A l’issue de la première édition de l’immersion patriotique organisée à l’Académie de police de Pabré du 9 au 14 août 2026, au profit des journalistes par le ministère de la Sécurité, les participants confient leurs impressions.
Crépin Somda, l’Economiste du Faso : « Je retourne très satisfait de cette formation »
« Du 9 au 14 août 2026, 44 journalistes burkinabè ont pris part à une immersion initiée par le ministère de la Sécurité, en collaboration avec le ministère chargé de la Communication. Tout d’abord, au titre de cette participation, il faut savoir que c’est sur la base du volontariat que les journalistes ont été retenus. Durant les cinq jours de formation, nous avons été soumis au code militaire, c’est-à-dire la formation militaire de base qui consistait au garde à vous, repos, marche, comment tenir une arme. Nous avons eu droit aussi à des cours sur le patriotisme et le civisme, le secourisme de premier niveau et le secourisme tactique. Nous avons aussi eu droit à un partage d’expériences avec Liradan Philippe Ada, par rapport au reportage de guerre. Nous avons fini par une autre immersion au niveau du groupe d’intervention spéciale de la Police nationale à Baadnogo. Là-bas nous avons eu droit aux séances de tirs, après avoir découvert tout ce qu’il y a comme armement. Je retourne à Ouagadougou très satisfait de cette formation. Qui dit Révolution progressiste populaire parle de changement de mentalité et les journalistes ne sauraient rester en marge de cette dynamique. Cette immersion, nous a permis de mieux comprendre comment les FDS sont formées, dotées et mènent le combat sur le terrain. De retour dans nos rédactions, je suis sûr que la manière de relater les hauts faits des FDS va changer ».
David Zalando Bangba, SIG : « Nous avons surtout touché du doigt le professionnalisme des formateurs »
« J’ai eu le privilège de participer à l’immersion des professionnels des médias. Elle nous a permis de nous découvrir autrement et de beaucoup apprendre. Nous avons surtout touché du doigt le professionnalisme des formateurs, leur rigueur et leur quête permanente d’excellence. Dans un contexte marqué par l’insécurité, cette expérience nous rappelle l’importance de la discipline, de l’engagement, du sacrifice à la Nation et de la résilience ».
Alice Thiombiano, Faso 7 : « Nous ne restons pas fermés à l’idée de repartir de temps en temps pour des révisions »
« Je retiens d’abord que nos Forces combattantes sont des héros. Nous avons acquis plein de connaissances à travers l’école du soldat, notamment l’ordre serré, la marche, le montage et remontage de l’arme à feu (PA et kalachanikov), l’utilisation de l’arme elle-même. Nous avons aussi appris à gérer notre stress, ainsi que des notions sur le secourisme de premier niveau et le secourisme en environnement hostile. Cette formation nous a permis de nous éloigner de nos téléphones auxquels nous sommes très accrochés. Nous avons aussi compris le vrai sens de la phrase, « seul on va vite mais ensemble on va loin ». Tout se fait de façon coordonnée et ensemble. Le denier jour a été une séance de tir et aussi mise en situation réelle. C’est ce qui nous a permis de comprendre comment nos braves soldats travaillent sur le terrain malgré les intempéries dont la pluie. Après cette immersion, je comprends davantage leur travail et leur bravoure et je suis capable d’être sur le même terrain avec eux pour filmer leurs actions, afin d’informer les populations. Cette formation a aussi renforcé nos liens entre confrères. Ce que nous avons vécu ensemble nous rend désormais comme les membres d’une même famille, prêts à lutter pour le pays. Le temps ne nous a pas suffi. On espère que ce genre d’immersion continuera pour nos confrères et que les autorités augmenteront le nombre de jours la prochaine fois. Nous ne restons pas fermés à l’idée de repartir de temps en temps pour des révisions ».
Mamourou Benao, Globe infos.net :« une expérience pleinement voulue et consentie »
« L’immersion patriotique des professionnels des médias a été, pour moi, une expérience pleinement voulue et consentie. Personne n’a été forcé, ni à s’inscrire, ni à participer aux différents exercices proposés au sein de l’Académie de police. Cette immersion m’a permis de toucher du doigt le quotidien des policiers en général et particulièrement celui des moniteurs, communément appelés « monos ». Je tiens donc à encourager mes autres confrères à saisir les prochaines opportunités qui leur seront offertes, car, en réalité, le premier bénéficiaire de cette formation, c’est l’appelé lui-même.
Nous avons notamment été initiés au self-défense à travers les arts martiaux, à l’endurance à travers les marches et les différentes manœuvres, ainsi qu’au maniement de plusieurs armes à feu, notamment la Kalachnikov, le pistolet, la PKMS, le calibre 12, entre autres. Nous avons également été confrontés aux tactiques de combat et d’assaut ainsi qu’aux exercices de tir sur cibles, que nous avons exécutés avec détermination et application, notamment à Baadnogo. Vers la fin de notre séjour, une véritable familiarité s’était installée entre les appelés en immersion et le personnel de l’Académie. Au terme de cette expérience, je tiens à adresser mes sincères remerciements au gouvernement, particulièrement aux deux ministères impliqués. Cette immersion restera,
pour moi, une expérience humaine, patriotique et professionnelle qui dépasse largement le simple cadre d’une formation ».
Gloria Balo, Fadima Web tv : « Un grand merci à l’autorité qui a mis en place cette initiative »
« Nous avons eu l’occasion de faire partie de la première promotion des immergés. Durant cinq jours, nous avons eu l’occasion de vivre un tant soit peu les réalités de nos FDS. Nous avons appris plusieurs modules, notamment sur le patriotisme, le secourisme, comment monter et démonter une arme et comment tirer… La formation a été bénéfique pour nous. Nous profitons pour tirer notre chapeau à ces forces de défense et de sécurité qui œuvrent nuit et jour pour que la paix revienne au pays. Nous promettons, à partir de notre plume, d’apporter notre pierre à l’édifice pour que le pays retrouve totalement sa paix. Un grand merci à l’autorité qui a mis en place cette initiative. Si c’était à refaire, je suis prête à revivre cette immersion ».
Marcus Kouaman, Latribunedufaso.net, par ailleurs, président du comité technique de délivrance de la carte de presse et du laissez-passer : « en tant que responsable de médias, nous devons montrer le bon exemple »
« L’immersion patriotique pour les professionnels des médias est une bonne chose. J’y suis allé de plein gré car en tant que responsable de médias nous devons montrer le bon exemple. On nous a mis dans les conditions de formation des Forces de défense et de sécurité (FDS). Il s’agit principalement des exercices physiques (il faut être apte physiquement), le maniement des armes de guerre (arme individuelle et collective), le secourisme en milieu ordinaire et hostile, les techniques de self défense, le civisme et le patriotisme, l’éthique et la déontologie journalistique, le reportage de guerre et surtout la gestion du stress en milieu ordinaire et hostile. Nous avons pu allier la théorie et la pratique qui vont non seulement nous permettre de nous protéger et protéger nos proches dans un contexte sécuritaire difficile, mais aussi savoir nous comporter sur le théâtre des opérations lorsque nous serons en reportage avec nos FDS ».
Djétawendé Elie Ramdé, cadreur à l’AIB : « je suis apte pour accompagner la dynamique de la RPP »
« J’ai eu le plaisir de vivre une expérience inoubliable auprès de nos forces combattantes. Aujourd’hui, nous sommes dans un contexte de guerre imposé par les impérialistes, pour cela nous devons avoir des aptitudes physiques et mentales pour accompagner nos FDS sur les théâtres d’opérations. Par conséquent, cette initiative salutaire et louable m’a permis de me familiariser avec les outils de combats. Ce fut également un immense plaisir pour moi de renforcer les valeurs de professionnalisme, de patriotisme et surtout de l’engagement pour accompagner la dynamique de la reconquête de notre territoire national. Avec les aptitudes acquises durant ces cinq jours, je suis un journaliste apte pour accompagner la dynamique de la RPP engagée par nos autorités. Nous, journalistes participants, nous devenons des ambassadeurs de la vision du capitaine Ibrahim Traoré, chef de l’Etat, qui veut un Burkina libre et prospère. C’est le lieu pour moi de féliciter l’ensemble des participants pour leur engagement et leur patriotisme. Je saisis également l’occasion pour remercier tous nos encadreurs pour leur accompagnement. Enfin, du fond du cœur une mention spéciale aux autorités pour cette initiative qui permet aux journalistes d’aider nos FDS pour écrire les belles pages de notre histoire. Nous ne devrons plus laisser des journalistes de salon manipuler la conscience de nos peuples à travers des balivernes ».
Barkissa Sawadogo, radio Munyu de Banfora : « Nous saluons positivement cette initiative »
« Cette immersion fut une expérience enrichissante pour moi, parce que j’ai appris beaucoup de choses à savoir l’école du soldat, le secourisme, le maniement des armes et surtout comment s’y prendre si jamais on entend des coups de feu. La situation actuelle du pays l’oblige, nous devons être des journalistes engagés et patriotes afin de contribuer au retour de la paix dans notre cher pays le Burkina Faso. Je remercie les initiateurs de cette immersion à savoir le ministère de la Sécurité et le ministère de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme. Nous saluons positivement à sa juste valeur cette initiative et nous espérons qu’elle va se poursuivre les années à venir ».
Serge Bado, Fil info : « C’était une expérience enrichissante »
« D’abord il faut retenir que l’immersion s’inscrit dans une démarche de compréhension des réalités sécuritaires, l’appréhension de l’environnement opérationnel des forces engagées sur le terrain et aussi rendre compte des enjeux de défense et de sécurité avec davantage de précisions. Nos journées étaient faites de séances de sport, de conférences, d’exercices pratiques, des modules de secourisme, de maniement des armes de sécurité en milieu hostile et surtout d’une formation sur l’école du soldat. C’était une expérience enrichissante qui nous a permis de toucher du doigt les réalités vécues par nos forces de défense et de sécurité en milieu hostile. Contrairement à ce que certains médias occidentaux tentent de faire croire l’immersion a été volontaire. Aujourd’hui, nous sommes outillés et prêts à défendre notre nation. Sans prétention aucune, les quelques jours passés à l’Académie de police ont été bénéfiques. Je tiens à dire merci au ministère de la Sécurité et aussi à notre ministère de tutelle pour cette opportunité qui nous a été offerte ».
Roukiétou Soma, L’Observateur Paalga :« C’est une fierté pour moi de faire partie de la première cohorte »
« J’ai eu la chance de participer à plusieurs immersions, notamment une avec la Gendarmerie en 2022, du côté de Laongo et une autre, cette fois-ci, dans les zones reconquises en février de cette année. Chacune d’elles m’a permis d’acquérir de belles expériences. Cependant, la présente immersion, initiée par le ministère de la Sécurité en collaboration avec le département en charge de la communication se veut particulière. Il convient de noter qu’il s’agit d’une immersion patriotique, la première du genre, destinée aux professionnels des médias. C’est une fierté pour moi de faire partie de la première cohorte des appelés à l’immersion patriotique, composée de 44 journalistes venus des quatre coins du Burkina. Ma fierté est d’autant plus grande que j’ai dépassé mes limites pour réussir les différents exercices qui nous ont été proposés durant cette immersion. Celle-ci a nécessité un véritable engagement de notre part pour aller jusqu’au bout. Ce fut un moment d’apprentissage que j’ai particulièrement apprécié aux côtés des FDS. Nous évoluons dans un contexte sécuritaire particulier, ce qui exige davantage de rigueur dans le traitement de l’information. Grâce à cette immersion patriotique, je me sens apte à intervenir sur le terrain avec les FDS, afin qu’ensemble, chacun à sa manière, nous contribuons à la restauration de la paix dans notre cher Faso. Etant satisfaite de cette expérience, je souhaite qu’il y ait d’autres promotions, car l’objectif final est de renforcer le civisme, le patriotisme et l’engagement des acteurs des médias en faveur des idéaux de la Nation »
SoumailaBONKOUNGOU
Nadège YE






