Cadre de concertation secteur santé: établissements publics et privés misent sur la mutualisation des ressources

Les acteurs publics et privés du secteur de la santé se sont réunis pour renforcer leur collaboration au service d’un système de santé plus performant et accessible.

Le ministère de la Santé a organisé la IIe session 2026 de la rencontre semestrielle du cadre de concertation entre le ministère et le secteur privé, vendredi 5 juin 2026, à Ouagadougou.

Le ministère de la Santé veut renforcer sa collaboration avec le secteur privé en vue d’améliorer l’offre de soins au profit des populations. C’est dans ce cadre que le département a organisé la IIe session 2026 de la rencontre semestrielle du cadre de concertation entre le ministère de la santé et le secteur privé de santé, vendredi 5 juin 2026, à Ouagadougou.

La rencontre s’est tenue sur le thème « La mutualisation des ressources entre le secteur public et le secteur privé ». Selon le secrétaire général du ministère de la Santé, Joël Arthur Kiendrébéogo, ce cadre de dialogue a pour mission de discuter des préoccupations en lien avec tous les aspects du secteur privé de santé, notamment les conditions d’exercice, la régularisation, la promotion et le financement du secteur privé ainsi que la complémentarité entre secteur public et privé de santé.

Le secrétaire général du ministère de la Santé a indiqué que cette première session de l’année 2026 se tient dans un contexte marqué par la mise en œuvre de plusieurs réformes visant à améliorer les performances du système de santé. « Elles concernent le renforcement de la gouvernance et du leadership, l’amélioration de l’offre de soins ainsi que la réponse aux urgences sanitaires », a-t-il précisé. Il a souligné que la réussite de ces réformes passe par une forte mobilisation de l’ensemble des acteurs du secteur de la santé. De son avis, l’objectif est d’offrir à toutes les populations des soins et services de santé de qualité à travers une offre complémentaire portée aussi bien par les structures publiques que privées.

L’apport du privé salué

« Les réflexions porteront sur des domaines stratégiques tels que l’imagerie médicale, les laboratoires d’analyses biomédicales, ainsi que la digitalisation des procédures engagées par le ministère », a-t-il confié.  M. Kiendrébéogo a, en outre, salué l’apport du secteur privé dans plusieurs domaines, en matière d’information sanitaire et de surveillance épidémiologique, où les performances enregistrées dépassent 90 %.

Quant au président de la Fédération des acteurs du secteur privé de santé du Burkina Faso (FASPB), Diédon Alain Hien, il a salué l’engagement du ministère de la Santé à œuvrer pour l’amélioration de l’offre et la qualité des soins, des services et des prestations de santé au profit des populations. « Cette IIe session témoigne de notre volonté commune de faire du dialogue et de la collaboration, des leviers essentiels pour relever avec résilience les défis de notre système de santé », a-t-il déclaré.

Le président de la FASPB a aussi souligné que dans un contexte marqué des défis sécuritaires et économiques, le renforcement de la collaboration entre les secteurs public et privé demeure indispensable pour garantir aux populations un accès équitable à des soins de santé de qualité. M. Hien a exprimé l’espoir que les échanges permettent de dégager des propositions concrètes, notamment en matière de mutualisation des ressources, considérée comme un levier essentiel du partenariat public-privé en santé.

Abdoulaye BALBONE

Astride OUEDRAOGO

(Stagiaire)

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