Le Secrétariat permanent des organisations non-gouvernementales a organisé un atelier sur la conformité aux dispositions légales régissant les associations, au profit de ses membres, vendredi 8 mai 2026 à Ouagadougou.
Suite à la suspension des 642 associations dont cinq de ses membres pour non-conformité à la réglementation, le Secrétariat permanent des organisations non-gouvernementales (SPONG), joue la carte de la sensibilisation. Il a organisé un atelier pour outiller ses membres sur les textes législatifs et réglementaires, applicables au secteur associatif et présenter les outils qui permettent de vérifier la conformité administrative des associations, vendredi 8 mai 2026, à Ouagadougou.
Pour le président du conseil d’administration du SPONG, Abdoulaye Ouédraogo, la non-conformité de certaines associations est un signal d’alerte qui doit se transformer en opportunité. « La conformité administrative n’est pas une formalité secondaire. Elle est le socle de notre légitimité, crédibilité et droit même d’exister et d’agir en tant qu’organisations de la société civile », a-t-il confié. Et de préciser qu’un Etat est en droit d’exiger de la société civile qu’elle soit organisée, transparente et en conformité avec les normes qu’il édicte. Selon lui, une société civile, forte est celle qui accepte cette exigence non comme une contrainte imposée du dehors, mais comme une discipline intérieure, librement choisie, au service de sa propre crédibilité.
Selon Abdoulaye Ouédraogo, des experts juristes et administratifs ont présenté avec précision l’ensemble des textes qui régissent le secteur associatif, qu’ils s’agissent des textes fondamentaux ou des textes sectoriels. « Un travail conduit par une équipe de consultants a permis d’élaborer des outils qui permettront d’évaluer le niveau de respect des obligations légales à savoir la validité des récépissés, le renouvellement des instances, la régularité des obligations fiscales, comptables et la qualité de la gouvernance interne », a-t-il annoncé. De l’avis du PCA du SPONG, la restitution des résultats de cette étude pilote ne constitue point un exercice de surveillance ou de sanction entre pairs, mais un acte de solidarité institutionnelle. « De cet atelier sortira un plan d’action concret, porté par une volonté ferme des organisations non-gouvernementales de se conformer à la législation en matière d’association », a-t-il conclu.
Emmanuel BICABA





