Coopération bilatérale : le Royaume-Uni réaffirme son engagement à renforcer le partenariat avec le Burkina

Le camarade ministre des Affaires étrangères, Karamoko Jean Marie Traoré, a reçu ce lundi du 5 octobre 2026, l’envoyé spécial du Royaume-Uni pour le Sahel, M. Jonathan Croft en visite de travail au Burkina Faso, accompagné de l’ambassadeur du Royaume-Uni au Burkina Faso, SEM Agnus MCKEE.

L’envoyé spécial du Royaume-Uni dit être venu échanger avec le chef de la diplomatie burkinabè sur des perspectives de renforcement des relations de coopération entre son pays et le Burkina Faso, notamment dans le domaine des investissements et de la résilience face aux changements climatiques. Pour lui, cette audience s’inscrit dans le prolongement des échanges entre le camarade ministre des Affaires étrangères et la ministre britannique en charge du développement international, en septembre dernier à New York, en marge de la 81e Assemblée générale de l’ONU.

L’envoyé spécial a d’ailleurs salué l’organisation de l’évènement parallèle de la Confédération AES au Nations unies, en ce sens qu’il a permis d’apporter une réponse aux narratifs erronés et de montrer un pan des avancées notables dans l’espace confédéral. Reconnaissant que le terrorisme n’a pas de frontière, il a également salué les initiatives telles que la MISAHEL et a encouragé une approche plus globale dans la sous-région pour mieux faire face à ce phénomène.

Pour le chef de la diplomatie burkinabè, une approche globale face au terrorisme pourrait avoir un succès à priori, mais cela nécessite une reconstruction de la confiance et une harmonisation dans la définition et la perception du terrorisme par l’ensemble des pays de la sous-région qui sont touchés ou menacés par ce phénomène qui n’est pas endémique. A l’issue des échanges, le diplomate britannique s’est réjoui de l’ouverture des autorités burkinabè et a salué cette opportunité qui lui a été offerte afin  d’exprimer le souhait de son pays de développer davantage l’axe Ouagadougou-Londres.

 

DCRP/MAE

Souveraineté alimentaire: le Burkina veut réduire sa dépendance aux importations

Le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, le ministre d’Etat, ministre chargé de l’Agriculture, le commandant Ismaël Sombié et le ministre d’Etat, ministre chargé de l’Administration territoriale, Émile Zerbo ont animé un panel de haut niveau sur le thème : « Du champ au marché, produire et consommer burkinabè pour renforcer notre souveraineté », le mardi 6 octobre 2026 à Ouagadougou.

Le Burkina Faso ne veut plus dépendre des importations pour nourrir sa population. A l’occasion d’un panel de haut niveau organisé en marge de la IIIe édition des Journées nationales d’engagement patriotique et de participation citoyenne (JEPPC), les autorités du pays se sont réunies lors d’un panel autour du thème : « Du champ au marché, produire et consommer burkinabè pour renforcer notre souveraineté », pour dresser le bilan et ouvrir des perspectives d’une transformation agricole. C’était, le mardi 6 octobre 2026, à Ouagadougou.

Modéré par le ministre d’Etat, ministre de l’Administration territoriale et de la Mobilité, Émile Zerbo, ce cadre d’échanges a mis en lumière la complicité et la collégialité de l’équipe gouvernementale.

Dans sa communication inaugurale, Le ministre d’Etat, ministre de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources animales et halieutiques, le commandant Ismaël Sombié a rappelé qu’en 2022, le Burkina Faso faisait face à un taux d’insécurité alimentaire touchant 19,8 % de sa population, avec le sac de maïs qui se vendait à plus de 30 000 F CFA sur le marché. Il a révélé que l’Etat dépensait annuellement 85,9 milliards F CFA pour l’importation du riz et près de 62 milliards F CFA pour le blé et ses dérivés.

Des productions historiques en 2025

Face à ce qu’il a nommé de « paradoxe burkinabè », le ministre en charge de l’agriculture a indiqué que le pays dispose d’un potentiel naturel sous-exploité. « 9 millions d’hectares de terres agricoles labourables, 233 500 hectares de terres irrigables et 500 000 hectares de bas-fonds aménageables », a-t-il cité, entre autres. Le ministre d’Etat a confié que ce sont ces chiffres qui ont provoqué le sursaut du capitaine Ibrahim Traoré qui a donné l’ordre de mener une « offensive » pour inverser la tendance et restaurer la dignité nationale. Il a rappelé que la barre des 7 millions de tonnes de céréales produites a été franchie, permettant d’atteindre un taux de couverture des besoins céréaliers de 124,6 %. Pour le riz paddy, la production s’est élevée à 1 537 000 tonnes contre 426 000 tonnes en 2022, portée par l’aménagement de près de 40 000 hectares de bas-fonds et 14 571 hectares de périmètres irrigués.

En ce qui concerne le maïs, la production a atteint 2 600 000 tonnes, dépassant largement les objectifs initiaux, selon le ministre. La filière laitière, quant à elle, a atteint une production nationale de 6 000 à 7 000 litres de lait par jour, pour un objectif cible de 10 000 litres grâce à l’importation de vaches performantes. Il a par ailleurs précisé que la priorité absolue pour la deuxième phase de l’Offensive agro-pastorale est la maîtrise de l’eau tout au long de l’année afin de sécuriser les récoltes face aux aléas de la pluviométrie.

Miser sur la qualité des produits

Quant au Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, il a félicité le premier responsable en charge de l’agriculture pour la tenue de ses engagements et la rigueur de sa gestion. Il a rejeté les explications fatalistes de certaines personnes qui attribuent la fragilité des récoltes à des causes métaphysiques. « Nous le prenons comme un message de la nature pour nous dire qu’il faut réagir et nous donner les pleines capacités d’être maîtres du destin du Burkina Faso », a-t-il déclaré. Il a également averti qu’en cas de crise majeure, chaque pays chercherait d’abord à satisfaire les besoins de sa propre population. Le Burkina Faso pourrait alors avoir des difficultés à importer des produits, même s’il dispose de moyens financiers, a-t-il expliqué.

« Même avec notre argent, nous n’aurons pas la possibilité d’aller chercher ailleurs », a-t-il laissé entendre.

Le Premier ministre a invité tous les acteurs de la chaîne logistique, de conservation, de transformation et d’emballage à faire de l’esthétique et de l’excellence, la règle

absolue. « Il faut que le patriotisme du consommateur burkinabè rencontre la qualité des produits faits au Burkina », a-t-il émis tout en assurant qu’aucun obstacle ne saurait freiner la marche de la Révolution progressiste populaire (RPP).

Julien ZOUNGRANA

 

Le trublion Embalo

Alors que l’on croyait que l’ancien Président bissau-guinéen, Umaro Sissoco Embalo, allait prendre une retraite politique, il affiche une posture contraire. Son engagement aux côtés de son ex-homologue sénégalais, Macky Sall, dans sa course au poste de SG de l’Organisation des Nations unies (ONU) avait déjà donné des signaux. Son intention de revenir au pouvoir a confirmé ses ambitions au grand jour. En fin septembre, l’ancien dirigeant bissau-guinéen a annoncé depuis son exil marocain sa volonté de retourner au bercail et de se présenter à la présidentielle du 6 décembre prochain.

Alors qu’il venait de solliciter un second mandat de cinq ans et était dans l’attente des résultats pour rempiler, Embalo a été victime d’un coup de force à polémique, en novembre 2025.  Son départ forcé du pouvoir allait faire moins de spéculations, s’il n’avait pas lui-même porté l’information au monde entier. Ce triste sort n’a pourtant pas servi de leçon à l’ex-chef de l’Etat bissau-guinéen qui a échoué à regagner son pays le 4 octobre dernier, comme indiqué et dans l’espoir de participer à la future présidentielle. Les autorités de la Transition, avec à leur tête, le général Horta Ntam, n’ont pas validé ce retour, au motif que les conditions de sécurité pour accueillir Embalo n’étaient pas réunies.

A voir de près, ce « come-back » raté sonne comme une attitude de prudence, voire une prise de distance de la Transition envers Embalo. Plusieurs militaires proches de lui ont été d’ailleurs désarmés, ces jours-ci, sans doute pour écarter des velléités de coup de force. Permettre à l’exilé du Royaume chérifien de revenir en terre bissau-guinéenne, dans le contexte de préparation des élections censées consacrées le retour à un ordre constitutionnel normal pourrait entrainer des troubles. Résolument engagée à sortir

des moments d’incertitudes, la Guinée-Bissau, pays d’Afrique de l’Ouest coutumier de l’instabilité sociopolitique, ne peut pas se payer le luxe de retomber de sitôt dans ses travers. A quel jeu joue Embalo ? Au lieu de tirer un trait sur le passé et de planifier un autre avenir, il s’échine à vouloir reprendre les rênes du pays. Ce projet n’est pas une bonne idée, puisqu’il intervient à un moment critique de l’histoire sociopolitique de sa chère patrie. Même s’il appelle ses partisans à ne

pas poser d’actes de nature à compromettre la paix en Guinée-Bissau, le rêve de revenir au-devant de la scène peut nuire à la cohésion sociale. Il devrait plutôt faire profil bas et espérer le meilleur pour sa nation.  Au-delà de la candidature de l’ex-chef de l’Etat bissau-guinéen, qui est en train d’endosser le rôle de trublion, la question des présidentiables se pose.  Si le président de la Transition est exclu du jeu par la Charte de la Transition, on s’interroge sur les potentiels candidats à la présidentielle en vue.  Les figures de proue de l’opposition sont en mauvaise posture, pour prétendre briguer la magistrature suprême, même si les textes ne les en empêchent pas.  Le leader du Parti africain pour l’indépendance de la

Guinée et du Cap-Vert (PAIGC), Domingo Simoès Pereira, est en résidence surveillée. Le challenger d’Embalo, Fernando Dias, vainqueur de la présidentielle de 2025, selon certaines informations, lui, a obtenu l’asile politique auprès du Nigéria. Dans ces conditions, peut-on dire que la présidentielle du 6 décembre prochain sera véritablement libre, crédible et transparente ? La suite des évènements nous éclairera…

Kader Patrick KARANTAO

Burkina Faso : La BAD finalise sa stratégie-pays 2027-2031

Le Bureau pays de la Banque africaine de développement (BAD), en collaboration avec le ministère de l’Economie et des Finances, a organisé le mardi 6 octobre 2026 à Ouagadougou, un atelier de finalisation du Document
de stratégie-pays (DSP) sur la période 2027-2031.

La Banque africaine de développement (BAD), partenaire technique et financier au
développement du Burkina Faso, prépare sa nouvelle stratégie-pays pour la période 2027-
2031. Pour la mise en œuvre effective dudit document en 2027, il a été soumis pour
validation par tous les acteurs, le mardi 6 octobre 2026, à Ouaga-
dougou. « C’est un document qui fixe le cadre de coopération pour les cinq années à venir.
C’est donc un exercice participatif et qui s’inscrit dans la vision déclinée par le gouvernement », a expliqué le représentant du Ministre de l’Economie et des finances (MEF), Souleymane Nabolé.

Selon le responsable-pays du bureau de la BAD au Burkina Faso, Daniel Ndoye, le document porte sur deux domaines prioritaires à savoir le développement des chaines de valeurs industrielles avec un accent sur l’agro-industrie manufacturière et le renforcement des infrastructures résilientes en soutien à la compétitivité, avec une
extension aux secteurs des transports et de l’énergie.

« A travers ces deux priorités, la banque entend accompagner les efforts du gouvernement en faveur d’un tissu industriel renforcé, d’une plus grande transformation des matières premières locales, d’une diversification des exportations, d’une réduction des coûts de transport et d’un meilleur accès à une énergie propre, durable et à moindre coût », a-t-il expliqué.

Et de poursuivre qu’il s’agira d’accompagner le processus de transformation et de mettre en œuvre des programmes, des projets qui permettent de répondre aux besoins des
populations, tout en ayant une attention particulière à certains domaines transversaux
comme l’emploi des jeunes, l’autonomisation des femmes, le développement du secteur
privé et l’inclusion des populations les plus vulnérables.

« Le DSP prévoit pour la période 2027-2029, un programme indicatif de sept opérations d’un montant total d’environ 334 milliards F CFA, auquel s’ajouteront le dialogue sur les politiques publiques, des études économiques et sectorielles, ainsi que des services de conseil et des actions d’assistance technique », a indiqué Daniel Ndoye. Pour lui, la finalisation de ce document est un exercice qui s’appuie sur les expériences tirées de la mise en œuvre du document de stratégie précédent, sur le plan relance 2026-2030, sur la
stratégie décennale de la BAD 2024-2033, ainsi que les quatre points cardinaux de la
banque.

Déjà sept opérations au programme du DSP

Souleymane Nabolé, quant à lui, a soutenu que le document de stratégie-pays est un
instrument d’orientation stratégique qui déterminera les investissements, les réformes et les appuis techniques susceptibles d’accompagner la transformation de l’économie jusqu’en
2031.

« Après la consultation conduite en mai 2026 et l’approbation en juin dernier, des
orientations stratégiques par les instances de la banque, il nous appartient désormais de
nous assurer que le futur partenariat reflète pleinement les aspirations et les priorités du
Burkina Faso d’où la tenue de cet atelier. Cette orientation aussi rejoint l’offensive
industrielle 2026-2028 engagée par le gouvernement pour faire en sorte que nos matières
premières génèrent davantage d’emplois, de revenus et de prospérité pour les Burkinabè »,
a-t-il laissé entendre.

Le portefeuille de la BAD est composé de 19 opérations pour un montant d’environ 950
millions de dollars, soit environ 570 milliards F CFA. « Dans les années à venir, nous
comptons aussi mobiliser autant pour accompagner le programme de développement. Nous
pensons pouvoir aller au-delà et accompagner ainsi la politique du gouvernement », a -t-il
rassuré.

Cependant, le représentant du MEF a souhaité de l’amélioration dans le
décaissement, car le taux moyen de décaissement reste limité et il faut encore plus de 20
mois, en moyenne, entre l’approbation d’un projet et son premier décaissement. « Dans le
contexte actuel, nous ne pouvons plus nous permettre que les procédures avancent plus
lentement que les besoins des populations.

Le nouveau DSP doit tirer les enseignements de cette expérience et le gouvernement poursuivra ses efforts pour améliorer la maturation des projets, accélérer les procédures et renforcer la qualité de l’exécution », a conclu Souleymane Nabolé.

Fleur BIRBA
fleurbirba@gmail.com

Nuit de la Révolution progressiste populaire : Oubri célèbre 4 ans d’acquis

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Les populations de la région de Oubri se sont fortement mobilisées, mercredi 30 septembre 2026 à Ziniaré, pour célébrer la Nuit de la Révolution progressiste populaire. Une soirée marquée par des prestations culturelles, des hommages aux Forces de défense et de sécurité (FDS) et une collecte de fonds en soutien à l’effort de paix.

Hommes, femmes, jeunes, personnes âgées et enfants ont convergé vers la place de la Nation de Ziniaré, ce mercredi 30 septembre 2026 pour vivre la Nuit de la Révolution progressiste populaire (RPP).
Vêtus de tenues traditionnelles ou de tee-shirts à l’effigie du Président du Faso, capitaine Ibrahim Traoré, les participants ont également brandi les drapeaux du Burkina Faso et de la Confédération des Etats du Sahel (AES). Sur les affiches dressées sur le site, plusieurs messages résument l’esprit de la soirée. « Le peuple veille sur sa Révolution »,
« Lève-toi et engage-toi dans la Révolution » ou encore « Ta génération célèbre les acquis de la RPP » pouvait-on lire.

Au menu de la soirée festive, chants en chœur de l’hymne national, le Ditanyè et des prestations d’artistes-musiciens, puis de troupes traditionnelles. A Ziniaré, la Nuit de la RPP a également servi de cadre pour exprimer une reconnaissance au chef de l’Etat pour les actions engagées dans différents secteurs et rendre hommage aux Forces de défense et de sécurité (FDS) engagées sur le front. Une collecte de fonds destinée à soutenir l’effort de paix a été organisée, séance tenante. Pour le gouverneur de Oubri, Sy Assetou Barry, la mobilisation constitue un message fort. Elle s’est dit “très satisfaite” de la participation des populations. « Les acquis de la RPP parlent d’eux-mêmes », a déclaré le gouverneur de Oubri, citant notamment des réalisations dans les secteurs de l’agriculture, la santé, l’éducation et l’enseignement supérieur. Le gouverneur de Oubri a invité les populations à rester mobilisées et à accompagner les initiatives du président du Faso.

construire un nouveau Burkinabè

Plusieurs artistes ont tenu en haleine le public à la place de la Nation de Ziniaré.

Elle les a aussi exhortées à être des ambassadeurs de la paix et des acteurs de la cohésion sociale. Le chef de Ziniaré, Naaba Sanem, entouré d’une délégation des autorités coutumières de la région, a salué la mobilisation. Il a également rendu hommage aux FDS qui, selon lui, mettent leur vie en danger pour assurer la défense du Burkina. « Nous sommes là pour les honorer et les magnifier », a-t-il indiqué, estimant que la Nuit de la RPP doit aussi permettre de réfléchir aux moyens de « booster la Révolution » et de mieux faire face aux défis sécuritaires et à l’impérialisme. “En quatre ans, il a transformé le Burkina”. Du côté des acteurs du monde de l’orpaillage, Zakaria Lenglengué, secrétaire général de l’association Buud Nooma des orpailleurs de Bassitenga, a salué les orientations du chef de l’Etat. Il a appelé les orpailleurs à s’unir autour des initiatives nationales et à apporter leur contribution à la construction du Burkina.

Même son de cloche chez Boureima Diallo, de la confédération paysanne du Faso. « Nous sommes tous sortis de notre propre gré pour célébrer les acquis de la Révolution », a-t-il confié. Pour ce représentant des producteurs, cette mobilisation traduit une adhésion aux actions en cours. Les personnes âgées, a-t-il ajouté, peuvent établir un parallèle avec la période de la Révolution dirigée par Thomas Sankara. « Nous sommes très fiers de ce qu’il fait. En quatre ans, il a transformé le Burkina, et il est en train de construire un nouveau Burkinabè, qui aime son pays, travaille bien et gagne dignement sa vie », a-t-il ajouté. La Nuit de la RPP à Ziniaré s’est ainsi achevée dans une ambiance festive, entre musique, slam, danses traditionnelles et messages de soutien aux initiatives nationales.

Djakaridia SIRIBIE

Nuit de la Révolution progressiste populaire : le Liptako soutient la vision de développement

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La région du Liptako a commémoré la quatrième année de l’accession du capitaine Ibrahim Traoré au pouvoir, dans la nuit du 30 septembre 2026 à Dori.

A l’instar des autres régions du Burkina Faso, celle du Liptako a célébré l’An 4 de l’accession au pouvoir du capitaine Ibrahim Traoré, dans la nuit du 30 septembre 2026 à Dori. Pour la circonstance, la salle polyvalente de Dori a abrité la commémoration. La cérémonie a débuté par l’hymne national, entonné en chœur par l’ensemble des participants, en signe d’attachement à la patrie. Elle s’est poursuivie par les invocations des différentes confessions religieuses.

Ainsi, les communautés catholique et musulmane ont prié pour le retour définitif de la paix dans la région du Liptako et partout au Burkina Faso. A l’issue des prières pour la bonne marche de la Révolution progressiste populaire (RPP), les prestations artistiques des différentes communautés du Liptako ont tenu le public en haleine jusqu’au bout de la nuit.

Les populations se sont mobilisées pour la cérémonie.

C’est dans cette ambiance que le gouverneur de la région du Liptako, Abdoul Karim Zongo, a salué la forte mobilisation des populations de Dori, sorties massivement pour soutenir l’initiative. Dans la dynamique d’engranger davantage d’acquis dans le cadre de la reconquête du territoire et de vaincre les ennemis, il a exhorté les populations à une franche collaboration avec les Forces de défense et de sécurité (FDS).

Il a également insisté sur l’union et la solidarité entre les fils et filles de la région, afin de relever les défis et de contribuer au développement du Liptako.
Pour sa part, le président provincial de la veille citoyenne du Séno, Abdoulaye Maïga, a félicité les plus hautes autorités du pays pour leur vision du développement, ainsi que pour les différentes initiatives entreprises au profit des populations. « Avec le camarade capitaine Ibrahim Traoré, le Burkina Faso est fier et debout. La souveraineté prônée par notre leader est en marche et nous ne pouvons que l’accompagner. Le travail qui a été fait en quatre ans est inimaginable », a-t-il fait savoir.

Quant à Fanta Dicko, elle a évoqué les actions réalisées au profit des femmes, notamment dans le domaine de la santé avec la mise en place de la clinique mobile. Pour elle, il était important de commémorer cette nuit de la RPP et d’accompagner le chef de l’Etat à poursuivre ses actions, non seulement en faveur de la souveraineté du Burkina Faso, mais également pour l’épanouissement des populations.

Souaibou NOMBRE
Snombre29@yahoo.fr

Nuit de la Révolution progressiste populaire : la population de Yaadga salue la vision éclairée des autorités

La population de la région de Yaadga a commémoré, dans la nuit du mercredi 30 septembre au jeudi 1er octobre 2026, les quatre ans de l’arrivée du capitaine Ibrahim Traoré au pouvoir, à travers la Nuit de la Révolution progressiste populaire (RPP). La célébration a été présidée par le gouverneur, Thomas Yampa.

La place de la Révolution de Ouahigouya a refusé du monde dans la nuit du mercredi 30 septembre 2026. Dans une ambiance à la fois festive, patriotique et empreinte de reconnaissance, les forces vives de la région de Yaadga ont commémoré les quatre années de gouvernance du Président Ibrahim Traoré. La soirée a été l’occasion
de revisiter les acquis enregistrés au cours de ces quatre années et de rendre hommage aux Forces de défense et de sécurité (FDS) ainsi qu’aux Volontaires pour la défense de la patrie (VDP).

La mobilisation a été particulièrement remarquable. Femmes, hommes, jeunes, leaders religieux et coutumiers, responsables d’organisations de la société civile et représentants des différentes composantes sociales ont répondu présents.
Pour le président des organi- sations de la société civile de Yaadga, Adama Ouédraogo, la tenue de cette nuit revêt une importance particulière.

Elle permet, selon lui, de faire une halte pour apprécier le chemin parcouru au cours des quatre dernières années, de relever les acquis de la RPP et de renforcer la mobilisation autour des objectifs poursuivis.
Adama Ouédraogo a également insisté sur la nécessité de reconnaître les sacrifices consentis par les FDS et les VDP dans la défense du territoire national.

Il a appelé les populations à maintenir leur engagement et à accompagner les efforts des forces combattantes. « Cette nuit est un moment de communion, de bilan et de reconnaissance. Elle nous permet de nous rappeler le chemin parcouru, mais surtout de rendre hommage à ces vaillants combattants, FDS et VDP, qui consentent des sacrifices pour la défense de la patrie », a-t-il indiqué.

Pour lui, les acquis enregistrés dans les domaines de la défense et de la sécurité, de l’économie et de la diplomatie doivent être consolidés par une mobilisation permanente des populations. La mobilisation des différentes composantes de la population de Yaadga a ainsi donné à cette commémoration, une forte dimension populaire.

Un soutien renouvelé aux FDS

Jusqu’à 2 heures du matin, les participants ont partagé des moments de communion, avec, en toile de fond, un même appel à l’unité, à la solidarité et à l’engagement patriotique.
Venu de Yako, dans la province du Passoré, Abdoul Nassirou a estimé que la Nuit de la RPP constitue une occasion pour les citoyens de mieux comprendre les transformations en cours et de renouveler leur engagement aux côtés des autorités et des forces combattantes. Il a particulièrement insisté sur le rôle des organisations de la société civile dans la sensibilisation des populations et le renforcement de la cohésion sociale.

« Nous considérons cette nuit comme un cadre de rassemblement et de réflexion. En tant qu’acteurs de la société civile, nous devons contribuer à sensibiliser les
populations, à promouvoir la cohésion et à encourager chacun à jouer sa partition dans la construction de notre pays », a-t-il déclaré. Il a également appelé les citoyens à privilégier l’unité et la solidarité, estimant que la défense de la patrie et le développement du Burkina Faso constituent une responsabilité collective.

De son côté, Christian Tankoano, stagiaire en technologie biomédicale à l’école nationale de santé publique de Ouahigouya, a mis l’accent sur la nécessité de soutenir les FDS et les VDP. A ses yeux, la mobilisation populaire autour de cette nuit traduit la volonté des populations de participer aux efforts engagés pour la défense de la patrie et la souveraineté du Burkina Faso.

« Nous sommes venus témoigner notre reconnaissance au Président Ibrahim Traoré et à nos forces combattantes. Elles sont sur le terrain pour défendre la Nation et nous devons, de notre côté, les accompagner par notre engagement, notre patriotisme et notre solidarité. Cette nuit nous rappelle que nous devons rester unis et déterminés et accompagner nos autorités pour la victoire finale », a-t-il affirmé.

Bassirou BADINI

Nuit de la Révolution progressiste populaire : une ferveur populaire à la place de la Nation de Koudougou

La région de Nando a célébré, le mercredi 30 septembre 2026, la Nuit de la Révolution progressiste populaire à la place de la Nation de Koudougou. Elle a été marquée par des discours, des prestations d’artistes et la présentation des acquis des quatre années de pouvoir du capitaine Ibrahim Traoré.

La place de la Nation de Koudougou a été le lieu de convergence des forces vives de la région de Nando, venues assister à la célébration de la Nuit de la Révolution progressiste populaire (RPP), marquant l’anniversaire de la prise de pouvoir du capitaine Ibrahim Traoré. Sur le podium dressé pour la circonstance, des artistes engagés se sont succédé, avec des chansons en hommage aux Forces de défense et de sécurité (FDS) ou en soutient aux chefs d’Etat de la Confédération de l’Alliance des Etats du Sahel (AES), le gal d’armée Assimi Goïta du Mali, le capitaine Ibrahim Traoré du Burkina et le gal d’armée Abdourahamane Tiani du Niger.

Le gouverneur de Nando, Adama Jean Yves Béré, a exprimé sa satisfaction face à la grande mobilisation des populations de Nando pour être témoins de cette nuit historique.
« Nous avons mobilisé 3000 chaises assises. Et ces 3000 chaises ont été occupées sans oublier ceux qui sont restés debout et ceux de la tribune officielle, c’est-à-dire que nous avons au moins 5000 personnes qui ont été mobilisées », a-t-il précisé. Le gouverneur de Nando a félicité les forces vives, les membres de la veille citoyenne, les opérateurs économiques, les responsables coutumiers et religieux pour cette mobilisation. Pour le président de la Commission nationale de l’AES, Bassolma Bazié, cette nuit n’est pas seulement une célébration des quatre ans de la RPP, elle est une occasion de renouvellement de l’engagement des Burkinabè.

« Engagés aux côtés du chef de l’Etat »

Les forces vives de Nando se sont fortement mobilisées pour assister à l’évènement.

« Nous nous engageons à être déterminés, exemplaires, à consentir le sacrifice pour faire en sorte que le chef de l’Etat ne doute à aucun moment de l’exécution des missions qui nous ont été assignées, a-t-il promis. Après avoir rappelé que 74% du territoire national ont reconquis, il a annoncé que le bout du tunnel n’est plus loin. Selon le Razan Naaba Belewendé de Boudry, venu de Kindi, c’est une occasion pour le peule de marquer une halte pour rendre hommage au capitaine Ibrahim Traoré.

« Quatre ans, ce n’est pas beaucoup. Mais beaucoup a été fait et nous avons retrouvé notre fierté du Burkina Faso, notre dignité et notre souveraineté. Je pense que c’est très important que nous puissions vivre aux côtés de nos populations, de la jeunesse pour la commémoration de la date anniversaire de l’accession du capitaine Ibrahim Traoré au pouvoir », a-t-il poursuivi. Au cours de la Nuit de la RPP, les forces vives de Nando ont suivi sur des écrans géants la présentation des acquis de la RPP et les nombreuses réalisations dans les différents domaines au profit des populations.

Beyon Romain NEBIE
beynebie@gmail.com

Nuit de la Révolution progressiste populaire : Bobo-Dioulasso a vibré

La ville de Bobo-Dioulasso, à l’instar des autres villes, a commémoré les quatre ans de la Révolution progressiste populaire, dans la nuit du mercredi 30 septembre au jeudi 1er octobre 2026. C’était en présence du ministre d’Etat, ministre de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources animales et halieutiques, commandant Ismaël Sombié et de la gouverneure du Guiriko, Mariama Konaté, des autorités administratives, coutumières et religieuses, ainsi que des responsables militaires et paramilitaires.

30 septembre 2022-30 septembre 2026. Quatre années se sont écoulées depuis l’avènement de la Révolution progressiste populaire (RPP). Pour marquer cette date, les populations du Guiriko, à l’instar de celles des autres régions du Burkina Faso, ont pris d’assaut, dans la nuit du mercredi 30 septembre au jeudi 1er octobre 2026, la place de la mairie centrale de Bobo-Dioulasso pour célébrer la Nuit de la RPP. La fine pluie qui s’est abattue sur Bobo-Dioulasso dans la soirée n’a pas entamé l’ardeur des populations. Hommes, femmes, jeunes et personnes du troisième âge ont convergé vers la place de la mairie centrale pour commémorer, dans une ambiance festive et patriotique, les quatre ans de la RPP.

Dès les 18 heures, les abords de la mairie se sont progressivement remplis. Drapés pour certains aux couleurs nationales, arborant pour d’autres des attributs à l’effigie du Burkina Faso, les participants ont pris place dans une ambiance bon enfant. Pour beaucoup de participants, cette nuit constitue également un moment de rendre hommage aux Forces

Les prestations d’artistes ont donné de la couleur à cette nuit commémorative de la RPP.

combattantes engagées sur les différents théâtres des opérations pour la reconquête du territoire national. Lorsque retentit l’hymne national, l’assistance se lève comme un seul homme.

Dans un silence empreint de solennité, les voix s’élèvent en chœur pour entonner le Ditanyè ou l’hymne de la victoire. Un moment fort qui rappelle à chacun, les enjeux de la lutte engagée pour la défense de la patrie. Sur un écran géant, la population a suivi la cérémonie retransmise depuis Ouaga- dougou. Les différentes images projetées ont donné à la foule l’occasion de revivre les temps forts de la RPP, conduite par le chef de l’Etat, capitaine Ibrahim Traoré. Au-delà de la célébration, la population de la ville de Sya
a loué par des acclamations les actions de développement entreprises au cours des
quatre dernières années, malgré le contexte sécuritaire difficile. Puis vient le temps de la détente. La solennité cède progressivement la place aux prestations artistiques. La Nuit de la RPP s’achève ainsi par un grand concert, dans une atmosphère de fête et de communion populaire.

Noufou NEBIE

Exposition gouvernementale : « C’est une vitrine où le peuple rencontre ses décideurs », Youlouka Damiba, conseiller spécial du Premier ministre

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La deuxième phase des Journées nationales d’engagement patriotique et de participation citoyenne (JEPPC) se tient du 2 au 16 octobre 2026 sur le thème : « produisons burkinabè, consommons burkinabè ! ». Au nombre des innovations figure une exposition gouvernementale au profit du public au SIAO. Le conseiller spécial du Premier ministre et commissaire général de l’exposition gouvernementale, Youlouka Damiba, revient, dans cette interview, sur les tenants et aboutissants de cette initiative.

Sidwaya (S) : L’exposition gouvernementale est la grande innovation de la deuxième phase des JEPPC. Quels sont les objectifs visés par cette exposition ?

Youlouka Damiba (Y. S.) : C’est une exposition gouvernementale qui a été suscitée par le camarade président du Faso pour demander à chaque ministre de respecter quatre exigences ci-après durant les 4 ans de la Révolution progressiste populaire (RPP), premièrement, montrer de l’innovation, deuxièmement, présenter du concret
à voir par le peuple, troisièmement offrir des services au peuple et enfin communiquer par la démonstration aux yeux du peuple et du monde entier. C’est donc une vitrine que le gouvernement offre pour que le peuple puisse voir, comprendre et participer à la dynamique révolutionnaire en cours.

S : En quoi va consister concrètement cette exposition gouvernementale ?

Y. S. : Chaque journée est dédiée à une thématique particulière et aussi à un, deux, voire trois ministres. Durant les huit jours d’exposition gouvernementale, les structures sont appelées à présenter les quatre exigences pré-citées. Deux séquences sont également prévues pour les chefs de départements, c’est-à-dire les ministres eux-mêmes qui se mettront en scène.

La première séquence, c’est la permanence et l’animation du stand par le ministre lui-même. Pendant une heure, les présidents des institutions, les parlementaires, les missions diplomatiques, et les personnes qui sont intéressés par le domaine d’intervention du ministère vont visiter le stand pendant que le ministre est dans son stand. La deuxième séquence est appelée : « Dialogue avec le peuple »

Au cours de cette séquence, qui dure 1h30, le ministre va échanger avec l’ensemble des composantes du peuple. Les populations vont venir poser des préoccupations directement rattachées à l’action du ministre, en termes d’acquis, d’insuffisances et de perspectives dans le cadre de la Révolution progressiste populaire.

Au programme de cette exposition, il est prévu plusieurs panels sur différentes thématiques : la gouvernance, la sécurité, les infrastructures, la justice, la santé,
la souveraineté, la protection sociale, l’agriculture, l’éducation et l’AES. Il
y aura aussi des thématiques dont l’éducation, le commerce, l’industrie, les mines, la technologie, les finances publiques, le fonds de soutien patriotique et la fiscalité.

S : Quels sont les différents services qui seront proposés lors de cette exposition gouvernementale ?

Y. S.: Presque tous les services digitalisés, les services de santé, les services des impôts, les services de justice, avec par exemple la mise en place et la tenue effectivement d’un jugement de Bu Kaoré. Au cours de cette exposition gouvernementale, il y aura des services gratuits. Par exemple, l’armée va déployer un hôpital mobile pour soigner les populations gratuitement. Il y aura également des services payants. Les populations pourront se faire enrôler pour l’assurance maladie universelle. Sur place, elles pourront aussi se faire établir des casiers judiciaires, des cartes d’identité de l’AES, etc.

S : Envisagez-vous une délocalisation de l’exposition gouvernementale pour les prochaines éditions, en vue de permettre aux Burkinabè des autres villes de profiter des différents services des départements ministériels ?

Y. S.: C’est une première édition. Nous allons tirer les leçons de cette première expérience et faire le point aux autorités qui vont décider pour les perspectives.

S : Quel appel avez-vous à lancer aux populations ?

Y. S.: Il faut que les populations retiennent que ce qui est important, c’est qu’elles viennent pour discuter avec les premiers responsables des départements ministériels. Elles peuvent poser des questions directement aux ministres. En période révolutionnaire les décideurs veulent entendre le peuple, les masses populaires. Ceux-ci peuvent poser des questions directement aux ministres lors du dialogue avec le peuple. Les Burkinabè sont invités à se rendre massivement au SIAO. L’exposition est faite pour eux. C’est une vitrine où le peuple rencontre ses décideurs, voit, comprend et décide de mieux participer aux actions de la Révolution progressiste populaire.

Interview réalisée par Soumaïla BONKOUNGOU