L’adjudant de police, Moumouni Soré, a joué un rôle dans la tentative de coup d’Etat déjoué du 3 janvier 2026. De son déplacement en Côte d’Ivoire, à la perception d’argent et des promesses après action, il nous livre des détails.
«Moi, c’est l’adjudant de police, Soré Moumouni. Je sers au CPA4 de la ville de Ouagadougou. El hadj Madi Sakandé, c’est un ami d’environ deux ans. En début novembre, il m’a dit qu’il allait effectuer un déplacement sur Lomé et puis revenir. Effectivement, à son détour, il m’a dit qu’il a pris attache avec l’ex-Président déchu, le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba, et qu’ils avaient nourri l’idée de déstabiliser les institutions de la République et de prendre les commandes.
Ainsi, il m’a dit qu’il allait avoir un déplacement et si je pouvais l’accompagner dans son déplacement. Effectivement, il m’a appelé de l’accompagner en Côte d’Ivoire, la première ville, précisément à Ferké. Il devrait prendre une commission là-bas. Alors, je l’ai accompagné. Nous sommes arrivés à Ferké. On a croisé monsieur Traoré Boureima qui est opérateur économique. Il a remis la somme de 70 millions F CFA à monsieur Sakandé. Et, nous avons repris la route pour Ouagadougou.
En cours de chemin, il m’a dit si ça marchait, il allait voir pour qu’on me nomme au niveau de la LONAB. Alors j’ai dit que, vu mon statut, je ne pouvais pas prendre le DG de la LONAB. Il dit que comme c’était ainsi, peut-être au niveau des transits, il allait trouver une formule là-bas. Quand nous sommes arrivés, je l’ai déposé à la maison et je suis parti. En voulant partir, il m’a donné 500 000 F CFA Trois jours après, je suis revenu pour lui rendre visite et on m’a informé qu’il a été interpellé.
Mais, du fond de mon cœur, je ne sais pas ce qui m’a embarqué dans ça. Dans un premier temps, je demande pardon au premier responsable de la République qui est le Président Ibrahim Traoré. Je demande pardon. Je demande sa clémence et à tous les membres de son gouvernement. Je demande également pardon à toutes mes connaissances. Je demande également pardon à tous mes collègues de service et à tous les Burkinabè. Je demande pardon et votre clémence ».
Propos retranscris par
la Rédaction





