Quatre 4 ans d’acquis et de défis

Ce mercredi 30 septembre 2026 marque les quatre ans de l’arrivée au pouvoir du Président capitaine Ibrahim Traoré.

Quatre ans, c’est peu au regard du temps nécessaire pour transformer durablement une société. C’est aussi beaucoup lorsqu’on mesure l’ampleur des défis auxquels le Burkina Faso a été confronté. La crise sécuritaire, les déplacements de populations, les contraintes économiques et les besoins en infrastructures ont marqué cette période.

Pourtant, dans ce contexte difficile, le pays a engagé plusieurs chantiers majeurs. La
reconquête du territoire est demeurée au cœur des préoccupations nationales. Les Forces de défense et de sécurité (FDS) ont renforcé leurs capacités et leurs équipements, tandis que les Volontaires pour la défense de la patrie (VDP) ont pris une part active à l’effort national. Le retour progressif des populations déplacées dans leurs localités d’origine a également constitué un signe important de cette dynamique.

Ces acquis ont été possibles grâce à un effort financier national à travers le Fonds de soutien patriotique (FSP) qui a permis de mobiliser près de 500 milliards F CFA entre 2023
et 2025. L’emprunt patriotique et d’autres mécanismes de mobilisation de l’épargne
nationale ont également renforcé la recherche de financements endogènes pour soutenir les priorités du pays.

Dans le secteur minier, le Burkina Faso a engagé une nouvelle approche fondée sur une meilleure valorisation de ses ressources. L’enjeu n’est plus seulement d’extraire l’or, mais aussi de le transformer, de créer davantage de valeur et de renforcer les retombées nationales. La constitution d’une réserve d’or, la création du Fonds souverain minier d’investissements « Siniyan-Sigui » et l’inauguration de la première Raffinerie d’or du Burkina Faso (RAFFINOR-BF) s’inscrivent dans cette volonté de faire des ressources minières un levier de développement à long terme.

Les infrastructures ont également connu des avancées. Des routes ont été réhabilitées ou réalisées, des ponts construits et des établissements scolaires, sanitaires développés dans plusieurs localités. Dans le domaine énergétique, le renforcement des capacités nationales de production, de transport et de distribution participe à la recherche d’une plus grande souveraineté. Ces réalisations répondent à des besoins concrets des populations et soutiennent l’activité économique.

L’agriculture reste, elle aussi, au cœur de cette quête de souveraineté. La mécanisation et la mise à disposition d’équipements tels que les tracteurs, motoculteurs, semoirs et moissonneuses ont accompagné l’ambition d’accroître la production et de progresser vers l’autosuffisance alimentaire. Dans le même temps, les réformes et investissements engagés dans l’éducation et la formation professionnelle visent à mieux préparer la jeunesse aux besoins d’un pays en transformation.

Toutefois, les infrastructures et les ressources financières ne suffisent pas. Le changement attendu passe aussi par les mentalités. Le civisme, le respect du bien public, la discipline, le travail et la responsabilité individuelle sont devenus des exigences pour accompagner durablement les transformations engagées.

Pour commémorer cette étape de l’histoire récente du pays, une grande Nuit de la révolution est annoncée à la place de la Nation, à Ouagadougou. Dans la capitale burkinabè, en régions comme au sein des représentations diplomatiques du Burkina Faso, ce rendez-vous se veut un moment de communion autour de la mère patrie, de partage et de regard sur le chemin parcouru depuis septembre 2022.

La Nuit de la Révolution est un moment de communion, mais aussi de réflexion sur le chemin parcouru et celui qui reste. Au-delà d’applaudir les acquis, chaque Burkinabè peut s’interroger sur sa contribution à l’effort national et sur les comportements à changer pour accompagner le développement du pays.

Le 30 septembre, la place de la Nation sera appelée à accueillir un grand moment de
rassemblement autour de la Patrie. Quatre années ont laissé leur empreinte. Elles ont été marquées par des épreuves, des sacrifices, des réalisations et des changements. Le chemin reste long et exige de la constance.

Alors, il faudra poursuivre le travail dans les champs, les écoles, les ateliers, les entreprises, les administrations, les chantiers et les casernes. C’est là que se construira la suite de l’histoire nationale. Le 30 septembre sera une nuit de communion. Le lendemain rappellera à chacun que le développement du Burkina Faso se construit chaque jour, par le travail, le civisme, la responsabilité et l’engagement de tous.

Par Assetou BADOH

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