Lycées professionnels spécialisés: bientôt des manuels aux métiers disponibles

Le ministre chargé de la Formation professionnelle et technique, Moumouni Zoungrana : « nous ne voulons plus une éducation basée sur la théorie mais sur la pratique, la transformation et la conception ».

Le ministre de l’Enseignement secondaire, de la Formation technique et professionnelle, Moumouni Zoungrana, a présidé, le lundi 17 août 2026, à Kaya, un atelier d’élaboration des manuels de formation aux métiers professionnels et techniques.

Le ministère de l’Enseignement secondaire, de la Formation technique et professionnelle veut désormais allier la théorie à la pratique tout en spécifiant les formations des apprenants en fonction des régions. Pour ce faire, l’Initiative présidentielle pour l’éducation de qualité (IPEQ) pour tous entend ouvrir des lycées professionnels des niveaux BEP aux bords des barrages de Samandéni, Bagré, Gomponsom (Yako). Ces trois lycées seront spécialisés dans le domaine agricole, notamment l’agriculture, l’agroalimentaire et la pisciculture. Celui de Kaya sera spécialisé en cuirs et peaux tels que la maroquinerie
et la tannerie.

Deux autres lycées professionnels et techniques sont en « gestation » à Dédougou dans le domaine de la construction, des matériaux de construction et à Orodara pour la transformation des fruits et légumes. Ainsi, pour opérationnaliser ces temples de savoir, des manuels de formation aux métiers professionnels et techniques sont en élaboration depuis avril 2026. Pour finaliser ces documents scolaires, des acteurs de l’éducation et des professionnels dans les différents métiers sont en conclave, le lundi 17 août 2026, à Kaya, à travers un atelier présidé par leur ministre de tutelle, Moumouni Zoungrana. « Cet atelier est une des nombreuses étapes du processus d’élaboration des curricula.

C’est un travail préalable de diagnostic et d’observation qui a déjà été fait, qui a permis d’identifier les différents métiers qu’il faut sortir de ces lycées professionnels et techniques. Et, ce travail nous a conduits aujourd’hui à l’écriture des curricula, à la formalisation des manuels », a fait savoir le coordonnateur national de l’IPEQ, Zakaria Soré. Pour lui, il s’agit de la traduction de façon concrète l’idée et la vision du Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré. « Et dans notre conception, les lycées sont à implanter où se trouve donc la matière, où se trouvent les opportunités. Et à Kaya, nous allons avoir un lycée de transformation de cuirs et peaux.

Pour le coordonnateur national de l’IPEQ, Zakaria Soré, ces manuels scolaires traduiront de façon concrète l’idée et la vision du Président du Faso, le camarade capitaine Ibrahim Traoré.

C’est déjà donc d’arriver à transformer de façon locale, de façon scientifique et industrielle ce que nous avons comme produit. Et pour arriver à cet objectif, il faut déjà avoir la compétence, il faut avoir les professionnels à la matière », a-t-il insisté. Pour M. Soré, l’objectif est de former des compétences dotées de patriotisme capables de pouvoir prendre ces matières premières et de faire sortir des produits finis, prêts à la consommation et respectant toutes les normes de santé et d’eau.

A l’entendre, ces lycées seront bientôt opérationnels pour les années scolaires à venir. Pour le ministre Zoungrana, avec la Révolution progressiste populaire (RPP), le gouvernement a pris la ferme résolution d’opérer un changement en profondeur des systèmes éducatifs. « Et cette étape constitue un pilier important de cette mutation. Cette année, ce que nous avons en ligne de mire, c’est d’achever la construction de ces quatre lycées spécialisés dans des domaines où il y a beaucoup de potentialités dans les régions », a indiqué Moumouni Zoungrana.

Pour lui, toutes ces réflexions seront menées lors de cet atelier pour qu’on ait des manuels qui vont orienter ces enseignements. « Nous parlons de la renaissance du système éducatif burkinabé avec 60% des sortants soient de la formation professionnelle technique. Il s’agit désormais d’aligner diplômes et compétences, pour que ces enfants ne soient pas seulement des enfants qui apprennent la théorie, et qui malheureusement, ne peuvent pas être utiles à eux-mêmes et à la société », a souligné

Moumouni Zoungrana

Emil SEGDA
Segda9emil@gmail.com

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