RECRUTEMENT D’UN CABINET POUR LA FOURNITURE, L’INSTALLATION ET LE PARAMÉTRAGE D’UN LOGICIEL INTÉGRÉ DE GESTION FINANCIÈRE ET DE PAIE AU PROFIT DE TAFOUK TV

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AVIS À MANIFESTATION D’INTÉRÊT N°003/CA/TAFOUK TV/2026

RECRUTEMENT D’UN CABINET POUR LA FOURNITURE, L’INSTALLATION ET LE PARAMÉTRAGE D’UN LOGICIEL INTÉGRÉ DE GESTION FINANCIÈRE ET DE PAIE AU PROFIT DE TAFOUK TV

  1. Contexte et justification

Dans le cadre de son opérationnalisation, TAFOUK TV la Télévision de la Confédération des États du Sahel (AES) est appelée à assurer des activités administratives, financières, comptables et techniques en vue d’accomplir sa mission éditoriale et d’animation de l’information de la confédération.

C’est dans ce cadre que TAFOUK TV compte mettre en place un système intégré, sécurisé et adapté à ses besoins de gestion financière, comptable, budgétaire et de paie.

Le système devra notamment permettre d’assurer la fiabilité des données financières, le suivi budgétaire, la gestion de la trésorerie, la production des états financiers, la gestion de la paie et des collaborateurs externes ainsi que la production des tableaux de bord nécessaires au pilotage de l’organe.

  1. Objet de la mission

Le présent Avis à manifestation d’Intérêt vise à sélectionner un cabinet ou un prestataire spécialisé susceptible d’être invité à présenter une proposition pour la fourniture, l’installation, la configuration, le déploiement et l’accompagnement à la mise en service, d’un logiciel intégré de gestion financière et de paie pour TAFOUK TV.

  1. Principales prestations

La mission comprendra notamment :

  • L’analyse et la formalisation des besoins fonctionnels et techniques ;
  • La réalisation d’un diagnostic du système actuel de gestion ;
  • L’élaboration d’un cahier des charges fonctionnel et détaillé ;
  • La proposition t la mise en place d’une solution logicielle intégrée adaptée aux besoins de TAFOUK TV ;
  • Le paramétrage et la configuration de la solution ;
  • La migration des données disponibles le cas échéant ;
  • L’installation et la sécurisation de la base de données ;
  • Le déploiement de la solution ;
  • La formation des utilisateurs et des administrateurs ;
  • L’assistance technique et fonctionnelle au démarrage ;
  • La correction des anomalies et l’optimisation du paramétrage.

La prestation devra notamment couvrir la mise en place et l’opérationnalisation du système de gestion financière et de la paie. À ce titre, les travaux porteront notamment sur les aspects ci-après :

Gestion financière et comptable

La solution devra permettre une gestion complète et rigoureuse des opérations financières et comptables de TAFOUK TV, notamment à travers :

  • la comptabilité générale ;
  • la comptabilité analytique ;
  • la comptabilité budgétaire ;
  • la gestion des engagements et des dépenses ;
  • la gestion de la trésorerie ;
  • le suivi budgétaire en temps réel ;
  • la production des états et rapports financiers ;
  • la gestion multi-projets et, le cas échéant, multi-financements.

Gestion de la paie

Le système devra également intégrer un module de paie performant permettant d’assurer une gestion fiable et sécurisée des ressources humaines et des rémunérations. A ce titre, il devra prendre en charge :

  • la gestion du personnel (statutaires, contractuels et pigistes) ;
  • le calcul automatique des salaires et des rémunérations ;
  • la gestion des primes, indemnités et autres éléments de rémunération ;
  • la gestion des retenues fiscales et sociales ;
  • l’édition des bulletins de paie ;
  • les états des déclarations sociales et fiscales.

Gestion spécifique aux activités de la télévision

Compte tenu des spécificités du secteur télévisuel, le logiciel devra intégrer certaines fonctionnalités adaptées au fonctionnement d’une chaîne de télévision, notamment :

  • la gestion des pigistes, collaborateurs externes, et journalistes indépendants ;
  • la gestion des honoraires des prestations ;
  • le suivi des missions et éléments associés ;

Pilotage et Contrôle

Afin de faciliter le pilotage et la prise de décision, le système devra offrir des outils de reporting performants et flexibles, comprenant notamment :

  • des tableaux de bord dynamiques ;
  • reporting ;
  • profils et droits d’accès ;
  • Traçabilité des opérations ;
  • Séparation des fonctions ;
  • Circuits d’approbation ;
  • Sauvegarde et sécurité des données.

 

 

Exigences techniques

Le logiciel proposé devra répondre à des exigences techniques garantissant sa fiabilité, sa sécurité et sa pérennité. A ce titre, la solution devra notamment offrir :

  • Une sécurité conforme aux normes internationales ;
  • Une base de données robuste et fiable ;
  • Un système de sauvegarde automatique ;
  • Une accessibilité réseau, y compris en environnement multi-sites si nécessaire ;
  • La possibilité de digitaliser les pièces justificatives ;
  • Une comptabilité avec les normes comptables applicables aux entités publiques.

A l’issue de la mission, TAFOUK TV devra disposer d’un système moderne, sécurisé et pleinement opérationnel, répondant aux exigences de gestion financière et de paie de la chaîne. Les résultats attendus sont notamment les suivants :

  • un cahier des charges fonctionnel validé ;
  • une solution logicielle installée et opérationnelle ;
  • un système paramétré conformément aux procédures de TAFOUK TV ;
  • une base de données initialisée et sécurisée ;
  • des utilisateurs formés à l’utilisation du logiciel ;
  • un système de paie fonctionnel et fiable ;
  • des états financiers automatisés ;
  • un dispositif de sauvegarde et de sécurité pleinement opérationnel.
  1. Étendue de la mission

Dans le cadre de cette mission, le cabinet retenu devra assurer l’ensemble des prestations nécessaires à la mise en place et à l’opérationnalisation du système de gestion financière et de paie. A ce titre, les travaux porteront notamment sur les aspects ci-après :

4.1. Analyse des besoins

Afin de proposer une solution adaptée au fonctionnement et aux exigences opérationnelles de la TV, cet aspect comprendra notamment :

  • l’analyse organisationnelle ;
  • l’identification des flux financiers ;
  • l’analyse des besoins en matière de paie ;
  • la prise en compte des spécificités liées au secteur audiovisuel.

4.2. Fourniture ou développement de la solution

Afin de garantir une solution performante et adaptée, le cabinet pourra proposer soit un logiciel existant à paramétrer, soit une solution développée sur mesure, selon les besoins identifiés et les orientations validées par TAFOUK TV.

4.3 Fonctionnalités minimales requises

Le système proposé devra intégrer un ensemble de fonctionnalités permettant d’assurer une gestion efficace, sécurisée et moderne des activités financières et administratives de la chaîne.

4.4. Sécurité et contrôle interne

Dans un souci de transparence, de sécurité et de maîtrise des risques, le système devra intégrer des mécanismes de contrôle interne et de sécurisation des données, notamment :

  • la gestion des profils utilisateurs ;
  • la traçabilité des opérations (logs) ;
  • la séparation des fonctions ;
  • des validations multi-niveaux.
  1. Exigences techniques

Le logiciel proposé devra répondre à des exigences techniques garantissant sa fiabilité, sa sécurité et sa pérennité. A ce titre, la solution devra notamment offrir :

  • une sécurité conforme aux normes internationales ;
  • une base de données robuste et fiable ;
  • un système de sauvegarde automatique ;
  • une accessibilité réseau, y compris en environnement multi-sites si nécessaire ;
  • la possibilité de digitaliser les pièces justificatives ;
  • une compatibilité avec les normes comptables applicables aux entités publiques.

 

  1. Durée de la mission

La durée globale de la mission est de soixante (60) jours, incluant les phases de diagnostic, de paramétrage, de déploiement, de formation et d’assistance au démarrage.

  1. Profil du cabinet ou du prestataire

Le cabinet ou le prestataire devra justifier d’une expertise avérée dans les domaines suivants :

  • la mise en place de systèmes de gestion financière intégrés ;
  • le développement ou le paramétrage de logiciels de comptabilité et de paie ;
  • l’accompagnement d’organisations publiques ou parapubliques.

Le cabinet ou le prestataire devra en outre disposer :

  • d’une équipe pluridisciplinaire qualifiée ;
  • de références similaires dans des projets comparables ;
  • d’une capacité d’assistance et de maintenance post-implémentation.
  1. Dossier de Manifestation d’Intérêt

Le présent avis à manifestation d’intérêt est lancé simultanément au Burkina Faso, au Mali et au Niger, afin de permettre une participation des cabinets ou de prestataires des trois Etats-membres.

Le dossier de manifestation d’intérêt devra comprendre :

  • une lettre de manifestation d’intérêt ;
  • une présentation générale du cabinet ou du prestataire ;
  • les références pertinentes du cabinet ou du prestataire, accompagnées des attestations ou documents justificatifs disponibles ;
  • une description des expériences similaires réalisées ;
  • le CV du Consultant ou des experts proposés par le cabinet ;
  • les coordonnées précises du Cabinet ou du prestataire ;
  • tout document permettant d’apprécier les capacités techniques et professionnelles du Cabinet ou du prestataire.

Les références devront préciser, dans la mesure du possible, le client, l’objet de la mission, les prestations exécutées, le montant et la période du contrat.

  1. Adresse et date de dépôt des dossiers

Au Burkina Faso, les dossiers d’offres devront être déposés, au plus tard le 11 novembre 2026, à 17 heures, sous pli fermé selon les modalités précisées dans le présent avis, auprès de …………………

La Présidente du Conseil d’Administration

 

AVIS À MANIFESTATION D’INTÉRÊT N°003/CA/TAFOUK TV/2026

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RECRUTEMENT D’UN CABINET POUR L’ÉLABORATION DU MANUEL

DE PROCÉDURES ADMINISTRATIVES, COMPTABLES

ET FINANCIÈRES DE TAFOUK TV.

  1. Contexte et justification

Créée sur décision des Chefs d’État de la Confédération des États du Sahel, TAFOUK TV est une initiative qui s’inscrit dans un contexte régional marqué par de nombreux défis auxquels sont confrontés les pays membres de l’Alliance des États du Sahel (AES), notamment l’insécurité liée au terrorisme, les tensions géopolitiques, les difficultés économiques et sociales, ainsi que la guerre informationnelle et médiatique, caractérisée par des récits souvent biaisés sur le Sahel.

Dans ce contexte, les enjeux de souveraineté politique, sécuritaire et informationnelle occupent une place centrale. La maîtrise de l’information et la diffusion de contenus crédibles, équilibrés et ancrés dans les réalités locales constituent désormais des leviers stratégiques majeurs.

C’est dans cette dynamique que s’inscrit la création de la Télévision de la Confédération des États du Sahel, avec pour mission de porter la voix des États du Sahel, de contribuer à la reconquête de l’espace informationnel, de valoriser les initiatives et les efforts de développement, de promouvoir une image juste des pays de l’AES et de renforcer la cohésion régionale.

Pour atteindre ces objectifs, la chaîne doit fonctionner selon des principes de transparence, de redevabilité, d’efficacité et de conformité réglementaire, tout en tenant compte des spécificités du secteur audiovisuel et des impératifs de souveraineté informationnelle.

Dans cette perspective, la Direction de TAFOUK TV entend se doter d’un référentiel harmonisé de gestion permettant de sécuriser ses opérations administratives, financières, comptables, logistiques et d’acquisition, tant au siège que dans ses bureaux pays.

À cet effet, TAFOUK TV recrute un cabinet spécialisé pour élaborer un manuel de procédures administratives, financières et comptables.

  1. Objet de la mission

Le présent Avis à Manifestation d’Intérêt a pour objet de sélectionner des cabinets spécialisés susceptibles d’être invités à présenter une proposition technique et financière en vue de l’élaboration du Manuel des procédures administratives, financières et comptables de TAFOUK TV.

La mission devra notamment intégrer les exigences liées à la nature supranationale de TAFOUK TV, aux activités audiovisuelles ainsi qu’à la nécessité de disposer d’un dispositif de contrôle interne efficace et de procédures adaptées à la digitalisation des processus.

  1. Objectif général

Élaborer un manuel de procédures opérationnel et cohérent couvrant de manière efficace, transparente et sécurisée l’ensemble des fonctions administratives, financières et comptables de TAFOUK TV et ce, en adéquation avec les exigences du secteur audiovisuel et les enjeux stratégiques de souveraineté informationnelle.

  1. Étendue de la mission

Dans un contexte où la crédibilité institutionnelle et la clarté des responsabilités sont essentielles, le cabinet devra :

  • Réaliser un diagnostic organisationnel et fonctionnel de TAFOUK TV, y compris au niveau des bureaux pays ;
  • Analyser l’organisation, les fonctions, les responsabilités, les délégations de pouvoir et les circuits de décision ;
  • Établir une cartographie des processus ;
  • Élaborer les procédures de gestion administrative ;
  • Élaborer les procédures de gestion des ressources humaines, y compris celles relatives aux contrats, aux évaluations, pigistes et consultants ;
  • Formaliser les procédures budgétaires, financières et de trésorerie ;
  • Formaliser les procédures comptables conformément aux référentiels applicables ;
  • Définir les procédures relatives aux acquisitions de biens et services, et à la gestion, des marchés ;
  • Intégrer les procédures de gestion des stocks, des immobilisations et de la comptabilité matière ;
  • Intégrer les procédures spécifiques aux activités de production télévisuelle ;
  • Mettre en place un dispositif de contrôle interne et de gestion des risques ;
  • Élaborer les formulaires, fiches, modèles et circuits de validation nécessaires ;
  • Proposer un plan de mise en œuvre du Manuel de procédures ;
  • Assurer la formation des utilisateurs, en vue de son appropriation.

Le manuel devra notamment prendre en compte les spécificités fiscales et sociales des trois états membres, ainsi que les besoins de digitalisation des procédures.

  1. Profil et Composition de l’équipe

Le Cabinet devra disposer d’une équipe pluridisciplinaire de haut niveau, justifiant d’une expérience confirmée dans l’élaboration et la mise en œuvre de manuels de procédures administratives, financières et comptables au sein d’organisations publiques, parapubliques, d’établissements publics, de projets ou d’organismes assimilés.

L’équipe proposée par le Cabinet devra comprendre au minimum les profils suivants :

5.1       Chef de mission/Expert senior en gestion administrative et financière

  • Diplôme d’Expert-Comptable ;
  • Au moins dix (10) années d’expérience professionnelle pertinente ;
  • Expérience confirmée dans l’élaboration de manuels de procédures administratives et comptables ;
  • Avoir réalisé au moins trois (03) missions similaires avec succès ;
  • Expérience dans la mise en place de dispositifs de contrôle interne, de systèmes de gestion et de procédures organisationnelles ;
  • Une expérience dans des organismes publics, parapublics ou organisations à caractère supranational constitue un atout important ;
  • Excellente capacité de coordination, de rédaction et d’animation d’ateliers de validation.

5.2       Expert en administration, gestion des ressources humaines et des services généraux

  • Diplôme de niveau Bac+5 en administration, gestion des ressources humaines, droit, gestion ou discipline connexe ;
  • Au moins huit (8) années d’expérience pertinente ;
  • Expertise en organisation administrative, gestion de ressources humaines, contrats, rémunérations, missions, congés, dossiers du personnel et services généraux ;
  • Bonne connaissance des mécanismes de gestion administrative et sociale applicables dans les Etats membres de l’AES ;
  • Expérience démontrée dans l’élaboration de procédures administratives et de gestion de ressources humaines.

5.3. Expert en passation des marchés, logistique et gestion des immobilisations

  • Diplôme de niveau Bac+5 minimum en gestion, droit, administration publique, logistique, achats, marchés publics ou domaines connexe ;
  • Au moins huit (08) années d’expérience professionnelle pertinente ;
  • Expertise en planification et passation des marchés, gestion des contrats, achats, réception et suivi des prestations ;
  • Bonne maîtrise de la gestion des stocks, des immobilisations, des équipements et du parc automobile ;
  • Expérience avérée dans la mise en place de procédures de gestion logistique et de contrôle des biens ;
  • Une bonne connaissance des procédures de passation des marchés applicables dans les Etats membres de l’AES constitue un atout.

5.4. Expert en gestion des activités télévisuelles

  • Diplôme de niveau Bac+5 minimum en gestion, administration, audiovisuel, communication, management des médias ou domaine équivalent ;
  • Au moins cinq (05) années d’expérience pertinente dans le secteur audiovisuel ou des médias ;
  • Bonne connaissance des processus spécifiques liés à la production télévisuelle, aux missions de terrain, à la rémunération des collaborateurs et pigistes, aux droits audiovisuels, à la programmation, à l’archivage et à la gestion des contenus audiovisuels ;
  • Capacité à traduire les spécificités opérationnelles d’une chaîne de télévision en procédures administratives, financières et comptables adaptés.

Le Cabinet pourra mobiliser, au besoin, des experts complémentaires, notamment en fiscalité, en droit du travail, en systèmes d’information, en contrôle de gestion ou en gestion des médias.

L’équipe devra en outre, justifier collectivement d’une expérience significative dans la conception de manuels de procédure adaptés aux organisations complexes et comportant plusieurs fonctions de gestion.

  1. Dossier de Manifestation d’Intérêt

Le présent avis à manifestation d’intérêt est lancé simultanément au Burkina Faso, au Mali et au Niger, afin de permettre une participation des cabinets spécialisés des trois Etats-membres.

Le dossier devra comprendre :

  • une lettre de manifestation d’intérêt ;
  • une présentation générale du cabinet ;
  • les références pertinentes du cabinet, accompagnées des attestations ou documents justificatifs disponibles ;
  • une description des expériences similaires réalisées ;
  • les CV des experts proposés ;
  • les coordonnées du Cabinet ;
  • tout document permettant d’apprécier les capacités techniques et professionnelles du Cabinet.

Les références devront préciser, dans la mesure du possible, le client, l’objet de la mission, les prestations exécutées, le montant et la période du contrat.

  1. Présélection

Les cabinets présélectionnés seront ultérieurement invités à présenter une proposition technique et financière, conformément au dossier de consultation qui leur sera transmis.

  1. Durée de la mission

La mission est prévue pour une durée de soixante (60) jours calendaires à compter de la notification du Contrat.

  1. Adresse et date de dépôt des dossiers

Au Burkina Faso, les dossiers d’offres devront être déposés, au plus tard le 11 novembre 2026, à 17 heures, sous pli fermé selon les modalités précisées dans le présent avis, auprès de …………………

La Présidente du Conseil d’Administration

Equestre : Grand prix international Jacqueline Ouégnin

Les Etalons présentent leurs lauriers au Mogho Naaba Baongo

Les Etalons cavaliers ont été reçus dans la matinée du 27 octobre dernier par le Mogho Naaba Baongo. Ils sont allés présenter leurs trophées remportés en Côte d’Ivoire lors du Grand prix international Jacqueline Ouégnin.

Le sport équestre burkinabè a fait grande sensation lors de la première édition du Grand prix international Jacqueline Ouégnin disputé le samedi 10 octobre dernier au stade municipal de Grand -Bassam. Le Burkina est monté sur le podium cinq fois à travers des montures telles « Jolie dame », « kiswendesida », « Evendro », « RTB » et « Belle rapide ». Une belle performance reconnue par le chef des Mossis qui a reçu la délégation le mardi 27 octobre dernier dans son palais. Il a salué le bon comportement des cavaliers burkinabè en ébrunie. Pour le Mogho Naaba Baongo, le cheval fait partie des mœurs des Burkinabè.

(11)-Le Mogho Naaba Baongo a félicité les Etalons cavaliers pour leur performance.

C’est pourquoi il a exhorté la Fédération burkinabè des sports équestres (FBSE) à poursuivre sur sa bonne lancée de promotion du monde équestre. « Avant d’aller à cette compétition, nous sommes venus chez le Mogho Naaba Baongo pour bénéficier de ses conseils et de ses bénédictions. La moisson a été bonne et il était de bon ton que nous revenons lui présenter les trophées et lui témoigner notre gratitude » a expliqué le président de la FBSE Rachid Nacoulma. L’activité a mis en compétition une soixantaine de chevaux locaux ouest-africains venus du Bénin, du Burkina, de la Côte d’Ivoire et du Sénégal.

Yves OUEDRAOGO

 

 

 

 

 

 

𝐃𝐢𝐩𝐥𝐨𝐦𝐚𝐭𝐢𝐞 : 𝐥𝐞 𝐏𝐫𝐞𝐦𝐢𝐞𝐫 𝐦𝐢𝐧𝐢𝐬𝐭𝐫𝐞 𝐫𝐞́𝐚𝐟𝐟𝐢𝐫𝐦𝐞 𝐥𝐞 𝐫𝐞𝐟𝐮𝐬 𝐝𝐞 𝐭𝐨𝐮𝐭𝐞 𝐭𝐮𝐭𝐞𝐥𝐥𝐞 𝐬𝐮𝐫 𝐥𝐞 𝐁𝐮𝐫𝐤𝐢𝐧𝐚 𝐅𝐚𝐬𝐨

En séjour à Moscou dans le cadre du troisième Sommet Russie–Afrique, le Camarade Premier ministre, Chef du Gouvernement, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a accordé, le 27 octobre 2026, un entretien exclusif au média RT (Russia Today). Conduit par le journaliste Igor Kurashenko, cet entretien a principalement porté sur la lutte contre l’impérialisme, la maîtrise des ressources nationales et la construction de partenariats respectueux de la souveraineté du Burkina Faso.

Lors de cet entretien d’une trentaine de minutes, le Chef du Gouvernement a réaffirmé la détermination du Burkina Faso à décider librement de son avenir. Dénonçant les rapports de domination, les accords déséquilibrés et les ingérences, il a rappelé que la rupture avec la politique impérialiste française répondait à une exigence d’émancipation. « Nous n’avons rien contre le peuple français », a-t-il précisé, tout en défendant le droit du peuple burkinabè à être maître de son destin.

« Nous avons quitté un type de coopération pour un autre type de coopération. » Par cette déclaration, le Premier ministre a répondu aux discours assimilant le rapprochement avec Moscou à un changement de tutelle. Il a mis en avant une coopération honnête, transparente, d’égal à égal et fondée sur les intérêts des deux peuples.

Les attentes du Burkina Faso à ce sommet ont traduit cette ambition en objectifs concrets : renforcer la formation, les transferts de technologies et les capacités nationales de production. Produire suffisamment pour se nourrir, transformer les ressources minières sur place et développer les compétences nationales : telles sont les priorités défendues par le Chef du Gouvernement, dans la mise en œuvre de la vision du Président du Faso, le Camarade Capitaine Ibrahim Traoré.

La reconquête du territoire a également occupé une place importante dans l’entretien. Le Premier ministre a fait état d’une amélioration significative et continue de la situation sécuritaire. Il a précisé que le chiffre de plus de 74 % du territoire consolidé concernait les zones reconquises, sécurisées durablement et où les populations déplacées avaient pu se réinstaller. Il a aussi souligné l’apport du partenariat russe à la prise en main des équipements et au renforcement des capacités des Forces combattantes.

Cette lutte pour la souveraineté, portée avec le Mali et le Niger au sein de la Confédération des États du Sahel, comporte également une dimension informationnelle. Le Chef du Gouvernement a dénoncé les campagnes de désinformation visant les États de l’AES et plaidé pour des relations internationales fondées sur le respect des peuples.

À travers cet entretien, le Premier ministre a porté l’orientation claire de la Révolution progressiste populaire, notamment dans son volet diplomatique : bâtir des partenariats qui renforcent les capacités du Burkina Faso, préservent sa liberté de choix et servent les aspirations de son peuple.

 

𝐃𝐂𝐑𝐏/𝐏𝐫𝐢𝐦𝐚𝐭𝐮𝐫𝐞

 

Marche sportive Raguilio/ IVe Editon : Drissa Sawadogo et Aude Marie Saboué conservent leur trône

La quatrième édition de la compétition de marche sportive Raguilio s’est tenue dans la matinée du samedi 24 octobre 2026, au rond-point de la route nationale n°22 et de la voie de contournement. Environ 890 participants se sont inscrits à cette activité qui allie performance sportive, cohésion sociale et promotion de la santé.

Chez les hommes, Drissa Sawadogo a remporté l’épreuve pour e 4e fois d’affilé en 1 heure, 4 minutes et 39 secondes. Il a devancé David Rouamba et Souleymane Ouédraogo. Chez les dames, Aude Marie Saboué, de Diédougou, a conservé sa couronne en franchissant la ligne d’arrivée en 1 heure, 16 minutes et 5 secondes. Nadine Tapsoba et Talato Koala ont complété le podium.

Dans les catégories juniors, Théophile Zabré s’est imposé chez les garçons en 31 minutes et 11 secondes, devant Abdoule Azack Coulibaly et Zozoé Kini. Chez les filles, Farida Ouédraogo a remporté la première place en 38 minutes et 9 secondes, suivie de Chérifa Yakaba et Ange Aka.

Des prix spéciaux ont récompensé Kuilga Abdramane Nikiéma, âgé de 72 ans, et Abiba Nombré, présentés comme les plus âgés à avoir bouclé le circuit. Ousmane Sidié, 10 ans, a été désigné plus jeune participant.

Pour le président de la délégation spéciale de Pabré, Jean-Baptiste Ouédraogo, cette initiative contribue à renforcer la visibilité de la commune à travers le sport. Il a également mis en avant son rôle dans la promotion de la solidarité, de la cohésion sociale et du vivre-ensemble.

Marche) La compétition Raguilio entend poursuivre son développement en faisant de la marche un levier de santé, de rassemblement et de promotion sportive à Pabré.

Le président du comité d’organisation, Abdel Kader Tigungu Ouédraogo, dit « Coach Ti », s’est réjoui de la mobilisation. Il a toutefois relevé des difficultés financières et logistiques. Pour la cinquième édition, les organisateurs envisagent d’ouvrir la compétition à la sous-région et d’instaurer des frais de participation afin de contribuer au financement de l’événement.

Au-delà des performances, le comité scientifique a insisté sur les bienfaits de la marche. Le docteur Brahima Ouédraogo, enseignant-chercheur, a rappelé qu’elle favorise le bien-être physique et mental et contribue à la prévention de maladies, notamment cardiovasculaires et du diabète. Il a invité les populations à lutter contre la sédentarité en intégrant davantage l’activité physique dans leur quotidien.

Pengdwendé Achille OUDRAOGO

 

 

Le porte-parole du gouvernement à la diaspora Burkinabè vivant à Naples : « Pensez au pays, ayez confiance aux autorités, sachez que nous n’allons jamais vous trahir »

En marge des Journées d’hommage au  Président Thomas Sankara organisées, les 24 et 25 octobre 2026, à Rome en Italie, le ministre porte-parole du gouvernement, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo a échangé le dimanche 25 octobre avec les Burkinabè vivant à Naples, ville située à environ 250 Km de la capitale italienne et où vit une forte communauté burkinabè.

Face à nos compatriotes, le MCCAT a d’abord donné les nouvelles du pays sur le plan de la sécurité et les grands chantiers de développement amorcés sous la Révolution progressiste populaire (RPP). “ Je voudrais vous dire que le Burkina Faso se porte très bien, contrairement aux narratifs auxquels la diaspora est exposée via les réseaux sociaux et certains médias impérialistes”. Le ministre Pingdwendé a ensuite évoqué les grands projets de développement engagés en dépit de la guerre menée contre le terrorisme. Il a rassuré qu’aucun secteur n’est laissé en marge: de l’éducation à la santé en passant par l’agriculture, l’industrie, les infrastructures,… “le Burkina Faso se construit sous le leadership du camarade  capitaine Ibrahim Traoré, Président du Faso, chef de l’Etat ”. Il a engagé la diaspora à s’impliquer, à soutenir les initiatives et à contribuer dans la mobilisation des ressources afin d’être des acteurs actifs de la dynamique actuelle impulsée en vue de transformer profondément et durablement le Burkina Faso pour en faire un « Eldorado ».

Des initiatives comme « Diapora Bonds » et l’Agence pour la  promotion de l’entreprenariat communautaire (APEC), offrent l’opportunité à la diaspora  de contribuer au développement du Burkina Faso, car aujourd’hui « il y a des perspectives et de la vision ». Le ministre Pingdwendé a enfin exhorté les compatriotes en terre napolitaine à cultiver les vertus de la solidarité et à promouvoir la cohésion. « Travaillez à éloigner de vous la division », a-t-il conseillé tout en les invitant à l’union et au dialogue autour des délégués et autres responsables. Il a par ailleurs invité la diaspora à un réel changement de mentalités en ayant un regard vers le pays natal. « Pensez au pays, ayez confiance, aux autorités. Sachez que nous n’allons jamais vous trahir ».

DCRP-MCCAT

 

Cofinancement du développement: l’AES et la Russie balisentles domaines prioritaires

En prélude au 3e sommet Russie-Afrique, la société d’Etat de développement et la banque confédérale
pour l’investissement et le développement de la Confédération des Etats du Sahel ont eu une séance de travail, mardi 27 octobre 2026 à Moscou.

Le ministre des Affaires étrangères, Karamoko Jean Marie Traoré, et son homologue de l’Economie et des Finances ont
participé à une séance de travail entre la société d’Etat de développement (VEB.RF) et la banque confédérale pour l’investissement et le développement de la Confédération des Etats du Sahel (BIDC), mardi 27 octobre à Moscou. Cette rencontre qui s’inscrit dans le cadre du troisième sommet Russie-Afrique a permis aux deux parties d’échanger autour de leurs visions de la coopération et des domaines prioritaires de partenariat.

Le vice-président de la société d’Etat de développement, Daniil Algulian, a rappelé que la VBE.RF est une institution financière, vielle de 150 ans. Il a souligné que les relations entre la Russie et les Etats du Sahel datent de plus de 60 ans. C’est pourquoi, le vice-président de la VBE.RT a affirmé que la séance de travail marque le renouveau de vieilles relations. « Actuellement, notre portefeuille pour l’Afrique dépasse deux milliards de dollars et nous comptons l’augmenter », a-t-il assuré. Pour lui, le potentiel de l’AES est énorme et la Russie, à travers son agence de développement, entend être un témoin du renouveau de l’Afrique et du Sahel.

Le représentant des ministres des Affaires étrangères de l’AES, Karamoko Jean Marie Traoré, a remercié la fédération de Russie pour l’institution de ce cadre qui vise à la rapprocher des Etats du Sahel. « Pour nous, le présent cadre inaugure des relations nouvelles, puisqu’il s’agit d’un renouement avec des partenaires africains dans un contexte où les Etats du sahel savent où ils veulent aller. Il s’agit d’une
nouvelle étape dans la construction autour de nos intérêts majeurs », a-t-il précisé.

Le ministre des Affaires étrangères a expliqué que la banque confédérale a vu le jour pour répondre à la vision de financer la souveraineté.
Le président de la BIDC, Serge Auguste Bayala, a relevé que l’une des préoccupations fondamentales est de faire du développement international, un instrument au service de bien-être des populations. Il appelé les responsables de la VBE.RT à passer à une requalification et un recyclage du partenariat avec les Etats du Sahel. « Je vous exhorte à passer à une logique de coproduction de richesses, de partage des risques et à faire des Etats du Sahel, des espaces d’investissement. Serge Auguste Bayala a déclaré que les secteurs prioritaires pour l’espace confédérale sont l’énergie, le développement de l’économie urbaine et le développement des infrastructures aussi bien physiques que financières.

Le ministre chargé de l’Economie, Aboubakar Nacanabo, a insisté sur l’importance de créer de la valeur et des opportunités pour les jeunes. Son homologue du Mali a salué la tenue de la séance de travail. Pour lui, il s’agit d’un signal fort qui va être matérialisé par la signature d’un mémorandum de coopération prévue pour, le 28 octobre 2026, dans la capitale russe.

Nadège YE
(De Moscou)

18e édition du SIAO: « Nous sommes prêts pour assurer la sécurité du Salon », Aguima Abdoulaziz Yonli, président de la commission sécurité

Le président de la commission sécurité du Salon international de l’artisanat de Ouagadougou (SIAO), Aguima Abdoulaziz Yonli, par ailleurs directeur régional de la Police nationale du Kadiogo, rassure que les dispositions
sont prises pour sécuriser la 18e édition de cette biennale de l’artisanat africain. Dans cette interview accordée
à Sidwaya, il revient sur le dispositif déployé, les innovations introduites, la gestion des flux de visiteurs
et les consignes à respecter pour un Salon sans incident.

Sidwaya (S) : A quelques heures de l’ouverture officielle de la 18e édition du SIAO, prévue du 30
octobre au 8 novembre 2026, votre commission est-elle prête à assurer la sécurité de l’événement ?

Aguima Abdoulaziz Yonli (A. A. Y.) : Nous sommes à pied d’œuvre depuis près d’un mois dans le cadre des préparatifs de la sécurisation du SIAO. Durant cette période, nous avons tenu plusieurs rencontres et effectué des sorties sur le terrain afin d’évaluer les conditions de sécurité. Ces travaux nous ont permis d’identifier les menaces éventuelles et de proposer des solutions adaptées, en tenant compte des moyens humains, matériels et logistiques nécessaires.
La commission regroupe les différentes forces de défense et de sécurité, notamment la Police nationale, la Police municipale, la Gendarmerie nationale, l’Armée et la Brigade nationale de sapeurs-pompiers, entre autres. A la suite des rencontres de cadrage et des évaluations effectuées, nous avons élaboré un plan de sécurisation appelé « ordre d’opération », qui définit les différentes activités à mener. A ce stade, je peux affirmer que nous sommes prêts à assurer la sécurité du SIAO.

S : Quel dispositif avez-vous mis en place pour protéger les exposants, les visiteurs et leurs biens ?

A. A. Y : Notre dispositif repose sur une combinaison de moyens humains, matériels et logistiques, définis à partir de l’évaluation des menaces. Il prévoit notamment une surveillance humaine assurée par des agents en tenue et en civil, ainsi que des moyens technologiques, dont la vidéosurveillance et les drones. Ces différents moyens doivent permettre de protéger les visiteurs, les artisans, leurs œuvres et les marchandises exposées. Des dispositions sont également prévues pour prévenir les vols, constater rapidement les infractions et engager les procédures nécessaires en cas d’incident. S’agissant des effectifs, les innovations introduites cette année ont nécessité un renforcement du nombre d’agents à déployer sur le terrain. Nous pouvons déjà indiquer que l’effectif mobilisé pour cette édition dépassera largement celui de 2024.

S : Quelles sont les principales innovations du dispositif sécuritaire de cette édition, notamment en matière de gestion des entrées, des sorties, du stationnement et des mouvements de foule ?

A. A. Y. : Les innovations apportées à l’organisation du SIAO ont nécessairement des répercussions sur notre dispositif sécuritaire. La prise en compte du village artisanal de Ouagadougou comme site d’exposition nous a amenés à adapter nos dispositions. Nous avons également tenu compte des recommandations et des observations formulées à l’issue des éditions précédentes. Notre priorité est d’assurer la fluidité de la circulation, aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur du site. Pour cela, nous avons prévu un quadrillage de la zone et l’aménagement d’un espace piétonnier autour du SIAO afin de limiter l’accès des véhicules et des engins. Deux circuits d’accès sont prévus pour les visiteurs. L’introduction du billet électronique, ou e-ticket, constitue également une innovation
importante.

Elle permettra aux visiteurs d’acheter leurs tickets grâce aux moyens numériques, ce qui devrait réduire les files d’attente aux guichets et contribuer à fluidifier les entrées. Concernant le stationnement, un parking principal pour les visiteurs est prévu au niveau du centre des impôts du Kadiogo, pour les véhicules et les engins à deux roues. D’autres parkings agréés ont été identifiés en concertation avec les mairies des arrondissements 5 et 11. Des policiers seront présents au niveau des parkings homologués afin d’en assurer le contrôle. Nous invitons donc les visiteurs à éviter les parkings sauvages et à privilégier les espaces reconnus par l’organisation.

S : Quelles mesures sont prévues pour prévenir les incendies, prendre en charge les urgences médicales et intervenir en cas
d’accident ou d’incident ?

A. A. Y : Pour prévenir les incendies, la Brigade nationale de sapeurs-pompiers a procédé à une évaluation sécuritaire des installations.
Elle a notamment examiné les câblages électriques, les grandes installations des différents pavillons et la présence des équipements de lutte contre les incendies, dont les extincteurs. Des recommandations ont été formulées, notamment pour rendre accessibles certains dispositifs de sécurité qui étaient encombrés ou difficilement accessibles. La prise en compte de ces recommandations est essentielle pour réduire les risques. Pendant le Salon, les sapeurs-pompiers seront présents à l’intérieur et à l’extérieur du
site, avec plusieurs équipes mobilisées pour intervenir en cas d’incendie ou d’accident.

En matière de sécurité publique, une sous-commission composée d’officiers de police judiciaire est également prévue. Elle sera chargée de constater les infractions, de dresser les procédures nécessaires et de les transmettre aux autorités compétentes. En cas de vol ou d’un autre incident relevant de la police judiciaire, les agents pourront ainsi intervenir rapidement.
Pour les urgences médicales, le dispositif prévoit l’intervention des Services d’aide médicale urgente (SAMU), en coordination avec la commission chargée de la santé. Par ailleurs, une opération de pulvérisation des sites est prévue avant l’ouverture afin de lutter contre les moustiques et de prévenir notamment le paludisme et la dengue. Une
seconde opération doit intervenir après quatre ou cinq jours de déroulement du Salon pour renforcer ces mesures de prévention.

S : Comment comptez-vous assurer la sécurité des œuvres artisanales, des marchandises exposées et des transactions commerciales, notamment contre les vols et les pertes ?

A. A. Y : La protection des artisans, de leurs œuvres et de leurs marchandises repose sur la surveillance humaine, les moyens technologiques et l’organisation des horaires d’accès au site. Nous avons prévu une surveillance physique assurée, aussi bien par des agents en tenue que par des agents en civil. La vidéosurveillance et les drones viendront renforcer ce dispositif. Les horaires d’ouverture et de fermeture des pavillons constituent également une mesure importante. A l’ouverture, les exposants accèdent au site selon les dispositions prévues. A la fermeture, les sorties sont organisées et les accès sont ensuite fermés jusqu’au lendemain. Cette organisation permet de limiter les risques de vol ou de perte à l’intérieur des pavillons.

S : Quels sont les principaux défis auxquels votre commission est confrontée dans la préparation et la sécurisation de cette édition ?

A. A. Y : Le premier défi est de maîtriser les flux de visiteurs et de garantir la fluidité de la circulation, aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur du SIAO et du village artisanal. Pour y parvenir, nous avons prévu un circuit permettant aux visiteurs qui terminent leur parcours au SIAO de rejoindre le village artisanal par une porte de liaison, de poursuivre leur visite, puis de ressortir par la porte principale du village artisanal. Cette organisation doit éviter que les flux d’entrée et de sortie se croisent au même endroit.
Nous avons également prévu des accès distincts pour les autorités et les personnalités, d’une part, et pour les exposants, d’autre part. Ces derniers n’auront donc pas à emprunter les mêmes portes que les visiteurs, ce qui devrait faciliter la circulation.
Le deuxième défi consiste à réussir la sécurisation de cette édition à un niveau supérieur à celui des précédentes, en tirant les enseignements des expériences passées et en tenant compte des nouvelles dispositions organisationnelles.

S : Quelles consignes adressez-vous aux visiteurs et aux exposants pour contribuer au bon déroulement du SIAO ?

A. A. Y : La première consigne est de respecter scrupuleusement les instructions données par les agents de sécurité. Leur travail vise à protéger les personnes et leurs biens. Nous recommandons également aux visiteurs d’éviter de porter sur eux des objets de grande valeur. Si cela est nécessaire, ils doivent prendre toutes les précautions utiles pour les protéger contre les vols. Il faut aussi éviter d’apporter des objets encombrants susceptibles de gêner la circulation et de perturber les déplacements sur le site. Nous invitons par ailleurs toute personne qui constate un comportement suspect ou un fait anormal à le signaler aux autorités compétentes. Les numéros d’urgence à retenir sont le 10-10, le 17, le 18 et le 16.

A l’endroit des exposants, nous insistons sur le respect des consignes de prévention des incendies. Les installations électriques anarchiques doivent être évitées, notamment les branchements improvisés destinés à alimenter des appareils ou à animer les stands.
Cette année, une harmonisation de la musique dans les pavillons est prévue, ce qui devrait limiter les branchements individuels. Des consignes spécifiques ont également été données pour le village artisanal, concernant les installations électriques et la musique. Enfin, la sécurité doit aller de pair avec l’hygiène publique, la salubrité et le respect des normes alimentaires. Une commission est chargée de ces aspects et nous apportons notre appui à la mise en œuvre des mesures prévues. Le respect de l’ensemble de ces consignes permettra aux visiteurs, aux artisans et aux autres acteurs de participer au SIAO dans de meilleures conditions de sécurité.

Interview réalisée par Sidwaya

Pretoria/Washington : à quand le dégel ?

Les relations entre l’Afrique du Sud et les Etats-Unis vont-elles se détendre de sitôt ? Pour le moment, les signaux n’indiquent pas une possibilité de dégel imminent, à moins que Pretoria et Washington ne surprennent agréablement, en fumant le calumet de la paix. S’il y avait déjà des frictions sous l’administration Biden, la coopération entre les deux pays n’est plus au beau fixe depuis le retour de Donald Tromp à la Maison Blanche. A la base des tensions, figurent entre autres points de désaccord, la plainte pour génocide formulée par Pretoria contre Israël (allié historique des Etats-Unis en guerre contre la Palestine), la volonté des autorités sud-africaines de renforcer le groupe des BRICS (une organisation parallèle à l’ordre mondial international occidental comprenant la Russie et la Chine), les lois sur l’expropriation des terres en Afrique du Sud.

En réaction à ces actions, Washington a pris des sanctions et des mesures de rétorsion contre Pretoria, qui ne semble pas prêt à renoncer à sa souveraineté, même s’il reste ouvert au dialogue. En plus de réduire son aide financière à l’Afrique du Sud, le régime Trump a imposé des droits de douane et procédé à une restriction de visas. Aussi, les Etats-Unis ont-ils déclaré persona non grata, l’ambassadeur sud-africain en poste à Washington, Ebrahim Rasool, en mars 2025. La Maison Blanche met tout en œuvre pour prouver à Pretoria que sa politique intérieure n’est pas de son goût. L’Afrique du Sud est engagée dans un bras de fer diplomatique et politique avec le pays de l’Oncle Sam, courant désormais le risque de se voir exclure de l’accord commercial préférentiel AGOA, dont il est le premier bénéficiaire. En vertu de cet accord, Pretoria profite d’exemption de droits de douane, lui permettant de vendre à des prix compétitifs diverses marchandises (produits agricoles, équipements industriels…) sur le marché américain.

Si le programme AGOA fait son affaire, l’éligibilité de l’Afrique du Sud n’est plus une garantie, Washington n’étant plus en odeur de sainteté avec elle. Les conséquences économiques pourraient être lourdes pour le pays de Nelson Mandela, s’il venait à être écarté de l’AGOA. N’est-ce pas pour cette raison que les gouvernants sud-africains ont le regard tourné vers d’autres partenaires, telle la Chine qui offre également des opportunités commerciales très importantes ? S’il n’est pas encore vécu, le scenario de l’exclusion de l’AGOA est tout à fait possible, mais les autorités sud-africaines espèrent un dégel dans les mois à venir. Le nouvel ambassadeur de la Nation arc-en-ciel entré en fonction en avril dernier, Roelf Meyer, a évoqué, ces jours-ci, la nécessité de sortir de la crise entre les deux pays, en engageant un véritable dialogue.
C’est une sorte de main tendue à Washington qui exige des réalignements politiques majeurs, avant de revoir sa ferme position. Les deux nations vont-elles parvenir à arrondir les angles et à rétablir leur coopération avec beaucoup plus de sérénité ? Le temps nous édifiera.

Kader Patrick KARANTAO

37e Tour du Faso: le Mogho Naaba conseille et bénit

Comme il est de coutume à l’orée de chaque édition du Tour du Faso, les organisateurs et les athlètes burkinabè sont allés auprès du Mogho Naaba Baongo, solliciter des conseils et des bénédictions pour la réussite de la compétition. C’était le mardi 27 octobre 2026.

Nantie de conseils et de bénédictions, c’est une respon-sable comblée qui est repartie du palais du Mogho Naaba. La ministre des Sports, de
la Jeunesse et de l’Emploi y était, accompagnée des Etalons cyclistes, de leurs encadreurs et des membres du comité d’organisation. Au chef traditionnel, Annick Pikbougoum a présenté le 37e Tour du Faso avant de demander son accompagnement pour un bon déroulement de la compétition et une bonne prestation des représentants burkinabè. En réponse, l’autorité coutumière a accédé aux sollicitations de ses visiteurs en prodiguant aussi bien des conseils que des bénédictions pour la réussite de l’événement.

Il a surtout exhorté les cyclistes et les techniciens à ne pas lésiner sur l’effort et à faire preuve de cohésion par un travail collectif afin d’honorer les couleurs nationales. Avant de prendre congé de ses invités, le maître des lieux a pris connaissance de la composition des différentes équipes et leurs accompa-gnants. C’est ainsi qu’il lui a été présenté l’équipe nationale formée de Paul Daumont,
Saturnin Yaméogo, Souleymane Koné, Wahabou Bouda, Soumaïla Ilboudo et Vincent Mouni. Ils ont comme entraineur Jérémie Ouédraogo. L’équipe régionale du Centre entrainée par Karim Yaméogo est constituée par Moucaïla Rawendé, Mohamadi Ilboudo, Rachid Bouda, Robert Bamouni, Daouda Soulama et Idrissa Ouangrawa. La formation régionale de l’Ouest est composée de Bamassi Soulama, Issouf Ilboudo,
Allassane Ouattara, Barthélémy Yaméogo, Kanhaye Soulama et Jean Baptiste Zongo avec comme coach Seydou Tall.

Voro KORAHIRE

Développement de l’Intelligence artificielle :« Aïobi Forward » se tient pour la 1re fois

L’entreprise Aïobi a organisé la première édition de l’évènement « Aïobi Forward », jeudi 22 octobre 2026,
à Ouagadougou.

L’entreprise technologique Aïobi, créée en août 2025, est soucieuse du développement de l’Intelligence artificielle (IA). Lors de la première édition de l’évènement « Aïobi Forward », jeudi 22 octobre 2026, à Ouagadougou, l’entreprise a présenté « Aïobi Kuma ». Selon le fondateur de l’entreprise Aïobi, Bowendsom Thibaut Nikiema, « Aïobi Kuma » est une plateforme sur laquelle, il est possible de discuter avec les proches, les collègues et entre organisations de manière souveraine. Cette application a-t-il poursuivi, est disponible sur le web, sur iOS, sur Android, sur « macOS », sur Windows.

Pour lui, « Aïobi Kuma » est une nouvelle étape dans le développement de Aïobi Workspace et dans la stratégie de diversification de l’entreprise. Bowendsom Thibaud Nikiema, a rappelé que Aïobi est la première technologie d’Afrique de l’Ouest, spécialisée dans le domaine de l’IA appliquée aux entreprises. « Nous disposons de plus de sept projets en production qui vont de l’infrastructure aux applications de productivité et de métiers. A ce jour, nous enregistrons plus de 1 000 utilisateurs cumulés et plus de 10 000 personnes qui ont été impactées par Aïobi, au cours de l’année », a-t-il indiqué. Bowendsom Thibaud Nikiema a ajouté que plus de 4 200 000 vues ont été générées sur Facebook, près de 400 000 sur TikTok et plus de 24 000 personnes sur LinkedIn. « Aïobi est utilisé dans plus de dix pays différents qui vont de l’Afrique de l’Ouest à l’Afrique centrale notamment le Burkina Faso, le Mali, le Niger, le Togo,
le Bénin, la Guinée, le Tchad », a-t-il déclaré.

Des produits conçus pour la souveraineté des données

L’évènement « Aïobi Forward » a permis également de dévoiler d’autres innovations qui viennent enri-chir l’offre Aïobi et consolider le positionnement dans l’écosystème technologique africain.
Il s’agit de « Aïobi Workspace », sur laquelle se trouvent des outils de productivité comme les outils d’édition de texte et des tableurs,
créés au Burkina Faso avec des données hébergées au sein des infrastructures nationales. « Aïobi Worspace est aussi composé d’un outil d’emails nommé myaïobi.com, d’« Aïobi Meet » pour les visioconférences et d’un logiciel de sondage
de mémoire nommé « Aïobi Forms », a poursuivi Bowendsom Thibaud Nikiema.

Il a assuré que Aïobi est aujourd’hui compatible avec 99 % des documents qu’ils soient Excel, Microsoft Word,
PowerPoint et même les PDF, avec des outils pour modifier les PDF. « Cette technologie se veut une solution pour stocker les données sur le territoire et éviter toute perte », a-t-il détaillé. Il a signifié que Aïobi ambitionne de se positionner comme le leader de la technologie en Afrique. « Notre mission c’est de pouvoir représenter le Burkina Faso et l’Afrique à l’échelle internationale.

Quand on parle de technologie, on doit pouvoir parler de Aïobi », a déclaré Bowendsom Thibaut Nikiema.
Il a expliqué que la souveraineté des données se joue d’abord sur les contrats. Bowendsom Thibaut Nikiema a invité les entreprises à laisser la chance aux sociétés comme Aïobi afin de démontrer leur savoir-faire. « Sans contrat, nous ne pouvons pas investir dans la recherche et développement », a-t-il insisté.

Boukary BONKOUNGOU
Aïssatou DIARRA

(Stagiaire)

Réduction des risques de catastrophe : une formation certifiante à Singapour pour les agents publics burkinabè


Kantigui a appris que, dans le cadre du Singapore-UNDRR Joint Training Programme, le gouvernement de la République de Singapour et le Bureau des nations unies pour la réduction des risques de catastrophe (UNDRR) organise une formation certifiante intitulée « Introduction to Disaster Risk Reduction ». Prévue du 11 au 15 janvier 2027 à Singapour, selon les sources de Kantigui, cette formation porte notamment sur les principes clés de la réduction des risques de catastrophe, le Cadre de Sendai 2015-2030 et l’intégration de la résilience dans les politiques publiques. Elle s’adresse aux agents publics de niveau intermédiaire ou (…)

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Kantigui
kantigui2000@gmail.com

Mois de la communication sanitaire: les langues nationales pour mieux sensibiliser la population

Le ministre de la Santé, Robert Lucien Jean Claude Kargougou était face à la presse le mardi 27 octobre 2026 à Ouagadougou pour le lancement du mois de la communication sanitaire en langues nationales, prévu du 2 au 30 novembre prochain.

«En matière de santé, une information comprise peut protéger une vie ». C’est ce qu’a déclaré le ministre de la Santé, Robert Kargougou au cours d’une conférence de presse consacré au lancement du mois de la communication sanitaire en langues nationales, le mardi 27 octobre 2026 à Ouagadougou. Pour le ministre Kargougou, la communication sanitaire constitue une composante essentielle de la prévention et de la protection de la santé. Il a constaté que malgré les efforts consentis pour renforcer le système de santé et améliorer l’accès aux soins, les populations doivent également disposer d’informations compréhensibles pour reconnaître les risques et adopter de bons comportements. D’où l’intérêt de cette communication prévue du 2 au 30 novembre 2026.

Selon le ministre, les radios partenaires seront mobilisées à travers des émissions interactives, des interventions de spécialistes, des capsules et d’autres formats de proximité. La première semaine sera consacrée à la redevabilité sur les actions, les réformes et les réalisations du secteur de la santé depuis septembre 2022. Une émission spéciale est prévue le samedi 31 octobre 2026, à partir de 10 heures, sur Radio Burkina, en langue mooré, avec un relais des radios partenaires. Les trois semaines suivantes porteront sur les problématiques sanitaires propres aux différentes régions, a soutenu le ministre.

Robert Kargougou a en outre indiqué que l’initiative bénéficie de l’appui technique des départements chargés de la Communication et des langues nationales, à travers le secrétariat permanent à la promotion des langues nationales. Pourquoi consacrer tout un mois à la communication sanitaire en langues nationales ? C’est l’une des préoccupations soulevées par les journalistes au cours des échanges. En réponse, le ministre a expliqué que cette démarche vise à toucher le maximum de Burkinabè et à renforcer leur participation à la préservation de leur santé. « Nous ne voulons pas seulement parler de santé aux populations. Nous voulons leur parler dans leurs langues, les écouter, répondre à leurs préoccupations et leur permettre de devenir pleinement actrices de leur propre santé », a-t-il précisé.

Samira Alida KAMBOU

SIAO 2026: Les préparatifs exécutés à 90 %

A trois jours de l’ouverture de la 18e édition du Salon international de l’artisanat de Ouagadougou (SIAO), le ministre de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat, Serge Gnaniodem Poda, a rencontré le comité national d’organisation, le mardi 27 octobre 2026, à Ouagadougou, pour faire le point des préparatifs.

La 18e édition du Salon international de l’artisanat de Ouagadougou (SIAO) ouvre ses portes le 30 octobre 2026. A quelques jours du debut de la biennale, les préparatifs affichent un taux de 90 %. C’est le point fait par le ministre de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat, Serge Gnaniodem Poda, à l’issue d’une rencontre avec le Comité national d’organisation (CNO), le mardi 27 octobre 2026 à Ouagadougou. En sa qualité de superviseur du CNO, le ministre Poda a échangé avec les membres du comité sur les dernières dispositions à prendre avant la tenue de cette biennale de l’artisanat. La rencontre visait notamment à identifier les difficultés résiduelles et à trouver des solutions pour assurer le bon déroulement de l’événement. « Il était de bon ton que nous nous rencontrions pour faire l’état des lieux des préparatifs, partager ensemble les quelques difficultés résiduelles qui existent et apporter les éléments de solutions afin que la Salon se déroule sans encombre », a expliqué Serge Gnaniodem Poda.

Plusieurs avancées sont enregistrées sur le site. Les stands sont dressés et certains artisans ont commencé à acheminer leurs produits. Le ministre a également annoncé plusieurs innovations destinées à améliorer les conditions d’accueil des exposants et des visiteurs. Parmi les principales réalisations figure la rénovation de la quasi-totalité des pavillons et des bâtiments du site. Selon Serge Gnaniodem Poda, les stands d’exposition des cinq pavillons, ainsi que ceux du pavillon de la créativité, seront tous climatisés. Autre nouveauté, a relevé le ministre, le Village artisanal de Ouagadougou (VAO) va accueillir, pour la première fois, des stands d’exposition.

Selon lui, un dispositif dénommé : « point I » sera également installé dans chaque pavillon afin d’informer et d’orienter les exposants et les visiteurs, tout en répondant à leurs préoccupations. A ces aménagements s’ajoute la plateforme numérique : « e-SIAO », qui permettra notamment d’acquérir des badges et des tickets en ligne. « Cette innovation vise à faciliter les formalités d’accès au Salon et à réduire les longues files d’attente. Beaucoup d’innovations ont été engagées pour permettre à cette 18e édition de se dérouler avec beaucoup de sérénité. Nous sommes fin prêts pour accueillir les festivaliers », a assuré le ministre. Pour cette édition du SIAO, 800 000 visiteurs dont 600 acheteurs professionnels ainsi que 60 000 exposants sont attendus, a souligné le ministre.

Galedie Kétoura SIMPORE

Engagement et patriotisme: partage d’expériences entre étudiants et anciens militaires

La délégation aux anciens combattants et anciens militaires a organisé une conférence avec les étudiants de l’Université Aube Nouvelle, mardi 27 octobre 2026 à Ouagadougou sur le thème : « Engagement, résilience et patriotisme : témoignage d’anciens militaires au service de la jeunesse universitaire ».

La Délégation aux anciens combattants et anciens militaires (DACAM) veut partager son expérience en matière d’engagement, de résilience et de patriotisme avec les étudiants. Dans cette dynamique, elle a organisé une conférence avec ceux de l’université Aube nouvelle, mardi 27 octobre 2026, à Ouagadougou. Placée sur le thème : « Engagement, résilience et patriotisme :
témoignages d’anciens militaires au service de la jeunesse universitaire », cette journée de conférence a réuni trois panélistes à savoir le général de Brigade Moise Mininougou, le colonel major Alassane Monné et le colonel major Théodore Naba Palé, tous admis à la
retraite.

Le Délégué aux anciens combattants et anciens militaires, le colonel William Aristide Combary, a indiqué que dans les contrées, il est de tradition que les aïeux transmettent les valeurs aux petits-enfants. Il a fait savoir qu’à travers cette activité, il s’agit de donner des parcours d’anciens qui ont occupé de hautes fonctions afin d’inspirer les jeunes, de leur donner des repères, des leçons de vie, des fautes à éviter, pour qu’ils puissent eux-mêmes tracer leur chemin.
Ayant reçu plusieurs décorations et distinctions au cours de sa carrière, le général de Brigade Moise Mininougou a salué cette initiative qu’ils trouvent noble. « Durant ces quarante ans, nous avons eu à commettre des erreurs. Nous avons eu à faire ce que nous pouvons. Et je pense que le fait qu’on demande aux anciens de venir parler de leurs expériences
permet aux jeunes d’éviter les erreurs que nous avons commises », a-t-il confié.

Le président-directeur fondateur de l’Université Aube Nouvelle, Isidore Gnatan Kini, a souligné que ce partage
d’expériences contribue au rapprochement entre le monde universitaire et les anciens militaires tout en favorisant la transmission des expériences et des valeurs patriotiques aux jeunes générations. « Nous pensons vraiment que nous allons tirer le meilleur pour notre
jeunesse, et en particulier les étudiants de l’Université Aube nouvelle », a-t-il fait savoir. Ainsi, il a encouragé ces étudiants à cultiver le sens de responsabilité, l’engagement citoyen, la solidarité et le respect des valeurs qui font le vivre-ensemble.

Former des citoyens conscients de leurs devoirs

Car, la formation universitaire, a-t-il dit, ne se limite pas à l’acquisition de la connaissance théorique et professionnelle mais doit aussi contribuer à former des citoyens conscients de leurs devoirs envers la nation et déterminés à participer activement à son développement. « L’Université Aube Nouvelle réaffirme sa disponibilité à accompagner toutes les initiatives visant à renforcer la formation civique, patriotique et citoyenne de la jeunesse », a laissé entendre Isidore Gnatan Kini.
Pour l’étudiant de première année en droit, Gilbert Kinda, l’initiative constitue une occasion précieuse de découvrir des modèles auxquels la
jeunesse peut s’identifier. Il a estimé que la rencontre ravive l’espoir et donne envie de travailler davantage pour atteindre ses objectifs.

Pingdebwoaga Urielle Lauryn KABORE

Frappes de drones tchadiens sur le territoire nigérien: le Niger condamne et annonce des mesures diplomatiques et sécuritaires

Le gouvernement nigérien a condamné avec la plus grande fermeté une frappe aérienne menée par drone, le 24 octobre 2026, vers une heure du matin, dans la zone de Emi Loulou, région d’Agadez, qu’il attribue à l’Etat tchadien avec l’appui de la France.

Selon les autorités nigériennes, cette frappe a causé la mort de deux civils, fait des blessés et endommagé des véhicules. Dans une déclaration, le gouvernement indique que cette attaque a visé le territoire national et déplore les pertes en vies humaines ainsi que les dégâts matériels enregistrés. A cette occasion, il s’incline devant la mémoire des victimes, présente ses condoléances émues à leurs familles et souhaite un prompt rétablissement aux blessés. Le gouvernement précise que les investigations menées par les Forces de défense et de sécurité (FDS), en collaboration avec les autorités judiciaires, ont permis d’établir l’origine de la frappe, sur la base d’éléments matériels et techniques concordants.

Ces éléments, ajoute-t-il, seront mis à la disposition des instances internationales compétentes. Les autorités nigériennes condamnent cet acte qu’elles considèrent comme une violation flagrante de la souveraineté nationale, de l’article 2, paragraphe 4, de la Charte des Nations unies et des principes fondateurs de l’Union africaine. Le gouvernement estime que cette attaque ne peut être dissociée d’un contexte qu’il qualifie d’hostile, affirmant que le Tchad s’est inscrit, depuis plusieurs mois, dans une démarche défavorable au Niger et offre une profondeur stratégique à des mercenaires qui s’attaqueraient aux populations ainsi qu’aux infrastructures stratégiques et énergétiques du pays.

Il affirme également disposer d’éléments attestant que cette entreprise de déstabilisation bénéficie du soutien de certaines puissances étrangères. A cet égard, il attend des Etats concernés des clarifications publiques et sans ambiguïté.
En réaction à cette frappe, le gouvernement nigérien annonce une série de mesures diplomatiques, juridiques et sécuritaires.
Ainsi, il entend convoquer l’ambassadeur du Tchad afin de lui notifier une protestation solennelle, saisir le Conseil de sécurité des Nations unies ainsi que le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine, et demander l’ouverture d’une enquête internationale indépendante, à laquelle il assure vouloir apporter son plein concours. Le gouvernement prévoit également d’informer ses partenaires et alliés, tout en les appelant à faire preuve de solidarité conformément à leurs engagements. Il annonce, par ailleurs, le renforcement du dispositif de surveillance et de protection de l’espace aérien national et des zones frontalières.

Dans sa déclaration, le gouvernement tient le Tchad pour entièrement responsable de cet acte et de ses conséquences.
Il exige la cessation immédiate de toute action hostile ainsi que la réparation du préjudice subi. Tout en réaffirmant son attachement à la paix et au bon voisinage, le gouvernement déclare laisser au peuple frère du Tchad le choix de ses dirigeants, auquel il dit resté attaché.
Il souligne toutefois que la retenue dont il fait preuve ne doit pas être interprétée comme un signe de faiblesse.
Se référant à l’article 51 de la Charte des Nations unies, le gouvernement indique que le Niger se réserve le droit de prendre toutes les mesures nécessaires pour assurer la défense de sa population, de son territoire et de ses intérêts vitaux. Il prend également à témoin la communauté internationale, estimant que le silence face à une agression caractérisée constituerait une complicité de fait. Il appelle, à ce titre, tous les Etats attachés au respect du droit international à condamner sans équivoque les actes dénoncés.
Enfin, le gouvernement invite la population au calme, à la vigilance et à l’unité nationale autour des Forces de défense et de sécurité, dont il salue l’engagement.
Il exhorte également les citoyens à ne relayer que les informations officielles.
« La souveraineté de la nation n’est pas négociable », réaffirme le gouvernement nigérien.

Agence nigerienne de presse

Semaine nationale de lutte contre la cybercriminalité :les activités de la IIe édition lancées

Le ministre d’Etat, ministre de la Guerre et de la Défense patriotique, le général de division Célestin Simporé, a présidé la cérémonie de lancement de la IIe édition de la semaine nationale de lutte contre la cybercriminalité, mardi 27 octobre 2026 à Ouagadougou.

Le numérique est une avancée significative dans la société actuelle mais, il demeure aussi un danger lorsqu’on n’adopte pas des comportements plus sûrs, notamment face aux usurpations d’identités et aux escroqueries. Afin de prévenir les citoyens sur ses dangers, la Brigade centrale de lutte contre la cybercriminalité (BCLCC) a lancé la IIe édition de la semaine nationale de lutte contre la cybercriminalité (SNLCC) qui se tient du 26 au 30 octobre 2026 sur le thème : « Cybercriminalité et menaces numériques : du clic au crime ». La cérémonie de lancement a été présidée par le ministre d’Etat, ministre de la Guerre et de la Défense patriotique, le général de division Célestin Simpore, représentant le Premier ministre.

Au programme des activités, le commandant de la BCLCC, le commissaire de police Akim Bayi Nignan a indiqué qu’il y a les journées portes ouvertes, le maracana des acteurs, des forums, des panels et la Nuit des acteurs. Il a encouragé la conception d’applications locales pour pouvoir lutter contre la cybercriminalité. A cet effet, a-t-il affirmé, une compétition de hackathon est prévue pour cette édition
Le ministre d’Etat, le général de division Célestin Simporé est revenu sur l’ampleur de la cybercriminalité ces dernières années. « Dans notre pays, le nombre de cas de cybercriminalité enregistré est passé de 556 en 2020 à 6 288 en 2025. Les préjudices financiers causés à nos concitoyens, nos entreprises et nos institutions ont atteint 1,87 milliard de FCFA », a-t-il précisé. Il a poursuivi qu’un geste accompli sans réflexion peut exposer une personne, ruiner une confiance ou entraîner des conséquences judiciaires. « En bâtissant une résilience numérique solide, nous consolidons les fondements de la paix et du développement durable de notre nation », a-t-il expliqué.

Anticiper les menaces

Le secrétaire général du ministère de la Justice, Harouna Kadio, a indiqué que plusieurs réformes sont en cours pour adapter l’arsenal juridique à l’évolution des menaces, renforcer la coopération judiciaire régionale et internationale et doter les magistrats et les enquêteurs des compétences nécessaires pour faire face à la criminalité numérique sous toutes ses forces. « La liberté d’expression ne dispense ni du respect d’autrui, ni de la responsabilité. La cybersécurité n’est pas une affaire isolée réservée aux techniciens »,
a-t-il souligné.

Pour sa part, le président de la délégation spéciale de la commune de Ouagadougou, Maurice Konaté a laissé
entendre que la cybercriminalité constitue l’un des soucis majeurs à l’ère numérique, se convainquant que la résilience nationale se construit par la sensibilisation, la collaboration interinstitutionnelle et la vigilence citoyenne. « A travers cette semaine nationale, la ville de Ouagadougou se fait le reflet d’une Burkina Faso uni, vigilant et innovant, un Burkina Faso qui protège ses citoyens et qui anticipent les menaces »,
a-t-il affirmé.

Wendyam Pascaline
KALMOGO

Services protocolaires et cartes diplomatiques au Burkina Faso : La plateforme « E-Protocole » présentée au corps diplomatique

Ce mardi 27 octobre 2026 à Ouagadougou, la Direction générale du Protocole d’État (DGPE) a présenté officiellement au corps diplomatique et représentants d’organisations internationales accrédités au Burkina Faso, sa nouvelle plateforme numérique dédiée aux demandes de cartes diplomatiques et de cartes d’accès aux aéroports.

Le Ministre Directeur général du Protocole d’État aux membres du corps diplomatique : « La nouvelle carte diplomatique vous assurera une sécurisation juridique»

Présentée officiellement par le Ministre Directeur général du Protocole d’État, Camarade Robert COMPAORÉ, cette interface a pour objectif de moderniser et d’accélérer le traitement des requêtes des missions diplomatiques et des organisations internationales.

Photo de famille à l’issue des échanges

Au nombre des innovations, la carte diplomatique de nouvelle génération qui intègre désormais une fonction précieuse : « La nouvelle carte diplomatique assurera une sécurisation juridique en ce sens qu’elle portera une mention écrite au verso spécifiant clairement qu’elle vaut titre de séjour », a souligné le Ministre Directeur général du Protocole d’État.

Au nom du doyen du corps diplomatique accrédité au Burkina Faso, l’Ambassadeur malien S.E.M. Issouf Omar MAÏGA a salué cette initiative novatrice qui va faciliter l’obtention des documents officiels

Le Ministre a également saisi l’occasion pour insister sur l’importance de la participation des diplomates aux évènements marquant la vie de la Nation, notamment les cérémonies officielles et les grands rendez-vous nationaux.

Les diplomates ont réaffirmé leur engagement aux côtés du Peuple burkinabè

« Il est essentiel d’accorder un intérêt tout particulier aux cérémonies officielles auxquelles vous êtes conviés (…) dans la capitale ou dans nos régions, surtout lorsque cela se fait sous le très haut magistère du Camarade Capitaine Ibrahim TRAORÉ, Président du Faso, Chef de l’État », a rappelé Camarade Robert COMPAORÉ.

Au nom de ses pairs et du doyen du corps diplomatique accrédité au Burkina Faso, l’Ambassadeur de la République du Mali, S.E.M. Issouf Omar MAÏGA a salué l’impact positif de la reconnaissance de la carte diplomatique comme titre de séjour et souligné que cette plateforme contribuera efficacement à alléger la charge quotidienne des missions diplomatiques dans l’obtention des documents officiels.

Le porte-parole des diplomates a réitéré la disponibilité de l’ensemble du corps diplomatique à accompagner le Burkina Faso dans sa dynamique de développement et de modernisation, et réaffirmé leur engagement constant aux côtés du Peuple burkinabè.

Direction de la Communication de la Présidence du Faso

Nouveau Code du travail: une vaste campagne de vulgarisation des nouvelles dispositions lancées

Le ministre des Serviteurs du Peuple, Mathias Traoré, a lancé, le lundi 26 octobre 2026 à Bobo-Dioulasso, la campagne de vulgarisation de la loi n°013-2026/ALP du 6 mai 2026 portant Code du travail au Burkina Faso. Cette initiative vise à favoriser l’appropriation des nouvelles dispositions par les employeurs, les travailleurs et les autres acteurs du monde professionnel.

Adopté le 6 mai 2026 par l’Assemblé législative du peuple (ALP), le nouveau Code du travail entre dans une nouvelle phase de sa mise en œuvre. En effet, le ministre des Serviteurs du Peuple, Mathias Traoré, a procédé, le lundi 26 octobre 2026 à Bobo-Dioulasso, au lancement officiel de la campagne de vulgarisation de ladite loi.

Selon le ministre, cette campagne vise à faciliter la compréhension et l’application effective de ce texte qui apporte plusieurs innovations dans la réglementation des relations professionnelles. Pour lui, ce nouveau texte apporte une importante évolution dans le droit du travail burkinabè en prenant en compte l’aspiration à la souveraineté du pays et les mutations économiques, sociales, technologiques, professionnelles intervenues au cours des dernières années.

« Le nouveau Code du travail protège notre économie locale, encadre rigoureusement les activités de placement de main-d’œuvre et de travail temporaire et garantit que la richesse créée serve d’abord l’émancipation collective de notre peuple », a-t-il indiqué. D’où l’importance de sa vulgarisation à travers le pays. A cet effet, le chef du département des Serviteurs du Peuple a invité les gouverneurs de régions, les responsables des services déconcentrés, les partenaires sociaux et l’ensemble des acteurs concernés à accompagner activement cette dynamique de diffusion et d’appropriation du nouveau Code du travail.

« Vous êtes des acteurs essentiels de la production nationale, de la création d’emplois, de l’innovation et de la mobilisation de nos ressources. Je vous invite donc à adapter vos pratiques de gestion des ressources humaines à ce code et à faire du dialogue social un instrument permanent de prévention des tensions et d’amélioration des performances », a-t-il lancé aux employeurs.

Des avancées significatives pour la protection

des travailleurs Selon le directeur général de la fonction publique, Achille Ilboudo, ce nouveau cadre juridique vient remplacer l’ancien Code du travail, issu de la loi n°028-2008, et introduit des changements importants dans les conditions d’emploi, la protection des travailleurs et l’organisation du monde professionnel. Parmi les principales innovations, figure la limitation du renouvellement des Contrats de travail à durée déterminée (CDD) à deux fois. Cette disposition vise à mieux encadrer le recours à ce type de contrat. Le texte renforce également la réglementation du travail temporaire et des activités de

placement de main-d’œuvre. Désormais, à entendre le directeur général de la fonction publique, la mise à disposition d’un travailleur temporaire auprès d’une entreprise utilisatrice ne peut excéder une année. Autre avancée, le nouveau code consacre le principe d’égalité de rémunération entre les travailleurs temporaires et les travailleurs permanents lorsqu’ils possèdent une qualification équivalente et occupent le même poste. « Il prend également en compte les évolutions des modes d’organisation du travail à travers l’encadrement du télétravail qui permet d’exercer une activité professionnelle depuis son domicile ou un autre lieu distinct des locaux de l’entreprise », a-t-il laissé entendre. Le texte prévoit aussi plusieurs dispositions relatives à la protection sociale et à la santé au travail. Le repos pour allaitement passe ainsi de 14 à 15 mois, selon les dires de Achille Ilboudo.

En matière de prévention des risques professionnels, les entreprises relevant des secteurs industriels, du Bâtiment et des travaux publics (BTP), ainsi que des mines et carrières, sont tenues de mettre en place un comité de sécurité et de santé au travail dès qu’elles comptent 25 travailleurs. Le directeur général a également évoqué d’autres avancées, notamment le renforcement de la protection contre le licenciement abusif, avec le relèvement du plafond des dommages-intérêts de 18 à 24 mois de salaire, ainsi que la consécration du harcèlement moral comme une infraction réprimée.

Noufou NEBIE