Centres pénitentiaires du Burkina: la campagne agricole humide 2026-2027 lancée

Le ministre d’Etat, ministre de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources animales et halieutiques, commandant Ismaël Sombié, coupant le ruban en signe d’inauguration du bâtiment

Le ministre d’Etat, ministre de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources animales et halieutiques, commandant Ismaël Sombié, a lancé la campagne agricole humide 2026-2027 en milieu carcéral, samedi 30 mai 2026, à Baporo.

Le ministre d’Etat, ministre de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources animales et halieutiques, commandant Ismaël Sombiéle a lancé le 30 mai 2026, à Baporo, la campagne agricole humide 2026-2027 dans les centres pénitentiaires du Burkina Faso. La cérémonie a enregistré la présence des membres du gouvernement, des gouverneurs des régions de Nando, Adama Jean-Yves Béré et des Bankuy, Pierre Babo Bassinga, ainsi que des détenus transférés en provenance des différentes maisons d’arrêt du pays. Pour lui, ces activités agricoles vont permettre aux prisons de se nourrir elles-mêmes.

Le ministre d’Etat chargé de l’Agriculture a souhaité une production massive sur le site et nourrit l’espoir de voir de ces activités agricoles s’étendre sur tous les centres pénitentiaires du Burkina. « Un détenu doit être productif même s’il est en conflit avec la loi. Il doit continuer son processus de socialisation et nous devons veiller à cela. C’est à ce titre que les différentes innovations ont été apportées », a-t-il expliqué. Pour les pensionnaires, le cadre est salutaire. C’est le cas de S.C.

« Mon passage à Baporo va me permettre d’apprendre un métier afin de se prendre en charge dans le futur », a-t-il dit. Le directeur du centre pénitentiaire agricole de Baporo, l’inspecteur Roland Kafando, pour sa part, a confié que depuis des années sa structure s’efforce de transformer la peine en opportunité et la terre en espoir. Il a ajouté que cette cérémonie témoigne de l’importance que le gouvernement et ses partenaires accordent à la réinsertion sociale par le travail agricole. « Pour la présente campagne humide, le centre va emblaver 300 hectares dont 100 hectares de riz, 75 hectares de maïs, 100 hectares de sorgho et 25 hectares de niébé pour un résultat attendu 782 tonnes pour l’ensemble des spéculations », a-t-il révélé.

Roland Kafando a informé que la population carcérale de Baporo est composée de condamnés bénéficiant de la commutation de leurs peines en travail d’intérêt général et des pensionnés sous régime de semi-liberté. Il a assuré que ces condamnés ne subissent pas seulement leurs peines, ils apprennent, produisent et se reconstruisent. L’administration pénitentiaire constitue un maillon essentiel de la chaîne judiciaire burkinabè. Elle ne veut pas être perçue comme un simple espace de privation de liberté.

L’Etat, attaché au respect de la dignité des détenus

Le nouveau bâtiment qui servira de dortoir pour les détenus du centre pénitentiaire de Baporo matérialise la volonté du gouvernement d’humaniser les prisons.

Elle se veut un cadre d’encadrement, d’éducation, de responsabilisation et de préparation à la réinsertion sociale. C’est dans cette vision que s’inscrivent les réformes engagées par le gouvernement pour améliorer durablement les conditions de détention, renforcer les capacités d’accueil des établissements pénitentiaires et promouvoir une approche davantage humaine et productive de l’exécution des peines. Ainsi le ministre d’Etat, ministre de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources animales et halieutiques, commandant Ismaël Sombié, a inauguré un bâtiment d’accueil de 500 places pour des détenus, au centre pénitentiaire agricole de Baporo.

Le porte-parole de la délégation gouvernementale, le ministre de la Justice, Edasso Rodrigue Bayala, a déclaré que cette céré-monie traduit la volonté constante du gouvernement, de poursuivre la transformation structurelle de l’administration pénitentiaire, afin d’en faire un véritable instrument de réinsertion sociale, de promotion de la dignité humaine et de contribution au développement national. « En mettant à la disposition du centre pénitentiaire agricole de Baporo cette infrastructure moderne, l’Etat réaffirme son attachement au respect de la dignité inhérente à toute personne humaine, y compris en situation de détention », a-t-il poursuivi. Edasso Rodrigue Bayala a expliqué que ce bâtiment va contribuer à améliorer les conditions d’hébergement des pensionnaires, réduire les contraintes liées à la capacité d’accueil du centre et offrir un environnement plus approprié à la prise en charge des détenus. Il a estimé que le nouveau bâtiment symbolise l’ambition collective de moderniser l’administration pénitentiaire et de bâtir des établissements davantage adaptés aux exigences contemporaines de gouvernance pénitentiaire.

Evariste YODA

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