Tianjin en Chine : Une ville aussi riche en culture qu’en hauteur

D'une longueur de 415,2 mètres, la forme de la tour évoque une soucoupe volante suspendue

Dans le cadre de leur visite dans la ville de Tianjin, les participants au programme 2026 du Centre international de presse et de communication de Chine ont séjourné à la Tour « Tianta » et dans la vieille ville de Yangliuqing.

Si la ville de Tianjin est riche en culture, elle est aussi riche en hauteur. Et lorsqu’on évoque la hauteur de cette ville, on pense immédiatement à la Tour de Tianjin, ou « Tianta » qui mesure 415,2 mètres. Allongée, elle dépasserait la tour Eiffel de près de 100 mètres. Inaugurée en 1991, elle était l’un des premiers équipements intelligents de la Chine post-réforme. Jadis reconnue comme la plus haute d’Asie elle reste la 6e d’Asie et la 3e de Chine, membre de la Fédération mondiale des grandes tours. La tour de Tianjin possède une caractéristique unique au monde. C’est en effet la seule tour construite au milieu de l’eau. Autour d’elle se trouve le lac Tianta.

La tour de Tianjin est la seule au monde construite au milieu de l’eau

Les architectes ont creusé ce lac après la construction pour que la tour semble pousser directement hors de l’eau. La forme de la tour évoque une soucoupe volante suspendue. Des équipes venues de Wuhan, Xi’an, Pékin ont travaillé trois ans et quatre mois, bravant le vent et la neige, pour ériger cette tour de 100 000 tonnes. Au niveau du belvédère de la tour située à 253 mètres se dégage une vue panoramique à 360° sur toute la région de Tianjin.

La vieille ville de Yangliuqing abrite la résidence Shi, un ensemble architectural résidentiel de la fin de la dynastie Qing

L’un des sites d’attractions de la tour est la « Bibliothèque Tianta Xian», situé à 257 mètres et constituant la plus haute librairie du monde, avec près de 10 000 livres. Si la tour constitue un site touristique très attractif attirant de nombreux visiteurs, elle sert aussi de centre névralgique pour la diffusion de la télévision, couvrant plus de cent kilomètres.

Ce qui fait le charme de la ville de Tianjin est qu’elle allie modernité et traditions. Et on ne peut pas parler de tradition à Tianjin sans évoquer la vieille ville de Yangliuqing. Labà, pas de gratte-ciel mais une tradition millénaire où chaque famille sait peindre et colorier, décrivant ainsi les scènes de vie les plus chaleureuses et l’univers spirituel le plus vivant de la Chine populaire.

Le pavillon d’opéra situé au sein de la résidence est le théâtre privé résidentiel fermé le mieux conservé et le plus vaste de Chine

Situé au bord du Grand Canal Beijing-Hangzhou, la ville de Yangliuqing est réputée pour ses estampes sur bois. En effet, les estampes de Nouvel An chinois de Yangliuqing sont à la fois un symbole de la culture du Nouvel An chinois et un trésor de l’art traditionnel.

Un patrimoine culturel immatériel

La résidence Shi qui date de la dynastie Qing est vieille de plus de 150 ans.

Le bourg ancien abrite également d’autres éléments culturels caractéristiques, tels que la résidence Shi, ensemble architectural résidentiel de la fin de la dynastie Qing surnommé « la première grande demeure du nord de la Chine », ainsi que les découpages teintés de la famille Hao, considérés comme un art unique de Tianjin.  La résidence Shi constitue une vaste demeure traditionnelle datant de la dynastie Qing et vieille de plus de 150 ans. Elle couvre une superficie de 6 900 mètres carrés, pour plus de 3 850 mètres carrés de surface bâtie, et comprend 18 cours intérieures.

Les participants au programme CIPCC 2026 ont pris plaisir à tester l’art du découpage de papier de la famille Hao.

Son architecture présente un agencement typique de cours quadrangulaires imbriquées, avec des cours à l’intérieur des cours, un axe central clairement défini et un style majestueux. Le pavillon d’opéra situé au sein de la résidence est le théâtre privé résidentiel fermé le mieux conservé et le plus vaste de Chine. L’atelier d’estampes de Nouvel An chinois Yuchenghao, fondé en 1926, constitue l’atelier central de transmission du patrimoine culturel immatériel des estampes de Nouvel An chinois sur bois de Yangliuqing et représente l’un des rares lieux de l’ancien bourg à avoir conservé intégralement les techniques artisanales traditionnelles. L’atelier perpétue une fabrication entièrement manuelle suivant les étapes traditionnelles de « dessin, gravure, impression, mise en couleur et montage ». Dirigé par la maître Zhang Hong, héritière du patrimoine culturel immatériel, elle veille à préserver les savoir-faire anciens tout en ouvrant ses portes aux visiteurs pour des visites et des expériences pratiques. En séjour d’une journée sur le site, les participants au programme 2026 du Centre international de presse et de communication de Chine ont pris plaisir à tester l’art du découpage de papier de la famille Hao.

Lors de leur séjour, les journalistes africains ont apprécié le charme de Yangliuqing.

En tant que projet du patrimoine culturel immatériel de la municipalité de Tianjin, Hao Guifen, héritière de cinquième génération de cet art, a créé de manière originale la technique du « découpage teinté ». Elle a également développé des produits culturels et créatifs appréciés des jeunes générations, tels que de petits ornements décoratifs et des veilleuses.

Aujourd’hui, l’ancien bourg de Yangliuqing, guidé par le concept de « revitalisation des estampes de Nouvel An chinois », transforme les images traditionnelles bidimensionnelles en scènes dynamiques tridimensionnelles grâce à l’amélioration des espaces, à la mise en valeur lumineuse et à l’innovation artistique, réalisant ainsi une transformation remarquable, du « patrimoine culturel » vers une véritable « esthétique de vie ».

Nadège YAMEOGO

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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