La Société des gynécologues et obstétriciens du Burkina (SOGOB) a organisé, les 6 et 7 août 2026 à Tenkodogo, un atelier de renforcement des capacités au profit des sages-femmes afin de lutter contre l’hémorragie du post-partum (HPP), l’une des principales causes de mortalité maternelle.
Au Burkina Faso, environ 30 % des décès maternels sont dus à l’hémorragie du post-partum (HPP), ce qui en fait l’une des principales causes de mortalité maternelle. À travers le renforcement des capacités des acteurs de santé, la SOGOB apporte son soutien aux efforts du gouvernement en faveur de l’amélioration de la santé maternelle. Cet engagement se traduit notamment par l’adoption et la mise en œuvre de politiques ambitieuses, telles que la gratuité des soins de santé maternelle et de la planification familiale, ainsi que l’activation récente du Centre des opérations de réponse aux urgences sanitaires (CORUS), qui classe désormais les décès maternels parmi les incidents de santé, renforçant ainsi leur surveillance et la riposte.
Le taux de mortalité maternelle au Burkina Faso est estimé à 198 décès pour 100 000 naissances vivantes, un niveau encore éloigné de la cible fixée par les Objectifs de développement durable (ODD), qui est de moins de 70 décès pour 100 000 naissances vivantes.
Selon l’animateur de l’atelier, Pr Yobi Alexis Sawadogo, accélérer la réduction de la mortalité maternelle constitue un impératif si le Burkina Faso veut atteindre les Objectifs de développement durable. Pour y parvenir, le rôle des sage-femmes est essentiel, d’autant plus que la sensibilisation du grand public et des décideurs demeure insuffisante.

« Les sage-femmes, en tant que relais d’opinion, jouent un rôle stratégique dans la diffusion des messages de plaidoyer et la mobilisation sociale autour de cette problématique. C’est dans ce cadre que la Société des gynécologues et obstétriciens du Burkina (SOGOB) renforce leurs capacités afin d’améliorer la mobilisation communautaire et sociale autour de cette problématique », a indiqué le Pr Yobi.
Durant les deux jours de formation, une trentaine de sage-femmes ont renforcé leurs capacités en matière de plaidoyer pour la réduction de la mortalité maternelle liée à l’HPP, dans le but de favoriser une meilleure couverture médiatique et une mobilisation citoyenne plus efficace. Les participantes ont également échangé sur la situation de la mortalité maternelle et de l’hémorragie du post-partum dans le monde et au Burkina Faso.
À l’issue de l’atelier, les sage-femmes ont été invitées à poursuivre leur engagement dans la lutte contre l’hémorragie du post-partum, en particulier, et plus largement contre la mortalité maternelle au Burkina Faso.
B.S.





