Offensive agropastorale : le Premier ministre inaugure une rizerie publique à Bagré
Offensive agropastorale : le Premier ministre appelle les éleveurs à tirer pleinement profit des mesures d’accompagnement de l’État
Sur place, les services vétérinaires ont présenté les campagnes de vaccination de la volaille, des petits et des grands ruminants, ainsi que les opérations d’insémination artificielle. Les explications ont également porté sur l’identification numérique du bétail, une technologie permettant d’assurer la traçabilité des animaux et de contribuer à la lutte contre le vol de bétail.
S’adressant aux populations, le Camarade Premier ministre a rappelé les ambitions de l’Offensive agrosylvopastorale : accroître les productions agricole et animale et renforcer la souveraineté alimentaire du Burkina Faso. Il a insisté sur les efforts financiers consentis par l’État pour rendre les services vétérinaires accessibles aux producteurs.
« Le coût de l’insémination artificielle des bovins est passé de 50 000 à 5 000 FCFA, grâce à la subvention de l’État », a indiqué le Chef du Gouvernement. Il a également souligné l’ampleur sans précédent des campagnes de vaccination engagées, dont le financement représente plusieurs milliards de FCFA.
Pour que ces investissements produisent pleinement les résultats attendus, le Camarade Premier ministre a invité les éleveurs à s’approprier les mesures d’accompagnement et les populations à relayer largement l’information, afin de permettre au plus grand nombre de producteurs de bénéficier de ces dispositifs et de contribuer à la réussite des initiatives gouvernementales.
Au-delà de l’amélioration de la production, le Chef du Gouvernement a abordé la question des débouchés. Il a exhorté les producteurs à privilégier le marché national pour l’écoulement de leurs produits, afin de mieux répondre aux besoins des populations et de contribuer à l’autosuffisance alimentaire.
Dans le prolongement de cette ambition, le Camarade Premier ministre a annoncé la construction d’abattoirs dans plusieurs localités du pays. Ces infrastructures permettront de renforcer les capacités nationales d’abattage, de soutenir la transformation locale de la production animale et de créer davantage de valeur ajoutée au profit de l’économie nationale.
L’enjeu est de traduire les efforts consentis par l’État en résultats concrets dans les élevages et sur les marchés. La mobilisation des producteurs sera déterminante pour accroître l’offre nationale, mieux nourrir les populations et donner corps à l’ambition de souveraineté alimentaire du Burkina Faso.
DCRP/Primature
Lutte contre la fraude et la contrebande : La Police saisit un camion chargé de riz importé frauduleusement à Banfora
Dans le cadre de ses missions régaliennes, le Commissariat central de police de Banfora poursuit ses actions contre la fraude, la contrebande et le trafic des personnes. Dans ce sens, les agents ont intercepté respectivement les 14 et 15 octobre 2026, un camion chargé de riz étranger d’origine frauduleuse et 7 mineurs présumés victimes de trafic. Le Commissaire central de Police de Banfora, Djakalia Ouattara, a animé un point de presse dans l’après-midi du lundi 19 octobre dernier pour présenter les détails de ces deux opérations menées avec succès par ses hommes. Pour le riz, le camion intercepté transportait 15 tonnes d’une valeur estimée à 6 millions de F CFA. Selon le commissaire, c’est le 14 octobre 2026, aux environs de 14 heures que les policiers en service au poste de contrôle de Bounouna sur l’axe Banfora-Sidéradougou, ont intercepté ledit camion. Le véhicule, en provenance de Niangoloko et en partance pour un village du département de Tiéfora, a été soumis à un contrôle. Invité à présenter les documents justifiant l’importation de la marchandise, le conducteur n’a pas été en mesure de les fournir. Le camion et son chargement ont alors été conduits au service de police pour les vérifications nécessaires, et le propriétaire de la marchandise a été invité à se présenter aux enquêteurs. Après investigations, il est ressorti que le riz a été introduit frauduleusement depuis un pays voisin. Comment la marchandise a réussi à traverser la frontière ? Aux dires du conférencier, les éléments recueillis montrent que, comme mode opératoire, la marchandise était acheminée depuis le pays voisin en question à bord de tricycles, empruntant des pistes non officielles jusqu’à Niangoloko. De là, les sacs de riz sont rechargés dans des camions en vue de leur écoulement sur le marché national.
Le Commissaire Djakalia Ouattara a indiqué que le camion et sa cargaison seront mis à disposition des services des Douanes pour la poursuite de la procédure. Par ailleurs, dans la lutte contre la traite des personnes et la protection des mineurs, les hommes du commissaire Ouattara, précisément les agents du poste de contrôle de Nafona (Axe Banfora-Bobo-Dioulasso), ont intercepté dans la nuit du 15 octobre 2026, aux environs de 21 h 30, 7 mineurs en provenance de Bobo-Dioulasso, dans une situation présumée de trafic. Conduits au commissariat dans un premier temps, ces enfants ont été mis à la disposition de la Brigade régionale de protection de l’enfance (BRPE) des Tannounyan pour la suite des investigations et leur prise en charge conformément aux procédures en vigueur, foi de Djakalia Ouattara. Pour le Commissaire central, ces opérations illustrent la détermination des services de Police à lutter contre les circuits frauduleux qui fragilisent l’économie nationale, mais également à protéger les personnes vulnérables, notamment les enfants. Il a alors invité la population à poursuivre sa collaboration avec les services de police en dénonçant tout fait suspect.
Alpha Sékou BARRY
alphasekoubarry@gmail.com
Dengue : « Les gens meurent surtout parce que la maladie a été reconnue trop tard », Dr Lassané Kafando, épidémiologiste
Samira Alida KAMBOU
Diaspora AES résidant au Sénégal : forte mobilisation pour réaffirmer le soutien aux autorités

formelles avec la CEDEAO.
DCRP/MAE
Lutte contre le paludisme : le ministère de la Santé s’assure du bon déroulement de la campagne de chimio-prévention
Une baisse de 85 % des cas en deux ans
Présentant la situation épidémiologique de la localité, le major du Centre de santé et de promotion sociale (CSPS) de Laye, Issouf Sawadogo, a indiqué que les cas de palu-disme enregistrés à la semaine épidémiologique 41 sont passés de 96 en 2024 à 25 en 2025, puis à 14 en 2026. Entre 2024 et 2026, cette évolution représente une diminution d’environ 85 % des cas rapportés par la structure sanitaire sur la période considérée. Ces chiffres constituent, pour lui, un signal encourageant dans un contexte de renforcement des interventions de prévention et de prise en charge du paludisme. La CPS+ contribue à cette dynamique en associant la chimio-prévention à d’autres actions visant à protéger les enfants et à améliorer leur état de santé. Toutefois, a-t-il interpelé, la vigilance demeure essentielle. La prévention, le recours rapide aux soins en cas de fièvre et la participation des familles aux campagnes restent indispensables pour consolider les acquis et protéger durablement les enfants, a-t-il estimé.Julien ZOUNGRANA
Cette démocratie-là !
Boubakar SY
Dr Hyacinthe Ouédraogo : « Ces manifestations prouvent que la France a échoué dans sa gouvernance sociale et économique »
Wanlé Gérard COULIBALY Galedie Kétoura SIMPORE Wendaabo Cathérine KOURAOGO
Entreprises à caractère stratégique: la privatisation désormais interdite par la loi

Fleur BIRBA
IXe édition du Forum national de l’intégration: pour une Afrique unie, souveraine et solidaire
L’hospitalité du Burkina Faso saluée

Par ailleurs, le ministre délégué a indiqué que les communautés africaines établies au Burkina Faso devaient prendre toute leur place dans l’effort national, dans le respect des lois, des valeurs et de la souveraineté du pays. Elle a rappelé que l’intégration africaine ne se construit pas uniquement dans les chancelleries diplomatiques ou lors des réunions institutionnelles, mais aussi dans les marchés, les établissements d’enseignement, les entreprises, les familles et les espaces culturels et sportifs. Prenant la parole au nom des communautés africaines vivant au Burkina Faso, Saliou Dokpema a, lui aussi, insisté sur la nécessité de faire de l’unité africaine une réalité. Selon lui, cette unité ne doit pas rester un simple slogan, mais constituer un projet de dignité et de souveraineté que les générations actuelles ont le devoir de concrétiser.
Par ailleurs, il a salué la place accordée aux communautés africaines dans le processus d’intégration au Burkina Faso, qu’il a présenté comme une terre d’accueil, d’hospitalité et de fraternité. Parmi les initiatives qu’il a mises en avant, le représentant des communautés africaines a cité la gratuité des visas pour les ressortissants africains, effective depuis 2025. Pour Saliou Dokpema, cette mesure de décision est « courageuse et visionnaire ». Elle facilite, à ses dires, la circulation des personnes et encourage les échanges commerciaux, culturels et universitaires. Selon lui, cette initiative donne un contenu concret à l’ambition d’une Afrique où les frontières ne constituent pas des obstacles artificiels au rapprochement des peuples. Saliou Dokpema a également affirmé que l’expérience du Burkina Faso en matière d’accueil et d’intégration des communautés africaines devrait inspirer les autres pays du continent.
Composées, entre autres, de commerçants, d’étudiants, d’enseignants, d’artisans, d’entrepreneurs, d’agriculteurs, d’agents de santé, de chercheurs et d’ouvriers, les communautés africaines vivant au Burkina Faso entendent contribuer au développement du pays, foi de M. Dokpema. Il a également assuré que ces communautés entendent soutenir les initiatives en faveur de la paix, de la cohésion sociale et de la solidarité entre les peuples. En rappel, durant ces quatre jours, plusieurs activités sont prévues à savoir des panels, des dialogues, une table ronde, un festival de l’intégration et des activités sportives, dont le tir à l’arc et l’aérobic, pour renforcer la cohésion sociale. Des séances de dépistage des cancers du col de l’utérus et du sein sont également prévues. Les participants effectueront aussi une visite touristique du site de Loropéni.
Boudayinga J-M THIENON
VIIIe édition de rencontre annuelle du BIC-UEMOA : des structures financières récompensées
Inclure les PME dans la base de données du BIC

Galedie Kétoura SIMPORE Pingdebwoaga Urielle Lauryn KABORE
52e session du Conseil des ministres des Affaires étrangères de l’OCI : un appel collectif à renforcer la solidarité entre Etats membres
L’Hexagone va mal
Kader Patrick KARANTAO
Coupe communale de la relève sportive: les trophées au RCB et au secteur 15

Adaman DRABO
Programme de reconversion des diplômés du système universitaire : 1000 bénéficiaires à former
Huit packs de métiers
Elle a aussi fait savoir que ces bénéficiaires ont été formés dans six packs de métiers intégrés, associant des apprentissages techniques à des modules transversaux, notamment le marketing digital, le civisme et le patriotisme. « Les plans d’affaires élaborés par les bénéficiaires à l’issue de leur formation sont en cours de prise en charge par le Fonds burkinabè de développement économique et social (FBDES) sur le plan financier », a-t-elle ajouté. Pour cette IIe édition, la secrétaire générale a indiqué que le programme se poursuit avec une ambition renforcée qui est de former 1 000 diplômés du système universitaire, dans huit packs de métiers intégrés et dans 13 régions. Les packs de métiers concernés, selon Edwige Bako, sont aviculteur polyvalent, pisciculteur polyvalent, maintenancier des terminaux TIC et sécurité électronique, entrepreneur en communication digitale, entrepreneur en arts culinaires, référent digital, artisan boulanger et pâtissier polyvalent et transformateur polyvalent de tubercules. Le représentant des formateurs, Daniel Ilboudo, a révélé que pour eux, cette mission dépasse la simple transmission de connaissances. Elle entend contribuer à la transformation des aptitudes des apprenants en compétences réellement mobilisables dans le monde professionnel, a-t-il soutenu. De son côté, le représentant des apprenants, Abdoulaye Belem, a traduit leur volonté de saisir cette opportunité de formation, pour élargir leurs compétences et mieux préparer leur avenir professionnel.Wendyam Pascaline KALMOGO
Commémoration des batailles d’octobre 1896 : Kiidiga, un symbole de résistance à la conquête coloniale
Restauration de la vérité
Le Yadnaaba Tuissé, au nom des notabilités de Kiidiga, s’est réjoui et a expliqué que le premier choc d’une violence inouïe a eu lieu le 18 octobre 1896. Le nom même de ce site, « Kiidiga », porte le souvenir de cet affrontement titanesque. « En langue nationale mooré, Kiidiga désigne le lieu où il y a eu trop de morts », a confié Yadnaaba Tuissé. Quant au ministre de l’Enseignement secondaire et de la Formation professionnelle et technique, Moumouni Zoungrana, il a relevé que la résistance de Boussouma n’était pas un fait isolé, mais un réseau structuré, un paysage mémoriel cohérent s’étendant sur 15 sites majeurs répartis dans neuf localités. Pour lui, Kiidiga est un exemple patent de résistance patriotique. « Pendant des décennies, l’idéologie coloniale et néocoloniale a tenté de nous amputer la mémoire. Elle a voulu nous faire croire que notre histoire avait commencé avec l’arrivée de l’envahisseur. Cette idéologie coloniale a expressément laissé dans l’oubli et dans l’abandon les hauts lieux de nos luttes anticoloniales pour étouffer en nous, la fierté nationale et l’esprit de résistance », a précisé le ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo. Il a souligné que l’époque d’amnésie organisée est définitivement révolue. « Sous l’impulsion éclairée du Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, nous avons adopté, avec l’ensemble des Burkinabè, une vision salutaire de décolonisation des esprits et de réappropriation de notre patrimoine mémoriel », a déclaré le ministre chargé de la Culture.Emmanuel BICABA
9e Forum national de l’intégration : les Camarades Bassolma BAZIE et Stella Eldine KABRE/KABORE présentent leurs civilités à Sa Majesté Bifaté II
À travers cette visite, les autorités ont également réaffirmé l’importance du dialogue avec les autorités coutumières, dont le rôle demeure essentiel dans la préservation de la paix, la consolidation de l’unité nationale et la promotion d’une intégration fondée sur le respect des identités culturelles.
Cette rencontre chez le chef de canton s’inscrit dans la dynamique du 9e Forum national de l’intégration, qui met en avant les valeurs de solidarité, de fraternité et de cohésion entre les communautés, éléments essentiels des idéaux de la Révolution progressiste populaire.
Avant la visite chez le chef de Canton, la Camarade ministre déléguée a pris part à la cérémonie de montée des couleurs nationales au Gouvernorat de la région du Djôrô.
DCRP/MAE 







