Emergence d’une Afrique souveraine: l ’ADDI plaide pour le rôle central des femmes

Selon la présidente, Dr Arikana Chihombori, l’ADDI ambitionne de poser les bases d’un dialogue durable entre les femmes africaines.

L’African Diaspora Development Institute (ADDI) a organisé, le mardi 22 avril 2026 à Ouagadougou, une conférence axée sur le rôle des femmes dans la construction d’une Afrique souveraine.

La réflexion sur l’avenir du continent africain ne saurait faire abstraction du rôle des femmes. C’est le message central de la conférence initiée par l’African Diaspora Development Institute (ADDI), une organisation engagée dans la promotion des synergies entre la diaspora africaine et les populations du continent, le mardi 22 avril 2026, à Ouagadougou. La ministre de la Famille et de la Solidarité, le lieutenant-colonel Passowendé Pélagie Kabré, a salué la tenue de la rencontre, tout en rendant hommage aux femmes africaines. Selon elle, les femmes ont toujours joué un rôle déterminant dans les luttes de libération, aussi bien sur le plan social, politique que culturel. « Si l’histoire est souvent écrite au masculin, elle a parfois oublié celles qui ont porté les combats dans l’ombre », a-t-elle indiqué. Le lieutenant-colonel Kabré a relevé que, malgré leur engagement, les femmes restent confrontées à plusieurs défis, notamment les stéréotypes liés au genre, la faible représentativité dans les sphères de décisions et les pratiques traditionnelles néfastes. Pour y remédier, elle a souligné les efforts entrepris par les autorités burkinabè, en matière d’autonomisation économique et de promotion du leadership féminin.

Pour la présidente de l’ADDI, Dr Arikana Chihombori, la question de l’éducation constitue un levier essentiel dans la construction d’une Afrique forte. Elle a insisté sur la responsabilité des parents, en particulier des mères, dans la transmission des valeurs et de l’histoire africaine aux jeunes générations. « Si nos enfants ne connaissent pas leur histoire, c’est parce qu’on ne la leur a pas enseignée », a-t-elle affirmé. Selon Mme Chihombori, la méconnaissance de l’histoire africaine rend la jeunesse vulnérable aux influences extérieures.

La modératrice de la conférence, Nathalie Yamb, a mis en avant le rôle fondamental des femmes dans la formation de citoyens engagés. Elle a salué la contribution des mères burkinabè dans l’éveil patriotique de la jeunesse, notamment dans un contexte marqué par les défis sécuritaires et les dynamiques de souveraineté au Sahel.

Gustave KONATE

(Collaborateur)

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