Baisse des prix des motos: la BMCRF mise sur le respect de la règlementation

Le présidium a soutenu que tous les acteurs doivent prendre toutes les dispositions. 

La Brigade mobile de contrôle économique et de la répression des fraudes a animé une conférence de presse sur la mise en œuvre de l’arrêté portant règlementation de la fabrication, de l’importation et de la distribution des cycles, cyclomoteurs et motocycles, le vendredi 5 juin 2026, à Ouagadougou.

Malgré l’importance des motocycles et cyclomoteurs dans la mobilité des populations, les Burkinabè ont du mal à se les procurer. Afin de donner des informations sur les raisons de la flambée des prix et des mesures pour résorber cette situation, la Brigade mobile de contrôle économique et de la répression des fraudes (BMCRF) a animé une conférence de presse sur les nouvelles règlementations, le vendredi 5 juin 2026, à Ouagadougou.  Selon le coordonnateur de la BMCRF, Sanibè Faho, la flambée des prix des motos est liée à un ensemble d’insuffisances. « Il s’agit de l’absence de transparence dans la chaine d’approvisionnement, des pratiques frauduleuses et de la contrefaçon », a-t-il cité, entre autres.

Pour le camarade Faho, la relecture des textes règlementaires s’est avérée nécessaire afin d’adapter le dispositif juridique aux réalités du marché. D’où l’adoption de l’arrêté interministériel n° 2026-00319/MICA/MATM/MSECU/MAERAH/MEF du 26 mai 2026 portant règlementation de la fabrication/montage, de l’importation et de la distribution de cycles, de cyclomoteurs et de motocycles.

Sanibè Faho a souligné que la réforme a pour ambition de créer un environnement favorable aux investissements dans le secteur et de favoriser l’émergence d’acteurs professionnels capables d’offrir aux consommateurs des produits de qualité. Face aux efforts d’adaptation, le gouvernement, a-t-il confié, a prévu des délais de mise en conformité. Les fabricants/unités de montage disposent jusqu’au 25 mai 2027 pour satisfaire aux exigences de la nouvelle réglementation. Quant aux importateurs et distributeurs, a-t-il dit, ceux-ci disposent jusqu’au 25 août 2026, pour se conformer aux dispositions de l’arrêté.

L’agrément imposé désormais à tous

Le coordonnateur de la BMCRF a confié aux journalistes que le nouvel arrêté impose l’extension de l’agrément à tous les acteurs du secteur. Il a indiqué que l’agrément constitue à la fois une autorisation préalable et une obligation continue. « Il vise à professionnaliser les acteurs, à garantir la conformité, la transparence et la sécurité des activités exercées », a-t-il renchéri.

Sanibè Faho a souligné que la délivrance de l’agrément est conditionnée par la constitution et la soumission d’un dossier complet à l’autorité compétente, la transmission périodique d’informations, la soumission aux contrôles et inspections et le respect des obligations légales et réglementaires. En réponse aux questions des journalistes, le présidium a rassuré qu’à l’expiration des délais impartis, les services compétents procéderont à des contrôles, afin de garantir l’application effective des dispositions règlementaires sur l’ensemble du territoire national. « Tout manquement constaté exposera les contrevenants aux sanctions prévues par la réglementation en vigueur », a-t-il insisté, en invitant les consommateurs à une franche collaboration.

                                                                  Gbetcheni Constantin Bertrand KAMBIRE

                  (Collaborateur)

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