Le gouverneur de la région des Koulsé, Blaise Ouédraogo, a ouvert, le 23 juin 2026, au lycée provincial Moussa Kargougou, la première enveloppe contenant l’épreuve de mathématique du baccalauréat série F3, session 2026.
La région des Koulsé a enregistré pour l’année scolaire 2025-2026, 3601 inscrits dont 2052 filles et 1549 garçons pour la quête du premier diplôme universitaire dans quatre séries, à savoir les baccalauréats séries A, D, C et technologiques, répartis entre 15 jurys, selon le Directeur régional de l’enseignement secondaire et de la formation professionnelle et technique (DRESFP) des Koulsé, Guingri Kaboré.
Sawadogo Aïssèta, candidate en quête, pour la deuxième fois, du baccalauréat série D. En dépit de son handicap moteur, elle s’est dite confiante quant à la réussite de son premier diplôme universitaire. « J’ai préparé mon examen de tout cœur pour pouvoir valider mon année scolaire », a-t-elle indiqué. Elle a donc invité ses camarades de classe à bannir le découragement, le stress, en ce sens que les épreuves sont à l’image des devoirs faits en classe. Ouédraogo Sakinatou est candidate pour la première fois au baccalauréat série F3, Electro-maintenance. « Je pense que ça va aller. J’ai confiance en moi et en Dieu. Je vous promets 100% dans notre salle », a-t-elle rassuré. Même son de cloche pour le candidat Ouédraogo Francis, candidat en série F3 pour son premier coup d’essai. « On a tellement préparé, mais je pense que ça va aller. Par la grâce de Dieu. On espère faire 100% dans notre série F3 à Kaya », a-t-il espéré.
Après avoir apprécié positivement la présence des autorités régionales pour l’ouverture de la première enveloppe, le DR Kaboré a souligné que pour cette année scolaire l’accent a été mis sur un curriculum élaboré selon l’Approche par les compétences (APC). « Cette approche met l’accent sur le développement des compétences, davantage que sur l’accumulation des connaissances. Donc les curriculums ont été davantage tropicalisés, contextualisés. Le curriculum a pris en compte des savoirs endogènes. Donc dans l’évaluation, c’est davantage beaucoup plus centré sur ces compétences-là que les curriculums ont été élaborés. Donc c’est une innovation en ce sens que ça fait la deuxième promotion qui arrive en classe de terminale », a fait savoir Guingri Kaboré.
Des secretariats aux classes d’examens, le gouverneur des Koulsé, Blaise Ouédraogo a encouragé le corps enseignant et les candidats pour leur abnégation durant neuf mois. « Il faut que les élèves comprennent qu’ils seront évalués par rapport à ce qu’ils ont eu à apprendre en classe. Ce n’est pas une innovation, mais nous avons été très contents de voir qu’il y a un bac en agriculteur, ce qui répond clairement à la vision de la souveraineté alimentaire. Nous souhaitons que ces candidats réussissent et que dans quelques années, cette conquête de souveraineté soit une réalité tangible sur le terrain, parce que nous aurions maintenant des acteurs de plus en plus qualifiés », s’est réjoui le gouverneur Ouédraogo.
Quant aux autres séries de domaines, notamment le F3, F4, quel que soit le domaine scientifique, Blaise Ouédraogo a déclaré que la centrale nucléaire, pour l’énergie nucléaire, en cours est une opportunité pour ses futurs scientifiques. Il a également fait une mention spéciale aux forces combattantes qui sécurisent ces examens de fin d’année. « Grâce aux FDS, nous arrivons à faire toujours un pas après un pas, et nous avons l’intime conviction que sans eux, ces examens n’allaient pas avoir lieu dans de très bonnes conditions. Aujourd’hui, lorsque les élèves voient les FDS dans les centres, ça les rassure, et cette nouvelle donne nous permet de dire qu’il y a une symbiose entre la population et les FDS », a espéré le gouverneur des Koulsé.
Emil SEGDA







