
Le deuxième colloque international de l’Observatoire de la production et de l’analyse du discours (OPAD) a refermé ses portes, vendredi 25 septembre 2026, à Ouagadougou.
L’Observatoire de la production et de l’analyse du discours (OPAD) a tenu son deuxième colloque. Réunis pendant deux jours à l’université Joseph-Ki-Zerbo, les enseignants-chercheurs et doctorants ont mené des travaux autour du thème :
« Repenser l’analyse du discours à partir des théories et épistémologies africaines : enjeux endogènes, postcoloniaux et scientifiques ». Les participants ont validé les rapports de synthèse académiques et organisationnels issus des différents ateliers à Ouagadougou, vendredi 25 septembre 2026.
Le président du comité d’organisation, le Dr Boukary Nébié, a confié qu’une centaine de communications de participants venus de neuf pays ont été enregistrés.
Il a relevé la présence des spécialistes en sciences du langage et en analyse du discours du continent. Sur le plan organisationnel, il a salué le climat
des échanges. Pour le président du comité d’organisation, l’indicateur majeur réside dans l’évolution des pratiques de recherche. « Désormais, les chercheurs africains sont engagés à penser les théories et les méthodes qu’ils utilisent pour apprécier leurs corpus », a-t-il conclu.
Le professeur Djédjé Hilaire Bohui de l’université Félix-Houphouët-Boigny
de Côte d’Ivoire, s’exprimant au nom des délégations des pays invités, a
signifié que les axes du colloque se sont adossés à la théorie de « l’avertisseur communicationnel africain », élaborée au cours de ses vingt-cinq années d’enseignement. Le conférencier a illustré son propos par l’analyse de l’évolution historique de locutions telles que les « tirailleurs sénégalais », substituables par « contingents africains », ou les « ruines de Loropéni », requalifiables en « vestiges ».
Le professeur Bohui a invité les chercheurs à concevoir des outils en situation africaine à partir de la circonstance culturelle et du rapport au monde propre au continent.
Le professeur Sidiki Traoré, président du comité scientifique et responsable du laboratoire Langue, discours et pratiques artistiques après la validation des rapports, a orienté les participants vers la suite du programme, qui comprend la tenue d’un « Café scientifique » d’échanges directs ainsi que des visites guidées au Mémorial Thomas Sankara et au Musée national.
Julien ZOUNGRANA
Rasmatou OUEDRAOGO
(Stagiaire)





