
Le gouverneur de la région du Nazinon, Massadalo Yvette Nacoulma, a présidé, le lundi 22 juin 2026 à Pô, dans la province du Nahouri, la cérémonie officielle d’installation des membres de la Commission mixte paritaire de réaffirmation (CMPR) de la frontière Burkina-Ghana suivie du lancement des travaux de réaffirmation de la ligne frontalière.
Composée de 20 membres dont 10 de chaque pays, la Commission mixte paritaire de réaffirmation de la frontière Burkina-Ghana (CMPR) est chargée de procéder à la démarcation et à la réaffirmation des limites territoriales afin de transformer les frontières en de véritables passerelles d’échanges, de paix et de prospérité partagée. Elle a officiellement été installée, le lundi 22 juin 2026, à Pô, dans la province du Nahouri, au cours d’une cérémonie, présidée par le gouverneur de la région du Nazinon, Massadalo Yvette Nacoulma.
Celle-ci avait à ses côtés, l’ambassadeur du Ghana, représenté par le ministre des Terres et des Ressources naturelles du Ghana, Kenneth Akibaté. Pour faciliter la mission de la commission sur le terrain, huit jours avaient été consacrés à l’élaboration du document final dans la ville de Pô. Représentée par le ministre d’Etat, ministre de l’Administration territoriale et de la Mobilité, le gouverneur du Nazinon, Massadalo Yvette Nacoulma, en s’adressant à la commission, a indiqué que la démarcation et la réaffirmation des limites territoriales sont des préalables indispensables à la sérénité entre pays limitrophes et à la stabilité sous régionale.
« La tâche qui vous attend est aussi exaltante que délicate. Votre expertise, votre rigueur et votre impartialité seront vos meilleurs atouts pour accomplir ce travail dans le strict respect des textes et des instructions juridiques bilatéraux qui lient les deux nations », leur a-t-elle dit. Pour elle, la réaffirmation de la frontière n’est pas un simple exercice juridique de pose de bornes ou de repère géodésique. C’est, selon Mme Nacoulma, une œuvre de consolidation de la souveraineté des nations.
Une meilleure administration de l’espace frontalier
Selon le Secrétaire permanent (SP) de la commission nationale des frontières, Fidèle Gouem, en procédant à la réaffirmation et à la matérialisation des limites territoriales, les deux pays, notamment le Burkina et le Ghana ne veulent nullement diviser, ni séparer les communautés qui vivent de part et d’autre de cette ligne distante d’environ 583 km. L’objectif, d’après lui, est d’offrir plutôt une visibilité claire de l’espace sur lequel s’exerce la souveraineté de chaque Etat.
Après la cérémonie officielle de lancement des travaux de réaffirmation de la ligne frontalière, d’installation des membres de la commission et de les signatures des conventions et rapports par les représentants des deux pays, les officiels se sont déportés à Dakola, à la frontière du Burkina et du Ghana pour une restauration symbolique d’une borne. Après cela, l’ambassadeur de la République du Ghana au Burkina Faso, Kenneth Akibaté, chef de la délégation ghanéenne, a salué la tenue de cette importante activité.
Pour lui, la réaffirmation de la frontière commune constitue une étape déterminante pour une meilleure administration de l’espace frontalier. Les autorités coutumières des deux régions frontalières et plusieurs autorités burkinabè ont assisté à cette rencontre parmi lesquels, les gouverneurs des régions du Djôrô, du Nakambé et du Nando. Il est à noter que l’événement a été rendu possible grâce à l’accompagnement du GIZ/PFUA.
Hamidou Koudougou Ouéna





