Ceux qui sont toujours en train d’ergoter sur la Révolution progressiste populaire (RPP) instaurée par le capitaine Ibrahim Traoré et ses compagnons depuis la date historique du 30 septembre 2022, ignorent qu’elle ne diffère en rien de la Révolution démocratique et populaire d’août 83 (mutatis mutandis) ; si tant est que le but ultime est de mettre fin aux pesanteurs socioculturelles, politiques et économiques en initiant des réformes audacieuses qui vont mettre fin à l’Etat néocolonial, monétairement asservi dans lequel nous sommes actuellement.
Cela, en cassant les codes du démocratisme bourgeois et de ses outils de domination notamment la justice, l’école et l’administration rentière.
C’est donc la mise en pratique du progressisme de gauche fondamentalement différent de celui de droite dont les déclinaisons sont, entre autres, la social-démocratie, la démocratie parlementaire bourgeoise etc. Concrètement, il se pose donc la nécessité de produire, transformer et consommer nos produits locaux, seul gage de l’indépendance nationale si tant est qu’un homme qui a faim n’est pas un homme libre. C’est dire qu’à l’éducation politique permanente doit se juxtaposer d’envisager concrètement le moyen le plus sûr et le plus rapide de couper la racine du mal, « tout étant urgent », selon le célèbre mantra du président du Faso dès sa prise de fonction.
L’offensive agro-pastorale s’inscrivait dans cette dynamique, mais la nécessité se pose aussi d’entreprendre des actions pratiques, commandées par l’appui à cette révolution agraire d’où les initiatives tous azimuts dans le domaine industriel. Contrairement à la phraséologie et à la politique petite-bourgeoise sur les « normes » de consommation axées sur l’exportation des produits occidentaux, il faut désormais privilégier la norme nationale en asseyant l’essor industriel sur l’agriculture par le biais de la production des denrées alimentaires et de produits nécessaires à la satisfaction des besoins fondamentaux des masses populaires. Car, comme disait le professeur Joseph Ki Zerbo, « le développement exogène surimposé au Burkina Faso a généré non seulement la pauvreté, mais aussi la paupérisation ».
Il faut donc nous « recentrer » sur nous-mêmes, et les dernières inaugurations intervenues dans la région du Guiriko viennent nous le rappeler.
Le Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, reste donc fidèle à sa vision due à sa ligne de conduite et à ses idéaux aussi bien au plan de la défense nationale, que de la refondation politique, économique et sociale.
Souveraineté sans concession face à l’ennemi, rejet de la démocratie parlementaire et du « brainwash education » (lavage de cerveau), assainissement du cadre économique, lutte contre les pesanteurs sociales et exaltation de la culture ; le credo a été rappelé une fois de plus à Bobo-Dioulasso. Adepte de l’inventivité et du génie créateur, soldat de la souveraineté, bref éveilleur de consciences, le Burkina Faso poursuit son émancipation pour devenir l’Eldorado voulu par ses fils.
Boubakar SY





