Promotion du consommons local : restaurateurs et consommateurs bobolais louent l’initiative

La deuxième phase de la troisième édition des Journées nationales d’engagement patriotique et de participation citoyenne (JEPPC) a pour thème « produisons burkinabè, consommons burkinabè ». A Bobo-Dioulasso, les restaurateurs et les consommateurs saluent cette initiative qui valorise les produits locaux.

La deuxième phase de la troisième édition des journées nationales d’engagement patriotique et de participation citoyenne a eu lieu du 2 au 16 octobre 2026 sur le thème « produisons burkinabè, consommons burkinabè ». Le slogan de cette deuxième phase est : « tous pour le made in Burkina : Faisons de chaque achat un acte de souveraineté ». A Bobo-Dioulasso le ton avait été donné lors du lancement de cette édition le 5 octobre dernier. Les plats servis à cette occasion étaient faits de mets locaux. Depuis lors les habitudes culinaires ont changé tant dans les cérémonies officielles ou privées pour respecter l’esprit et la lettre de cette initiative.

Les bouillies ont remplacé les cafés ou autres cafés au lait. Les pains ou autres croissants ont fait place aux galettes. Les gaonrè, faro ou zamenin ont ravi la vedette aux riz importés parfumés ou autres couscous arabes. Les jus de bissap, zomkom ou toedo sont de plus en plus visibles que les boissons importées. Dans plusieurs restaurants de la ville, les cuisiniers font de plus en plus la part belle aux mets locaux comme le témoigne Adeline Kabré, restauratrice. « Le matin nous faisons de la bouille ou des galettes au petit mil ou à base de farine de blé. A midi nous faisons du to, du faro ou du gaonrè qui sont beaucoup prisés par les clients », a expliqué Kabré. Contrairement à ce que certains pensent, ajoute-t-elle, la préparation de ces mets n’est pas difficile.

Néanmoins, Adeline Kabré salue cette initiative de valorisation du consommé local voulu par les autorités. « Nous louons cette initiative qui permet aux Burkinabè de consommer ce que nous produisons. Elle va aussi nous permettre d’apprendre à nos enfants nos mets culinaires », s’est-elle réjouie. Pour accompagner cette dynamique elle a souhaité une assistance en termes de disponibilité des céréales locales pour encourager les restaurants à promouvoir davantage les mets locaux. Pour apporter sa part de contribution à la promotion du consommer local, Adeline Kabré organise aujourd’hui vendredi 16 octobre 2026 à Bobo-Dioulasso une exposition des mets locaux.

Ali Sawadogo, friand du gaonré et du zomkom a également salué cette vision des autorités appelant les Burkinabè à consommer ce qu’ils produisent. « C’est une bonne initiative prise par les autorités qui nous amènent à consommer ce que nous produisons. Cela permet d’aider nos parents agriculteurs à se prendre en charge à travers leurs productions et cela crée aussi de l’emploi. L’Etat doit protéger le travail de nos producteurs et dissuader les importateurs afin qu’ils n’amènent pas au Burkina Faso des produits concurrentiels », propose le camarade Sawadogo.

Le tourisme dans le consommer local

Pour le directeur régional de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme du Guiriko, Boukary Malgoubry, la consommation locale ne doit pas se limiter dans les assiettes ou dans les garde-robes. Elle doit aussi concerner la culture et les arts, le tourisme et la communication. Dans le domaine de la culture et des arts, le consommer local consiste selon lui, à fréquenter les manifestations culturelles, à acquérir les œuvres artistiques et artisanales et à promouvoir la musique, le cinéma et les autres créations nationales. Dans le domaine du tourisme, le consommer local, à l’entendre se traduit par la consommation des produits et services proposés par nos entreprises touristiques (hôtels, restaurants, agences de voyages et de tourisme, établissements de loisirs, etc.), ainsi que par la visite des sites et attraits touristiques.

En matière de communication, le consommer local foi du camarade Malgoubry, implique également la consommation de l’information produite par les médias burkinabè, publics comme privés, notamment la presse écrite, les radios, les télévisions et les plateformes numériques. « La région du Guiriko dispose d’importantes potentialités dans les domaines de la communication, de la culture, des arts et du tourisme. Le consommer local représente une opportunité de valorisation des productions et des prestations des acteurs de ces secteurs. Cette démarche ne saurait se limiter aux produits alimentaires et aux biens matériels. En définitive, promouvoir le consommer local dans le Guiriko, c’est soutenir nos acteurs culturels, artistiques, touristiques et médiatiques », a laissé entendre le directeur régional de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme du Guiriko.

Adaman DRABO

Jobs de vacances à Bobo-Dioulasso : le Koko Dunda, un créneau pour les élèves et les étudiants

Durant les vacances, des élèves et des étudiants de Bobo-Dioulasso s’investissent dans la fabrication et la commercialisation d’articles confectionnés à partir du pagne Koko Dunda. Entre petits revenus, apprentissage du commerce et acquisition d’une expérience professionnelle, cette activité leur permet d’occuper utilement leur temps et de renforcer leur autonomie financière.

Les claviers d’ordinateur ont momentanément cédé la place aux pagnes Koko Dunda. Etudiant en première année de master 1 en conception des systèmes d’information, Guy Vincent Toé profite des vacances pour confectionner et commercialiser des chemises et des tee-shirts à partir de ces étoffes locales. Dans la matinée du mardi 1er septembre 2026, il s’apprête à livrer des commandes à ses clients. Une activité qui lui permet de joindre l’utile à l’agréable, en mettant à profit son temps libre pour gagner de l’argent. Pour Guy Vincent Toé, cette activité représente une source de revenus qui contribue à couvrir ses besoins et, parfois, à soutenir ses proches. « Par mois, je gagne entre 75 000 et 80 000 F CFA. J’épargne et je viens en aide parfois à mes proches », fait-il savoir. Les clients, poursuit-il, viennent vers lui, mais le plus souvent c’est lui qui va vers eux pour présenter ses produits.

« S’ils sont intéressés, ils passent commande. Je fais de la vente en ligne également », explique-t-il. Comme lui, de nombreux élèves et étudiants s’intéressent à la fabrication et à la vente d’articles en Koko Dunda pendant les vacances dans la capitale économique du Burkina Faso. Au grand marché de Bobo-Dioulasso, Julie Konaté, étudiante en deuxième année de licence en anthropologie, a choisi une autre voie : la vente des pagnes Koko Dunda. Pendant les vacances, elle travaille auprès d’une commerçante spécialisée dans ce domaine. Une expérience qui lui permet de gagner un peu d’argent tout en découvrant les réalités du commerce.

« Je travaille pour une patronne qui est spécialisée dans la confection des pagnes Koko Dunda. Cette activité me permet de renforcer mon autonomie financière », affirme-t-elle. La diversité des motifs constitue, selon elle, un atout pour séduire une clientèle aux goûts variés. Julie Konaté vend aussi bien en gros qu’au détail. Le prix d’un pagne de trois mètres varie entre 3 500 et 5 000 F CFA, en fonction de la qualité du motif, précise-t-elle. Ses gains dépendent du nombre de pagnes écoulés. « Je peux gagner environ 2 000 à 2 500 F CFA par jour, selon le nombre de pagnes vendus », indique-t-elle. Au-delà de ces revenus, cette activité lui offre l’occasion de développer des aptitudes utiles dans le monde professionnel.

De petites mains dans les ateliers de production

Julie Konaté : « je peux gagner 2 000 à 2 500 F CFA par jour, en fonction des ventes réalisées ».

Accueil des clients, communication, négociation et gestion des ventes sont autant de compétences qu’elle dit acquérir au fil de son expérience. « Cette activité est importante dans ma vie quotidienne. Elle me permet de concilier mes études et une expérience professionnelle dans le commerce », souligne-t-elle avec le sourire. L’engouement autour du Koko Dunda ne se limite pas à la commercialisation. Dans certains ateliers de production, des élèves et des étudiants sont également mobilisés pendant les vacances pour participer à différentes tâches. Au quartier Kôkô de Bobo-Dioulasso, Yasmine Sawadogo et ses camarades prennent part aux travaux sur un site de fabrication. Leur contribution porte notamment sur le lavage et le séchage des pagnes après la teinture. « Je participe aux activités de lavage et de séchage des pagnes après la teinture », témoigne Yasmine Sawadogo. Producteur de Koko Dunda, Bruno Sanou travaille en collaboration avec trois autres producteurs sur le même site.

Selon lui, leur unité emploie plus de dix personnes, principalement des élèves et des étudiants. Ces derniers interviennent à différentes étapes de la production : préparation des tissus, teinture, lavage, séchage et finition. La rémunération varie en fonction du travail effectué. Il n’existe pas de salaire mensuel fixe, explique le producteur. « Nos employés sont payés à la journée et, en fonction du travail effectué, une somme allant de 25 000 à 30 000 F CFA leur est remise à partager à la fin de la journée », précise Bruno Sanou. A travers la confection, la vente et les travaux de production, le Koko Dunda offre ainsi à des élèves et à des étudiants de Bobo-Dioulasso une possibilité d’occuper leurs vacances autrement. Pour certains, il s’agit de disposer d’un revenu ; pour d’autres, d’acquérir une première expérience professionnelle. Autant d’occasions de découvrir les exigences du travail et de faire leurs premiers pas dans le monde de l’entrepreneuriat.

Bénèdicte Eudocsie TOE
(Stagiaire)

Flash

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Au Burkina Faso, le port du casque est strictement obligatoire pour tous les conducteurs et passagers d’engins motorisés à deux ou trois roues depuis le 1er octobre 2026. Quid de la sécurisation des milliers de casques dans les établissements scolaires, surtout pour les tout-petits ? Où déposer son casque, suivre les cours et ressortir le prendre pour rentrer chez soi ? Si cette préoccupation donne des insomnies aux parents d’élèves, il va falloir que les premiers responsables des établissements s’y penchent pour trouver une solution palliative. En attendant une prescription générale sur cette préoccupation par les autorités éducatives, le conseil de chaque école doit trouver un cadre pour sécuriser les casques afin d’éviter tout désagrément.

Adama de Maliki
malikadams020@gmail.com

Souveraineté informationnelle: la plateforme « Lessentiel.bf » pour renforcer l’arsenal médiatique burkinabè

Le Centre d’excellence interdisciplinaire en intelligence artificielle pour le développement (CITADEL) et le DataLab ont lancé officiellement la plateforme « Lessentiel.bf », jeudi 15 octobre 2026, à Ouagadougou.

Le Centre d’excellence interdisciplinaire en intelligence artificielle pour le développement (CITADEL) et le DataLab nourrissent l’ambition de rendre l’information accessible à tous et sécuriser l’écosystème médiatique national. En effet, ils ont lancé officiellement la plateforme « Lessentiel.bf », jeudi 15 octobre 2026, à Ouagadougou. Cette application mobile, entièrement gratuite, utilise l’intelligence artificielle pour collecter, synthétiser et traduire l’actualité en langue locale. Le chargé de recherche au CITADEL, Rodrigue Kafando, a insisté sur la dimension stratégique et inclusive du projet. « Tout le monde devrait avoir accès à l’information, peu importe votre culture, peu importe la langue que vous parlez » a-t-il expliqué.

Rodrigue Kafando a précisé que pour relever ce défi technologique, un travail d’alignement et d’évaluation humaine a été mené en amont avec les étudiants et chercheurs du centre. Il a précisé que l’application intègre pour l’instant le mooré, toutefois, d’autres langues, notamment le dioula, le fulfuldé et le gulmancema sont prévues. Le chargé de recherche au CITADEL a indiqué que pour la phase pilote « Lessentiel.bf » extrait automatiquement ses données depuis quatre médias nationaux. Il s’agit de Sidwaya, l’AIB, Burkina 24 et Lefaso.net.
Le parrain de la cérémonie, le directeur général de la RTB, représenté par Adama Ouédraogo, a félicité les équipes pour cette démonstration de savoir-faire local. « Nos talents locaux sont capables de concevoir des solutions répondant aux besoins de nos populations », a-t-il poursuivi. « Lessentiel.bf » est disponible sur Android, iOS et sur le web.

Julien ZOUNGRANA
Aïssatou DIARRA
(Stagiaire)

2e phase des JEPPC : le consommons local célébré à Ouahigouya

Dans le cadre de la deuxième phase des Journées nationales d’engagement patriotique et de participation citoyenne, la direction régionale en charge des droits humains de Yaadga a organisé, jeudi 15 octobre 2026, à Ouahigouya, une conférence publique sur le consommons local.

La promotion des produits locaux constitue un enjeu majeur pour le renforcement de la souveraineté alimentaire et de l’autonomie économique du Burkina Faso. C’est dans cette dynamique que s’inscrit la conférence publique organisée par la direction régionale en charge des droits humains de Yaadga, jeudi 15 octobre 2026, à Ouahigouya. A travers cette initiative, les organisateurs entendent emmener les populations à prendre conscience de l’importance de privilégier les produits issus du savoir-faire national.

L’activité s’inscrit dans la dynamique de la 2e phase des Journées nationales d’engagement patriotique et de participation citoyenne (JEPPC).
« Cette conférence représente une occasion de renforcer la sensibilisation des populations sur leur rôle dans la construction d’une économie plus autonome, en leur faisant comprendre que les choix de consommation peuvent contribuer au développement national », a déclaré le directeur régional chargé des droits humains de Yaadga, Seydou Sourabié. Selon lui, encourager la production locale, soutenir les transformateurs et privilégier les articles fabriqués au Burkina Faso constituent autant de moyens de valoriser le travail des producteurs et de renforcer la solidarité économique. Au cours de la conférence, Adama Pamba Séré a développé les principaux enjeux liés aux potentialités de la région à la valorisation des produits locaux.

De la production à la consommation, un même défi.

« La souveraineté alimentaire passe donc par la capacité du pays à renforcer sa production, à mieux exploiter ses ressources et à encourager les consommateurs à accorder une place importante aux produits nationaux.
La résilience économique dépend également de cette capacité à valoriser les potentialités locales et à réduire les vulnérabilités liées à la dépendance extérieure », a-t-il expliqué. Pour Adama Pamba Séré, la valorisation des produits locaux ne saurait se limiter à leur production, mais prend en compte leur transformation, conservation et valeur marchande, ainsi qu’une consommation régulière par les
populations. En marge de cette conférence, le savoir-faire de Yaadga en matière de « Made in Burkina » a été présenté aux participants, lors d’une visite guidée des stands d’exposition.

Du côté des acteurs économiques, cette initiative a été accueillie comme une opportunité de mieux faire connaître les produits issus du savoir-faire local. La responsable de l’unité de transformation agroalimentaire « MANDLIZ PRODCTION » basé au secteur 15 de Ouahigouya, Lizéta Mandé, a estimé que les activités de sensibilisation vont contribuer à rapprocher les producteurs des consommateurs. « Ce genre de cadre offre une meilleure visibilité à nos activités, favorise la découverte des productions locales et suscite de
nouveaux débouchés commerciaux », a-t-elle confié.

Bassirou BADINI

37e Tour du Faso: le comité national d’organisation installé

A deux semaines du départ, les préparatifs de la 37e édition du Tour cycliste international du Faso entrent dans une nouvelle phase. La ministre des Sports, de la Jeunesse et de l’Emploi, Annick Pikbougoum/Zingue Ouattara, a officiellement installé, le mercredi 14 octobre 2026 à Ouagadougou, le comité national d’organisation de cette compétition prévue du 30 octobre au 8 novembre prochains.

Le compte à rebours est lancé pour la 37e édition du Tour du Faso. Avec l’installation officielle de son comité national d’organisation, le Burkina Faso franchit une nouvelle étape dans les préparatifs de ce rendez-vous majeur du calendrier cycliste national et international.
La cérémonie s’est tenue à l’hôtel administratif de Ouagadougou, sous la présidence de la ministre des Sports, de la Jeunesse et
de l’Emploi, Annick Pikbougoum/Zingue Ouattara.

A cette occasion, la cheffe du département des sports a remis au président de la Fédération burkinabè de cyclisme (FBC), Ignace
Amédée Berewoudougou, les documents officialisant la mise en place du comité national d’organisation. Cette installation intervient dans un contexte particulier, marqué par le retour annoncé du Tour du Faso dans la sphère internationale. Prévue du 30 octobre au 8 novembre 2026, cette 37e édition représente ainsi un enjeu sportif, organisationnel et diplomatique pour le Burkina Faso, qui entend faire de cette compétition une vitrine de son savoir-faire et de son rayonnement à travers le sport.

Face aux membres du comité, Annick Pikbougoum/Zingue Ouattara a insisté sur les exigences liées à la mission qui leur est confiée. Pour la réussite de cette édition, elle a appelé à un engagement total, à la rigueur et à un sens élevé des responsabilités. Au-delà de la répartition des tâches, la ministre a mis l’accent sur la nécessité de travailler dans la discipline, la complémentarité et la solidarité. Pour elle, la réussite du Tour du Faso doit être une œuvre collective, dans laquelle chaque membre se sent responsable de l’aboutissement de la
mission commune.

Elle a notamment invité les uns et les autres à ne pas attendre d’être directement concernés par une difficulté avant de contribuer à sa résolution. L’esprit d’équipe, a-t-elle souligné, doit permettre à chacun de soutenir son camarade et de prendre sa part dans la recherche
de solutions.
La ministre a également insisté sur l’anticipation des difficultés susceptibles de survenir au cours des préparatifs et de la compétition. Un appel à la vigilance qui traduit l’importance d’identifier les risques en amont afin d’éviter qu’ils ne compromettent le bon déroulement de l’épreuve.

L’objectif affiché est de parvenir à une organisation à la hauteur des ambitions du cyclisme burkinabè et de faire de cette édition une source de fierté nationale.Pour répondre aux exigences d’une compétition internationale, le comité s’appuie sur plusieurs commissions chargées des principaux volets de l’organisation. La structure est placée sous la supervision générale de Soumaïla Traoré, secrétaire permanent du Tour du Faso, avec Jean Yaméogo, président du Comité national olympique et des sports burkinabè (CNOSB), parmi ses membres.

La présidence du comité est assurée par Ignace Amédée Berewoudougou, président de la Fédération burkinabè de cyclisme, assisté de W. Valérie Badolo/Tapsoba, directrice générale des sports et des loisirs, et de Mohamed Balima, représentant de l’Agence Faso Mêbo. Neuf commissions spécialisées sont prévues pour assurer la conduite opérationnelle des préparatifs. Elles couvrent notamment les finances, le transport et le matériel, l’hébergement et la restauration, les aspects techniques et administratifs, la sécurité, la prise en charge médicale, la presse et la communication, la régie-publicité et le marketing, ainsi que la gestion des équipes et le protocole.

Pengdwendé Achille OUEDRAOGO

39 ans après, Sankara vit encore !

Cela fait 39 ans que le père de la Révolution burkinabè a passé l’arme à gauche. Le 15 octobre 1987, un rêve s’est brisé, un mythe est tombé sous une pluie de plombs déversée par une amitié « sincère » sous le couvert d’une fraternité suicidaire. Le 15 octobre, l’espoir de tout un peuple s’est retrouvé dans une tombe de 47 centimètres de profondeur. Douze de ses compagnons ont fait les frais de l’inimitié intime entre sublimes frères d’armes, entre alter ego à vie pour un pouvoir à vie, sans survie.

39 ans après, l’ombre de Sankara plane toujours sur le Burkina Faso et « ravive » l’esprit de ses concitoyens. Sankara est devenu aujourd’hui le cri du cœur d’un changement qui prend forme dans le brouhaha de l’incrédulité qui tonne. Certains de ceux qui ne juraient que par son nom se sont refugiés dans un silence assourdissant qui étonne l’histoire. Ceux qui avaient fait de son nom le mot de passe ou un slogan de marketing politique, ou encore ces accrocs aux tee-shirts estampillés de l’effigie de Sankara marchant aujourd’hui presqu’à ras le sol, pendant que la lutte bat son plein. Il y en a même qui « décoraient » leurs discours politiques avec les citations les plus viriles du héros ; aujourd’hui ils peinent à psalmodier le seul bout de phrase de l’homme avec l’entrain d’antan.

Thomas Sankara n’a pas triché pour entrer dans l’histoire. De son vivant, il était l’homme du peuple qui ne faisait rien pour lui mais tout pour le peuple. Il suffit de tenter d’énumérer ses avoirs et son héritage pour se rendre compte qu’il était pauvre par principe et que cette pauvreté était sa plus grande richesse. Il suffit de comparer ses richesses avec celles de ses successeurs pour tout
comprendre.

39 ans après sa mort, Thomas Sankara continue d’inspirer plus d’un président. Même ceux qui le persécutaient savaient reconnaitre son courage et sa volonté de changer le destin de son peuple. Il n’est pas parvenu au pouvoir par la voie des urnes, mais en quatre ans, il a éveillé la conscience des Burkinabè et tracé la voie de la liberté sans tutelle. En quatre ans de Révolution, il a su imprimer en chaque Burkinabè le sens du patriotisme avec comme boussole, l’intégrité. Pour lui, il n’y a rien de plus grand pour un homme que d’être libre de penser et d’agir. Compter sur soi pourrait être le slogan de sa vision du développement, pendant que d’autres tendaient la main pour des broutilles qu’ils grignotaient avant de laisser tomber les miettes pour le peuple. Sankara le disait avec conviction : « il faut choisir entre le champagne pour quelques-uns et l’eau potable pour tous ».

Malheureusement, ceux qui  l’entouraient n’étaient pas tous  convaincus du même idéal et ils soulevaient le poing pour scander la devise du Burkina, c’était pour l’asséner sur le sincère icône révolutionnaire qui semblait venir d’une autre planète. Les gens voulaient manger, frimer, s’enrichir et jouir du pouvoir et de la vie. Entre le treillis et les costumes haut de gamme à la cravate de soie, le choix relevait d’un secret de polichinelle ; entre les bottes militaires et les souliers de classe mondaine, la glissade était très facile et cerise sur le gâteau, désormais les bulletins de vote remplaceront les armes. Et la démocratie l’emporta sur la Révolution avec  à la clé, la liberté qui frise la permissivité, le droit qui se moque du devoir et le tout dans une transparence à peine visible à la loupe.

Pendant plus de 30 ans, le Burkina Faso a chancelé entre stabilité précaire et développement en pointillés, jusqu’à ce qu’une guerre lui soit imposée avec des bandes armées, malicieusement qualifiées de « groupes armées non étatiques ». Le pays est vite peint en rouge par
ceux-là même qui s’y pavanaient en villégiature et nous traitaient de bons élèves de la démocratie. Les élections étaient contestées mais
les bénédictions de la métropole sanctifiaient les résultats et remettaient le pays sur les rails de la  légalité. Et avec les mêmes maîtres à penser, nous ne pouvions même pas acheter une « kalash » sans faire la courbette même avec notre argent.

Pendant ce temps, les institutions de la république étaient démocratiques, le gouvernement était démocratique, mais une partie du peuple était sous blocus terroriste et nous faisions les choux gras des éditions spéciales des médias occidentaux avec des titres sensationnels aux relents d’horreur. Le Burkina Faso était au bord du chaos, jusqu’à un certain 30 septembre 2022, quand un digne fils du pays, décida de prendre ses responsabilités et sauta de plein pied dans le bateau qui chavirait. En 4 ans de Révolution progressiste populaire, les résultats n’ont pas de senteur démocratique mais ils ont l’éloquence d’un engouement populaire. Capitaine Ibrahim Traoré, restez concentré et continuez à pédaler !

Clément ZONGO
clmentzongo@yahoo.fr

Coopération bilatérale : le nouvel ambassadeur du Canada accueilli officiellement au département des Affaires étrangères

Le mercredi 14 octobre 2026, le camarade ministre des Affaires étrangères, Karamoko Jean Marie Traoré, accompagné de la camarade ministre déléguée Bêbgnasgnan Stella Eldine Kabré/Kaboré et d’autres proches collaborateurs, a reçu les copies figurées des Lettres de créance de l’ambassadeur du Canada nouvellement accrédité auprès du Burkina Faso.

Il s’agit de S.E.M Richard Le Bars qui, après avoir remis les copies figurées de ses Lettres de créance au chef de la diplomatie burkinabè, a indiqué qu’il place son mandat au Burkina Faso sous le signe du dialogue avec les autorités nationales et du respect de la souveraineté de chaque Etat, un principe cher à son pays le Canada. Partant de là, il a affirmé son engagement à œuvrer pour la consolidation des liens de coopération entre le Canada et le Burkina Faso, aussi bien sur le plan bilatéral que multilatéral. Le camarade ministre des Affaires étrangères s’est réjoui d’accueillir le nouvel ambassadeur canadien, juste quelques temps après le départ de son prédécesseur. Il a rassuré de la disponibilité du département des Affaires étrangères, à œuvrer aux côtés du nouvel ambassadeur, pour plus de résultats concrets et partagés dans cette coopération riche et de longue date entre le Burkina Faso et le Canada.

Tout en présentant un contexte actuel du Burkina Faso marqué par une reprise progressive en main de la situation sécuritaire, le camarade Karamoko Jean Marie Traoré a invité le nouveau diplomate à en tenir compte et à s’inscrire dans une démarche de dialogue et de compréhension avec les acteurs étatiques, pour réussir sa mission au pays des Hommes intègres. La coopération entre le Burkina Faso et le Canada couvre plusieurs secteurs d’intérêt partagé, tels que les mines, le commerce et les investissements, ainsi que l’éducation et la santé.

DCRP/MAE

Campagne de communication « Entreprendre au féminin » : des modèles de femmes inspirantes mises en exergue dans le Nando

Dans le cadre de la campagne de communication « Entreprendre au féminin », tenue du 10 au 15 octobre 2026,
dans le Nando, les caravaniers ont visité deux unités de transformation des produits locaux, deux ateliers
de tissage et une association féminine dans les communes de Koudougou, Kokologho et Réo.

A Koudougou, la visite des caravaniers de la campagne de communication « Entreprendre au féminin » a débuté dans le centre de formation et d’apprentissage « Songré- la- panga » de Françoise Zongo. Dans cet atelier, des jeunes filles sont formées dans les métiers de tissage, coupe-couture et teinture. Ensuite le cap a été mis à l’unité de production et de transformation agroalimentaire de la coopérative « Zemstaaba ».

… Cinq structures féminines d’entreprenariat ont été visitées

Selon la promotrice, Jeanne Zagré, l’entreprise a été créée en 1990 et d’une association, est aujourd’hui une coopérative qui forme des jeunes filles dans la transformation. « Ici, on transforme les produits forestiers non ligneux en soumbala (bouillon, égrainé ou en poudre) et les céréales en couscous, biscuits, bouillies de céréales et dèguè), en plus des jus et des nectars (jus de moringa, de pain de singe).
Dans la commune de Kokologho, la visite s’est poursuivie sur le site de production de la société coopérative « Wend -raabo » des productrices de Goulouré, puis à l’association féminine « Song-taaba ». Toutes sont dans la production du niébé et la transformation du soumbala. La dernière étape des caravaniers a été celle du centre de formation professionnelle « Yi-wo-kandô », qui signifie Dieu est puissant en gourounsi, de Réo. Ici près de 110 filles (déscolarisées ou non) apprennent la coupe-couture, la saponification, la transformation des produits locaux, le tissage et la confection des sacs-à-main.

A travers ces visites, ce sont des modèles d’entrepreneuriat féminin qui ont été mis en exergue, en vue de susciter de l’engouement chez les femmes qui désirent entreprendre. Dans le cadre de la mise en œuvre du sous-projet « entreprendre au féminin », la promotrice du centre de formation professionnelle « Yi-wo-kandô », Bienvenue Bassolé, a invité les femmes à s’investir, prendre des risques
malgré les difficultés, afin d’être autonomes financièrement pour aider leurs foyers et développer le Burkina.

Fleur BIRBA


 

L’étape de Nando est satisfaisante a affirmé la chargée de communication du projet (SWEDD+), Amina Compaoré

« Nous sommes là dans le cadre de la campagne de communication pour le changement social et comportemental, dénommée « Pagb-yidgr-Sooré » ou entreprendre au Féminin. Elle a été initiée en vue de créer un environnement favorable à l’entreprenariat des femmes dans les régions d’intervention du projet notamment dans le Nando, le Yaadga et les Koulsé. A la fin de l’étape de Nando, nous pouvons tirer un bilan satisfaisant par rapport aux différentes actions qui ont été planifiées et mises en œuvre, notamment les sessions de plaidoyer à l’endroit des leaders coutumiers et religieux sous le leadership de l’Union des religieux et coutumiers du Burkina pour la santé et le développement. Le plaidoyer a également été mené au niveau du chef du canton de Lallé à Koudougou et de la Napoko du canton de Kokologho. Le message a été reçu et ces différents leaders nous ont rassurés de leur accompagnement à être des relais d’information auprès de leur communauté afin que les femmes puissent avoir plus de voix, plus d’espace pour entreprendre, s’épanouir, s’autonomiser et participer également à l’économie nationale.

Nous avons également eu des causeries éducatives qui ont été menées par des associations partenaires à l’endroit des jeunes filles, ainsi que des femmes afin d’inculquer l’esprit entrepreneurial à ces cibles-là. Il y a eu des sessions de prestations de santé gratuites dans toutes les localités où nous avons sillonné. Nous avons offert des prestations de dépistage du cancer du col de l’utérus, des hépatites, du cancer du sein suivi de démonstration d’autopalpation pour que les femmes puissent pouvoir imiter, prendre le pas et s’occuper de leur santé.
La caravane a visité aussi des associations féminines, des coopératives de production, de transformation et de commercialisation de produits agroalimentaire, des associations de tisseuses de pagnes traditionnels et également un groupement féminin a Kokologho. L’objectif visé est de pouvoir mettre en lumière ce que ces femmes font. Leur potentiel entrepreneurial va motiver les autres femmes à leur emboîter le pas. Le cap est mis sur la région de Yaadga, du 18 au 24 octobre prochain »

Propos recueillis par F.B.

𝟏𝟓-𝐎𝐜𝐭𝐨𝐛𝐫𝐞 : 𝐡𝐨𝐦𝐦𝐚𝐠𝐞 𝐚𝐮 𝐂𝐚𝐩𝐢𝐭𝐚𝐢𝐧𝐞 𝐓𝐡𝐨𝐦𝐚𝐬 𝐒𝐚𝐧𝐤𝐚𝐫𝐚 𝐞𝐭 𝐬𝐞𝐬 𝐜𝐨𝐦𝐩𝐚𝐠𝐧𝐨𝐧𝐬

‎Le Camarade Premier ministre, Chef du Gouvernement, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, représentant le Président du Faso, Chef de l’État, le Camarade Capitaine Ibrahim Traoré, a présidé, ce jeudi 15 octobre 2026, au Mémorial Thomas Sankara, la cérémonie marquant le 39ᵉ anniversaire de l’assassinat du Président Thomas Isidore Noël Sankara et de ses compagnons. Cet hommage a réuni des autorités de premier rang ainsi qu’une population sortie en grand nombre.
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‎La Révolution d’août 1983, conduite par Thomas Sankara, a porté une ambition de transformation du Burkina Faso fondée sur la souveraineté, la justice sociale et la mobilisation populaire. Trente-neuf ans après les événements tragiques du jeudi 15 octobre 1987, cette commémoration ravive la mémoire de cet engagement et invite à en faire vivre l’héritage face aux défis actuels d’indépendance, de développement et de cohésion nationale.
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‎Évoquant la portée de cet héritage, le vice-président du Comité international Mémorial Thomas Sankara, le Camarade Blaise Sanou, a souligné le rayonnement international de la pensée sankariste et présenté Thomas Sankara comme un symbole de dignité, de courage et d’intégrité. Au nom du Comité, il a également salué les efforts du Président du Faso et du Gouvernement pour l’aménagement du mémorial dédié au père de la Révolution d’août 1983.
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‎Pour lui, les valeurs portées par Thomas Sankara doivent continuer d’inspirer l’engagement citoyen. Il a ainsi invité les Burkinabè de l’intérieur et de l’extérieur à contribuer à la consolidation de la souveraineté et de l’unité nationale.
‎
‎Le Chef du Gouvernement, qui avait notamment à ses côtés le président de l’ALP, des présidents d’institutions et des membres du Gouvernement, a ensuite donné lecture du discours du Président du Faso. Dans ce message, l’hommage aux disparus s’est accompagné d’un appel à poursuivre leur combat pour la dignité et l’émancipation du Burkina Faso.
‎
‎Rappelant les réalisations de la Révolution d’août 1983 dans les domaines du reboisement, de l’éducation, de la santé et de la promotion des femmes, le Chef de l’État a souligné que la pauvreté ne condamne aucun peuple à la dépendance. Il a invité les Burkinabè à croire en leurs capacités et à faire du travail et de la mobilisation collective les leviers du développement national.
‎
‎Le Président du Faso a également tiré les enseignements des événements du 15 octobre 1987, appelant à préserver l’unité, la confiance et la cohésion entre les camarades. Il a rendu hommage aux autres victimes de cette journée et des jours suivants, notamment à Ouagadougou, Koudougou et Pô, et exprimé la solidarité de la Nation aux familles endeuillées.
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‎Au-delà du devoir de mémoire, poursuivre le combat de Thomas Sankara et de ses compagnons exige un engagement quotidien dans tous les secteurs de la vie nationale. Le Chef de l’État a, à cet égard, salué la contribution des Forces de défense et de sécurité, des Volontaires pour la défense de la patrie, des producteurs, des artisans, des enseignants, des jeunes et des femmes à la construction du pays.
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‎Il a insisté sur la nécessité de renforcer la production nationale, de transformer les matières premières locales et de réduire la dépendance extérieure, conformément au principe sankariste : « Consommer ce que nous produisons et produire ce que nous consommons ». Il a réaffirmé l’importance des souverainetés sécuritaire, alimentaire, économique, monétaire et culturelle dans la marche du Burkina Faso vers son émancipation.
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‎La transmission de cet héritage aux jeunes générations constitue l’une des vocations du Mémorial Thomas Sankara. Du 19 mai 2025, date de son ouverture au public, au 30 septembre 2026, le site a accueilli plus de 200 000 visiteurs, générant environ 130 millions de francs CFA au profit du projet de construction de ses infrastructures.
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‎Saluant les contributions à la campagne « Ma brique pour Sankara », le Président du Faso a invité les Burkinabè et les sympathisants du père de la Révolution d’août 1983 à poursuivre leur participation à l’édification du site. Il a encouragé la réalisation des infrastructures prévues pour conforter sa vocation d’espace de mémoire, de savoir et de transmission des valeurs.
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‎Les allocutions ont été suivies d’un cérémonial militaire comprenant la relève de la garde, un carrousel et le dépôt d’une gerbe par le Camarade Premier ministre. La sonnerie aux morts, une minute de silence et une salve de 21 coups de canon ont ponctué cet hommage, avant l’exécution de l’hymne national et le défilé militaire.
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‎La cérémonie a également été marquée par le dévoilement d’une fresque intitulée « Panthéon des figures panafricanistes et révolutionnaires ».
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‎Trente-neuf ans après leur disparition, l’hommage au Capitaine Thomas Sankara et à ses compagnons demeure un appel à prolonger leur engagement par le travail, l’unité et la défense de la souveraineté nationale.
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‎𝐃𝐂𝐑𝐏/𝐏𝐫𝐢𝐦𝐚𝐭𝐮𝐫𝐞