Le ministre des Affaires étrangères, Karamoko Jean Marie Traoré, a patronné, le samedi 9 mai 2026 à Nouna, le panel « Koosin kanu » (amour pour la Koosin en langue dioula), organisé par la section provinciale de la Coordination nationale des associations de la veille citoyenne (CNAVC) de la Koosin.

En séjour à Nouna, chef-lieu de la province de Koosin, région du Sourou, le samedi 9 mai 2026, le ministre des Affaires étrangères, Karamoko Jean Marie Traoré, a participé au panel organisé par la Coordination nationale des associations de la veille citoyenne (CNAVC). Le chef de la diplomatie burkinabè était accompagné par les autorités militaires, paramilitaires et administratives régionales, avec en tête le gouverneur des régions de Bankui et du Sourou, Babo Pierre Bassinga. Cette activité de conscientisation a eu pour objectifs de renforcer la compréhension des filles et fils de Koosin sur la vision de la Révolution progressiste populaire (RPP) et de contribuer à la consolidation de leur unité autour de la cause commune, selon le coordinateur provincial de la CNAVC, Adama Dao.
Le thème du panel a porté sur le « Rôle et responsabilités des populations dans la dynamique actuelle de la Révolution progressiste populaire (RPP) ». La thématique a été subdivisée en trois sous-thèmes que sont « La cohésion sociale dans la Koosin », « La sécurité dans la Koosin » et le « Rôle de la veille citoyenne ». Abordant le thème central dans sa communication inaugurale, Dr Ido Kouaman, enseignant-chercheur à l’université Thomas-Sankara et au nom du Rassemblement des intelligences pour la souveraineté de l’Afrique (RISA), a d’abord salué le changement de paradigme et la dynamique de rupture, à tous les niveaux, dans laquelle s’inscrit la RPP. Pour pérenniser cet élan, Dr Ido a estimé que les populations doivent rester en veille continuelle. « Le peuple doit savoir dans quelle direction il va être formé et conscientisé idéologiquement pour mieux assumer son rôle de gardien de la RPP », a indiqué l’enseignant-chercheur. S’adressant à la population de la Koosin, Dr Kouaman l’a invitée à mener la lutte aux côtés des autorités. « La population doit s’unir pour la cause commune. Personne d’autre ne viendra faire le bonheur de la province à la place de sa population », a-t-il dit.

Cadre fédérateur
Développant le « Rôle de la veille citoyenne », le directeur provincial en charge de la communication de la Koosin, Sanou Dembélé, a confié qu’elle doit bannir les querelles de positionnement, renforcer la gouvernance, contrôler le pouvoir pour aider à obtenir davantage de résultats. Son collègue chargé de la solidarité, Alassane Kagoné, a précisé que la cohésion sociale dans la province a pris un coup avec la crise. Cependant, sa renaissance doit s’appuyer sur des valeurs ancestrales. Ce combat, le directeur provincial a avoué qu’il doit commencer au niveau familial.

Le sous-thème sur la sécurité a été confié au commandant du 53e Régiment d’infanterie commando (RIC) basé à Nouna, le capitaine Ngoua Prince. Il a indiqué que la situation s’est améliorée dans la province grâce aux sacrifices, aux efforts conjugués des forces et unités combattantes et à la collaboration des populations. Il a insisté sur la nécessité de demeurer vigilant et contribuer au renseignement, de surveiller les entrées et les sorties dans les différentes localités sans se substituer aux services de sécurité. A l’en croire, la population doit éviter de propager de fausses informations. Co-parrain, le commandant de la 5e Région militaire, le lieutenant-colonel Idrissa Sosthène Coulibaly, a magnifié la résilience, le courage et la vaillance des populations locales avant de souligner que cette activité participe de la conscientisation et à l’éveil du sens patriotique.
Le gouverneur, Babo Pierre Bassinga, a saisi l’occasion pour présenter deux ouvrages à la population. Ce sont le « Manifeste » de la RPP et « Le capitaine Ibrahim Traoré a dit (…) » qui, selon le gouverneur, donnent à comprendre la marche actuelle du pays. Le ministre, Karamoko Jean Marie Traoré, a salué le cadre fédérateur que ce panel a permis de créer. « Les acteurs se sont retrouvés autour des sujets d’une importance capitale. C’est un indicateur qui montre que les populations ont pris conscience et veulent être actrices », a fait remarquer le porteur du message d’encouragement du chef de l’Etat aux populations de la Koosin.
Yacouba BELEM






