
La Ire édition du grand salon de la data en Afrique s’est tenue, les 15 et 16 juillet 2026, à Ouagadougou, sur le thème « construire l’écosystème data africain : formation, régulation, innovation et gouvernance ».
Africa Data Entry, une entreprise spécialisée dans la structuration des données, entre autres, entend contribuer à l’atteinte d’une souveraineté numérique effective au Burkina Faso, en particulier et en Afrique en général. C’est dans cette optique qu’elle a organisé en collaboration avec le ministère de la Transition digitale, des Postes et des Communications électroniques, la Ire édition du Grand salon de la data en Afrique (GSDA), les 15 et 16 juillet 2026, à Ouagadougou. Elle était placée sur le thème : « Construire l’écosystème data africain : formation, régulation, innovation et gouvernance ».
L’événement a aussi réuni des représentants des pouvoirs publics, du secteur privé, des universités, des centres de recherches, des startups, des investisseurs, des Partenaires techniques et financiers (PTF). Selon le promoteur du GSDA, Djibril Pamoussa, ce sommet qui regroupe des participants du Burkina Faso et d’autres pays africains, vise à mettre en lumière l’importance de la souveraineté numérique ainsi que la nécessité d’une maîtrise des données et de l’Intelligence artificielle (IA) adaptées aux réalités locales.
« Ce salon a été créé suite au constat selon lequel les entreprises souhaitent se digitaliser, mais elles n’ont pas les bons codes. Elles veulent directement aller vers l’intelligence artificielle sans comprendre qu’il faut travailler à avoir des données de grande qualité », a-t-il expliqué. Le promoteur du GSDA a signifié que les masters class, les panels sur la gouvernance de la donnée, l’innovation ont été des opportunités pour les participants de partager les expériences. « Il y a eu également des tables rondes et des formations à des métiers spécifiques de la donnée, telles que l’ingénierie, l’analyse, la data science et la data stratégique », a-t-il confié.
Le Secrétaire général (SG), représentant la ministre de la Transition digitale, des Postes et des Communications électronique, Michel Jonas Somé, a félicité le promoteur pour l’initiative qui est conforme à la vision des plus « hautes autorités ». pour lui, la question de la donnée est devenue un levier stratégique pour les Etats, les entreprises, la recherche et l’innovation. Parce qu’à son avis, elle éclaire les décisions publiques, améliore les politiques publiques, soutient la recherche scientifique, stimule l’innovation, renforce la compétitivité des entreprises et favorise la création de nouveaux services. « La capacité d’un pays à produire, collecter, organiser, protéger, héberger, surtout valoriser ses données est devenue un indicateur de sa puissance et de son autonomie », a-t-il déclaré.
Socle d’une gouvernance
Michel Jonas Somé a précisé que c’est tout le sens de l’action engagée par le gouvernement à travers les douze chantiers majeurs de la transformation digitale.
Il s’agit notamment du renforcement des infrastructures de connectivité, la construction de centres de données nationaux, la modernisation des plateformes numériques de l’administration, l’accélération de la dématérialisation des procédures administratives, etc. Le SG du ministère en charge de la transition digitale a mentionné que la vision dénommée « zéro données à l’extérieur » est le socle d’une gouvernance et d’une exploitation souveraine des données des administrations, des entreprises et des citoyens. En sus d’offrir un espace de dialogue, ce salon, selon lui, permet de découvrir des solutions innovantes et de promouvoir une gouvernance responsable de la donnée sur le continent.
Pour le représentant de la présidente de la Commission de l’informatique et des libertés (CIL), Hamidou Bandé, la thématique abordée fait écho aux missions et aux ambitions de sa structure. « La régulation et la gouvernance des données sont au cœur de nos actions. Et ce salon est une tribune d’échanges avec les autorités sur les meilleures pratiques, les défis communs et les solutions pour une protection des données personnelles efficaces en Afrique », a-t-il indiqué. Hamidou Bandé a salué la présence des responsables de l’instance de protection des données à caractère personnel du Togo, du Mali, à ce rendez-vous dédié à la data.
Aly SAWADOGO





