
La Fédération burkinabè de football (FBF) a mis fin aux incertitudes entourant l’encadrement technique des Etalons. Le samedi 28 février 2026, le technicien franco-comorien, Amir Abdou, a été nommé sélectionneur national de l’équipe A. Connu pour sa rigueur et sa solide expérience du football africain, l’entraîneur de 53 ans hérite de la mission de redonner une dynamique positive à une sélection burkinabè en quête de stabilité et de résultats convaincants. Il remplace Brama Traoré qui a été démis de ses fonctions en janvier dernier, à l’issue de la CAN au Maroc.
Après plusieurs semaines d’attente et de spéculations, la Fédération burkinabè de football (FBF) a tranché en confiant les rênes des Etalons à Amir Abdou, un technicien reconnu pour sa discipline tactique et sa parfaite connaissance du football africain. Le processus de recrutement engagé par l’instance dirigeante du football national s’est voulu méthodique et exigeant. Pour succéder à l’encadrement précédent, la Fédération burkinabè de football recherchait un profil maîtrisant les réalités du football africain, capable de gérer un groupe compétitif et disposant d’une expérience avérée en phase finale de Coupe d’Afrique des Nations (CAN). Plusieurs techniciens étrangers figuraient parmi les pistes étudiées, notamment les Occidentaux Antonio Concelçao de Silva Oliveira, Pascal du Praz et Steve McLaren ainsi que des entraineurs africains tels que Faouzi Benzarti, James Kwesi Appiah, Mauril Mesack Njoya. Le technicien burkinabè Kamou Malo faisait également partie des profils analysés.
Le choix final s’est porté sur le Franco-comorien, Amir Abdou, en raison de sa réputation de bâtisseur et de sa capacité à maximiser le potentiel de ses effectifs dans des contextes exigeants. Son approche basée sur la discipline collective et l’efficacité tactique correspond aux attentes fédérales pour stabiliser durablement la sélection nationale. Cette nomination consacre la fin de la transition ouverte après la dernière CAN. Le sélectionneur national Brama Traoré qu’il remplace avait été démis de ses fonctions à l’issue de la compétition continentale. Malgré son engagement et sa bonne connaissance du championnat local, les résultats jugés insuffisants ainsi que le manque de constance dans le jeu ont conduit les responsables fédéraux à engager un nouveau cycle technique. Ce changement traduit la volonté d’insuffler une nouvelle dynamique à un groupe apparu en perte de repères lors des dernières sorties internationales.
Relancer les Etalons
Né à Marseille en 1972, Amir Abdou s’est construit loin des circuits traditionnels du haut niveau européen. Il a fait ses premières armes dans les divisions inférieures françaises, notamment au Golfech Saint-Paul d’Espis, où il a développé une culture du travail et de la rigueur. Sa reconnaissance sur la scène continentale intervient en 2014 avec la sélection des Comores. En l’espace de huit années, il parvient à transformer cette équipe en une formation compétitive capable de rivaliser avec les grandes nations africaines. Les Comores atteignent notamment les huitièmes de finale de la Coupe d’Afrique des Nations 2021 au Cameroun, une performance historique saluée à l’époque par les observateurs du football africain. Son management repose sur la responsabilité individuelle, la solidarité collective et le sens du sacrifice au service du groupe. Il l’a à nouveau démontré avec les Mourabitounes de la Mauritanie qu’il a qualifiés pour la CAN 2023 en Côte d’Ivoire, et surtout pour avoir réussi à atteindre les 8e de finale devant les Fennecs d’Algérie.
Le nouveau sélectionneur des Etalons arrive dans un contexte d’attente élevée. Le public du Stade du 4-Août espère un retour rapide des performances et des émotions fortes. Amir Abdou devra avant tout restaurer la confiance au sein du vestiaire après les contre-performances récentes, renforcer l’efficacité tactique de l’équipe et améliorer le rendement offensif souvent critiqué ces dernières années. L’objectif demeure une qualification maitrisée pour les prochaines compétitions internationales avec l’ambition affirmée de replacer le Burkina Faso parmi les grandes nations du continent. Peu porté sur la médiatisation, Amir Abdou mise davantage sur le travail et la cohésion que sur les effets d’annonce. Sa méthode et son sens de l’organisation pourraient constituer des atouts majeurs pour une sélection burkinabè toujours en quête d’un premier sacre continental.
Pengdwendé Achille OUEDRAOGO





