Communiqué

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AVIS D’APPEL RADIO DAANDÈ LIPTAKO

Semaine nationale de lutte contre la cybercriminalité: prévention collective face aux menaces cybernétiques

Le comité national d’organisation de la IIe édition de la semaine nationale de lutte contre la cybercriminalité a animé une conférence de presse, vendredi 23 octobre 2026, pour annoncer l’événement qui se tiendra, du 26 au 30 octobre 2026, à Ouagadougou.

La IIe édition de la Semaine nationale de lutte contre la cybercriminalité se tient, du 26 au 30 octobre 2026, à Ouagadougou. Des activités de sensibilisation, de formation et d’échanges visant à renforcer la prévention et la sécurité dans le cyberespace sont au programme. C’est le comité d’organisation de l’événement qui l’a dévoilé, vendredi 23 octobre 2026, lors d’une conférence de presse. Cette édition, placée sur le thème « Cybercriminalité et menaces numériques émergentes : du clic au crime », sera organisée par la Brigade centrale de lutte contre la cybercriminalité (BCLCC), sous l’égide du ministère de la Sécurité.

Selon le commandant de la BCLCC, Bayi Akim Nignan, l’initiative vise à renforcer la prévention et la résilience collective face aux menaces cybernétiques. Il a précisé que l’événement permettra de promouvoir une culture nationale de cyberprudence et de citoyenneté numérique responsable, de renforcer la coopération entre les acteurs de l’écosystème numérique et d’encourager la conception de solutions technologiques locales de lutte contre la cybercriminalité. L’initiative vise également à restaurer la confiance des citoyens dans les services numériques et financiers et à réduire les risques liés au blanchiment de capitaux et au financement du terrorisme par le numérique, a indiqué le commandant Nignan. Il a confié que le développement rapide des technologies de l’information et de la communication a transformé la société et l’économie.

Mais, a-t-il prévenu, cette évolution s’accompagne d’une hausse inquiétante des actes de cybercriminalité qui fragilisent la sécurité des citoyens, la stabilité des institutions et la confiance dans le numérique. Il a soutenu qu’entre 2020 et 2025, la BCLCC a enregistré un préjudice financier de plus de neuf milliards F CFA résultant de diverses formes d’escroqueries et d’infractions commises dans le cyberespace national. Le commandant a précisé que les infractions les plus fréquentes sont la cyber-escroquerie, le chantage à la vidéo, les atteintes aux systèmes informatiques et la diffusion de contenus illicites à travers de fausses informations. Il a relevé d’autres menaces, notamment la désinformation, les deepfakes, les discours haineux et les appels à la violence sur les réseaux sociaux, souvent amplifiés par les technologies d’intelligence artificielle. Bayi Akim Nignan a appelé la population à éviter l’usage malveillant des solutions technologiques, notamment l’intelligence artificielle, ainsi qu’à faire preuve de vigilance dans l’utilisation des boutiques d’applications telles que Play Store et l’App Store d’Apple.

Membre du comité national d’organisation, Idrissa Ouédraogo, a indiqué que la lutte contre la cybercriminalité exige une adaptation permanente aux évolutions technologiques. C’est pourquoi il a invité chacun à se méfier des promesses faciles. Outre Ouagadougou, plusieurs activités sont annoncées dans d’autres villes du pays, notamment des panels, des journées portes ouvertes et un tournoi de maracana.

Aly SAWADOGO

Rasmatou OUEDRAOGO

Campagne de communication « Entreprendre au féminin » dans le Yaadga: les acteurs dressent un bilan Satisfaisant

La campagne nationale de communication autour du sous-projet « Entreprendre au féminin », dans le Yaadga s’est achevée le vendredi 23 octobre 2026, à Ouahigouya.

C’est un satisfecit général qui s’est dégagé du bilan de la caravane de presse sur la campagne nationale de communication autour du sous-projet « Entreprendre au féminin », dans la région de Yaadga. A la fin des activités, le vendredi 23 octobre 2026, à Ouahigouya, le point focal de la communication pour le changement social et comportemental du projet SWEDD+ au ministère de la Santé, Aminata Guigma, a affirmé qu’au cours de cette tournée, les journa-listes ont pu constater les efforts déployés pour soutenir les activités génératrices de revenus des femmes.

De la production du beurre de karité, à la fabrication du soumbala et de la farine infantile, en passant par l’agroécologie, la culture hors-sol, le tissage et la teinture, plusieurs initiatives témoi-gnent, selon elle, de la volonté des femmes de renforcer leur autonomie financière. Aminata Guigma a indiqué que sept associations et différentes initiatives féminines ont été

visitées. « Nous avons vu des femmes déterminées, conscientes de leur situation et prêtes à se battre. Cela montre leur volonté de sortir de la pauvreté et de se battre pour elles-mêmes et pour leurs familles », a-t-elle souligné. Au-delà, Aminata Guigma a ajouté que la campagne a permis de mener des actions de sensibilisation auprès des communautés et rapprocher les services de santé des populations.

A ce titre, elle a confié que les plaidoyers conduits avec les ONG partenaires ont touché plus de 200 leaders coutumiers et religieux. Les causeries éducatives, quant à elles, ont sensibi-lisé plus de 400 femmes et filles. Par ailleurs, plus de 450 femmes et filles ont bénéficié de dépistages du cancer du col de l’utérus, des hépatites virales,

du VIH, du cancer du sein etc. « Notre passage dans la région de Yaadga a été  très positif. Nous avons confiance et gardons espoir que les femmes vont s’en sortir dans cette région », a-t-elle déclaré.

Pérenniser les initiatives existantes

A la veille du débriefing de la caravane, les journa-listes ont visité deux unités de production dirigées par des femmes dans la commune rurale de Oula, située à une quinzaine de kilomètres de Ouahigouya. Il s’agit de la coopérative Tegawendé, spécialisée dans la production du beurre de karité à Ziga et de la coopérative Relwendé, qui fabrique du savon dans le village de Kalsagdo.

Les responsables des coopératives ont expliqué que les revenus générés permettent aux femmes de participer à la prise en charge des dépenses fami-liales. Toutefois, pour accroître leurs productions, elles ont souhaité un accompagnement accru de la part de leurs conjoints et des partenaires. « Nous demandons le soutien de nos maris et des différents partenaires pour dyna-miser nos activités », a indiqué la présidente de la coopérative Tegawendé de Ziga, Florence Ouédraogo.

Conscient de cette réalité, le Président de la délégation spéciale (PDS) de la commune rurale de Oula, Moussa Ouédraogo, a salué les actions de sensibilisation menées. Selon lui, à Oula, de nombreuses femmes s’investissent quotidiennement dans des activités contribuant au développement local.

Il a plaidé pour un renforcement de l’accompagnement dont elle bénéficie déjà afin de consolider les acquis et d’assurer la pérennité des initiatives existantes. Le PDS a rassuré les femmes que des dispositions sont prises pour leur faciliter l’accès à la terre. Portée par le mi-nistère de la Santé, à travers le Programme d’appui au développement sanitaire (PADS), et le ministère de la Famille et de la Solida-rité, la campagne nationale « Entreprendre au féminin », également appelée « PAGB YIDGR-SOORÉ », vise à promouvoir l’entrepreneuriat féminin comme un levier de transformation sociale, de réduction des inégalités de genre.

Soumaïla BONKOUNGOU

Santé : L’ADEMAS mobilise les acteurs francophones pour l’autosoin

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 Une délégation de l’Agence pour le développement du marketing social (ADEMAS) du Sénégal, conduite par son directeur exécutif, Dr Cheikh Saad Bou SARR a effectué une mission au Burkina Faso du 19 au 24 octobre 2026. Cette visite vise à renforcer la participation des acteurs burkinabè au Hub francophone de l’auto soin en Afrique de l’Ouest et à favoriser le partage des bonnes pratiques à l’échelle sous-régionale.

Le Burkina Faso dispose d’acquis susceptibles d’inspirer d’autres pays de la sous-région dans la promotion de l’autosoin. C’est l’un des principaux enseignements de la mission effectuée par une délégation de l’ADEMAS Sénégal, du 19 au 24 octobre 2026. À travers cette visite, l’organisation entend faire connaître le Hub francophone de l’autosoin, présenter ses missions et ses possibilités de partenariat, mais aussi mobiliser les acteurs nationaux autour d’une dynamique régionale de partage des connaissances et de plaidoyer.

Conduite en collaboration avec le Programme de marketing social et de communication pour la santé (PROMACO) du Burkina Faso, cette mission a permis à la délégation de rencontrer plusieurs acteurs du secteur de la santé, notamment des représentants du ministère de la Santé, du Secrétariat permanent du Conseil national de lutte contre le sida et les infections sexuellement transmissibles (SP-CNLS-IST), de la société civile ainsi que des partenaires techniques et financiers.

Au terme des échanges, les représentants de l’ADEMAS ont dressé un bilan positif de leur séjour. Ils ont notamment relevé plusieurs initiatives développées au Burkina Faso pour promouvoir l’autosoin, dont l’élaboration de directives nationales, l’intégration de cette approche dans la formation initiale des infirmiers et dans les cours de santé publique, ainsi que la mise en place d’un référentiel de performance. Le pays dispose également de 22 fiches consacrées à l’autosoin, tandis qu’un guide de mise en œuvre d’une campagne de promotion de cette pratique est en cours d’élaboration.

Pour le directeur exécutif de l’ADEMAS, Dr Cheikh Saad Bou SARR, ces expériences constituent des ressources importantes à partager avec les autres pays francophones de la région. Elles pourraient contribuer à renforcer les connaissances et les capacités des acteurs engagés dans la promotion de l’autosoin, tout en favorisant la mutualisation des efforts.

Selon la définition de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) rappelée par l’ADEMAS, l’autosoin désigne la capacité des individus, des familles et des communautés à promouvoir la santé, à prévenir les maladies, à maintenir leur état de santé et à faire face à la maladie ou au handicap, avec ou sans l’accompagnement d’un professionnel de santé.

Cette approche englobe les comportements quotidiens favorables à la santé, les pratiques de prévention, la reconnaissance des signes d’alerte, certaines interventions réalisées par les personnes elles-mêmes et le recours approprié aux services de santé.

L’objectif est de permettre à chacun de mieux connaître son corps, de comprendre ses besoins et de prendre des décisions éclairées concernant sa santé. Une population bien informée est ainsi mieux outillée pour adopter des comportements favorables à son bien-être et solliciter une assistance médicale lorsque cela est nécessaire.

L’autosoin peut également contribuer à réduire certains risques évitables et à renforcer l’autonomie des populations. Il présente un intérêt particulier pour les personnes confrontées à des difficultés géographiques, financières ou sociales d’accès aux services de santé.

Parmi les exemples d’interventions citées par l’ADEMAS figurent l’autodépistage du VIH, ainsi que l’auto-injection contraceptive ou d’insuline après une formation appropriée. Ces pratiques peuvent faciliter l’accès aux soins et contribuer à leur continuité. L’autosoin ne se substitue toutefois pas aux professionnels de santé : il vise plutôt à renforcer les capacités des populations tout en favorisant le recours approprié aux services sanitaires.

Un hub francophone pour mutualiser les expériences

La mise en place du Hub francophone de l’autosoin, répond à un besoin de participation accrue des acteurs francophones aux initiatives internationales dans ce domaine.

Le Self-Care Trailblazer Group (SCTG), une coalition mondiale engagée dans la promotion de pratiques d’autosoin sûres et efficaces ainsi que dans leur intégration aux politiques et aux systèmes de santé, compte plus de 1 000 membres individuels et 485 organisations membres, selon les données présentées par l’ADEMAS. Le document souligne que les membres issus des pays francophones ne représentent que 13 % des membres, contre une majorité provenant du monde anglophone.

Les différences linguistiques et de fuseaux horaires, ainsi que la prédominance de l’anglais dans les activités organisées par la coalition, ont limité la participation de certains acteurs francophones. Le Hub vise donc à faciliter leur engagement, à améliorer leur accès aux ressources et à créer un cadre d’apprentissage et de collaboration en Afrique de l’Ouest francophone.

En partenariat avec le SCTG, Population Services International (PSI) a confié à l’ADEMAS, dans un premier temps, la responsabilité de la promotion de l’autosoin au Sénégal, avant de lui confier la gestion du hub sous-régional. Des missions de présentation ont déjà été organisées en Côte d’Ivoire, au Togo et au Burkina Faso.

Pour consolider les acquis de la mission, l’ADEMAS et PROMACO envisagent d’assurer le suivi des adhésions des acteurs burkinabè aux différentes plateformes mondiales consacrées à l’autosoin. Cette démarche devrait faciliter le partage des documents stratégiques et des expériences du Burkina Faso au sein du réseau du SCTG.

Un webinaire réunissant les différentes parties prenantes est également prévu. Il permettra de donner davantage de visibilité aux initiatives conduites au Burkina Faso et de favoriser le partage des bonnes pratiques avec les autres acteurs de la région.

À travers ces perspectives, la mission ouvre des possibilités de coopération entre les acteurs burkinabè et leurs homologues de la sous-région. L’enjeu est de capitaliser les expériences existantes, de renforcer les synergies et de contribuer à faire de l’autosoin une pratique accessible au plus grand nombre.

B.S.

 

 

𝟑ᵉ 𝐒𝐨𝐦𝐦𝐞𝐭 𝐑𝐮𝐬𝐬𝐢𝐞–𝐀𝐟𝐫𝐢𝐪𝐮𝐞 : 𝐥𝐞 𝐂𝐚𝐦𝐚𝐫𝐚𝐝𝐞 𝐏𝐫𝐞𝐦𝐢𝐞𝐫 𝐦𝐢𝐧𝐢𝐬𝐭𝐫𝐞 𝐫𝐞𝐩𝐫𝐞́𝐬𝐞𝐧𝐭𝐞 𝐥𝐞 𝐏𝐫𝐞́𝐬𝐢𝐝𝐞𝐧𝐭 𝐝𝐮 𝐅𝐚𝐬𝐨 𝐚̀ 𝐌𝐨𝐬𝐜𝐨𝐮

Le Camarade Premier ministre, Chef du Gouvernement, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, représentant le Président du Faso, Chef de l’État, le Camarade Capitaine Ibrahim Traoré, a quitté Ouagadougou ce lundi 26 octobre 2026 pour Moscou, en Fédération de Russie. Il prendra part, les 28 et 29 octobre, au troisième Sommet Russie–Afrique et au Forum économique et humanitaire qui l’accompagne.

‎Après les éditions de Sotchi en 2019 et de Saint-Pétersbourg en 2023, cette rencontre réunira les dirigeants africains autour du Président russe Vladimir POUTINE pour donner une nouvelle impulsion au partenariat russo-africain. Elle permettra de dresser le bilan du plan d’action 2023-2026 et de définir les prochaines orientations de la coopération. L’adoption d’une déclaration et d’un nouveau plan d’action pour la période 2027-2029 est prévue à l’issue des travaux.

‎Les échanges porteront notamment sur le commerce, les investissements, la sécurité alimentaire et énergétique, ainsi que sur la souveraineté des États. Le Forum économique et humanitaire abordera également le développement industriel, les transferts de technologies, la transformation numérique, l’intelligence artificielle et les usages pacifiques de l’énergie nucléaire, ainsi que la santé, l’éducation et la formation.

‎À la tête de la délégation burkinabè, le Chef du Gouvernement portera, au nom du Camarade Président du Faso, les priorités nationales, avec pour objectif de promouvoir des projets concrets en matière de transformation locale des ressources, de maîtrise des technologies et de formation de la jeunesse. Ces perspectives de coopération visent à renforcer les capacités productives du pays et à consolider sa souveraineté économique.

‎En marge des travaux, le Premier ministre aura des entretiens bilatéraux et accordera des audiences pour approfondir les partenariats au service de la sécurité et du développement du Burkina Faso.

‎Cette participation s’inscrit dans la dynamique de renforcement des relations entre Ouagadougou et Moscou, confortée par la signature, le 12 février 2026, de l’Accord sur les fondements des relations entre les deux pays. Elle traduit la volonté du Président du Faso de diversifier les partenariats, dans le respect de la souveraineté nationale, de l’égalité et des intérêts réciproques, afin d’apporter des réponses concrètes aux défis sécuritaires, humanitaires et de développement du Burkina Faso.

‎DCRP/Primature

Sécurité des systèmes d’information: un réseau national mis en place

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Le ministère de la Transition digitale, des Postes et des Communications électroniques a organisé la cérémonie de lancement du Réseau national des responsables de la sécurité des systèmes d’information (RSSI) et des points focaux cyber (REN-CYBER) des ministères et institutions, vendredi 23 octobre 2026, à Ouagadougou.

Le ministère de la Transition digitale, des Postes et des Communications électro-niques renforce la sécurité des systèmes d’information au sein des administrations et des institutions publiques. A cet effet, il a mis en place le Réseau national des responsables de la sécurité des systèmes d’information (RSSI) et des points focaux cyber (REN-CYBER). La cérémonie de lancement a réuni des experts du domaine, vendredi 23 octobre 2026, à Ouagadougou.

Le secrétaire général du ministère chargé de la Transition digitale, Borlli Michel Jonas Somé, a rappelé que la sécurisation des systèmes d’information constitue désormais une exigence incontour-nable de la transformation numérique du Burkina Faso. Selon lui, la création de ce réseau vise à instaurer un cadre de concertation et de coordination pour renforcer la sécurité numérique des administrations et des institutions publiques. « La transformation digitale ne saurait se limiter à la dématérialisation des procédures et
à la modernisation des services. Elle doit également s’accompagner d’une maîtrise accrue des risques, d’une protection efficace des actifs numériques et d’une préservation de la souveraineté numérique nationale », a-t-il déclaré.

Pour le directeur général de l’Agence nationale de sécurité des systèmes d’information (ANSSI), Oumarou Sanou, le numérique joue un rôle croissant dans la productivité des services publics et la conduite des politiques de développement. Toutefois, cette évolution s’accompagne d’une augmentation des risques cyber, notamment la compromission des comptes, l’hameçonnage, les rançon-giciels et les fuites de données, a-t-il expliqué. Face à ces menaces, des dispositions techniques et réglementaires ont été prises pour protéger le cyber-espace, d’où la mise en place de ce réseau. Selon Oumarou Sanou, celui-ci vise à créer un cadre permanent de concertation, de partage d’informations et de renforcement mutuel des capacités entre les structures parapubliques, les acteurs privés et
les organismes disposant d’infrastructures critiques. « Ces acteurs vont être le relais de l’ANSSI auprès des ministères et insti-tutions pour participer au renforcement de la sécurité des systèmes d’information dans ces structures », a-t-il précisé.

Sécuriser les plateformes de l’administration

Les membres du réseau auront notamment pour mission de contribuer à la sécurisation des plateformes numériques mises en place par l’administration avant leur mise à la disposition des usagers. « Dans ce processus de mise en exploitation, il y a des audits de sécurité et des recommandations qui sont faites. C’est le RSSI qui est chargé de suivre l’état de mise en œuvre de
ces recommandations afin qu’on puisse sécuriser les plateformes et les mettre au service des usagers », a expliqué Oumarou Sanou. Il a souligné qu’il appartient à chaque responsable de promouvoir une culture de prévention, de veiller à l’application des consignes de sécurité dans les projets numériques et de soutenir la mise en œuvre des mesures collectives nécessaires. Le directeur général de l’ANSSI a également annoncé que des formations seront dispensées aux membres du réseau afin de renforcer leurs capacités. Pour le respon-sable de la sécurité des systèmes d’information de la Société nationale d’électricité du Burkina (SONABEL), Justin Mathias Meda Drabo, cette initiative constituera un cadre de collaboration et de partage d’expériences permettant aux membres de mieux sécu-riser les systèmes d’information de leurs organisations et d’anticiper les menaces.

Mariama Claire MANDOMBA LOMPO

Ve Grand prix cycliste du Fonds Wassa Bondo: Soumaïla Ilboudo et Awa Bamogo, vainqueurs

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Le sociétaire de l’AJCK, Soumaïla Ilboudo chez les hommes et celle de l’USFA, Awa Bamogo chez les dames ont remporté la Ve édition de la course cycliste organisée par le Fonds d’appui au sport et à la presse privée Wassa Bondo, le dimanche 25 octobre 2026 à Ouagadougou.

Deux millions de FCFA et un million de FCFA. Ce sont les gains en espèces des deux grands vainqueurs du Ve grand prix cycliste du Fonds Wassa Bondo. Le dimanche 25 octobre la lutte pour monter sur la plus haute marche du podium a été âpre entre les 193 coureurs. Lâchés au contournement route de Saponé à 8h passées, Bur-kinabè, Maliens et Nigériens ont vite imprimé un rythme exceptionnel à la course.
En témoigne la vitesse moyenne horaire finale mesurée à 44,191km/h.

Après 2h46’03’’, c’est Soumaïla Ilboudo qui, suite au verdict de la photofinish franchit en premier la ligne d’arrivée. Il devance au sprint groupé, les coureurs de l’AS BESSEL Souleymane Koné (2e) et Mohamadi Ilboudo (3e). Ces derniers empochent respectivement un million et 500000 F CFA. Au programme, 122,300 km étaient à couvrir avec un circuit fermé de 5,500km à boucler 11 fois devant plusieurs autorités et un public mobilisé en grand nombre pour la circonstance sur le boulevard Thomas-Sankara. Après 30 km de route, Idrissa Ouangrawa de l’USFA enlève le premier point chaud devant Daouda Soulama de l’AJCK et Barthélémy Yaméogo de l’USFA.

Le second point chaud disputé à Nioko2 sur la route nationale 3 a été remporté par Harouna Ilboudo au km 54,51. Au premier tour du circuit sur le boulevard, ce sont Alassane Ouattara de MAKAFA et Vincent Mouni de BESSEL qui ont réussi à creuser un écart d’une dizaine de secondes sur le peloton qui se partagent les deux premières récompenses de la 1re prime.
Alassane Ouattara va s’adjuger également la prime suivante sur la ligne après 78,60 km parcourus devant Ousmane Kabré et Souleymane Koné de BESSEL. Il est devancé pour la 3e prime par Ousmane Kabré mais revient à la charge pour s’imposer devant ce dernier pour la dernière après 103,40 km. A 33 km de l’arrivée, le peloton s’est de nouveau regroupé.

Objectif atteint

La tentative d’échappée d’une dizaine de cyclistes qui a prospéré jusqu’à 24 secondes d’écart a été annihilée après un tour de piste. L’on compte désormais à cette étape de la course, 50 abandons
à l’issue de plus de deux heures de compétition à une vitesse de plus de 44k/h. Ils ne seront plus que 34 sur les 93 au départ
au moment d’aborder le dernier tour et ne se lâcheront plus les roues jusqu’au sprint final. Un peu plus tôt, les dames se sont mesurées sur le circuit fermé d’une distance totale de 40,800 km.

L’ambassadrice du club militaire, l’USFA, Awa Bamogo talonnée par sa rivale légendaire Lamoussa Zoungrana de l’AS BESSEL a remporté la compétition chez les dames. Temps mis : 1h6’00’’ soit une vitesse de 37,090 k/h. Elle est récompensée d’une enveloppe d’un million de FCFA. Lamoussa Zoungrana reçoit 750 000 FCFA et sa coéquipière Latifat Sawadogo (3e), 500000 FCFA. La directrice générale du Fonds Wassa Bondo, Ida Ouédraogo, a rappelé que cette compétition s’inscrivait dans la dynamique de préparation des Etalons pour le 37e tour du Faso. Et au regard des perfor-mances enregistrées, l’initiative a atteint son objectif selon les techniciens et les autorités présentes parmi lesquelles la mi-nistre chargée des Sports.

« Nous avons vu des équipes qui se sont bien battues. Nous étions hier sur un autre site où la vitesse était à 43km/h, aujourd’hui nous sommes à plus de 44km/h, ce sont des performances qui indi-quent que notre équipe nationale s’est bien préparée », s’est réjouie Annick Pickbougoum. Les équipes invitées du Mali et du Niger ont reçu des prix spéciaux d’une valeur de 500000 F CFA chacune. La meilleure équipe de cette édition est AS BESSEL.

Voro KORAHIRE

Fourniture locale dans les mines: les achats en forte progression

Le Secrétariat permanent du contenu local et de la promotion des investissements a organisé, du 20 au 22 octobre 2026, à Ouagadougou, des rencontres sectorielles sur la fourniture de biens et services aux sociétés minières.

Le contenu local gagne du terrain dans le secteur minier burkinabè. De 33 % en 2022, la part des achats locaux de biens et services des sociétés minières est passée à 57,84 % en 2025, selon les données présentées par l’administration des mines. Pour consolider cette dynamique, les acteurs du secteur se sont retrouvés à Ouagadougou, du 20 au 22 octobre 2026, pour échanger autour du fret et du transit, de la location d’engins miniers et des pièces de rechange, ainsi que des Equipements de protection individuelle (EPI).

Organisées par le Secrétariat permanent du contenu local et de la promotion des investissements, en collaboration avec la Chambre des mines du Burkina (CMB), la Chambre de commerce et d’industrie du Burkina Faso (CCI-BF) et l’Alliance des fournisseurs burkinabè de biens et services miniers (ABSM), ces rencontres visent à identifier des solutions pour renforcer la participation des entreprises nationales aux approvisionnements miniers. Pour le secrétaire permanent, Zoéwendtaalé Zéphirin Zongo, ces échanges permettent aux fournisseurs, aux sociétés minières et à l’administration de confronter leurs difficultés et de rechercher des réponses concertées. « Nous attendons des recommandations fortes et opérationnelles pour améliorer la fourniture de biens et de services », a-t-il indiqué. Il a également relevé l’importance de prendre en compte les changements intervenus dans l’organisation du fret et du transit, notamment avec Faso Transit Logistique, ainsi que le rôle de l’Office national de sécurisation des sites miniers (ONASIM).

La qualité et le financement en question

La cheffe de service par intérim de la promotion de la chaîne de valeurs minières, Germaine Ki Lingani, a souligné les avancées enregistrées depuis l’adoption de la loi n°017-2024/ALT du 18 juillet 2024 relative au contenu local dans le secteur minier. Elle a notamment rappelé les mécanismes de préférence nationale, les obligations de fourniture locale et les dispositions encadrant la sous-traitance et la cotraitance.
Les besoins d’approvisionnement prévisionnels des sociétés minières pour 2026 dépassaient 2 000 milliards F CFA, dont plus de 267 milliards F CFA. Pour les équipements de protection individuelle, les achats sont passés de plus de 4 milliards F CFA en 2023 à plus de 10 milliards en 2025.

Malgré ces opportunités, plusieurs obstacles freinent les fournisseurs nationaux. Germaine Ki Lingani a notamment cité l’accès difficile au financement, l’insuffisance de la production locale de certains biens et les tentatives de contournement de la réglementation. Elle a aussi insisté sur la nécessité d’améliorer la compétitivité des entreprises, les normes de qualité et les relations entre fournisseurs et sociétés minières.

Le représentant de la CMB, Ezidor Bazemo, a, pour sa part, insisté sur le professionnalisme. Selon lui, la fourniture aux mines exige une bonne connaissance des produits, de leurs caractéristiques et des exigences techniques.
Il a également plaidé pour la mutualisation des moyens afin de renforcer leurs capacités d’intervention. Pour le représentant de Burkina Mining Company, Bouama Arnaud Wali, les rencontres constituent un cadre pour examiner les difficultés d’approvisionnement et identifier les possibilités offertes aux entreprises locales. Il a particulièrement insisté sur la conformité des équipements de
protection individuelle aux normes de sécurité. « Par exemple, si le cyanure n’est pas de qualité, cela peut avoir des conséquences sur la santé de l’employé qui fait la manutention », a-t-il averti.

Adama SAWADOGO

Faîtière des caisses populaires du Burkina: le mérite au sein du réseau célébré

La Faîtière des caisses populaires du Burkina (FCPB) a organisé une soirée de reconnaissance et d’excellence
de ses agents dénommé « BAORE », le vendredi 23 octobre 2026, à Ouagadougou.

La Faîtière des caisses populaires du Burkina (FCPB) est soucieuse du travail bien fait au sein de ses institutions. Dans le but de célébrer les agents qui s’inscrivent dans cette dynamique de quête permanente de l’excellence, elle a organisé une soirée de reconnaissance à leur profit, dénommé « BAORE ». La cérémonie de distinction s’est déroulée, le vendredi 23 octobre 2026, à Ouagadougou.
Durant cette soirée, au total 18 prix ont été décernés dans trois catégories.

18 trophées BAORE pour célébrer le professionnalisme et l’excellence au sein du Réseau des Caisses Populaires du Burkina.

La première a récompensé des prix individuels aux travailleurs, notamment la meilleure caissière, le meilleur administrateur, le meilleur agent de crédit et secrétaire. La deuxième catégorie a concerné les cadres transversaux et la troisième a porté sur la gouvernance.
Le représentant des récipiendaires, Salif Bruno Démé, a dédié son prix à son équipe et à ses proches, tout en exprimant sa joie et sa reconnaissance envers la FCPB. « C’est un prix qui vient m’interpeller à m’engager davantage », a-t-il confié.

La Directrice générale de la FCPB, Azaratou Sondo, a appelé les lauréats ainsi que l’ensemble de ses collaborateurs à plus de rigueur et à servir d’exemple.

Le président du conseil d’administration de la FCPB, Augustin Sawadogo, a félicité la détermination de la direction générale de la faitière pour avoir ravivé les flammes des Prix BAORE. Pour lui, cet évènement est une occasion pour célébrer à la fois le mérite individuel, les performances collectives et une invite au renforcement collectif des capacités. « Notre ambition est d’en faire un levier de motivation, d’émulation positive et d’amélioration continue au service de nos membres et du développement économique et social de notre secteur »,
a-t-il souligné. Les BAORE sont un engagement collectif qui invite à apprécier le chemin parcouru et à se projeter avec détermination vers de nouveaux objectifs, a-t-il ajouté.

Le Président du Conseil d’administration de la FCPB, Augustin Sawadogo, a rappelé que les BAORE est une occasion pour célébrer à la fois le mérite individuel, la reconnaissance des performances collectives et une invite au renforcement collectif des capacités.

« Dans un environnement marqué par des exigences croissantes en matière de qualité de service, de gouvernance, d’innovation et de performances, notre réseau doit poursuivre sa transformation tout en préservant des valeurs qui fondent son identité à savoir la solidarité, la proximité, la responsabilité et la confiance », a-t-il souligné. Il a, par la suite, souhaité que les distinctions reçues soient une source de fierté et une motivation supplémentaire pour franchir de nouvelles étapes.

Le Secrétaire général du ministère des Serviteurs du Peuple, Suanyaba Rodrigue Oboulbiga, a appelé toutes les organisations, et entreprises, publiques comme privées à emboiter les pas de la FCPB.

Le secrétaire général du ministère des Serviteurs du peuple, Suanyaba Rodrigue Oboulbiga, a salué cette initiative et a appelé toutes les organisations et entreprises, publiques comme privées, à emboiter les pas de la FCPB qui, selon lui, est en phase avec la vision de son ministère.

Le représentant des récipiendaires, Salif Bruno Démé :« c’est un prix qui vient m’interpeller à m’engager davantage ».

Un appel à la rigueur et au travail bien fait

« Être serviteur du peuple est avant tout un état d’esprit, une exigence civique et morale, et une manière d’exécuter son métier, d’assumer pleinement les responsabilités et de contribuer efficacement à la vie de la Nation.
La directrice générale de la FCPB, Azaratou Sondo, a appelé les lauréats, ainsi que l’ensemble de ses collaborateurs à plus de rigueur et à servir d’exemple, aussi bien dans leurs caisses de base qu’au niveau de tout le Réseau des Caisses populaires du Burkina (RCPB). « C’est une lourde charge que chacun doit veiller à assumer au mieux, pour que les caisses populaires puissent toujours aller de l’avant et pouvoir réaliser leur mission, qui est de contribuer à l’amélioration des conditions de vie des populations », a-t-elle rappelé.

Mariama Claire MANDOMBA LOMPO
Aissatou DIARRA

(Stagiaire)

IIe édition de « Le Faso Digital »: des innovateurs numériques récompensés

La deuxième édition de «Le Faso Digital », placée sur le thème : « Inclusion, souveraineté, innovation : vers un Burkina digital pour tous », a refermé ses portes, le samedi 24 octobre 2026, à Ouagadougou.

Les rideaux sont tombés sur la deuxième édition de « le Faso Digital », le samedi 24 octobre 2026 à Ouagadougou. Placée sur le thème : « Inclusion, souveraineté, innovation : vers un Burkina digital pour tous », avec le Rwanda comme pays d’honneur. Cette foire virtuelle a rassemblé des innovateurs, des entreprises, des institutions et des citoyens autour des enjeux de l’inclusion, de la souveraineté et de l’innovation numériques.

La cérémonie de clôture a été marquée par la récompense des lauréats du concours national d’innovation digitale. Le projet MU-POL a remporté le premier prix de l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP), d’une valeur d’un million de F CFA. Jinkasan a décroché le premier prix de l’Agence nationale de promotion de la finance inclusive (ANPFI), doté de 500 000 F CFA. Alerte Contravention a également obtenu un premier prix, celui de Moov Africa Burkina Faso, d’une valeur de 500 000 F CFA.

Le projet Faso Parking a reçu le prix de UBA, tandis que le prix du public est revenu à EduBF, récompensé à hauteur de
100 000 F CFA. Selon le président du comité d’organisation, Cyriaque Paré, les conférences et les panels ont abordé des questions majeures, notamment l’intelligence artificielle, la souveraineté numérique, la cybersécurité, la régulation, les services financiers numériques, les langues nationales et la transformation digitale des entreprises. Les échanges ont mobilisé plusieurs milliers de participants sur les plateformes Lefasodigital.net et Lefaso.net, s’est-il réjoui.

Un colloque annoncé pour 2028

Le président du comité d’organisation a annoncé une pause dans l’organisation de « Faso Digital » en 2027 afin de préparer, en 2028, un colloque international consacré au bilan de trente années de presse en ligne en Afrique de l’Ouest. « Cette pause ne sera pas non plus un temps d’inactivité de la foire virtuelle. Contrairement aux foires physiques dont l’exposition se referme au bout de quelques jours, la foire virtuelle reste ouverte », a-t-il expliqué. Cyriaque Paré a salué les experts, les conférenciers, les panélistes et les formateurs pour le partage de leurs connaissances. Il a également souligné l’importance de rapprocher les start-up, les entreprises et les structures d’accompagnement afin de favoriser l’accès aux clients, aux partenaires et aux financements.

Le parrain de la foire, Issifou Sorgho, a réaffirmé son engagement en faveur de l’autonomie des personnes en situation de handicap visuel et de leur accès aux avantages du numérique. Il a appelé à privilégier les initiatives qui améliorent leur formation et l’accessibilité numérique afin que le numérique soit véritablement accessible à tous d’ici à 2030.

Représentant la ministre chargée de la Transition digitale, Sié Maxime Da, a indiqué que cette édition a permis de découvrir de nombreuses initiatives portées par des talents burkinabè. Il a rappelé que le succès d’une innovation ne se mesure pas uniquement au prix remporté, mais surtout à sa capacité à répondre durablement aux besoins des populations. Il a invité les lauréats à consolider leurs projets et à rechercher des partenariats, tout en encourageant les administrations et les institutions publiques à s’intéresser aux solutions susceptibles d’améliorer les services aux citoyens.

Le représentant du ministre chargé de la Communication, Jean Noël Bonkoungou, a souligné que la transformation numérique dépasse les seules questions technologiques. Elle touche également à l’information, à la transmission des connaissances, à la préservation de la culture et au développement national. Il a salué cette initiative qui rapproche les acteurs du numérique, les institutions, les entreprises et les citoyens.

Lauréat du prix du public avec EduBF, Wend-Kuni Brice Josopho Sawadogo, s’est réjoui de cette opportunité de mettre en valeur son savoir-faire. Il a assuré vouloir poursuivre l’amélioration de son projet et développer des solutions innovantes pour faciliter le quotidien des populations au Burkina Faso, en Afrique et ailleurs dans le monde.

Boukary BONKOUNGOU

Aïssatou DIARRA
(Stagiaire)

UEMOA: des accords de « roaming » signés

La ministre de la Transition digitale, des Postes et des Communications électroniques, Aminata Zerbo, a présidé
la cérémonie de signature des accords bilatéraux de « roaming », vendredi 23 octobre 2026, à Ouagadougou.

Des accords de « roaming » dans l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) sont désormais une réalité, entre le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire et le Sénégal. En effet, la ministre de la Transition digitale, des Postes et des Communications électroniques, Aminata Zerbo, a présidé la cérémonie de signature des accords bilatéraux de « roaming », vendredi 23 octobre 2026, à Ouagadougou.

Pour elle, lorsqu’un citoyen franchit une frontière, ses besoins de communication l’accompagnent. « Il doit pouvoir joindre ses proches, poursuivre ses activités et accéder aux services dont il a besoin », a-t-elle ajouté. Les accords signés, a souligné la ministre, constituent une étape dont l’utilité devra se mesurer à l’expérience des usagers.

Elle a invité les parties concernées à poursuivre leur coordination pour assurer leur mise en œuvre conformément aux dispositions convenues. « Les conditions techniques et commerciales applicables devront être expliquées aux usagers, de même que les démarches à suivre lorsqu’ils rencontrent des difficultés », a préconisé Aminata Zerbo.

Le secrétaire exécutif de l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP) Burkina, Wendlassida Patrice Compaoré, a expliqué que pour les populations, le « roaming » ne constitue pas simplement un mécanisme technique ou règlementaire. Il a fait savoir qu’il doit satisfaire les besoins de pouvoir rester connecté lorsque l’on franchit une frontière, de pouvoir appeler ses proches, de poursuivre ses activités professionnelles, d’effectuer ses opérations et d’accéder aux services numériques, dans des conditions claires, transparentes et accessibles.

270 milliards de dollars à l’horizon 2030

« Cette responsabilité nous engage à maintenir un dialogue permanent entre les régulateurs, à favoriser le partage d’expériences
et à rechercher des solutions communes aux défis auxquels nos Etats sont confrontés », a-t-il poursuivi. Il a aussi précisé que la signature de ces accords doit être considérée comme le point de départ d’une nouvelle phase à savoir leur mise en œuvre et leur suivi.
Le commissaire de l’UEMOA chargé du développement humain, Mamadu Serifo Jaquite, représentant le président de la commission de l’UEMOA, a assuré que la Commission de l’UEMOA accorde une attention particulière à la question de l’itinérance mobile au sein de l’espace communautaire. Il a, en outre, laissé entendre qu’à l’échelle du continent africain, les données publiées par la GSMA (Global system for mobile communications association) dans son rapport « The Mobile economy africa 2025 » soulignent l’importance économique de cette transformation. « En 2024, les technologies et services mobiles ont contribué à hauteur de 220 milliards de dollars américains, soit 7,7 % du produit intérieur brut du continent. La GSMA estime que cette contribution pourrait atteindre 270 milliards de dollars à l’horizon 2030 », a-t-il révélé.

Wendyam Pascaline KALMOGO

De la démocratie vertueuse

Après avoir mis en exergue l’hypocrisie de la démocratie gréco-romaine avec tous ces « damnés de la terre » et autres exclus du système qui dament actuellement le macadam en Occident sous le feu des forces du « désordre », il convient de revenir sur la conception de cette même démocratie selon les révolutionnaires progressistes qui sont à la tête de nos Etats depuis quelques années et dont les systèmes de gouvernance produisent de plus en plus des résultats tangibles. Dans l’entendement de cette nouvelle « race » de dirigeants, on ne saurait parler de démocratie véritable tant qu’il existe des classes distinctes, mais bel et bien de démocratie de classes.

Une démocratie étroite, tronquée, fausse, hypocrite, un paradis pour les riches et un piège pour les pauvres ainsi que la situation du pays réel le laisse voir 60 ans après les indépendances. Il faut donc que le pouvoir révolutionnaire prenne sa responsabilité pleine et entière en développant et en étendant la démocratie prolétarienne à travers une refondation de l’Etat néocolonial pour redonner espoir au peuple. D’où la volonté de relever le défi de l’édification d’un Etat solidaire, fort, prospère et indépendant ce qui revient à renforcer l’état de droit en vue de garantir la justice, la primauté du droit et la transparence.

Or, comme indiqué plus haut, telle qu’elle héritée du système colonial, la démocratie parlementaire et ses « incarnations » ne vise qu’à aboutir à des démocraties factices.
Aucun révolutionnaire conscient et conséquent ne peut accepter cet état de fait et la « démocratisation » du Conseil supérieur de la
magistrature (toutes les composantes de la société y sont désormais représentées), la refondation du système éducatif ainsi que de l’administration participent de cette vision. Une vision soutenue par le souverainisme économique également (la dernière loi sur les sociétés à caractère stratégique nous le rappelle) si tant est que c’est l’infrastructure qui détermine la superstructure.

Ce n’est pas une chasse aux sorcières, mais une volonté de débarrasser notre système politique, économique et social de ces iniquités basiques pour aller plus au large et accomplir notre destin. Il faut donc renverser la table pour engendrer un nouvel Etat qui répond réellement aux attentes des populations et qui s’adapte au contexte socio-économique.
L’impasse dans laquelle se trouvent les démocraties occidentales doit nous conforter dans cette option qui aura le mérite de nous éviter les écueils de l’ultralibéralisme et des soulèvements populaires qui en découlent.
Un enseignement du matérialisme historique.

Boubakar SY

66e anniversaire des forces armées nationales: La garnison de Dédougou débute ses préparatifs avec un cross populaire

Les Forces armées nationales ont, à Dédougou, dans la région de Bankui, lancé les activités régionales commémoratives du 66e anniversaire de leur création, le mardi 20 octobre 2026, à travers un cross populaire suivi d’une séance d’aérobic.

En prélude à la célébration régionale du 66e anniversaire de l’existence de l’Armée nationale burkinabè le 1er novembre prochain, plusieurs activités préparatoires sont à l’affiche dans le Bankui et le Sourou. L’heure est aux préparatifs et à la mise en œuvre des différentes activités qui ont déjà débuté, le mardi 20 octobre 2026 à Dédougou avec la tenue d’un cross populaire. Cette activité sportive a mobilisé de nombreux participants issus des rangs des Forces de défense et de sécurité (FDS) et des autorités administratives locales. Le chef de corps du 51e Régiment d’infanterie commando (RIC), Abdu Rahim Zerbo, représentant le parrain de l’activité, a expliqué que le cross, suivi d’aérobic, a permis de mettre en jambe les acteurs pour la suite des activités à mener dans le cadre de la présente commémoration. Ces activités, a-t-il dit, se déclinent, entre autres, en conférences publiques, en compétition de ballon militaire en attendant le clou de la célébration de ce 66e anniversaire qui va intervenir le 1er novembre avec la cérémonie de prise d’armes. Il a saisi l’occasion pour saluer la mémoire des victimes du terrorisme. M. Zerbo a, par ailleurs, invité la population à
s’intéresser aux différentes activités qui vont être déroulées.

Yacouba BELEM

Festival de l’intégration: les saveurs africaines au service des peuples

En marge de la IXe édition du Forum national de l’intégration, le ministère des Affaires étrangères a organisé le Festival de l’intégration, les 20 et 21 octobre 2026, à l’esplanade de la salle polyvalente de Gaoua.

La diversité culinaire et culturelle a été à l’honneur lors de la IXᵉ édition du Forum national de l’intégration. En effet, en marge de ce forum, s’est tenu le Festival de l’intégration, les 20 et 21 octobre 2026, à l’esplanade de la salle polyvalente de Gaoua. La manifestation a réuni une dizaine de pays autour de leurs richesses culturelles et gastronomiques. Le Niger, le Mali, la Côte d’Ivoire, le Ghana, la Guinée, le Haïti et le Nigeria figuraient parmi les pays représentés. La cérémonie d’ouverture a été marquée par la coupure du ruban symbo-lique par la ministre déléguée chargée de la Coopération régionale, Stella Eldine Kabré.

Elle a ensuite effectué une visite des stands des pays parti-cipants, accompagnée des autorités présentes. Au cours de cette visite, le ministre a salué la diversité des spécialités culinaires présentées, relevant les similitudes entre certains mets et les particularités propres à chaque pays. Elle a également invité les participants à faire de cette rencontre un cadre de renforcement de l’intégration africaine dans ses dimensions culturelle, économique et sociale. Les mets traditionnels ont constitué l’un des principaux attraits du festival. Dans les différents stands, les visiteurs ont pu découvrir des préparations culinaires variées, témoins de la richesse des
patrimoines gastronomiques des pays représentés.

Stella Eldine Kabré s’est réjouie de la tenue de cette rencontre, qu’elle considère comme une occasion de consolider les liens entre les peuples africains. Par ailleurs, le ministre délégué a apprécié la qualité des présentations et la diversité des mets proposés. Elle a notamment relevé les ressemblances entre certaines spécialités culinaires, tout en soulignant les particularités de chaque pays. Pour elle, ces découvertes contribuent à une meilleure connaissance des cultures africaines. Au-delà de la gastronomie, Stella Eldine Kabré a mis en avant la cohésion sociale, le partage et la solidarité observés entre les différentes communautés présentes. Elle a ainsi appelé à poursuivre les efforts en faveur d’une intégration africaine dans ses dimensions culinaire, culturelle et économique. « Il faut vraiment que nous travaillions à ce que cette intégration soit totale », a-t-il insisté, invitant les populations à visiter les différents stands, à découvrir les spécia-lités des pays participants et à faire de ce rendez-vous un cadre de rapprochement entre les peuples africains.

Les communautés célèbrent la diversité africaine

Présent à cette rencontre aux côtés de ressortissants de différentes nationalités, le vice-président national de la communauté ivoirienne au Burkina Faso, Amadou Sanon, a exprimé sa satisfaction de prendre part à ce rendez-vous consacré à l’intégration africaine.Il s’est réjoui de la tenue du Festival de l’intégration à Gaoua qui, à ses yeux, est une occasion de renforcer les liens entre les peuples africains. « Ce festival est le bienvenu. Aujourd’hui, on est là, parmi nos frères africains de toutes nationalités. Nous sommes ravis de participer à ce forum de l’intégration africaine. On sent la chaleur humaine, on sent la chaleur africaine. L’union entre nous, les peuples africains, c’est ce qu’on recherchait », a-t-il déclaré. La communauté nigérienne a également salué l’initiative.

Pour Saïdou Zalia, membre de cette communauté, le Festival de l’intégration nationale constitue une occasion de faire découvrir les spécialités culinaires du Niger et de consolider les liens entre les peuples africains. La nigérienne a estimé que cette rencontre permet aux différentes communautés de valoriser leur patrimoine gastronomique, tout en favorisant les échanges culturels et le rapprochement entre les peuples. A travers la présentation des mets nigériens, a soutenu Saïdou Zalia, la communauté entend ainsi contribuer à la promotion de la diversité culinaire africaine et au renforcement de l’intégration entre les communautés vivant au Burkina Faso. Des danses traditionnelles et des prestations artistiques des pays représentés ont également rythmé le festival, dans une ambiance de convivialité et de partage. A travers ces rencontres et ces découvertes, la manifestation a offert aux communautés un cadre d’échanges et de rapprochement, avec l’ambition de renforcer les liens entre les peuples africains. Placée sur le thème « L’intégration africaine à l’ère de la Révolution progressiste populaire », la IXe édition du Forum national de l’intégration s’est tenue, du lundi 19 au jeudi 22 octobre 2026 à la salle polyvalente de Gaoua.

Boudayinga J-M THIENON

SIAO 2026: 800 000 visiteurs attendus

Le comité national d’organisation de la 18e édition du Salon international de l’artisanat de Ouagadougou (SIAO) a fait l’état des préparatifs, lors d’une conférence, vendredi 23 octobre à Ouagadougou.

A quelques jours de la 18e édition du Salon international de l’artisanat de Ouagadougou (SIAO), qui se tient du 30 octobre au 8 novembre 2026, le comité national d’organisation était face à la presse, le vendredi 23 octobre dernier, afin de faire le point des préparatifs. L’édition 2026 du SIAO se tient autour du thème :
« Artisanat africain et industrialisation : quelle synergie pour une meilleure organisation et valorisation des produits locaux et du patrimoine culturel ? ». Le Ghana en est le pays invité d’honneur, tandis que le Mali et le Niger sont les pays invités spéciaux, a confié le président du comité national d’organisation (PCNO) du SIAO, Alassane Ouédraogo. Il a annoncé que 800 000 visiteurs sont attendus. Ceux-ci vont avoir l’occasion de découvrir le savoir-faire de 6 000 exposants, qui vont occuper les 800 stands prévus pour la vitrine de l’artisanat africain. Le PCNO du SIAO 2026 a ajouté que plus de 100 acheteurs professionnels provenant des 5 continents et 350 journalistes issus de 50 médias nationaux et internationaux seront présents.

Pour ce qui concerne les innovations introduites pour cette édition, Alassane Ouédraogo a révélé que le comité a décidé d’augmenter le nombre de porte d’entrée et de sortie, en vue de faciliter l’accessibilité au site. De plus, des ateliers thématiques destinés à favoriser une meilleure vulgarisation des métiers de l’artisanat au niveau du Village artisanal de Ouaga-dougou (VAO) vont être organisés. La climatisation de tous les pavillons, la création du « village du pays invité d’honneur » et l’installation de points d’information dans les pavillons sont également des innovations à signaler dans le cadre du SIAO 2026. Le comité national d’organisation a inscrit au programme des activités sportives. Il s’agit d’une course cycliste tenue le 24 octobre 2026 et un cross populaire le 29 octobre prochain. « Toutes ces innovations répondent à l’ambition de faire du SIAO, un salon moderne, attractif, accessible, professionnel et davantage tourné vers les besoins des exposants, des acheteurs et des visiteurs », a déclaré Alassane Ouédraogo.

Reconnaissance du mérite des artisans

Pour ce qui concerne les activités traditionnelles, il a cité l’exposition-vente de produits de l’artisanat africain, le concours de la créativité au Pavillon Thomas-Sankara, les rencontres d’affaires B to B, le séminaire autour du thème central, la journée du pays invité d’honneur, les animations culturelles et artistiques, ainsi que la nuit des artisans méritants. Le PCNO a signifié que la 18e édition du SIAO entend poursuivre la tradition de la reconnaissance du mérite et de l’excellence. Parmi les principaux prix figurent le Grand prix du Président du Faso, le prix du Président de l’Assemblée législative du peuple, le prix de la créativité Thomas-Sankara, le prix du ministre chargé de l’artisanat, le prix de l’Organisation pour le développement et la promotion de l’artisanat africain (ODEPA). Par ailleurs, divers prix spéciaux vont être décernés aux artisans par les différents partenaires.

Le PCNO a rappelé aux acheteurs professionnels que le SIAO s’érige comme un espace privilégié de découverte de l’offre artisanale africaine. Le président de la commission sécurité, Abdoul Aziz Yonly, a confié que toutes les forces de défense et de sécurité sont mobilisées pour établir un dispositif de sécurité efficace. « Les recommandations de l’édition précédente vont nous permettre de mettre en place un dispositif innovant pour éviter les longues files », a-t-il déclaré. Il a encouragé les visiteurs ainsi que les
exposants à respecter de manière scrupuleuse les consignes établies afin de faire de cette édition une réussite.

Nadège YE
Aïssatou DIARRA

(Stagiaire)

Coopération Burkina Faso-UICN: le directeur régionalde l’institution échange sur le renforcementdu partenariat

Le camarade ministre des Affaires étrangères, Karamoko Jean Marie Traoré, accompagné de la camarade ministre déléguée, Bebgnasgnan Stella Eldine Kabré, a reçu en audience, le vendredi 23 octobre 2026, le directeur régional de l’Union internationale pour la Conservation UICN pour l’Afrique de l’ouest et centrale, Balla Moussa Sidibé.

Le directeur de l’UICN et son équipe sont venus taduire leur reconnaissance au ministère des Affaires étrangères en tant qu’autorité de tutelle, pour l’appui que le gouvernement leur apporte dans le cadre de leur mission au Burkina Faso. Il s’est agi aussi pour l’UICN, de réaffirmer son engagement à appuyer le Burkina Faso en termes d’expertise et de mobilisation de ressources pour la protection de l’environnement. Cette audience a permis à l’équipe, de recevoir des orientations du chef de la diplomatie burkinabè, en vue de guider et de renforcer les interventions de l’institution en matière de conservation de la nature, au Burkina Faso et dans l’espace confédéral AES. Il s’agira pour l’UICN, selon son directeur régional, de soutenir le Burkina Faso, le Mali et le Niger dans leurs efforts de protection de la nature et de favoriser une réponse concertée et des solutions durables de préservation de l’environnement et de la biodiversité dans ces trois pays. Le ministre des Affaires étrangères a apprécié cette nouvelle approche de l’UICN de coordonner ses interventions dans les pays de la Confédération AES qui partagent des défis communs dans le domaine de l’environnement. Il a indiqué la disponibilité du ministère des Affaires étrangères, pour poursuivre la collaboration avec l’UICN, un partenaire averti du Burkina Faso sur les questions environnementales. Présente au Burkina Faso depuis 1990, l’UICN accompagne le pays pour la réalisation des programmes de restauration des terres, de maitrise de l’eau, de résilience des productions et de valorisation des chaines de valeurs et des emplois en milieu rural. Dans la continuité de cette coopération, l’organisation a aligné ses interventions sur les objectifs du Plan Relance afin de contribuer efficacement à sa mise œuvre.

DCRP/MAE

Pleins phares sur le Faso

Du 30 octobre au 8 novembre 2026, le Burkina Faso sera sous les projecteurs internationaux. Pendant dix jours, le pays accueillera simultanément la 18e édition du Salon international de l’artisanat de Ouagadougou (SIAO) et la 37e édition du Tour du Faso. Deux grands rendez-vous qui, au-delà de leur dimension économique, culturelle et sportive, offrent au Burkina Faso l’occasion de montrer ses talents, de valoriser ses richesses et de réaffirmer son ouverture au monde.

Au SIAO, le génie créateur africain sera une nouvelle fois à l’honneur. Pour cette édition, les organisateurs annoncent 800 stands, plus de 6 000 exposants venant d’au moins 30 pays et plus de 800 000 visiteurs. Une centaine d’acheteurs profes-sionnels des cinq continents et au moins 350 journalistes représentant 50 médias nationaux et internationaux sont égale-ment attendus. Ces chiffres donnent la mesure de ce rendez-vous pour les artisans, les opérateurs économiques et les promoteurs des produits locaux.
Le thème retenu : « Artisanat africain et industrialisation : quelle synergie pour une meilleure organisation et valorisation des produits locaux et du patrimoine culturel ? » invite à réfléchir à l’avenir de l’artisanat africain. Il ne suffit plus d’exposer des oeuvres et de faire admirer des savoir-faire. Il faut surtout se donner les moyens de conquérir des marchés, de créer des emplois et de contribuer davantage à la richesse de nos économies. La présence du Ghana comme pays invité d’honneur, aux côtés du Mali et du Niger, invités spéciaux, donnera à cette édition une résonance particulière. Les innovations annoncées, notamment la climatisation des pavillons, les ateliers thématiques et l’amélioration des accès, devraient également donner un éclat particulier à cette édition.

Au même moment, les routes du Faso vibreront au rythme du cyclisme. La 37e édition du Tour du Faso réunira 15 équipes dont trois burkinabè et douze étrangères pour dix étapes à travers huit régions. Les coureurs parcourront 1399,97 kilomètres de course effective, auxquels s’ajouteront 988 kilomètres de transbordement. De Ouagadougou à Kaya, de Koudougou à Boromo, de Bobo-Dioulasso à Pâ, jusqu’à l’arrivée finale dans la capitale, la compétition donnera à voir la diversité des territoires burkinabè et fera découvrir, au fil des étapes, les richesses humaines, culturelles du pays.

L’organisation simultanée de ces deux manifestations constitue toutefois un défi, mais surtout une démonstration de la résilience du peuple burkinabè. En effet, malgré la situation sécuritaire qui mobilise les Forces combattantes et les Burkinabè pour la reconquête totale du territoire, le pays des Hommes intègres continue de valoriser ses compétences, d’accueillir des participants étrangers et de faire vivre ses espaces d’échanges économiques, culturels et sportifs. Cette dynamique vient clouer le bec aux contempteurs du Burkina Faso qui le réduisent à ses seules difficultés et le présentent comme infréquentable. Le SIAO et le Tour du Faso sont donc autant d’occasions de renforcer son attractivité, de nouer des partenariats et de montrer au monde une autre facette de la réalité nationale.

Le Burkina Faso a déjà démontré son savoir-faire dans l’organisation de manifestations d’envergure notamment le FESPACO, la SNC et le SITHO. Les équipes techniques, les services publics et les acteurs économiques ont chacun un rôle essentiel à jouer pour faire de ces deux rendez-vous une réussite. Cette expérience doit se traduire par une organisation rigoureuse, une sécurité adaptée, des prestations à la hauteur des attentes et la légendaire hospitalité burkinabè qui sera tout aussi déterminante.

L’heure est donc à la mobilisation générale. Soutenons nos artisans, encourageons nos cyclistes, valorisons nos produits locaux et faisons connaître ces manifestations autour de nous. Aux opérateurs économiques et aux partenaires de saisir les occasions offertes pour transformer cette visibilité en marchés, en investissements et en emplois durables.
Que la créativité de nos artisans porte haut nos ambitions industrielles, que le courage de nos cyclistes inspire notre marche collective et que l’hospitalité de notre peuple marque les esprits. Le Burkina Faso a rendez-vous avec le monde. Nous devons faire de ces dix jours une réussite et montrer, par nos actes, le meilleur de notre pays.

Assetou BADOH

𝗟𝗶𝗴𝘂𝗲 𝗱𝗲 𝗹𝗮 𝘀𝗼𝘂𝘃𝗲𝗿𝗮𝗶𝗻𝗲𝘁𝗲́ : 𝗿𝗲́𝘃𝗲́𝗹𝗲𝗿 𝗹𝗲𝘀 𝘁𝗮𝗹𝗲𝗻𝘁𝘀 𝗯𝘂𝗿𝗸𝗶𝗻𝗮𝗯𝗲̀ 𝗲𝘁 𝗿𝗲𝗻𝗳𝗼𝗿𝗰𝗲𝗿 𝗹𝗲 𝗱𝗲́𝘃𝗲𝗹𝗼𝗽𝗽𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁 𝗱𝘂 𝗳𝗼𝗼𝘁𝗯𝗮𝗹𝗹 𝗱𝗮𝗻𝘀 𝗹𝗲𝘀 𝗿𝗲́𝗴𝗶𝗼𝗻𝘀

Le développement du football national, la détection des talents nationaux et la valorisation des richesses culturelles sont au cœur de la Ligue de la souveraineté, une initiative présidentielle présentée le samedi 24 octobre 2026, dans la salle de conférence de Ouaga 2000, par le Camarade Adama GUIRA, responsable exécutif du projet. La cérémonie de présentation a connu la présence de la Camarade Annick PIKBOUGOUM/ZINGUÉ OUATTARA, ministre des Sports, de la Jeunesse et de l’Emploi, de l’ensemble des gouverneurs de région ainsi que des directeurs régionaux en charge du sport.

Prévue de janvier à juin 2027 et exclusivement réservée aux Burkinabè, cette compétition ambitionne de renforcer les bases du football national en offrant aux joueurs issus des différentes régions un cadre d’expression, de progression et de visibilité. Elle vise à élargir le champ de détection des talents, à favoriser leur accès aux opportunités de progression sportive et à faciliter l’identification de joueurs susceptibles d’intégrer les différentes catégories de sélection nationale.

Au-delà de la compétition, la Ligue de la souveraineté entend contribuer à l’émergence d’un football davantage structuré autour des ressources humaines et des potentialités locales. Les résultats attendus portent notamment sur une meilleure identification des talents dans les régions, le renforcement de la dynamique du football à la base et une plus grande visibilité des joueurs évoluant en dehors des principaux pôles sportifs. Cette approche vise à rapprocher les opportunités sportives des jeunes et à favoriser une valorisation plus large du potentiel footballistique burkinabè.

L’autonomisation des bénéficiaires constitue également un enjeu important de cette initiative. En donnant aux joueurs un cadre de compétition et de valorisation de leurs compétences, le projet entend contribuer à leur épanouissement et élargir leurs perspectives d’évolution dans le domaine sportif. Les acteurs mobilisés dans le cadre de la Ligue de la souveraineté percevront un salaire et seront tous déclarés à la caisse, afin de leur garantir une meilleure protection sociale et de renforcer leur autonomisation. L’ambition est de faire du football un moyen de développement personnel et professionnel, tout en favorisant la reconnaissance des compétences acquises sur les terrains.

Une attention particulière est également accordée aux anciens footballeurs vivant en région. Forts de leur expérience et de leur connaissance du milieu sportif, ces acteurs peuvent contribuer à l’encadrement des jeunes, à la transmission des savoir-faire et à la consolidation des dynamiques footballistiques locales. La Ligue de la souveraineté ouvre ainsi des perspectives de valorisation de leur expérience et de reconversion dans des domaines tels que l’encadrement, la formation et l’accompagnement sportif. L’enjeu est de mieux mobiliser ce capital humain au service de la relève et du développement durable du football national.

La compétition porte par ailleurs une dimension culturelle et territoriale. En réunissant les régions autour d’un rendez-vous sportif commun, elle entend contribuer à la valorisation des identités locales, des traditions et du patrimoine culturel burkinabè. La mise en lumière de cette diversité doit favoriser les échanges entre les populations, renforcer le sentiment d’appartenance nationale et faire du sport un vecteur de cohésion sociale.

Sur le plan organisationnel, la compétition se déroulera en deux poules, A et B. À l’issue de cette phase, les quatre premières équipes de chaque poule accéderont aux play-offs, réunissant huit équipes dans la phase décisive de la compétition.

À travers la Ligue de la souveraineté, les résultats recherchés dépassent le cadre des performances sportives. Il s’agit de renforcer la détection des talents dans les régions, d’accroître les possibilités de progression des joueurs, de valoriser l’expérience des anciens footballeurs, de soutenir l’inclusion de la jeunesse et de mettre en lumière les richesses culturelles des territoires. En associant ces différentes dimensions, cette initiative présidentielle ambitionne de faire du football endogène un levier de développement sportif et de valorisation du potentiel humain national.

De janvier à juin 2027, la Ligue de la souveraineté entend ainsi contribuer à une meilleure structuration du football à la base, à la promotion des talents burkinabè et au renforcement des dynamiques sportives régionales, dans une perspective de cohésion nationale et d’opportunités pour les bénéficiaires.

DCRP/MSJE

Journées d’hommage au Père de la Révolution burkinabè en Italie : le Camarade Pingdwengé Gilbert OUEDRAOGO visite le bâtiment R+10 de l’ambassade du Burkina Faso en Italie, acquis sur Fonds propres

En séjour dans la capitale italienne dans le cadre de l’organisation des journées d’hommages dédiées au Père de la Révolution burkinabè, le Capitaine Noël Isidore Thomas SANKARA, le ministre en charge de la culture, Porte-parole du gouvernement, a effectué une visite de courtoisie ce vendredi 23 octobre 2026 à l’ambassadeur Cyrille Ganou BADOLO, ainsi qu’à l’ensemble de ses collaborateurs.

Après les civilités, le Camarade Pingdwendé Gilbert OUEDRAOGO a visité les nouveaux locaux de la Représentation diplomatique du Burkina Faso à Rome.

C’est un édifice R+10 acquis sur fonds propres par l’Etat burkinabè en septembre 2026, abritant les différents services de la chancellerie de même que les services consulaires.

Au terme de la tournée, le chef de la mission se félicite de cette acquisition de l’Etat burkinabè, qui prouve qu’en dépit du contexte national difficile, le Burkina Faso reste debout et digne tout en s’affirmant dans le concert des Nations.

« C’est un bâtiment R+10, acquis sur fonds propre sans crédit et payé en une tranche ici en Italie. Aucun pays implanté ici n’a une ambassade aussi prestigieuse, aussi imposante que notre ambassade », a souligné tout fièrement le Camarade Pingdwendé Gilbert OUEDRAOGO.

Le ministre a saisi l’occasion pour encourager le personnel de l’ambassade qui, avec engagement et responsabilité, accomplie la mission qui leur a été confiée par la mère Patrie.

A l’issue de la visite à l’ambassade, le ministre de la culture accompagné par l’ambassadeur Cyrille GANOU/BADOLO est allé présenter ses civilités à Monsieur Paolo Emilio MARCHIONNE, président de la Municipalité de l’arrondissement n°3 de Rome, qui abrite le parc Thomas SANKARA.

Une prise de contact qui a permis au ministre OUEDRAOGO de traduire la reconnaissance du Burkina Faso aux autorités italiennes, pour le choix porté sur le Capitaine Thomas SANKARA au regard de son combat contre l’injustice et les inégalités.

De la municipalité de l’arrondissement 3, le porte-parole du gouvernement s’est rendu au parc Thomas SANKARA pour constater l’état des préparatifs de l’évènement ‘’SANKARA, l’Echos du monde’’, organiser par le gouvernement burkinabè à travers le comité international mémorial Thomas SANKARA.

Là encore, le ministre porte-parole du gouvernement dit être satisfait de l’engagement des burkinabè sur place et venus du pays pour la réussite de la journée d’hommage qui se tiendra sur toute la journée de ce samedi 24 octobre 2026, à travers notamment une conférence publique, une prestation de l’orchestre de la Présidence du Faso et une dégustation de mets nationaux, au parc dédié au héros national, le Capitaine Thomas SANKARA.

DCRP/MAE

Forum sur la gouvernance mondiale 2026 (Xiongan) : confiance et coopération pour un monde apaisé

La Chine accueille du 23 au 25 octobre le Forum sur la gouvernance mondiale 2026 (Xiongan), situé à une centaine de km de Beijing, dans la province du Hebei. Organisée par l’Institut des affaires étrangères du peuple chinois (IAEPC), cette rencontre importante, qui va réunir 180 participants de 90 pays et 180 délégués chinois, s’inscrit dans le sillage de la promotion des objectifs de l’initiative pour la gouvernance mondiale (IGM) proposée par la Chine en septembre 2025. « Rétablir la confiance et la coopération: réformer et améliorer la gouvernance mondiale dans un monde en mutation » est le thème autour duquel vont échanger les participants pendant trois jours.

Le thème trouve sa justification dans l’état actuel de la gouvernance mondiale marqué par des conflits régionaux, un piétinement du droit international, une résurgence de la loi du plus fort et une remise en cause de l’ordre international d’après-guerre. L’humanité est fragmentée entre des contradictions qui fragilisent la gouvernance mondiale. Il faut parer au plus vite en sortant des logiques hégémoniques, belliqueuses et de la prévalence des intérêts égoïstes. C’est dans cette perspective que la Chine a proposé l’IGM afin de donner un nouveau souffle plus inclusif à la marche du monde.

Faut-il le rappeler, l’IGM formule, entre autres objectifs, l’égalité souveraine de tous les pays à décider d’eux-mêmes, le respect du droit international, la promotion du multilatéralisme, la primauté des peuples, la prise d’actions concrètes en faveur du développement et du bien-être des populations. Le rendez-vous de Xiongan se présente comme un prolongement de la réflexion autour de cette initiative afin de mieux innerver ses nobles objectifs. De ce fait, il importe de rétablir la confiance entre les nations pour affronter les défis communs de l’humanité dans la solidarité. Il faut se convaincre que les murs de la confiance se sont lézardés ces dernières années entre les pays à travers le monde, toute chose qui a littéralement affecté la gouvernance mondiale. Or sans un minimum de confiance, il serait vain d’agir en toute solidarité et dans une compréhension mutuelle face aux préoccupations de l’humanité.

Au-delà des divergences qui peuvent exister entre les nations, il faut accepter l’évidence que le monde partage une communauté de défis qui sont à la fois liés au développement, aux échanges humains, économiques et commerciaux, au changement climatique, à la recherche de la paix et à la gouvernance de l’intelligence artificielle. C’est dans un climat de confiance mutuelle que toutes les parties peuvent collaborer afin de trouver les solutions appropriées à ces préoccupations communes. Et la confiance est un préalable à toute coopération fructueuse, inclusive et respectueuse des intérêts de tous.

L’avenir de l’humanité est dans la coopération. Aucune nation, aussi puissante soit-elle, ne peut se développer en autarcie. C’est à travers une coopération empreinte de respect et de compréhension mutuelle que la gouvernance mondiale saura être au service de la paix et du développement. Les postures hégémoniques et les décisions unilatérales sont contre-productives à la bonne marche de l’humanité. Seule l’alternative d’une communauté d’avenir partagé pour l’humanité est propice au maintien d’un ordre international inclusif et multipolaire. Les vieux réflexes qui consistent à vouloir dicter une voie unilatérale à la gouvernance mondiale ont montré leurs limites. Partout où l’argument de l’arbitraire a voulu prévaloir au mépris du droit, l’on a récolté des revers préjudiciables à la paix. Une humanité résolument tournée vers le futur est celle qui privilégie la confiance, le dialogue et la coopération.

La réforme et l’amélioration de la gouvernance mondiale impliquent une large concertation qui pourrait ouvrir les chemins d’une gouvernance mondiale inclusive et multipolaire. Le Forum sur la gouvernance mondiale 2026 (Xiongan) se propose comme un laboratoire d’idées et de propositions idoines pour irriguer la gouvernance mondiale axée sur une coopération au service de la paix et du développement. Ce rendez-vous, qui réunit des compétences issues des milieux politiques, universitaires, économiques, médiatiques et de la jeunesse du monde entier, propose, en plus de sa séance plénière, 22 discussions thématiques/tables rondes en cinq sessions parallèles. Les préoccupations inhérentes à la gouvernance mondiale, le maintien du système international centré sur les Nations Unies, le consensus sur l’accélération du développement, la réforme des systèmes économiques et financiers, la gouvernance de l’intelligence artificielle, du cyberespace et le dialogue entre les civilisations feront l’objet d’échanges au cours de ce Forum.

Cette rencontre qui concentre autant de sujets est la preuve que l’avenir d’un monde apaisé, multipolaire retient l’attention de tous. Formulons le vœu que de ces échanges sortent des propositions concrètes qui pourront injecter une nouvelle énergie à la gouvernance mondiale qui est à la croisée des chemins. Des cadres de réflexion comme le Forum sur la gouvernance mondiale 2026 (Xiongan) méritent d’être soutenus pour bâtir une humanité qui dialogue en toute fraternité et égalité. Osons espérer que les conclusions des travaux du Forum trouveront également un écho favorable auprès des décideurs politiques.

Comme le président chinois, Xi Jinping, l’a mentionné dans son message au Forum sur la gouvernance mondiale 2026 (Xiongan), l’IGM a été proposée dans l’objectif de promouvoir la mise en place d’un système de gouvernance mondiale plus juste et plus raisonnable, et de construire un monde meilleur. Tout en réitérant la volonté de la Chine d’œuvrer avec toutes les parties pour mettre en pratique la vision d’une gouvernance mondiale fondée sur la consultation, il a appelé à la construction conjointe et au partage, à rassembler nos forces avec confiance, à résoudre les difficultés par la coopération. En clair, il faut promouvoir la mise en œuvre de l’IGM pour insuffler davantage de certitude et d’énergie positive dans un monde marqué par les bouleversements et les troubles, et avancer main dans la main vers une communauté de destin pour l’humanité.

Karim BADOLO

CGTN Français