Concours directs 2026 : un bilan globalement satisfaisant

Les Hommes de médias ont salué la richesse des informations reçues.

Le ministère des Serviteurs du Peuple a dressé le bilan et les perspectives de la session 2026 des concours directs, lors d’une conférence de presse animée le lundi 17 août 2026 à Ouagadougou par son secrétaire général, Suanyaba Rodrigue Oboulbiga.

Le ministère des Serviteurs du Peuple a présenté, lors d’une conférence de presse tenue le 17 août 2026 à Ouagadougou, le bilan de la session des concours directs organisée du 15 au 22 juillet sur l’ensemble du territoire national. Le secrétaire général du ministère, Suanyaba Rodrigue Oboulbiga, a indiqué que 108 concours avaient été autorisés par le Conseil des ministres et qu’en tenant compte des options de l’enseignement secondaire, ce sont en réalité 155 concours qui ont été administrés. Il a assuré que la totalité des concours prévus s’est déroulée conformément au calendrier officiel, dans des conditions jugées globalement satisfaisantes.

Suanyaba Rodrigue Oboulbiga a précisé que le scannage des copies, entamé dès le 19 juillet, s’est achevé le 1er août et que la correction électronique lancée le 29 juillet se poursuit. « A ce jour, une partie des concours a déjà été corrigée et plusieurs résultats d’admissibilité ont été publiés, tandis que d’autres sont en cours de délibération », a-t-il précisé.

Pour ce qui concerne l’état d’avancement du processus, le SG du ministère des Serviteurs du Peuple a signifié que sur les 155 concours administrés, 62 concours ont été intégralement corrigés ; 93 concours sont encore en cours de correction ; 40 concours ont déjà publié leurs résultats d’admissibilité ; 22 concours sont en phase de délibération ou de vérification des données.

Suanyaba Rodrigue Oboulbiga a insisté sur le caractère dématérialisé du processus, rappelant que les informations fournies lors de l’inscription en ligne ne sont vérifiées qu’au stade du dépôt des dossiers physiques. Les candidats déclarés admissibles disposent de dix jours pour déposer leurs pièces, lesquelles sont examinées par un jury indépendant avant l’admission définitive.

Il a souligné l’ampleur des moyens humains mobilisés à travers le pays, saluant la contribution des forces de défense et de sécurité, des responsables d’établissements et des équipes engagées.

5 fraudeurs déférés à la MACO

La session des concours a mobilisé 9 645 agents de sécurité pour assurer la protection des sites, des sujets et des copies. Malgré ce dispositif impressionnant, plusieurs irrégularités ont été constatées. Certains candidats ont tenté d’emporter leurs épreuves après la composition, d’autres ont été surpris en train d’utiliser des téléphones portables, ce qui a conduit à l’arrestation des présumés coupables.

Par ailleurs, le non‑respect des consignes vestimentaires, notamment l’interdiction des voiles couvrant le visage, des foulards, des bonnets ou des casquettes, a également été relevé. Ces mesures visent à garantir l’identification des candidats et à prévenir toute tentative de fraude par dissimulation d’appareils électroniques. Tous les contrevenants ont été remis à la Police nationale pour suite à donner conformément aux textes en vigueur.
Selon le commissaire principal de police, Hamado Tassembedo, la région du Kadiogo a enregistré cinq cas de fraude et un cas d’expulsion au cours des concours. Parmi les fraudes constatées, deux concernaient l’usage de téléphones portables et deux relevaient du faux et usage de faux en écriture publique.

« Les cinq candidats impliqués ont été déférés à la Maison d’arrêt et de correction de Ouagadougou. Les enquêtes se poursuivent, notamment pour identifier l’auteur du faux en écriture publique. La procédure judiciaire est toujours en cours. Quant au cas d’expulsion, il n’a pas donné lieu à un déferrement », a-t-il martelé.

Transparence et équité dans le processus

Il a également précisé que le port du voile n’est pas interdit, mais que la découverte du
visage est exigée à l’entrée des salles, au même titre que l’interdiction des casquettes et bonnets, afin de garantir l’identification et prévenir la fraude.

Guéonata Bandé, représentante des candidats, a pris part aux opérations de délibération. Elle a souligné le caractère crucial de cette étape et affirmé avoir constaté la transparence et l’équité qui ont prévalu tout au long du travail. Selon elle, chaque copie, chaque note et chaque rang ont été traités dans le strict respect du mérite. Elle reconnaît que ses doutes initiaux sur un éventuel favoritisme ou sur la capacité à corriger toutes les copies ont été dissipés par son expérience directe. Pour cela, elle a salué l’engagement des équipes mobilisées.

De son côté, Léonard Nikiema, également représentant des candidats, a assisté à l’étape du scannage. Il a remercié les organisateurs pour cette initiative qui, selon lui, a permis de comprendre concrètement le déroulement du processus. Il a assuré que toutes les copies ont été scannées dans la transparence et que cette étape a levé ses inquiétudes sur la prise en charge complète des épreuves.

Wamini Micheline OUEDRAOGO
Christelle KALKOUMDO
(Stagiaire)

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