Une capsule vidéo, partagée sur les réseaux sociaux et relayée par l’AIB. Nous vous proposons ci-dessous l’article de l’agence qui en rend compte.
L’eurodéputé belge Marc Botenga (Parti du travail de Belgique – PTB) a vivement critiqué la politique de défense européenne, accusant l’Union européenne de continuer de déstabiliser le Sahel afin de sécuriser l’accès à ses vastes ressources minières à bas prix.
« En Belgique, en France, on continue à produire, à acheter du matériel militaire pour des milliards d’euros, qui a été pensé précisément pour être utilisé dans le Sahel », a affirmé l’élu dans une séquence partagée sur son compte Facebook le 21 juin 2026.
- Botenga a contesté l’argument officiel selon lequel ces investissements massifs réalisés au détriment des pensions, des hôpitaux et des écoles, serviraient à se défendre face à la Russie.
« On nous dit qu’il faut se défendre de la Russie, mais on achète ce matériel militaire spécialisé pour l’Afrique », a-t-il pointé, dénonçant le sentiment chez certains de ses collègues, notamment français, d’avoir été expulsés du Sahel.
Pour l’eurodéputé, les motivations de l’Europe dans la région sont purement économiques, car le Sahel est « l’un des corridors miniers les plus importants d’Afrique ».
Il a notamment énuméré le potentiel en or, cuivre et zinc du Burkina Faso, le lithium du Mali ou encore l’uranium du Niger.
« Pendant des années, des décennies, les entreprises européennes ont eu un accès pas cher à toutes ces ressources », a-t-il fustigé, évoquant le bilan de « pays pillés et une pauvreté extrême pour leur population ».
Face à la perte d’influence de l’Europe dans cette région, marquée ces dernières années par la mise en porte des forces de l’opération française Barkhane, Marc Botenga a appelé à un changement radical de paradigme.
« Plutôt de vouloir toujours nous ingérer, de toujours faire la guerre, aidons plutôt ces pays avec tout ce qu’on peut pour soutenir leur développement souverain », a-t-il conclu, rappelant les conséquences déstabilisatrices pour la région de la destruction de la Libye en 2011.
La sortie de l’élu du PTB intervient dans un contexte de tensions persistantes entre l’Union européenne et la Confédération des États du Sahel (AES), qui a rompu plusieurs accords de coopération militaire et économique avec les partenaires occidentaux.
Peu avant son intervention, son collègue français le Général Christophe Gomart a tenu des propos grossiers sur la politique sécuritaire et intérieure du Burkina Faso.
Ce lundi 22 juin 2026, le gouvernement burkinabè a convoqué à Ouagadougou, le représentant de Bruxelles pour lui signifier, sa désapprobation, sa déception et son dégoût, suite à l’adoption d’une résolution du Parlement européen sur le Burkina Faso et aux propos outranciers du Général Gomart.
Agence d’information du Burkina






