Une nouvelle dynamique

Le Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, sur proposition du Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a opéré un remaniement du gouvernement, le lundi 12 janvier 2026. A première lecture, ce réajustement acte quatre départs, deux arrivées, la fusion de quatre ministères en deux et des changements de dénomination des départements ministériels.

Ce qui peut sembler comme un remaniement routinier marque pourtant une étape importante de la marche de la Révolution progressiste populaire (RPP), exactement un an après la mise en place du premier gouvernement Rimtalba, dans un contexte national toujours exigeant, mais porteur d’espoirs renouvelés.

En effet, après douze mois d’exercice, le gouvernement Rimtalba I a travaillé dans une dynamique de collégialité, de rigueur dans la gouvernance et la gestion vertueuse de la chose publique et surtout d’engagement patriotique.
Dans des conditions souvent difficiles, des acquis indéniables ont été enregistrés dans l’ensemble des secteurs de la vie nationale.

Le chantier prioritaire de la reconquête du territoire national a connu des avancées significatives (72%) grâce à la montée en puissance des Forces combattantes soutenues par un peuple résilient et confiant en un avenir meilleur. Parallèlement, la réinstallation progressive de plus d’un million de personnes déplacées internes dans les zones sécurisées a constitué un signal fort de retour à la normalité et de restauration de l’autorité de l’Etat.

La réorganisation administrative du pays qui passe de 13 à 17 régions et de 45 à 47 provinces, accompagne cette embellie sécuritaire qui porte en elle l’espoir que le Burkina viendra à bout de l’hydre terroriste. Sur le plan économique et social, les résultats engrangés méritent également d’être salués. L’autosuffisance alimentaire, au cœur de la vision présidentielle, a enregistré une performance historique avec une production céréalière estimée à près de 7 millions de tonnes.

Un exploit qui traduit les efforts conjugués des producteurs, de l’encadrement technique et des politiques publiques audacieuses mises en œuvre dans le monde rural à travers l’Offensive agropastorale et halieutique. Les secteurs de l’économie, des mines, des infrastructures, de la communication et de la lutte contre la corruption et la fraude ont, eux aussi, connu des avancées appréciables, contribuant à renforcer la confiance des populations dans l’action gouvernementale. C’est donc fort de ces acquis, mais conscient des défis à relever, que le chef de l’Etat a procédé à un réaménagement de l’Exécutif.

Le gouvernement Rimtalba II passe ainsi de 24 à 22 membres, avec une réduction de deux postes, quatre départs et deux nouvelles entrées. Ce resserrement, à l’entame de la nouvelle année 2026 est bien un choix stratégique visant à insuffler une nouvelle dynamique à l’action gouvernementale. Au-delà des hommes et des femmes, ce remaniement se distingue surtout par des fusions et des changements de dénominations de ministères. Ces réaménagements institutionnels traduisent une volonté politique de mieux incarner la vision de la RPP, recentrer l’action publique et renforcer la cohérence
des politiques sectorielles.

L’arrivée de nouveaux visages apporte du sang neuf, des compétences complémentaires et une énergie renouvelée, tandis que les fusions de départements permettent une meilleure rationalisation des ressources et une plus grande efficacité de l’action publique. La nouvelle
architecture met davantage l’accent sur la souveraineté alimentaire, la guerre contre le terrorisme, la solidarité, la construction de la patrie et la responsabilité des agents publics désormais affirmés comme des « serviteurs du peuple ».

Dans un pays engagé sur la voie de la reconquête de son intégrité territoriale et de sa souveraineté véritable, chaque ministère devient un front de combat au service de la Nation. Cela appelle les ministres, anciens comme nouveaux, à aller davantage
« au charbon », parce que tous, sans exception, sont des serviteurs du peuple et de l’intérêt général. Leur succès dépendra aussi de l’accompagnement sincère et
responsable des Burkinabè, de l’intérieur comme de la diaspora. Au plus haut sommet de l’Etat comme chez le citoyen des villes et campagnes, l’unité, le travail, l’ordre et la discipline demeurent les clés pour réussir les missions assignées au gouvernement Rimtalba II.
Rendez-vous donc sur les chantiers du patriotisme et de la construction de la Patrie !

Jean-Marie TOE

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