
Le ministère de la Santé a organisé une cérémonie de graduation de la cinquième cohorte du programme de Formation en épidémiologie de terrain, niveau intermédiaire, le vendredi 17 juillet 2026, à Ouagadougou.
Dans un contexte marqué par la persistance des maladies à potentiel épidémique et l’émergence régulière de grandes menaces sanitaires, le renforcement des systèmes de santé s’impose comme une priorité stratégique. Fort de ce constat, le ministère de la Santé avec l’appui de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), à travers le programme de Formation en épidémiologie de terrain (FETP) niveau intermédiaire a formé 11 nouveaux gradués issus de la cinquième cohorte.
La cérémonie de graduation des bénéficiaires s’est tenue le 17 juillet 2026, à Ouagadougou. Le ministre de la Santé, Robert Kargougou, a rappelé que le programme FETP, initié après la crise d’Ebola, a renforcé les capacités de surveillance et de riposte aux urgences sanitaires. Il a souligné que ce renforcement passe par la formation de ressources humaines qualifiées, capables de détecter, analyser et répondre efficacement aux menaces. Exprimant sa gratitude à l’OMS, du Centre américain de contrôle et de prévention des maladies (US-CDC) et au Réseau africain d’épidémiologie de terrain (AFNET) pour leur soutien constant, il a salué l’engagement des gradués dont les travaux ont contribué à améliorer la surveillance épidémiologique.
« Vos travaux, vos investigations de terrain et votre participation active aux activités de riposte ont contribué au renforcement de notre système de santé publique et à l’amélioration de la surveillance épidémiologique », a-t-il indiqué. Enfin, il les a invités à rester pleinement mobilisés au service de la nation pour protéger la santé des populations.
Les partenaires réitèrent leur engagement
La représentante du chargé de l’OMS au Burkina Faso, Dr Inès Evelyne Da, quant à elle, a souligné que face à la recrudescence des urgences sanitaires en Afrique, le renforcement des compétences des professionnels de santé reste une priorité. Elle a mis en avant le rôle du programme FETP dans le développement des capacités de surveillance, d’investigation et d’analyse pour une meilleure prise de décision.
Elle a exprimé la fierté de l’OMS d’avoir accompagné la formation de la cinquième cohorte grâce au « Pandemic Fund », réaffirmant l’engagement de l’organisation à soutenir durablement le Burkina dans la préparation et la réponse aux urgences sanitaires. « L’OMS restera fidèle à son engagement d’amener tous les peuples au niveau de santé le plus élevé possible », a-t-elle conclu. Pour sa part l’ambassadrice des Etats-Unis au Burkina, Joann Lockard, a salué la cinquième cohorte du programme de formation en épidémiologie de terrain du Burkina Faso, mettant en avant le leadership du ministère de la Santé et l’engagement des partenaires comme l’OMS, US-CDC et l’AFNET.
Elle a souligné que les nouvelles compétences acquises permettront aux gradués de détecter plus tôt les épidémies, d’orienter des décisions fondées sur des données probantes et de protéger les communautés. Elle a rappelé que depuis plus de 15 ans, son pays accompagne le Burkina dans le renforcement de la surveillance et de la réponse aux épidémies. « Les Etats-Unis poursuivra son partenariat avec le Burkina Faso pour un avenir sanitaire plus résilient », a-t-elle réaffirmé.
Le représentant des nouveaux épidémiologistes, Dr Jules Valery Bonzi, a expliqué qu’après neuf mois de formation, ils ont appris à observer avec précision, à agir avec discernement et à communiquer avec impact. « Derrière chaque donnée se cache une vie humaine, derrière chaque courbe une réalité sanitaire, derrière chaque signal une opportunité de sauver des vies », a-t-il précisé. Il a rassuré aux autorités leur engagement à servir la Nation. « La cinquième cohorte, prend l’engagement de répondre aux menaces sanitaires et de servir comme sentinelles de la surveillance et de la riposte épidémiologique », a-t-il affirmé.
Abdoulaye BALBONE
Assami TIENDREBEOGO (Stagiaire)





