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Chaque année, le mois de novembre est consacré à la sensibilisation sur la santé masculine, particulièrement à la prévention et au dépistage des cancers de la prostate. Baptisée : « Novembre bleu », cette campagne met également l’accent sur la santé mentale et le bien-être des hommes, des sujets encore trop souvent entourés de silence et de tabous. A travers cette initiative, les hommes sont encouragés à prendre davantage soin de leur santé, à consulter régulièrement un professionnel de santé et à ne pas attendre l’apparition des premiers symptômes pour se faire dépister.

Soumaïla BONKOUNGOU

Campagne « Ma brique pour Sankara » : le ministère en charge de l’agriculture donne 20 millions F CFA

Le peuple burkinabè a rendu un hommage, le jeudi 5 novembre 2026 à Ouagadougou, au capitaine Thomas Sankara et à ses douze compagnons à l’occasion du 13e cérémonial militaire organisé en leur mémoire. Il a été présidé par le ministre d’Etat, ministre de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources animales et halieutiques, le commandant Ismaël Sombié.

Une fois n’est pas coutume, a-t-on l’habitude de dire. Le 13e cérémonial d’hommage militaire à Thomas Sankara et douze de ses compagnons s’est déroulé, le jeudi 5 novembre 2026, au pied du Mémorial Thomas Sankara, à Ouagadougou. Le protocole militaire et le fond sonore qui l’accompagnent dans le cadre de la traditionnelle relève de la garde ont été exécutés par le groupement d’escorte et d’honneurs de la Gendarmerie nationale, sous la présidence du ministre d’Etat, ministre de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources animales et halieutiques, le commandant Ismaël Sombié.

A cette occasion, celui-ci a, au nom de son département, remis la somme de 20 millions F CFA pour soutenir les activités entrant dans le cadre de la campagne « Ma brique pour Sankara » qui est une initiative citoyenne inclusive lancée au Burkina Faso pour finaliser la construction du Mémorial Thomas Sankara. Séance tenante une quittance du versement a été établie et remise à l’autorité. De son côté, le ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, a rappelé que Thomas Sankara était un homme de vision et un panafricaniste convaincu, un révolutionnaire qui portait l’Afrique dans son cœur. Des valeurs qu’il a souhaitées que les Burkinabè adoptent et promeuvent.

Selon lui, la Révolution aujourd’hui proclamée par le Président du Faso, le capitane Ibrahim Traoré et qui est en cours au pays fait avancer les besoins de développement et de croissance. Il a également exhorté le peuple à avoir confiance au Président du Faso, car, la Révolution est la voie royale pour aller à l’émancipation des Burkinabè, des africains et de tout homme épris de paix, de justice et de souveraineté. Il a demandé aux amis du Burkina Faso à faire corps avec le peuple burkinabè afin de lui permettre de mener à bien la Révolution progressiste
populaire (RPP).

S’agissant du Mémorial Thomas Sankara, le ministre chargé de la Communication a rappelé qu’il est loin d’être achevé, car, il s’agit d’un complexe avec plusieurs infrastructures annexes qui a besoin d’être parachevé par le concours de tous via l’initiative « Ma brique pour Sankara ». Il a salué « la contribution record » du ministère en charge de l’agriculture avec à sa tête le ministre d’Etat Ismaël Sombié.

Wanlé Gérard COULIBALY

Conseil des Ministres : Assainissement du Secteur minier artisanal et création d’une société d’État « Faso SANU » ; Adoption d’un projet de loi pour le développement des activités sportives ; Création de l’Agence burkinabè de médecine traditionnelle

Le Président du Faso, Chef de l’État, le Camarade Capitaine Ibrahim TRAORÉ, a présidé, ce jeudi 5 novembre 2026, l’hebdomadaire Conseil des ministres. Cette session ordinaire a examiné et adopté plusieurs dossiers et pris d’importantes décisions pour la bonne marche de la Nation, conformément à la vision de la Révolution Progressiste Populaire (RPP) selon le Porte-parole du Gouvernement, Camarade Gilbert OUÉDRAOGO.
Pour le Porte-parole du Gouvernement, Camarade Gilbert OUÉDRAOGO, les décisions ont été prises pour la bonne marche de la Nation, conformément à la vision de la Révolution Progressiste Populaire
Pour le Porte-parole du Gouvernement, Camarade Gilbert OUÉDRAOGO, les décisions ont été prises pour la bonne marche de la Nation, conformément à la vision de la Révolution Progressiste Populaire
Au titre du ministère de l’Énergie, des Mines et des Carrières, le Conseil a adopté trois décrets. Le premier décret portant conditions et modalités de réorganisation de l’exploitation des sites miniers illégaux, des sites miniers illégaux faisant l’objet de conflits et des sites miniers illégaux présentant un caractère stratégique pour l’État. Selon le Ministre de l‘Énergie, des Mines et des Carrières, Camarade Yacouba Zabré GOUBA, l’adoption de ce décret vise une meilleure réorganisation de ces sites afin d’instaurer un climat apaisé pour l’exploitation artisanale de l’or. Et conformément au code minier en vigueur dans notre pays, « tout acteur qui se rendra coupable de l’emploi des enfants sur les sites miniers se verra appliqué toute la rigueur de la loi », soutient le camarade GOUBA.
Selon le ministre de l'Énergie, des Mines et des Carrières, Camarade Yacouba Zabré GOUBA, « Faso Sanu » est un bras technique fort pour assainir et encadrer le sous-secteur de l'artisanat minier tout en appliquant la rigueur de la loi contre l'emploi des enfants
Selon le ministre de l’Énergie, des Mines et des Carrières, Camarade Yacouba Zabré GOUBA, « Faso Sanu » est un bras technique fort pour assainir et encadrer le sous-secteur de l’artisanat minier tout en appliquant la rigueur de la loi contre l’emploi des enfants

Le deuxième décret adopté au titre du ministère en charge des mines est relatif à la création d’une société d’État dénommée Faso SANU (or, en langue dioula). Il s’agira, à travers la création de cette société, de permettre à l’État d’assurer une meilleure réorganisation du sous-secteur et de disposer d’un bras technique à même de pouvoir concourir à la prise en charge du premier décret. Selon le camarade GOUBA, Faso SANU sera détenue à 50% par la Société nationale des substances précieuses (SONASP) et 50% par le Trésor public. Quant au troisième décret, il est relatif à l’adoption des statuts de ladite société.

Restructuration territoriale et opérationnelle du ministère de la santé
Au titre du ministère de la Santé, le Conseil a adopté un décret modifiant l’organigramme du département. Aligné sur le nouveau découpage territorial et la mise en place des Centres médicaux communaux (CMC), ce changement ambitionne, selon le ministre de la Santé, Camarade Robert Lucien Jean-Claude KARGOUGOU, de concrétiser plus efficacement la vision du Président du Faso en matière de santé publique.
Pour le ministre de la Santé, Camarade Robert Lucien Jean-Claude KARGOUGOU, la création de l'Agence Burkinabè de Médecine Traditionnelle (ABMT) vise à valoriser le caractère hautement stratégique de la médecine traditionnelle
Pour le ministre de la Santé, Camarade Robert Lucien Jean-Claude KARGOUGOU, la création de l’Agence Burkinabè de Médecine Traditionnelle (ABMT) vise à valoriser le caractère hautement stratégique de la médecine traditionnelle

Cette vaste réorganisation s’articule autour de plusieurs innovations dont la création d’un Secrétariat général adjoint pour superviser les structures hospitalières et sociétés d’État, la mise en place de structures spécialisées que sont le Secrétariat permanent du Conseil national de lutte contre le Sida, les IST, les hépatites virales et la tuberculose, ainsi que le Secrétariat technique pour l’intelligence sanitaire.

Il y a également la création du Faso Center for Disease Control and Prevention (Faso CDC) et de l’Agence burkinabè de médecine traditionnelle, valorisant ainsi le patrimoine médical national et le renforcement du maillage territorial avec la création de directions provinciales de la Santé et de centres hospitaliers provinciaux.
Dans un souci d’efficience et de rationalisation, le texte acte par ailleurs la dissolution de la SOGEMAB (Société de gestion d’équipements et de la maintenance biomédicale) et du secrétariat technique en charge de la multisectorialité pour la nutrition.
Refonte du cadre juridique sportif
Pour le compte du département en charge des sports, un projet de loi a été adopté afin de combler les lacunes de la loi 050 portant orientation du sport et des loisirs datant de 2019. Selon la ministre Annick Lydie Djouma PIKBOUGOUM/ZINGUÉ OUATTARA, cette relecture vise à « mettre en cohérence les ambitions de notre pays, définir une vision claire et un plan d’action concerté pour transformer le secteur du sport en un moteur de développement socioéconomique ».
Selon la ministre des Sports, de la Jeunesse et de l'Emploi, Camarade Annick PIKBOUGOUM ZINGUÉ OUATTARA, la relecture de la Loi 050 de 2019 vise à transformer le sport en un moteur de développement socio-économique
Selon la ministre des Sports, de la Jeunesse et de l’Emploi, Camarade Annick PIKBOUGOUM ZINGUÉ OUATTARA, la relecture de la Loi 050 de 2019 vise à transformer le sport en un moteur de développement socio-économique

Parmi les innovations phares de ce texte figurent : la protection sociale et salariale des sportifs à travers une rémunération décente, la subordination des participations internationales des équipes nationales à une autorisation gouvernementale préalable, l’encadrement inclusif du sport pour les personnes vivant avec un handicap, le renforcement des règles relatives à la santé des athlètes et à la lutte antidopage.

Direction de la communication de la Présidence du Faso

Espace jeu : Pour le bonheur des enfants

Le Salon international de l’artisanat de Ouagadougou(SIAO) fait un clin aux enfants à travers un espace de jeux.

Il y a de l’engouement à l’espace de jeux dédié aux enfants situé au sein du SIAO. Tobogans, manèges (mini-carrousel, jumping-car…) jeu de réalité virtuelle, tir au but, panier à basket, trampoline, train, tri de couleur, etc. offrent du plaisir aux bambins à cette 18ème édition du SIAO. Entre cris de joie, éclats de rires de ceux qui d’apparence savourent ce moment, les pleurs de certains qui sont pris de peur ou de panique et les plaintes de ceux qui s’impatientent dans les files d’attente, l’ambiance est électrique.  Les parents, constitués majoritairement de dames participent aussi à cette atmosphère de fête en immortalisant ces instants d’enthousiasme de leurs enfants, question d’avoir un souvenir de leur passage au SIAO 2026.

Les mamans immortalisent les instants de détente de leurs progénitures lors de ce SIAO 2026.

« J’ai aimé ! C’était la guerre et j’étais dans l’espace en train de neutraliser les avions ennemis », s’est-exprimé Soulmeymane Coulibaly, élève en classe de 5ème.Selon Minougou Grace Deborah, monitrice à BIBI Parc, le jeu consiste à porter un casque au joueur à travers lequel il perçoit des images qui le plongent dans un univers réel. Avec l’engouement que suscite l’espace du jeu, la monitrice a affirmé qu’ils sont préparés à cet effet. Son collège Abdallah Tiendrebeogo a confié que l’âge de participation au jeu a été revu à la hausse afin de permettre au plus grand nombre d’enfants de se faire plaisir.

Kadi RABO

 

 

 

 

Stand région : Djôrô et Tannouyan présentent le boubou Dagaara et le panier turka

Les régions du Djôrô et des Tannnouyan promeuvent leurs identités artisanales et culturelles à la 18ème édition du SIAO.

A la faveur de la 18ème édition du Salon international de l’artisanat de Ouagadougou (SIAO), la région du Djôrô expose les créations de ses artisans. A son stand au pavillon le Soleil Levant, sont présentés pagnes tissés (Kôkô Dunda, Faso Dan fani), tenues traditionnelles dont le légendaire boubou Dagara, sacs faits à base de Kôkô Dunda, paniers, arc et carquois ainsi que des produits agroalimentaires : miel, huile de balanites, de neem, beurre de karité.

Mangue séchée, souchet, anacarde, panier turka sont exposés au stand de la région des Tannouyan. La région des Tannouyan dévoile aussi le savoir-faire des fils de la localité. Son stand au même pavillon est paré de tissus bogolan, Kôkô Dunda, produits de vannerie ainsi que ceux issus de la transformation de produits locaux. Principalement des jus locaux en cannette, (bissap, liane sauvage…), bandji stabilisé, vin de bissap, miel, épices, thés, semoules et farines de céréales. A cette édition, les Tannouyan présente une innovation qui est le panier turka, offert à la mariée par la belle-famille le jour du mariage.

Kadi RABO

PHOTOS : Edith BAKALA

Coopérative Song-Taaba : Des biscuits pour soutenir les FDS et les VDP au front

Originaire de la région du Nakambé, la société coopérative « Song-Taaba » de Tenkodogo connaît une grande affluence. Elle présente au salon une gamme de produits transformés mettant en valeur le potentiel des céréales locales.

Selon les déclarations de la responsable de la coopérative Song-Taaba, basée au secteur N°1 de Tenkodogo dans la région de Nakambe, Larba Tarnagda Nagalo, la participation à cette 18e édition du Salon International de l’Artisanat de Ouagadougou (SIAO) vise à promouvoir les saveurs de sa région. Elle a affirmé que sa coopérative s’illustre particulièrement dans la fabrication de biscuits modernisés à base de petit mil, de maïs, de riz de Bagré et de sorgho rouge chocolaté. Parmi ces produits, elle met en avant une création spécifique nommée « L’énergie du combat ». Elle a expliqué avoir conçu ce biscuit hautement nutritif pour soutenir les Forces de défense et de sécurité (FDS) et les Volontaires pour la défense de la patrie (VDP).

On peut trouver une gamme innovante et variée de céréales transformées et de produits forestiers non ligneux de la coopérative sur son stand.

 

 

 

 

 

 

 

 

Selon elle, ce repas sec et facile à emporter permet aux combattants de résister plusieurs jours sur le terrain, offrant une alternative plus saine au pain sec ou aux boîtes de conserve. Elle propose aussi aux visiteurs du lait d’arachide prêt à boire, du couscous de maïs jaune, des grumeaux de bouillie de petit mil ou de sorgho rouge, ainsi que du soumbala de néré ou de soja destiné à remplacer les bouillons chimiques sans oublier les huiles (sésame, d’arachide, de balanites, de graines de baobab) et du beurre de karité naturel.

La promotrice de la société coopérative « Song-Taaba », Larba Tarnagda Nagalo, promeut le ‘’consommons local’’.

Elle a affirmé que les produits de son groupement respectent un planning de fabrication strict garantissant l’hygiène et la qualité. Grâce à cette rigueur, elle signale que les ventes battent des records et que les contacts d’affaires B2B augurent des suites favorables.

Julien Zoungrana

Crédit photos : Julien ZOUNGRANA

 

 

 

 

Burkina Faso-Royaume de Belgique : un engagement renouvelé à bâtir un partenariat aligné sur les priorités nationales

Le Camarade ministre des Affaires étrangères est dans la capitale belge pour une visite d’amitié et de travail. Ce jeudi 05 novembre 2026, le Camarade Karamoko Jean Marie TARORE a eu une rencontre bilatérale avec S.E.M. Maxime PREVOT, Vice-premier ministre et ministre des Affaires étrangères, des Affaires européennes et de la Coopération au développement du Royaume de Belgique.
Ce cadre a permis aux deux hommes de saluer l’engagement du Royaume de Belgique et du Burkina Faso, à renforcer leur coopération, un choix à contre-courant du retrait de certains partenaires occidentaux. Le Chef de la diplomatie burkinabè a salué la démarche du Royaume de Belgique, qui prouve qu’un partenariat d’égal à égal, fondé sur le respect de la souveraineté est possible.
« L’amitié que notre pays a avec le Royaume de Belgique est bâtie sur un socle assez durable, solide et fort. Je salue les honneurs que ce pays accorde au Burkina Faso et je salue surtout la franchise et la sincérité des échanges que nous avons eus. Nous avons parlé de la coopération bilatérale entre nos deux pays et les perspectives de sa consolidation, ainsi des questions sous- régionales », a déclaré le Camarade Karamoko Jean Marie TRAORE à l’issue de la rencontre.
Pour le Vice-premier ministre et ministre des Affaires étrangères, des Affaires européennes et de la Coopération au développement du Royaume de Belgique, cette visite du Chef de la diplomatie burkinabè à Bruxelles est une occasion de célébrer une coopération de plusieurs décennies qui va continuer de s’intensifier.
« Nous sommes bien avisés de la stratégie et du plan RELANCE du Burkina Faso 2026-2030 et nous souhaitons pouvoir inscrire notre coopération pleinement en ligne avec les priorités décidées par le Chef de l’Etat burkinabè, sans venir avec nos priorités, mais dans le respect de celles qui ont été souverainement définies par le Faso lui-même », a indiqué S.E.M. Maxime PREVOT.
Cette rencontre bilatérale a donc été une opportunité pour les deux parties de dire leur disposition, à consolider les acquis et à préparer l’avenir de la coopération entre le Burkina Faso et le Royaume de Belgique, qui a renouvelé son engagement pour un appui financier au Burkina Faso pour la période post-2027, à hauteur de 40 millions d’euros, à travers l’agence belge de coopération internationale (Enabel).
Au cours de sa visite, le Camarade ministre des Affaires étrangères aura également des rencontres avec des responsables de la Commission de l’Union européenne, pour mieux présenter la nouvelle vision du Burkina Faso en matière de partenariat.
Il s’entretiendra également avec les responsables des structures opérationnelles de la coopération entre le Burkina Faso et le Royaume de Belgique, telles que Enabel et Bio Invest, sans oublier la rencontre avec la communauté burkinabè installée au Royaume de Belgique.
A noter que cette visite d’amitié et de travail du ministre burkinabè des Affaires étrangères à Bruxelles, intervient après celle de son homologue belge à Ouagadougou en août dernier, preuve du dynamisme de la coopération entre le Burkina Faso et le Royaume de Belgique.
Source : DCRP/MAE

SIAO 2026 : Quatre régions dévoilent leurs richesses artisanales

Les régions du Kadiogo, d’Oubri, du Sourou et des Koulsé exposent la diversité de leurs savoir-faire artisanaux, textiles et agroalimentaires au pavillon Soleil Levant.

Du textile à l’agroalimentaire, en passant par la poterie et les objets d’art, les stands régionaux offrent un aperçu de la diversité des richesses locales. Au-delà de leur vocation commerciale, ces expositions constituent une vitrine de l’identité culturelle des territoires et de leur savoir-faire. Au stand du Kadiogo, les visiteurs découvrent des pagnes tissés avec du coton burkinabè, du Kôkô Dunda, des vêtements, des sacs confectionnés à partir de tissus traditionnels ets des chaussures à base de pneus et du cuir. La région d’Oubri mise, quant à elle, sur la diversité de ses produits textiles et agroalimentaires.

Tomates pelées, purée de tomate, farines, couscous précuits, produits à base de manioc et miel enrichi au citron ou au gingembre composent son offre. Au Sourou, les pagnes traditionnels samo, dafi et bwaba côtoient des ustensiles en terre cuite, du beurre naturel, des biscuits céréaliers et des masques. De leur côté, les Koulsé valorisent le textile, la maroquinerie et la transformation des produits agricoles. Maïs, mil, riz, sésame et arachide sont transformés en biscuits, macaronis et couscous, tandis que le beurre de karité sert à la fabrication de savons.

Adama SAWADOGO

Crédit photo : E.B.

 

SIAO  2026 : Du cuir aux étoffes, le Nakambé, le Nazinon et le Nando dévoilent leurs trésors artisanaux

À travers leurs stands au Salon international de l’artisanat de Ouagadougou (SIAO), les régions du Nakambé, du Nazinon et du Nando mettent en lumière la diversité de leurs savoir-faire.

La région du Nakambé mise sur une offre qui associe habillement traditionnel et transformation agroalimentaire. Les exposants y présentent notamment des tenues confectionnées en Faso Dan Fani et en Koko Dunda, sous forme de chemises pour enfants et adultes, ainsi que des pagnes et des sacs à main. À ces créations s’ajoutent des biscuits, du soumbala et des jus. Le Nazinon , elle, se distingue par la valorisation du cuir.

Une gamme d’articles confectionnés à partir de peaux de mouton et de chèvre. Sacs, chapeaux, chaussures et autres accessoires composent cette offre artisanale, destinées à différentes catégories de consommateurs. Quant à la région du Nando, elle présente une offre particulièrement diversifiée. En plus du célèbre Faso Dan Fani, on y retrouve les produits dérivés du néré, du baobab et de la farine de maïs.

Sylvie SAWADOGO

Crédit photo : Edith BAKALA

 

Cour d’appel de Fada N’Gourma : Six nouveaux magistrats en renfort

La Cour d’appel de Fada N’Gourma a accueilli six nouveaux magistrats dans ces rangs. Ils ont été installés dans leurs fonctions, jeudi 5 novembre 2026, à Fada N’Gourma.

Les magistrats Daouda Ouédraogo, vice-président de la Cour d’appel de Fada N’Gourma, Hanouna Ganou, président de chambre, François Kaboré et Noureima Gandema, conseillers, ainsi que Jean Noël Samivo Bonzi et Ange Millogo, substituts du procureur général, tous nommés le 20 octobre 2026, ont été installés dans leurs fonctions par le premier président de la juridiction, Kiswendsida Fidèle Jean Rémi Compaoré. C’était, hier jeudi 5 novembre 2026, à Fada N’Gourma, au cours d’une audience solennelle, tenue en présence des autorités administratives, judiciaires, militaires et paramilitaires de la région du Goulmou. Ces six magistrats ont en commun un riche parcours académique et professionnel. En témoigne les responsabilités qu’ils ont assumées tout au long de leurs carrières. En effet, le nouveau vice-président de la Cour, Daouda Ouédraogo, magistrat de grade exceptionnel, totalise 20 ans d’expériences dans l’administration judiciaire. Avant sa nomination, il exerçait les fonctions de président de chambre à la Cour d’appel de Fada N’Gourma. Au cours de sa carrière, il a successivement occupé les postes de juge d’instruction au Tribunal de grande instance (TGI) de Ouahigouya, de président du TGI de Tougan, de conseiller à la Cour d’appel de Bobo-Dioulasso et de président du TGI de Tenkodogo. Le nouveau président de chambre, Hanouna Ganou, également magistrat de grade exceptionnel, cumule 19 années de service dans la magistrature. Son parcours l’a conduit à exercer comme juge au siège au TGI de Dori, président du TGI de cette même localité, puis conseiller à la Cour d’appel de Fada N’Gourma. Quant aux nouveaux conseillers à la Cour, François Kaboré et Noureima Gandema, ils occupaient respectivement, avant leur promotion, les postes de président du TGI de Léo et de juge au siège au TGI Ouaga I.

Les six nouveaux magistrats ont été installés dans leurs fonctions en présence des autorités administratives, judiciaires, militaires et paramilitaires.

« Loyauté, probité et exemplarité, trois valeurs morales et déontologiques fondamentales »

S’agissant enfin des nouveaux substituts du procureur général près la Cour d’appel de Fada N’Gourma, Ange Millogo et Jean Noël Samivo Bonzi, ils exerçaient respectivement les fonctions de procureur du Faso près le TGI de Bogandé et de substitut du procureur du Faso près le TGI de Bobo-Dioulasso avant d’être promus. Après ce bref aperçu des parcours académiques et professionnels des six magistrats, le parquet général leur a rappelé les principales obligations liées à leurs nouvelles fonctions. Il s’agit notamment du devoir d’exécution diligente des missions qui leur sont confiées, de l’obligation d’obéissance hiérarchique ainsi que du devoir de probité, de réserve et de dignité. Ils devront accomplir leurs missions respectives « en faisant preuve de loyauté, d’exemplarité et surtout d’efficacité afin que les textes et lois deviennent davantage des boussoles d’une société modèle », a ajouté le premier président de la juridiction, Kiswendsida Fidèle Jean Rémi Compaoré.

Le procureur général près la Cour d’appel de Fada N’Gourma, Barnabé Compaoré, les a exhortés à se mettre résolument à la tâche.

Pour sa part, le procureur général près la Cour d’appel de Fada N’Gourma, Barnabé Compaoré, a indiqué que le nouveau vice-président de la Cour, le président de chambre, les deux conseillers ainsi que les deux substituts du procureur général sont des magistrats « pétris de talents » dont les parcours exceptionnels témoignent de leur compétence et montrent qu’ils ont déjà fait leurs preuves. Tout en les félicitant pour leur promotion, il les a exhortés à se mettre résolument à la tâche afin de maintenir haut le flambeau de la juridiction, récemment sacrée meilleure Cour d’appel du Burkina Faso lors de la cérémonie de l’excellence judiciaire.

Joanny SOW

SIAO 2026 : Des directeurs de cabinet découvrent la maîtrise technique des artisans

Le directeur du Premier ministre, Mamadou Dembélé, a conduit une délégation composée des directeurs de cabinet de 6 départements ministériels pour une visite de stands au SIAO.

Le talent et la créativité des artisans africains suscitent l’admiration des visiteurs de la 18e édition du SIAO, parmi lesquels, les directeurs de cabinet de six départements ministériels. En effet, ils ont effectué une visite de stands sur le site du SIAO, jeudi novembre 2026. Du village de l’Alliance des États du Sahel (AES) aux stands des régions, en passant par le pavillon de la créativité Thomas Sankara et les stands institutionnels, les directeurs de cabinet ont apprécié la diversité des créations artisanales. Ameublement, habillement, maroquinerie et objets d’art témoignent de la maîtrise technique et du sens de l’innovation des exposants, a affirmé le directeur de cabinet du Premier ministre, représentant les directeurs de cabinet, Mamadou Dembélé.

Les directeurs de cabinet ont apprécié la capacité des artisans à proposer des produits compétitifs face aux articles importés.

« Nous avons été impressionnés par ce que nous avons vu, parce que les artisans se sont surpassés dans les finitions, que ce soit dans l’ameublement, dans l’habillement, dans les sacs, etc. », a-t-il déclaré. Parmi les réalisations qui ont particulièrement retenu l’attention des visiteurs du jour figurent les médailles fabriquées localement, selon le camarade Dembélé. Une prouesse qui, selon lui, illustre le potentiel des artisans burkinabè. « Quand les plus hautes autorités en ont parlé au départ, on n’y croyait pas. Mais nos artisans ont montré qu’ils ont du potentiel et la capacité de fabriquer des choses qui peuvent égaler ce qu’on importait avant », a-t-il ajouté. Cette visite a également été l’occasion de saluer la participation d’exposants venus de plusieurs pays du continent, preuve selon lui, de la vivacité du pays des hommes intègres. « Cette édition du SIAO montre encore que le Burkina reste un pays fréquentable parce que nous avons vu des artisans qui sont venus des quatre coins du continent », a-t-il poursuivi.

Galedie Kétoura SIMPORE

 

Crédit photo : Galedie Kétoura SIMPORE

 

 

 

 

 

Un alunissage habité avant 2030 : la nouvelle approche chinoise pour décomposer les défis complexes de l’exploration lunaire

Wang Xiang, lors de la 7e Conférence académique du vol spatial habité de Chine, le 31 octobre)

Le 31 octobre, lors de la 7e Conférence académique du vol spatial habité de Chine, Wang Xiang, directeur adjoint de la conception du programme chinois de vol spatial habité et concepteur en chef du programme d’exploration lunaire, a dévoilé un plan opérationnel détaillé‌ pour l’alunissage habité. Tout en réaffirmant l’objectif historique d’envoyer des astronautes chinois sur la Lune ‌d’ici la fin de‌ 2030, Wang Xiang a également révélé pour la première fois le déroulement complet et détaillé de la mission. La Chine adoptera une formule très caractéristique — « deux lancements, un alunissage » — qui, par une conception à la fois ingénieuse et pragmatique, permettra d’accomplir la mission habitée vers la Lune avec ‌des risques mieux maîtrisés et une efficacité renforcée, offrant une nouvelle voie de référence pour l’exploration spatiale profonde mondiale.

Au début de la mission, une fusée Longue Marche 10 sera lancée la première et placera l’atterrisseur lunaire Lanyue sur la trajectoire de transfert vers la Lune. Parvenu dans la zone spatiale prévue, l’atterrisseur déploiera ses panneaux solaires, poursuivra de manière autonome sa route vers la Lune et se placera enfin en orbite circumlunaire, en attente de l’étape suivante.

Une seconde fusée Longue Marche 10 s’envolera ensuite, emportant trois astronautes et le vaisseau habité Mengzhou. Après avoir parcouru les 380 000 kilomètres qui séparent la Terre de la Lune, le Mengzhou rejoindra avec précision l’orbite circumlunaire et réalisera un amarrage de haute précision avec l’atterrisseur Lanyue qui l’y attendra. L’amarrage une fois accompli, deux des trois astronautes entreront dans l’atterrisseur ; celui-ci se séparera alors du vaisseau habité et entamera une descente progressive vers la surface lunaire.

Pendant la descente, le module de freinage, sa mission de décélération achevée, se détachera automatiquement : seul subsistera le module d’atterrissage, qui se posera en douceur dans la zone lunaire ‌ciblée‌. Les deux astronautes sortiront aussitôt pour mener une série de travaux scientifiques essentiels, notamment la marche sur le sol lunaire, les observations scientifiques et le prélèvement d’échantillons de sol lunaire.

L’ensemble des travaux scientifiques accomplis sur la surface, l’atterrisseur Lanyue redécollera de manière autonome, regagnera l’orbite circumlunaire et réalisera un second amarrage avec le Mengzhou qui l’y attendra. Les deux astronautes rapporteront à bord du vaisseau habité les précieux échantillons de sol lunaire, complétant ainsi le transfert de l’équipage et du matériel. La passation terminée, les deux vaisseaux se sépareront et Mengzhou entamera son voyage de retour. À l’approche de la Terre, le module de service du vaisseau se détachera automatiquement ; la capsule de retour plongera dans l’atmosphère terrestre et, freinée progressivement par trois parachutes, raccompagnera en toute sécurité les trois astronautes au sol.

Cette formule innovante de « deux lancements, un alunissage » a été largement saluée par les passionnés d’astronautique du monde entier, qui y voient une solution astronautique efficace, pragmatique et d’une grande ingéniosité. Comparé au schéma traditionnel, ce plan chinois présente plusieurs avantages marquants.

D’abord, une sécurité accrue et des risques mieux maîtrisés : la mission une fois scindée, chaque segment de vol est plus simple, la marge de tolérance aux erreurs s’élargit considérablement et la probabilité d’un échec global s’en trouve réduite. Ensuite, une maturité technique et une aptitude au concret : amarrage en orbite, alunissage et décollage depuis la Lune, aller-retour en espace profond — toutes ces technologies clés ont été pleinement validées par les précédentes missions dans l’espace, et le système technique, stable et fiable, ne comporte aucune barrière inconnue. Enfin, un bon rapport coût-efficacité : le dispositif s’appuie sur les lanceurs et les vaisseaux existants, sans qu’il soit nécessaire d’engager des dépenses colossales pour développer un tout nouveau lanceur super lourd de très grande capacité, ce qui comprime fortement les cycles et les coûts de développement.

(Chang’e-6)

Ces deux dernières années, le programme chinois d’exploration lunaire a engrangé des résultats techniques de tout premier ordre, dont la mission Chang’e-6, menée à bien en 2024, offre la meilleure illustration : parvenue sur la face cachée de la Lune, une zone jusque-là très peu explorée par l’humanité, la sonde a réalisé, pour la première fois de l’histoire humaine, un retour d’échantillons prélevés sur la face cachée de la Lune par une mission inhabitée, rapportant un précieux sol lunaire extrait de l’ancien bassin Pôle Sud-Aitken. Cette avancée a comblé une lacune scientifique dans l’exploration de la face cachée de la Lune et accumule, pour les futures missions habitées, une expérience technique et des données scientifiques précieuses.

La paix, l’ouverture et la coopération gagnant-gagnant constituent le consensus commun de l’exploration spatiale profonde, tout comme le principe de développement que l’astronautique chinoise n’a cessé de défendre. La Chine rejette résolument la mentalité figée de la course à l’espace et fait progresser l’exploration spatiale profonde à un rythme solide et graduel. Cette formule d’alunissage habité, à la fois peu risquée et très efficace, témoigne d’une maîtrise mûre et sûre des technologies d’exploration spatiale profonde ; elle offre un nouveau paradigme réalisable pour l’exploration lunaire humaine et aide l’humanité, main dans la main, à explorer l’immensité de l’univers et à repousser sans cesse les frontières de l’exploration spatiale profonde.

Synthèse de Nadège YAMEOGO

Source : CGTN Français

 

Coopérative Song-Taaba : Des biscuits pour soutenir les FDS et les VDP au front

Originaire de la région du Nakambé, la société coopérative « Song-Taaba » de Tenkodogo connaît une grande affluence. Elle présente au salon une gamme de produits transformés mettant en valeur le potentiel des céréales locales.

Selon les déclarations de la responsable de la coopérative Song-Taaba, basée au secteur N°1 de Tenkodogo dans la région de Nakambe, Larba Tarnagda Nagalo, la participation à cette 18e édition du Salon International de l’Artisanat de Ouagadougou (SIAO) vise à promouvoir les saveurs de sa région. Elle a affirmé que sa coopérative s’illustre particulièrement dans la fabrication de biscuits modernisés à base de petit mil, de maïs, de riz de Bagré et de sorgho rouge chocolaté. Parmi ces produits, elle met en avant une création spécifique nommée « L’énergie du combat ». Elle a expliqué avoir conçu ce biscuit hautement nutritif pour soutenir les Forces de défense et de sécurité (FDS) et les Volontaires pour la défense de la patrie (VDP).

La promotrice de la société coopérative « Song-Taaba », Larba Tarnagda Nagalo, promeut le ‘’consommons local’’.

Selon elle, ce repas sec et facile à emporter permet aux combattants de résister plusieurs jours sur le terrain, offrant une alternative plus saine au pain sec ou aux boîtes de conserve. Elle propose aussi aux visiteurs du lait d’arachide prêt à boire, du couscous de maïs jaune, des grumeaux de bouillie de petit mil ou de sorgho rouge, ainsi que du soumbala de néré ou de soja destiné à remplacer les bouillons chimiques sans oublier les huiles (sésame, d’arachide, de balanites, de graines de baobab) et du beurre de karité naturel. Elle a affirmé que les produits de son groupement respectent un planning de fabrication strict garantissant l’hygiène et la qualité. Grâce à cette rigueur, elle signale que les ventes battent des records et que les contacts d’affaires B2B augurent des suites favorables.

Julien Zoungrana

Crédit photos : Julien ZOUNGRANA

 

 

 

 

7e étape du Tour du Faso 2026 : Anes Riahi offre la 4e victoire à l’Algérie

Anes Riahi a remporté, le 5 novembre 2026, la 7e étape du Tour du Faso 2026. Etape courue entre Ouagadougou et Pô, l’Algérien a bouclé les 143km76 en 3h12mn33s à une vitesse moyenne de 44,796km/h. Le Sud-africain Gustav Basson conserve le maillot jaune.

Après le triplé de Yacine Hamza, l’Algérie signe sa 4e victoire d’étape sur le 37e tour cycliste international du Faso. Le jeudi 5 novembre 2026, Anes Riahi a remporté la 7e étape courue entre Ouagadougou et Pô. Longue de 143km76, l’Algérien a franchi la ligne d’arrivée en 3h12mn33s à une vitesse moyenne de 44,796 km/h. Comme au départ de l’étape précédente, ils étaient 70 coureurs sur la ligne. Peloton groupé pendant une vingtaine de km, la course prend une autre configuration avec une groupe d’échappée au Km28 à l’approche du premier point chaud à Kombissiri.

Neuf au total, il était composé de trois Burkinabè de l’équipe régionale du Centre (Moucaila Rawendé, Mohamadi Ilboudo et Pawendin Bamouni), deux Marocains (Mohcine El Kouraji et Youssef Bdadou), deux Algériens (Anes Riahi et    Hamza Amari), un néerlandais (Jonathan Kerkhofs) et un Camerounais (Ibrahim Mouhammed). Avec un écart de 1mn28s avec le peloton, le groupe d’échappée franchi le premier point chaud, au K39,84. A ce sprint intermédiaire, Anes Riahi s’impose devant Youssef Bdadou et Mohamadi Ilboudo. Au fil de la course, le groupe des fuyards creuse d’avantage d’écart. Il s’accroit jusqu’à 3mn22s au Km60 à la porte du 2e sprint intermédiaire. Là encore l’Algérien, Anes Riahi est de nouveau rendez-vous.

Il s’impose respectivement devant Mohcine El Kouraji  et Moucaila Rawendé. Très inspiré, le groupe de tête met d’avantage du rythme à la course. L’écart qui était de 3mn22s avec le peloton, s’accroit et atteint 5mn15s à l’arrivée du 3e point chaud à Nobéré au Km99,63. Comme à l’arrivée des deux précédents sprint intermédiaire, Anes Riahi fait encore parler de sa puissance pour son triplé. Mené par l’Algérien, le groupe des fuyards met le cap sur Pô. Malgré la réduction de l’écart le groupe d’échappée est à l’arrivée à Pô. Anes Riahi confirme sa forme et s’impose en autoritaire et offre la 4e victoire d’étape à l’Algérie. Il devance respectivement le Marocain, Youssef Bdadou et le Néerlandais, Jonathan Kerkhofs.

Leader depuis la 4e étape, Gustav Basson est en jaune à l’arrivée à Pô. Tout comme le Sud-Africain, Yacine Hamza de l’Algérien conserve le maillot vert par point. Le maillot du meilleur demeure lla propriété du Burkinabè de l’équipe nationale, Soumaila Ilboudo. Le Marocain Youssef Bdadou est toujours propriétaire du maillot des points chaud. Celui du premier des burkinabè est revenu à Moukaila Rawendé de l’équipe nationale du Burkina.

Ollo Aimé Césaire HIEN

SIAO 2026: Le Président de l’ALP Ousmane Bougouma encourage la créativité des artisans

Le Président de l’Assemblée législative du peuple (ALP), Ousmane Bougouma, a visité les stands des régions,
le village de l’Alliance des Etats du Sahel (AES) ainsi que le village artisanal, le mercredi 4 novembre 2026,
à Ouagadougou.

Le Salon international de l’artisanat de Ouagadougou (SIAO) continue de mettre en lumière la créativité et le savoir-faire des artisans africains. A cet effet, le Président de l’Assemblée législative du peuple (ALP), Ousmane Bougouma, s’est rendu sur le site du salon pour découvrir les différentes réalisations expo-sées, notamment dans les stands des régions, le village de la Confédération des Etats du Sahel (AES) et le village artisanal. Une visite qui, selon lui, vise à encourager les artisans africains en général et ceux du Burkina Faso en parti-culier. A l’issue de sa tournée, il s’est dit impressionné par la qualité des œuvres découvertes qui témoignent du génie créateur des artisans locaux, de leur savoir-faire et de leur ingéniosité. Le président de l’ALP a rappelé que le thème de cette 18e édition, revêt une importance particulière dans le contexte actuel de recherche de la souveraineté économique.

« Et cette souveraineté économique ne peut se faire qu’à travers une industrialisation qui a besoin d’organisation des différents secteurs d’acti-vité », a-t-il précisé. Par ailleurs, l’Assemblée législative du Peuple entend apporter sa contribution à la valorisation du secteur à travers deux catégories de prix spéciaux. Le premier, dénommé prix Thomas-Sankara de la créativité, d’un montant global de 3 millions de francs CFA, vise à magnifier l’ingéniosité et l’innovation des artisans. « Et rappeler aussi que le capitaine Thomas Sankara a porté le flambeau des artisans et nous devons travailler à ce que ce flambeau-là ne s’éteigne jamais », a-t-il évoqué. Le second prix, de 3 millions 250 000 francs CFA appelé prix des régions, concerne les 17 stands régionaux visités par la délégation. « Il s’agit surtout d’encourager la créativité de nos artisans dans les différentes régions. Donc, nous sommes venus non seulement saluer le travail de nos artisans mais rappeler que l’artisanat participe à notre souveraineté économique », a-t-il expliqué. Ousmane Bougouma a, au terme de sa visite souhaité une bonne édition aux participants et invité la population à effectuer le déplacement au SIAO. Il l’a notamment exhortée à découvrir les œuvres exposées et à pri-vilégier la consommation des produits locaux. Une démarche qui, selon lui, permettra aux artisans de contribuer davantage à l’économie nationale.

Wendyam Pascaline KALMOGO

Retrait des permis de conduire : une quarantaine de dossiers examinée

La Direction générale des transports terrestres et maritimes (DGTTM) a tenu la troisième session foraine de la Commission technique spéciale de retrait du permis de conduire (CTSRPC), le lundi 26 octobre 2026, à la gare routière de Boromo. L’ouverture de la session de 48h a été présidée par le haut-commissaire de la province, Martin Bado, représentant le gouverneur de la région de Bankui.

Après les gares routières de Tampouy à Ouagadougou et de Pouytenga dans la province du Kouritenga, l’honneur a échu à la gare routière de Boromo, important pôle de transport et de mobilité dans la province des Balé, région de Bankui, d’accueillir, du 26 au 27 octobre 2026, la 3e session foraine de la Commission technique spéciale de retrait du permis de conduire (CTSRPC). L’activité a été placée sous la présidence du gouverneur de la région, représenté par le haut-commissaire de la province des Balé, Martin Bado.

Elle a réuni une diversité d’acteurs dont des conducteurs mis en cause, les différentes composantes d’acteurs du domaine de la mobilité, des procureurs de tribunaux de grande instance, la gendarmerie et la police nationale et des experts de la sécurité routière.
L’objectif de la session a été de faciliter le renforcement de la sécurité routière par le rapprochement de la CTSRPC des usagers et des acteurs provinciaux et régionaux à travers l’examen des dossiers à elle soumis et la conduite d’actions de sensibilisation sur les risques d’accidents de la circulation. En effet, elle s’est penchée, au cours des 48h, sur une quarantaine de dossiers liés à des accidents de circulation dont 28 ont concerné les régions de Bankui et du Sourou. Le directeur régional chargé des transports, Souleymane Zongo, a relevé que les dossiers soumis à la commission sont des procès-verbaux de tribunaux impliquant des chauffeurs auteurs d’accidents « graves ». Les experts auront la charge d’analyser ces dossiers en examen afin de proposer des avis.

Donner de la visibilité à la commission

Le directeur de la circulation routière et de la normalisation à la Direction générale des transports terrestres et maritimes (DGTTM), Baowendmanegré Zoungrana, représentant le directeur général, a soutenu que la CTSRPC a en charge d’examiner des dossiers et des
procès-verbaux d’accidents, de donner des orientations et de formuler des recommandations. Il a précisé qu’il peut arriver que la commission propose la suspension du permis de conduire, son retrait ou sa restitution ou encore un recyclage du mis en cause.

A l’en croire, le choix de Boromo s’explique par sa position stratégique de ville traversée par la RN 1et le constat d’événements malheureux liés à l’insécurité routière dans la zone. Face à cela, la DGTTM a opté d’approcher la population de cette localité afin de la sensibiliser pour une conduite responsable et plus sûre sur les routes, a expliqué celui qui a affirmé que la session ne vise pas seulement la répression. Le représentant du syndicat des transporteurs routiers, Issouf Soma, et l’un des chauffeurs mis en cause, Ismaël Yamponi, apprécient positivement l’organisation de cette session qui contribue au recadrage et à la maîtrise des règles et du Code de la route.

Le président de la délégation spéciale de Boromo, Isaï Wenonga Bamogo, a indiqué que l’organisation de la présente session crée une proximité entre les institutions et les populations et favorise des échanges avec les acteurs locaux du transport routier. Il a déclaré que la sécurité routière concerne tout le monde. Elle exige alors de la vigilance, du respect des règles et de la responsabilité partagée. Présidant l’ouverture de cette 3e session, le représentant du gouverneur, Martin Bado, a rappelé les statistiques du ministère de la Sécurité qui font état de 15 853 accidents de circulation, dont 12 858 blessés, et 910 décès enregistrés au Burkina Faso entre le 1er janvier et le 30 septembre 2026.

Pour inverser la tendance, le gouvernement a multiplié les actions en faveur de la sécurité routière, dont le renforcement du cadre réglementaire de la CTSRPC. « La mise en place et l’opérationnalisation de cette commission visent à instaurer la discipline sur nos routes et à responsabiliser les conduc-teurs », a déclaré le haut-commissaire des Balé. Il a conclu que la tenue de cette session foraine se propose de rendre visible la CTSRPC qui, malgré son rôle stratégique, reste peu connue du grand public.

Yacouba BELEM

Des ex-concubins se trainent en justice

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R.D a assigné en justice T.V, son ancien concubin avec qui elle a eu trois enfants. Le prévenu s’est présenté à la barre de l’audience correctionnelle du Tribunal de grande instance (TGI) de Dédougou, le mardi 27 octobre 2026, pour répondre des faits d’abus de confiance portant sur un préjudice de 3 millions francs CFA. Il a nié les faits qui lui sont reprochés. Il s’est défendu qu’en 2019, R.D, sa femme d’alors lui avait remis la (…)

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Lutte contre le financement du terrorisme au Burkina et au Sahel : des journalistes outillés sur de bonnes techniques d’investigation

La Cellule nationale de presse Norbert-Zongo (CENOZO) sur le journalisme d’investigation en Afrique de l’Ouest, en collaboration avec le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), a organisé du 27 au 30 octobre 2026 à Koudougou, un atelier de formation au profit des journalistes burkinabè sur les enquêtes relatives aux trafics illicites et au financement du terrorisme.

Organisée dans le cadre du projet : « Edification d’une paix durable : appui au renforcement des capacités du Burkina Faso à comprendre, prévenir et contrer la menace du financement du terrorisme », cette formation de 30 journalistes burkinabè par la Cellule nationale
de presse Norbert-Zongo (CENOZO), dans la cité du Cavalier rouge du 27 au 30 octobre 2026, a visé plusieurs objectifs. Il s’est agi d’une part, de renforcer leur compréhension sur les méthodes et mécanismes de financement du terrorisme au
Burkina et au Sahel, de renforcer leurs compétences en méthodologie d’enquête sur les trafics illicites, leurs capacités en matière de cybersécurité et de protection des sources.

D’autre part, de les doter de techniques, des outils de collecte et d’analyse de documents financiers. Pour le coordonnateur de la CENOZO, Arnaud Ouédraogo, cette formation était de donner des moyens aux journalistes, de mieux comprendre les économies illicites qui
alimentent les groupes terroristes. « L’idée, c’est de leur permettre d’appréhender le phénomène, les mécanismes, de dénoncer, de sensibiliser les populations et de donner plus de lisibilité aux autorités, afin qu’elles prennent des mesures idoines pour renforcer la lutte », a-t-il justifié.

Dans sa communication sur la méthodologie d’enquête sur les trafics illicites et le financement du terrorisme, il a insisté sur le choix du sujet, l’angle de traitement, la formulation d’hypothèses, la cartographie des sources et le plan d’investigation. Camarade Ouédraogo a également mis l’accent sur l’intérêt des Outils d’investigation en sources ouvertes (OSINT) qui permettent de géolocaliser certains phénomènes et d’exploiter des images satellitaires sans se déplacer dans les zones à risque.

L’analyse des données financières, où les trouver quand le journaliste enquête sur les trafics illicites ? Ce volet a été décortiqué par la formatrice, Elza Sandrine Sawadogo. Elle a souligné que lorsqu’un journaliste d’investigation enquête sur une société, la question primordiale est de savoir : A qui appartient la société ? Qui est le propriétaire réel ? Qui a signé la facture ? « Nous pouvons trouver souvent ces informations dans les rapports financiers, parfois volumineux et rédigés en Anglais et il faudra que nous soyons vigilants », a-t-elle prévenu.

Savoir aborder les sujets

La typologie des cyberattaques, la sécurité du journaliste et des mots de passe, les traces numériques et la gestion des accès des applications, ont été développées par Ignace Sossou de la CENOZO. L’expert du PNUD, Losséni Cissé, qui a fait l’état des lieux des méthodes et mécanismes de financement des groupes terroristes au Burkina Faso et au Sahel, a signifié que l’une des principales causes du terrorisme est son financement, lequel financement, à son avis, vient le plus souvent de l’extorsion des fonds, des explosifs, des ressources naturels, notamment l’or, des rackets, rançons, enlèvements, du trafic des personnes, drogue, carburant, bétail et de médicaments.

« Le terrorisme est un phénomène complexe et il faut savoir aborder les sujets. L’alternative pour nos pays, c’est la cohésion sociale. Les moyens efficaces de lutte, c’est la bancarisation », a-t-il convenu. Le représentant du gouverneur de la région de Nando, Blaise Zongo, a pour sa part, rappelé que la lutte contre le financement du terrorisme ne relève pas uniquement des services de sécurité et des autorités judiciaires, mais aussi des journalistes, qui, à travers leurs investigations, contribuent à mettre en lumière les réseaux crimi- nels, les circuits financiers illicites et les pratiques qui alimentent l’insécurité.

Afsétou SAWADOGO

SIAO 2026: le Mali et le Niger célébrés au nom de la fraternité sahélienne

La 18e édition du Salon international de l’artisanat de Ouagadougou (SIAO) a consacré, mercredi 4 novembre 2026, une journée spéciale au Mali et au Niger, pays invités spéciaux. Présidée par le secrétaire général du ministère de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat, Alassane Ouédraogo, la cérémonie a été marquée par des prestations artistiques, des découvertes gastronomiques et des échanges de présents entre les délégations.

La fraternité entre les peuples du Burkina Faso, du Mali et du Niger s’est illustrée à l’occasion de cette journée dédiée aux deux pays invités spéciaux de la 18e édition du SIAO. La cérémonie a connu la participation de plusieurs personnalités diplomatiques, notamment des représentants des ambassades du Ghana et du Congo au Burkina Faso. Les festivités ont été animées par la troupe Imûhars du Niger et la troupe Bazani Théra du Mali, avec, en toile de fond, la dégustation de mets traditionnels des deux pays.

Représentant le ministre chargé de l’Artisanat, Serge Gnaniodem Poda, le secrétaire général du département, Alassane Ouédraogo, a salué la présence des délégations malienne et nigérienne. Pour lui, cette participation témoigne de l’excellence des relations diplomatiques, économiques, culturelles et fraternelles entre les trois pays membres de la Confédération des Etats du Sahel (AES).
« Notre ambition doit être de faire émerger un véritable espace de coopération artisanale au sein de l’AES, dans lequel nos artisans pourront davantage travailler ensemble, valoriser leurs complémentarités et conquérir collectivement les marchés », a-t-il souhaité.

Il a également appelé à traduire la fraternité entre les trois pays en réalisations concrètes, au bénéfice de leurs populations.
Prenant la parole au nom des autorités maliennes, l’ambassadeur du Mali au Burkina Faso, Issouf Oumar Maïga, a souligné la portée stratégique de cette rencontre. Il a présenté l’AES comme un projet d’intégration socio-économique et un espace de souveraineté et d’interdépendance. Selon lui, les salons artisanaux des trois pays, notamment le Salon international de l’artisanat du Mali (SIAMA), le Salon international de l’artisanat pour la femme (SAFEM) du Niger et le SIAO, sont appelés à se compléter pour constituer une véritable plateforme sous régionale de promotion des savoir-faire.

Evoquant le thème de cette édition, il a insisté sur la nécessité d’articuler artisanat traditionnel, transformation locale et industrialisation. Il a, par ailleurs, plaidé pour un meilleur accès au financement des jeunes créateurs et des femmes artisanes, ainsi que pour la promotion de la commande publique en faveur des produits locaux.
Au nom des autorités nigériennes, la chargée d’affaires de l’ambassade du Niger au Burkina Faso, Salifou Koubra, a exprimé sa reconnaissance au pays hôte pour cette distinction et l’accueil réservé à sa délégation. Elle a indiqué que le Niger participe à cette édition avec 200 artistes et 54 stands, une mobilisation qui traduit sa volonté de faire connaître la diversité de son patrimoine artisanal.

Adama SAWADOGO

Une reconnaissance aux lourdes conséquences

Dans la Corne de l’Afrique, les initiatives diplomatiques sont rarement anodines. La présentation des lettres de créance de Michael Lotem comme ambassadeur d’Israël au Somaliland, au Président Abdirahman Mohamed Abdullahi, à Hargeisa, ainsi que la pose de la première pierre d’une future ambassade israélienne, marquent une nouvelle étape dans le rapprochement entre les deux parties. Au-delà du caractère historique de cet événement pour les autorités du Somaliland, cette initiative ouvre une nouvelle séquence de tensions diplomatiques et géopolitiques dans une région déjà traversée par de profondes rivalités.

Pour comprendre les enjeux de cette décision, il faut remonter à 1991, année au cours de laquelle, le Somaliland a proclamé son indépendance à la suite de l’effondrement de l’Etat somalien. Depuis lors, ce territoire fonctionne avec ses propres institutions, dispose d’une administration, organise des élections et exerce un contrôle sur une grande partie de son territoire. Pourtant, malgré plus de trois décennies d’autonomie de fait, il n’a jamais bénéficié d’une reconnaissance internationale significative. La Somalie continue de le considérer comme une partie intégrante de son territoire national. Dans ce contexte, la décision israélienne constitue une rupture diplomatique majeure et une victoire symbolique pour les autorités de Hargeisa, qui cherchent depuis longtemps à sortir de leur isolement international. Cependant, cette avancée ne saurait être analysée sous le seul prisme de la reconnaissance de l’autodétermination.

Situé sur les rives du golfe d’Aden, à proximité du détroit de Bab el-Mandeb, le Somaliland occupe une position de premier plan sur l’une des principales voies maritimes reliant la mer Rouge à l’océan Indien. Ce passage constitue un axe vital pour le commerce international, notamment pour le transport des hydrocarbures et des marchandises entre l’Asie, l’Europe et le reste du monde. Dès lors, l’intérêt d’Israël pour ce territoire dépasse manifestement le simple cadre des relations diplomatiques bilatérales. Les autorités somaliennes voient dans cette reconnaissance une atteinte directe à leur souveraineté et à leur intégrité territoriale. Le Président Hassan Sheikh Mohamud soupçonne Israël de rechercher des avantages militaires et stratégiques dans cette partie de la Corne de l’Afrique.

Au-delà du face-à-face entre Mogadiscio et Hargeisa, les conséquences pourraient également se faire sentir dans les relations entre les différents acteurs régionaux. Quant aux autres Etats de la région, ils pourraient être amenés à prendre position face à une initiative qui remet indirectement sur la table la question sensible des frontières héritées de l’histoire. Par ailleurs, cette évolution intervient dans un contexte sécuritaire particulièrement préoccupant. En effet, la reprise des affrontements au Yémen entre les rebelles houthis et les forces gouvernementales, conjuguée aux menaces qui pèsent sur la navigation en mer Rouge, rend la zone de Bab el-Mandeb encore plus sensible.

Dans ces conditions, une présence israélienne renforcée à proximité de ce passage maritime sera être perçue par certains acteurs régionaux comme une tentative d’étendre l’influence de Tel-Aviv dans une zone stratégique. En outre, cette reconnaissance place les organisations régionales, notamment l’Union africaine, devant un véritable dilemme diplomatique. L’organisation continentale demeure attachée au principe de respect de l’intégrité territoriale des Etats et à la stabilité des frontières héritées de la décolonisation.

C’est pourquoi, la prudence devrait prévaloir face à une question qui dépasse largement les ambitions diplomatiques d’Israël et les aspirations internationales du Somaliland. Toutefois, la construction d’une légitimité internationale ne saurait se faire au prix d’une déstabilisation durable de l’environnement régional. Cela dit, la nomination d’un ambassadeur israélien au Somaliland constitue un signal géopolitique susceptible de rebattre les cartes dans la Corne de l’Afrique et de renforcer les rivalités autour de la mer Rouge. Il appartient donc aux acteurs régionaux et internationaux de privilégier le dialogue plutôt que les démonstrations de force. Car, dans cette partie du continent, où les conflits sont déjà nombreux, une nouvelle ligne de fracture pourrait transformer un rapprochement bilatéral en une crise aux conséquences imprévisibles pour toute la région.

Soumaïla BONKOUNGOU