
Le Comité spécialisé permanent des affaires politiques et des relations extérieures de l’Union parlementaires des Etats membres de l’Organisation de la coopération islamique (UCPI) (OCPI) tient une réunion les 13 et 14 janvier 2025 à Ouagadougou, sur la migration et les réfugiés.
Dans le but de discuter pour trouver des solutions aux problématiques de la migration irrégulière et de la gestion des réfugiés, le Comité spécial permanent des affaires politiques et des relations extérieures de l’Union parlementaire des Etats membres de l’Organisation de la coopération islamique (UPCI) (OCI) organise une concertation les 13 et 14 janvier 2026 au sein de la capitale burkinabè. L’ouverture des travaux a été présidée par le Président de l’Assemblée législative de transition (ALT) Ousmane Bougouma.
Il a salué le choix porté par l’Union parlementaire des Etats membres de l’OCI sur le Burkina Faso pour réfléchir sur la protection des migrants et des réfugiés.
« Chers parlementaires votre présence à Ouagadougou est aussi un témoignage de la solidarité, la fraternité et la confiance qui unissent les Etats membres de notre organisation et l’importance que vous accordez à cette rencontre majeure », a-t-il déclaré. M. Bougouma a poursuivi que cette réunion s’ouvre sur un thème d’une actualité brûlante et d’une profonde résonnance humaine à savoir les migrants et les réfugiés.
Pour lui, le thème du rendez-vous reflète l’engagement collectif pour les réfugiés. Ce qui va permettre de renforcer la coopération pour une migration sûre, ordonnée, régulière et pour la protection efficace et digne des migrants « et ce d’autant plus que la migration, phénomène constitutif de l’expérience humaine peut être une source de prospérité, d’innovation et de développement durable », a-t-il ajouté. En outre, le président de l’ALT a fait savoir que le projet de texte de l’UPCI, objet de la présente réunion, aborde avec pertinence la nécessité de s’attaquer aux causes profondes des déplacements qui sont, entre autres, l’insécurité et le terrorisme.
Il a annoncé que l’OCI, à travers cette réunion, va réfléchir à des mécanismes endogènes de financement pour la prise en charge des migrants confrontés à des vulnérabilités et l’intérêt supérieur de l’enfant.
Le secrétaire général de l’Union parlementaire des Etats membres de l’OCI (UPOCI), Mouhamed Khouraichi Niass, a exprimé sa gratitude au gouvernement et au peuple du Burkina Faso. Il a fait savoir que la réunion du comité politique s’inscrit dans le cadre du renforcement des activités de l’institution et de la mise en œuvre de ses résolutions pour renforcer les efforts visant à améliorer les performances et élargir son champ d’actions. « Cette réunion inaugure une série de réunions du comité politique sur des questions importantes déterminées par les conférences de l’UPCI dans le but d’apporter des solutions », a-t-il affirmé.
Selon M. Niass, le nombre de Personnes déplacées internes (PDI) dans le monde était estimé à environ 122 millions, tandis que le nombre de migrants était presque deux fois plus élevé en 2024. Il a également confié que l’attention que le monde porte à la migration se traduit par des efforts intenses pour établir une législation telle que le Pacte de Marrakech sur les migrations, adopté par les nations unies le 19 décembre 2018. Le SG de l’UPOCI a aussi ajouté que selon le coordinateur humanitaire des Nations unies, 29 millions de personnes des pays du Sahel ont besoin d’assistance humanitaire et la majorité sont des femmes et des enfants. De plus, selon lui, les besoins financiers pour répondre aux défis des organisations humanitaires sont estimées à 4,3 milliards de dollars américain.
Evariste YODA
Patricia Taonsgo
(Stagiaire)





