Cour royale de Tiébélé : Le ministre de la Culture salue les efforts des communautés locales dans la préservation de ce patrimoine inscrit à l’UNESCO

Présent à Tiébélé dans le cadre du lancement du festival Guigana, le ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Pingdwendé Gilbert OUÉDRAOGO a visité le samedi 30 mai 2026, la Cour royale de Tiébélé. Accompagné de ses proches collaborateurs, des autorités administratives et coutumières, le ministre a pu découvrir les richesses culturelles qui font la renommée de ce joyau architectural situé dans la province du Nahouri. Le chef du département de la Culture a salué les efforts des communautés locales dans la préservation de ce patrimoine mondial inscrit à l’UNESCO depuis juillet 2024.

Le ministre chargé de la Culture, Pingdwendé Gilbert OUÉDRAOGO, accompagne les femmes en plein travaux de restauration des fresques murales.
Le ministre chargé de la Culture, Pingdwendé Gilbert OUÉDRAOGO, accompagne les femmes en plein travaux de restauration des fresques murales.

La Cour royale de Tiébélé est l’un des précieux trésors culturels du Burkina Faso. Inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO depuis juillet 2024, le site a reçu le samedi 30 mai 2026, la visite du ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Pingdwendé Gilbert OUÉDRAOGO. Une immersion culturelle selon le ministre, pour saluer les gardiens de la tradition et les dépositaires du patrimoine kassena. « Nous sommes très attachés à notre culture et à nos traditions. Donc, nous ne pouvions pas venir à Tiébélé sans faire un tour à la Cour royale, pour saluer les sages et tous ceux qui œuvrent à la préservation de la culture kassena », a-t-indiqué.

Le ministre Pingdwendé Gilbert OUÉDRAOGO présente ses civilités aux sages du palais royal.
Le ministre Pingdwendé Gilbert OUÉDRAOGO présente ses civilités aux sages du palais royal.

Pendant près d’une heure, les visiteurs du jour ont découvert les habitats traditionnels, les greniers, les lieux sacrés, les espaces de cérémonies coutumières ainsi que les célèbres fresques murales réalisées par les femmes kassena. Selon le guide touristique et gestionnaire du site touristique de la Cour royale de Tiébélé, Richard Badawe Akouabou, les peintures murales ont un rôle éducatif, elles constituent de véritables supports de transmission des valeurs culturelles. « Chaque symbole représenté sur les murs possède une signification particulière. Ces motifs transmettent des valeurs, des enseignements et des repères culturels aux jeunes générations. Ils constituent une véritable école de vie pour notre communauté », a-t-il souligné.

Avec de l’art et un savoir-faire ancestral, un groupe de femmes utilisent l’argile, le kaolin, le graphite, la bouse de vache et d’autres matériaux naturels, pour réaliser des gravures sur les murs du palais royale de Tiébélé.
Avec de l’art et un savoir-faire ancestral, un groupe de femmes utilisent l’argile, le kaolin, le graphite, la bouse de vache et d’autres matériaux naturels, pour réaliser des gravures sur les murs du palais royale de Tiébélé.
Vue de haut de la Cour royale de Tiébélé, dans la Nahouri.
Vue de haut de la Cour royale de Tiébélé, dans la Nahouri.

La délégation ministérielle a également observé un groupe de femmes en plein travaux de restauration des fresques murales. Avec de l’art et un savoir-faire ancestral, elles utilisent l’argile, le kaolin, le graphite, la bouse de vache et d’autres matériaux naturels, pour réaliser des gravures sur les murs du palais royale. Le ministre a salué cet engagement communautaire pour la sauvegarde de ce patrimoine mondial. « Nous avons vu des femmes qui continuent de préserver et de transmettre un savoir-faire unique, la peinture murale. C’est une richesse nationale que nous devons protéger, promouvoir et transmettre aux générations futures », a laissé entendre M. OUÉDRAOGO.

La délégation ministérielle en compagnie des élèves du primaire.
La délégation ministérielle en compagnie des élèves du primaire.

Les représentants de la Cour royale de Tiébélé ont saisi l’occasion de cette visite, pour plaider auprès de leur hôte afin que la route menant au site classé patrimoine mondial de l’UNESCO soit bitumée. En réponse, le ministre a réaffirmé la volonté du gouvernement de faire de ce site un important pôle touristique et culturel pour le Nahouri. Et au-delà, promouvoir davantage les sites culturels du Burkina Faso et encourager les Burkinabè à découvrir les richesses de leur patrimoine culturel.

Karim DIANDA

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