Elimination du paludisme au Burkina Faso: le secteur privé appelé à s’engager

Les entreprises disposent d’une compréhension claire des enjeux sanitaires et économiques liés au paludisme.

Le ministère de la Santé, à travers le secrétariat permanent pour l’élimination du paludisme au Burkina Faso, a organisé une table ronde des acteurs du secteur privé en faveur de l’élimination du paludisme au Burkina Faso, le mercredi 22 avril 2026, à Ouagadougou.

Afin d’atteindre l’objectif zéro paludisme au Burkina Faso, le ministère de la Santé souhaite un engagement décisif du secteur privé. Le Secrétariat permanent pour l’élimination du paludisme au Burkina Faso (SP/Palu) a organisé une rencontre d’échanges et d’engagement du secteur privé en faveur de l’élimination du paludisme au Burkina Faso, mercredi 22 avril 2026, à Ouagadougou. Le Secrétaire permanent pour l’élimination du paludisme, Dr Sidzabda Kompaoré, a déclaré que le paludisme demeure un défi majeur de santé publique. « Il affecte profondément nos populations, freine la productivité économique et compromet les efforts de développement de notre pays.

Face à cette réalité, il est impératif d’unir nos forces et de renforcer les synergies entre les acteurs publics, privés et partenaires », a-t-elle expliqué. C’est pourquoi, Dr Kompaoré a appelé le secteur privé a une synergie d’actions avec les acteurs étatiques afin de bouter définitivement le palu hors du Burkina. Pour elle, les résultats déjà engrangés prouvent, si besoin en était que l’objectif zéro palu au Burkina peut être atteint. « En 2024 sur 10 805 000 cas confirmés 3 523 cas de décès ont été enregistrés et en 2025 sur 7 349 425 confirmés, 1 951 décès ont été recensés. cette nette évolution montre que l’on peut  définitivement  venir à bout du palu. Pour cela, il est impératif d’unir nos forces et de renforcer les synergies entre les acteurs publics, privés et partenaires », a affirmé le Secrétaire permanent de la lutte contre le paludisme.

La présidente du groupe technique de travail communication, plaidoyer et mobilisation des ressources, Brigitte Compaoré, a insisté sur le fait que chaque contribution compte. « Le moment est venu pour le secteur privé burkinabè de se positionner comme un acteur clé de l’élimination du paludisme. L’année 2025 a été marquée par des avancées majeures, avec une réduction de 32 % des cas et de 44 % des décès liés au paludisme par rapport à 2024. Ces résultats, historiques, démontrent qu’avec des investissements ciblés et des partenariats solides, l’élimination du paludisme est à notre portée », a-t-elle appelé.

L’appel du ministère a été entendu par les acteurs du secteur privé. En effet, leur représentant, Dr Ismaël Dibiga, par ailleurs, secrétaire chargé des questions libérales de santé, a estimé que le secteur privé, en tant que moteur de la croissance économique et pourvoyeur d’emplois, ne saurait prospérer durablement dans un environnement où les défis sanitaires, en particulier le paludisme, continuent d’affecter significativement le capital humain. « Le paludisme constitue un frein réel à la performance économique de nos entreprises. Il engendre des pertes de journées de travail, une baisse de la productivité et des coûts supplémentaires pour les entreprises et les ménages. Dans ce contexte, l’engagement du secteur privé dans la lutte contre le paludisme ne relève plus uniquement de la responsabilité sociétale des entreprises. Il s’inscrit désormais comme un levier stratégique de performance, de durabilité et de compétitivité », a-t-il répondu.

Emmanuel BICABA

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