
La 12e réunion du comité-directeur du programme africain des procédures de vol (AFPP) se tient, du 15 au 17 juillet 2026, à Ouagadougou.
Des experts et des acteurs de l’aviation civile africaine, venus de 18 pays du continent, se réunissent à Ouagadougou au Burkina Faso, du 15 au 17 juillet 2026. Ils ont répondu ainsi à l’appel de l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI) qui les regroupe pour évaluer et coordonner la conception des procédures de vol en Afrique. A l’ouverture des travaux, mercredi 15 juillet 2026, le ministre d’Etat, ministre de l’Administration territoriale et de la Mobilité, Emile Zerbo, a indiqué que l’aviation civile constitue aujourd’hui un levier essentiel du développement économique, de l’intégration régionale et du rapprochement des peuples.
Pour jouer pleinement son rôle, elle doit s’appuyer sur des infrastructures modernes, des compétences techniques solides et des procédures de navigation conformes aux standards internationaux, a-t-il expliqué. « Le programme africain mis en place par l’OACI afin d’accompagner nos Etats dans le développement de capacités durables en matière de conception, de mise en œuvre et de maintenance de procédures de vol s’inscrit précisément dans cette dynamique », a ajouté le ministre d’Etat chargé de l’Administration territoriale. A travers l’agenda 2060 de l’Union africaine (UA), l’ambition est de bâtir une Afrique intégrée, prospère et connectée qui favorise la libre circulation des personnes, des biens et des services, a-t-il laissé entendre.
Emile Zerbo a soutenu que l’ouverture accrue de l’espace aérien africain et la hausse attendue du trafic exigent un système de navigation aérienne toujours plus performant, sûr et harmonisé.
Renforcer les capacités techniques des Etats africains
« C’est dans cette perspective que les procédures de vol occupent une place stratégique. Les travaux menés dans le cadre de l’AFPP contribuent directement à la réalisation de ces ambitions continentales en renforçant les capacités techniques de nos Etats, en améliorant l’accessibilité des aéroports africains et en favorisant l’amélioration des pratiques conformément aux normes at aux procédures de l’OACI », a affirmé le ministre d’Etat chargé de l’Administration territoriale.
La navigation fondée sur les performances, l’optimisation des trajectoires de vol, l’amélioration de l’accès aux aérodromes et la modernisation des infrastructures constituent aujourd’hui des axes prioritaires pour l’avenir de l’aviation civile mondiale, a-t-il avisé. Le Burkina Faso, a souligné le ministre d’Etat chargé de la Mobilité, s’engage aux côtés de l’OACI et des autres Etats africains pour promouvoir une aviation civile sûre, sécurisée, efficace et durable. Il a réitèré la gratitude du gouvernement burkinabè à l’OACI, à l’AFPP, aux membres du comité-directeur de l’AFPP et à l’ensemble des Etats et partenaires qui œuvrent « sans relâche » au succès de cette initiative continentale.
Le directeur régional du bureau de l’Afrique de l’Ouest et du Centre de l’OACI, Romain Ekoto, a assuré que la rencontre va permettre de définir une orientation stratégique de l’AFPP pour sa conformité dans le domaine des procédures de vol. Le président du comité directeur de l’AFPP, Derrick Luembé, a mis l’accent sur la réduction drastique des carences liées aux procédures de vol sur le continent africain.
Il a rappelé l’urgence de mobiliser des ressources pour rendre l’AFPP autonome, d’accélérer la transition technologique et d’harmoniser les trajectoires de vol pour optimiser la sécurité et l’impact environnemental. Quant au Directeur général (DG) de l’Agence nationale de l’aviation civile du Burkina Faso (ANAC-BF), Daouda Abdoul Aziz Amoussa, il a renchéri que l’AFPP représente de nos jours un instrument essentiel pour le renforcement des capacités des Etats africains. « Plusieurs Etats africains ont pu, grâce à l’AFPP, renforcer leurs systèmes de navigation aérienne », a-t-il fait savoir. A travers le plan mondial de navigation aérienne, l’OACI invite les Etats africains à accélérer la modernisation de leurs systèmes afin de répondre aux exigences croissantes de sécurité, de capacité, d’efficacité opérationnelle et de protection de l’environnement.
Boukary BONKOUNGOU
Aude Frederique ROUAMBA (Stagiaire)




