Cérémonial d’hommage à Thomas Sankara : Célestin Simporé demande aux jeunes de participer à la construction de la Nation

Le cérémonial militaire a été assuré par le groupement d’escorte et d’honneur de la Gendarmerie nationale.

Le traditionnel cérémonial d’hommage militaire au Président Thomas Sankara et à ses compagnons s’est déroulé le jeudi 3 septembre 2026, au Mémorial Thomas-Sankara, sous la présidence du ministre de la Guerre et de la Défense patriotique, le général de division Célestin Simporé.

Pour la 11e fois, le cérémonial d’hommage militaire au Président Thomas Sankara et à ses compagnons s’est tenu le jeudi 3 septembre 2026. Au fil des mois, la Nation reste fidèle aux hommages militaires mensuels rendus en mémoire du capitaine-Président Thomas Sankara et à la Révolution démocratique et populaire (RDP). Pour ce mois, l’activité a été placée sous la présidence du ministre de la Guerre et de la Défense patriotique, le général de division Célestin Simporé.

Comme à l’accoutumée, les tambours et trompettes militaires de la fanfare de la

Le ministre de la Guerre et de la Défense patriotique, le général de division Célestin Simporé : « la mémoire du capitaine Sankara nous interpelle aussi sur nos responsabilités ».

Gendarmerie nationale ont résonné à la place du Mémorial Thomas-Sankara, en présence du personnel du ministère de la Guerre et de la Défense patriotique. Sonnerie aux morts et protocole militaire ont été assurés par le groupement d’escorte et d’honneur dont la cavalerie et l’escadron d’escorte de la Gendarmerie nationale.

Le ministre d’Etat, ministre de la Guerre et de la Défense patriotique a fait savoir que ce rendez-vous mensuel d’hommage de la Nation au père de la Révolution n’est pas seulement un devoir de mémoire. Selon lui, il est aussi une affirmation renouvelée de l’engagement du Burkina Faso pour la dignité, la souveraineté et la justice sociale.

« Thomas Sankara fut, pour beaucoup d’entre nous, un visage de la lutte pour l’émancipation collective. Il défendait avec courage et vigueur l’idée que notre peuple doit reprendre en main son destin, libéré des dépendances et des fatalités qui entravent le progrès », a affirmé Célestin Simporé.

Il a indiqué que le cérémonial honore également les idéaux qu’il portait, notamment la promotion des droits de l’homme, l’émancipation de la femme, l’accès à l’éducation et à la santé pour tous, la lutte contre la corruption et la construction d’un Etat au service du

Le ministre chargé de la Culture, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo : « nous ne pouvons pas construire le Burkina Nouveau si nous ne nous inscrivons pas dans une dynamique révolutionnaire ».

peuple. « Ses valeurs demeurent une boussole pour nos politiques publiques et pour le quotidien de nos concitoyens », a assuré le ministre d’Etat chargé de la Défense patriotique.

Les idéaux du père de la Révolution 1983, une source d’inspiration

Il a ensuite rendu hommage à l’ensemble du peuple burkinabè qui sert avec dévouement la Nation. Aux forces de défense et de sécurité, aux VDP, aux personnels civils de l’Etat, aux enseignants, aux soignants, aux agriculteurs, aux acteurs de la société civile, il a souligné que leurs efforts sont la véritable force du Burkina. Le ministre chargé de la Guerre a aussi rappelé le rôle de la jeunesse dans la construction du pays.

Dans ce sens, il a demandé aux jeunes de puiser dans la mémoire des grandes figures nationales, la force d’innover, de défendre la dignité humaine et d’œuvrer pour une société plus juste. « Soyez des citoyens engagés, critiques, solidaires et responsables. Que les idéaux du père de la Révolution 1983 soient aussi une source d’inspiration pour la Révolution progressive populaire sous le leadership du capitaine Ibrahim Traoré », les a-t-il exhortés.

Le cérémonial militaire a mobilisé l’ensemble du personnel du département en charge de la guerre.

Pour sa part, le ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, a rappelé que ce cérémonial a été institué par le Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré. Il a ajouté qu’il est convaincu que le Nouveau Burkina ne peut se construire que dans une dynamique révolutionnaire. « Au-delà du cérémonial militaire qui se tient au mémorial, le site revêt un caractère mémoriel et symbolique, au point où partout en Afrique, les gens souhaiteraient visiter le Mémorial », a-t-il poursuivi.

Le ministre chargé de la Culture a rappelé que la mise en œuvre du projet de construction du Mémorial se poursuit. « J’invite les Burkinabè à s’engager résolument pour la mise en œuvre du projet faire du Mémorial une référence internationale », a-t-il déclaré. Pingdwendé Gilbert Ouédraogo a annoncé que le ministère de la Guerre et de la Défense
patriotique a remis une contribution de 5 millions FCFA pour les travaux.

Soumaïla BONKOUNGOU

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