L’Agence japonaise de coopération internationale, en collaboration avec le ministère de la Construction de la Patrie, a effectué, jeudi 9 juillet 2026, la visite d’une route en réalisation, du 6 au 10 juillet 2026, par la « technologie Do-Nou », dans un quartier non loti de Kamboinsin, à Ouagadougou.
Après des années de difficultés, les habitants du quartier non loti, situé en face du Lycée de l’alliance chrétienne (LAC) à Kamboinsin voient enfin leurs souffrances s’estomper pendant la saison pluvieuse. Pour preuve, ils ont bénéficié d’une route, longue de 108 m, réalisée à l’aide de sacs remplis de latérite, communément appelée « technologie Do-Nou ». Elle est le fruit de la collaboration entre l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA) et le mi-nistère de la Construction de la Patrie, avec un temps de réalisation, du 6 au 10 juillet 2026.
Durant quatre jours, les travaux devraient être effectifs grâce à la participation des populations riveraines, de membres d’association, de volontaires du programme national, d’ouvriers de la direction générale des routes et de patrimoines bâtis, etc. Sur le chantier, les travaux consistent principalement en la réalisation de deux couches de sacs Do-Nou. Les zones les plus dégradées reçoivent trois couches. Les parties moins affectées ne nécessitent qu’une seule couche.
Sur ce tronçon, une couche de roulement est ensuite mise en place, afin de rendre la chaussée praticable. Un compacteur est utilisé pour niveler la route et aménager les pentes destinées à favoriser l’évacuation des eaux de pluie. Dans la matinée du jeudi 9 juillet 2026, une délégation du ministère de la Construction de la Patrie et de la JICA s’est rendue sur les lieux pour constater de visu l’effectivité des travaux.
En effet, le chargé d’études au secrétariat général du ministère en charge de la construction, Marcelin Yaguibou, a exprimé la satisfaction des autorités pour la qualité des travaux réalisés. Selon lui, cette approche s’inscrit pleinement dans le cadre de la coopération entre le Burkina Faso et le Japon.
Selon lui, la réhabilitation de ce tronçon est également en phase avec les orientations nationales qui soutiennent le développement endogène et participatif tout en mobilisant les populations autour des travaux d’intérêt collectif. « L’une des particularités de cette opération réside dans la participation volontaire des populations riveraines. Des habitants, notamment des femmes, ont pris part aux travaux. Cela illustre l’adhésion des communautés à cette initiative », a-t-il apprécié.
Une solution complémentaire aux techniques conventionnelles
En quelque sorte, la « technique Do-Nou », de l’avis du formateur de cette technologie au ministère en charge de la construction, Sylvain Sirice Nacoulma, est considérée comme une solution complémentaire aux techniques conventionnelles d’entretien routier. En utilisant la latérite pour cette technique, il a justifié que ce matériau est acceptable pour la construction des routes au Burkina Faso. « On ne vient pas verser de la latérite comme vous le croyez. On conditionne la latérite dans des sacs.
Une fois conditionnée dans des sacs, on ne les appelle plus sacs, mais en langue japonaise, on les appelle Do-Nou. Ce qui veut dire sac rempli de terre », a-t-il expliqué. Pour le formateur, cette technologie facilite la réhabilitation des routes dégradées dans les quartiers, les villages et les zones rurales. Au-delà de l’aspect technique, le représentant-résident de la JICA, Makoto Terashima, a souligné que ces infrastructures jouent un rôle déterminant dans le développement des territoires.
Il a rappelé que la JICA poursuit sa coopération avec le Burkina Faso dans le secteur des infrastructures routières en partenariat avec le ministère en charge de la construction. « Cette coopération ne se limite pas à l’appui financier des projets. Elle comprend également une assistance technique, le renforcement des capacités des acteurs nationaux, ainsi que la mise à disposition d’équipements destinés aux travaux routiers », a-t-il soutenu. A travers cette coopération, la JICA, selon Makoto Terashima, entend accompagner les efforts du Burkina Faso. Quant aux résidents du quartier, cette initiative est salutaire. Leur représentante, Florence Tapsoaba, a remercié les autorités, les partenaires techniques et souhaité que d’autres tronçons soient réhabilités.
Oumarou RABO





