Campagne agricole humide 2026 : plus de 332 000 tonnes de céréales attendues dans le Yaadga

Dans ce bas-rizicole à Zamdogo, plus de 120 tonnes de riz son attendus par la coopérative Wend-Manegda.

Dans les champs, les premières observations effectuées dans plusieurs exploitations dans la région de Yaadga sont encourageantes. Producteurs et agents des services techniques affichent leur optimisme pour une saison prometteuse. Une équipe de la direction régionale en charge de l’agriculture conduite par le premier responsable Bernard Sawadogo était sur le terrain, le lundi 31 août 2026, pour constater la physionomie des cultures et échanger avec les producteurs.

La visite a débuté dans un bas-fond rizicole d’une superficie 31 ha aménagé dans le cadre du projet RESI 2P au profit des populations réunies autour de la coopérative Wend-Manegda. Ce bas-fond rizicole est situé dans le village de Zamdogo dans la commune rurale de Kalsaka, à une centaine de kilomètres de Ouahigouya. Présent sur ce site, le directeur régional de l’agriculture et ses collaborateurs ont exprimé leur optimisme général quant à l’atteinte de l’objectif souhaité pour les récoltes. Zackaria Kiémdé, président de la coopérative en charge de l’exploitation du bas-fond rizicole s’est réjoui de l’état de la campagne et de l’accompagnement des autorités.

« Nous sommes vraiment satisfaits de l’accompagnement de l’Etat. Le travail est devenu plus facile avec l’appui que nous recevons des services techniques en charge de l’agriculture. Le riz se développe bien. Si la pluviométrie est bonne jusqu’à la fin de la campagne, nous pensons pouvoir obtenir un bon rendement », a-t-il affirmé.
Après Zamdogo, l’équipe de la direction régionale s’est retrouvée dans un champ de maïs de variété Wari d’une superficie d’environ 3 hectares (ha) dans le village de Touko. Ce champ a été réalisé grâce à l’accompagnement des services techniques de l’agriculture.

Boukary Sawadogo, cultivateur : « je suis très content de mon champ de maïs. J’ai bénéficié des autorités de 30 kilogrammes de cette variété dénommée Wari et après 37 jours des semis, les résultats nous donnent l’espoir ».

Boukary Savadogo, responsable du champ de maïs a exprimé sa joie pour l’accompagnement qu’il a bénéficié des services techniques d’agriculture du Yaadga. « Je suis vraiment très content de mon champ de maïs. J’ai bénéficié des autorités, 30 kilogrammes de semence de cette variété dénommée Wari et après 37 jours des semis, les résultats nous donnent de l’espoir de faire de bonnes récoltes. Comme vous le constater, le champ nous donne beaucoup d’espoir.

Nous remercions l’Etat pour tous les efforts qui sont faits en faveur des producteurs. Nous avons bénéficié de l’accompagnement et des conseils des agents de l’agriculture. Nous sommes confiants », a-t-il déclaré. Sur le terrain, les champs observés sont rassurants. Dans les deux bas-fonds visités, le riz présente une physionomie globalement satisfaisante.

Les cultures sont bien installées et l’entretien des parcelles témoigne de la mobilisation des exploitants. A côté de ces champs, d’autres spéculations affichent une bonne croissance.
Selon le directeur régional en charge de l’agriculture de Yaadga, Bernard Sawadogo, cette sortie avait pour objectif de toucher du doigt les réalités de la campagne agricole, d’apprécier l’évolution des spéculations et de recueillir les préoccupations des producteurs.

L’accompagnement de l’Etat salué

« Nous sommes satisfaits de ce que nous avons vu sur le terrain. Les producteurs ont travaillé et ont suivi les conseils des agents des services techniques et les cultures évoluent normalement. Cela nous donne de l’espoir pour la suite. Pour cette campagne agricole humide, le gouvernement a réaffirmé sa volonté d’accompagner les producteurs de la région afin que la sécurité alimentaire soit une réalité au bonheur de la population », a-t-il précisé.

Le technicien supérieur en d’agriculture chef de la ZATA de la commune de Kalsaka, Boukari Belem : « notre rôle est d’accompagner les producteurs tout au long du cycle de production ».

Il a ajouté : « pour la région de Yaadga, c’est plus 286 tonnes de semences améliorées, plus 3140 tonnes d’engrais et 3524 ha de terres labourées pour accompagner les producteurs de la région. Nous disons merci au camarade capitaine Ibrahim Traoré, au ministre de l’agriculture, de l’eau pour leur vision et surtout les efforts énormes consentis pour accompagner le monde paysan. Avec tous ces appuis techniques, nous attendons plus de 332 571 tonnes de céréales au niveau de la région de Yaadga», a-t-il indiqué.

L’espoir de faire de bonne récolte

A en croire le directeur régional, Bernard Sawadogo, la réussite de la campagne agricole ne dépend toutefois pas uniquement des appuis publics. Elle repose également sur lamobilisation et la discipline des producteurs dans la conduite des opérations culturales. Il a ainsi appelé les exploitants de Yaadga à ne pas relâcher leurs efforts.

L’entretien régulier des champs, la lutte contre les mauvaises herbes, la surveillance des attaques éventuelles de ravageurs et le respect des itinéraires techniques doivent, selon lui, demeurer des priorités. Le responsable régional a par ailleurs invité les producteurs à se rapprocher davantage des services techniques déconcentrés afin de bénéficier des conseils appropriés. « Nos agents sont sur le terrain.

Les producteurs doivent les approcher chaque fois qu’ils rencontrent une difficulté. Nous sommes là pour les accompagner », a-t-il assuré. Boukari Belem est technicien supérieur en agriculture et chef de Zone d’appui technique d’agriculture (ZATA) de la commune
de Kalsaka. « Notre rôle est d’accompagner les producteurs tout au long du cycle de production. Nous les aidons à identifier les bonnes pratiques, à respecter les périodes et les techniques d’entretien des cultures et à réagir rapidement lorsqu’un problème apparaît.

Après 37 jours des semis, le champ de maïs de varité Wari de Boukary Savadogo du village Touko donne laisse l’espoir de faire d’une bonne récolte.

A Kalsaka, nous avons une dizaine de bas-fonds aménagés au profit pour la production afin que l’autosuffisance alimentaire soit une réalité conformément à la vision des autorités. Au vu de ce que nous observons aujourd’hui, nous espérons faire de bons rendements. Par exemple, au niveau du bas-fond rizicole de Zamdogo, avec des estimations de 4 tonnes à l’hectare, nous espérons récolter plus de 120 tonnes de riz », a-t-il expliqué.

Des agents techniques et producteurs très confiants

Toujours dans la commune de Kalsaka, dans le village de Ouatinoma, c’est un bas-fond rizicole d’une superficie de 17 hectares (ha) qui a été également aménagé par l’Etat pour la production du riz. Boukari Zida est le président du Comité villageois de développement

Les responsables de la direction régionale de l’agriculture de Yaadga invite les producteurs à suivre les consignes des services afin de faire de bons rendements agricoles.

(CVD) et président de la coopérative Nabonswendé de Ouatinoma. « Le travail est devenu plus facile avec l’appui que nous recevons des services techniques présents à nos côtés. Le riz se développe bien pour le moment.

Si, la pluviométrie est bonne jusqu’à la fin de la campagne, nous pensons faire de bons rendements. Nous avons vraiment bénéficié divers appuis techniques et matériels. Cela a été possible grâce à la vision éclairée du camarade capitaine Ibrahim Traoré et le ministre en charge de l’agriculture qui ont fait de la production agricole, l’une des priorités pour notre souveraineté alimentaire. Nous, agriculteurs, ne pouvons que dire merci aux autorités pour leur vision audacieuse », a-t-il confié.

Bassirou BADINI

bassirouba264@gmail.com

 

 

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