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lundi, 5 octobre 2026
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Coopération Burkina Faso-Banque mondiale : le nouveau cadre de partenariat Pays 2026-2031 lancé

Les différentes parties prenantes ont formulé des observations pour la réussite …

La ministre déléguée chargée du Budget, représentant le ministre de l’Economie et des Finances a lancé le nouveau cadre de partenariat pays 2026-2031 entre le Burkina Faso et le groupe de la Banque mondiale, vendredi 2 octobre 2026, à Ouagadougou.

Le Burkina Faso et la Banque mondiale renforcent leur coopération à travers un nouveau Cadre de partenariat pays (CPP) pour la période 2026-2031. Le lancement officiel de ce référentiel est intervenu, vendredi 2 octobre 2026 à Ouagadougou, sous la présidence de la ministre déléguée chargée du Budget, Fatoumata Bako, représentant le ministre de l’Economie et des Finances. Le nouveau Cadre porte sur quatre axes d’intervention dans des secteurs clés du développement national. Il s’agit d’améliorer le capital humain à travers des projets dans l’éducation de base, la santé, la nutrition et la résilience des infrastructures sociales, ainsi que de renforcer la productivité agricole et l’accès à l’énergie et aux services financiers.

Le Cadre prévoit également de renforcer les services de base dans les villes et les communautés les plus vulnérables. La ministre Bako a exprimé sa satisfaction quant à l’alignement de ce nouveau référentiel sur les orientations stratégiques nationales. Elle a affirmé la volonté du gouvernement de promouvoir la souveraineté dans ses choix de développement, tout en appelant à davantage de flexibilité et de célérité dans l’exécution des projets. « La réussite de ce nouveau cadre reposera donc sur des engagements clairs, une responsabilité partagée et une exigence commune de résultats », a martelé Fatoumata Bako. Elle a ajouté que le gouvernement veillera à ce que les opérations retenues répondent aux priorités du plan Relance 2026-2030 et produisent des effets concrets sur les conditions de vie des populations.

Le vice-président de la Banque mondiale pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, Ousmane Diagana, a rappelé que le portefeuille de la Banque mondiale au Burkina Faso comprend actuellement 29 projets pour près de 4 milliards de dollars. « Notre portefeuille a poursuivi sa croissance, passant de 2,7 milliards de dollars en 2020 à près de 4 milliards de dollars en 2025 avec 29 projets actifs couvrant des secteurs clés du développement », a-t-il soutenu. Il a insisté sur la nécessité d’accélérer la mise en œuvre des actions au profit des
populations. « Nous nous engageons à être flexibles, à innover dans nos modalités de supervision, à renforcer nos mécanismes de suivi à distance et à concentrer nos ressources là où nous disposons d’un véritable avantage comparatif », a-t-il rassuré.

Pour un partenariat plus souple

…du nouveau cadre de partenariat pays 2026-2031

Les ministres et représentants des différents secteurs stratégiques ont réaffirmé la nécessité d’un partenariat plus agile.
Le secrétaire général du ministère de la Construction de la Patrie, Ollo Palenfo, représentant son ministre, a notamment soulevé la lourdeur des processus d’obtention des avis de non-objection, qui entraîne, selon lui, des délais dans la réalisation des projets. « Pourtant, dans un pays comme le nôtre, nous réalisons beaucoup de choses en peu de temps. Et quand un avis de non-objection doit nous consommer un semestre, voire plus, c’est comme une perte de temps pour nous », a-t-il dit.

Il a souhaité que le groupe de la Banque mondiale travaille à faciliter la délivrance de ces avis.Du côté du département en charge de la solidarité et de la famille, l’accent est mis sur la réorientation des projets communautaires. « Au-delà du soutien financier, nous ambitionnons de structurer les associations villageoises autour d’unités de production et de transformation locale », a laissé entendre la ministre Passowendé Pélagie Kabré. Selon elle, cette approche vise à renforcer l’autonomie des populations vulnérables et des personnes déplacées internes.

Dans le secteur de la santé, le ministre Robert Kargougou a indiqué que l’initiative présidentielle pour la santé met l’accent sur la construction de centres médicaux communaux afin de rapprocher les soins spécialisés des populations rurales. Il a salué le projet de renforcement de la protection sociale et de la santé, mis en œuvre depuis un an et demi en partenariat avec la Banque mondiale. « Ce dialogue renforcé a permis d’intégrer le financement et la planification de 15 centres médicaux communaux supplémentaires dans le cadre du projet », a-t-il précisé.

Mahamadi SEBOGO
Wend-tinbnoma Christelle KALKOUMDO

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