Burkina Faso, la destination de la fascination

La 16e édition du Salon international du tourisme et de l’hôtellerie de Ouagadougou (SITHO) bat son plein au Burkina Faso depuis le 22 septembre et ce, jusqu’au 27
septembre 2026 dans une ambiance fraternelle avec le Mali et le Niger, sans compter l’engouement des partenaires et autres touristes venus de partout pour célébrer la découverte. La Confédération des Etats du Sahel entend faire de cette édition du SITHO le point de départ d’une vision commune et d’une synergie d’action pour le développement du secteur touristique. Ce SITHO se veut également celui de la résilience dans un contexte d’adversité marquée par une guerre imposée.

Comme un pied de nez à la face des contempteurs et des incrédules, ce salon est l’expression de la foi des battants insoumis en un avenir radieux et place en orbite la destination Burkina Faso comme une terre aux potentialités touristiques rares.
En effet, le Burkina Faso est un pays culturellement riche et diversement fourni en sites touristiques. Du pittoresque à l’épique en passant par les mystères de l’inattendu, le pays des Hommes intègres est un véritable joyau de fascination avec un peuple aux bras ouverts et chauds.

Du patrimoine matériel à l’immatériel, le pays regorge de richesses inouïes à voir, à entendre, à toucher et à goûter sans oublier l’historique ou légendaire caractère du Burkinabè marqué du sceau indélébile de l’intégrité. Le Burkina Faso reste la terre de l’humilité qui grandit, du respect qui force la fierté, de l’amour de soi qui ne se laisse pas piétiner, de la vérité qui blesse l’égo sans le moindre écho, bref, de l’homme qui préfère sa natte au lit douillet sans sommeil, mais aussi de l’hôte qui cède son lit à l’étranger pour dormir à terre. Parce qu’être Burkinabè se vit plus qu’il ne se dit. Quand vous visitez le Burkina Faso, vous n’explorez pas que des sites touristiques, vous traversez des battants de cœurs ouverts, prêts à accueillir sans hypocrisie. Parce que nos ancêtres étaient vrais et dignes.

A l’ombre majestueuse des Ruines de Loropéni, vieilles d’au moins 1000 ans et situées dans la région du Djôrô, cette forteresse en pierre du 11e siècle est inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO le 26 juin 2009. Ces impressionnantes murailles de 6 mètres de haut s’étendent sur 11 130 m² et témoignent de l’apogée du commerce transsaharien de l’or du XIVe au XVIIe siècle, contrôlé par les peuples Lohron ou Koulango. On ne peut pas visiter les Ruines de Loropéni sans faire le voyage de l’histoire qui intrigue. Ce site archéologique fait la fierté du Burkina et les hommes qui ont œuvré à son érection au panthéon de l’UNESCO méritent nos admirations et notre reconnaissance.

Les cinq sites de métallurgie ancienne du fer de Douroula dans les Banwa, Tiwêga dans le Sandbontenga, Yamané dans la province de l’Oubritenga, Kindibo, du Passoré et Békuy dans la province du Tuy témoignent du savoir-faire de nos ancêtres en matière de production de fer dans notre pays depuis le 5e siècle avant Jésus-Christ. La Cour royale de Tiébélé, inscrite en 2024 est un ensemble architectural en terre établi depuis le 16e siècle. C’est un site original qui témoigne de l’organisation sociale et des valeurs culturelles du peuple kasena.

L’intérêt touristique de cette cour repose aussi sur l’architecture traditionnelle marquée du sceau artistique des femmes dont le talent de décoration a fait de la façade un véritable chef d’œuvre mural aux traits de génie.

Le Complexe W-Arly-Pendjari est un patrimoine naturel transnational étendue sur une aire protégée de plus de 1 714 000 hectares et partagé entre le Burkina Faso, le Niger et le Bénin. C’est le seul bien naturel du Burkina inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1996. La partie burkinabè du parc s’étend sur 528 930 hectares et couvre le Parc national d’Arly, le Complexe régional du W et les zones cynégétiques de Koakrana et de Kourtiagou. C’est un véritable refuge pour la faune sauvage d’Afrique de l’Ouest composée d’éléphants, de lions, de léopards, de guépards, de lycaons et de lamantin d’Afrique.
Chaque Burkinabè doit être un ambassadeur d’image positive de notre beau pays.

Chaque Burkinabè doit visiter son pays, sortir de son salon et au-delà des écrans de télé, aller toucher du doigt et du regard les richesses inouïes de son patrimoine touristique. C’est un devoir citoyen qui devrait faire l’objet de mesures incitatives. On pourrait par exemple primer les meilleurs touristes nationaux, accorder des tarifs préférentiels pour les familles, les élèves et les étudiants, mettre en place des cartes de fidélité touristiques, encourager les écoles et universités à visiter des sites et à intégrer ces visites au programme des activités pédagogiques ou ludiques et inclure dans le cursus scolaire des
modules ou des communications destinées à sensibiliser et à susciter l’intérêt des jeunes pour le tourisme interne.

On pourrait également organiser des compétitions scolaires sur les sites touristiques du Burkina Faso, instituer des bourses écocitoyennes pour les meilleurs projets de développement du secteur touristique au profit des jeunes entrepreneurs du domaine et mettre à profit des leaders d’opinion pour susciter l’intérêt du public pour nos sites. Bref, inciter chaque département ministériel et les entreprises privées à s’imposer chaque année au moins deux sorties récréatives sur des sites touristiques. Enfin, il faudra poursuivre et intensifier le nettoyage de l’espace AES du banditisme commandité et jeter des colombes blanches au pied de chaque Burkinabè, Malien et Nigérien pour de paisibles randonnées qui chantent.

Clément ZONGO
clmentzongo@yahoo.fr

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