale : le Burkina et la Turquie négocient un accord de défense historique

La première session des consultations politiques entre le Burkina Faso et la République de Türkiye s’est tenue, hier 20 octobre, au ministère turc des Affaires à Ankara.

La délégation burkinabè conduite par le camarade secrétaire général du ministère des Affaires étrangères, l’Ambassadeur Hermann Yirigouin Toé, a eu des échanges francs avec la partie turque dirigée par l’Ambassadeur Volkan Isikci, directeur général Afrique de l’Ouest et du Centre au ministère turc des Affaires étrangères. Tous les domaines de coopération entre les deux pays ont été examinés sans langue de bois : éducation, formation professionnelle et technique, santé, coopération agricole, développement industriel, appui à l’amélioration du potentiel de l’élevage, investissements dans les secteurs des mines et de l’énergie etc.

En matière de santé notamment, le chef de la délégation burkinabè a salué l’appui de la Türkiye dans la capacitation des compétences nationales pour la réalisation des transplantations rénales comme un bel exemple de partenariat dynamique. Il a plaidé pour la mise en place d’un circuit de visa sanitaire d’urgence pour nos patients et leurs accompagnants en expliquant que l’ambition du Burkina à terme est de parvenir à zéro évacuation sanitaire, d’où la nécessité d’un renforcement de nos infrastructures de santé.

Abordant les points de coopérations régionale et multilatérale, l’Ambassadeur Hermann Yirigouin Toé a insisté sur la reconfiguration géopolitique au niveau du Sahel central avec la création de la Confédération des Etats du Sahel (AES). Il a invité la Türkiye à développer des partenariats avec les pays de la Confédération, notamment dans la lutte conte le terrorisme qui appelle « une solidarité internationale concrète » a-t-il souligné.

Tous les domaines de coopération entre la Türkiye et le Burkina Faso ont été examinés sans langue de bois

Le chef de la délégation turque a insisté sur la « grande importance » que son pays attache « à la paix et au développement » et réitérer l’engagement de la Türkiye à « continuer à soutenir le Burkina Faso » dans son combat pour la sécurité, la souveraineté et la défense de son intégrité territoriale. « Nous restons à vos côtés pour contrer cette menace importante contre la paix et la
stabilité internationale » a-t-il conclu. La partie turque a d’ailleurs exprimé son souhait de voir la signature d’un accord de défense et de sécurité entre nos deux pays.

Les deux pays ont, en outre, convenu de l’examen d’une convention de partenariat entre les instituts diplomatiques burkinabè et turc.
« Nous allons apporter notre « Know how » (Savoir-faire) au Burkina Faso », a déclaré l’Ambassadeur Volkan Isikci qui estime que notre coopération politique doit être à la hauteur de nos relations politiques et que de ce point de vue nous devons tirer parti du potentiel important qui existe entre nos deux pays en matière économique et commerciale.

Au terme de ces consultations, le chef de la délégation burkinabè a estimé que « nous avons eu des échanges francs fondés sur la confiance ». « Ce fut un cadre de dialogue utile qui va ouvrir la voie à des échanges plus constructifs ». L’Ambassadeuar Toé a remercié les autorités turques pour toutes les facilités et les dispositions prises pour le bon déroulement de ces concertations politiques et souhaité une bonne préparation de la 4e Commission mixte de coopération entre le Burkina Faso et la Türkiye prévue en 2027 à Ouagadougou.
Ambassade du Burkina Faso en Türkiye

DCRP/MAE

Police nationale : les valeurs de la RPP, phare des réformes

Le ministre d’Etat, ministre de l’Administration territoriale et de la Mobilité, Emile Zerbo, représentant le Premier ministre a présidé l’ouverture de la VIe édition de la conférence de 48 heures des commissaires de police, le mercredi 21 octobre 2026, à Ouagadougou.

La Police nationale resserre les rangs pour s’adapter aux réformes de l’heure afin de booster la sécurité intérieure. C’est dans ce contexte que s’est ouverte, le mercredi 21 octobre 2026, la sixième conférence des commissaires de police sur le thème principal : « la Révolution progressiste populaire (RPP), levier de réformes de la Police nationale : adaptabilité, défis et perspectives ». Par cette rencontre de deux jours, la crème de l’administration policière veut mieux assimiler les valeurs de la RPP afin de renforcer la sécurité intérieure.

Pour le ministre d’Etat, ministre de l’Administration territoriale et de la Mobilité, Emile Zerbo, l’adaptabilité, la performance et le leadership constituent les principales exigences auxquelles les cadres de la police doivent répondre. Il a souligné l’importance de traduire les orientations gouvernementales en actions opérationnelles mesurables, d’assurer une meilleure coordination entre les forces de défense et de sécurité et de renforcer la confiance entre la police et les populations. Il a salué les « efforts remarquables » de la Police nationale, mais invite la hiérarchie policière à redoubler d’effort pour s’adapter à la criminalité et aux différentes menaces sécuritaires devenues « multiformes, multidimensionnelles et complexes ».

Au sortir de ce conclave de deux jours, des recommandations seront formulées pour permettre à la Police
nationale d’être plus opérationnelle.

De son côté, le Directeur général de la police nationale (DGPN), l’inspecteur général de police Thierry Dofizouho Tuina, a indiqué que cette conférence constitue un cadre de concertation, de réflexion stratégique et d’évaluation des actions de l’institution. Elle offre aux commissaires de police, l’occasion d’examiner les difficultés rencontrées dans l’exercice de leurs missions et de
proposer des orientations susceptibles d’améliorer le fonctionnement des services.

Selon lui, le thème revêt une importance particulière dans un environnement marqué par l’évolution des menaces, la diversification des phénomènes criminels et la nécessité d’adapter continuellement les réponses institutionnelles aux réalités territoriales. Le ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, qui a animé la conférence inaugurale sur le thème central a fait savoir que la police est un outil central de la gouvernance.

Et que dans le cadre de la RPP, elle joue un rôle primordial et doit maitriser les « défis à relever et les risques » du moment. C’est pour cette raison que le ministre s’est penché sur comment bâtir une police plus professionnelle dans le contexte de la RPP. « Les réformes visent à apporter un changement, un bouleversement qualitatif. Il faut une rupture avec un ordre ancien. Les enjeux sécuritaires étant nombreux, la police doit s’adapter à toutes ses formes de criminalité »,
a-t-il dit.

Wanlé Gérard COULIBALY

66e anniversaire des Forces armées nationales : 48 heures de détente pour les blessés en opération

La Direction centrale de l’action sociale et des services psychologiques des armées (DCAS-SPA) a lancé, le mercredi 21 octobre 2026, à Ouagadougou, la deuxième édition des journées de détente et de récupération des blessés en opération, une initiative de 48 heures consacrée au soutien moral, psychologique et social des militaires blessés.

Les Forces armées nationales (FAN) placent ses blessés en opération au cœur de la célébration de leur 66e anniversaire. En effet, la Direction centrale de l’action sociale et des services psychologiques des armées (DCAS-SPA) tient, les 21 et 22 octobre 2026 à Ouagadougou, la deuxième édition des journées de détente et de récupération des blessés en opération. L’objectif est de renforcer l’accompagnement de ces hommes et femmes qui ont été blessés dans l’accomplissement de leur mission.

Au programme de ces deux jours figurent deux conférences, dont l’une porte sur la prévention de la dépression chez le blessé en opération et l’autre sur le rôle de la famille dans son processus de guérison et de réinsertion. Aussi, des séances de soutien moral et psychologique, des compétitions de jeux de société, des activités sportives et culturelles ainsi qu’une visite du Mémorial Thomas Sankara sont également prévues. Une séance de peinture autour du thème : « L’art pour guérir » complète ces activités.

Le représentant du chef d’état-major général des armées, le colonel
Narcisse Bassinga, a rassuré que le commandement reste engagé à renforcer les dispositifs de soutien afin qu’aucun blessé ne se sente oublié.

Pour le représentant du chef d’état-major général des armées, le colonel Narcisse Bassinga, par ailleurs, commandant du groupement central des armées, le choix de consacrer ces journées aux militaires blessés est porteur de sens. « La blessure n’efface ni la dignité du soldat, ni la grandeur de son sacrifice », a-t-il déclaré. Il a aussi rappelé que les blessures, qu’elles soient physiques
ou psychologiques, témoignent de l’engagement de ces combattants au service de la Nation. Le représentant du chef d’état-major général des armées a assuré que le commandement entend poursuivre les efforts d’accompagnement des blessés afin qu’aucun d’entre eux ne se sente oublié.

Pour le président du comité d’organisation, le lieutenant Hubert Nana, ces journées traduisent un engagement de solidarité envers des frères et sœurs d’armes blessés dans l’accomplissement de leur devoir. Il a souligné que le combat pour leur rétablissement ne se limite pas au champ de bataille, mais se poursuit également dans les structures de soins, les services sociaux et les familles.
La directrice de la DCAS-SPA, le capitaine Arlette Mathilda Ouédraogo, a rappelé que, même temporairement éloignés du théâtre des opérations, ces militaires demeurent au cœur du combat collectif et incarnent le courage, la résilience et l’esprit de sacrifice des FAN.

Samira Alida KAMBOU

Un silence assourdissant

Alors que la France est à feu et à sang depuis plusieurs semaines avec l’éruption volcanique, dans les lycées et collèges qui ravage désormais tout le corps social, les médias français dans leur grande majorité traite le sujet du bout des lèvres et de manière biaisée accusant à tour de bras les milieux « gauchistes » et les black boks spécialistes en casse et en pillage. Un traitement biaisé si tant est que l’insurrection populaire qui a cours actuellement en France tire son origine des politiques économiques et sociales ultralibérales qui ont plombé irréversiblement l’avenir de cette prétendue grande puissance dont l’histoire révèle qu’il est plutôt un Etat parasite qu’autre chose. Une couverture médiatique parcimonieuse et tronquée qu’il faut cependant saluer, car, elle illustre quelque part, le degré de patriotisme des médias français, ce qui devrait édifier certains adeptes de la liberté d’expression et de critique chez nous, surtout en ces moments cruciaux de notre histoire sociopolitique.

C’est vrai qu’il ne convient pas de faire montre d’un optimisme panglossien à l’analyse des réalités du moment, mais le criticisme exagéré de la part de certains « milieux » traduit plus un ressentiment personnel suite à la perte de certains privilèges. Dans sa volonté de « contrôle absolu » de nos Etats, la France n’a pas oublié le secteur capital des médias avec son fonds d’appui à la presse francophone, chargé de « biberonner » les médias phares et de les mettre ainsi au pas. Certains « gourous » de la presse sont « convoqués » lors des réunions préparatoires des sommets de la francophonie pour percevoir la « dime ». Une manne financière consistante qui « oriente » les éditos et autres chroniques.

Cela explique leur désamour vis-à-vis des pouvoirs souverainistes du Sahel qui détricotent progressivement tous ces liens incestueux. A leur décharge, l’étroitesse du marché de la publicité et du lectorat qui affaiblit certaines consciences devant le gombo frais. Mais, cela ne saurait dédouaner ceux qui franchissent les limites du tolérable. Pour en revenir à nos confrères français, on imagine d’ici les chroniques jubilatoires voire jouissives qu’ils auraient sorties de leur imagination enfiévrée si l’un de nos Etats était en cause. Avec les restrictions de liberté (couvre-feu) qui ont cours dans certaines villes, on nous aurait ressorti la bonne vieille théorie des « juntes » liberticides.
Avec les manifestations de samedi prochain et celles à venir, c’est plutôt à Paris que l’on aura bientôt un gouvernement de salut public étant donné que l’actuel ne peut pas faire face à la demande sociale. L’arroseur arrosé, quel beau clin d’œil de l’histoire qui devrait appeler à moins de condescendance et de morgue de la part de cet Etat failli en voie de putréfaction avancée.

Boubakar SY

Coopération militaire: une délégation de la gendarmerie turque en immersion a la gendarmerie du Burkina

Une délégation de la gendarmerie turque séjourne à Ouagadougou, dans le cadre d’une visite de travail et de consolidation du partenariat avec la Gendarmerie nationale du Burkina Faso. Cette mission est conduite par le général de corps d’armée Aykut Tanriverdi, commandant adjoint du commandement général de la gendarmerie de la République de Türkiye.

C’est par la montée des couleurs, un acte haute-ment solennel et riche en symboles que la délégation turque a entamé son immersion au sein de la Gendarmerie nationale du Burkina Faso. Aux côtés de ses frères d’armes burkinabè, le commandant adjoint du commandement général de la gendarmerie de la République de Türkiye et sa délégation ont vu se lever l’étendard national, et admiré leurs collègues burkinabè chanter avec ferveur et une grande fierté leur hymne national, exprimant ainsi leur appartenance à cette Nation forte et résiliente qu’ils servent et défendent avec loyauté, dévouement et un sens élevé de la responsabilité, du devoir et du sacrifice.

A l’issue de cette cérémonie d’allégeance au drapeau national, le camarade colonel Issa Yaguibou, chef d’Etat-major de la Gendarmerie nationale, a , à l’entame des travaux, rappelé toute la portée de cette visite, qui témoigne de l’excellence des relations entre les deux nations et de la solidité du partenariat qui lie les deux institutions . Il a précisé que cette rencontre intervient dans un contexte international marqué par la complexification des menaces sécuritaires, leur caractère de plus en plus transnational et par la nécessité, pour les institutions, de développer des réponses adaptées, coordonnées et résolument tournées vers l’efficacité opérationnelle. L

e chef d’Etat-major de la Gendarmerie nationale a, en outre, rendu un vibrant hommage au camarade capitaine Ibrahim Traoré, Président du Faso, chef suprême des Forces armées nationales. Il a salué son leadership éclairé et son impulsion stratégique, qui ont permis d’engager des partenariats respectueux des choix et de la souveraineté du Burkina Faso ainsi qu’une mobilisation optimale des ressources du pays pour restaurer la sécurité, protéger les populations et garantir l’intégrité du territoire.

Après l’adresse du CEMGN, la délégation turque a suivi des présentations sur la Gendarmerie nationale du Burkina Faso , ses structures de formation et l’état des lieux de la coopération entre notre pays et la Türkiye. Une présentation de la gendarmerie turque suivie d’échanges ouverts ont permis aux deux institutions de se découvrir davantage et d’explorer d’autres pistes de collaboration. Pour promouvoir le partage des bonnes pratiques, la délégation turque a bénéficié d’une immersion au sein de la légion spéciale de la Gendarmerie nationale.

A travers une présentation faite par son commandant, le colonel Sib Sié Arnaud, les membres de la délégation turque y ont découvert la légion, ses missions, ses prouesses et ses différentes ramifications. Pour agrémenter ces moments, le général de corps d’armée, Aykut Tanriverdi et sa suite ont pu assister à un concert de l’Escadron de Musique de la Gendarmerie nationale qui a fait montre d’une dextérité et de tout son professionnalisme dans l’exécution des hymnes nationaux des deux pays. Le programme
de cette première journée s’est achevé sur une démonstration de carrousel.

La Gendarmerie nationale

Il vole une moto pour transporter une chèvre volée

H.T. est un récidiviste pour avoir déjà fait la prison. Il était de nouveau à la barre de l’audience correctionnelle du TGI de Dédougou, le mardi 13 octobre 2026. Il comparaissait pour répondre des faits de vol qui se sont produits courant septembre 2026 dans une localité de la province des Balé, région de Bankui. Dans un premier temps, il a cambriolé un (…)

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Yacouba BELEM

Burkina Faso : un atelier pour renforcer la maîtrise de l’outil ARISTE (AVACLIM)

L’Association pour la Recherche et la Formation en Agroécologie (ARFA), en partenariat avec OXFAM International, a organisé ce mercredi 21 octobre 2026 à Ouagadougou un atelier de renforcement des capacités sur l’utilisation de l’outil digitalisé ARISTE (AVACLIM). Cette session a réuni des producteurs, des services techniques déconcentrés, des organisations professionnelles agricoles, des organisations de la société civile (OSC), ainsi que des représentants des universités, des instituts de recherche et des ministères en charge du développement rural.

Salia HEBIE, coordonnateur de l’ONG ARFA : « ARISTE (AVACLIM) vise à faciliter l’évaluation des pratiques agroécologiques et à améliorer la disponibilité des informations nécessaires à leur analyse. »
Salia HÉBIÉ, coordonnateur de l’ONG ARFA : « ARISTE (AVACLIM) vise à faciliter l’évaluation des pratiques agroécologiques et à améliorer la disponibilité des informations nécessaires à leur analyse. »  Crédit photo : Sylvie SAWADOGO

L’utilisation des outils numériques dans les initiatives de développement constitue un enjeu majeur pour les acteurs de terrain. Désormais disponible en version numérique (français, mooré, dioula et gulmancema), l’outil innovant ARISTE offre des facilités précieuses pour le suivi des exploitations et la capitalisation des données.

Cet atelier organisé ce mercredi 21 octobre 2026 à Ouagadougou, vise à contribuer à des systèmes agricoles plus durables et résilients, capables de répondre aux défis environnementaux, économiques et sociaux auxquels les producteurs sont confrontés. À travers cette activité, les participants ont été amenés à se familiariser avec l’application et à maîtriser ses fonctionnalités, notamment pour évaluer les effets des pratiques agroécologiques sur plusieurs dimensions : l’environnement, l’économie, les conditions de vie et les dynamiques sociales.

Ousmane DIALLO, représentant du Directeur pays d’OXFAM Burkina : « Lorsque nous échangeons avec les acteurs de la société civile, un constat revient souvent : le manque de données probantes pour mieux défendre et promouvoir l’agroécologie et je pense que cet atelier s’inscrit pleinement dans cette perspective. »
Ousmane DIALLO, représentant du Directeur pays d’OXFAM Burkina : « Lorsque nous échangeons avec les acteurs de la société civile, un constat revient souvent : le manque de données probantes pour mieux défendre et promouvoir l’agroécologie et je pense que cet atelier s’inscrit pleinement dans cette perspective. »  Crédit photo : Sylvie SAWADOGO

Les travaux ont alterné entre présentations (architecture et fonctionnalités de l’outil) et exercices pratiques (saisie de données et simulations de cas concrets). Les participants ont également eu l’occasion de partager leurs préoccupations et de formuler des recommandations pour faciliter l’appropriation de l’outil dans leurs activités respectives.

Selon Mathieu SAWADOGO, Président du Conseil d’Administration (PCA) de l’ONG ARFA : « L’outil permettra de disposer de données probantes pour mieux apprécier les effets de l’agroécologie et montrer en quoi elle contribue au développement. Ces éléments pourront convaincre les décideurs de s’intéresser davantage à cette approche et de mieux l’intégrer dans les politiques et les programmes de développement. »

Quelques participants à l'atelier organisé ce mercredi 21 octobre 2026 à Ouagadougou, Crédit photo : Sylvie SAWADOGO
Quelques participants à l’atelier organisé ce mercredi 21 octobre 2026 à Ouagadougou. Crédit photo : Sylvie SAWADOGO

Il a ajouté que, grâce à cette application, le producteur pourra mieux comprendre que son travail ne profite pas uniquement à sa propre exploitation, mais qu’il contribue également au bien-être de toute la nation.

De son côté, Salia HÉBIÉ, coordonnateur de l’ONG ARFA, a souligné dans son intervention que l’outil ARISTE (AVACLIM) vise à faciliter l’évaluation des pratiques agroécologiques et à améliorer la disponibilité des informations nécessaires à leur analyse. Il a en outre invité les participants à s’approprier les fonctionnalités du programme pour en faire un véritable instrument de travail sur le terrain.

Le presidium lors de la cérémonie d'ouverture de l'atelier organisé ce mercredi 21 octobre 2026 à Ouagadougou, Crédit photo : Sylvie SAWADOGO
Le presidium lors de la cérémonie d’ouverture de l’atelier organisé ce mercredi 21 octobre 2026 à Ouagadougou. Crédit photo : Sylvie SAWADOGO

Le représentant du Directeur pays d’OXFAM Burkina, Ousmane DIALLO, a quant à lui insisté sur la nécessité de renforcer les capacités des acteurs de la société civile afin qu’ils disposent de données probantes et d’arguments solides pour promouvoir l’agroécologie à l’échelle nationale : « Lorsque nous échangeons avec les acteurs de la société civile, un constat revient souvent : le manque de données probantes pour mieux défendre et promouvoir l’agroécologie. Je pense que cet atelier s’inscrit pleinement dans cette perspective en mettant à leur disposition des outils susceptibles de soutenir leur plaidoyer. »

Cette initiative de l’ONG ARFA s’inscrit ainsi dans une dynamique de renforcement continu des compétences. Son impact dépendra de la capacité des bénéficiaires à mettre en pratique les connaissances acquises et à intégrer durablement l’outil ARISTE dans leurs activités.

Sylvie SAWADOGO

Dédougou : Le CHR s’ouvre à ses usagers à travers des journées portes ouvertes

La secrétaire générale de la région de Bankui, Adjara Kientega, a ouvert la première édition des journées portes ouvertes (JPO) du Centre hospitalier régional (CHR) de Dédougou, le mardi 20 octobre 2026.

Le thème de ces premières journées portes ouvertes est relatif à la résilience du Centre hospitalier régional de Dédougou dans l’offre de soins de qualité à ses usagers, dans un esprit préventif et d’engagement communautaire. Les activités ont démarré dans la matinée du mardi 20 octobre 2026. La cérémonie d’ouverture a été présidée par la secrétaire générale régionale, Adjara Kientega, représentant le gouverneur. Ces JPO ont été patronnées par le ministre de la Construction de la Patrie, Mikaïlou Sidibé, et parrainées par le ministre de la Santé, Dr Lucien Jean-Claude Kargougou, tous deux représentés. La cérémonie a également mobilisé les forces vives régionales et bien évidemment les usagers du CHR. Il va sans dire que ces journées constituent un pont entre la population et le CHR, une vitrine pour permettre aux acteurs de mieux découvrir la structure, selon le représentant des travailleurs de l’hôpital, Pierre Koama. Il a encouragé ses collègues à promouvoir l’esprit d’équipe et à cultiver la responsabilité professionnelle. Il a plaidé, entre autres, pour la maintenance régulière des équipements, la sécurité des travailleurs et le déménagement sur le nouveau site de l’hôpital en vue d’offrir de meilleures conditions de travail et de prise en charge des patients.

Pendant 72 heures, une panoplie d’activités seront déroulées pour permettre au CHR de se dévoiler au grand public. Il sera question de donner l’occasion à la population de se rapprocher du personnel soignant pour bénéficier de séances de sensibilisation et mieux connaître les missions ainsi que les prestations fournies par la structure hospitalière. À en croire le directeur général de l’hôpital, Issouf Rouamba, il sera organisé des séances de dépistage de l’hépatite B, du diabète et du VIH, ainsi que des opérations de don de sang. Il a confié que la clinique mobile sera mise à contribution pour le dépistage des lésions précancéreuses et du cancer du col de l’utérus.

Sensibiliser

Sans oublier les campagnes de communication à travers des conférences publiques pour contribuer à la sensibilisation des plus larges couches populaires, a fait remarquer le directeur général. Dans une présentation de l’hôpital, M. Rouamba a souligné que le CHR assure des missions d’hébergement, de diagnostic, de traitement et de surveillance des malades, des blessés et des femmes enceintes, en tenant compte de leurs états psychologique et socio-économique. Le centre participe à des actions de formation et de recherche ainsi qu’à des activités de santé publique. Avec 489 agents, toutes catégories confondues, l’hôpital de Dédougou a une capacité d’accueil de 175 lits fonctionnels. Résilient malgré les vicissitudes, le CHR a totalisé 4 141 interventions chirurgicales en 2025 et 3 607 accouchements.

Représentant les patients, Makoura Gertrude Kondé a apprécié une initiative qui offre un cadre d’échange et de compréhension mutuelle. Cependant, elle a déploré l’insuffisance du personnel dans certains services, ce qui rallonge les délais d’attente et retarde la prise en charge des malades. Le représentant du ministre de la Santé, Bassidou Saré, par ailleurs conseiller technique the ledit ministre, a estimé que les journées portes ouvertes constituent un cadre privilégié de redevabilité, de renforcement de la relation et de la confiance entre les usagers du service public de santé et le personnel soignant pour des soins de qualité centrés sur le patient. Il a relevé que la thématique traduit « une préoccupation essentielle de notre système de santé qui est de faire de l’hôpital une structure efficace, accessible, humaine et au service de la population ».

La représentante du gouverneur, Adjara Kientega, a considéré l’organisation de ces JPO comme une activité qui s’aligne sur les orientations nationales en matière de politique sanitaire. Elle a rappelé que l’engagement communautaire doit être un maillon essentiel dans la vie du CHR. L’autorité a conclu son discours par un appel à la population à participer aux différentes activités inscrites au programme de cette première édition des JPO du CHR de Dédougou. Les officiels ont visité les stands dressés pour la circonstance avant de se retirer.

Yacouba BELEM

Journées régionales de l’agro-écologie des Tannounyan La Ire édition se tiendra les 22 et 23 octobre prochains à Banfora

La 1re édition des journées régionales de l’agroécologie des Tannounyan se tiendront, les 22 et 23 octobre
prochains, à Banfora sur le thème « Agroécologie et résilience des communautés : stratégies et leviers d’action ». Les organisateurs ont annoncé les couleurs de l’évènement à travers une conférence de presse, le lundi 19 octobre 2026, dans la cité du Paysan noir.

L’agroécologie va être à l’honneur, les 22 et 23 octobre, à Banfora. La ville va abriter en effet la Ire édition des journées régionales de l’agro-écologie des Tannounyan. L’information a été donnée par les organisateurs de l’évènement à travers une conférence de presse qu’ils ont animée dans l’après-midi du lundi 19 octobre 2026, dans la cité du Paysan noir. Le thème retenu est « Agroécologie et résilience des communautés : stratégies et leviers d’action ». Le principal conférencier, Larissa Kaboré, a indiqué que ces journées sont organisées par l’association Munyu des femmes, en collaboration avec la commune de Banfora, le Conseil national de l’agriculture biologique et le Cadre de concertation des acteurs de l’agroécologie et de l’agriculture biologique des Tannounyan.

A l’écouter, l’évènement s’inscrit dans la continuité des journées nationales de l’agro-écologie dont la IIe édition s’est tenue en décembre 2025, et visent à prolonger cette dynamique à l’échelle régionale. Face aux défis auxquels font face les communautés tels que les changements climatiques et la dégradation des ressources naturelles, a-t-elle expliqué, l’agro-écologie offre des pistes d’actions pour renforcer la capacité des communautés à y faire face. Mais la transition agroécologique, a-t-elle poursuivi, outre les techniques agricoles, nécessite également une meilleure information des populations, la mobilisation des acteurs territoriaux et l’engagement de tous.

Ces journées visent donc aux dires de Larissa Kaboré, à permettre aux acteurs des Tannounyan de s’approprier les enjeux liés à l’agro-écologie de partager leurs expériences et d’identifier des solutions adaptées à leurs réalités. Cela, avec pour objectif globale, de renforcer la résilience des communautés par la valorisation du potentiel agroécologique dans la région. Durant ce rendez-vous de deux jours, plusieurs communications et une mini-foire sont au menu. Des communications qui vont porter sur,entre autres thèmes,
« Stratégie nationale de développement de l’agroécologie : acquis et perspectives », et « Agroécologie, recherche et innovation : leviers d’action pour la résilience des communautés ». Quant à la mini-foire, elle va permettre de mettre un point d’honneur sur les produits, les initiatives et les savoir-faire des acteurs régionaux.

Quelles ambitions nourrit cet évènement à moyen et long terme ? A cette question de la presse, Mme Kaboré a confié qu’à long terme il vise la transition agroécologique, afin que les pratiques agroécologiques soient adoptées par les producteurs et par toute la communauté et que les produits agroécologiques le soient aussi par les consommateurs. Séance tenante, les conférenciers ont appelé les producteurs, les transformateurs, les organisations professionnelles, les organisations de la société civile et les services
techniques, à se mobiliser pour la réussite de ces journées.

Alpha Sékou BARRY
alphasekoubarry@gmail.com