La riposte de la Nation

Le 30 juin 2026, des groupes armés terroristes ont lancé des attaques complexes et simultanées contre les positions des Forces combattantes à Gayéri, Solhan et Sebba. Mais leur offensive s’est soldée par une déroute. Grâce à une riposte terrestre et aérienne efficace, plus de 400 terroristes ont été neutralisés, tandis que plus de 250 motos, 353 armes de tous calibres, des munitions de guerre et des moyens de communication ont été récupérés. Si le pays déplore la perte de trois héros tombés au champ d’honneur, il peut également saluer une victoire militaire majeure qui confirme la montée en puissance de ses Forces combattantes.

Cette série d’attaques n’avait rien d’hasardeux. Leur caractère simultané, leur ampleur et le choix des cibles démontrent une volonté manifeste de produire un effet psychologique et médiatique. Elles sont intervenues au lendemain de la rupture des relations diplomatiques entre le Burkina Faso et la France, dans une tentative évidente d’alimenter le narratif de ceux qui continuent de nier au peuple burkinabè son droit à la souveraineté pleine et entière.

La réponse des Forces de défense et de sécurité (FDS) et des Volontaires pour la défense de la patrie (VDP) a démontré que le Burkina Faso a construit sa propre capacité de défense, fondée sur ses choix souverains, ses ressources et la détermination de ses filles et de ses fils. En effet, cette victoire éclatante est l’aboutissement des profondes réformes engagées ces dernières années au sein des Forces armées nationales. La réorganisation du dispositif militaire, le renforcement du renseignement, l’amélioration de la coordination entre les différentes composantes des forces combattantes, l’intensification de la formation interne des hommes et des femmes engagés sur le terrain ainsi que leur montée en compétence et en puissance, produisent aujourd’hui des résultats visibles. Les opérations militaires conduites sur plusieurs fronts témoignent d’une armée plus réactive, plus mobile et plus offensive.

A ces réformes s’ajoute un facteur déterminant : le Fonds de soutien patriotique (FSP) qui a permis de transformer le patriotisme des Burkinabè en capacités opérationnelles concrètes. Au 28 juin 2026, près de 660 milliards F CFA avaient déjà été mobilisés, preuve d’une confiance exceptionnelle des populations envers cet instrument de financement souverain. Grâce à ces contributions, des équipements stratégiques ont été acquis et remis aux Forces combattantes, notamment des blindés, des armes de pointe, des munitions, trois hélicoptères et des moteurs d’hélicoptères.

Les résultats obtenus à Gayéri, Solhan et Sebba illustrent parfaitement cette réalité. Des combattants mieux formés, mieux renseignés, mieux équipés et soutenus par une population unie disposent aujourd’hui des moyens de répondre avec efficacité aux offensives terroristes.

La victoire militaire remportée sur les trois théâtres d’opérations doit donc être comprise comme une victoire collective ; celle des Forces combattantes qui consentent les plus grands sacrifices et celle des millions de Burkinabè qui, par leurs contributions diverses, refusent de rester spectateurs de l’histoire.

C’est pourquoi, l’heure n’est ni au relâchement ni à l’autosatisfaction. L’ennemi et ses sponsors demeurent capables de nuisance, mais ils reculeront face à une Nation unie et forte, « tombeau des terroristes », comme l’a signifié le Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, lors des échanges à la conférence nationale organisée par l’Agence de soutien aux veuves, orphelins et victimes de guerre (ASVOVIG) en mars 2025.

Face aux desseins de l’impérialisme et de ses relais, la meilleure réponse reste l’unité, le patriotisme et la confiance en nos propres capacités. C’est sur cette voie que le Burkina Faso continuera d’engranger d’importantes victoires sur l’ennemi.

Par Assetou BADOH

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