Le Maroc, le Sénégal, l’Egypte et le Nigéria, poursuivent leur aventure à la 35e édition de la CAN, Maroc 2025, après des matchs de quarts de finale âprement disputés. Les demi-finales, mercredi 14 janvier prochain, s’annoncent tout aussi palpitantes.
Le dernier carré de la CAN Maroc 2025 est connu depuis le 10 janvier 2025 et il ne reste plus que quatre prétendants qui lorgnent dame coupe. Le Sénégal,
le Maroc, le Nigéria et l’Egypte ont, en effet, composté leur ticket pour les demi-finales à l’issue des quarts de finale, au vu du tableau, que certains observateurs ont qualifié des plus relevés de l’histoire. Cette assertion peut être qualifiée de subjective par d’autres, mais ce qui est sûr ces quatre rencontres disputées les 9 et 10 janvier dernier ont offert du spectacle.
Sauf peut-être le quart de finale, Sénégal-Mali, qui n’a pas été très emballant. Ce choc ouest-africain a été logiquement remporté par les Lions de la Teranga qui ont dominé les Aigles du Mali, réduits à dix en fin de première période, sur la plus petite des marques grâce à un but de Iliman Ndiaye (27e) suite à une faute de main du portier Djigui Diarra. L’expulsion du capitaine des Aigles, Yves Bissouma (45e +3), la 3e d’affilée pour les Maliens à cette CAN 2025, a enlevé du piquant à ce derby très attendu.
Sadio Mané et ses coéquipiers se qualifient pour leur 3e demi-finale lors des quatre dernières CAN où ils affronteront à Tanger le 14 janvier prochain l’Egypte qui a réussi à se défaire des champions en titre, les Eléphants de Côte d’ivoire. Contrairement à Sénégal-Mali, ce duel entre deux géants du continent africain (7 titres pour les Pharaons et 3 pour les Eléphants), la Côte d’Ivoire et l’Egypte, a tenu toutes ses promesses.
Ce quart de finale disputé le 10 janvier 2025 au Grand stade d’Agadir a été spectaculaire et indécis jusqu’à la fin du temps règlementaire. Les Ivoiriens, menés au score à la pause (1-2), ont encaissé un 3e but en début de seconde période par Mohamed Salah (52e) alors qu’ils poussaient pour revenir au score.
Cette réalisation de la star égyptienne sur une contre-attaque éclaire a fait très mal aux Ivoiriens qui ne trouveront plus de solution, face à de très expérimentés Pharaons, même malgré la réduction du score de Guela Doué (72e). Les Lions de la Teranga sont donc prévenus, ces Pharaons, loin d’être flamboyants depuis le début de la CAN, ont toujours fait parler leur expérience dans toutes leurs rencontres.
Le Nigeria impressionne

Cependant, le Sénégal garde de bons souvenirs de ses retrouvailles avec l’Egypte, car c’était face aux Pharaons en 2021, au Cameroun, que les Lions avaient remporté la première CAN de leur histoire. De plus, il y aura de touchantes retrouvailles entre Mohamed Salah et Sadio Mané qui ont été longtemps coéquipiers à Liverpool, en Angleterre.
L’autre star de la CAN, le Marocain Ashraf Hakimi, et ses coéquipiers poursuivent également leur aventure dans la compétition qu’ils abritent. Le pays organisateur n’est pas tombé dans le piège des Lions Indomptables du Cameroun lors de son match de quart de finale. Très appliqué et bien en place tactiquement, le Maroc est sorti indemne de la bataille des Lions (2-0). Mais, il a aussi profité de la première période ratée du Cameroun pour conforter sa place dans le dernier carré, et surtout se faire le plein de confiance pour la suite.
Le moins que l’on puisse dire, la suite ne sera pas aussi aisée qu’en quart de finale. Parce que les Lions de l’Atlas auront fort à faire face au Nigéria, la sélection la plus impressionnante depuis l’entame de cette CAN. Les Super Eagles, emmenés par leur trio d’attaque étincelant, Victor Osimhen-Ademola Lookman-Akor Adams, ont survolé les débats (2-0) face aux Fennecs d’Algérie en quart de finale.
Le capitaine Riyad Mahrez (qui a disputé son dernier match de CAN) et ses coéquipiers n’ont rien pu faire face à la puissance physique et à la justesse technique des Nigérians qui, sans trembler, se qualifient pour la 17e demi-finale de leur histoire en CAN. La rencontre contre le Maroc, prévue mercredi prochain au stade Prince Moulay Abdellah de Rabat dans
la tanière-forteresse des Lions de l’Atlas, promet des étincelles.
Puisque d’une part, le Maroc en quête d’une deuxième étoile après son unique sacre en 1976 compte se hisser en finale pour concrétiser son rêve. Et d’autre part, le Nigéria triple vainqueur de la compétition (1980, 1994 et 2013), mais qui partage avec le Ghana le triste record de cinq finales perdues (1984, 1988, 1990, 2000, 2023), veut se rapprocher au palmarès des meilleurs du continent comme le Cameroun et l’Egypte. En tous les cas, les ingrédients sont réunis pour des matchs très enlevés le 14 janvier prochain du coté de Rabat et de Tanger.
Sié Simplice HIEN





