C’est la période des vacances. A travers les grandes villes du Burkina, on constate un foisonnement de commerce ambulant de jour comme de nuit. Les enfants et les adolescents s’adonnent à cette activité pour réunir un peu d’argent en attendant la reprise du chemin de l’école. En effet, aux feux tricolores, entre les véhicules en tout temps, dans la pénombre des maquis et autres débits de boisson ou de restaurants, ces enfants sillonnent et abordent les clients avec des lotus, des biscuits ou autres articles divers.
Le hic est que ces enfants sont parfois d’un certain âge qui fait qu’ils sont exposés à tous les risques lorsqu’on mesure les contraintes du travail de la rue. Le constat est d’autant plus alarmant que l’activité va au-delà de la raison. Pire, même au-delà de 22 heures où ces enfants sont censés être auprès de leurs parents, ils continuent de marcher dans des couloirs exposés à tous les dangers. La responsabilité parentale est interpellée sur la sécurité des enfants. Encadrer un enfant, c’est aussi savoir fixer des limites. Il est urgent de ramener ces enfants à la sécurité du foyer une fois la nuit tombée.
Assami TIENDREBEOGO (Stagiaire)





