
La première édition du festival « Wan Buamu Kien » s’est tenue les 30 et 31 mai 2026 à Houndé, province du Tuy. L’objectif de ce festival est de valoriser le patrimoine culturel bwa de la province.
«Contribution de nos valeurs culturelles de référence au développement socio-économique des populations dans un contexte de crises ». C’est sur ce thème que s’est tenue la première édition du festival « Wan Buamu Kien » les 30 et 31 mai 2026 à Houndé, dans la province du Tuy. Placé sous le patronage du ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, l’événement a connu la participation du ministre de la Construction de la Patrie, Mikaïlou Sidibé et du ministre délégué auprès du ministre d’Etat, ministre de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources animales et halieutiques chargé des Ressources animales, Amadou Dicko, respectivement le parrain et coparrain.
Selon les organisateurs, ce festival est né pour sauver et transmettre l’héritage culturel bwa à la jeune génération. Pour le président du comité d’organisation et représentant du promoteur, Dofinita Kani, l’objectif principal de cette initiative est de réhabiliter les valeurs culturelles locales afin de les transmettre aux générations futures. « Nous avons compris qu’à un moment donné, la culture se perdait. Les jeunes ne s’y intéressaient plus et certaines danses étaient en voie de disparition. Il fallait donc réagir et reva- loriser notre culture », a-t-il indiqué. A l’en croire, la culture demeure l’un des piliers essentiels de l’identité d’un peuple. « Tout ce qui nous reste, c’est la culture.
Si nous la perdons, nous perdons également notre identité », a-t-il insisté. Le représentant du promoteur a également souligné la nécessité de fédérer les différentes composantes culturelles de la province du Tuy afin de créer une dynamique collective autour de la préservation des traditions. Il a notamment évoqué l’importance des pratiques sociales traditionnelles, des cérémonies coutumières et de la gastronomie locale dans le renforcement de la cohésion sociale. « Certaines personnes ne comprennent plus l’importance de nos traditions. Pourtant, elles contribuent à l’unité des communautés et au vivre-ensemble », a-t-il affirmé.
La culture comme fondement de la construction de la patrie

Quant au parrain du festival, le ministre de la Construction de la Patrie, Mikaïlou Sidibé, il a salué l’engagement du promoteur ainsi que celui du conseil communal des coutumiers de Houndé pour la mise en œuvre de cette initiative. Pour lui, la construction de la patrie ne repose pas uniquement sur les infrastructures ou le développement économique, mais également sur les dimensions culturelles, morales et spiri- tuelles. « Une nation forte est une nation qui connaît son histoire, protège ses traditions, valorise ses savoirs endogènes et transmet ses valeurs aux générations futures », a-t-il soutenu.
Selon lui, le festival « Wan Buamu Kien » s’inscrit parfaitement dans cette dynamique en offrant un cadre de valorisation du patrimoine culturel local, de transmission des connaissances traditionnelles et de promotion du dialogue interculturel. Dans un contexte marqué par de multiples défis sécuritaires et sociaux, Mikaïlou Sidibé estime que ce type d’initiatives contribue à renforcer l’unité nationale. « Nous avons plus que jamais besoin d’espace comme celui-ci qui favorise l’unité, la solidarité, le dialogue intergénérationnel et le brassage culturel. La patrie se construit lorsque les Burkinabè, dans leur diversité, se retrouvent autour de ce qui les unit », a dit Mikaïlou Sidibé.
Durant les deux jours de festivités, les participants ont eu droit à un riche programme d’activités mettant en valeur la culture bwa. Des prestations de troupes de danses, des sorties de masques traditionnels, des animations culturelles et des spectacles artistiques ont rythmé l’événement. Selon les organisateurs, ce programme a été initié afin de permettre au public de découvrir toute la richesse du patrimoine culturel local. Des délégations venues d’autres localités ont également pris part aux festivités dans un esprit de brassage culturel et de partage d’expériences.
Noufou NEBIE





