Distribution des manuels de la révolution progressiste populaire : Plus de 125 millions FCFA versés au Fonds de Soutien Patriotique (FSP)

Le Ministre Directeur de cabinet du Président du Faso, le Camarade Capitaine Martha Céleste Anderson Dekomwin MEDAH, a remis ce jeudi 8 octobre un deuxième chèque, de plus de 125 millions FCFA issus de la distribution du Recueil de discours « Le Capitaine Ibrahim TRAORÉ a dit » et du « Manifeste de la Révolution Progressiste Populaire », au profit du Fonds de Soutien Patriotique (FSP).

Cette remise intervient après le chèque de plus de 35 millions FCFA donné en juin dernier. Le Camarade Capitaine Martha Céleste Anderson Dekomwin MEDAH a salué l’engouement des Burkinabè et des amis du Burkina Faso pour ces documents qui a permis d’augmenter les ressources au profit du Fonds de Soutien Patriotique.

 

« C’est l’occasion de renouveler notre appel aux Burkinabè et aux amis du Burkina Faso, à acquérir ces ouvrages d’une part, pour leur propre édification et d’autre part, pour contribuer indirectement au FSP », a soutenu le Camarade Ministre Directeur de cabinet du Président du Faso.

Pour le Camarade Ministre de l’Économie et des Finances, Dr Aboubakar NACANABO, ce chèque d’une valeur de 125 millions 10 mille FCFA constitue l’une des plus grandes contributions de l’année 2026, et est le témoignage de l’engagement du Président du Faso, le Camarade Capitaine Ibrahim TRAORÉ, en faveur du Fonds de soutien patriotique.

Ce geste venant de la plus haute institution de l’État doit être, selon le Camarade Ministre de l’Économie et des Finances, un signal fort pour les Burkinabè et l’ensemble des partenaires de notre pays.

Direction de la communication de la Présidence du Faso

Vaccination : cinq pays africains s’allient contre les enfants « zéro-dose »

Et si le numérique permettait de retrouver les enfants les plus difficiles à atteindre par les programmes de vaccination ? À Dakar, cinq pays africains ont placé la digitalisation au cœur de leurs stratégies de lutte contre les enfants « zéro-dose ». Suivi nominatif, croisement des données géographiques et vaccinales, registres électroniques, interopérabilité des plateformes : les innovations numériques apparaissent désormais comme un levier majeur pour identifier, atteindre et maintenir les enfants dans le parcours vaccinal.

Cinq pays africains veulent accélérer la lutte contre les enfants « zéro-dose ». Le Sénégal, la Côte d’Ivoire, le Gabon, Djibouti et la Gambie ont mis en commun leurs expériences et identifié des solutions susceptibles d’améliorer l’accès à la vaccination des enfants les plus difficiles à atteindre.

La rencontre, organisée par Galien Africa en collaboration avec le ministère de la Santé et de l’Hygiène publique du Sénégal, a réuni pendant quatre jours des délégations des cinq ministères de la Santé, ainsi que plusieurs partenaires techniques, financiers et académiques, dont l’Organisation mondiale de la santé (OMS), l’UNICEF, l’Institut Pasteur de Dakar et la Fondation Gates.

Cette première mission régionale de benchmark s’inscrit dans la dynamique engagée lors du Dîner ministériel organisé en marge du Forum Galien Afrique 2025. L’objectif est de faire de l’apprentissage entre pays un levier pour accélérer la vaccination et réduire durablement le nombre d’enfants « zéro-dose ».

Des solutions observées sur le terrain

Durant les quatre jours de travaux, les délégations ont présenté leurs difficultés, leurs innovations et leurs bonnes pratiques. Elles ont également effectué des visites auprès de la Direction de la Prévention, notamment la Division de l’Immunisation, ainsi que dans le district Dakar Centre.

Les échanges ont notamment porté sur la gestion des stocks, le suivi de la chaîne du froid, la gestion des équipements et la distribution des vaccins. L’expérience sénégalaise a également mis en évidence l’importance de l’accompagnement humain dans l’utilisation des outils numériques.

Après un coaching de proximité, le taux d’utilisateurs actifs du Tracker est ainsi passé de 50 % à plus de 90 %, selon les informations communiquées par Galien Africa.

Dans le district Dakar Centre, les délégations ont également découvert des interventions mobiles organisées entre 16 heures et 20 heures. Une approche qui vise à adapter les horaires et l’offre de vaccination aux réalités des familles.

Les participants ont aussi accordé une attention particulière aux approches communautaires. La « Ronde des jeunes filles », basée notamment sur les relations entre pairs et la confiance, a été présentée comme une expérience destinée à renforcer l’adhésion à la vaccination contre le HPV.

Quatre leviers pour accélérer les résultats

Au-delà du partage d’expériences, les troisième et quatrième journée ont été consacrées à l’analyse des conditions nécessaires pour transposer certaines pratiques dans les différents contextes nationaux.

Les discussions ont notamment concerné le financement domestique et territorial de la vaccination, la mobilisation de nouvelles ressources, la participation des communautés, l’accès aux populations mobiles et frontalières, ainsi que la professionnalisation et la motivation des acteurs de santé communautaire.

Quatre leviers structurants ont finalement émergé des travaux : un financement domestique durable et innovant, une gouvernance multisectorielle, la digitalisation et l’interopérabilité des données, ainsi qu’une participation communautaire renforcée.

Au terme de la mission, les cinq délégations ont retenu 21 actions prioritaires. Deux orientations communes se dégagent de leurs feuilles de route nationales : le renforcement du

Vers une coopération régionale durable

La rencontre de Dakar ne devrait pas rester au stade du simple échange d’expériences. Les cinq pays ont identifié des domaines dans lesquels ils pourront apprendre les uns des autres.

Le Gabon, la Côte d’Ivoire et la Gambie souhaitent notamment s’inspirer de l’expérience sénégalaise en matière d’outils digitaux. De son côté, le Sénégal entend tirer des enseignements de l’expérience gambienne dans la cartographie des enfants « zéro-dose ». Le Gabon prévoit également de partager son manuel de maintenance de la chaîne du froid une fois celui-ci validé.

Une matrice régionale commune doit permettre de suivre les actions retenues, leurs responsables et leurs indicateurs. Une première revue est prévue dans trois mois, suivie d’une seconde à six mois afin d’évaluer les effets obtenus sur l’identification, l’accès aux services et la vaccination des enfants « zéro-dose ».

Pour les participants, l’enjeu dépasse désormais le simple échange de bonnes pratiques. Il s’agit de transformer ces expériences en résultats mesurables sur le terrain : identifier davantage d’enfants, les atteindre, les vacciner et les maintenir dans le parcours vaccinal.

Synthèse :BS

UACO 2026: Guerre communicationnelle: le BIR-C, modèle sahélien de communication

La deuxième journée de la 15e édition des Universités africaines de la communication de Ouagadougou (UACO)
a débuté par l’animation du panel III. Celui-ci a abordé la thématique mettant en lumière le modèle sahélien
de communication sur la souveraineté et la résilience dans un contexte de guerre communicationnelle : Exemple des Bataillons d’intervention rapide de communication (BIR-C).

Les activistes communément appelés « les Bataillons d’intervention rapide de communication (BIR-C) » constituent un rempart contre la désinformation et les manipulations nuisibles à la Révolution progressiste populaire (RPP). C’est la conviction de Sitapha Bihoun, travailleur social qui l’a fait savoir lors de la deuxième journée de la 15e édition des Universités africaine de la communication de Ouagadougou (UACO). Dans son exposé présenté, jeudi 8 octobre 2026 sur le modèle sahélien de communication sur la souveraineté et la résilience dans un contexte de guerre communicationnelle, Sitapha Bihoun a indiqué que face à la désinformation toxique orchestrée contre le Burina Faso, les BIR-C ont entrepris des initiatives communicationnelles permettant aux citoyens de mieux apprehender les réalités, les enjeux, les acquis et les perspectives de la RPP.

Leurs interventions ont renforcé, à son avis, la redevabilité communautaire, la promotion de bons réflexes d’hygiène numérique et informationnelle, la visibilité des institutions et la vérification des faits. Au titre des défis, le communicateur a relevé que l’intégration de l’Intelligence artificielle dans le domaine de la communication a rendu la concurrence entre les créateurs de contenus sur les réseaux sociaux plus rude. Il a également mentionné l’application rigoureuse des sanctions contre les comportements illégaux des internautes sur les réseaux sociaux.

Sitapha Bihoun a rappelé que les BIR-C, en plaçant les leaders de la RPP, les institutions du gouvernement et des Burkinabè au centre de leurs interventions, ont montré à la jeunesse mondiale, la voie à suivre en matière de communication sur les réseaux sociaux axée sur les valeurs de cohésion sociale, de souveraineté et de résilience. Le présentateur a formulé plusieurs recommandations en vue de permettre aux BIR-C d’être plus efficaces dans la prévention contre la désinformation et d’adopter les bons comportements sur les réseaux sociaux. Mieux respecter les lois et les mécanismes qui encadrent les comportements, il a appelé à
développer des formations adaptées aux BIR-C, les doter d’équipements et d’infrastructures technologiques appropriées et développer des modes de travail collaboratifs.

Noufou SAWADOGO

Non à la guerre familiale !

Nous avons des VDP sur le champ de bataille contre les forces du mal, mais qui sont les VDP dans nos familles et où sont-ils ? Nous sommes en guerre contre le terrorisme depuis une décennie mais dans nos familles, on se tire à balle réelle et à bout portant les uns sur les autres, entre frères de sang, parfois dans un silence assourdissant, parfois avec un vacarme inédit qui attire les foules.
De la jalousie déplacée et mal placée à la rivalité malsaine en passant par les coups bas fratricides, nos familles sont minées de rancunes inopportunes. Ce texte est plus qu’une chronique, c’est un coup de gueule et un cri du cœur lancé à la face de nos familles pour une prise de confiance. Ma plume saigne, les mots me manquent face aux maux qui rongent nos vies de famille.

Quand un père de 70 ans ne parle plus avec sa femme, une mère de 60 ans révolus, que peut-on retenir d’une histoire d’amour aux sentiments désuets, effrités par les grands vents du temps ? Quand le mari attentionné d’antan finit sa course sentimentale dans un duel de dos à dos en grelotant dans les bras solitaires d’un amour délétère, dites-moi, c’est quoi l’amour ? Qu’est ce que le mariage s’il peine à être un alliage, mieux un attelage ? Il y a des foyers où le mari subvient convenablement aux besoins de sa famille sans daigner manger la nourriture de sa femme par dégoût ou par méfiance. Quand le plat de madame n’est plus au goût de monsieur et quand madame réduit monsieur au rang de tocard pour son infortune, son infirmité ou sa pauvreté, quelle langue digne va bénir les enfants de l’union ? Quel cœur les portera en prière quand la haine y a élu domicile ?

J’ai vu des frères se détester avec sincérité au point de faire de la haine un héritage légué à leurs enfants pour la postérité. Sur son lit d’hôpital, du haut de ses 50 ans, il jure de ne jamais pardonner et intime aux infirmiers et à sa femme de ne jamais laisser son frère aîné franchir le seuil de la porte de sa chambre d’hôpital. Après deux semaines d’agonie sur son grabat, il rendit l’âme mais avant d’émettre son dernier souffle, il signa de son sang son intransigeance en guise de dernière volonté : « dites à mon frère que je ne veux pas le voir s’incliner sur ma dépouille, de surcroît sur ma tombe ». De vie à trépas, il y a des frères et sœurs du même « ventre » qui se détestent tellement bien, qu’ils se jettent de mauvais sorts pour jouir de leur haine mutuelle.

Parfois, ils ont l’argent mais leur richesse ne sert à personne, si ce n’est pour payer de grands marabouts pour venir à bout de l’autre sur l’autel sanglant du désamour intime et fidèle. Ce qui est curieux, dans ces familles, chacun se dit
« croyant pratiquant ». Il y en a même qui sont allés à Rome ou à la Mecque ! Dès l’entrée de la maison, une croix majestueuse du Christ occupe le fronton de la porte. Chaque dimanche, il se bousculent à l’église mais ne s’asseyent jamais sur le même banc. A l’heure de la communion, ils se bousculent encore pour happer le corps du Christ en scandant un « amen » grandiloquent, plein de vanité. Dans la même catégorie, il y en a qui ont érigé une mosquée dans la cour familiale, mais c’est dehors que Dieu lui-même rôde sans daigner entrer dans le sanctuaire de cacophonie familiale.

Nos familles sont devenues le front des oppositions bestiales de toute nature. Entre la belle-mère et la belle-fille, il n’y a plus rien de beau, tout est peint en noir ; même le bien est vu comme un leurre au revers maléfique. La relation entre la mère et la belle-fille ressemble à un duo de coépouses.
Quand les deux partagent la même concession, chaque jour est un jour de guerre latente ou ouverte sous le regard
inquisiteur des belles-sœurs pyromanes, alliées sûres de la belle-mère. Il y a comme une tradition de rivalité entre ces femmes et beaucoup de foyers ont volés en éclat. Dans cette compétition de basse altitude, la famille se déstructure et se réduit parfois en lambeaux, en affectant tout une fratrie sous le regard désabusé des familles alliées.

Finalement, l’homme est un loup pour l’homme comme se méfiait Thomas Hobbes. Nous vivons à peine 80 ans pour
les plus chanceux, mais nous passons parfois la moitié de notre vie à détester, à convoiter, à bouder. Nous prétendons croire en un Dieu que nous ne voyons pas et nous crions sur tous les toits notre amour pour Lui, mais nous détestons avec un certain plaisir le visible prochain que nous voyons et côtoyons. Mais heureusement, il y a des familles paisibles, parfois même sans un sou vaillant, mais le cœur des membres est rempli d’humanisme et d’amour. Il y a des familles qui ne brandissent pas leur foi mais sont mille fois plus en joie que les folkloristes spirituels de la vanité. En attendant que toutes les familles en crise enterrent la hache de guerre, soyons des solutions plutôt que des problèmes dans nos relations humaines.

Clément ZONGO
Clmentzongo@yahoo.fr

Participation à la souveraineté alimentaire : la Garde républicaine réussit sa première récolte piscicole au Camp Naaba-Koom II

S’inscrivant dans la vision de souveraineté nationale impulsée par le Président du Faso, chef de l’Etat, le camarade capitaine Ibrahim Traoré, la Garde républicaines (GR) a procédé, ce jeudi dans la matinée au Camp Naba-Koom II, à la récolte de sa toute première production de poissons-chats africains communément appelés silures.

Conformément à la vision du camarade capitaine Ibrahim Traoré, et dans une dynamique d’autosuffisance, le Camp Naaba-Koom II, pour
un essai, a été équipé de deux bassins piscicoles d’une capacité de 80 m³ chacun. Grâce à l’accompagnement du Bureau national des grands projets du Burkina et à l’appui technique du ministère en charge des ressources halieutiques, la Garde républicaine a empoissonné
5 000 alevins, répartis entre le premier bassin (2 000 alevins) et le second (3 000 alevins). Après environ sept mois de suivi, d’entretien et d’alimentation, le commandant de la Garde républicaine s’est félicité des résultats obtenus.

La première récolte réalisée affiche des résultats probants, avec des spécimens atteignant un poids moyen d’environ 3,5 kg par poisson.

Pour le chef de Bataillon Jean Ouiya « la présente récolte se veut être un acte majeur symbolisant la volonté du camarade capitaine Ibrahim Traoré, Président du Faso, de
faire de notre chère Patrie un Etat souverain dans tous les domaines, et singulièrement dans le domaine de l’agriculture et de l’élevage ». Au-delà de la réponse aux besoins alimentaires, cette initiative revêt une dimension sociale et humaine essentielle. Pour le ministre conseiller spécial du président du Faso chargé des questions agricoles et de l’autosuffisance alimentaire et coordonateur de l’Initiative présidentielle pour la production agricole et l’autosuffisance alimen- taire (IP-P3A), Dr Abdourasmane Konaté, ces aménagements ont aussi un autre objectif.

Une réinsertion par la production

« Cette initiative permettra aux soldats blessés de guerre et aux invalides d’avoir des activités de production sur place dans des cages mobiles pour produire dans le cadre de la sécurité alimentaire du pays », a-t-il soutenu. Selon l’adjudant Martin Kadeba, la récolte réalisée affiche des résultats probants, avec des spécimens atteignant un poids moyen d’environ 3,5 kg
par poisson, une production destinée en premier lieu à la consommation en interne. Pour garantir la pérennité et la conservation des récoltes, l’unité de production a également été dotée d’un fumoir d’une capacité de 200 kg par jour pour le séchage.

Vers une généralisation dans les casernes

Cette expérience est une étape dans un programme plus vaste. Des projets d’élevage (poulaillers, porcheries, bergeries) sont déjà déployés dans 13 casernes à travers le pays, la pisciculture est appelée à se développer via des formations et la mise à disposition de matériel adapté aux militaires, selon le ministre conseiller spécial Dr Konaté. Cette première récolte réussie au Camp Naaba-Koom II illustre la volonté de l’armée burkinabè de participer activement à l’effort de production nationale et de servir de modèle en matière d’autosuffisance alimentaire.

Direction de la communication de la Présidence du Faso

Plan d’urgence pour la campagne sèche 2026-2027 : 750 forages à prix subventionné pour les producteurs agropastoraux

Le ministère de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources animales et halieutiques a annoncé jeudi 8 octobre 2026, à Ouagadougou, au cours d’une conférence de presse, la mise en œuvre de l’opération spéciale de réalisation de forages à prix subventionné, dans le cadre de la campagne sèche 2026-2027.

Le gouvernement burkinabè va subventionner la réa-lisation de forages au profit des producteurs agropastoraux afin de faciliter leur accès à l’eau et de soutenir la campagne sèche 2026-2027. C’est dans cette dynamique que le ministère de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources animales et halieu-tiques a annoncé la mise en œuvre de cette opération spéciale, le jeudi 8 octobre 2026 à Ouagadougou. Le plan d’urgence de la campagne sèche 2026-2027, selon les conférenciers, comprend dix opérations spéciales de mobilisation de l’eau pour produire dès cette campagne et irriguer 50 000 hectares supplémentaires d’ici au 31 octobre 2027. Il prévoit la réalisation de 750 forages à prix subventionné pour soutenir les producteurs. D’un coût global de 254,79 milliards F CFA, ces opérations visent à rendre productif le patrimoine existant inexploité et à créer de nouvelles superficies irriguées.

Des structures comme l’Agence Faso Mêbo, l’Office national des barrages et des aménagements hydro-agricoles (ONBAH), la Société nationale de l’aménagement des terres et de l’équipement rural (SONATER), le génie militaire, 8 000 « VDP agricoles », 17 ateliers de forage et 4 626 artisans nationaux devraient être mobilisés. L’appel à candida-tures s’étend du 12 au 18 octobre 2026, avec des dépôts en ligne et physiques pour les souscripteurs aux forages à prix subventionné. Le secrétaire technique de l’Offen-
sive agropastorale, hydraulique et halieutique, Amos Kienou, a rappelé que la première année de mise en œuvre de l’Offensive agropastorale, hydraulique et halieutique 2026-2028 a été marquée par des séquences sèches parfois difficiles au cours de la campagne agricole humide 2026-2027. « Certes, ces séquences ne remettent pas fondamentalement en cause la sécurité alimentaire du Burkina Faso, mais rappellent la nécessité de dépendre moins des aléas pluviométriques », a-t-il indiqué. C’est pourquoi, a-t-il justifié, un plan d’urgence de la campagne sèche 2026-2027 a été élaboré en réponse à cette situation. « C’est un plan ambitieux d’un niveau jamais égalé dans notre pays », a assuré Amos Kienou.

Une instruction ferme du chef de l’Etat

Le Directeur général (DG) de la Société Faso Agropôles (SOFA), Oula Damien Ouattara, a rappelé que le plan d’urgence découle d’une instruction du Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, adressée au gouvernement et portée par
le ministère en charge de l’Agriculture. « La campagne en cours a été marquée relative-ment par une pluviométrie peu satisfaisante, jalonnée de poches de sécheresse. Beaucoup d’études montrent que ces types d’épisodes secs pourraient, dans les années à venir, devenir beaucoup plus fréquents », a relevé le DG de la SOFA. Face à ce risque qui se profile à l’horizon, a-t-il dit, le Burkina Faso peut s’appuyer sur sa capacité estimée à 30 000 hectares (ha) de périmètres irrigués techniquement exploita-bles actuellement.

« Nous avons de grandes potentialités en eaux de surface, notamment les barrages dont les curages sont en cours, en eaux souterraines, en terres et en superficies facilement aména-geables et irrigables. Il nous faut donc prendre en urgence des dispositions pour changer ce contraste », a laissé entendre Oula Damien Ouattara. Il faut, a-t-il affirmé, dans un premier volet, mettre à profit l’ensemble des eaux souterraines, entre autres, avec une cible de 750 forages pour cette campagne sèche. Dans un second volet, il a relevé qu’il est question de réduire durablement la dépendance à la pluie. « Cela porte essentiellement sur des terrassements urgents d’environ 62 500 ha, préparant le terrain pour un aménagement commando de 50 000 ha. Ce, pour nous faire gagner en échelle en termes de capacité de périmètres irrigués disponibles et d’équiper ces aménagements avec des ouvrages hydroméca-niques », a noté Oula Damien Ouattara. A son avis, il va s’agir de passer d’environ 30 000 ha de superficies irriguées effectivement exploitables à un seuil de
80 000 ha.

Boukary BONKOUNGOU

UACO 2026: les Afro-descendants comme acteurs clés du narratif international

La journée du jeudi 8 octobre 2026 des Universités africaines de la communication de Ouagadougou (UACO) a été consacrée à une série de communications sur la stratégie de communication des Etats africains souverainistes face à la campagne de manipulation de l’opinion publique.

La première communication intitulée : « Les Afro-descendants comme levier de construction du narratif international du Burkina Faso : enjeux, stratégie et perspectives » a été animée par le directeur de la communication institutionnelle de l’Assemblée législative du peuple (ALP), Paul Ismaël Bicaba. S’appuyant sur une étude qualitative, documentaire et comparative portant sur la période 2015-2026, avec des références au Ghana, au Bénin, au Rwanda et au Burkina Faso, le communicateur a proposé un modèle articulé autour des Afro-descendants, de l’influence du narratif et de la crédibilité (AIN-C). Ainsi, le communicateur a développé sa présentation sur la diplomatie publique, le rayonnement culturel et la crédibilité des messages du Burkina Faso. A l’entendre, les Afro-descendants constituent un levier stratégique pour renforcer la présence du Burkina Faso dans les récits internationaux.

Cependant, il a déploré le fait que malgré ses richesses culturelles, historiques et symboliques, le pays des Hommes intègres reste confronté à une situation où les voix étrangères occupent une place importante dans la construction de son image à l’échelle internationale. Pour changer la donne, il a invité les plus hautes autorités à considérer les Afro-descendants comme des partenaires potentiels capables de contribuer à la production et à la diffusion de récits sur le Burkina Faso. « Leurs réseaux culturels, numériques, économiques, universitaires et citoyens peuvent favoriser le rayonnement du pays et renforcer sa diplomatie publique », a-t-il suggéré. En termes de potentialités, Paul Ismaël Bicaba a énuméré, entre autres, la mémoire de Thomas Sankara, les manifestations culturelles telles que la Semaine nationale de la culture (SNC) et le Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO), le Salon international de l’artisanat de Ouagadougou (SIAO).

« Ces ressources constituent une base pour élaborer un narratif davantage porté par des acteurs multiples. Pour lui, la mobilisation des Afro-descendants ne devrait pas se limiter à des initiatives ponctuelles ou à un rôle de relais des messages officiels, mais à une démarche de co-production, en les associant à la conception des récits et à leur diffusion auprès de publics cibles. Parmi ses pistes de solutions, camarade Bicaba a proposé la mise en place d’un cadre stratégique de diplomatie publique, d’un dispositif interministériel de coordination et d’un conseil consultatif de partenaires, la définition d’un récit central cohérent, fondé sur l’intégrité, la création et la conscience panafricaine. Pour le communicateur, l’efficacité de cette approche dépendra de la crédibilité des porte-paroles, de la cohérence des messages et de l’évaluation de leurs effets sur les opinions nationales et internationales.

Emil SEGDA
Segda9emil@gmail.com

UACO 2026: l’AES face au défi de la souveraineté narrative

Réunis à Ouagadougou, mercredi 7 octobre 2026, pour la 15e édition des Universités africaines de la communication (UACO), des chercheurs burkinabè et nigériens ont planché sur la stratégie de communication des Etats africains souverainistes face aux campagnes de manipulation de l’opinion publique.

La communication est-elle devenue un pilier de la souveraineté dans l’espace de la Confédération des Etats du Sahel (AES) ? C’est autour de cette question que plusieurs communications se sont succédé, mercredi 7 octobre 2026, lors d’un panel organisé dans le cadre de la 15e édition des Universités africaines de la communication de Ouagadougou (UACO). Les échanges étaient modérés par Fousseni Kindo, directeur de cabinet du président du Conseil supérieur de la communication (CSC).

Le premier à prendre la parole est le Nigérien, Dr Youssoufa Halidou Harouna. Il a traité de l’articulation entre communication de crise et communication gouvernementale. Selon lui, la refondation au sein de l’AES repose sur une réalité communicationnelle permanente. D’un côté, une communication de crise dictée par les enjeux sécuritaires et géopolitiques et de l’autre, une communication gouvernementale destinée à légitimer une nouvelle structure étatique. L’intervenant a rappelé que la communication de crise repose notamment sur la réaction rapide, la transparence, l’unification de la parole publique et la coordination interne et externe. Elle permet de maîtriser les faits, de limiter les dégâts et de rassurer le public comme les partenaires.

La communication gouvernementale, quant à elle, explique les politiques publiques, rend compte de l’action de l’Etat et accompagne les mesures d’intérêt général, avec l’ambition d’instaurer un climat de confiance. Les deux formes de communication, a-t-il résumé, obéissent toutefois à des temporalités différentes. La première exige l’immédiateté, la vérité du terrain et la gestion de la panique, tandis que la seconde s’inscrit dans la durée, avec un accent sur la résilience et la déconstruction d’un narratif qualifié d’impérialiste. Le conférencier a évoqué une harmonisation de la parole officielle, portée par les chefs d’Etat, les ministres, les médias confédéraux, les médias publics et les plateformes institutionnelles. Il a cependant relevé plusieurs défis, notamment la souveraineté technologique, la gestion des réseaux sociaux, l’intelligence artificielle, les cyberattaques et la désinformation. La construction d’une souveraineté informationnelle et d’un discours unifié figure ainsi parmi les perspectives.

Déconstruire les discours haineux à travers les sobriquets

Le doctorant burkinabè Sina Ouaro, de l’Université Joseph-Ki-Zerbo, a abordé la déconstruction des discours haineux à travers les sobriquets attribués aux autorités de l’AES. Son étude porte sur le terme péjoratif « IB Cacao », employé par des détracteurs du Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, pour juger irréalisables ses chantiers. En réponse, le groupe musical burkinabè Campus Ambiance a produit une chanson portant le même titre. Selon le chercheur, l’analyse du texte révèle une polyphonie, avec deux voix qui s’opposent. Il s’agit de celle des détracteurs qui dénigrent, et celle du groupe qui défend le chef de l’Etat.

Le message est que ce qui était présenté comme impossible est réalisable au Burkina Faso. Troisième intervenant, le Nigérien Kokia Douna Ba-Koura s’est penché sur la riposte de l’Etat nigérien face aux campagnes de manipulation de l’opinion depuis juillet 2023. Il a décrit un discours souverainiste relayé de manière homogène par le chef de l’Etat, le général Abdourahamane Tiani, et les membres du gouvernement, qui appellent la population à la résilience. Il a formulé plusieurs recommandations, notamment la production d’une information de qualité, le contrôle du financement des médias, l’adoption d’une charte journalistique, la
formation des journalistes locaux au contre-discours et le financement de la recherche sur l’information.

Djakaridia SIRIBIE

UACO 2026: Information et langage au cœur de la guerre communicationnelle

Le deuxième panel de la 15e édition des Universités africaines de la communication de Ouagadougou (UACO) s’est tenu, mercredi 7 octobre 2026, à l’université Joseph-Ki-Zerbo. Modéré par Fousseni Kindo, il a porté sur les « défis de l’information et de la communication en période de guerre».

Au premier jour de la 15e édition des Universités africaines de la communication de Ouagadougou (UACO), mercredi 7 octobre 2026, plusieurs communications étaient à l’ordre du jour du panel 2. Deux d’entre elles ont porté sur « les attitudes et les compétences des acteurs de l’information en situation de guerre communicationnelle», ainsi que sur « le rôle du langage dans la lutte contre le terrorisme ». Dans sa communication intitulée : « les attitudes et compétences des acteurs de l’information et de la communication en situation de guerre communicationnelle », Sahal Zongo, étudiant en master en communication, a insisté sur la responsabilité des acteurs de l’information. Selon lui, ceux qui produisent et diffusent l’information peuvent influencer la manière dont les événements sont compris par le public.

Dans un contexte où les informations circulent rapidement, il a invité les professionnels des médias à rester prudents et à vérifier les informations avant de les diffuser. Pour lui, une information très partagée n’est pas forcément une information vraie. Sahal Zongo a également appelé les acteurs de l’information à résister aux différentes pressions auxquelles, ils peuvent être confrontés. Pour lui, l’intégrité, la loyauté et le sens de l’intérêt collectif doivent être leur boussole. Aussi, il a souligné que la souveraineté informationnelle ne repose pas seulement sur la maîtrise des technologies. Elle dépend également de la responsabilité de ceux qui produisent, contrôlent et diffusent l’information. Pour sa part, Dr Noindonmon Alain Hien, enseignant-chercheur à l’université Bernard Ledéa Ouédraogo, a consacré sa communication au thème : « Quel langage pour la communication dans la lutte contre le terrorisme ? ».

Son exposé porte sur le rôle du langage dans la lutte contre l’extrémisme violent au Burkina Faso et dans les autres pays de la Confédération des Etats du Sahel (AES). Selon le chercheur, le langage peut jouer un rôle dans les processus de radicalisation. Certains groupes peuvent utiliser des mots et des expressions pour présenter leurs actions d’une certaine manière, les justifier ou influencer les populations. Dans le cadre de sa présentation, Dr Hien a analysé des publications sur les réseaux sociaux, notamment Facebook et X (ex-Twitter), ainsi que des contenus de médias nationaux et étrangers. Cette analyse a montré que le terrorisme n’est pas toujours présenté de la même manière. Les mots utilisés peuvent varier selon les acteurs et les espaces de communication. Pour Dr Hien, il est donc important d’analyser les discours utilisés autour du terrorisme. Cela permet de mieux comprendre les stratégies de communication des groupes terroristes et d’adapter les réponses.

Boudayinga J.-M. THIENON

Souveraineté informationnelle dans l’AES: les Editions Sidwaya, l’AMAP et l’ONEP unissent leurs plumes

Les Editions Sidwaya du Burkina Faso, l’Agence malienne de presse et de publicité (AMAP) et l’Office national d’édition et de presse (ONEP) du Niger ont signé, le mercredi 7 octobre 2026 à Ouagadougou, une convention
de partenariat.

Les médias publics de presse écrite de la Confédération des Etats du Sahel (AES) unissent leurs forces pour mieux consolider la souveraineté informationnelle. En effet, à l’occasion du forum des acteurs des médias et de la communication de l’AES, tenu en marge des 15e Universités africaines de la communication de Ouagadougou (UACO), les Editions Sidwaya, l’Agence malienne de presse et de publicité (AMAP) et l’Office national d’édition et de presse (ONEP) du Niger ont scellé un partenariat par la signature d’une convention, le mercredi
7 octobre 2026.

A travers ce partenariat, les trois médias pourront, entre autres, développer des formations conjointes, favoriser
les échanges d’expertise, promouvoir l’innovation numérique et encourager un usage responsable de l’intelligence artificielle dans le journalisme. « Cette convention constitue un cadre privilégié pour renforcer les échanges de contenus, les publications croisées, les productions communes et les dossiers consacrés aux enjeux politiques, économiques, sociaux, culturels, sécuritaires et diplomatiques de notre espace confédéral », a indiqué la directrice générale des Editions Sidwaya, Assétou Badoh. Pour elle, le secteur des médias connaît de profondes mutations, marquées par l’accélération du numérique, l’évolution des usages et la multiplication des phénomènes de désinformation.

Face à ces défis, a-t-elle estimé, il est nécessaire pour les médias publics d’unir leurs forces et de mutualiser leurs expériences. « Notre ambition est de mieux faire connaître nos peuples, nos territoires, nos cultures, nos patrimoines et nos initiatives de développement endogène », a-t-elle confié. Pour Assétou Badoh, la souveraineté informationnelle suppose que les trois pays soient capables de produire et de diffuser leurs propres récits à partir de leurs réalités, de leurs valeurs et des aspirations de leurs populations.
Le porte-parole des éditeurs des médias publics de l’AES, le directeur général de l’AMAP, Alassane Souleymane a indiqué que la signature de ce protocole d’accord n’est pas un fait isolé.

« Elle parachève une dynamique d’intégration médiatique globale, engagée étape par étape », a-t-il précisé. Il a rappelé que les quotidiens nationaux sont les acteurs médiatiques les plus anciens et les plus résilients de l’espace confédéral. « L’Essor au Mali éclaire le quotidien de ses lecteurs depuis 1949. Au Niger, Le Sahel, fondé en 1974, a succédé au Temps du Niger né en 1961. Sidwaya trace les sillons de la vérité depuis 1984, marchant dans les pas du mythique Carrefour africain créé en 1959 », a-t-il détaillé. Alassane Souleymane appelle les autorités nationales et confédérales à prendre soins des quotidiens nationaux. « Lors de chaque activité d’importance nationale, veillons à ce que la télévision, la radio, l’agence de presse et le quotidien national soient mobilisés ensemble », a-t-il plaidé.

Il a enfin émis le vœu qu’un investissement massif soit fait dans les médias publics, rappelant qu’ils appartiennent au peuple. Prononçant le mot de clôture des travaux du forum des acteurs des médias et de la communication de l’AES, le représentant du ministre chargé de la Communication, Sy Christian Innocent Ouattara a salué la qualité des panels et des échanges qui ont permis de partager les expériences, d’harmoniser les approches et de faire émerger une vision commune de la communication dans l’espace AES. Il a souhaité que les recommandations issues des travaux servent de plan d’actions pour renforcer la coopération entre les acteurs des médias et de la communication.

Leila Sylvia SAWADOGO

UACO 2026 : la souveraineté communicationnelle au cœur du premier panel

Le premier panel de la 15e édition des Universités africaines de la communication de Ouagadougou (UACO)
a eu lieu, mercredi 7 octobre 2026, à l’Université Joseph-Ki-Zerbo.

Placée sur le thème : « Dans un contexte de guerre communicationnelle, quelles attitudes et aptitudes pour les acteurs de l’information et de la communication en Afrique ? », la 15e édition des Universités africaines de la communication de Ouagadougou (UACO) a débuté avec les différentes communications inscrites au programme. Modéré par Zoumana Traoré, le premier panel
a abordé quatre axes.

Le directeur de l’information de l’Agence d’information du Burkina (AIB), Apollinaire Tilado Abga, a développé le thème : « Le Burkina Faso à la conquête de la maîtrise deses propres récits face à la désinformation des médias étrangers ». Pour lui, cette bataille a commencé avec la prise du pouvoir par le capitaine Ibrahim Traoré. Il a relevé que ce changement de paradigme a notamment conduit au départ des troupes militaires étran-gères stationnées au Bur-kina Faso et à l’adoption de mesures favorables à la souveraineté nationale.

Selon lui, cette nouvelle posture a suscité une réaction des puissances impérialistes. Le communicateur a souligné que le pouvoir, dans sa quête de souveraineté, a notamment réduit le train de vie de l’Etat. « Le pays s’est réapproprié ses ressources et des unités industrielles sont ouvertes un peu partout », a-t-il lancé. Il a expliqué que la stratégie de maîtrise des récits repose
sur le chef de l’Etat, le gouvernement et l’outil d’études stratégiques. « Ces trois piliers essentiels combinés avec les Bataillons d’intervention rapide de la communication (BIR-C) travaillent à déconstruire les clichés et mènent la campagne contre la désinformation », a-t-il affirmé.

Antidote contre les fake news

…avec les participants.

Le deuxième panéliste, Paul Ismaël Kiswendsida Nana, a abordé la tropica-lisation des contenus comme stratégie face à la guerre communicationnelle dans le contexte de la Révolution progressiste populaire (RPP). Ce doctorant en communication estime qu’une nouvelle ligne de défense s’est dessinée depuis l’arrivée au pouvoir du capitaine Traoré, avec pour objectif d’« extirper de nos médias l’impérialisme culturel et informationnel». Il a également relevé une présence accrue du régulateur à travers des décisions visant à assainir
le paysage médiatique.

Mohamed Doumi Zan-Karambiri s’est intéressé aux enjeux, défis et pers-pectives des BIR-C. Selon lui, ces unités permettent d’orienter les populations, de répondre à certains récits et de renforcer la visibilité des actions du gouvernement. « Ils sont un antidote contre les fakes News et contribuent à la mobilisation citoyenne autour des Forces de défense et de sécurité », a-t-il soutenu. Il a toutefois suggéré
un meilleur encadrement de ces acteurs.

Le quatrième axe : « Communication stratégique inter-générationnelle (CSIA) face aux campagnes de manipulation de l’opi-nion publique », a été présenté en ligne par Ismaël Touré. Face aux mutations de l’information, il a préconisé une communication endogène qui « valorise nos valeurs, notre identité à travers notre façon de nous dévoiler aux autres ».
Il a enfin insisté sur l’urgence de documenter les savoirs et de donner
à la jeunesse les moyens de produire plutôt que de consommer. « Nous devons documenter les savoirs des aînés et faire parler la mémoire dans le langage du numérique », a-t-il martelé.

Yacouba BELEM

Souveraineté informationnelle : les médias de l’AES accordent leurs violons

En marge de la 15e édition des Universités africaines de la communication de Ouagadougou (UACO), les acteurs des médias et de la communication de la Confédération des Etats du Sahel (AES) se sont réunis, mercredi 7 octobre 2026 à Ouagadougou.

Les mots et les images sont devenus des instruments stratégiques de guerre. C’est dans cette dynamique que les acteurs des médias et de la communication de la Confédération des Etats du Sahel (AES) ont tenu, mercredi 7 octobre 2026 à Ouagadougou, un forum sur le thème : « Médias et souveraineté de la Confédération des Etats du Sahel ». Selon le ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, cette rencontre offre un cadre de réflexion sur les enjeux de la guerre communicationnelle et ses implications pour les professionnels de l’information et de la communication. Selon lui, la guerre ne se limite plus aux champs de bataille.

Elle se joue également dans les rédactions, sur les plateformes numériques et à travers les différents canaux de diffusion de masse. Cet usage de l’information et de la communication, a-t-il poursuivi, doit être contré par un discours alternatif afin de déconstruire les stéréotypes et autres messages subversifs diffusés à dessein pour ternir l’image des Etats et dissuader leurs partenaires et amis à travers le monde. Pour lui, les hommes et femmes des médias doivent être des acteurs conscients et responsables, afin de faire de l’information un outil essentiel dans la lutte pour la souveraineté de l’AES. Le ministre a invité les journalistes à renforcer leurs capacités face à la désinformation, à promouvoir une stratégie de communication concertée et à produire davantage de contenus valorisant les réalités et les initiatives sahéliennes.

Respect des normes et des valeurs sociales

Quant au président de la Commission nationale de l’AES, Bassolma Bazié, il a indiqué que l’information constitue l’une des armes les plus précieuses dans la bataille engagée par l’AES pour l’affirmation de son indépendance. Il a appelé les pays de l’espace confédéral à se donner les moyens de produire et de diffuser leurs propres contenus, ainsi que de construire un puissant éditorial indépendant pour porter le regard de l’AES sur l’Afrique et sur le monde.

L’enseignant-chercheur Dr Lassina Kaboré, dans une communication, a mis en évidence les réactions, à la fois positives et critiques, des internautes à la suite de la publication d’articles produits par la RTB et les médias publics du Mali et du Niger. Pour lui, les journalistes de l’espace confédéral doivent s’appuyer sur l’éthique et la déontologie de la profession. Il a également insisté sur l’importance des normes sociales et des valeurs endogènes dans la construction d’un nouveau narratif médiatique.

Les participants ont identifié plusieurs pistes pour renforcer cette coopération. Il s’agit notamment de la coproduction de séries et de documentaires, de l’immersion des professionnels dans les rédactions des pays membres, de la création d’une base de données commune de contenus et d’archives, ainsi que du développement de productions destinées aux plateformes numériques. L’intelligence artificielle et les nouvelles technologies ont également été présentées comme des outils susceptibles de renforcer les capacités de production et de diffusion des médias de l’espace confédéral. Les professionnels ont, par ailleurs, souhaité développer davantage de contenus consacrés à l’histoire, aux cultures, aux langues nationales, à la jeunesse et au patrimoine des trois pays.

Coopération des médias

Le forum a également été marqué par un partage d’expériences entre les professionnels des médias des pays de l’AES. Il a permis de mettre en lumière le contexte, les acquis, les enseignements et les perspectives de cette coopération. La directrice générale des Editions Sidwaya, Assétou Badoh, a présenté l’état et les perspectives de coopération entre les presses écrites de l’AES. Cette coopération repose, selon elle, sur les échanges d’informations, le partage d’expériences, l’accompagnement des équipes en déplacement et les immersions professionnelles. Les rédactions ont également commencé à produire des contenus communs et à partager certains articles, malgré l’absence d’une convention officielle.

Les perspectives, a-t-elle annoncé, portent également sur la modernisation des plateformes numériques, la valorisation des archives, la formation commune des professionnels, la mutualisation de certains équipements et consommables, ainsi que la mise en place de mécanismes communs de lutte contre la désinformation. Du côté de l’audiovisuel, le directeur général de la RTB, Galip Somé, a indiqué que la coopération entre les médias audiovisuels a permis de mettre en place un espace médiatique commun, fondé sur le partage quotidien de contenus, d’émissions et de programmes. A cela s’ajoute la création de la page AES. Cette coopération, a-t-il poursuivi, a également favorisé la mutualisation des compétences techniques et logistiques.

Wendaabo Cathérine KOURAOGO
Déborah Bénédicte
Yaméogo
(stagiaire)

 

 

UACO 2026 : l’Afrique se mobilise pour sa souveraineté informationnelle

La 15e édition des Universités africaines de la communication de Ouagadougou (UACO) s’est ouverte, mercredi 7 octobre 2026. C’est le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo qui a donné le top départ.

Les professionnels des médias et de la communication veulent mener la bataille pour la souveraineté de l’Afrique sur le terrain de l’information. C’est pourquoi, durant trois jours, ils se réunissent dans la capitale burkinabè pour des réflexions, à l’occasion de la 15e édition des Universités africaines de la communication de Ouagadougou (UACO). Placée sur le thème : « Dans un contexte de guerre communicationnelle, quelles attitudes et aptitudes pour les acteurs de l’information et de la communication en Afrique », cette édition qui se tient du 7 au 9 octobre 2026, sera marquée entre autres, par des panels, des échanges entre médias et des expositions.

Plusieurs délégations africaines d’Hommes de médias et d’experts de la Guinée-Bissau, du Mali, du Niger et du Cameroun ainsi que des acteurs d’autres pays africains participent à cette édition. L’ouverture a été présidée par le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo. Quant à la conférence inaugurale, elle a été animée par le politologue et essayiste camerounais, Claude Wilfried Ekanga. Le ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, a indiqué que, face aux réseaux sociaux et l’intelligence artificielle, la question fondamentale demeure la place de l’Afrique dans la production de sa propre information. Pour ces présentes UACO, a-t-il annoncé, le comité scientifique a structuré les travaux autour de deux axes thématiques majeurs qui feront l’objet de 35 communications.

L’innovation majeure, a-t-il laissé entendre, est le forum des acteurs des médias et de la communication de la Confédération des Etats du

Le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo : « nous vivons une période où l’information est devenue une ressource stratégique de gouvernance».

Sahel (AES) et la tenue de la première édition des Zama d’or, un concours destiné à valoriser l’excellence et la créativité des professionnels locaux. Le ministre a souhaité que les acteurs des médias se mettent dans la danse pour mener cette guerre pour la souveraineté informationnelle de l’Afrique. « La guerre se mène certes sur le terrain face aux ennemis, mais aussi sur le terrain de la communication. C’est en cela que nous parlons de guerre communicationnelle », a-t-il affirmé. Il pense que les professionnels des médias ont également un rôle important à jouer. « Les gouvernants ont déjà joué leur partition.

Aujourd’hui, nous estimons qu’il est important que les hommes et femmes de médias prennent le relais et assument pleinement leurs responsabilités », a-t-il interpelé. Le ministre a notamment insisté sur l’appropriation de concepts tels que le journalisme de solution et le journalisme de développement. « Nous sommes certains qu’à l’image de nos vaillantes forces combattantes qui sont en train de gagner la guerre, nous allons également gagner la guerre communicationnelle », a-t-il conclu.

Vers une souveraineté globale

Le parrain de cette édition, Bassolma Bazié, président de la Commission nationale de l’AES a lancé un appel à « faire parler l’Afrique par l’Afrique ». Pour lui, les stylos et les crayons sont des balles, faisant des communicateurs, des acteurs à part entière sur le théâtre des opérations informationnelles. Citant Thomas Sankara, il a appelé au retour aux ressources intellectuelles de l’Afrique. « Si vous buvez à la mauvaise source, l’information et la communication deviennent des armes tactiques de destruction », a-t-il prévenu. Quant au Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, il a relevé que dans la bataille des récits, le journaliste africain doit prendre ses responsabilités lorsque sa patrie est agressée. « Pendant longtemps, notre histoire a été racontée par d’autres, analysée à travers des grilles de lecture conçues ailleurs. Cette époque doit prendre fin », a-t-il martelé. Pour lui, un peuple qui ne produit pas sa propre information reste vulnérable et dépendant. « La souveraineté nationale ne peut être entière si elle n’est pas aussi informationnelle et communicationnelle », a-t-il expliqué.La cérémonie d’ouverture s’est achevée par la visite des stands d’exposition, où les autorités ont pu apprécier le dynamisme et le savoir-faire des entreprises de presse panafricaines.

Julien ZOUNGRANA
Aïssatou DIARRA
(Stagiaire)

JEPPC 2026: Le Ministre Parole-parole du Gouvernement dialogue avec le peuple

Le Ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme le Camarade Pingdwendé Gilbert OUEDRAOGO était face aux citoyens ce mardi 6 octobre 2026 au Pavillon Soleil Levant du Salon international de l’artisanat de Ouagadougou ( SIAO) afin de présenter les différentes réalisations et innovations de son département sur la période du 30 septembre 2022 à nos jours dans le cadre des Journées d’engagement patriotique et de participation citoyenne (JEPPC).
Dans son exposé liminaire, le Ministre Pingdwendé a d’abord présenté son département. Jadis scindé en plusieurs départements, le ministère a connu une fusion en 2022 et compte 2450 agents, 13 Directions régionales de la Culture, des Arts et du Tourisme (DRCCAT), 45 Directions Provinciales de la Culture, des Arts et du Tourisme ( DPCCAT), 10 Établissements Publics de l’État (EPE).
La mission du MCCAT est d’assurer l’élaboration, la mise en œuvre et le suivi de la politique du Gouvernement en matière de Communication, de Culture, des Arts et du Tourisme.
Au titre des bilans réalisés par le MCCAT de 2022 à nos jours, on note entre autres dans le domaine de la communication et des médias une stratégie de communication gouvernementale en temps de guerre où les actions engagées dans le cadre de cette stratégie ont permis de renforcer la cohérence et l’impact de la communication gouvernementale, d’accroître la production de contenus audiovisuels, de sensibilisation de la population et de renforcer l’information des populations sur la dynamique et les acquis engrangés par les forces combattantes dans la lutte contre le terrorisme.

Des explications du Ministre Pingdwendé, les actions et réformes engagées au sein du département dans le domaine de la Culture et des Arts sur la période ont contribué à renforcer la protection et la promotion du patrimoine culturel à travers l’institutionnalisation de la Liste nationale du patrimoine culturel, l’adoption de deux décrets de classement de 142 biens culturels immeubles et de 190 éléments du patrimoine culturel immatériel, l’institution du Mois du Patrimoine Burkinabè, …
En ce qui concerne le domaine du tourisme, les actions et réformes engagées depuis 2022 ont permis selon le chef du département en charge du Tourisme de renforcer le cadre réglementaire et l’application des textes tels l’adoption des décrets d’application de la Loi n 011-2021/AN du 16 avril 2021 portant loi d’orientation du tourisme au Burkina Faso qui prend en compte de nouveaux types d’établissements touristiques, l’organisation de 17 ateliers de vulgarisation des nouveaux textes du tourisme, l’octroi de plus de 1000 licences d’affaires, le lancement du Projet de construction des infrastructures du Mémorial Isidore Noël Thomas SANKARA (PCIM-INTS).
En perspectives, le MCCAT entend concrétiser le renouveau culturel avec comme corollaire l’endogénéisation de notre processus de développement, la mise en place d’un observateur national de faits culturels, la stratégie nationale de la Culture et du Tourisme, la mise en œuvre des grands projets en l’occurrence le projet Bigtogo pour la mise en valeur du site touristique et culturel dans la commune de Pabré et le renforcement des aménagements du site de Samandéni.
A l’issue de l’exposé suivi d’échanges avec l’assistance, le Camarade Ministre Pingdwendé Gilbert OUEDRAOGO a procédé à la dédicace du document du répertoire des noms de famille du Burkina Faso.
DCRP/MCCAT

Rentrée scolaire : miser dans les paris sportifs pour payer les scolarités

La semaine dernière, Kantigui est allé prendre un bol d’air dans un kiosque à café de la place. Entre deux gorgées de café, il a surpris une conversation pour le moins étonnante entre deux pères de famille. « Je pense que c’est mieux de miser sur une cote de 20. Si ça passe, tu pourras payer les frais de scolarité et garder le reste pour tes autres dépenses », conseillait l’un d’entre eux. Et, l’autre, visiblement (…)

Retrouvez On murmure sur https://www.sidwaya.info/numerique/

Kantigui

kantigui2000@gmail.com

Coopération bilatérale : le Royaume-Uni réaffirme son engagement à renforcer le partenariat avec le Burkina

Le camarade ministre des Affaires étrangères, Karamoko Jean Marie Traoré, a reçu ce lundi du 5 octobre 2026, l’envoyé spécial du Royaume-Uni pour le Sahel, M. Jonathan Croft en visite de travail au Burkina Faso, accompagné de l’ambassadeur du Royaume-Uni au Burkina Faso, SEM Agnus MCKEE.

L’envoyé spécial du Royaume-Uni dit être venu échanger avec le chef de la diplomatie burkinabè sur des perspectives de renforcement des relations de coopération entre son pays et le Burkina Faso, notamment dans le domaine des investissements et de la résilience face aux changements climatiques. Pour lui, cette audience s’inscrit dans le prolongement des échanges entre le camarade ministre des Affaires étrangères et la ministre britannique en charge du développement international, en septembre dernier à New York, en marge de la 81e Assemblée générale de l’ONU.

L’envoyé spécial a d’ailleurs salué l’organisation de l’évènement parallèle de la Confédération AES au Nations unies, en ce sens qu’il a permis d’apporter une réponse aux narratifs erronés et de montrer un pan des avancées notables dans l’espace confédéral. Reconnaissant que le terrorisme n’a pas de frontière, il a également salué les initiatives telles que la MISAHEL et a encouragé une approche plus globale dans la sous-région pour mieux faire face à ce phénomène.

Pour le chef de la diplomatie burkinabè, une approche globale face au terrorisme pourrait avoir un succès à priori, mais cela nécessite une reconstruction de la confiance et une harmonisation dans la définition et la perception du terrorisme par l’ensemble des pays de la sous-région qui sont touchés ou menacés par ce phénomène qui n’est pas endémique. A l’issue des échanges, le diplomate britannique s’est réjoui de l’ouverture des autorités burkinabè et a salué cette opportunité qui lui a été offerte afin  d’exprimer le souhait de son pays de développer davantage l’axe Ouagadougou-Londres.

 

DCRP/MAE

Souveraineté alimentaire: le Burkina veut réduire sa dépendance aux importations

Le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, le ministre d’Etat, ministre chargé de l’Agriculture, le commandant Ismaël Sombié et le ministre d’Etat, ministre chargé de l’Administration territoriale, Émile Zerbo ont animé un panel de haut niveau sur le thème : « Du champ au marché, produire et consommer burkinabè pour renforcer notre souveraineté », le mardi 6 octobre 2026 à Ouagadougou.

Le Burkina Faso ne veut plus dépendre des importations pour nourrir sa population. A l’occasion d’un panel de haut niveau organisé en marge de la IIIe édition des Journées nationales d’engagement patriotique et de participation citoyenne (JEPPC), les autorités du pays se sont réunies lors d’un panel autour du thème : « Du champ au marché, produire et consommer burkinabè pour renforcer notre souveraineté », pour dresser le bilan et ouvrir des perspectives d’une transformation agricole. C’était, le mardi 6 octobre 2026, à Ouagadougou.

Modéré par le ministre d’Etat, ministre de l’Administration territoriale et de la Mobilité, Émile Zerbo, ce cadre d’échanges a mis en lumière la complicité et la collégialité de l’équipe gouvernementale.

Dans sa communication inaugurale, Le ministre d’Etat, ministre de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources animales et halieutiques, le commandant Ismaël Sombié a rappelé qu’en 2022, le Burkina Faso faisait face à un taux d’insécurité alimentaire touchant 19,8 % de sa population, avec le sac de maïs qui se vendait à plus de 30 000 F CFA sur le marché. Il a révélé que l’Etat dépensait annuellement 85,9 milliards F CFA pour l’importation du riz et près de 62 milliards F CFA pour le blé et ses dérivés.

Des productions historiques en 2025

Face à ce qu’il a nommé de « paradoxe burkinabè », le ministre en charge de l’agriculture a indiqué que le pays dispose d’un potentiel naturel sous-exploité. « 9 millions d’hectares de terres agricoles labourables, 233 500 hectares de terres irrigables et 500 000 hectares de bas-fonds aménageables », a-t-il cité, entre autres. Le ministre d’Etat a confié que ce sont ces chiffres qui ont provoqué le sursaut du capitaine Ibrahim Traoré qui a donné l’ordre de mener une « offensive » pour inverser la tendance et restaurer la dignité nationale. Il a rappelé que la barre des 7 millions de tonnes de céréales produites a été franchie, permettant d’atteindre un taux de couverture des besoins céréaliers de 124,6 %. Pour le riz paddy, la production s’est élevée à 1 537 000 tonnes contre 426 000 tonnes en 2022, portée par l’aménagement de près de 40 000 hectares de bas-fonds et 14 571 hectares de périmètres irrigués.

En ce qui concerne le maïs, la production a atteint 2 600 000 tonnes, dépassant largement les objectifs initiaux, selon le ministre. La filière laitière, quant à elle, a atteint une production nationale de 6 000 à 7 000 litres de lait par jour, pour un objectif cible de 10 000 litres grâce à l’importation de vaches performantes. Il a par ailleurs précisé que la priorité absolue pour la deuxième phase de l’Offensive agro-pastorale est la maîtrise de l’eau tout au long de l’année afin de sécuriser les récoltes face aux aléas de la pluviométrie.

Miser sur la qualité des produits

Quant au Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, il a félicité le premier responsable en charge de l’agriculture pour la tenue de ses engagements et la rigueur de sa gestion. Il a rejeté les explications fatalistes de certaines personnes qui attribuent la fragilité des récoltes à des causes métaphysiques. « Nous le prenons comme un message de la nature pour nous dire qu’il faut réagir et nous donner les pleines capacités d’être maîtres du destin du Burkina Faso », a-t-il déclaré. Il a également averti qu’en cas de crise majeure, chaque pays chercherait d’abord à satisfaire les besoins de sa propre population. Le Burkina Faso pourrait alors avoir des difficultés à importer des produits, même s’il dispose de moyens financiers, a-t-il expliqué.

« Même avec notre argent, nous n’aurons pas la possibilité d’aller chercher ailleurs », a-t-il laissé entendre.

Le Premier ministre a invité tous les acteurs de la chaîne logistique, de conservation, de transformation et d’emballage à faire de l’esthétique et de l’excellence, la règle

absolue. « Il faut que le patriotisme du consommateur burkinabè rencontre la qualité des produits faits au Burkina », a-t-il émis tout en assurant qu’aucun obstacle ne saurait freiner la marche de la Révolution progressiste populaire (RPP).

Julien ZOUNGRANA

 

Le trublion Embalo

Alors que l’on croyait que l’ancien Président bissau-guinéen, Umaro Sissoco Embalo, allait prendre une retraite politique, il affiche une posture contraire. Son engagement aux côtés de son ex-homologue sénégalais, Macky Sall, dans sa course au poste de SG de l’Organisation des Nations unies (ONU) avait déjà donné des signaux. Son intention de revenir au pouvoir a confirmé ses ambitions au grand jour. En fin septembre, l’ancien dirigeant bissau-guinéen a annoncé depuis son exil marocain sa volonté de retourner au bercail et de se présenter à la présidentielle du 6 décembre prochain.

Alors qu’il venait de solliciter un second mandat de cinq ans et était dans l’attente des résultats pour rempiler, Embalo a été victime d’un coup de force à polémique, en novembre 2025.  Son départ forcé du pouvoir allait faire moins de spéculations, s’il n’avait pas lui-même porté l’information au monde entier. Ce triste sort n’a pourtant pas servi de leçon à l’ex-chef de l’Etat bissau-guinéen qui a échoué à regagner son pays le 4 octobre dernier, comme indiqué et dans l’espoir de participer à la future présidentielle. Les autorités de la Transition, avec à leur tête, le général Horta Ntam, n’ont pas validé ce retour, au motif que les conditions de sécurité pour accueillir Embalo n’étaient pas réunies.

A voir de près, ce « come-back » raté sonne comme une attitude de prudence, voire une prise de distance de la Transition envers Embalo. Plusieurs militaires proches de lui ont été d’ailleurs désarmés, ces jours-ci, sans doute pour écarter des velléités de coup de force. Permettre à l’exilé du Royaume chérifien de revenir en terre bissau-guinéenne, dans le contexte de préparation des élections censées consacrées le retour à un ordre constitutionnel normal pourrait entrainer des troubles. Résolument engagée à sortir

des moments d’incertitudes, la Guinée-Bissau, pays d’Afrique de l’Ouest coutumier de l’instabilité sociopolitique, ne peut pas se payer le luxe de retomber de sitôt dans ses travers. A quel jeu joue Embalo ? Au lieu de tirer un trait sur le passé et de planifier un autre avenir, il s’échine à vouloir reprendre les rênes du pays. Ce projet n’est pas une bonne idée, puisqu’il intervient à un moment critique de l’histoire sociopolitique de sa chère patrie. Même s’il appelle ses partisans à ne

pas poser d’actes de nature à compromettre la paix en Guinée-Bissau, le rêve de revenir au-devant de la scène peut nuire à la cohésion sociale. Il devrait plutôt faire profil bas et espérer le meilleur pour sa nation.  Au-delà de la candidature de l’ex-chef de l’Etat bissau-guinéen, qui est en train d’endosser le rôle de trublion, la question des présidentiables se pose.  Si le président de la Transition est exclu du jeu par la Charte de la Transition, on s’interroge sur les potentiels candidats à la présidentielle en vue.  Les figures de proue de l’opposition sont en mauvaise posture, pour prétendre briguer la magistrature suprême, même si les textes ne les en empêchent pas.  Le leader du Parti africain pour l’indépendance de la

Guinée et du Cap-Vert (PAIGC), Domingo Simoès Pereira, est en résidence surveillée. Le challenger d’Embalo, Fernando Dias, vainqueur de la présidentielle de 2025, selon certaines informations, lui, a obtenu l’asile politique auprès du Nigéria. Dans ces conditions, peut-on dire que la présidentielle du 6 décembre prochain sera véritablement libre, crédible et transparente ? La suite des évènements nous éclairera…

Kader Patrick KARANTAO

Burkina Faso : La BAD finalise sa stratégie-pays 2027-2031

Le Bureau pays de la Banque africaine de développement (BAD), en collaboration avec le ministère de l’Economie et des Finances, a organisé le mardi 6 octobre 2026 à Ouagadougou, un atelier de finalisation du Document
de stratégie-pays (DSP) sur la période 2027-2031.

La Banque africaine de développement (BAD), partenaire technique et financier au
développement du Burkina Faso, prépare sa nouvelle stratégie-pays pour la période 2027-
2031. Pour la mise en œuvre effective dudit document en 2027, il a été soumis pour
validation par tous les acteurs, le mardi 6 octobre 2026, à Ouaga-
dougou. « C’est un document qui fixe le cadre de coopération pour les cinq années à venir.
C’est donc un exercice participatif et qui s’inscrit dans la vision déclinée par le gouvernement », a expliqué le représentant du Ministre de l’Economie et des finances (MEF), Souleymane Nabolé.

Selon le responsable-pays du bureau de la BAD au Burkina Faso, Daniel Ndoye, le document porte sur deux domaines prioritaires à savoir le développement des chaines de valeurs industrielles avec un accent sur l’agro-industrie manufacturière et le renforcement des infrastructures résilientes en soutien à la compétitivité, avec une
extension aux secteurs des transports et de l’énergie.

« A travers ces deux priorités, la banque entend accompagner les efforts du gouvernement en faveur d’un tissu industriel renforcé, d’une plus grande transformation des matières premières locales, d’une diversification des exportations, d’une réduction des coûts de transport et d’un meilleur accès à une énergie propre, durable et à moindre coût », a-t-il expliqué.

Et de poursuivre qu’il s’agira d’accompagner le processus de transformation et de mettre en œuvre des programmes, des projets qui permettent de répondre aux besoins des
populations, tout en ayant une attention particulière à certains domaines transversaux
comme l’emploi des jeunes, l’autonomisation des femmes, le développement du secteur
privé et l’inclusion des populations les plus vulnérables.

« Le DSP prévoit pour la période 2027-2029, un programme indicatif de sept opérations d’un montant total d’environ 334 milliards F CFA, auquel s’ajouteront le dialogue sur les politiques publiques, des études économiques et sectorielles, ainsi que des services de conseil et des actions d’assistance technique », a indiqué Daniel Ndoye. Pour lui, la finalisation de ce document est un exercice qui s’appuie sur les expériences tirées de la mise en œuvre du document de stratégie précédent, sur le plan relance 2026-2030, sur la
stratégie décennale de la BAD 2024-2033, ainsi que les quatre points cardinaux de la
banque.

Déjà sept opérations au programme du DSP

Souleymane Nabolé, quant à lui, a soutenu que le document de stratégie-pays est un
instrument d’orientation stratégique qui déterminera les investissements, les réformes et les appuis techniques susceptibles d’accompagner la transformation de l’économie jusqu’en
2031.

« Après la consultation conduite en mai 2026 et l’approbation en juin dernier, des
orientations stratégiques par les instances de la banque, il nous appartient désormais de
nous assurer que le futur partenariat reflète pleinement les aspirations et les priorités du
Burkina Faso d’où la tenue de cet atelier. Cette orientation aussi rejoint l’offensive
industrielle 2026-2028 engagée par le gouvernement pour faire en sorte que nos matières
premières génèrent davantage d’emplois, de revenus et de prospérité pour les Burkinabè »,
a-t-il laissé entendre.

Le portefeuille de la BAD est composé de 19 opérations pour un montant d’environ 950
millions de dollars, soit environ 570 milliards F CFA. « Dans les années à venir, nous
comptons aussi mobiliser autant pour accompagner le programme de développement. Nous
pensons pouvoir aller au-delà et accompagner ainsi la politique du gouvernement », a -t-il
rassuré.

Cependant, le représentant du MEF a souhaité de l’amélioration dans le
décaissement, car le taux moyen de décaissement reste limité et il faut encore plus de 20
mois, en moyenne, entre l’approbation d’un projet et son premier décaissement. « Dans le
contexte actuel, nous ne pouvons plus nous permettre que les procédures avancent plus
lentement que les besoins des populations.

Le nouveau DSP doit tirer les enseignements de cette expérience et le gouvernement poursuivra ses efforts pour améliorer la maturation des projets, accélérer les procédures et renforcer la qualité de l’exécution », a conclu Souleymane Nabolé.

Fleur BIRBA
fleurbirba@gmail.com

Nuit de la Révolution progressiste populaire : Oubri célèbre 4 ans d’acquis

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Les populations de la région de Oubri se sont fortement mobilisées, mercredi 30 septembre 2026 à Ziniaré, pour célébrer la Nuit de la Révolution progressiste populaire. Une soirée marquée par des prestations culturelles, des hommages aux Forces de défense et de sécurité (FDS) et une collecte de fonds en soutien à l’effort de paix.

Hommes, femmes, jeunes, personnes âgées et enfants ont convergé vers la place de la Nation de Ziniaré, ce mercredi 30 septembre 2026 pour vivre la Nuit de la Révolution progressiste populaire (RPP).
Vêtus de tenues traditionnelles ou de tee-shirts à l’effigie du Président du Faso, capitaine Ibrahim Traoré, les participants ont également brandi les drapeaux du Burkina Faso et de la Confédération des Etats du Sahel (AES). Sur les affiches dressées sur le site, plusieurs messages résument l’esprit de la soirée. « Le peuple veille sur sa Révolution »,
« Lève-toi et engage-toi dans la Révolution » ou encore « Ta génération célèbre les acquis de la RPP » pouvait-on lire.

Au menu de la soirée festive, chants en chœur de l’hymne national, le Ditanyè et des prestations d’artistes-musiciens, puis de troupes traditionnelles. A Ziniaré, la Nuit de la RPP a également servi de cadre pour exprimer une reconnaissance au chef de l’Etat pour les actions engagées dans différents secteurs et rendre hommage aux Forces de défense et de sécurité (FDS) engagées sur le front. Une collecte de fonds destinée à soutenir l’effort de paix a été organisée, séance tenante. Pour le gouverneur de Oubri, Sy Assetou Barry, la mobilisation constitue un message fort. Elle s’est dit “très satisfaite” de la participation des populations. « Les acquis de la RPP parlent d’eux-mêmes », a déclaré le gouverneur de Oubri, citant notamment des réalisations dans les secteurs de l’agriculture, la santé, l’éducation et l’enseignement supérieur. Le gouverneur de Oubri a invité les populations à rester mobilisées et à accompagner les initiatives du président du Faso.

construire un nouveau Burkinabè

Plusieurs artistes ont tenu en haleine le public à la place de la Nation de Ziniaré.

Elle les a aussi exhortées à être des ambassadeurs de la paix et des acteurs de la cohésion sociale. Le chef de Ziniaré, Naaba Sanem, entouré d’une délégation des autorités coutumières de la région, a salué la mobilisation. Il a également rendu hommage aux FDS qui, selon lui, mettent leur vie en danger pour assurer la défense du Burkina. « Nous sommes là pour les honorer et les magnifier », a-t-il indiqué, estimant que la Nuit de la RPP doit aussi permettre de réfléchir aux moyens de « booster la Révolution » et de mieux faire face aux défis sécuritaires et à l’impérialisme. “En quatre ans, il a transformé le Burkina”. Du côté des acteurs du monde de l’orpaillage, Zakaria Lenglengué, secrétaire général de l’association Buud Nooma des orpailleurs de Bassitenga, a salué les orientations du chef de l’Etat. Il a appelé les orpailleurs à s’unir autour des initiatives nationales et à apporter leur contribution à la construction du Burkina.

Même son de cloche chez Boureima Diallo, de la confédération paysanne du Faso. « Nous sommes tous sortis de notre propre gré pour célébrer les acquis de la Révolution », a-t-il confié. Pour ce représentant des producteurs, cette mobilisation traduit une adhésion aux actions en cours. Les personnes âgées, a-t-il ajouté, peuvent établir un parallèle avec la période de la Révolution dirigée par Thomas Sankara. « Nous sommes très fiers de ce qu’il fait. En quatre ans, il a transformé le Burkina, et il est en train de construire un nouveau Burkinabè, qui aime son pays, travaille bien et gagne dignement sa vie », a-t-il ajouté. La Nuit de la RPP à Ziniaré s’est ainsi achevée dans une ambiance festive, entre musique, slam, danses traditionnelles et messages de soutien aux initiatives nationales.

Djakaridia SIRIBIE