La paroisse Notre Dame de Toutes Grâces de Kamboinsin a ouvert ses portes, dimanche 11 octobre 2026, à Ouagadougou. A l’occasion, le premier curé de la paroisse a été installé.
L’église de kamboinsin a été transformée en paroisse en juin 2026. Dénommée paroisse Notre Dame de Toutes Grâces de Kamboinsin, elle s’inscrit dans la dynamique de la célébration des 125 ans de l’évangélisation à Ouagadougou. La paroisse a ouvert officiellement ses portes, dimanche 11 octobre 2026, au cours d’une célébration solennelle présidée par l’archevêque métropolitain de Ouagadougou, Mgr Prosper Kontiébo. A cette occasion, l’abbé François de Sales Naré a été installé comme premier curé. « C’est Dieu qui se rend visible, proche de son peuple. A travers cette ouverture, les fidèles de cette portion de l’Église peuvent recevoir facilement les sacrements de l’Eucharistie et les confessions », a expliqué Mgr Prosper Kontiébo. Il a rappelé que depuis sa visite pastorale les fidèles de Kamboinsin lui avaient exprimé leur désir de devenir une paroisse. Il les a ainsi invités à travailler aux côtés du curé et du vicaire pour que cette paroisse puisse se consolider dans la foi, dans l’espérance et dans la charité. « Ce qui est important, c’est bâtir une communauté d’amour, fraternelle où chacun se sent en famille», a-t-il insisté.
Le nouveau curé, l’abbé François de Sales Naré s’est engagé à administrer, avec diligence et une préoccupation pastorale les biens ecclésiastiques de la paroisse conformément au droit canonique, aux normes particulières et aux coutumes légitimes du diocèse, sans partialité ni faveur.
Le nouveau curé, l’abbé François de Sales Naré s’est engagé à administrer les biens ecclésiastiques de la paroisse avec honnêteté, loyauté et responsabilité, conformément au droit canonique et aux normes de l’Église.
Il a également promis de respecter la confidentialité des délibérations et des décisions du conseil pour les affaires économiques. Il s’est en outre engagé à respecter les obligations liées à sa fonction conformément aux prescriptions du livre V du Code de droit canonique et à agir dans les limites des pouvoirs qui lui sont confiés. À l’issue de la célébration, l’abbé François de Sales Naré a exprimé sa joie et rendu grâce à Dieu pour cette nouvelle mission. Pour le fidèle catholique Abel Lompo, cette nouvelle paroisse vient couronner plusieurs années d’attente. Selon lui, elle est une source de joie pour l’ensemble des chrétiens. Il a rendu grâce à Dieu et témoigné sa reconnaissance à Mgr Prosper Kontiébo pour avoir donné suite à leur demande. Pour terminer, il a assuré la disponibilité des fidèles à accompagner le curé dans sa mission pastorale et à accomplir les tâches qui leur seront confiées.
Le Président du Faso, Chef de l’État, le Camarade Capitaine Ibrahim TRAORÉ a rencontré, le lundi 12 octobre dans la matinée, les Gouverneurs de région et les responsables sportifs afin de leur donner des orientations sur l’organisation de la Ligue de la Souveraineté.
Le Président du Faso, Chef de l’État, le Camarade Capitaine Ibrahim TRAORÉ, a instruit les Gouverneurs à s’impliquer dans l’organisation du championnat, la Ligue de la souveraineté
La Ligue de la Souveraineté est née de la volonté du Camarade Président du Faso, Chef de l’État, le Capitaine Ibrahim TRAORÉ de refonder le milieu du sport burkinabè. L’objectif est d’assurer une meilleure répartition géographique de l’offre sportive sur l’ensemble du territoire national.
Ce championnat qui voit ainsi le jour repose en partie sur les régions, d’où la tenue de cette rencontre avec les Gouverneurs de région, en présence de la Ministre des Sports, de la Jeunesse et de l’Emploi, Camarade Annick Lydie Djouma PIKBOUGOUM/ZINGUÉ OUATTARA, de la Ministre déléguée chargée du Budget, Camarade Fatoumata BAKO/TRAORÉ, du président de la délégation spéciale de la Chambre de commerce et d’industrie, Camarade Roland Achille SOW, d’un représentant du Patronat burkinabè, Camarade Alassane SIENOU et des anciens internationaux Charles KABORÉ, ambassadeur pour le sport, Sibiri Alain TRAORÉ et Adama GUIRA.
« Il faut impliquer les régions parce que nous avons décidé de donner de l’identité à notre sport. Et la compétition se crée aussi ainsi. S’il n’y a pas d’identité, ce à quoi il faut s’attacher pour supporter un athlète, une équipe, ce sera difficile », a soutenu le Président du Faso, le Camarade Capitaine Ibrahim TRAORÉ.
« Votre responsabilité première est engagée. Ce sera à vous de coordonner pour pouvoir recruter les entraineurs, d’effectuer les championnats au niveau régional pour pouvoir faire la sélection des jeunes joueurs qui feront partie de l’équipe », a indiqué le Président du Faso.
Près de 1000 emplois créés pour un salaire minimum de 200 000 fcfa/mois
Il a également annoncé la mise en place d’un dispositif de médiatisation du championnat, tout en mettant en garde contre « les faux deals ». Chaque athlète sélectionné aura une retribution minimale de 200 000 fcfa avec des avantages connexes. Près de 1000 emplois seront ainsi créés.
Contribution volontaire mais obligatoire du secteur privé.
Outre les Gouverneurs, le Président du Faso a invité les opérateurs économiques à apporter un soutien au fonctionnement. « Ce sera une contribution volontaire mais obligatoire au niveau de chaque région pour soutenir le sport » a déclaré le Capitaine Ibrahim TRAORÉ.
À travers la Ligue de la Souveraineté, le Chef de l’État entend offrir un cadre d’expression aux jeunes dans plusieurs disciplines sportives et du même coup lutter contre certains fléaux comme la consommation de la drogue et de l’alcool. « On ne peut pas construire une Nation avec une jeunesse qui est malade, avec une jeunesse qui n’est pas consciente.
La Révolution veut refonder notre Patrie en se basant sur nos ressources. Et les ressources que nous avons sous la main c’est la jeunesse », a dit le Capitaine Ibrahim TRAORÉ.
Pour valoriser cette richesse que sont les jeunes, le Président du Faso mise également sur le sport pour « les modeler, les garder sains de corps, pour avoir un esprit sain ».
Direction de la communication de la Présidence du Faso
L’Accident vasculaire cérébral (AVC) constitue une urgence médicale dont chaque minute peut peser sur le devenir du patient. Au Burkina Faso, les données nationales restent parcellaires, mais les services de neurologie enregistrent une forte proportion de patients hospitalisés pour cette pathologie, qui demeure une cause majeure de décès et de handicap. Dans cet entretien, le Pr Christian Napon, neurologue et neurophysiologiste au CHU de Bogodogo, explique les signes d’alerte, les facteurs de risques, l’importance d’une prise en charge précoce, mais aussi les difficultés liées au coût des soins et au suivi des patients après l’hospitalisation.
Sidwaya (S.) : Un AVC survient toutes les minutes dans le monde. A-t-on une estimation de l’ampleur du phénomène ici au Burkina Faso, où les données restent encore parcellaires ?
Christian Napon (C.N.) : Pour avoir une idée précise de l’ampleur du phénomène, il faudrait disposer d’un registre national exhaustif enregistrant tous les cas d’AVC. Pour le moment, nous ne l’avons pas. Ce dont nous
disposons, ce sont des données hospitalières provenant des différents services de neurologie, qui montrent qu’environ 70 à 80 % des patients hospitalisés le sont pour des cas d’AVC, qu’ils soient ischémiques ou hémorragiques. C’est une cause majeure de décès et la première cause de handicap, entraînant des dépenses lourdes pour les familles en matière de prise en charge.
S. : Qu’est-ce qu’un AVC exactement, en des termes simples pour le lecteur ?
C.N. : Un AVC (Accident vasculaire cérébral) survient lorsqu’une partie du cerveau manque d’oxygène. C’est le sang qui apporte l’oxygène au cerveau. S’il y a un obstacle au passage du sang dans une région cérébrale, les cellules en aval souffrent et peuvent mourir, ce qui entraîne une paralysie, des troubles du langage ou de la vision. L’AVC se manifeste donc soit par un obstacle (artère bouchée), soit par une rupture de vaisseau. On distingue ainsi l’AVC ischémique (obstacle empêchant le sang de bien irriguer) et l’AVC hémorragique (rupture d’une artère provoquant un saignement dans le cerveau).
S. : Y a-t-il une tranche d’âge particulièrement touchée ? Observe-t-on un rajeunissement des patients ?
C.N. : Les statistiques montrent que les personnes les plus exposées ont dépassé 45 ans chez les hommes et 50 ans chez les femmes, la survenue étant plus fréquente surtout après la ménopause. Cependant, il n’y a pas d’âge absolu : par exemple, les patients drépanocytaires (formes SS ou SC) peuvent faire des AVC dès l’enfance ou dans leur jeunesse. On constate effectivement un rajeunissement des patients, principalement en raison de l’exposition à des facteurs de risque tels que le tabagisme et l’utilisation de substances psychoactives ou de produits prohibés pour stimuler la performance au travail (comme dans les sites d’orpaillage).
S. : Quels sont les principaux facteurs de risque, qu’ils soient généraux ou spécifiques au contexte burkinabè ?
C.N. : Il existe d’une part des facteurs non modifiables : l’âge, l’appartenance à la race noire, le sexe masculin et des antécédents familiaux d’AVC.
D’autre part, il existe des facteurs modifiables : l’hypertension artérielle, le diabète, l’excès de cholestérol, l’obésité, la sédentarité, la prise de contraceptifs oestro-progestatifs chez la femme, le stress et, de plus en plus, la pollution atmosphérique. Dans notre contexte, les habitudes de consommation riche en sel augmentent particulièrement cette vulnérabilité.
S. : Vous soulignez que les hommes et les personnes noires sont plus exposés au risque d’AVC. Qu’est-ce qui explique cette vulnérabilité ?
C.N. : Comme nous l’avons vu à propos des facteurs de risque, le stress joue un rôle important. Les hommes, en tant que chefs de famille, sont très sollicités, ce qui les expose davantage.
Ensuite, la femme en âge de procréer est protégée par ses hormones. C’est pourquoi l’homme est considéré comme exposé dès 45 ans, alors que la femme ne rejoint son niveau de risque qu’à partir de 50 ans, c’est-à-dire à la ménopause.
Concernant les personnes noires, on a constaté qu’elles éliminent moins bien le sel que les personnes blanches. Or le sel est associé à l’hypertension artérielle, et dans nos sociétés, la consommation de sel est souvent élevée : beaucoup d’aliments se conservent grâce au sel. Tout cela fait que, sur le plan génétique, nous sommes plus exposés que les personnes blanches.
S. : Quels sont les tout premiers signes qui doivent alerter pour soi-même ou pour un proche ?
C.N. : Pour le grand public, on utilise l’acronyme « VITE » : Visage (déformation de la bouche) ; Incapacité (incapacité soudaine à lever ou bouger un bras, engourdissement d’un membre) ; Trouble du langage (difficulté soudaine à s’exprimer) ; Extrême urgence.
D’autres signes brutaux peuvent également alerter, comme la perte de la
vision d’un œil ou des vertiges
accompagnés de chutes. Devant ces signes d’apparition brutale, il ne faut surtout pas faire de massages ni de traitements à la maison, mais se rendre directement aux urgences.
S. : Mais à ce sujet, une rumeur circule : on entend dire que certaines personnes font rouler le patient. Qu’en est-il ?
C.N. : Non, c’est faux. L’AVC est un phénomène qui se produit à l’intérieur du cerveau. Ces manipulations ne peuvent en aucun cas en modifier l’évolution.
S. : Existe-t-il un moyen simple ou un test à retenir pour reconnaître rapidement un AVC dans l’urgence ?
C.N. : Oui, c’est précisément l’acronyme « VITE » (Visage déformé, Incapacité à lever le bras, Trouble de la parole, Extrême urgence). Face à l’un de ces signes, il faut amener immédiatement le patient à l’hôpital.
S. : On dit souvent que chaque minute compte, au point de parler de « temps cerveau ». Qu’est que cela signifie-t-il concrètement pour le patient ?
C.N. : C’est une situation d’urgence absolue, car, plus on tarde, plus les cellules en souffrance dans le cerveau meurent. Si le patient arrive à l’hôpital dans un délai de 4h30, on peut pratiquer une « thrombolyse intraveineuse » (technique pour dissoudre le caillot). Dans les 6 heures, on peut parfois réaliser une « thrombectomie mécanique ». Cela permet de sauver de grandes zones cérébrales et de permettre au patient de récupérer de sa paralysie ou de ses troubles du langage. Plus la lésion est étendue, moins la récupération est bonne.
S. : Ces derniers temps, on constate de personnes retrouvées mortes dans leur douche. Comment l’expliquer ? Pourquoi ces décès surviennent-ils si souvent à ce moment-là ?
C.N. : Il ne faut pas conclure trop vite à un AVC : il peut s’agir d’autre chose, et c’est la cause du décès qu’il faut rechercher. Il peut s’agir d’un problème cardiaque, ou d’une anoxie, c’est-à-dire un manque d’oxygène. C’est pourquoi il faut éviter de rester longtemps dans un espace totalement clos et mal aéré.
Il peut aussi s’agir d’un phénomène réflexe : lorsqu’on se sent mal à l’aise dans un environnement, cela peut perturber le système nerveux végétatif, ce qui peut également entraîner la mort.
S. : Quel est le délai critique au-delà duquel les chances de récupération diminuent fortement ?
L’AVC survient lorsque la circulation sanguine est interrompue dans une partie du cerveau, provoquant des lésions parfois irréversibles.
C.N. : Les délais sont utiles lorsque tous les moyens sont réunis. Dans les pays dotés de systèmes performants, on peut pratiquer la thrombolyse
intraveineuse et la thrombectomie, dans une fenêtre de 4 h 30 à 6 heures. Mais le délai compte moins que
l’étendue des dégâts.
Lorsqu’une grosse artère est bouchée, une large partie du cerveau peut être touchée. Plus la lésion est étendue, plus les paralysies sont importantes, parfois associées à des troubles du langage, et moins la récupération est bonne. A l’inverse, lorsqu’un petit vaisseau, qui irrigue un petit territoire du cerveau, est bouché, les paralysies et les manifestations cliniques sont moindres, et la récupération est plus facile.
Il faut donc retenir que les chances de récupération dépendent de l’étendue des lésions : plus elles sont importantes, moins les chances sont grandes.
S. : Concrètement, comment prend-on en charge un patient victime d’AVC ?
C N : Cela dépend du type d’AVC. Il existe aussi une forme qui se résorbe en quelques minutes, l’accident ischémique transitoire. C’est un signal d’alarme : si la personne récupère mais ne consulte pas, il peut annoncer un AVC constitué par la suite.
Dans un premier temps, on stabilise le patient en contrôlant sa conscience, sa tension artérielle et ses paramètres sanguins. On recherche ensuite la cause de l’AVC, qui peut venir du cœur, des vaisseaux ou du sang, puis on
propose un traitement adapté. Selon le déficit, on prescrit de la rééducation en cas de paralysie, ou de l’orthophonie en cas de perte du langage.Dans les structures très bien équipées, on peut pratiquer une thrombolyse intraveineuse ou une thrombectomie si le patient est vu assez tôt, entre 4 h 30 et 6 heures.
Le diagnostic repose d’abord sur le scanner, qui permet de distinguer une hémorragie d’une ischémie, et tout part de là. On ne peut donc pas parler d’AVC sans imagerie cérébrale : le scanner est le minimum, l’IRM étant l’autre option.
Dans les cas transitoires (AIT), où les signes disparaissent rapidement, une prise en charge urgente reste indispensable pour éviter la survenue d’un AVC constitué dans les 30 jours.
S. : Pouvez vous nous dire ce qu’est l’ischémie ?
C.N. : L’ischémie survient lorsqu’un caillot bloque un vaisseau dans le cerveau. En aval de l’obstacle, le sang ne passe plus, et les régions du cerveau concernées souffrent. Si rien n’est fait, elles finissent par se nécroser.
S. : Peut-on assimiler l’AVC silencieux à l’accident ischémique transitoire dont vous venez de parler ?
C.N. : Non, ce sont deux choses différentes. Un AVC silencieux ne s’accompagne d’aucun signe. Il est découvert par hasard, le plus souvent après coup : à l’occasion d’un scanner ou d’une IRM réalisée pour une autre raison, on constate que la personne a eu une lésion.
Dans l’accident ischémique transitoire, au contraire, il y a des signes : perte de la parole, perte de la vision, paralysie, voire chute. Ces symptômes durent moins d’une heure, puis tout revient à la normale.
Mais c’est un signal d’alarme. Si rien n’est fait, un AVC constitué peut
survenir dans les 30 jours qui suivent, et cette fois, les séquelles ne seront pas transitoires : elles vont s’installer.
S. : Vous avez évoqué le coût de l’AVC. Combien coûte-t-il réellement au patient et à sa famille ?
C.N. : Le coût de l’AVC est difficile à estimer, car, il comprend de nombreux postes. Il y a d’abord le transport jusqu’à l’hôpital, puis les urgences et les examens prescrits. Le scanner coûte au moins 25 000 à 50 000 francs, et l’IRM entre 50 000 et un peu plus de 100 000 francs. A cela s’ajoutent les frais d’hospitalisation et d’autres examens : examens cardiaques (échographie, électrocardiogramme) et analyses de sang pour rechercher les facteurs de risque vasculaires.
Il faut aussi compter la rééducation : une séance coûte environ 5 000 francs, et l’on en demande au minimum 30. Au total, la facture se chiffre en centaines de milliers de francs. Elle peut atteindre plusieurs millions si l’on envisage une thrombolyse, qui coûte autour d’un million de francs. Nous sommes en train de mettre ce traitement en place, mais il faudrait qu’il soit subventionné, car, le coût est vraiment considérable. Tout dépend du type d’AVC et des moyens de traitement adaptés à chaque patient.
S. : Qu’est-ce qui est prévu pour accompagner ces patients ? Quand on sait que la prise en charge dure longtemps. Et souvent, on a l’impression qu’ils sont abandonnés, oubliés. Que fait-on concrètement pour eux ?
C.N : Normalement, le séjour hospitalier après un AVC sert à identifier le problème et sa cause, puis à initier les premiers traitements. Ensuite, le traitement se poursuit au long cours. La récupération n’est pas immédiate : certains patients récupèrent vite, mais le plus souvent cela prend plusieurs mois, parfois plusieurs années, et la rééducation peut durer plus d’un an, voire plus de deux ans.
Nous donnons donc des rendez-vous de suivi : dans les deux semaines qui suivent la sortie, puis chaque mois, puis tous les trois ou six mois si la récupération s’annonce longue.
Mais à la longue, les patients négligent souvent le suivi, voire l’abandonnent. Certains se disent : « A quoi bon ? », surtout lorsque les moyens manquent. La rééducation est épuisante, certains médicaments, comme ceux qui aident l’attention, coûtent très cher, et un traitement anticoagulant est parfois nécessaire. Les accompagnants aussi peuvent s’épuiser, surtout s’il n’y a pas de système pour se relayer auprès du patient. Ceux qui sont très paralysés doivent être transportés en fauteuil roulant. Le coût est à la fois financier, humain et social, ce qui explique qu’à la longue, patients et accompagnants se relâchent.
S. : Quels conseils donneriez-vous pour assurer le suivi de ces patients ?
C. N. : D’abord, il faut que nous, praticiens, expliquions ce qu’est l’AVC. L’AVC survient brutalement, mais sa prise en charge s’étend sur plusieurs mois, voire plusieurs années. Il faut le comprendre et savoir se mettre à la place du patient.
Si l’on a les moyens, on peut organiser la prise en charge à domicile :
un soignant qui passe vérifier que le patient prend bien ses médicaments, une rééducation à domicile. Cela permet de faire durer la prise en charge, car, c’est au bout de ce long parcours que le patient peut récupérer et retrouver un peu d’autonomie.
S. : Certains patients mettent plusieurs mois à retrouver la parole ou l’usage de leurs mains, ce qui décourage souvent la famille. Comment vivent-ils cette situation ?
C. N. : Quand l’expression est perdue mais que la compréhension est préservée, une communication reste possible. Mais certains ont perdu les deux : ils ne comprennent plus ce qu’on leur dit et ne peuvent plus parler. C’est un vrai problème. Le patient est irritable, il ne parvient pas à se faire comprendre, et c’est très difficile à vivre, pour lui comme pour son entourage.
Je pense à une patiente qui a perdu l’usage de la parole : lorsqu’elle est heureuse, elle se met souvent à pleurer. Ce n’est pas simple.
Il faut aussi savoir que la dépression touche environ 40 % des patients victimes d’AVC. Du jour au lendemain, ils se sentent inutiles : ceux qui travaillaient ne peuvent plus le faire ni apporter de l’argent à la famille, et ont le sentiment d’être une charge. Cela engendre un découragement profond.
S. : Pourquoi les praticiens n’organisent-ils pas de visites à domicile, comme c’est le cas pour le SIDA, afin d’encourager les patients ?
C N : Je pense que c’est une dynamique qui peut se mettre en place et qui aiderait vraiment les patients. Cela dépendra aussi de l’augmentation du nombre de praticiens : pour le moment, nous ne sommes pas très nombreux, et la charge de travail dans le domaine de la santé est déjà importante.
S. : Quels sont les principaux défis dans le suivi à long terme de ces patients, et quels conseils donner ?
C.N. : La rééducation s’étale souvent sur plusieurs mois, voire années, ce qui conduit parfois à l’épuisement des patients et des accompagnants, ainsi qu’à l’abandon des soins par manque de moyens financiers. De plus, près de 40 % des patients développent une dépression liée à la perte soudaine de leur autonomie et de leur rôle socio-économique. Il est donc essentiel de maintenir un suivi régulier, de sensibiliser l’entourage, d’accompagner le plan psychologique et, idéalement, de développer à l’avenir des structures de soins et de visites à domicile pour soutenir les familles.
Les services techniques régionaux de Bankui du ministère de la Famille et de la Solidarité, ont visité le Centre d’accueil et de formation Notre-Dame de la Visitation, l’atelier du tapissier en situation de handicap, Mamadou Ilboudo et le champ collectif des femmes déplacées internes et hôtes de Moundasso, le mardi 6 octobre 2026, à Dédougou. Ces structures bénéficient d’initiatives visant à renforcer l’autonomisation et la résilience des populations vulnérables.
Dans la cour du Centre d’accueil et de formation des jeunes filles Notre-Dame de la Visitation, situé aux abords du stade régional de Dédougou, des voix d’adolescentes se mêlent aux grincements des machines à coudre et à tisser. Certaines ont trouvé refuge dans ce centre après avoir fui un mariage précoce ou forcé. D’autres sont des filles-mères célibataires issues de familles démunies ou des rangs des personnes déplacées internes (PDI). Des personnes vivant avec un handicap, on y trouve également. Créé en 2004, le centre a progressivement élargi ses missions. D’espace d’accueil et d’accompagnement, il est devenu aujourd’hui un cadre de formation et de reconstruction personnelle. Pour l’année scolaire 2025-2026, au moins 292 filles y ont été accompagnées. « Nos cibles, ce sont les filles en situation de difficulté », explique la responsable du centre, Nathalie Dakio.
Deux internats permettent de prendre en charge les pensionnaires selon leurs situations. L’un accueille les filles-mères célibataires ou enceintes, tandis que l’autre est destiné aux jeunes filles en difficulté qui ont besoin de protection et d’accompagnement. Au-delà de l’hébergement, le centre entend surtout donner aux pensionnaires les moyens de subvenir à leurs besoins. La coupe-couture, la teinture et le tissage, la coiffure-esthétique, la transformation des produits locaux et le secrétariat-bureautique figurent parmi les filières proposées. « Pour aider durablement une fille, il faut la rendre autonome », résume Nathalie Dakio. Les bénéficiaires reconnaissent que leur passage dans ce centre ouvre une nouvelle page de leur vie. Elles apprennent un métier, acquièrent des compétences et retrouvent progressivement confiance en elles. Le centre leur donne les moyens de construire leur avenir et de saisir de nouvelles opportunités. L’établissement s’investit également dans le maintien des filles à l’école.
« Beaucoup abandonnent leur cursus scolaire par manque de moyens financiers, malgré leur volonté de poursuivre leurs études », déplore la responsable. Une trentaine de jeunes filles ont bénéficié donc d’un soutien scolaire au cours de l’année écoulée. Une dizaine a obtenu des diplômes, dont trois au baccalauréat et sept au Brevet d’études du premier cycle (BEPC). Le centre bénéficie de l’appui de la direction provinciale de la Famille et de la Solidarité du Mouhoun, notamment à travers la mise à disposition d’un agent d’accompagnement.
« Pour avoir étudié la situation des groupes vulnérables, il sait comment s’y prendre et nous donne des conseils avisés », apprécie dame Dakio. Le Fonds national de solidarité et d’assistance sociale contribue également à la prise en charge des pensionnaires en fournissant des vivres. Ces soutiens participent à la prévention de la marginalisation et à la reconstruction de personnes victimes de Violences basées sur le genre (VBG), en leur donnant des moyens d’envisager l’avenir avec
espoir, poursuit-elle.
Le handicap n’est pas une fatalité
Les pensionnaires du centre Notre-Dame de la Visitation apprennent à tisser…
Après ce centre, cap sur l’atelier de Mamadou Ilboudo, artisan tapissier vivant avec un handicap moteur. En cette période hivernale, le calme contraste avec l’animation habituelle du lieu. Les commandes se font rares. Pour le propriétaire, cette accalmie n’est que temporaire, car, il espère que les activités vont reprendre plus intensément dans les prochains mois. Depuis 1999, il exerce son métier et confectionne des fauteuils, des sièges de véhicules et des selles de motos. Il s’est également essayé à la menuiserie. Appuyé sur ses béquilles, il évoque son parcours avec sérénité et détermination. Pour lui, le handicap ne constitue pas une fatalité.
« J’arrive à maîtriser mon handicap. Mon travail et mon handicap vont ensemble », affirme-t-il. Il déplore cependant les préjugés auxquels les personnes handicapées sont confrontées dans le milieu professionnel. « Quand tu te présentes devant un partenaire avec des béquilles, il y a un rejet qui ne dit pas son nom », regrette-t-il. L’artisan dit répondre à ces préjugés par la qualité de son travail. La police, la gendarmerie et le Centre hospitalier régional (CHR) de Dédougou figurent parmi ses clients. « Ces structures apprécient positivement la qualité de mes œuvres », soutient-il. Son activité lui permet de subvenir aux besoins de sa famille, d’assurer la scolarité de ses enfants, de faire face aux dépenses de santé et de couvrir les charges courantes.
Mais Mamadou Ilboudo voit plus loin que sa propre réussite. Il a déjà formé deux personnes vivant avec un handicap, qui se sont installées à leur compte et gagnent désormais leur vie. Président et coordonnateur provincial des personnes handicapées du Mouhoun, il encourage
La responsable du centre d’accueil, Nathalie Dakio, estime que pour aider durablement une fille, il faut la rendre autonome.
régulièrement ses pairs à apprendre un métier. « Cela permet de garder sa dignité », martèle-t-il. En collaboration avec la direction provinciale, lui et ses camarades bénéficient d’appuis financiers et techniques. Ils souhaitent toutefois que des formations et de moyens soient consacrés aux personnes handicapées afin de leur permettre de développer des Activités génératrices de revenus (AGR).
A Moundasso, le « champ de la paix » renforce la solidarité
Le périple se poursuit à Moundasso, un quartier périphérique situé à la sortie Est de Dédougou. Là-bas, la solidarité prend la forme d’une exploitation agricole collective. Sur le « champ de la paix », des femmes déplacées internes et des femmes issues des communautés hôtes cultivent ensemble du haricot, de l’arachide et surtout de l’oseille. Le choix de ces spéculations répond à une préoccupation quotidienne qui est d’améliorer l’alimentation des ménages. La coordonnatrice des femmes productrices, Clotilde Sawadogo, rappelle que les participantes éprouvaient des difficultés à se procurer les condiments.
Près de 80 femmes prenaient part à l’initiative au départ. Elles sont aujourd’hui une quarantaine, la plupart des autres ayant regagné leurs
…et à faire beaucoup d’autres métiers comme la coiffure et la coupe-couture.
localités d’origine grâce aux efforts de reconquête du territoire national. Celles qui sont restées poursuivent l’exploitation du champ. D’autres parcelles exploitées par ces communautés sont consacrées à la production du mil, du sorgho et du maïs. Les légumineuses occupent également une place importante dans la stratégie agricole des productrices. La direction provinciale de la Famille et de la Solidarité est leur principal partenaire technique. Des semences améliorées de niébé leur ont été gratuitement fournies et des agents leur prodiguent régulièrement des conseils.
« Au début de l’hivernage, des vivres ont également été distribués aux femmes. Pour cultiver, il faut manger », foi de Clotilde Sawadogo. Pour elle, sans cet appui, certaines auraient été contraintes de multiplier les petits travaux pour assurer leur alimentation quotidienne, au risque de compromettre leurs activités agricoles. Bien plus qu’un espace de production, le « champ de la paix » est devenu un lieu de rencontre entre femmes déplacées et populations hôtes. Les différences liées à leurs parcours s’effacent progressivement au profit d’un objectif commun qui est de produire et reconstruire ensemble.
Des équipements pour favoriser l’autonomie
Le directeur régional chargé de la solidarité de Bankui et du Sourou, Toirimbé Gaston Nassouri, a confié que ces initiatives visent à soutenir le relèvement des communautés vulnérables et leur réinsertion socioéconomique.
Pour le directeur régional chargé de la solidarité de Bankui et du Sourou, Toirimbé Gaston Nassouri, l’initiative de Moundasso s’inscrit dans une approche plus large d’accompagnement des personnes déplacées internes vers le retour et la réinsertion socioéconomique. Dans cette dynamique, plusieurs équipements ont été mis à la disposition de groupes bénéficiaires, notamment des motopompes, des charrettes et des moulins. Il rassure que du matériel, dont un tracteur, était en cours d’acheminement vers la commune rurale de Di, dans la région du Sourou, au profit d’une coopérative regroupant des femmes déplacées réinstallées. En juin et juillet 2026, plusieurs communes ayant bénéficié de moulins avaient déjà fait l’objet de visites de suivi, précise-t-il.
Ces équipements contribuent à alléger les tâches quotidiennes des bénéficiaires, en particulier celles des femmes. L’objectif, selon Gaston Nassouri, est de créer les conditions favorables à l’autonomie des bénéficiaires. A travers ses structures techniques déconcentrées, le ministère de la Famille et de la Solidarité apporte une assistance alimentaire, des appuis financiers et met à la disposition des personnes vulnérables, des semences et des équipements. Dans la ville de Dédougou comme à Moundasso, la solidarité se traduit ainsi par des actions concrètes. Elle se manifeste à travers une jeune fille qui retrouve le chemin de l’école et apprend un métier, un artisan qui refuse de laisser son handicap limiter ses ambitions ou encore des femmes qui cultivent la terre pour nourrir leurs familles. Des parcours différents, mais une même aspiration. Il s’agit de préserver la dignité et participer pleinement à la reconstruction de la communauté.
Le camarade ministre des Affaires étrangères, Karamoko Jean Marie Traoré, accompagné de la camarade ministre déléguée, Bêbgnasgnan Stella Eldine Kabré, a reçu en audience, le lundi 12 octobre 2026, une délégation de l’Alliance pour une Révolution verte en Afrique (AGRA), conduite par la nouvelle directrice-Pays, Dr Asseta Diallo.
Nouvellement désignée à la tête de cette organisation, la Directrice-Pays dit être venue se présenter officiellement au chef de la diplomatie burkinabè. Elle dit avoir saisi l’occasion offerte pour échanger avec le ministre des Affaires étrangères, sur les actions menées par AGRA au Burkina Faso, conformément aux priorités définies par les autorités nationales à travers notamment le ministère chargé de l’agriculture et le bureau national des grands projets. De ces actions au Burkina Faso, on peut retenir notamment le développement et la promotion de l’agriculture, depuis la formation des sélectionneurs des semences à la distribution des intrants de qualité, en passant
par l’accompagnement des semenciers, selon Dr Asseta Diallo.
« Nous avons travaillé avec l’INERA pour développer des engrais spécifiques et développer des spéculations comme le riz et le maïs, qui portent fruit sur le terrain et c’est vraiment apprécié par les producteurs », a-t-elle soutenu.
Les engagements de l’Alliance pour une Révolution verte en Afrique au Burkina, vise aussi à renforcer l’employabilité des jeunes à travers la création d’emplois décents, dans les domaines de la maraicher culture et de l’élevage de la volaille, selon la directrice exécutive. Le camarade ministre des Affaires étrangères a félicité la nouvelle équipe Pays de AGRA, et l’a encouragée à tirer leçon de ce qui n’a pas marché dans le passé dans la collaboration entre cette institution et les acteurs étatiques, et à œuvrer dans un esprit d’ouverture et de dialogue régulier avec les autorités compétentes du Burkina Faso, pour des actions concrètes et impactantes dans la durée, sur la vie des populations bénéficiaires. Il a rassuré que les services du ministère des Affaires étrangères joueront leur partition, pour créer les conditions d’un partenariat fructueux entre le Burkina Faso et AGRA, au regard de l’importance du pilier dans lequel cette structure intervient, à savoir l’agriculture, l’un des secteurs prioritaires pour les autorités burkinabè. Crée en 2006, l’Alliance pour une révolution verte en Afrique (AGRA) est une organisation panafricaine, avec pour mission la transformation de l’agriculture de substance en une activité économique viable et durable pour les petits exploitants.
Au Bénin, le principal parti d’opposition, Les Démocrates, se réorganise, après la démission de son fondateur, l’ancien président, Yayi Boni, en mars dernier, pour des raisons de santé. Cette formation a, entre autres, renouvelé ses instances, à la faveur de son 2e congrès ordinaire, tenu les 10 et 11 septembre 2026, à Porto-Novo. Les militants ont élu l’ex-député et président de groupe parlementaire, Nourénou Atchadé, à la tête du parti pour cinq ans. Ce fidèle parmi les fidèles de Yayi Boni, qui assurait l’intérim jusque-là, se voit désormais confier pleinement les rênes du parti, Les Démocrates. En plaçant son action dans l’unité, comme l’a toujours souhaité son maitre à penser, Nourénou Atchadé va devoir travailler à rassembler sa famille politique qui a connu des divergences et des désertions. Aussi devra-t-il s’accommoder de la trêve politique imposée par la nouvelle Constitution durant le mandat présidentiel désormais établi à sept ans. Cette disposition suspend pendant six ans toute activité politique partisane à finalité compétitive. Autrement dit, les campagnes électorales permanentes, qui paralysent l’action publique, sont interdites jusqu’à l’orée des prochaines élections.
Le parti, Les Démocrates, doit se conformer à cette exigence, sans pour autant végéter dans le silence. « Nous sommes un parti d’opposition et nous allons continuer d’animer la vie politique. On doit pouvoir faire des propositions alternatives. La trêve ne veut pas dire absence d’activités politiques », a du reste prévenu son nouveau président. S’il est tenu de se montrer républicain, le parti de Yayi Boni a surtout fort à faire pour rebondir politiquement, après sa mésaventure aux élections générales de 2026. Alors qu’il disposait de 29 élus sur les 109 de l’ancien Hémicycle, ce parti n’a obtenu aucun siège aux législatives de janvier. Si le parti a échoué aux législatives, il n’a pas non plus eu la chance de participer aux communales couplées et à la présidentielle du 12 avril, respectivement pour dossier incomplet et déficit d’un seul parrainage.
Nourénou Atchadé arrive à un moment critique de l’histoire du parti, Les Démocrates, appelé à se battre pour retrouver ses assises politiques. Passer de plus d’une vingtaine de députés à zéro élu est un véritable naufrage pour le principal parti de l’opposition béninoise, qui n’a quasiment plus d’armes. La mission de Nourénou Atchadé se veut donc herculéenne, puisqu’il doit impérativement reconstruire l’image du parti et travailler à le repositionner comme une alternative aux prochaines élections générales prévues en 2033. C’est une longue période d’attente pour Les Démocrates, dans un environnement politique loin d’être favorable. Les Béninois ont manifestement tourné la page de Yayi Boni et des affidés. Du parti Forces cauris pour un Bénin émergent (FCBE), qu’il a créé et quitté pour fonder celui de Les Démocrates, l’ex-chef de l’Etat béninois ne brille plus politiquement, après son départ du pouvoir. Ses héritiers politiques, à l’instar de Nourénou Atchadé, pourront-il inverser la tendance ? Le sort actuel de Les Démocrates interroge sur son avenir, s’il n’incite pas au pessimisme. Pour autant on ne saurait enterrer de si tôt le parti de Yayi Boni. Tout est possible en politique.
Depuis 2022, le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation est engagé dans une série de réformes visant à faire de l’enseignement supérieur un levier de souveraineté et de développement socio-économique. A l’orée de la rentrée universitaire 2026-2027, le ministre Adjima Thiombiano, invité de la rédaction de Sidwaya revient sur les acquis de son département, les innovations de cette nouvelle année académique, la réforme du régime des études, la gestion des bourses ainsi que les filières prioritaires. Dans cet entretien, il présente également les ambitions du gouvernement pour renforcer la qualité de la formation et rapprocher davantage l’université des besoins du pays.
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La Coordination nationale de lutte contre la fraude (CNLF) a présenté, lundi 12 octobre 2026 à Ouagadougou, des marchandises frauduleuses saisies, d’une valeur de 55,2 millions F CFA.
La Coordination nationale de lutte contre la fraude (CNLF) poursuit son combat contre le commerce illicite. Elle a présenté des marchandises frauduleuses composées de cyanures, de cigarettes, d’une citerne de gasoil et des huiles de vidange, lundi 12 octobre 2026, à Ouagadougou. Ces produits saisis sont issus des opérations menées les 30 septembre et 1er octobre 2026. Le premier coup de filet mené le 30 septembre, dans la commune de Loumbila, selon le coordonnateur, Mohamadi Compaoré, a permis de saisir un camion-citerne qui venait d’achever le dépotage de 10 000 litres de gasoil dans les cuves d’une unité de production industrielle. « Pourtant, le bon de commande présenté était destiné à la consommation ordinaire dans les stations-services.
Conformément à l’arrêté conjoint n°2026-007/MICA/MEF du 7 août 2026 portant composition des structures de prix des hydrocarbures. Ce carburant subventionné par l’Etat est formellement interdit d’utilisation aux mines, carrières et entreprises industrielles », a-t-il précisé. Les investigations complémentaires, a-t-il poursuivi, ont révélé une pratique minutieusement préméditée. Ce sont au total 59 000 litres de gasoil subventionné d’une valeur de 31 683 000 F CFA qui ont été fournis illégalement à cette entreprise par une société de droit burkinabè. « Il s’agit d’un véritable détournement des ressources destinées à soulager les ménages au profit d’intérêts industriels privés », a-t-il renchérit.
Sur l’axe Ouaga-Koupéla, l’opération du 1er octobre a permis de découvrir 50 sacs de 50 kg de cyanure d’une valeur de 7 500 000 F CFA et 15 colis de cigarettes de contrebande, estimés à 3 450 000 F CFA. Le coût global de cette saisie est estimé à 10 950 000 FCFA.
« Une alerte a ciblé un camion sous bâche, censé transporter du clinker. La fouille minutieuse effectuée par nos agents a permis de découvrir une cargaison camouflée particulièrement dangereuse », a indiqué le coordonnateur. La troisième opération s’est déroulée le même jour à la Patte d’Oie, à Ouagadougou, à la suite d’une nouvelle alerte citoyenne. « L’interception d’un véhicule suspect a permis la saisie 267 cartons d’huile lubrifiante contrefaite importés en contrebande. Cette pratique nuit à l’entretien de nos engins et sape l’effort de développement des entreprises citoyennes », a-t-il déploré. La valeur de la marchandise illicite s’élève à 12 600 000 F CFA. Le coût global de ces opérations s’élève à 55 233 000 F CFA.
Pour Mohamadi Compaoré, ces résultats sont issus de la vigilance CNLF et de la précieuse collaboration des concitoyens. A la question de savoir la nationalité du propriétaire de la citerne au regard de son immatriculation étrangère, le coordonnateur a laissé entendre qu’elle n’empêche pas l’application des mesures réglementaires en vigueur au Burkina. « Dès lors que l’infraction est commise dans notre pays, nous sommes compétents pour trancher la question, fixer les amendes et saisir le clinquer s’il y a lieu », a-t-il insisté.
La paroisse Notre Dame de Toutes Grâces de Kamboinsin a ouvert ses portes, dimanche 11 octobre 2026, à Ouagadougou. A l’occasion, le premier curé de la paroisse a été installé.
L’église de kamboinsin a été transformée en paroisse en juin 2026. Dénommée paroisse Notre Dame de Toutes Grâces de Kamboinsin, elle s’inscrit dans la dynamique de la célébration des 125 ans de l’évangélisation à Ouagadougou. La paroisse a ouvert officiellement ses portes, dimanche 11 octobre 2026, au cours d’une célébration solennelle présidée par l’archevêque métropolitain de Ouagadougou, Mgr Prosper Kontiébo. A cette occasion, l’abbé François de Sales Naré a été installé comme premier curé. « C’est Dieu qui se rend visible, proche de son peuple. A travers cette ouverture, les fidèles de cette portion de l’Église peuvent recevoir facilement les sacrements de l’Eucharistie et les confessions », a expliqué Mgr Prosper Kontiébo. Il a rappelé que depuis sa visite pastorale les fidèles de Kamboinsin lui avaient exprimé leur désir de devenir une paroisse. Il les a ainsi invités à travailler aux côtés du curé et du vicaire pour que cette paroisse puisse se consolider dans la foi, dans l’espérance et dans la charité. « Ce qui est important, c’est bâtir une communauté d’amour, fraternelle où chacun se sent en famille», a-t-il insisté.
Les fidèles de la Paroisse Notre Dame de Toutes Grâces de Kamboinsin se sont réjouis de l’aboutissement de leur requête.
Le nouveau curé, l’abbé François de Sales Naré s’est engagé à administrer, avec diligence et une préoccupation pastorale les biens ecclésiastiques de la paroisse conformément au droit canonique, aux normes particulières et aux coutumes légitimes du diocèse, sans partialité ni faveur.
Le nouveau curé, l’abbé François de Sales Naré s’est engagé à administrer les biens ecclésiastiques de la paroisse avec honnêteté, loyauté et responsabilité, conformément au droit canonique et aux normes de l’Église.
Il a également promis de respecter la confidentialité des délibérations et des décisions du conseil pour les affaires économiques. Il s’est en outre engagé à respecter les obligations liées à sa fonction conformément aux prescriptions du livre V du Code de droit canonique et à agir dans les limites des pouvoirs qui lui sont confiés. À l’issue de la célébration, l’abbé François de Sales Naré a exprimé sa joie et rendu grâce à Dieu pour cette nouvelle mission. Pour le fidèle catholique Abel Lompo, cette nouvelle paroisse vient couronner plusieurs années d’attente. Selon lui, elle est une source de joie pour l’ensemble des chrétiens. Il a rendu grâce à Dieu et témoigné sa reconnaissance à Mgr Prosper Kontiébo pour avoir donné suite à leur demande. Pour terminer, il a assuré la disponibilité des fidèles à accompagner le curé dans sa mission pastorale et à accomplir les tâches qui leur seront confiées.
Le Camarade Premier ministre, Chef du Gouvernement, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a inauguré, ce lundi 12 octobre 2026, le complexe scolaire primaire public de Bonheur-Ville, dans le 7ᵉ arrondissement de Ouagadougou. Réalisé dans le cadre de l’Initiative présidentielle pour une éducation de qualité pour tous (IPEQ), cet établissement vise à répondre aux besoins éducatifs d’une zone en pleine croissance.
Après le dévoilement de la plaque inaugurale et la coupure du ruban, le Chef du Gouvernement, accompagné des personnalités présentes, a visité les salles de classe et les autres installations du complexe. Construit sur une parcelle de 35 384 m², déclarée d’utilité publique d’urgence en mai 2024, le bâtiment pédagogique en R+3 comprend 16 salles de classe, soit quatre par niveau, ainsi que des blocs sanitaires adaptés aux personnes à mobilité réduite. Financé sur les ressources propres de l’État, le complexe a coûté plus d’un milliard de francs CFA.
L’établissement accueille déjà trois écoles — Faso-Kéoogo-Bonheur-Ville C, D et E — qui comptent, pour l’année scolaire 2026-2027, 1 453 élèves, dont 742 filles, encadrés par 32 enseignants. Pour le Gouvernement, cette réalisation illustre un modèle scolaire qui optimise l’espace tout en améliorant les conditions d’apprentissage.
Le ministre de l’Enseignement de base, de l’Alphabétisation et de la Promotion des langues nationales, le Camarade Jacques Sosthène Dingara, a indiqué que la construction de cet édifice concrétise la volonté du Camarade Président du Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré, de doter le pays d’infrastructures modernes et adaptées aux besoins des populations. Dans cette zone marquée par une forte croissance démographique, il a présenté le complexe comme « une promesse tenue et une invitation à regarder plus loin ».
Pour le Camarade Premier ministre, cette école incarne l’ambition de la Révolution progressiste populaire dans le domaine éducatif. « Il s’agit d’une école de type nouveau », a-t-il déclaré, saluant la fonctionnalité du bâtiment et l’optimisation de l’espace. Il a toutefois rappelé que la transformation de l’école passe aussi par l’évolution des contenus et l’amélioration de la qualité des formations.
« Aucun ordre d’enseignement ne sera oublié dans la transformation profonde du système éducatif au Burkina Faso », a-t-il affirmé, en évoquant les chantiers engagés du primaire au supérieur. Les enseignements tirés de cette première expérience serviront également à améliorer les futurs bâtiments en R+3, qui devraient compter 18 salles de classe, avec une possibilité d’extension à 24.
Le nom Faso-Kéoogo confère à l’établissement une portée symbolique particulière. Selon le Premier ministre, « Kéoogo » désigne le camp d’initiation, espace traditionnel de transmission des savoirs et de préparation des jeunes à leurs responsabilités futures. L’école doit ainsi transmettre des connaissances, mais aussi contribuer à former des citoyens attachés au patriotisme, à la dignité, à la fierté et à la solidarité.
S’adressant aux élèves, le Chef du Gouvernement les a exhortés à faire preuve de discipline, d’assiduité et d’engagement dans le travail, ainsi qu’à prendre soin de leur école. Il a salué le dévouement des enseignants et appelé toute la communauté éducative à préserver les installations et à faire de l’établissement un cadre d’excellence. « C’est dans ce sens que nous allons donner au secteur de l’éducation au Burkina Faso toute sa place », a-t-il déclaré.
Au nom du Conseil des écoles de Faso-Kéoogo, le Camarade Daouda Traoré a remercié les autorités pour cette infrastructure. Il s’est engagé, au nom des populations, des parents d’élèves et des enseignants, à veiller à sa conservation. Il a souhaité que l’établissement demeure un « phare de savoir et un creuset de vertu » pour les générations futures.
Quinze autres complexes scolaires de ce type sont annoncés dans quinze provinces. Leur réalisation s’appuiera sur les enseignements tirés de cette première expérience afin d’améliorer la fonctionnalité des futures infrastructures éducatives.
Le ministre d’Etat, ministre de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources animales et halieutiques, le commandant Ismaël Sombié, a lancé, le samedi 10 octobre 2026, à Bobo-Dioulasso, des travaux de réalisation d’infrastructures hydrauliques. Le projet vise à améliorer l’approvisionnement en eau potable de plusieurs quartiers de la ville et à renforcer la desserte de près de 132 000 personnes supplémentaires.
L’amélioration de l’accès à l’eau potable constitue une priorité des autorités burkinabè, conformément aux orientations du Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, en faveur de l’amélioration des conditions de vie des populations. C’est dans cette perspective que le gouvernement poursuit ses investissements dans le renforcement des infrastructures hydrauliques.
A Bobo-Dioulasso, les secteurs 17, 18, 26 et 27 figurent parmi les zones concernées par ces travaux en ce sens que les populations de ces quartiers font face à des difficultés d’approvisionnement, liées notamment à une demande en eau supérieure aux capacités actuelles du réseau. Pour apporter une réponse à cette problématique, le ministre d’Etat, ministre de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources animales et halieutiques, le commandant Ismaël Sombié, a procédé, au lancement des travaux de réalisation d’infrastructures hydrauliques, le samedi 10 octobre 2026, à Bobo-Dioulasso.
Le projet entend ainsi renforcer les dispositifs de pompage, de stockage et de distribution pour améliorer la disponibilité de l’eau dans les ménages. Les travaux prévus portent notamment sur la réalisation d’une station de pompage d’une capacité de 300 m³ par heure, la
Les autorités et les acteurs techniques mobilisés pour le lancement du projet de renforcement des infrastructures hydrauliques.
construction d’un château d’eau de 2 000 m³ et la pose d’environ 7 000 mètres linéaires de conduite.
A terme, ces infrastructures devraient permettre d’améliorer l’accès à l’eau potable pour quelques 132 000 personnes supplémentaires. Le délai d’exécution du chantier est fixé à dix mois. Pour le ministre d’Etat, la particularité de Bobo-Dioulasso est que la ressource en eau est disponible, mais les infrastructures pour faciliter la distribution faisaient défaut. « Avec ces investissements, ce problème sera réglé et les quartiers qui n’étaient pas autrefois desservis en eau potable le seront dès fin avril, début mai 2027 », a-t-il déclaré.
Le ministre chargé de l’Eau a indiqué que le projet s’inscrit dans la volonté des autorités de répondre aux préoccupations quotidiennes des Burkinabè et qu’il traduit également les orientations du chef de l’Etat, qui fait de l’amélioration des conditions de vie des populations un axe majeur de l’action gouvernementale. Au-delà de Bobo-Dioulasso, il a rappelé que cette dynamique concerne également d’autres villes du pays. Des travaux de renforcement de l’approvisionnement en eau potable sont prévus ou en cours à Ouahigouya, Koudougou, Fada N’Gourma et Dédougou.
Ces investissements a-t-il insisté, visent à accroître les capacités des infrastructures existantes et à mieux
répondre aux besoins croissants des populations. Le ministre d’Etat a encouragé l’entreprise chargée de l’exécution du chantier, à livrer des infrastructures de qualité, tout en l’invitant à mettre du sérieux pour réaliser ces travaux dans le délai. Il
a également exhorté les structures techniques et les équipes responsables du suivi à rester mobilisées afin d’assurer une exécution rigoureuse du projet et
l’atteinte des résultats
attendus.
Paténéma Oumar OUEDRAOGO
Ismaël Sombié visite le chantier du château d’eau de Orodara
Dans le cadre du renforcement de l’approvisionnement en eau potable dans la province du Kénédougou, le ministre de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources animales et halieutiques, le commandant Ismaël Sombié, a visité le chantier du château d’eau de l’Office national de l’eau et de l’assainissement (ONEA) à Orodara, dans l’après-midi du samedi 10 octobre 2026. Cette infrastructure s’inscrit dans un programme d’investissements visant à améliorer durablement la desserte en eau potable des populations de la localité et de la province. A l’issue de sa visite, le ministre a précisé que la réalisation du château d’eau constitue la première phase d’un ensemble de travaux destinés à répondre aux besoins en eau potable de la zone de Orodara. « C’est la première phase d’un ensemble d’investissements qui sont prévus et qui visent à régler la question de l’approvisionnement en eau potable de la zone de Orodara », a-t-il expliqué. Selon le commandant Ismaël Sombié, les travaux engagés comprennent plusieurs composantes complémentaires. Après la réalisation du château d’eau, la construction d’une bâche de stockage est prévue, suivie de la pose des conduites destinées à renforcer le réseau de distribution. Le ministre a indiqué que les dispositions nécessaires ont déjà été prises pour le démarrage de cette dernière phase. L’entreprise chargée de l’exécution des travaux a été recrutée et le lancement du chantier est annoncé dans les prochains jours. Le financement de ces investissements est assuré par l’ONEA.
Ce jeudi 8 octobre 2026, le camarade ministre des Affaires étrangères, Karamoko Jean Marie Traoré et le sous-secrétaire d’Etat adjoint pour l’Afrique de l’Ouest du département d’Etat américain, Richard Michaels, ont co-présidé à Ouagadougou, la session inaugurale du groupe de travail conjoint entre le Burkina Faso et les Etats-Unis d’Amérique.
Il s’agit d’un nouveau cadre de concertation et de dialogue permanent qui permettra aux experts des deux pays d’identifier les axes de coopération mutuellement bénéfiques, offrant ainsi de nouvelles perspectives de renforcement des liens d’amitiés et de coopération entre Ouagadougou et Washington.
Pour Richard Michaels, à la tête d’une forte délégation à Ouagadougou, ce groupe de travail est une tribune qui
va offrir l’opportunité de repenser le partenariat entre les deux pays, basé sur le respect mutuel, le respect de la souveraineté de chaque partie et les intérêts communs, à travers notamment l’écoute mutuel. Pour sa première visite au Pays des Hommes intègres, le chef de la délégation américaine a salué l’ouverture et la disponibilité des autorités nationales, donnant ainsi l’occasion à son pays de s’engager sur la voie de la redynamisation de sa coopération avec le Burkina Faso.
Pour le chef de la diplomatie burkinabè, la cérémonie inaugurale du groupe de travail conjoint Burkina Faso-Etats-Unis, marque une étape majeure dans la collaboration entre les deux pays, et c’est le fruit d’une volonté partagée de redéfinir une nouvelle base de coopération, fondée sur un dialogue ouvert et la sincérité, en vue d’identifier les problèmes avec objectivité et de construire des solutions communes.
« Ce cadre de dialogue permettra de reconfigurer les rapports, pas seulement avec le Burkina Faso, mais aussi avec la Confédération des Etats du Sahel et faire en sorte que nous soyons désormais dans une coopération où les deux entités se
sentent valorisées », soutient le ministre des Affaires étrangères.
A noter qu’avant la rencontre inaugurale, le sous-secrétaire d’Etat adjoint pour l’Afrique de l’Ouest du Département d’Etat américain, Richard Michaels et sa délégation accompagnés par l’ambassadeur des Etats-Unis d’Amérique, Joann Lockard ont été reçus en audience par le patron de la diplomatie burkinabè, le camarade Karamoko Jean Marie Traoré. Une autre concertation s’est tenue par la suite dans un
format plus élargi, avec la présence du ministre d’Etat, ministre de la Guerre
et de la Défense patriotique, le camarade Célestin Simporé.
La 15e édition des Universités africaine de la communication de Ouagadougou (UACO) a pris fin, le vendredi 9 octobre 2026.
Après trois jours d’échanges, la 15e édition des Universités africaines de la communication de Ouagadougou (UACO) a pris fin, le vendredi 9 octobre 2026. Placé sur le thème : « Dans un contexte de guerre communicationnelle, quelles attitudes et aptitudes pour les acteurs de l’information et de la communication en Afrique ? », cette rencontre a réuni des chercheurs, des communicateurs, des journalistes, des étudiants et des responsables institutionnelles venus de plusieurs pays d’Afrique.
Les participants ont formulé plusieurs recommandations. Ils ont appelé à intensifier la lutte contre la désinformation et les manipulations informationnelles, à travers la promotion du journalisme de vérification des faits, le développement des mécanismes de veille et d’alerte et la généralisation de l’éducation aux médias auprès des populations. La 2e recommandation formulée par les participants concerne le développement des compétences numériques, technologiques et éditoriales des professionnels de l’information et de la communication.
Et ce dans les domaines de l’intelligence artificielle, la production multimédia, la vérification numérique, la gestion des données, la cyber sécurité et les nouveaux formats éditoriaux. Les participants à la 15e édition des UACO ont plaidé pour la mise en place de programmes réguliers de formation et de perfectionnement, afin de permettre aux professionnels africains de s’adapter aux mutations technologiques, tout en préservant les principes d’éthique, de responsabilité et de qualité de l’information.
Le soutien à la production de contenus africains crédible et souverains a été aussi l’une des recommandations des UACO 2026. Il s’agit pour les participants d’encourager la production de contenus mettant en valeur les réalités, les cultures, les langues, les savoirs, les initiatives et les aspirations des peuples africains.
La dernière recommandation consiste à encourager les médias et les acteurs de la communication à développer davantage de contenus contribuant à la prévention des conflits, au dialogue entre les communautés, à la sensibilisation des populations et au
renforcement de la solidarité, particulièrement dans le contexte de crise. La cérémonie de clôture a été présidée par le ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo.
Consolider la paix
Il a salué la mobilisation et la qualité des réflexions qui ont marqué cette rencontre. « Il est ressorti de nos travaux que les
attitudes attendues des acteurs de l’information et de la communication sont notamment la vigilance, le sens du devoir, l’esprit critique, le respect de la vérité, la capacité d’écoute, le courage intellectuel et l’engagement patriotique », a confié Pingdwendé
Gilbert Ouédraogo. En outre, le ministre chargé de la Communication a relevé que les aptitudes nécessaires pour une bonne communication incluent la maîtrise des outils numériques, l’analyse des contenus, la vérification des faits, l’adaptation aux nouveaux canaux de diffusion, ainsi que la capacité à produire une information crédible, équilibrée et utile au développement.
« Dans un environnement où les frontières entre le vrai et le faux deviennent parfois floues, où les opinions se propagent à une vitesse fulgurante et où les perceptions peuvent être orientées en quelques instants, il revient aux professionnels de l’information et de la communication de demeurer des repères, des sentinelles et des bâtisseurs de confiance »,
a-t-il soutenu.
Le ministre chargé de la Communication a insisté sur le rôle du journalisme qui est, selon lui, de préserver la cohésion sociale, consolider la paix, éclairer le débat public et accompagner la construction d’une Afrique plus informée, plus résiliente et plus souveraine. Il a fait savoir que la fin de ces travaux ne marque pas pour autant celle de la réflexion, mais plutôt le commencement de l’action. « C’est dans cette perspective que les résultats de ces UACO prendront tout leur sens et produiront les effets attendus », a-t-il laissé entendre. La 15e édition des UACO s’est tenue du 7 au 9 octobre 2026. Elle a accueilli les experts venus du Mali, du Niger, de la Guinée-Bissau et du Cameroun ainsi que des acteurs d’autres pays africains.
En sa séance du 8 octobre 2026, le Conseil des ministres a révisé le décret portant fixation de la liste des produits soumis à Autorisation spéciale d’importation (ASI) et à Autorisation spéciale d’exportation (ASE). Cette révision intègre désormais les concentrés de tomates, les détergents, le savon et l’eau de javel sur la liste des produits soumis à l’ASI. Dans cette interview accordée à Sidwaya, la secrétaire permanente du guichet unique du commerce et de l’investissement, Haoua Sorgho, revient sur les motivations de la prise de ce décret et l’impact attendu. Elle y lance également un appel à toutes les parties prenantes à jouer pleinement leur partition afin de permettre à la nouvelle mesure de produire tous les effets escomptés.
Sidwaya (S) : Le gouvernement à travers un décret, a révisé la liste des produits soumis à autorisation spéciale d’importation, en intégrant de nouveaux produits comme les concentrés de tomates, les détergents, le savon, l’eau de javel. Qu’est-ce qui a motivé la prise de ce décret ?
Haoua Sorgho (H.S) : Le conseil des ministres, en sa séance du 8 octobre 2026, a pris un certain nombre de textes pour encadrer plusieurs secteurs d’activités. Et c’est dans ce cadre que le ministère de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat a soumis trois décrets qui ont été adoptés. Et parmi ces décrets, il y a le décret fixant la liste des produits soumis à autorisation spéciale d’importation et des produits soumis à autorisation spéciale d’exportation. Ce décret s’inscrit dans la vision du gouvernement de mieux apprécier les flux des échanges commerciaux, de promouvoir la production nationale et de protéger le consommateur. L’autorisation spéciale d’importation est un mécanisme administratif mis en place pour encadrer les importations d’un certain nombre de produits jugés stratégiques, et préalablement définis en fonction des informations économiques.
De même, les auto-risations spéciales d’exportation sont également un dispositif administratif mis en place pour contrôler la sortie d’un certain nombre de produits, jugés stratégiques et conformément à nos orientations, à nos besoins. Ces dispositifs ont été mis en place pour avoir une certaine visibilité afin de pouvoir suivre les flux commerciaux, de disposer des informations justes sur les produits concernés pour la prise de décision. Ils ne viennent donc pas fermer le marché burkinabè aux produits similaires venant de l’extérieur. Il s’agit juste de permettre à l’Etat d’avoir plus de visibilité conformément à ses orientations, à sa vision. Parlant de vision, depuis, le 30 septembre 2022, jusqu’à nos jours, le Président du Faso, le camarade capitaine Ibrahim Traoré a décidé de faire de l’industrialisation un pilier du développement écono-mique de notre pays. Suivant cette volonté politique bien affrichée, plu-sieurs unités industrielles ont vu
le jour avec l’accompagnement du gouvernement et du peuple, à travers l’actionnariat populaire, et l’engage-ment du secteur privé.
Avec cet essor industriel, il y a eu la production d’un grand nombre de produits sur le marché burkinabè dans plusieurs domaines. Il était donc indiqué pour le gouvernement de prendre un certain nombre de mesures pour accompagner ces unités indus-trielles afin de leur permettre de pérenniser leurs activités, rentabiliser leurs investissements et de protéger les consommateurs. C’est dans ce sens que le gouvernement a décidé de voir dans quelles mesures, il faut ajouter ces nouveaux produits mis sur le marché par nos unités nationales à la liste des produits soumis à l’autorisation spéciale d’importation et à l’autorisa-tion spéciale d’exportation, au regard du volume de production, du niveau important de consommation et d’importation de ces produits similaires venant de l’extérieur. Dans cette dynamique, depuis 2022, l’exécutif a eu à réviser à quatre reprises le décret portant autorisation spéciale d’importation et d’exportation. En 2023, il a été révisé pour prendre en compte le fil de coton, les aliments pour bétail et pour volaille qui sont produits par nos unités nationales et qui sont disponibles maintenant sur le marché national.
En 2024, il a été également révisé pour prendre en compte la tomate fraîche, les mangues, le miel et d’autres produits sur cette liste des produits soumis à autorisation spéciale d’importation et d’exportation. Le 30 juillet 2026, ce décret a d’abord fait l’objet de révision pour prendre en compte les couscous, les semoules et gritz de maïs sur la liste des produits soumis à l’autorisation spéciale d’importation. Et dernièrement, le 8 octobre 2026, il a encore été révisé pour prendre en compte un certain nombre de produits de nos unités nationales que sont les concentrés de tomates, l’eau de Javel, le savon et les détergents.
Désormais, toute personne qui veut importer des détergents, des concen-trés de tomate, de l’eau de javel, du savon a l’obligation de demander une autorisation. Il n’y a pas ce jour où lesdits produits ne sont pas utilisés dans une famille, dans un ménage, dans un hôpital. C’est pour dire que ces produits sont fortement consommés, fortement demandés et nos unités nationales sont en mesure d’approvisionner le pays, d’assurer les besoins de nos consommateurs.
La prise de ce décret s’inscrit dans la vision du gouvernement de mieux apprécier les flux des échanges commerciaux, de promouvoir la production nationale et de protéger le consommateur.
Il y a donc lieu de prendre des mesures pour réguler le marché afin d’assurer l’écoulement de ces produits, d’accompagner les investisseurs
et assurer également la protection des consommateurs. Parlant des concentrés de tomates, vous convenez avec moi qu’il n’y a pas ce jour où ce produit n’est pas utilisé dans les grandes villes, par les familles, pour la production des repas que chacun de nous consomme.
S : Malgré que la demande de ces produits soit forte, vous rassurez donc que cette mesure ne va pas entraîner leur rupture sur le marché ?
H.S : La mesure n’a pas été prise de façon fortuite, mais au regard du niveau de production de ces unités qui peuvent répondre aux besoins de la population au niveau national, voire même couvrir d’autres demandes au niveau de la sous-région, au niveau national. De 2022 à 2026, pour le secteur des détergents et des concentrés de tomates, 23 unités ont été mis en place, dont 21 dans le secteur des détergents et deux dans le secteur de la transformation de la tomate fraîche.
Le montant des investissements de ces 23 unités se chiffre à près de 26 milliards F CFA, avec plus de 1700 emplois créés au profit de la population. Pour ce qui est de leurs capacités de production, à titre d’exemple, en matière de détergents en poudre, nos unités nationales produisent plus de 115 000 tonnes, contre des importations d’environ 50 000 tonnes. En matière d’eau de javel, nos unités nationales peuvent produire plus de 11 millions de litres, contre 2 millions de litres importés. La production dépasse largement de loin ce que nous importons. Je rassure donc que ces produits sont disponibles et que nos unités nationales sont en mesure de produire des quantités suffisantes pour répondre à la demande de la population, tout en travaillant à assurer leur sécurité.
Car, ces produits étant fabriqués par nos unités nationales, nous avons la maîtrise de la composition des matières utilisées. Le fait qu’ils sont produits par nos unités locales nous permet de réguler également leur production et de rassurer les consommateurs. Ces produits sont disponibles, de qualité et à la portée des consommateurs. Il reste à travailler à ce que ces produits soient présents sur le marché, dans les différents lieux de commerce, mais aussi dans nos assiettes afin d’accompagner ces unités industrielles, ces promoteurs qui ont accepté d’investir massivement en créant des emplois, de la richesse. Tout cela concourt au développement de notre secteur économique.
S : Pouvez-vous revenir plus en détail sur l’impact attendu de ce décret ?
H.S : La prise de cette mesure va permettre de faire la promotion de ces produits nationaux, d’accompagner
ces acteurs économiques dans l’écoulement de leur production. Et qui parle d’écoulement de la production, parle d’augmentation du chiffre d’affaires. Qui parle d’augmentation du chiffre d’affaires, parle également d’investissement. Et qui parle d’augmentation de l’investissement, parle de création d’emplois. Et qui parle de création d’emplois, parle donc de création de richesses pour l’économie et pour tout le monde. L’intérêt, c’est aussi la protection du consommateur, que nous sommes.
Cette mesure est un instrument politique en matière de commerce qui vise à accompagner les acteurs locaux. Mais, il appartient aux promo-teurs qui interviennent en amont et en aval de prendre à bras le corps la promotion et la distribution de leurs produits. Car, c’est dans cette dynamique qu’ensemble, l’Etat et investisseurs pourront donc assurer le développement industriel. Et je précise que l’inscription de ces produits sur la liste des produits soumis à autorisation spéciale d’importation et autorisation spéciale d’exportation ne veut pas dire que tous les documents qui étaient demandés pour l’importation sont suspendus ou retirés.
Non, la nouvelle mesure vient en complément afin de réguler le marché et permettre l’écoulement de nos produits nationaux. J’invite donc tous ceux qui importent ces produits de demander une autorisation spéciale d’importation pour faciliter les formalités douanières. Car, de par le passé, ces produits n’étaient pas soumis à l’autorisation spéciale d’importation. Mais, depuis l’adoption de ce nouveau décret, ils le sont désormais. Les importateurs doivent donc s’attacher aux services du guichet unique du commerce et de l’investissement qui est chargé de faciliter l’obtention de ce document.
S : Concrètement, quelle est la procédure pour obtenir cette auto-risation spéciale d’importation de ces nouveaux produits ?
H.S : Concernant la tomate, les concentrés de tomate, pour obtenir l’autorisation spéciale d’importation, il y a la facture pro-forma datant de six mois que vous devez avoir. Vous devez être à jour de vos impôts en disposant de l’attestation de situation fiscale timbrée à 500 F CFA. Vous amenez ces deux documents au niveau du Guichet unique du Commerce et de l’Investissement. Nous allons donc vous faire acheter les imprimés que la Chambre du Commerce vend et dont le prix global ne dépasse pas
2 000 F CFA. Si nous avons ces documents réunis, nous vérifions leur authenticité, et procéder donc à la délivrance de l’autorisation spéciale d’importation. Mais par moments, nous avons besoin des avis d’autres ministères compétents pour pouvoir nous assurer de la conformité, du respect de la réglementation, avant de procéder à la délivrance de cette autorisation spéciale d’importation, qui n’est que le premier document pour enclencher la procédure liée à l’importation.
De 2022 à 2026, 21 unités de production des détergents ont été mis en place.
Le détergent, le savon, l’eau de Javel, les concentrés de tomates ont été soumis à l’autorisation spéciale d’importation ; pour le moment, ils ne sont pas soumis à l’autorisation spéciale d’exportation comme d’autres produits le sont. Autrement dit, la régulation ne concerne que l’impor-tation des produits similaires à ces produits.
S : Nous sommes dans la zone UEMOA, un espace communautaire qui préco-nise la libre circulation des biens et des personnes. Qu’en est-t-il de la conformité de ce décret avec les normes communautaires ?
H.S : Ce décret est en phase avec les règles communautaires. Car, ce dispositif qui a été mis en place n’est pas fait pour interdire l’importation de produits similaires étrangers. Il s’agit juste pour permettre à l’Etat d’avoir de la visibilité pour suivre les flux d’importations et réguler le marché intérieur pour accompagner nos unités nationales dans l’écoulement de
leurs productions et protéger nos consommateurs. Cela veut dire que les produits similaires que l’on vient d’inscrire sur la liste des produits soumis à l’autorisation spéciale d’importation et d’exportation sont toujours importés, mais le marché est régulé.
S : Nous sommes dans le « mois du consommer local ». Quel est message voulez-vous lancer à toutes les parties prenantes, notamment les importateurs et les populations, pour accompagner cette mesure du gouvernement burkinabè et permettre à ce décret de produire tous les effets attendus ?
H.S : Ces produits mis sur le marché sont le résultat des efforts de tous : du gouvernement, de la population et du secteur privé. Il appartient donc à tous les Burkinabè de consommer ce que nous produisons et transformons afin de booster nos investissements, de garantir la rentabilité de ces unités, de créer des emplois. A travers ce mois du consommons local, nous voulons inviter toute la population
à consommer ce que nos unités industrielles mettent sur le marché afin d’assurer leur pérennité. Nous gagnerons à consommer ces produits afin de permettre de rentabiliser leurs investissements, de créer des emplois pour nos enfants et nos frères et créer de la richesse au profit de tout le monde et également assurer la protection de tout un chaque un de nous en tant que consommateur. Car, ces mesures de régulation profitent au final aux consommateurs. C’est un cri du cœur que je lance à toute la population : consommons ce que nous produisons, consommons ce que nous connaissons. Encourageons nos unités industrielles en consommant leurs produits. Et dans c’est cette dynamique collective que nous allons travailler à valoriser notre industrie nationale qui fera la fierté de tous les Burkinabè qui va contribuer à booster notre économie.
Interview réalisée par Mahamadi SEBOGO
Windmad76@gmail.com
A l’occasion de la Journée mondiale de la santé mentale, le service de psychiatrie en collaboration avec la Société burkinabè de santé mentale a organisé une conférence publique sur la « santé mentale dans un contexte de défis sécuritaires », le samedi 10 octobre 2026, à Ouagadougou.
Selon l’Organisation mon-diale de la santé (OMS), la santé mentale est une composante essentielle de notre santé, permettant de faire face aux sources de stress de la vie, de réaliser notre potentiel, de bien apprendre et travailler et de contribuer à la vie de la communauté. Cependant, cette santé peut être troublée par de nombreux facteurs dont, la crise sécuritaire. C’est dans cette optique que le service de psychiatrie en collaboration avec la Société burkinabè de santé mentale a organisé dans le cadre de la Journée mondiale de la santé mentale, une conférence publique pour sensibiliser la population sur les conséquences de la santé mentale sur la population, samedi 10 octobre 2026, à Ouagadougou. Le thème choisi est : « santé mentale dans un contexte de défis sécuritaires ». Le conférencier, Dr Alphonse Nikiema, par ailleurs, psychiatre-psychothérapeute au Centre hospitalier universitaire de Bogodogo, a relevé que la crise sécuritaire que traverse le Burkina Faso, a un impact sur la santé mentale des populations, aussi bien les personnes sinistrées que celles qui les protègent. Il a soutenu qu’1/5 des personnes dans les zones de guerre souffrent des troubles mentaux.
Le chef de service de psychiatrie de l’hôpital Yalgado Ouédraogo, Boubacar Bagué : « la santé mentale est un levier, un élément capital qui contribue au bon développement harmonieux de chacun de nous et qui aide à une bonne productivité en termes de rendement ».
« Contrairement aux blessures physiques, celles psy-chiques sont souvent invisibles », a-t-il mentionné. Pour Dr Alphonse Nikiema, les séquelles liées à la guerre durent souvent une dizaine d’années, si elles ne sont pas prises en charge. Il a donc appelé la population à être attentive face aux troubles de comportement et à consulter un spécialiste. Pour une bonne santé mentale, le psychiatre-psychothérapeute préconise la vie en communauté, la pratique du sport et un sommeil régulier. La conférence s’est déroulée en présence du chef de service
de psychiatrie de l’hôpital universitaire Yalgado Ouédraogo, Boubacar Bagué. Pour lui, il n’y a pas de santé sans santé mentale.
« La santé mentale est un levier, un élément capital qui contribue au bon développement harmo-nieux de chacun de nous et qui aide à une bonne productivité en termes de rendement », a-t-il relevé. Aussi, Boubacar Bagué a ajouté que quand la santé mentale est troublée, cela entraine des conséquences, pour l’individu lui-même, mais également pour son entourage. Il a, en outre, rassuré que les agents de santé vont être outillés pour accompagner les patients atteints de troubles, de stress post-traumatique, de dépressions, d’anxiété et les conduites addic-tives.
Le camarade Me Edasso Rodrigue BAYALA, ministre de la Justice a effectué, le vendredi 9 octobre 2026, une visite au centre pénitentiaire agricole de Baporo. Cette sortie de terrain visait à apprécier l’évolution de la campagne agricole humide 2026. Au terme de la visite, le constat est plus que satisfaisant, avec des champs présentant une belle physionomie, le riz déjà en pleine récolte.
Avec des poches de sécheresse au stade des semis, sur les 300 hectares emblavés, 263 hectares ont pu être exploités, dont 90 hectares de riz, 85 hectares de maïs, 63 hectares de sorgho, 20 hectares de niébé et 5 hectares de sésame. Pour toutes ces spéculations, il est attendu une récolte totale de 550,2 tonnes pour le seul centre pénitentiaire agricole de Baporo. C’est la traduction en actes concrets de la vision du chef de l’Etat, le camarade capitaine Ibrahim Traoré Président du Faso, qui consiste à faire désormais de la prison une opportunité de production agricole et de formation professionnelle. Produire pour se nourrir, punir pour réinsérer dans la société, tel est désormais le slogan dans tous les établissements pénitentiaires du Burkina Faso.
Le ministre de la Justice s’est dit très satisfait des résultats de cette campagne, qui augurent de perspectives encourageantes pour la suite des récoltes. « Nous sommes très satisfaits aujourd’hui parce que nous sommes déjà aux récoltes pour le riz, et même le maïs est déjà à maturité », s’est-t-il exprimé. En rappel, la production pénitentiaire totale de 2020 à 2025 s’élève à environ 640 tonnes avec 350 tonnes produites en 2025. « Si les 1014 tonnes sont réalisées, ce qui est évident, car, on est aux stades des récoltes, c’est dire que l’on réalisera en une année deux fois ce qui a été réalisé en 6 ans », selon le camarade ministre.
Il faut aussi rappeler que cette production exceptionnelle est le résultat des réformes entreprises par le ministre Bayala depuis son arrivée à la tête du ministère de la Justice avec une mise en exergue du travail d’intérêt général. A Baporo, plus de 350 pensionnaires sont occupés par les travaux agricoles. Pour leur part, les pensionnaires ont réaffirmé leur engagement à faire de Baporo le grenier par excellence des établissements pénitentiaires du Burkina Faso.
A travers cette ambition, ils entendent poursuivre leurs efforts pour accroître les rendements et consolider les acquis de la production
agricole.
Face au terrorisme et à la guerre communicationnelle, le Burkina Faso et les deux autres pays de la Confédération des Etats du Sahel (AES) doivent davantage affirmer leur capacité à raconter eux-mêmes leur histoire. Les 15es Universités africaines de la communication de Ouagadougou (UACO) qui ont refermé leurs portes, le vendredi 9 octobre 2026, ont remis cet impératif au centre des débats. Au Burkina Faso, la lutte contre le terrorisme engage les forces de défense et de sécurité. A cette réalité s’ajoute une bataille de l’information dans laquelle les faits, les images et les paroles sont instrumentalisés à des fins de manipulation. Face aux fausses nouvelles, à la désinformation et aux récits hostiles, la réponse ne saurait se limiter à la dénonciation.
Elle doit être organisée, rapide, pertinente et convaincante. C’est tout l’intérêt d’une réplique tactique médiatique : assurer une veille permanente, vérifier les informations, identifier les narratifs trompeurs et leur opposer des contenus documentés, accessibles et capables de convaincre. Il ne s’agit pas de toujours réagir systématiquement à chaque provocation, mais de savoir quand, comment et avec quels arguments intervenir pour rétablir les faits et éclairer l’opinion.
De toute évidence, les médias burkinabè ne partent pas de zéro. Au quotidien, des contenus sont conçus et diffusés pour contrer les fakes news, déconstruire les manipulations, rétablir la vérité des faits et faire connaître les réalités du pays. Des journalistes s’emploient à expliquer les enjeux nationaux, à valoriser la résilience des populations et à rendre compte des efforts de reconstruction. Cet engagement mérite d’être consolidé. L’enjeu est désormais de franchir un nouveau palier en renforçant les dispositifs de veille informationnelle,
les capacités de vérification numérique et l’anticipation des campagnes de désinformation. Il faut aussi investir davantage dans la conception de contenus originaux, pédagogiques et persuasifs, adaptés aux différents publics et aux nouveaux modes de consommation de l’information. Car, une information juste, si elle arrive trop tard ou ne parvient pas à son public, risque de laisser le champ libre aux fausses nouvelles.
Les médias sont ainsi convoqués à assumer pleinement leur rôle dans la bataille des récits. Cela suppose de signer, par les actes et les pratiques professionnelles, un véritable engagement à occuper l’espace public. Laisser les autres raconter nos vécus, définir nos priorités et façonner seuls la perception de nos réalités reviendrait à leur abandonner une part essentielle de notre souveraineté. Notre récit doit être construit par nous-mêmes, avec nos mots, nos langues, nos références et nos expériences.
Le Burkina Faso ne se résume ni au terrorisme ni aux épreuves qu’il traverse. Des femmes et des hommes continuent de travailler, d’entreprendre, de créer et de participer à la construction nationale. Ces réalités méritent d’être documentées, expliquées et portées à la connaissance du public, sans jamais sacrifier l’exigence de vérité sur l’autel de la communication. Les conférences publiques et les conférences de presse du gouvernement sont illustratives de cette démarche.
Les recommandations des 15es UACO tracent, à cet égard, une voie : lutter contre la désinformation, renforcer les compétences numériques et éditoriales et soutenir la production de contenus africains de qualité. Mais les recommandations ne suffisent pas. Les rédactions doivent consolider leurs pratiques de vérification, structurer leur veille et investir dans des formats capables de retenir l’attention, de susciter l’adhésion et de résister à l’agressivité des contenus trompeurs, car, la manipulation n’a plus de limite. Elle allie désinformations, l’appel à l’émotion, aux faux experts, aux sondages tronqués… Cela vise à formater l’opinion publique, installer la peur, discréditer les autorités, provoquer la révolte.
A l’échelle de l’AES, la coopération médiatique en cours permettra de développer des compétences communes en matière de veille, de vérification numérique et de production éditoriale. La circulation des contenus entre les médias publics des trois pays constitue un levier important pour mieux faire connaître les réalités sahéliennes, croiser les regards et donner davantage de visibilité aux initiatives des peuples de la Confédération.
La déconstruction des récits appelle donc à un engagement collectif, durable et méthodique. Au dela des médias, les intellectuels de tous bords, les autorites coutumieres et religieuses, les FDS et tous les citoyens ont une part contributive à la construction de notre narratif.
Car, si les armes peuvent défendre un territoire, une information rigoureuse et un récit maîtrisé contribuent à préserver l’image du pays, à consilder la cohésion des peuples et à renforcer leur confiance en leur propre avenir.
Le ministre de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources animales et halieutiques, le commandant Ismaël Sombié, a visité la ferme « Yere Ta» du Conseil burkinabè des filières agropastorales et halieutiques (CBF) de Matourkou, le samedi 10 octobre 2026, à Bobo-Dioulasso.
Ce sont travers des mots de félicitation et d’encouragement que le ministre de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources animales et halieutiques, le commandant Ismaël Sombié a adressé au Conseil burkinabè des filières agropastorales et halieutiques (CBF) de Matourkou à l’issue de la visite de la ferme « Yere Ta » de Matourkou à Bobo-Dioulasso. En effet, dans le cadre du suivi de la campagne agropastorale 2026-2027, le camarade ministre d’Etat y a marqué une halte, le samedi 10 octobre 2026. Il a pu apprécier les efforts engagés par le CBF pour accroître les capacités de production, renforcer la disponibilité des semences et des produits vivriers, et promouvoir les bonnes pratiques agricoles.
« Nous avons vu du maïs de consommation, du sésame, du niébé et visiblement les rendements sont très importants et les plantes se portent bien. Nous avons interpellé les équipes de prendre les dispositions pour que cette production puisse se poursuivre au cours de la campagne sèche à venir», a-t-il exhorté. Selon le directeur général du CBF, Clément Attiou, sur une superficie globale de 300 hectares, la ferme a emblavé 243 hectares au cours de la campagne. Ils sont répartis entre trois principaux types de production à savoir : la production semencière, la production destinée à la consommation et la production fruitière. « La production semencière couvre environ 36 hectares, dont 17,6 hectares de niébé et 17 hectares de maïs. La production vivrière occupe environ 150 hectares.
Quant à la production fruitière, elle s’étend sur près de 80 hectares et concerne notamment l’anacarde, la mangue et le citron », a-t-il précisé. Pour lui, ces superficies traduisent la volonté du CBF de contribuer à l’approvisionnement du monde rural en semences et en produits agricoles, tout en valorisant le potentiel productif du site. Elles illustrent également la place que peut occuper une ferme de référence dans la promotion des filières agropastorales et halieutiques et la diffusion de pratiques de production performantes. Au regard des résultats engagés et des perspectives du site, le premier responsable du département de l’Agriculture a insisté sur la nécessité de maintenir cette dynamique au-delà de la saison humide.
Il a invité les responsables du CBF à anticiper la campagne sèche, en renforçant les dispositifs d’irrigation afin de soutenir l’intensification de la production et d’accroître les superficies cultivées. Au-delà des cultures déjà pratiquées, Ismaël Sombié a également recommandé d’élargir la gamme des spéculations à travers l’introduction de
cultures spécifiques à fort potentiel, notamment le palmier à huile, la vigne, la banane plantain et le cacao. L’ambition, de son avis, est de faire de la ferme « Yere Ta », un véritable champ témoin, réunissant une grande diversité de cultures et permettant de promouvoir des itinéraires techniques adaptés, des pratiques performantes et des modèles de production reproductibles.
Paténéma Oumar OUEDRAOGO
Le ministre Ismaël Sombié satisfait de l’état des cultures à Guenako
Le site de Guenako dans la province du Kénédougou, déclaré d’utilité publique par le gouvernement il y a deux ans, a été mis à la disposition des populations pour une exploitation encadrée par la société Faso Agropole, à travers l’agropole de Samandéni, qui couvre cette zone. A l’issue de sa visite, le ministre s’est réjoui de l’état général des cultures et des investissements consentis pour soutenir la production agricole. « Nous avons vu que les plantes se portent globalement très bien. Au cours de cette campagne agricole, des investissements importants ont été réalisés dans la production du niébé et du soja, aussi bien pour les semences de base que pour les semences certifiées. Ces efforts visent à renforcer les capacités de production et à améliorer la disponibilité des semences de qualité au profit des producteurs », a-t-il indiqué. Pour lui, malgré ces résultats encourageants, des défis restent à relever pour valoriser pleinement le potentiel agricole du site. Le ministre a notamment insisté sur la nécessité d’améliorer la fertilité des sols grâce à des apports d’amendements adaptés. Il a également souligné l’importance de développer des systèmes d’irrigation performants afin de permettre aux producteurs d’exploiter durablement les terres et de réaliser plusieurs campagnes agricoles au cours d’une même année. De l’avis du commandant Ismaël Sombié, la mobilisation de l’eau constitue un levier essentiel pour réduire la dépendance de l’agriculture aux aléas climatiques. Cette orientation s’inscrit dans la dynamique impulsée par le président du Faso, à travers la mise en œuvre de dix opérations présentées récemment lors d’une conférence de presse. Ces opérations visent notamment à promouvoir la production sous maîtrise totale de l’eau, afin de sécuriser les activités agricoles et d’accroître les rendements. Ismaël Sombié a saisi l’occasion pour rassurer la disponibilité de son département à accompagner les femmes engagées sur le site tout en les encourageant dans la production.