Le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, met en service des infrastructures hydrauliques (centre de production d’eau potable, station de pompage d’eau), vendredi 3 juillet 2026, dans la région de Yaadga. Il lance également les travaux de renforcement du réseau d’approvisionnement en eau potable de la ville de Ouahigouya, à partir de Gourcy. A Arbolé, le chef du gouvernement salue la prouesse des populations, notamment des femmes, dans la réalisation d’un périmètre rizicole de 33 hectares (ha).
Vendredi 3 juillet 2026, le Premier ministre Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, accompagné par le ministre d’Etat, ministre de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources animales et halieutiques, le commandant Ismaël Sombié, était dans la province du Passoré (région de Yaadga). Les problèmes d’eau qui, pendant longtemps, étaient insolubles, relèvent maintenant du passé dans cette région du Burkina Faso. Les populations bénéficiaires gravent ainsi dans leur mémoire, le bref séjour, combien riche, du chef du gouvernement. En effet, hommes, femmes et enfants du village de Dourou (commune de Kirsi), des villes de Yako et de Gourcy étaient témoins des activités de mise en service de plusieurs infrastructures hydrauliques. Par ailleurs, les habitants de Ouahigouya vont célébrer bientôt la fin des travaux de raccordement du réseau d’approvisionnement en eau potable de la ville, à partir de Gourcy, officiellement lancés par le Premier ministre. La ville de Boussé, dans la région de Oubri, va aussi bénéficier des fruits de ces investissements en matière d’eau potable. Avec enthousiasme, les notabilités coutumières, les autorités administratives et les populations assistent donc à la mise en service du Centre de production d’eau (CPE) de Dourou. D’une capacité de production de 10 000 m³ d’eau potable par jour, le CPE de Dourou est réalisé et équipé par le ministère en charge de l’agriculture, à travers le Programme d’approvisionnement en eau et d’assainissement (PAEA), ainsi que l’appui financier de la Banque mondiale (BM), parmi d’autres investissements d’un coût global de 17,9 milliards FCFA.
Alimenter Yako, Gourcy et Boussé
Le coordonnateur du PAEA, Ibrahim Belem, explique que le CPE, d’une valeur de plus de 15 milliards F CFA, va alimenter simultanément Yako, Gourcy et Boussé. « Pour approvisionner ces trois villes, le CPE est relié à quatre châteaux d’eau en béton armé de 300 m³ chacun. Le premier est implanté à Dourou, tandis que les trois autres se trouvent à Yako, Gourcy et Boussé. Chaque château d’eau est doté d’une station de pompage et d’une station de traitement. Ils sont connectés au CPE par un système intégré d’approvisionnement en eau potable, alimentant en même temps, les trois localités en eau potable », détaille-t-il. Pour Ibrahim Belem, le système intégré d’approvisionnement en eau potable, reliant le CPE aux châteaux d’eau, traverse huit villages, à savoir Dourou, Pougyango, Niessèga, Petit-Samba, Niou, Arbolé, Zongbèga et Pélegtanga. Ces localités auront chacune un réservoir métallique de 50 m³, au même titre que les ouvrages en béton armé, permettront d’installer des borne-fontaine et d’effectuer des branchements particuliers. « Ce sont au total plus de 138 000 personnes qui bénéficieront d’un accès à l’eau potable, grâce à 112 bornes fontaines, 2 200 branchements sociaux et 149 km de réseau de distribution.
A l’horizon 2030, près de 250 000 personnes vont profiter des services du CPE ». Le Premier ministre trouve que ces équipements hydrauliques réalisés viennent à point nommé parce que ce n’est pas normal qu’après plus de 60 ans d’indépendance, le pays des Hommes intègres regorge toujours des populations qui n’ont pas accès à l’eau potable. « L’eau n’est pas un privilège mais un droit. On ne peut pas prétendre œuvrer à l’épanouissement des populations si on n’a pas résolu ces problèmes qualifiés d’élémentaires », lance Jean-Emmanuel Ouédraogo. Après Dourou, cap est mis sur Yako où le chef du gouvernement met en service la station de traitement d’eau de la ville. Il « inspecte », par la suite, l’Adduction d’eau potable (AEP) de Gourcy, puis lance les travaux du système de renforcement en eau potable de Ouahigouya, à partir de Gourcy, d’un montant de plus de 7,3 milliards F CFA.

Pour ce faire, le PAEA va mettre un système d’approvisionnement depuis la station de pompage de Gourcy jusqu’au château d’eau existant de Ouahigouya. C’est une conduite de refoulement d’eau qui va longer la Route nationale 2 (RN2) depuis le CPE de Dourou, via Gourcy, jusqu’à Ouahigouya, de façon concrète. « Cet investissement va favoriser l’absorption du déficit en eau potable de Ouahigouya dès la mise en service et bénéficier, en outre, au-delà de Ouahigouya, sept autres localités rurales riveraines de la RN2 (Bougounam, Zindiguessé, Rombagare, Koudombo, Bilinga, Bourbo et Somiaga », laisse entendre le coordinateur du PAEA. Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo assure, par ces solutions aux problèmes d’eau potable, que le gouvernement ne laissera aucune ville du Burkina Faso, en marge. Il soutient aussi que le défi est immense mais dit être convaincu qu’avec l’appui de tous les acteurs, les entraves à l’accès à l’eau potable, de manière générale, au Burkina Faso seront l’ombre d’elles-mêmes.
La BM toujours aux côtés du gouvernement
Le représentant-résident de la BM au Burkina Faso, Hamoud Abdel Wedoud Kamil, réaffirme l’engagement de la Banque mondiale à accompagner le gouvernement dans la réalisation d’investissements structurants pour les populations. Le Premier ministre apprécie l’appui de la BM qui s’aligne sur les priorités nationales et les exigences de célérité de la Révolution progressiste populaire (RPP). L’Office national de l’eau et de l’assainissement (ONEA) et les bénéficiaires sont appelés à travailler ensemble pour protéger les infrastructures et garantir la continuité du service. Au nom des populations bénéficiaires, le gouverneur de la région de Yaadga, Thomas Yampa, traduit sa gratitude pour la réalisation du CPE de Dourou, outil stratégique, selon lui, réduit des inégalités sociales. De la ville de Yako, le Premier ministre et la délégation qui l’accompagnait se rendent à Gourcy où ils visitent également des ouvrages connexes réalisés dans le cadre du PAEA qui constituent une détermination du gouvernement à améliorer concrètement les conditions de vie des populations et à réduire les inégalités d’accès aux services essentiels. Séance tenante, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo s’est adressé aux populations, après le lancement officiel des travaux de renforcement du réseau d’approvisionnement en eau potable de Ouahigouya via Gourcy. Il fait savoir que le Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré avait donné des instructions fermes afin que des solutions concrètes soient mises en œuvre dans les plus brefs délais pour pallier les difficultés d’accès à l’eau potable.

(2e droite), la délégation visite le bas-fond rizicole de Yibi, à Arbolé.
« Les solutions à nos problèmes sont entre nos mains. Refusons la facilité et la servitude et ayons foi en nous-mêmes. Nous sommes prêts à consentir les sacrifices qu’il faut pour garantir aux générations futures des lendemains meilleurs », déclare-t-il. De retour de Gourcy, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo effectue une halte dans le village de Yibi, à Arbolé où il est reconnaissant aux femmes pour leur engagement dans la réalisation d’un périmètre rizicole de 33 ha à travers l’initiative « Tin Taan Soani », qui signifie en Gulmacema « Aménageons ensemble », dans l’entraide, la participation locale et l’action citoyenne. A Yibi, le site dégage 450 parcelles individuelles de 625 m² chacune, avec une maîtrise de l’eau pour améliorer les rendements du riz en saison des pluies. Au total, 251 producteurs de Niou, Poura, Saaba et Arbollé sont mobilisés, dont 90 % de femmes sont mobilisés pour une production attendue de 132 tonnes de riz. Le chef de l’exécutif dit prendre note des doléances exprimées pour y apporter des solutions. Son séjour dans la région de Yaadga est, par ailleurs, marqué par des rencontres avec les chefs coutumiers Naaba Guiguemdé de Yako et Naaba Baongo de Gourcy où il salue leur rôle dans la promotion de la cohésion sociale et le vivre-ensemble.
Boukary BONKOUNGOU






