
Le ministre de l’Economie et des Finances, Aboubakar Nacanabo, président du conseil des ministres de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), a présidé les travaux de la deuxième session de l’Union, vendredi 3 juillet 2026, à Ouagadougou.
L’activité économique demeure dynamique et résiliente dans l’espace monétaire ouest-africaine. La croissance est estimée à 6,1 % au premier trimestre 2026, après 6,5 % le trimestre précédent. C’est ce qui est ressorti de la 2e session du conseil des ministres de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), tenue le vendredi 3 juillet 2026, à Ouagadougou. Cette rencontre statutaire a été présidée par le ministre de l’Economie et des Finances du Burkina Faso, Aboubakar Nacanabo, président du conseil des ministres de l’Union.
Il a fait savoir que malgré les perturbations persistantes des chaînes d’approvisionnements mondiales, l’activité économique mondiale a poursuivi sa progression au premier trimestre 2026. « Au sein de l’UEMOA, elle est demeurée dynamique et résiliente. La croissance est estimée à 6,1 % en glissement annuel au premier trimestre 2026, après 6,5 % le trimestre précédent. Pour l’ensemble de l’année 2026, elle est attendue à 6,1 % », a précisé Aboubakar Nacanabo.
Mais, au-delà de ces acquis, a-t-il martelé, l’ambition ne peut donc être seulement de croître mais également de transformer davantage les matières premières de l’espace, financer le développement par des ressources propres et surtout de développer des chaînes de valeurs régionales pour faire du marché commun un instrument de puissance économique. « L’inflation est globalement maîtrisée. Le taux d’inflation s’est établi à -0,2 % au premier trimestre 2026 et devrait ressortir à 1,6 % sur l’ensemble de l’année », a relevé Aboubakar Nacanabo.Il a ajouté que sur le plan des finances publiques, les efforts d’assainissement budgétaire, engagés par les Etats membres, continueraient de produire leurs effets.
Pour une intégration plus concrète
Et, sur le déficit budgétaire global rapporté au PIB de l’Union, il devrait passer de 3,3 % en 2025 à 3,2 % en 2026, puis à 2,9 % en 2027. Ainsi, dans la dynamique de la consolidation des acquis, la rencontre des ministres de l’UEMOA, s’est penchée sur divers dossiers.
Selon le président du conseil, il a été question, au titre de la Commission de l’UEMOA, d’examiner le rapport sur la surveillance multilatérale de juin 2026 ainsi que la recommandation relative aux orientations de politique économique des Etats membres pour l’année 2027, de réfléchir sur le cadre de référence de la politique d’endettement public et de gestion de la dette publique, ainsi que sur la création du réseau des gestionnaires de la dette publique, d’examiner les textes relatifs à l’autorisation de mise sur le marché et à la surveillance des médicaments vétérinaires, ainsi qu’à la création d’un comité régional du médicament vétérinaire et de statuer sur la stratégie de protection sociale de l’UEMOA.
Au titre de l’autorité des marchés financiers de l’UMOA, les membres du conseil ont examiné son budget pour l’exercice 2026 ainsi que les décisions relatives au renouvellement de mandats et à la nomination de membres de son collège. Par ailleurs, cette session coïncide avec le trentième anniversaire de l’autorité des marchés financiers de l’UMOA. Ainsi, saisissant l’occasion, Aboubakar Nacanabo a invité ses pairs à « à regarder vers l’avenir » pour que le marché financier régional élargisse la base des investisseurs, stimule l’épargne longue, accompagne davantage les entreprises, soutienne l’innovation financière et contribue plus au financement endogène du développement.
Pendant les travaux, les ministres ont aussi, au titre de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), analysé l’opérationnalisation du fonds de stabilité financière de l’UEMOA et planché sur les notes relatives à ses partenariats avec la société financière internationale, Proparco et Sumitomo Mitsui Banking Corporation. « Notre avenir se trouve dans une intégration plus concrète, plus audacieuse et plus proche des réalités de nos peuples. Nous devons faire de notre espace communautaire un espace de production, de transformation, d’investissement, de circulation des compétences et de solidarité effective », a laissé entendre le président du conseil. Pour cela, en vue d’un véritable succès de la session, il a appelé à faire de la célérité dans la mise en œuvre des décisions, du suivi rigoureux et de la redevabilité une exigence collective.
Soumaïla BONKOUNGOU





