L’un des chocs des 8es de finale de la CAN 2025 au Maroc oppose ce 6 janvier 2025, à Marrakech, à 19h GMT, le Burkina à la Côte d’Ivoire. Ce duel entre voisins s’annonce épique pour une place en quart de finale.
Le match Etalons du Burkina-Eléphants de Côte d’Ivoire de ce 6 janvier 2025, au grand stade de Marrakech, a véritablement été lancé hier en conférence de presse d’avant-match des deux équipes. Ce traditionnel face-à-face entre les deux sélectionneurs, les deux joueurs de chaque formation (Arsène Kouassi du Burkina Faso et Jean-Philippe Krasso de la Côte d’Ivoire) et les journalistes burkinabè et ivoiriens a été particulièrement animé.
Chaque camp a essayé de jauger les intentions et la mentalité de l’autre avant les joutes sur la pelouse, avec parfois un brin de provocation sur quelques questions de journalistes ivoiriens. Morceaux choisis. « Arsène Kouassi, vous êtes Ivoirien né ivoirien. Vous jouez contre votre pays la Côte d’Ivoire. Le sentiment que ça vous fait de savoir que vous allez jouer contre votre pays et que vous allez chercher à éliminer votre pays à ce stade de la compétition ? ».
Question d’un journaliste ivoirien au latéral droit gauche burkinabè, Arsène Kouassi et réponse du défenseur de Lorient : « Aujourd’hui, le plus important, c’est le choix que j’ai fait de représenter le Burkina Faso. Et je ne regrette pas ce choix-là. Je vais tout donner pour que le Burkina soit fier de moi. Même si j’ai des liens forts avec la Côte d’Ivoire, j’ai de la famille et des amis là-bas, n’empêche que je veux gagner ce match contre la Côte d’Ivoire ».
En tous les cas, un match, même amical entre la Côte d’Ivoire et le Burkina Faso a toujours suscité des passions à fortiori un 8e de finale de CAN. La preuve, leur dernière rencontre en match amical le 19 novembre 2022, à Marrakech au Maroc, avec la victoire des Etalons (2-1) au terme d’un match âprement disputé. C’est dire qu’une grosse rivalité dans le football a toujours existé entre ces deux pays liés par l’histoire et la géographie.
Et le match de cet après-midi ne dérogera pas à la règle. Le moins que l’on puisse dire est qu’au vu de leurs trois matchs de poules (2 victoires et une défaite face à l’Algérie), le capitaine Bertrand Traoré et ses coéquipiers doivent hausser leur niveau de jeu, surtout au milieu de terrain et en attaque, s’ils veulent mettre en déroute les pachydermes venus d’Eburnie. Le bloc burkinabè dans l’entrejeu doit être compact et solide pour faire déjouer les expérimentés milieux de terrain ivoiriens.
Concentration et réalisme
Aussi, comme ils l’ont démontré lors de la phase de groupes, la grande force des Eléphants reste les couloirs où les ailiers Amad Diallo et Yan Diomandé, très techniques et rapides, ont été de vrais poisons pour les défenses adverses. Il faudra donc que les poulains du sélectionneur Brama Traoré restent concentrés durant tout le match afin de commettre le minimum d’erreurs possibles. En outre, la gaffe à ne pas commettre, comme ce fut le cas en match de poule face à la Guinée équatoriale, c’est de vendanger les nombreuses occasions de but.
Car, dans ce genre de rencontre, en général, les occasions ne sont pas légion et les attaquants burkinabè se doivent d’être cliniques devant les cages ivoiriennes. En effet, les tenants du titre ne sont pas aussi costauds dans tous les compartiments de jeu comme ils le laissent transparaitre. Leur axe central par exemple peut être mis en difficulté lors des ballons dans leur dos.
Les 8es de finale de cette CAN, débutés le 3 janvier dernier, nous ont donné à voir jusque-là des rencontres très disputées. Ce qui a fait dire à l’attaquant des Eléphants, Jean-Philippe Krasso, qu’il n’y a pas de petites équipes dans cette compétition. « Toutes les équipes ont leur mot à dire. Il faut jouer les matchs à fond quel que soit l’adversaire en face. Si le Burkina est en 8e de finale, c’est qu’il a mérité sa place. Nous savons qu’ils ont de la qualité. Ce sera un bon match », a-t-il ajouté. Quant à Arsène Kouassi, l’un des meilleurs Etalons depuis le début de la CAN, il a insisté sur le fait que ses coéquipiers sont prêts et sans stress pour ce derby.
« Nous savons que la Côte d’Ivoire est une grande nation de football. C’est à nous de rivaliser. Nous nous battrons pour nous qualifier », a indiqué le latéral gauche de Lorient, avant de lancer un appel aux uns et aux autres à tempérer leur ardeur : « Ce n’est qu’un match de football. Ça doit rester dans le cadre du football. Chaque équipe veut gagner … Après le match la vie continue ». Le choc ouest-africain au Grand stade de Marrakech débute à 19h GMT (20h heure locale).
Sié Simplice HIEN
Depuis Marrakech





