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Le Salon international de l’artisanat de Ouagadougou (SIAO), en ce moment, bat son plein à Ouagadougou. Cet espace dédié à l’artisanat africain attire inévitablement de nombreuses personnes. Pour cette édition 2026, ce sont plus de 6 000 exposants qui sont présents avec environ 800 000 visiteurs. Mais, dans une foule, il y a toujours de mauvais éléments. Si certaines personnes sont présentes sur le site avec une bonne foi, d’autres le sont à d’autres fins. Les pickpockets, les voleurs, les bandits et les escrocs utilisent des techniques de diversion et de discrétion pour dérober des biens dans les lieux publics. C’est pourquoi, malgré le dispositif sécuritaire déployé sur les différents sites, les visiteurs sont invités à rester vigilants et à se rendre sur les lieux avec le strict minimum. Garder les sacs fermés, placés devant soi et surveiller les poches dans les zones à fort passage. Les téléphones font partie des objets les plus convoités et doivent faire l’objet d’une vigilance constante.

Galedie Kétoura SIMPORE

Un coup de massue

Les temps changent sur le théâtre des opérations au Burkina Faso. Ceux qui, hier encore, semaient la terreur, imposaient leur loi aux populations et circulaient en maîtres dans certaines localités, ont du plomb dans l’aile aujourd’hui. Les Forces combattantes sont désormais à leurs trousses et ne leur laissent aucun répit. La récente opération dans la forêt de Konga, qui a coûté la vie à Saïdou Diallo, alias Djabiri Mangan le Borgne, et à plusieurs de ses acolytes, en est une éclatante illustration. Ce 29 octobre 2026 restera comme une journée particulièrement difficile pour les criminels du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM).

En s’attaquant à leur dispositif dans cette zone du Sourou, les éléments des Forces spéciales antiterroristes de campagne (FORSATEC) ont fait preuve d’une remarquable efficacité opérationnelle. Mieux, ils ont réussi à mettre hors d’état de nuire un hors la loi qui constituait un maillon important de l’organisation terroriste dans le Sourou et le Yatenga. Adjoint du chef de la base terroriste de Konga/Gomboro et acteur central de la logistique criminelle, Djabiri Mangan le Borgne n’était pas un simple exécutant. Il participait à l’approvisionnement des criminels en tenues et accessoires militaires et assurait l’écoulement du bétail arraché aux populations. Sa neutralisation représente donc bien davantage qu’une victoire symbolique. C’est une partie de la machine criminelle qui vient d’être sérieusement grippée.

Il faut saluer le courage, l’abnégation et le professionnalisme de nos Forces combattantes. Face à un ennemi qui connaît parfaitement les zones qu’il écume et qui se nourrit de la peur des populations, nos soldats font preuve d’une détermination remarquable. Leur capacité à débusquer les responsables terroristes jusque dans leurs repaires, à démanteler leurs bases et à récupérer leurs moyens
logistiques témoigne des efforts accomplis dans la conduite des opérations. Les résultats enregistrés ces derniers mois confortent cette montée en puissance de nos braves forces combattantes. Le 25 juillet 2026, 15 terroristes, dont leur chef Sangaré Barry Manga, avaient été neutralisés dans la forêt de Kinséré, dans la province de la Kossi. Le 16 janvier dernier, 57 autres avaient été renvoyés à l’au-delà lors d’une embuscade entre Koogo et Menè, dans le Koulpélogo. Parmi eux figurait Karim Torodo, alias Abdoul Bachirou, présenté comme l’émir du GSIM pour le Nakambé.

Ces coups de massue successifs portés aux responsables terroristes envoient un message sans équivoque : aucun sanctuaire ne saurait constituer un refuge permanent pour les ennemis de la paix. Les criminels ne peuvent éternellement se cacher derrière les forêts, les grottes ou les zones difficiles d’accès pour échapper à la détermination des Forces combattantes. Le temps de l’impunité doit céder définitivement la place à celui de la reconquête. Mais ces victoires ne doivent rien au hasard. Elles sont le fruit de l’engagement des hommes sur le terrain, de leur préparation, de leur courage et, surtout, de leur professionnalisme. Derrière chaque opération réussie, il y a des combattants qui affrontent le danger, souvent au péril de leur vie, pour que des millions de Burkinabè puissent espérer retrouver une existence normale. A ces hommes et à ces femmes, la Nation doit reconnaissance et soutien.

Certes, le chemin vers la victoire définitive reste exigeant. Les groupes terroristes peuvent tenter de se réorganiser et de reconstituer leurs réseaux. Mais une chose est désormais essentielle : les Forces combattantes ne subissent plus passivement la menace. Elles frappent, traquent et désorganisent l’adversaire. Cette capacité à prendre l’initiative constitue un atout majeur dans cette guerre de longue haleine. Au-delà des bilans militaires, l’enjeu est de faire reculer durablement la peur, de libérer les populations de l’emprise des criminels et de restaurer l’autorité de l’Etat dans chaque portion du territoire national. A Konga, nos Forces combattantes viennent de
rappeler une vérité : le Burkina Faso n’a pas renoncé à sa liberté et à sa souveraineté. Aux ennemis de la patrie, le message est clair : le peuple burkinabè, debout derrière ses défenseurs, ne se résignera jamais à vivre sous le joug de la barbarie. La patrie se défend, la souveraineté se conquiert et la victoire se construit avec des hommes déterminés. Hommage à nos Forces combattantes !

Kamélé FAYAMA

6e Revue du FMI : des performances économiques et financières saluées, des avancées sécuritaires constatées

Au terme de sa mission d’évaluation de la mise en œuvre du programme économique et financier conclu entre le Burkina Faso et le Fonds monétaire international (FMI), la délégation du FMI, conduite par Jaroslaw Wieczorek, a présenté ses conclusions au ministre de l’Economie
et des Finances, Dr Aboubakar Nacanabo.

Plusieurs acquis ont été relevés au cours de cette revue, notamment la qualité de la programmation budgétaire, la bonne gestion des finances publiques, la mobilisation satisfaisante des recettes et la crédibilité du Burkina Faso
sur le marché financier. Autre constat majeur : à l’occasion de ses déplacements à l’intérieur du pays, la délégation a relevé une amélioration palpable de la situation sécuritaire. Ces appréciations témoignent des évolutions enregistrées dans la conduite de l’action publique et offrent un éclairage sur les progrès réalisés dans les domaines économique, financier et sécuritaire.

DCRP/MEF

SIAO Kids : Les tout-petits à l’école de la gastronomie

Ouvert officiellement le mercredi 4 novembre 2026, l’atelier SIAO Kids a accueilli des élèves de l’école primaire Ezaka A. À travers des enseignements théoriques et des exercices pratiques, les tout-petits ont été initiés à l’hygiène, à l’alimentation équilibrée et aux bases de la cuisine.

Apprendre à bien se nourrir, à respecter les règles d’hygiène et à cuisiner tout en s’amusant : telle est l’ambition du SIAO Kids. L’atelier a officiellement ouvert, ses portes le mercredi 4 novembre 2026, avec les élèves de l’école primaire Ezaka A. Les visiteurs ont découvert, sous la direction des chefs Benjamin Lucien Compaoré et Éric Nikiéma, quelques techniques culinaires, notamment les différents types de découpe des légumes, à travers des travaux de groupe. L’accent a également été mis sur l’importance de manger varié, sain et équilibré et sur la présentation des plats, car, comme l’ont appris les enfants, « la cuisine, c’est de l’art ».

Selon le Chef Benjamin Lucien COMPORE,  SIAO Kids permet de valoriser les produits locaux

Initié en 2024, SIAO Kids entend permettre aux enfants de découvrir concrètement des disciplines qu’ils connaissent parfois uniquement à travers la télévision ou les manuels scolaires. Pour Benjamin Lucien COMPORE, il s’agit aussi de leur faire découvrir les potentialités agricoles nationales et de valoriser les produits locaux. Visiblement satisfaite de sa participation, Mariam ZOUNGRANA, élève en classe de CM2 à l’école Ezaka A, a retenu quelques gestes essentiels : « Avant de préparer un repas, il faut d’abord être propre, laver les légumes et les condiments, puis les couper avant de cuisiner ». Au-delà de l’initiation à la cuisine, SIAO Kids se veut ainsi un espace d’apprentissage des bonnes habitudes alimentaires et des valeurs d’hygiène.

Sylvie SAWADOGO

Crédit photo : Edith BAKALA

 

 

SIAO 2026 : Une journée pour célébrer le Mali et le Niger

La 18ᵉ édition du Salon international de l’artisanat de Ouagadougou (SIAO) a consacré, mercredi 4 novembre 2026, une journée au Mali et au Niger, pays invités spéciaux. Présidée par le secrétaire général du ministère de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat, Alassane Ouédraogo, la cérémonie a été marquée par des prestations artistiques, des découvertes gastronomiques et des échanges de présents entre les délégations.

La fraternité entre les peuples du Burkina Faso, du Mali et du Niger s’est illustrée à l’occasion de cette journée dédiée aux deux pays invités spéciaux de la 18ᵉ édition du SIAO. La cérémonie a connu la participation de plusieurs personnalités diplomatiques, notamment des représentants des ambassades du Ghana et du Congo au Burkina Faso. Les festivités ont été animées par la troupe Imûhars du Niger et la troupe Bazani Théra du Mali, avec, en toile de fond, la dégustation de mets traditionnels des deux pays.

La cérémonie a été animée par la troupe Imûhars du Niger et la troupe Bazani Théra du Mali.

Représentant le ministre chargé de l’artisanat, Serge Gnaniodem Poda, le secrétaire général du département, Alassane Ouédraogo, a salué la présence des délégations malienne et nigérienne. Pour lui, cette participation témoigne de l’excellence des relations diplomatiques, économiques, culturelles et fraternelles entre les trois pays membres de la Confédération des États du Sahel (AES).L’ambassadeur du Mali au Burkina Faso, Issouf Oumar Maïga, a, pour sa part, affirmé que les salons artisanaux des trois pays, notamment le Salon international de l’artisanat du Mali (SIAMA), le Salon international de l’artisanat pour la femme (SAFEM) du Niger et le SIAO, sont appelés à se compléter pour constituer une véritable plateforme sous-régionale de promotion des savoir-faire. Quant à la chargée d’affaires de l’ambassade du Niger au Burkina Faso, Salifou Koubra, elle a souligné que le Niger participe à cette édition avec 200 artistes et 54 stands.

Adama SAWADOGO

Crédit photo : Edith BAKALA

 

 

 

 

 

 

 

Jour de l’Unité nationale : message de Igor Martynov, ambassadeur de la Fédération de Russie au Burkina Faso

A l’occasion de la célébration, le 4 novembre de chaque année, du Jour de l’Unité nationale, une fête nationale célébrée en Russie, nous vous proposons cette tribune de l’ambassadeur de la Fédération de Russie au Burkina Faso, Igor Martynov.

Le 4 novembre, la Russie célèbre le Jour de l’Unité nationale, une fête nationale qui met en avant la force et la cohésion de notre peuple multiethnique, regroupant plus de 190 groupes ethniques. Ce jour-là, nous commémorons l’exploit de la milice populaire russe qui a libéré Moscou des envahisseurs polono-lituaniens, le 4 novembre 1612. Le gouverneur provincial Kouzma Minine et le prince Dmitri Pojarski ont rassemblé une armée composée de représentants de différentes nationalités, classes sociales et confessions religieuses, et se sont dressés contre les envahisseurs.

L’unité du peuple a aidé la Russie à maintes reprises à défendre sa liberté et son indépendance nationale, à surmonter la période de troubles et à obtenir des résultats véritablement triomphaux dans le développement du pays. Nous sommes sortis victorieux de la guerre patriotique de 1812 (contre la France napoléonienne) et de la Seconde Guerre mondiale, nous avons reconstruit le pays après la guerre civile et surmonté les difficultés qui ont suivi l’effondrement de l’Union soviétique. Aujourd’hui encore, la consolidation de la société est la condition essentielle à notre progression ; elle nous donne confiance et force.

Tout au long de l’histoire millénaire de la Russie, le peuple russe et la langue russe ont toujours joué un rôle unificateur considérable. C’est précisément la langue russe qui a été le principal vecteur et porte-parole de l’unité nationale, consolidant le grand monde russe qui s’étend bien au-delà des frontières de notre pays. Le monde russe ne s’est jamais construit sur le principe de l’exclusivité nationale ou ethnique; il a toujours été ouvert à ceux qui se sentent partie intégrante de la Russie et considèrent la Russie comme leur patrie.

Je tiens à souligner que la portée idéologique du Jour de l’unité nationale est similaire à celle des fêtes nationales du Burkina Faso, à savoir la Fête de l’indépendance (le 5 août) et la Fête nationale, marquant la proclamation de la République (le 11 décembre). Ces dates mémorables sont associées au soulèvement de tous les nombreux groupes ethniques peuplant le Pays des hommes intègres, ce qui a permis d’accéder à l’indépendance vis-à-vis de la France et d’entamer un cheminement assuré vers un développement souverain, en s’appuyant sur ses propres valeurs et repères. Quant au héros burkinabè Thomas Sankara, à l’instar de Kouzma Minine et de Dmitri Pojarski, il a inspiré de nombreuses générations de Burkinabè à œuvrer avec abnégation pour le bonheur de leur pays.

Je rappelle que le 20 septembre 2026, des bureaux de vote ont été mis en place sur l’ensemble du territoire de la Fédération de Russie, ainsi que dans les représentations diplomatiques russes. Je tiens à remercier tous nos compatriotes résidant au Burkina Faso qui, à cette date, ont exprimé leur engagement civique et ont participé aux élections à la Douma d’Etat de la Fédération de Russie de la IX législature. Le vote de chaque Russe est un véritable témoignage de notre cohésion.

Le Jour de l’Unité nationale nous rappelle que seule l’unité du peuple permet de protéger notre Patrie contre les attaques ennemies et les empiétements territoriaux, et de défendre le droit à un développement libre et indépendant de l’Etat.

Joyeuse fête! Joyeux Jour de l’Unité nationale!

Igor MARTYNOV

Ambassadeur de la Fédération de Russie

au Burkina Faso

Un Artiste au SIAO : Mamadou Diakité nous fait voyager dans l’univers du 3D

Diak-art studio de Mamadou Diakité est un exposant du SIAO 2026. Il nous fait découvrir les œuvres d’art en 3 dimensions.

Le Salon international de l’artisanat de Ouagadougou est un lieu où se rencontrent les plus grands artistes des quatre coins du monde à l’image de Mamadou Diakité. Un autodidacte burkinabè venu présenter son art, les peintures en 3D en utilisant des mélanges de sables, de bois, de colle et de peinture, aux visiteurs du SIAO 2026. Le peintre a confié ne pas en être à sa première participation au SIAO. Il a également expliqué que le SIAO représente un lieu où il peut exposer son travail et se faire connaitre. L’édition passée lui a rapporté un chiffre d’affaires satisfaisant, foi de Mamadou Diakité.

Mamadou Diakité : « Le SIAO est une très bonne chose. Il y a eu beaucoup d’innovations cette année et comme d’habitude, ils ne font que progresser ».

« J’espère que cette année encore, ce sera beaucoup plus, parce qu’actuellement, je sens à travers la population, à travers les Burkinabè, une certaine motivation pour la culture, pour l’art africain », a-t-il souligné. Parlant de ses œuvres, l’artiste a indiqué que c’est à partir de matériaux purement traditionnels qu’il travaille. « C’est avec la poudre de bois que je fais le modelage des œuvres que je veux faire. Et après, vous avez du sable dessus pour les alentours et purement des habillements traditionnels », a-t-il dit. Ce sont des œuvres vivantes, des œuvres uniques qui sont, a-t-il poursuivi, faites à la main, des créations purement personnelles. Selon lui, chaque œuvre transmet une histoire. Puis indexant un tableau représentant des têtes de personnes à la peau noire, il a expliqué que cela représente le peuple noir. « Nous avons un leader et derrière ce leader, il y a toute une population, il y a tout un peuple qui le suit », a-t-il affirmé.

Wendyam Pascaline KALMOGO

Crédit photo : Wendyam Pascaline KALMOGO

 

37e Tour du Faso/6e étape : Le triplé pour Yacine Hamza

Le premier à l’arrivée de la 6e étape courue ce mercredi 4 novembre entre Saponé et Léo (140,49 km) a été l’Algérien Yacine Hamza qui signe sa troisième victoire d’étape sur le 37e Tour du Faso. Il a bouclé la distance en 3h09’56’’. Le Sud-africain Gustav Basson conserve le maillot jaune. 

Et de trois pour Yacine Hamza. Le sprinter algérien a fait parler une fois de plus sa puissance à l’arrivée de la 6e étape ce 4 novembre à Léo. Il a « déposé » sur la ligne finale le Néerlandais Cas Hermans (2e) et l’Algérien Mohamed Nadib Assal au bout d’un alléchant sprint groupé à 44, 380 km/h. Partis à 8h 37 avec trois coureurs de moins que la veille, ils étaient 70 en lice pour ce sixième jour de compétition. Le peloton est resté calme jusqu’au premier point chaud de la journée, jugé à Rakaye au km 34,22. Un sprint intermédiaire remporté par Tiémoko Diamouténé du Mali devant Marouan Kharbouchi du Maroc et Wogué Ivan Njonkoué du Cameroun.

C’est seulement après 48 km parcourus que les Burkinabè Paul Daumont et Barthélémy Yaméogo ainsi que le Néerlandais Jannes Van Weele donnent la première véritable animation à la course. Elle restera le seul fait majeur avant l’explication finale. En effet, les trois hommes vont réussir à creuser un écart avec le peloton qui a prospéré jusqu’à 2’30’’ à l’entrée de Sapouy. Ils vont ainsi se partager les différentes bonifications du second sprint intermédiaire au km 72,51km.

Paul Daumont le premier suivi de Jannes Van Weele (2e), Barthélemy Yaméogo (3e). Le rythme imprimé par les ‘fuyards’’ va les porter jusqu’à 3’20’’ plus avant sur le groupe maillot jaune au moment d’aborder le village de Taré. La réplique des poursuivants après Nébou à 35 km de l’arrivée va cependant avoir raison de l’effort des hommes de tête. Leur avance va progressivement fondre et ils seront repris un par un.

D’abord le Néerlandais victime de crevaison. Paul Daumont sentant le monde à ses talons tente une ultime accélération sur plus de 10km seul en tête mais il sera rattrapé à 5km de l’arrivée par le groupe. Les intentions des Algériens sont désormais claires : la victoire d’étape. Ils se positionnent pour cet objectif et la suite leur donnera raison avec deux places sur le podium. Le premier Burkinabè de l’étape est Saturnin Yaméogo arrivé 10e.

Au classement général, aucun changement à noter. Le Sud-africain conserve le maillot jaune avec 41 secondes d’avance sur le Burkinabè Soumaïla Ilboudo. La tunique des points chauds demeure également la propriété du Marocain Youssef Bdadou. Celle du meilleur jeune est restée aussi sur les épaules de Soumaïla Ilboudo du Burkina, tout comme le maillot vert détenu par le vainqueur de l’étape Yacine Hamza de l’Algérie. La 7e étape prévu demain entre Ouagadougou et Pô est longue de 144,02 km.

Voro KORAHIRE

 

Tour du Faso 2026 : le Président Ibrahim Traoré triple les primes, plus de 57 millions FCFA en jeu

Les prix et primes de la 37ᵉ édition du Tour du Faso connaissent une revalorisation significative. Sur décision du Président du Faso, le Camarade Capitaine Ibrahim Traoré, les récompenses financières ont été triplées, portant l’enveloppe globale à 57 255 000 F CFA. L’annonce avait été faite par la Camarade Ministre des Sports, de la Jeunesse et de l’Emploi, Annick PIKBOUGOUM/ZINGUÉ OUATTARA, lors de la cérémonie de lancement de la compétition.

Cette augmentation concerne l’ensemble des principales récompenses attribuées aux coureurs et aux équipes. Elle prend en compte les classements individuels et collectifs, les performances aux arrivées d’étapes, les sprints intermédiaires ainsi que les différents maillots distinctifs.

Les Prix et les primes actualisés prévoient :

𝟏. 𝐋𝐞𝐬 𝐩𝐫𝐢𝐱 𝐥𝐢𝐞́𝐬 𝐚𝐮𝐱 𝐜𝐥𝐚𝐬𝐬𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭𝐬 𝐠𝐞́𝐧𝐞́𝐫𝐚𝐮𝐱

– Classement général individuel aux temps :

1er : 4 800 000 FCFA ;

2e : 2 400 000 FCFA ;

3e : 1 200 000 FCFA.

Les récompenses sont attribuées jusqu’au 20ᵉ rang.

– Classement général par équipes :

1re équipe : 1 050 000 FCFA ;

2e équipe : 900 000 FCFA ;

3e équipe : 840 000 FCFA.

– Classement général aux points :

1er : 975 000 FCFA ;

2e : 825 000 FCFA ;

3e : 750 000 FCFA.

– Classement général des sprints intermédiaires :

1er : 600 000 FCFA ;

2e : 525 000 FCFA ;

3e : 300 000 FCFA.

𝟐. 𝐋𝐞𝐬 𝐩𝐫𝐢𝐦𝐞𝐬 𝐥𝐢𝐞́𝐞𝐬 𝐚𝐮𝐱 𝐩𝐞𝐫𝐟𝐨𝐫𝐦𝐚𝐧𝐜𝐞𝐬 𝐢𝐧𝐝𝐢𝐯𝐢𝐝𝐮𝐞𝐥𝐥𝐞𝐬 𝐞𝐭 𝐚𝐮𝐱 𝐞́𝐭𝐚𝐩𝐞𝐬

– Arrivées d’étapes :

1er : 900 000 FCFA ;

2e : 540 000 FCFA ;

3e : 270 000 FCFA.

– Sprints intermédiaires (à chaque sprint) :

1er : 45 000 FCFA ;

2e : 30 000 FCFA ;

3e : 15 000 FCFA.

– Classement du meilleur jeune :

1er : 300 000 FCFA ;

2e : 270 000 FCFA ;

3e : 240 000 FCFA.

Une rente de 30 000 FCFA par étape est également prévue.

– Classement du meilleur Burkinabè :

1er : 300 000 FCFA ;

2e : 270 000 FCFA ;

3e : 240 000 FCFA.

Une rente de 30 000 FCFA par étape est également accordée.

𝟑. 𝐋𝐞𝐬 𝐩𝐫𝐢𝐦𝐞𝐬 𝐥𝐢𝐞́𝐞𝐬 𝐚𝐮 𝐩𝐨𝐫𝐭 𝐝𝐞𝐬 𝐦𝐚𝐢𝐥𝐥𝐨𝐭𝐬 𝐞𝐭 𝐝𝐞𝐬 𝐞́𝐜𝐡𝐚𝐫𝐩𝐞𝐬

– Porteurs des maillots :

Maillot jaune : 90 000 FCFA par jour ;

Maillot vert : 60 000 FCFA par jour.

– Porteurs d’écharpes :

15 000 FCFA par étape et par écharpe ;

Dix écharpes sont concernées chaque jour

Cette revalorisation des récompenses constitue un accompagnement supplémentaire des acteurs du cyclisme. Elle vise à encourager la performance et à renforcer l’attractivité du Tour du Faso, qui demeure l’un des grands rendez-vous du cyclisme africain.

Source : Communication Tour du Faso

Gestion durable des paysages communaux: une mission de la Banque mondiale en appui technique

Le ministère de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources animales et halieutiques a lancé les travaux de la VIIe Mission d’appui technique de la Banque mondiale au Projet de gestion durable des paysages communaux pour la REDD+, lundi 2 novembre 2026, à Ouagadougou.

Le Projet de gestion durable des paysages communaux pour la REDD+ (PGPC/ REDD+) officiellement lancé les 29 et 30 mai 2023, entend renforcer la gestion durable des paysages communaux et améliorer la géné-ration de revenus dans les zones forestières ciblées au Burkina Faso. Dans cette dynamique, le ministère de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources animales et halieutiques a lancé les travaux de la VIIe Mission d’appui technique de la Banque mondiale (BM) audit projet, lundi 2 novembre 2026, à Ouagadougou. Pour le Secrétaire général adjoint (SGA) du ministère en charge de l’agriculture, Yassia Kindo, cette mission d’appui technique qui s’étend au 6 novembre 2026 a permis en 2026, au PGPC/REDD+ de relever de nombreux défis. « La restructuration liée au réaménagement institutionnel a permis d’introduire de nouveaux investissements financiers, organisa-tionnels et sur le plan des passations de marché », a-t-il expliqué. Aux dires du SGA du ministère en charge de l’agriculture, le PGPC/REDD+ a aussi connu une réduction de son budget à hauteur de 10 millions
de dollars entrainant ainsi un déclenchement du mécanisme d’ur-gence.

Elaborer et valider un plan d’action futur

Il a également mentionné que le PGPC/REDD+ doit travailler à intégrer un fonds additionnel qui va s’appuyer sur son volet carbone. Pour lui, il va s’agir d’enregistrer des résultats par composante, sous composante et thèmes transversaux, d’examiner le projet de draft du plan de travail et budget annuel 2027, d’élaborer et de valider un plan d’action pour les six prochains mois. La coordonnatrice du PGPC/REDD+, Collette Bougsalé Bassono Sana, a confié que cette réunion de travail avec l’équipe de la Banque mondiale (BM) va permettre de préparer la revue à mi-parcours qui se tiendra en janvier 2027. « 2027 est la dernière année opérationnelle du projet. On doit mettre l’accent sur cette année pour vraiment avoir de très bons résultats afin de pouvoir passer aux dernières actions de consolidation, de visibilité et de voir les perspectives », a-t-elle indiqué. Elle a rappelé que le PGPC/REDD+ lancé pour une durée de six ans a permis de couvrir 54 communes réparties dans huit régions du Burkina Faso. Le chargé du projet de la BM, Abdoulaye Moussa Saleh, s’est dit fier de l’exécution du projet qui, à son avis, est sur la bonne voie. « Nous sommes pratiquement à la fin de la quatrième année de mise en œuvre du PGPC/REDD+. Nous avons décaissé plus de la moitié des fonds qui étaient mis au projet et les résultats aussi sont à la hauteur des attentes du ministère en charge de l’agriculture », a-t-il signifié. Il a, en outre, exhorté la mobilisation de tous les acteurs pour une reprise rapide et efficace des activités. Quatre ans après sa mise en œuvre et un an et demie avant l’achèvement du PGPC/ REDD+, le département en charge de l’agriculture intensifie les recherches de solutions adaptées pour péren-niser les acquis, entre autres.

Mariama Claire Mandomba LOMPO

Un exemple de coopération

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C’est un exemple de coopération Sud-Sud qui doit faire tâche d’huile sur le continent africain. L’Algérie a décidé d’apporter un appui militaire à son voisin, le Niger, avec lequel il entretenait, jusqu’à un temps récent, des relations tendues. Si les relations entre les deux avaient été quelque peu brouillées, le pragmatisme a fini par prendre le dessus, laissant place à un retour à un réchauffement de la coopération entre les deux pays. Après avoir déployé, le 30 août dernier, des avions de chasse Sukhoî Su-30 en soutien aux autorités nigériennes au lendemain d’une énième tentative de coup d’Etat, l’Algérie est passé à la vitesse supérieure, en formalisant son appui militaire à Niamey. Le ton a été donné, avec la signature d’un protocole de coopération militaire entre les deux Etats, le 21 octobre dernier, avant que le Parlement algérien n’approuve, quatre jours plus tard, l’envoi de troupes au Niger.

Ce déploiement militaire algérien à l’étranger, qui ne s’était plus produit depuis la guerre arabo-israélienne de 1973, va permettre de soutenir les gouvernants nigériens dans la lutte contre les groupes armés terroristes et les éventuels déstabilisateurs. Engagé dans un combat pour la dignité et la souveraineté, qu’il partage avec ses homologues de la Confédération des Etats du Sahel (AES), les présidents malien et burkinabè, Assimi Goîta et Ibrahim Traoré, le général Tiani est dans le collimateur des impérialistes et de leurs valets
locaux. L’aide militaire d’Alger, qui s’accompagne d’une dotation en carburant, se veut précieuse, dans un contexte où les prédateurs du Sahel, tapis dans l’ombre, travaillent à reprendre la main en voulant déstabiliser l’AES. Ils ont d’ailleurs échoué jusque-là face à la détermination des populations, fortement mobilisées autour des dirigeants sahéliens, qui sont déterminés à barrer la route aux pilleurs des ressources du continent.

Avec sa puissance de feu et son expérience avérée dans la lutte contre le terrorisme, l’armée algérienne est un allié qu’il faut avoir à ses côtés au Sahel. En se positionnant dans cette zone, Alger fait montre d’une stratégie militaire et diplomatique savamment murie. En plus de prêter main forte à Niamey, le gouvernement algérien pourra protéger ses intérêts éco-nomiques, notamment le chantier de construction du gazoduc transsaharien pour transporter le gaz depuis le Nigéria vers l’Algérie via le Niger. Alger affirme surtout son retour avec force au Sahel, dans un contexte de relations hostiles avec deux autres voisins, notamment marocain et libyen. Les autorités
algériennes affichent leur volonté de jouer un rôle plus actif en matière de sécurité au Sahel, où les menaces sont multiformes. Cette coopération militaire avec Niamey pourrait au besoin s’étendre aux deux autres pays de l’AES, le Mali et le Burkina, qui depuis plus d’une décennie, font aussi face à des attaques terroristes. La solidarité entre les pays africains doit primer en matière de lutte contre le terrorisme. On ne saurait compter sur l’appui des occidentaux, qui n’ont pas toujours joué franc-jeu en matière de lutte contre le terrorisme. L’échec de l’armée française contre les groupes armés au Sahel, malgré ses équipements de pointe, pose question. N’est-ce pas en réalité une guerre de recolonisation, qui est menée avec le concours d’extrémistes à la solde des occidentaux ? Les Africains ont intérêt à prendre leur destin en main, comme l’enseigne la coopération nigéro-algérienne.

Kader Patrick KARANTAO

Ratification de l’accord sur le droit de la mer: Feu vert au ministère des Affaires étrangères pour présenter le projet de loi à l’ALP

Le camarade ministre des Affaires étrangères, Karamoko Jean Marie Traoré, a été auditionné, le lundi 2 novembre 2026, par la Commission des Affaires étrangères, de la défense et de la sécurité (CAEDS) de l’Assemblée législative du peuple sur un projet de loi portant autorisation de ratification de l’Accord se rapportant à la convention des Nations unies sur le droit de la mer et la conservation et l’utilisation durable de la diversité biologique marine des zones ne relevant pas de la juridiction nationale.

Adopté le 19 juin 2023 à New York, cet accord vise à offrir aux pays sans littoral la possibilité de participer à la gouvernance des eaux internationales afin d’assurer la conservation et l’utilisation durable de la biodiversité marine. Face aux membres de la CAEDS, le chef de la diplomatie burkinabè, accompagné de la camarade ministre déléguée et de ses collaborateurs de la Direction générale des affaires juridiques et consulaires (DGAJC) a présenté les raisons qui ont conduit le gouvernement à adhérer à cette convention. Selon le camarade Karamoko Jean Marie Traoré, il s’agit de faire comprendre que, même sans littoral, les pays de l’intérieur ont le droit de se prononcer sur la gestion de ce patrimoine commun et de travailler aux côtés des pays disposant d’un littoral pour la protection et la sauvegarde de l’écosystème, afin de réduire les aléas climatiques.

Au regard du trafic en haute mer, « il convient de trouver des mécanismes pour mieux réguler cet espace, souvent considéré comme un espace de non droit et frequemment sujet à la pollution, afin de garantir un avenir meilleur à notre planète », a précisé le ministre Traoré. En intégrant cette convention, le gouvernement entend aussi renforcer sa coopération scientifique autour de cet espace et de faire en sorte que le pays profite, au même titre que les autres Etats parties, des bénéfices de cette convention. Au regard de la position géographique du Burkina Faso, un pays sans accès direct à la mer, les membres de la CAEDS ont soulevé un certain nombre de préoccupations notamment celles relatives aux avantages que le Pays pourra tirer de cet accord. Outre le partage juste et équitable des bénéfices monétaires et non monétaires liés à l’exploitation de la haute mer, cette convention offrira au Burkina Faso des possibilités de renforcement de l’expertise national à travers un partage d’expériences, a-t-il expliqué.

Elle permettra aux chercheurs burkinabè de travailler sur des programmes de recherche qui contribueront à la régulation et à l’équilibre du climat à travers la conservation de la flore et de la faune sous-marine, poursuit le ministre des Affaires étrangères. A l’issue de l’étape de ratification, le gouvernement prendra des mesures concrètes pour l’identification et la constitution d’un portefeuille de projets prioritaires qui marqueront l’entrée en vigueur de cet accord dont l’internalisation au plan national est prévue pour cette année, a-t-il ajouté. Au terme de l’audition et du débat général, la CAEDS a marqué son accord pour la ratification de ce projet de loi qui sera présenté à la Représentation nationale au cours de sa séance plénière du 10 novembre prochain.

DCRP/MAE

Le choix souverain du partenariat

Le Burkina Faso a pris part, les 28 et 29 octobre 2026, à Moscou, au troisième Sommet Russie-Afrique. Le Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, y était représenté par le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo. Au-delà d’une présence diplomatique, cette participation traduit une orientation assumée par un pays qui entend choisir librement ses partenaires, défendre ses intérêts et construire son avenir sans tutelle. Dans un monde en pleine recomposition, Ouagadougou fait ainsi de la souveraineté le socle de ses relations internationales.

Le message est sans équivoque. Le Burkina Faso entend exercer pleinement son droit de nouer des alliances et de diversifier ses relations extérieures. Aucun peuple ne peut prétendre maîtriser son destin si d’autres décident à sa place de ses engagements et de ses orientations stratégiques. Les injonctions extérieures et les rapports de force hérités du passé ne sauraient entraver cette liberté. La présence burkinabè à Moscou prend tout son sens dans cette affirmation.

Dans l’entretien accordé à Russia Today, le 27 octobre, le chef du gouvernement, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a défendu cette position avec fermeté. En dénonçant les rapports de domination et les logiques de tutelle, tout en réaffirmant la nécessité pour le Burkina Faso de maîtriser ses ressources et ses choix stratégiques, il a porté une vision fondée sur la réappropriation du destin national. Il ne s’agit pas de remplacer une dépendance par une autre, mais de sortir de toute forme de subordination et de construire des relations librement consenties.

Cette vision trouve également un écho dans l’héritage de Thomas Sankara, dont le Président russe Vladimir Poutine a convoqué la pensée à ce sommet en rappelant sa célèbre dénonciation de la dette comme instrument de domination néocoloniale. Une référence qui résonne particulièrement avec la nouvelle dynamique diplomatique du Burkina Faso, résolu à entretenir un développement endogène, à nouer des partenariats sans tutelle, fondés sur le respect mutuel, la réciprocité et la préservation de sa liberté de décision. D’ailleurs, le Forum économique et humanitaire organisé en marge du Sommet invite les participants à « développer ensemble une coopération mutuellement
bénéfique et le potentiel de chaque pays d’Afrique ».

Cette orientation rejoint précisément l’exigence défendue par Ouagadougou, celle de partenariats équilibrés dont les retombées profitent effectivement aux peuples et renforcent les capacités de chaque nation.
Dans cette dynamique, la diversification des partenariats apparaît comme une nécessité autant qu’un choix politique. Pourquoi le Burkina Faso devrait-il enfermer ses relations extérieures dans un cercle restreint, alors que les défis sécuritaires, économiques, technologiques et sociaux appellent des réponses diversifiées ? Explorer de nouvelles perspectives de coopération relève d’une démarche légitime pour un pays qui ambitionne de consolider son autonomie.

La Russie constitue, à cet égard, un partenaire avec lequel Ouagadougou souhaite approfondir ses relations. Les perspectives concernent la sécurité, l’énergie, l’agriculture, les infrastructures, la formation et les technologies. Ce rapprochement ne signifie cependant pas une hostilité envers d’autres peuples. Le Premier ministre a d’ailleurs distingué les désaccords politiques des relations avec le peuple français. La souveraineté n’exclut ni le dialogue ni l’ouverture. Elle exige simplement que les relations entre Etats reposent sur le
respect mutuel et l’équilibre des intérêts.

Placés sur le thème « Pour la paix, la sécurité et le développement », les travaux de Moscou ont réuni des représentants de 48 pays africains. Les participants ont adopté une déclaration commune et un plan d’action pour la période 2027-2029. Ces engagements ouvrent des perspectives de coopération dans plusieurs domaines stratégiques. Leur portée dépendra toutefois de leur traduction dans les faits, à travers des projets financés, des échéances respectées et des mécanismes de suivi rigoureux.

Pour le Burkina Faso, les attentes sont importantes. La coopération sécuritaire doit contribuer à mieux protéger les populations et à restaurer durablement la paix. Les partenariats économiques doivent favoriser les investissements productifs, la création d’emplois et la transformation locale des matières premières. Le transfert de technologies et le renforcement des compétences nationales doivent également ouvrir de nouvelles perspectives à la jeunesse.

Il ne saurait donc être question de limiter les partenariats à l’exploitation des ressources nationales ou à la signature d’accords de circonstance comme à une certaine époque. Le Burkina Faso doit pouvoir transformer ses richesses sur place, développer son tissu industriel et tirer un bénéfice équitable de ses collaborations. C’est à cette exigence que se mesurera la sincérité de chaque partenariat, y compris celui noué avec la Russie.

Moscou n’est ni une fin en soi ni une rupture recherchée pour elle-même. C’est une étape supplémentaire dans la quête de solutions aux défis nationaux. Il appartient désormais au Burkina Faso de défendre ses priorités, de négocier avec discernement et de veiller à ce que chaque engagement serve l’intérêt général.

La souveraineté véritable ne consiste pas à changer de protecteur. Elle réside dans la capacité à refuser toute tutelle, à nouer des relations d’égal à égal et à rester maître de ses décisions. A Moscou, le Burkina Faso a rappelé avec force que la souveraineté n’a pas de frontières. Elle donne à chaque nation le droit de choisir ses partenaires, de défendre ses intérêts et de coopérer avec tous les peuples, sans jamais renoncer à sa liberté ni à son destin.

Jolivet Sidibé PAGBELEGUEM
joliv_et@yahoo.fr

Reconversion : 93 militaires et agents des Eaux et forêts en formation

Le ministère de la Guerre et de la Défense patriotique a lancé, la 18e session de formation en agriculture et en élevage au profit des militaires et paramilitaire en phase de reconversion, le mardi 3 novembre 2026, à Ouagadougou.

Le ministère de la Guerre et de la Défense patriotique poursuit son programme de reconversion au profit des militaires en fin de carrière. Dans ce cadre, 83 militaires porteurs de projets et 10 personnels des Eaux et forêts, soit 93 apprenants prennent part à cette 18e session de formation en agriculture et en élevage. Le lancement de cette formation a eu lieu, le mardi 3 novembre 2026,
à Ouagadougou. Répartis entre Ouagadougou et Bobo-Dioulasso, ils bénéficieront de trois semaines de formation, « les techniques et rudiments nécessaires à même de leur permettre de réussir leur reconversion », a indiqué le secrétaire général du ministère de la Guerre et de la Défense patriotique, l’intendant colonel-major, Yamba Léonard Ouoba, représentant le ministre d’Etat. « Quitter l’uniforme ne signifie pas cesser de servir », a-t-il déclaré.

Le parrain de la cérémonie, le directeur de cabinet du ministre de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources animales et halieutiques, le colonel-major, Alassane Guiré, a salué le choix des bénéficiaires.
« Un soldat ne quitte jamais vraiment le front de combat. Il change de combat. Vous qui êtes là, vous avez servi le Burkina Faso sous les armes. Certains ont déjà quitté l’uniforme d’autres s’apprêtent à le faire. Et tous, vous avez choisi de continuer à servir votre pays autrement », a-t-il affirmé. Il a rappelé les engagements de son département à les former aux techniques de production, faciliter l’installation à la fin de la formation, les conseiller pour produire, transformer et écouler les produits et leur faciliter l’accès au financement,
à la terre et à l’eau. « Une convention-cadre lie aujourd’hui nos deux ministères, avec comme objectif d’accompagner au moins 1000 militaires en cinq ans », a-t-il précisé.

Des acquis tangibles

Il a ainsi exhorté les apprenants à interroger leurs formateurs sans retenue, à partager leurs expériences et à repartir avec un projet plus solide. Alassane Guiré a annoncé un don de 12 tonnes d’intrants agricoles au profit des apprenants dont trois tonnes d’engrais NPK, deux tonnes d’urée, deux tonnes de tourteaux de soja, deux tonnes de tourteaux de coton, trois tonnes d’aliments pour animaux, ainsi que divers matériels techniques.

Le chargé de la formation, Ibrahima Sory, a insisté sur les exigences du métier. Il a fait savoir que l’agriculture ne se résume pas à mettre des graines en terre, pas plus que l’élevage ne se limite à entretenir les animaux.
Ce sont, a-t-il expliqué, des activités qui exigent des connaissances techniques, une bonne planification, une gestion rigoureuse et une capacité à anticiper les risques.

Pour cela, il a invité les apprenants à développer un esprit entrepreneurial, à analyser les opportunités du marché, calculer les coûts de production, évaluer les risques, rechercher les débouchés et réinvestir les bénéfices. Au lancement de cette formation, il est ressorti que le programme de reconversion des militaires affiche des résultats significatifs depuis sa mise en œuvre en 2013. Selon les chiffres présentés, 1 529 ont été formés en agriculture, élevage, élaboration de business plans et gestion d’entreprises. Depuis 2025, plus de 100 militaires bénéficient du mécanisme de subvention en matière d’engrais, de semences et de labours, et six tracteurs doivent être mis à disposition, dont deux par région militaire.

 

– Leila Sylvia
SAWADOGO

SIAO 2026: le Premier ministre salue le génie créateur des artisans africains

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Le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, à la tête d’une délégation gouvernementale et accompagné de la ministre chargée de l’Artisanat du Congo, a visité les stands d’exposition de la 18e édition du Salon international de l’artisanat de Ouagadougou (SIAO), mardi 3 novembre 2026, à Ouagadougou. A l’issue de cette immersion, il a salué la créativité, l’authenticité et le raffinement des œuvres exposées, tout en invitant les artisans à poursuivre leur quête d’innovation.

Des cases traditionnelles des Sahé-liens construites à base de paille aux créations artisanales les plus audacieuses, en passant par les équipements de tissage et les œuvres inspirées des réalités contemporaines, le savoir-faire africain s’est révélé dans toute sa diversité à la délégation gouvernementale. Cette visite du Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, accompagné de la ministre chargée de l’Artisanat du Congo, s’inscrit dans la dynamique de promotion et d’encouragement des acteurs du secteur, à l’occasion de la 18e édition du SIAO. La délégation a entamé son parcours par la découverte des cases traditionnelles peulhs, réa-lisées à base de paille.

Elle
a ensuite parcouru les stands-pays du Burkina Faso, du Niger, du Mali, du Tchad et de la Guinée-Conakry, avant de découvrir les stands des différentes régions du Burkina Faso ainsi que ceux des institutions publiques et privées, au pavillon du Soleil-Levant. La visite s’est poursuivie au stand de la Présidence du Faso, au village du Ghana, au village de la Confédération des Etats du Sahel (AES), puis aux pavillons Thomas-Sankara, Pyramide et Gorée. La délégation a également pu apprécier les savoir-faire artisanaux des pays parti-cipants qui mettent en lumière la richesse des traditions et la diversité des expressions artistiques africaines. Parmi les réalisations qui ont retenu l’attention figurent notamment une machine de tissage de pagne traditionnel ainsi qu’une représentation d’hélicoptère confectionnée à partir de douilles de balles. Cette dernière création, évocatrice de la force d’une nation, témoigne de la capacité des artisans à transformer des matériaux inattendus en œuvres porteuses de symboles.

Un secteur qui doit rester créatif

Au terme de ce parcours, le chef du gouvernement, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a exprimé sa satisfaction devant la qua-lité des œuvres présentées. « Stand après stand, nous avons été témoins de la créativité et surtout du raffinement qui se remarque auprès de nos artisans », s’est-il réjoui. Pour lui, les artisans ont bien compris les exigences d’un secteur appelé à conjuguer héritage culturel et modernité. Si l’artisanat puise ses ressources dans les traditions, le patrimoine et les valeurs des peuples, il doit également évoluer avec son temps. « C’est une équation que les artisans arrivent à résoudre, si bien que, quand on passe, on voit des produits dont l’authenticité n’est pas contestable, mais on sent qu’il y a un génie qui s’opère. Cela se voit dans les finitions, dans le détail », a-t-il apprécié. A ses yeux, les artisans africains disposent désormais d’un savoir-faire qui leur permet de rivaliser avec les meilleurs sur les marchés.

Au-delà de l’encouragement adressé aux exposants, le Premier ministre a également lancé un appel aux Burkinabè et aux visiteurs afin qu’ils profitent de cette édition pour découvrir les richesses de l’artisanat. Il a rappelé que ce secteur constitue un domaine d’avenir, dans lequel la créativité et le perfectionnement des productions doivent demeurer des exigences permanentes. Abordant le thème de cette édition, qui met en relation artisanat africain et industrialisation, le chef du gouvernement a souli-gné la complémentarité entre ces deux secteurs longtemps considérés, à tort, comme opposés. « De plus en plus, je pense que tous ont compris que l’artisanat nourrit également l’industrie », a-t-il affirmé. Pour lui, la qualité des créations et le raffinement des produits constituent des atouts essentiels pour permettre aux artisans africains de conquérir les marchés du continent avant de s’imposer à l’échelle internationale.

Adama SAWADOGO

Souveraineté alimentaire dans l’espace AES : harmoniser les stratégies et les textes règlementaires

Le secrétaire général du ministère de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources animales et halieutiques du
Burkina Faso, Gaoussou Sanou, a présidé la rencontre d’échanges et de concertation réunissant des experts des systèmes semenciers du Burkina, du Mali et du Niger, mardi 3 novembre 2026, à Ouagadougou.

Les pays membres de la Confédération des Etats du Sahel (AES) recherchent des bases solides d’un système semencier confédéral harmonisé pour renforcer la souveraineté alimentaire. En effet des experts des systèmes semenciers du Burkina Faso, du Mali et du Niger se sont réunis, mardi 3 novembre 2026, à Ouagadougou dans l’optique d’harmoniser les stratégies et les textes règlementaires. C’est le Secrétaire général (SG) du mi-nistère de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources animales et halieutiques du Burkina Faso, Gaoussou Sanou, qui a présidé cette rencontre d’échanges et de concertation.

Cet atelier confédéral de validation sur l’amélioration de la souveraineté semencière dans l’espace AES a connu également la participation du SG du ministère de l’Agriculture et de l’Elevage du Niger, Ousman Abdou et du conseiller technique du ministre chargé de l’Agriculture du Mali, Tiéman Traoré. Durant quatre jours, les participants devraient étudier et valider le rapport des horizons du secteur semencier confédéral, le document de la stratégie de développement, les textes réglementaires devant régir les semences agricoles, animales et halieutiques. L’objectif visé par la réunion est d’accroître les productions agricoles, animales et halieutiques afin d’atteindre la souveraineté alimentaire et nutritionnelle à l’horizon 2031, a indiqué le SG du ministère chargé de l’Agriculture du Burkina Faso. Pour Gaoussou Sanou, la majorité des populations des pays membres de l’AES tire directement ses moyens d’existence du secteur agro-sylvo-pastoral et halieutique.

Dès lors, a-t-il poursuivi, rendre ces secteurs stratégiques plus productifs et compétitifs demeure un défi majeur à relever absolument d’où l’élaboration d’une stratégie de développement du secteur semencier. « Les semences et souches améliorées comptent parmi les facteurs déterminants en ce sens qu’elles contribuent pour environ 40% de la constitution des rendements. Par conséquent, leur disponibi-lité, leur qualité et leur accessibi-lité doivent être garanties », s’est-il convaincu.

Une initiative porteuse d’espoir

Le SG du ministère chargé de l’Agriculture du Niger, Ousman Abdou, a indiqué que la semence constitue la base de la production agricole.

Pour le secrétaire général du ministère de l’Agriculture et de l’Elevage du Niger, Ousman Abdou, cette initiative est porteuse d’espoir pour la libération de l’espace AES, car, a-t-il souligné, la semence constitue la base de la production agricole, mais aussi elle constitue l’élément nuisible à partir duquel on peut s’intoxiquer. « Nous avons le devoir d’asseoir un système robuste dans notre espace pour sécuriser la semence, créer un stock de sécurité semencière qui nous permettra réellement de garder la souveraineté alimentaire », a-t-il relevé. Il a formulé le vœu que le document final puisse répondre aux attentes non seulement des autorités mais aussi des acteurs qui sont concernés à la base. « Il faut que ce bébé aille loin et qu’il soit directement vendable », a souhaité Ousman Abdou.

Selon le président de l’Alliance des producteurs semenciers du Sahel (APSS), Inoussa Ouédraogo, la souveraineté semencière commence par une semence de qua-lité. « C’est essentiel que nous puissions nous approprier ce document et marquer également notre engagement pour soutenir la production semencière, gage de souveraineté alimentaire dans l’espace AES », a-t-il soutenu. La stratégie de développement du secteur semencier se justifie par le protocole additionnel au traité portant création de la confédération de l’AES, relatif aux actions de développement ainsi que la mise en œuvre de la feuille de route pour assurer la souveraineté semencière confédérale.

Mariama Claire Mandomba LOMPO

Musique : le groupe Baloukou signe son retour sur la scène

Dans le cadre de l’évènement « Hip-Hop All Stars », le groupe de rap Baloukou a organisé, un concert le samedi 31 octobre 2026 au jardin « Moulin rouge » au quartier Dassasgho de Ouagadougou.

Le jardin « Moulin rouge », situé au quartier Dassasgho de Ouagadougou, a vibré au rythme du rap, le samedi 31 octobre 2026. Le groupe Baloukou y était en concert dans le cadre de l’événement « Hip-Hop All Stars ». Les mélomanes ont passé des moments inoubliables. Pendant plus de trois heures, les rappeurs ont tenu le public en haleine. Bien connu des amateurs de hip-hop depuis les années 2000, le groupe a revisité ses titres phares, notamment « Un jour on vit », « Révolution », « Hommage à Rodman » et « Nonga ». A travers
ce concert, Baloukou signe son retour sur la scène du showbiz burkinabè.

« Je suis très content de partager ces bons moments avec nos fans. C’est comme si je fuyais le micro et que le micro me poursuivait. Cela fait plus de 15 ans que nous ne sommes plus montés sur scène. Ce retour est inédit », s’est réjoui Kenzo, l’un des trois membres du groupe. Il a confié que certaines personnes pensaient que le groupe s’était disloqué. « Cette sortie est la preuve qu’il n’en est rien. Nous étions à Lomé pour les vacances lorsque nous avons appris, le wee-kend dernier, que nous allions monter sur scène le 31 octobre. Il fallait mettre les bouchées doubles. Nous pouvons dire que nous sommes comblés ce soir », a-t-il déclaré.

Pour l’artiste, ce « come-back » montre que le groupe ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. Il réserve encore des surprises à ses fans. A cet effet, il a sollicité les bénédictions du chef de Koulouba, présent au concert, pour la réussite de ses futurs projets.
Baloukou est le verlan de Koulouba, un quartier populaire de Ouagadougou où le groupe a évolué. Il a été créé en 1999 par six jeunes passionnés de rap : La Chimère, Kenzo, La Veuve Noire, Zoken, Tiber et Rodman. Le groupe a été marqué par le décès de l’un de ses membres, en décembre 2003, à la suite d’un accident, avant la sortie de son premier album. Malgré cette épreuve,
Baloukou a maintenu le cap. Il compte à son actif trois albums. Il s’agit de « Un jour, on vit », sorti en 2024, « Où va le monde », en 2007, et « M’Ma », en 2012.

Abdoulaye BALBONE

Safer Internet Day 2026 : des étudiants sensibilisés à un bon usage de l’Internet

La ministre de la Transition digitale, des Postes et des Communications électroniques, Aminata Zerbo, a présidé la cérémonie de lancement officiel de la IVe édition de Safer Internet day, mardi 3 novembre 2026, à Ouagadougou.

Les technologies du numérique doivent être bien utilisées à travers des choix éclairés. C’est fort de cette réalité que la IVe édition de Safer Internet day a été officiellement lancée sur le thème : « Technologies numériques, choix éclairés pour une utilisation sûre et responsable de l’IA », mardi 3 novembre 2026, à Ouagadougou. C’est la ministre de la Transition digitale, des Postes et des Communications électroniques, Aminata Zerbo, qui a présidé la cérémonie de lancement de l’évènement sous le parrainage du mi-nistre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Adjima Thiombiano.

La rencontre a réuni les acteurs de la Brigade centrale de lutte contre la cybercriminalité (BCLCC) et les étudiants, principaux acteurs concernés par la campagne nationale de sensibilisation au bon usage de l’Internet, à l’occasion de Safer Internet day 2026. La ministre chargée de la Transition digitale a expliqué que les réseaux sociaux sont uti-lisés par presque tout le monde, en passant par l’Intelligence artificielle (IA).

Saisir les possibilités offertes par le numérique

Les participants ont suivi le lancement officiel de Safer Internet day 2026.

« C’est pour cette raison qu’à l’instar des autres pays du monde, la journée du Safer Internet Day a été instaurée au Burkina afin d’échanger sur l’utilisation saine et responsable de l’Internet. Ce, afin de protéger non seulement les utilisateurs mais aussi les autres », a-t-elle justifié.
Aminata Zerbo a indiqué que cette journée vise également à aider la jeunesse à saisir les possibilités offertes par le numérique, dans un espace digital en pleine mutation, tout en les protégeant des risques grandissants qui y sont associés. Pour elle, via les réseaux sociaux, les utilisateurs y trouvent de formidables possibilités de s’informer, de se former, de créer, d’entreprendre et de s’exprimer.

« L’utilisation accrue de l’Internet s’accompagne aussi de me-naces bien réelles qui sont, entre autres, la cyber intimidation, les contenus inappropriés, les arnaques en ligne, l’usurpation d’identité et l’exploitation des données personnelles. Outre ces me-naces, s’ajoutent de nouvelles formes de manipulation liées à l’Intelligence artificielle, des phénomènes qui peuvent avoir de graves conséquences sur la sécurité, le développement psycholo-gique et le bien-être des jeunes », a-t-elle prévenu. La ministre chargée de la Transition digitale a invité les étudiants à apprendre à protéger leurs comptes, à vérifier la fiabilité des informations véhiculées.

Quant au ministre chargé de l’Enseignement supé-rieur, par ailleurs, parrain de la cérémonie, il a rappelé que l’université est un espace d’apprentissage, de recherche et de vérification à partir de sources fiables. Pour lui, grâce aux nouvelles technologies, un étudiant n’est plus obligé de se rendre à la bibliothèque pour obtenir une information ou trouver une réponse à ses interrogations. L’IA, à son avis, peut produire ces informations en quelques secondes, mais obtenir rapidement une information ne fait pas du chercheur un génie.
« Utiliser l’Intelligence artificielle comme un outil au service de sa réflexion est une chose, s’en remettre à elle à la place de sa propre réfle-xion en est une autre.

C’est cette différence que chacun de nous devrait garder à l’esprit », a-t-il prévenu.
Au cours de la cérémonie, le jeu-concours : « VIDEO CHALLENGE » a été lancé. Il est ouvert aux jeunes de 18 à 30 ans, de nationalité burkinabè ou résidant au Burkina Faso. La participation est gratuite et consiste à réaliser une vidéo, seul ou en équipe de quatre personnes au maximum. Une seule vidéo est autorisée par candidat ou par équipe. Les trois meilleures vidéos seront primées à l’occasion de la prochaine édition de la semaine du numérique prévue, du 24 au 27 novembre 2026.

Yassimine Aminata OUARMA

Réinsertion sociale des condamnés terroristes : Sayouba Pagbelguem propose une prise en charge multidimensionnelle

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L’étudiant en fin de cycle master en psychologie clinique et psychopathologie à l’Université Joseph Ki-Zerbo a présenté, ses travaux de recherches en vue de l’obtention d’un diplôme de master en psychologie, vendredi 30 octobre 2026, à Ouagadougou.

Selon un constat, la plupart des condamnés terroristes de la prison de haute sécurité de Ouagadougou manifestent des comportements de troubles d’anxiété, troubles addictifs et des conduites suicidaires en lien avec le stress post-traumatique. Pour y remédier et proposer des solutions à l’autorité compétente, le contrôleur de sécurité pénitentiaire, Sayouba Pagbelguem, étudiant en fin de cycle master en psychologie clinique et psychopathologie à l’université Joseph-Ki-Zerbo, par ailleurs chargé du suivi psychologique de la prison de haute sécurité de Ouagadougou, a décidé de mener une étude sur la problématique. Son thème a porté sur le : « Stress post traumatique et réinsertion sociale des condamnés terroristes à la prison de haute sécurité de Ouagadougou ».

Il a présenté les fruits de ses recherches devant les membres de jury, vendredi 30 octobre 2026, à Ouagadougou, en vue de l’obtention d’un diplôme de master en psychologie. Le jury était composé de la présidente du jury, Dr Rasmata Bakyono psychologue de formation, du

Les membres du jury ont invité les autorités à prendre en compte les recommandations formulées.

directeur de mémoire, Pr titulaire de psychologie sociale, Daouda Kouma et du membre critique, Dr Alex Nebié, tous enseignants de l’université Joseph-Ki-Zerbo. A l’issue de la soutenance, le jury lui a attribué la note de 16/20 avec la mention « très bien ». L’impétrant a expliqué que ses recherches ont permis de savoir que les condamnés terroristes vivent un stress post-traumatique. A son avis, cette situation occasionne le développement de différents symptômes pouvant être des comportements d’évitements, des reviviscences, des altérations cohésives comportementales ayant un impact direct sur leurs participations aux activités de réinsertion sociale et de l’apprentissage.

L’impétrant a aussi soutenu que son étude a relevé que la prise en charge des traumatismes nécessite l’intervention de plusieurs acteurs comme les psychologues, les psychiatres, les agents sociaux et spécialistes dans leur réinsertion sociale. Il a fait des recommandations comme la mise en place d’un dispositif de dépistage systématique de trouble stress post-traumatique, une prise en charge multidimensionnelle avec un plan d’action individualisé et la mise en place d’une stratégie nationale de déradicalisation à l’endroit des autorités pour renforcer la réinsertion sociale des condamnés terroristes. La présidente du jury, Dr Rasmata Bakiono, a salué la pertinence du sujet et félicité l’impétrant pour le travail abattu. « Tout en espérant que l’autorité va se saisir de ces résultats pour apporter des aménagements nécessaires, je souhaite que cela soit une boussole pour y remédier et donner une seconde chance à ses condamnés terroristes », s’est-elle exprimée.

Gbetcheni Constantin Bertrand KAMBIRE
(Collaborateur)