Le chemin de la liberté est un sentier parsemé de ronces
Entre les pieds nus du guerrier qui s’échine sous les chaines
Des éclats de verres jouaient les sangsues d’une cause perdue
Chaque pas du forcené laisse l’empreinte indélébile d’un idéal
La liberté ne se donne pas ; personne n’en vend en pièces détachées
La liberté ne s’achète pas ; seules ses chaines en série sont fabriquées
Nous naissons libres dans des bras de fer d’une humanité en cage dorée
Nous vivons comme le vent, notre destinée est la lie dissoute d’une cuve
Qui avait dit que nous naissions libres et égaux en droit et en dignité ?
Pourquoi y en a-t-il qui tendent la main, perclus sur des gisements inouïs ?
Pourquoi tous ces rapaces sur nos têtes à couper pour des pépites de terres rares ?
A quoi servent nos vies quand elles ne valent pas un carat ou un baril de péril ?
Jusqu’à quand vont-ils continuer à nous marcher sur les pieds sans remords ?
Jusqu’à quand, vont-ils se complaire à nous asservir pour se faire servir ?
Quand l’Afrique va-telle sortir de sa torpeur de sempiternel pusillanimes ronfleur ?
Quand va-t-elle enfin se libérer des chaines de l’indépendance pour crier “LIBERTE !”?
Contre vents et marées, les Etats de l’AES ont donné le ton de la marche glorieuse
Mais cette lutte ne se mènera et ne se gagnera pas avec un biberon en bandoulière
Parce que la liberté s’arrache à mains nues au prix de l’éternel sacrifice suprême !
Parce que notre liberté retentit plus qu’une royale cacophonie de basse-cour aphone !
Clément ZONGO
clmentzongo@yahoo.fr






