Dédougou : Le CHR s’ouvre à ses usagers à travers des journées portes ouvertes

La secrétaire générale de la région de Bankui, Adjara Kientega, a ouvert la première édition des journées portes ouvertes (JPO) du Centre hospitalier régional (CHR) de Dédougou, le mardi 20 octobre 2026.

Le thème de ces premières journées portes ouvertes est relatif à la résilience du Centre hospitalier régional de Dédougou dans l’offre de soins de qualité à ses usagers, dans un esprit préventif et d’engagement communautaire. Les activités ont démarré dans la matinée du mardi 20 octobre 2026. La cérémonie d’ouverture a été présidée par la secrétaire générale régionale, Adjara Kientega, représentant le gouverneur. Ces JPO ont été patronnées par le ministre de la Construction de la Patrie, Mikaïlou Sidibé, et parrainées par le ministre de la Santé, Dr Lucien Jean-Claude Kargougou, tous deux représentés. La cérémonie a également mobilisé les forces vives régionales et bien évidemment les usagers du CHR. Il va sans dire que ces journées constituent un pont entre la population et le CHR, une vitrine pour permettre aux acteurs de mieux découvrir la structure, selon le représentant des travailleurs de l’hôpital, Pierre Koama. Il a encouragé ses collègues à promouvoir l’esprit d’équipe et à cultiver la responsabilité professionnelle. Il a plaidé, entre autres, pour la maintenance régulière des équipements, la sécurité des travailleurs et le déménagement sur le nouveau site de l’hôpital en vue d’offrir de meilleures conditions de travail et de prise en charge des patients.

Pendant 72 heures, une panoplie d’activités seront déroulées pour permettre au CHR de se dévoiler au grand public. Il sera question de donner l’occasion à la population de se rapprocher du personnel soignant pour bénéficier de séances de sensibilisation et mieux connaître les missions ainsi que les prestations fournies par la structure hospitalière. À en croire le directeur général de l’hôpital, Issouf Rouamba, il sera organisé des séances de dépistage de l’hépatite B, du diabète et du VIH, ainsi que des opérations de don de sang. Il a confié que la clinique mobile sera mise à contribution pour le dépistage des lésions précancéreuses et du cancer du col de l’utérus.

Sensibiliser

Sans oublier les campagnes de communication à travers des conférences publiques pour contribuer à la sensibilisation des plus larges couches populaires, a fait remarquer le directeur général. Dans une présentation de l’hôpital, M. Rouamba a souligné que le CHR assure des missions d’hébergement, de diagnostic, de traitement et de surveillance des malades, des blessés et des femmes enceintes, en tenant compte de leurs états psychologique et socio-économique. Le centre participe à des actions de formation et de recherche ainsi qu’à des activités de santé publique. Avec 489 agents, toutes catégories confondues, l’hôpital de Dédougou a une capacité d’accueil de 175 lits fonctionnels. Résilient malgré les vicissitudes, le CHR a totalisé 4 141 interventions chirurgicales en 2025 et 3 607 accouchements.

Représentant les patients, Makoura Gertrude Kondé a apprécié une initiative qui offre un cadre d’échange et de compréhension mutuelle. Cependant, elle a déploré l’insuffisance du personnel dans certains services, ce qui rallonge les délais d’attente et retarde la prise en charge des malades. Le représentant du ministre de la Santé, Bassidou Saré, par ailleurs conseiller technique the ledit ministre, a estimé que les journées portes ouvertes constituent un cadre privilégié de redevabilité, de renforcement de la relation et de la confiance entre les usagers du service public de santé et le personnel soignant pour des soins de qualité centrés sur le patient. Il a relevé que la thématique traduit « une préoccupation essentielle de notre système de santé qui est de faire de l’hôpital une structure efficace, accessible, humaine et au service de la population ».

La représentante du gouverneur, Adjara Kientega, a considéré l’organisation de ces JPO comme une activité qui s’aligne sur les orientations nationales en matière de politique sanitaire. Elle a rappelé que l’engagement communautaire doit être un maillon essentiel dans la vie du CHR. L’autorité a conclu son discours par un appel à la population à participer aux différentes activités inscrites au programme de cette première édition des JPO du CHR de Dédougou. Les officiels ont visité les stands dressés pour la circonstance avant de se retirer.

Yacouba BELEM

Journées régionales de l’agro-écologie des Tannounyan La Ire édition se tiendra les 22 et 23 octobre prochains à Banfora

La 1re édition des journées régionales de l’agroécologie des Tannounyan se tiendront, les 22 et 23 octobre prochains, à Banfora sur le thème « Agroécologie et résilience des communautés : stratégies et leviers d’action ». Les organisateurs ont annoncé les couleurs de l’évènement à travers une conférence de presse, le lundi 19 octobre 2026, dans la cité du Paysan noir. L’agroécologie va être à l’honneur, les 22 et 23 octobre, à Banfora. La ville va abriter en effet la Ire édition des journées régionales de l’agro-écologie des Tannounyan. L’information a été donnée par les organisateurs de l’évènement à travers une conférence de presse qu’ils ont animée dans l’après-midi du lundi 19 octobre 2026, dans la cité du Paysan noir. Le thème retenu est « Agroécologie et résilience des communautés : stratégies et leviers d’action ». Le principal conférencier, Larissa Kaboré, a indiqué que ces journées sont organisées par l’association Munyu des femmes, en collaboration avec la commune de Banfora, le Conseil national de l’agriculture biologique et le Cadre de concertation des acteurs de l’agroécologie et de l’agriculture biologique des Tannounyan. A l’écouter, l’évènement s’inscrit dans la continuité des journées nationales de l’agro-écologie dont la IIe édition s’est tenue en décembre 2025, et visent à prolonger cette dynamique à l’échelle régionale. Face aux défis auxquels font face les communautés tels que les changements climatiques et la dégradation des ressources naturelles, a-t-elle expliqué, l’agro-écologie offre des pistes d’actions pour renforcer la capacité des communautés à y faire face. Mais la transition agroécologique, a-t-elle poursuivi, outre les techniques agricoles, nécessite également une meilleure information des populations, la mobilisation des acteurs territoriaux et l’engagement de tous. Ces journées visent donc aux dires de Larissa Kaboré, à permettre aux acteurs des Tannounyan de s’approprier les enjeux liés à l’agro-écologie de partager leurs expériences et d’identifier des solutions adaptées à leurs réalités. Cela, avec pour objectif globale, de renforcer la résilience des communautés par la valorisation du potentiel agroécologique dans la région. Durant ce rendez-vous de deux jours, plusieurs communications et une mini-foire sont au menu. Des communications qui vont porter sur,entre autres thèmes, « Stratégie nationale de développement de l’agroécologie : acquis et perspectives », et « Agroécologie, recherche et innovation : leviers d’action pour la résilience des communautés ». Quant à la mini-foire, elle va permettre de mettre un point d’honneur sur les produits, les initiatives et les savoir-faire des acteurs régionaux. Quelles ambitions nourrit cet évènement à moyen et long terme ? A cette question de la presse, Mme Kaboré a confié qu’à long terme il vise la transition agroécologique, afin que les pratiques agroécologiques soient adoptées par les producteurs et par toute la communauté et que les produits agroécologiques le soient aussi par les consommateurs. Séance tenante, les conférenciers ont appelé les producteurs, les transformateurs, les organisations professionnelles, les organisations de la société civile et les services techniques, à se mobiliser pour la réussite de ces journées.

Alpha Sékou BARRY alphasekoubarry@gmail.com

Translog Africa 2026 : faire des corridors de véritables axes de développement

La Ve édition du symposium international sur le Transport et la logistique (Translog Africa) se déroule, du 20 au 22 octobre 2026, à Ouagadougou sur le thème : « Résilience et sécurisation des chaînes logistiques dans un environnement mondial en pleine mutation ». Les défis du transport et de la logistique appellent à des réponses concertées africaines et solidaires. C’est dans cette perspective que le Conseil burkinabè des chargeurs (CBC) organise à Ouagadougou, du 20 au 22 octobre 2026, la Ve édition du symposium international sur le Transport et la logistique (Translog Africa). L’évènement réunit plus de 150 experts de la chaine des transports et de la logistique de 15 pays étrangers, entre autres, le Mali, le Niger, le Cameroun, le Sénégal, le Benin, la Côte D’ivoire, le Togo, la Belgique et le Congo. L’ouverture de la rencontre est intervenue, le mardi 20 octobre 2026. Durant les trois jours, les échanges vont porter notamment sur la sécurisation des flux, la digitalisation, la performance des corridors, le financement des infrastructures et le rôle de la logistique dans l’industrialisation du continent. Le Président de l’Assemblée législative du peuple (ALP), Ousmane Bougouma, représentant le président du Faso, a reconnu que l’Afrique dispose d’immenses potentialités et d’une jeunesse qui constitue sa première richesse. « Mais, ces atouts ne deviendront une prospérité que si nous levons les obstacles à la circulation des personnes et des marchandises », a-t-il indiqué. Pour lui, les tensions géopolitiques et les perturbations des routes maritimes ont révélé la vulnérabilité des économies face aux chocs extérieurs. Il a confié que la performance logistique ne doit pas se mesurer seulement en coûts et en délais, mais aussi par sa résilience, sa sécurité et sa contribution à la souveraineté. « Pour le Burkina Faso, pays sans littoral, cet enjeu est vital. Chaque rupture de corridor, chaque congestion portuaire, chaque formalité de trop pèse sur le coût des marchandises et sur la compétitivité de nos entreprises », a déploré Ousmané Bougouma.

Pilier du développement socio-économique

La Directrice générale (DG) du CBC, Denise Bado, a indiqué que le présent symposium traduit une volonté commune à faire face avec lucidité aux chocs multiformes, géopolitiques, sanitaires, énergétiques et économiques qui pèsent sur les systèmes d’approvisionnement. « La fragilité de certaines de nos infrastructures et les défis de coordination des acteurs le long des corridors nous interpellent collectivement sur les contraintes qui affectent la fluidité et la résilience de nos chaînes d’approvisionnement », a signifié Denise Bado. Quant au ministre d’Etat, ministre chargé de la Mobilité, Emile Zerbo, il a souhaité que ce cadre d’échanges contribue à faciliter le transport des marchandises et à rapprocher les populations des différents pays en favorisant leur mobilité. Il a ajouté que cette rencontre constitue une occasion pour les experts de la sous-région de réfléchir à l’accélération de la digitalisation du secteur de la logistique, afin de faciliter les opérations de transport et de transit. Le directeur général du Port autonome de Douala, Cyrus Ngo’o, dont la structure est le sponsor officiel de cette édition, a salué cette initiative qui renforce les liens entre les économies et contribue, aux côtés des partenaires, à une meilleure intégration logistique du continent. Le parrain de Translog Africa 2026, El hadj Souleymane Zidnaba, a souligné que la résilience logistique appelle à une mobilisation collective des pouvoirs publics, des transporteurs, des opérateurs logistiques, des gestionnaires d’infrastructures et des organisations professionnelles. « De notre côté, les entreprises doivent également assumer leur part de responsabilité en investissant dans l’innovation, la digitalisation et l’anticipation des risques, tout en respectant les dispositions du règlement 14 de l’UEMOA », a-t-il promis.

Aly SAWADOGO

66e anniversaire des Forces armées nationales : un cross populaire pour lancer les festivités

Les Forces armées nationales ont organisé un cross populaire, placé sous le signe de la cohésion, dans le cadre des activités commémoratives de leur 66e anniversaire, mardi 20 octobre 2026, à Ouagadougou. Dans le cadre de la commémoration de leur 66e anniversaire, les Forces armées nationales (FAN) ont donné le coup d’envoi des activités le mardi 20 octobre 2026, à Ouagadougou. A cette occasion, un cross populaire a été organisé dans l’après-midi ayant mobilisé des éléments des Forces de défense et de sécurité (FDS), des corps paramilitaires et des populations civiles. L’initiative vise à consolider les liens entre les différentes forces engagées dans la défense du territoire national et à renforcer leur proximité avec les populations. Partis de la place de la Révolution, les participants ont suivi un itinéraire passant par le rond-point du 2-Octobre, celui de la Bataille des rails, le CBC, la rue pavée et la station Total, avant de revenir à leur point de départ. Cette endurance a été suivie d’une séance d’aérobic, dans une ambiance marquée par l’effort physique et la convivialité. Présidée par le chef d’Etat-major général des Armées, le général de brigade Moussa Diallo, cette activité sportive a constitué un moment de rassemblement entre les différentes composantes des forces de défense et de sécurité.

Le sport au service de la cohésion

Pour le commandant de l’Institut de l’enseignement militaire supérieur Tiéfo-Amoro, le colonel-major Céleste Joseph Moussa Coulibaly, ce cross traduit la volonté des forces de défense et de sécurité de manifester leur unité à travers le sport. « Nous sommes des militaires, des forces de défense et de sécurité et le sport fait partie intégrante de nos activités », a-t-il souligné. Il a ajouté que la participation des civils à cette activité témoigne de la cohésion recherchée entre les forces combattantes et les populations. Le colonel-major Céleste Joseph Moussa Coulibaly a également salué la mobilisation enregistrée à Ouagadougou. Il a félicité les participants et exprimé l’espoir de voir le même engouement dans les autres régions militaires. Au-delà de son caractère sportif, le cross populaire porte un message de solidarité face aux défis sécuritaires. Le commandant de l’Institut de l’enseignement militaire supérieur Tiéfo-Amoro a appelé les Burkinabè à rester unis autour des autorités pour lutter contre le terrorisme. « Nous n’avons qu’un seul Burkina Faso », a-t-il rappelé, invitant les forces de défense et de sécurité à demeurer en symbiose pour venir à bout de cette menace. Ce cross populaire marque le début d’une série d’activités prévues dans le cadre du 66e anniversaire des Forces armées nationales. Les manifestations commémoratives vont se poursuivre durant la semaine, avec pour point d’orgue la cérémonie du 1er novembre 2026, qui sera marquée notamment par une prise d’armes et des décorations.

Samira Alida KAMBOU

Journée internationale de la femme rurale : des équipements pour renforcer la résilience des femmes de Yaagda

La ministre de la Famille et de la Solidarité, le lieutenant-colonel Passowendé Pélagie Kabré, a présidé, le mardi 20 octobre 2026 à Oula, dans la province du Yatenga, la commémoration en différé de la 29e édition de la Journée internationale de la femme rurale. La célébration a été marquée par une remise de matériels technologiques de production à des groupements féminins. Le gouvernement du Burkina Faso reconnait l’importance de l’autonomisation économique des femmes, notamment celles confrontées aux difficultés liées aux déplacements. C’est pourquoi, à l’occasion de la commémoration en différé de la 29e édition de la Journée internationale de la femme rurale à Oula dans la province du Yatenga, le mardi 20 octobre 2026, des matériels technologiques de production ont été remis à 14 groupements féminins de la région de Yaadga. D’une valeur de 16 millions F CFA, le don est composé de six motoculteurs, d’outils de labours, de 21 moto pompes, de 50 arrosoirs, d’un moulin, de trois kits de transformation post-récolte de pommes de terre, de 8 charrettes et des semences. A cela s’ajoute un tracteur et deux tricycles pour soutenir les activités des femmes. Placée sur le thème, « Résilience des populations : quelles stratégies pour un meilleur accès des femmes rurales retournées aux facteurs de production et de transformation », la cérémonie a été présidée par le ministre de la Famille et de la Solidarité, le lieutenant-colonel Passowendé Pélagie Kabré. Pour elle, cette commémoration donne l’occasion de traduire des paroles en actes concrets. « Sous le leadership du camarade capitaine Ibrahim Traoré, notre pays a engagé une Offensive agropastorale et halieutique qui traduit sa volonté de reconquérir notre souveraineté alimentaire. Dans cette dynamique, la femme burkinabè occupe une place déterminante », a-t-elle indiqué. Selon elle, les femmes qui sont présentes dans toutes les étapes de la chaîne agricole constituent une force productive indispensable à la réalisation de cette ambition nationale. Elle a rappelé que le thème de la journée s’inscrit dans les orientations du Plan RELANCE 2026-2030, qui vise à atteindre la souveraineté alimentaire et créer des emplois productifs pour les jeunes et les femmes dans le secteur agro-sylvo-pastoral. Le lieutenant-colonel Passowendé Pélagie Kabré, a insisté sur la bonne utilisation et l’entretien régulier des équipements remis aux femmes, afin qu’elles puissent en tirer durablement profit.Pour les femmes bénéficiaires, ce soutien vient à point nommé. Leur porte-parole, Alizèta Zono, a indiqué que ces moyens représentent un levier potentiel de reprise de leurs activités génératrices de revenus. « Le geste du gouvernement vient renforcer notre capacité à faire face aux difficultés et à retrouver progressivement une place active dans le tissu économique local », a-t-elle rassuré. Elle a traduit sa reconnaissance au gouvernement et au président du Faso qui œuvrent chaque jour pour le bien être de la population et en particulier les femmes.

Bassirou BADINI

Construction de sièges d’entreprises : 12 nouveaux projets validés

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Au détour d’une rencontre au ministère de la Construction de la patrie, Kantigui a appris que le comité interministériel chargé de l’examen des projets de construction ou d’acquisition des sièges des grandes entreprises au Burkina Faso a tenu sa deuxième session ordinaire, sous la présidence du secrétaire général dudit ministère, le commandant Ollo Palenfo. Selon les informations glanées par Kantigui, cette rencontre s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre des textes réglementaires imposant aux acteurs économiques majeurs, notamment les grandes entreprises, de construire leur siège social sur le territoire national. Pour cette deuxième session, 13 dossiers de projets de construction de sièges ont été soumis à l’examen des membres du (…) Retrouvez On murmure sur https://www.sidwaya.info/numerique/

Kantigui kantigui2000@gmail.com

Une justice qui répare plutôt qu’elle n’enferme

La justice ne se mesure pas seulement à la sévérité des peines prononcées. Elle s’apprécie aussi à sa capacité à corriger les comportements, à prévenir la récidive et à favoriser le retour des personnes condamnées dans la société. C’est tout l’intérêt de la révision de la loi portant administration du Travail d’intérêt général (TIG) au Burkina Faso, adoptée à l’unanimité par les 71 députés votants, en séance plénière, le mercredi 14 octobre 2026. Cette évolution du dispositif pénal traduit une volonté politique de donner davantage de place aux sanctions alternatives à l’emprisonnement. Car, si la prison demeure indispensable pour certaines infractions et certains profils de délinquants, elle ne constitue pas toujours la réponse la plus pertinente à toutes les formes de délinquance. Pour les infractions mineures, notamment, une peine qui permet au condamné de réparer symboliquement sa faute par un travail utile à la collectivité peut présenter des avantages considérables. L’emprisonnement, il faut le reconnaitre, lorsqu’il est appliqué sans discernement, peut entraîner des conséquences sociales durables. Rupture familiale, perte d’emploi, marginalisation et difficultés de réinsertion sont autant de risques susceptibles de compliquer le retour à une vie normale. A cela s’ajoute la pression exercée sur les établissements pénitentiaires, confrontés à des besoins importants en matière d’hébergement, d’encadrement et de prise en charge des détenus. Dans ce contexte, le TIG est une réponse à la fois pragmatique et porteuse de sens. Il ne s’agit nullement d’effacer la faute ni de banaliser l’infraction, mais de faire de la sanction un instrument de responsabilisation. Le condamné doit répondre de ses actes tout en apportant une contribution concrète à la société. La peine prend alors une dimension éducative et citoyenne, au-delà de sa seule fonction punitive. Les innovations annoncées dans le texte révisé vont dans cette direction. Le prononcé d’office du TIG pour certaines infractions mineures pourrait permettre une application plus systématique de cette mesure. L’élargissement des activités éligibles aux prestations intellectuelles ouvre, quant à lui, la possibilité de mieux valoriser les compétences des personnes condamnées. Enfin, l’instauration d’un régime permanent de commutation des peines d’emprisonnement en travail d’intérêt général pourrait renforcer la souplesse du dispositif. Toutefois, l’adoption d’une loi, aussi pertinente soit-elle, ne garantit pas automatiquement les résultats attendus. La crédibilité de cette réforme reposera sur des mécanismes d’application rigoureux. Il faudra notamment assurer le suivi des condamnés, identifier des structures d’accueil adaptées, définir les modalités de contrôle et veiller au respect des droits des personnes concernées. Sans ces garanties, le TIG risque de demeurer une ambition juridique dont les effets sur le terrain seront limités. La vigilance devra également porter sur l’égalité de traitement devant la justice. Les critères d’application de la mesure devront être suffisamment clairs pour éviter les décisions arbitraires et garantir que les personnes placées dans des situations comparables bénéficient d’un traitement équitable. Le travail d’intérêt général ne doit ni devenir une faveur accordée à certains, ni se transformer en une peine dépourvue d’encadrement. En définitive, cette réforme offre au Burkina Faso l’occasion de consolider une justice plus responsabilisante, plus utile à la société et davantage tournée vers la réinsertion. Le véritable enjeu commence désormais avec sa mise en œuvre. Aux acteurs judiciaires, aux administrations et aux structures d’accueil de faire du travail d’intérêt général un instrument efficace de prévention de la récidive et de cohésion sociale. Car, une justice forte n’est pas seulement celle qui sanctionne : c’est aussi celle qui donne à l’homme condamné la possibilité de se relever et de retrouver sa place dans la communauté.

Kamélé FAYAMA

Décès du grand imam de Ouahigouya : El hadj Hamidou Traoré rejoint sa dernière demeure

Décédé dans la nuit du 19 au 20 octobre 2026, le grand imam de la ville de Ouahigouya, El hadj Hamidou Traoré, a été inhumé, mardi 20 octobre 2026. Membres de sa famille, amis, proches collaborateurs et fidèles musulmans se sont mobilisés pour lui rendre un dernier hommage. La ville de Ouahigouya est en deuil. El hadj Hamidou Traoré, grand imam de la Cité de Naaba Kango, a tiré sa révérence dans la nuit du lundi 19 au mardi 20 octobre 2026. L’imam Hamidou Traoré avait 92 ans et laisse derrière lui deux épouses, 15 enfants et des petits enfants. Quelques heures après l’annonce de son décès, parents, amis, collaborateurs et fidèles se sont réunis pour accompagner le défunt à sa dernière demeure. L’inhumation du grand imam a eu lieu dans l’après-midi du mardi 20 octobre. Dans le recueillement et la prière, sa famille et les fidèles ont salué la mémoire de celui qui occupait une place importante dans la vie de ses proches et de la communauté musulmane locale Pour la famille du disparu, cette journée marque une séparation douloureuse. Pour les fidèles et les personnes qui l’ont côtoyé, elle rappelle également la fragilité de la vie humaine et la nécessité de préserver les valeurs de foi, de solidarité et de fraternité. L’imam du Secteur 9 de la ville de Ouahigouya, Cheick El hadj Youssouf Ouédraogo a confié que la ville de Ouahigouya et toute la région de Yaadga pleure la disparition d’un grand bâtisseur. « Imam Hamidou Traoré était un grand rassembleur. Il a toujours prôné la paix la cohésion entre les différentes religions. Nous, au niveau de la communauté musulmane c’est un grand vide qui s’installe après son départ. Nous prions pour que son âme repose en paix et qu’il veille sur sa famille et bénisse ses enfants », a-t-il témoigné. Cheick El hadj Youssouf Ouédraogo a souligné que la disparition du grand imam doit être un appel à renforcer la solidarité entre les fidèles, préserver l’unité de la communauté musulmane et poursuivre la transmission des valeurs de paix, de tolérance et de fraternité. Une douleur immense au sein de la famille Au-delà de la communauté religieuse, le décès de El hadj Hamidou Traoré constitue une épreuve particulièrement difficile pour sa famille. Selon l’un des fils du défunt, Adama Traoré, cette journée marque une autre étape dans la vie de leur famille. « Nous pouvons dire que papa nous a tout donné avant de partir. Il a enseigné à tous le coran, la vie en communauté, le vivre-ensemble. Nous sommes fiers de son engagement au niveau de la communauté musulmane », a-t-il poursuivi. Pour le représentant des petits -enfants, Adama Traoré, ils pleurent tous la disparition d’un grand père exemplaire qui a consacré sa vie à prêcher la paix, le vivre-ensemble, la solidarité et la cohésion sociale. Quelques dates importantes dans la vie de l’Imam Hamidou Traoré.

Bassirou BADINI

Espace UEMOA: vers la signature des accords du « roaming »

L’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP), en collaboration avec la Commission de l’UEMOA, organise la deuxième session du Comité des régulateurs nationaux du numérique de l’UEMOA, du 20 au 22 octobre 2026, à Ouagadougou. Ouagadougou accueille la deuxième session du Comité des régulateurs nationaux du numérique (CRNN) des Etats membres de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), du 20 au 22 octobre 2026. Le conclave est organisé par l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP), en collaboration avec la Commission de l’UEMOA. A l’ouverture des travaux, les participants se sont penchés sur la régulation des services financiers numériques, la mutualisation des infrastructures de télécommunications et la mise en œuvre pratique des accords de communications en itinérance. Selon le Secrétaire général exécutif (SGE) de l’ARCEP, Wendlasida Patrice Compaoré, la présente rencontre vient après celle de Cotonou, au Bénin, en 2025. Elle va permettre, a-t-il ajouté d’apprécier les progrès accomplis et de préciser les actions communes à conduire. A son avis, ce « nouveau chapitre » est gage d’un engagement collectif pour une régulation efficace, inclusive et tournée vers l’avenir des communications électroniques et du numérique dans l’espace UEMOA. « La tenue de cette session témoigne notre volonté commune de renforcer les synergies entre nos institutions, dans un contexte marqué par une accélération des transformations digitales, une diversification des usages et une complexification des enjeux de la régulation », a indiqué Wendlasida Patrice Compaoré. Il a également affirmé que les grandes articulations de ces journées d’échanges constituent des sujets de coopération. Les usages, a-t-il insisté, évoluent et les responsabilités se croisent, exigeant ainsi une concertation attentive entre les institutions concernées pour la régulation des services financiers numériques et la mutualisation des infrastructures de télécommunications. Le SGE de l’ARCEP a invité les participants à exposer les difficultés rencontrées avec franchise et formuler des recommandations pouvant être mises en œuvre. « Le partage de nos expériences nous permettra d’identifier les pratiques susceptibles de faciliter le déploiement des réseaux et d’améliorer la couverture de nos territoires et la qualité des services », a-t-il affirmé.

Un environnement en perpétuelle transformation

Pour le commissaire de l’UEMOA, Paul Koffi Koffi, ce cadre d’échanges s’ouvre à un moment charnière où la coordination entre les autorités nationales est indispensable pour assurer la cohérence des interventions publiques, protéger les utilisateurs et créer les conditions d’un développement harmonieux du marché numérique communautaire. Il a signifié que les travaux portent sur des questions déterminantes pour l’avenir du marché numérique communautaire. Le commissaire de l’UEMOA a relevé que le développement des paiements mobiles, des portefeuilles électroniques et des innovations portées par les entreprises de technologie financière ouvre de nouvelles perspectives pour l’inclusion financière et la compétitivité des économies. « Dans cet environnement en perpétuelle transformation, une coopération renforcée entre les régulateurs des communications électroniques, les autorités de supervision financière et les organismes chargés de la protection des données est cruciale », a-t-il renchéri. Selon Paul Koffi Koffi, l’ambition est aussi de faire du CRNN un instrument de convergence réglementaire, de coopération technique et d’approfondissement de l’intégration numérique au sein de l’UEMOA. Il a souligné que dans le cadre de faciliter ces communications électroniques transfrontalières qui est une exigence naturelle, la session sera couronnée par la signature des accords bilatéraux de « roaming », prévue vendredi 23 octobre 2026. « Il est essentiel que les citoyens en déplacement, les commerçants, les transporteurs, les entrepreneurs et les autres acteurs économiques puissent communiquer au-delà des frontières nationales dans des conditions tarifaires raisonnables et transparentes », a-t-il soutenu.

Boukary BONKOUNGOU Zourkanaï SANOGO (Collaborateur)

66e anniversaire des Forces armées nationales : l’apport de la réserve militaire discuté

Le ministre d’Etat, ministre de la Guerre et de la Défense patriotique, le général de division Célestin Simporé, a présidé la conférence de lancement des activités commémoratives du 66e anniversaire des Forces armées nationales, le mardi 20 octobre 2026, à Ouagadougou. Les forces armées du Burkina Faso vont souffler le 1er novembre 2026, leur 66e bougie. Ainsi, dans le cadre de la commémoration de cet anniversaire, plusieurs activités sont au programme. Le lancement de ces activités est intervenu, le mardi 20 octobre 2026, à Ouagadougou à travers une conférence publique. Placée autour du thème, « Forces armées nationales et réserve miliaire pour la défense souveraine de la Patrie », l’événement a été présidé par le ministre d’Etat, ministre de la Guerre et de la Défense patriotique, le général de division Célestin Simporé. Il a indiqué que le thème de la conférence interpelle sur une question fondamentale. « Comment bâtir une défense nationale capable de protéger durablement notre territoire, nos populations, nos institutions et notre souveraineté en mobilisant toutes les ressources humaines, matérielles et morales de notre Nation », s’est-il interrogé. Pour lui, la réponse à cette question exige une vision claire, une organisation cohérente et surtout une volonté collective de faire de la défense de la Patrie, une responsabilité partagée. Car, estime-t-il, la défense d’une Nation ne saurait se reposer exclusivement sur ses forces actives. C’est dans cette perspective, a-t-il relevé, que la réserve militaire prend toute sa signification. Il a rappelé que depuis 66 ans, les Forces armées nationales constituent le pilier essentiel de la défense nationale, de par leur engagement, leur discipline et les sacrifices consentis au quotidien. « Toutefois, face à la mutation des menaces contemporaines et à la complexité des défis, notre dispositif de défense doit aussi évoluer, se conformer et s’adapter » a-t-il soutenu. Ainsi, selon le ministre d’Etat, la réserve militaire offre une opportunité stratégique majeure, car, elle permet d’élargir les capacités de mobilisation de la Nation, de renforcer les effectifs disponibles en fonction des besoins. La réserve militaire, a-t-il poursuivi, constitue également un trait d’union entre l’armée et la société. Elle vise aussi, a-t-il dit, à promouvoir une véritable culture de défense nationale dans laquelle chaque citoyen comprend les enjeux de sécurité collective et la place qu’il peut occuper dans l’effort national. A cet égard, la loi portant statut de la réserve militaire au Burkina Faso adoptée le 26 mai 2026, constitue une étape importante dans la restructuration de cet outil de défense et de renforcement du lien armée-nation, foi du ministre. Il a souhaité que la conférence publique aille au-delà des considérations théoriques et permette d’examiner, de décortiquer et d’expliquer avec lucidité et rigueur ce qu’on entend par aides militaires. Le président du comité d’organisation, le colonel major, Souleymane Traoré, poursa part, a salué la mobilisation qui témoigne de l’intérêt que les Burkinabè portent sur cette commémoration. « J’exprime ma profonde gratitude au camarade capitaine Ibrahim Traoré, Président du Faso, chef suprême des Forces armées nationales pour sa diligence dans la conduite de la destinée de notre peuple et particulièrement des Forces armées nationales en ces moments de guerre terroriste qui nous est imposée », a-t-il lancé.

Evariste YODA

Offensive agropastorale : le Premier ministre inaugure une rizerie publique à Bagré

Le Camarade Premier ministre, Chef du Gouvernement, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a inauguré, ce mardi 20 octobre 2026, la rizerie de Bagré, une unité industrielle gérée par la société d’État Faso Agropôles (SOFA). Troisième étape de sa visite de terrain, cette mise en service traduit la volonté du Gouvernement de renforcer la transformation locale des productions agricoles au service de la souveraineté alimentaire.
Portée par le ministère de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources animales et halieutiques et financée sur ressources propres de l’État, cette infrastructure s’inscrit dans le cadre de l’Offensive agropastorale, hydraulique et halieutique 2026-2028. Dotée d’une capacité de décorticage de 100 tonnes de riz paddy par jour, elle vient renforcer les capacités de transformation au profit des acteurs de la filière.
Guidé par les responsables techniques, le Chef du Gouvernement a découvert une chaîne de traitement allant du nettoyage du riz paddy au conditionnement du riz blanc. Les premiers équipements éliminent les impuretés, les pierres et les autres corps étrangers. La décortiqueuse retire ensuite l’enveloppe du grain, tandis qu’un séparateur par gravité distingue le riz décortiqué du paddy restant. Le blanchiment et le polissage à eau complètent ce traitement pour obtenir un riz blanc débarrassé des particules résiduelles de son.
L’unité dispose également d’une trieuse optique permettant d’écarter les grains de couleur indésirable et les corps étrangers, ainsi que d’une calibreuse séparant les grains entiers des brisures. Un dispositif de stockage, de pesée automatique et d’ensachage, complété par une machine de fermeture des sacs, assure le conditionnement du produit fini. Ces équipements doivent contribuer à améliorer la qualité et l’attractivité du riz burkinabè sur le marché.
Au-delà de ses performances techniques, la rizerie répond à un besoin stratégique : faciliter la transformation des stocks de riz paddy constitués par l’État dans le cadre des achats bord champ. Elle doit ainsi contribuer à lever les contraintes de décorticage, à mieux valoriser les récoltes et à consolider les débouchés des producteurs locaux.
S’adressant aux populations, le Premier ministre a souligné que la lutte contre l’impérialisme passe également par la conquête de l’autosuffisance alimentaire. Produire et transformer localement les ressources agricoles constitue, à ses yeux, une condition essentielle de la souveraineté nationale.
Il a rappelé, à cet effet, la vision du Président du Faso, le Camarade Capitaine Ibrahim Traoré : le développement agricole doit associer la production dans les champs à la transformation industrielle. Cette complémentarité doit permettre de créer davantage de valeur ajoutée à partir des récoltes nationales et de mieux répondre aux besoins alimentaires du pays.
Dans le prolongement de cette orientation, le Premier ministre a évoqué les agropôles implantés dans plusieurs régions et annoncé la poursuite de l’installation d’unités industrielles de transformation sur l’ensemble du territoire national.
Le Chef du Gouvernement a également appelé les populations à s’approprier la nouvelle rizerie, en s’impliquant dans sa gouvernance et sa préservation. Il a insisté sur cette responsabilité collective, indispensable au bon fonctionnement de l’unité et à sa pérennité. À la SOFA revient la responsabilité d’assurer une exploitation durable de cet investissement et de renforcer les liens avec les producteurs locaux.
À Bagré, l’enjeu est désormais de faire vivre cet investissement public pour mieux valoriser le travail des producteurs et renforcer la place du riz burkinabè dans l’alimentation des ménages. C’est dans cette continuité entre production, transformation et consommation locales que l’ambition de souveraineté alimentaire s’affirme et se consolide.
DCRP/Primature

Offensive agropastorale : le Premier ministre appelle les éleveurs à tirer pleinement profit des mesures d’accompagnement de l’État

Le Camarade Premier ministre, Chef du Gouvernement, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a effectué, ce mardi 20 octobre 2026, une visite dans la province du Boulgou, région du Nakambé dans le cadre du suivi de la mise en œuvre de l’offensive agropastorale. À Pouanga, commune rurale de Zoinsé, première étape de sa tournée, il s’est intéressé aux actions de renforcement de la santé animale et d’amélioration de la productivité du cheptel impulsée par le Président du Faso, le Camarade Capitaine Ibrahim Traoré. Sur place, les services vétérinaires ont présenté les campagnes de vaccination de la volaille, des petits et des grands ruminants, ainsi que les opérations d’insémination artificielle. Les explications ont également porté sur l’identification numérique du bétail, une technologie permettant d’assurer la traçabilité des animaux et de contribuer à la lutte contre le vol de bétail. S’adressant aux populations, le Camarade Premier ministre a rappelé les ambitions de l’Offensive agrosylvopastorale : accroître les productions agricole et animale et renforcer la souveraineté alimentaire du Burkina Faso. Il a insisté sur les efforts financiers consentis par l’État pour rendre les services vétérinaires accessibles aux producteurs. « Le coût de l’insémination artificielle des bovins est passé de 50 000 à 5 000 FCFA, grâce à la subvention de l’État », a indiqué le Chef du Gouvernement. Il a également souligné l’ampleur sans précédent des campagnes de vaccination engagées, dont le financement représente plusieurs milliards de FCFA. Pour que ces investissements produisent pleinement les résultats attendus, le Camarade Premier ministre a invité les éleveurs à s’approprier les mesures d’accompagnement et les populations à relayer largement l’information, afin de permettre au plus grand nombre de producteurs de bénéficier de ces dispositifs et de contribuer à la réussite des initiatives gouvernementales. Au-delà de l’amélioration de la production, le Chef du Gouvernement a abordé la question des débouchés. Il a exhorté les producteurs à privilégier le marché national pour l’écoulement de leurs produits, afin de mieux répondre aux besoins des populations et de contribuer à l’autosuffisance alimentaire. Dans le prolongement de cette ambition, le Camarade Premier ministre a annoncé la construction d’abattoirs dans plusieurs localités du pays. Ces infrastructures permettront de renforcer les capacités nationales d’abattage, de soutenir la transformation locale de la production animale et de créer davantage de valeur ajoutée au profit de l’économie nationale. L’enjeu est de traduire les efforts consentis par l’État en résultats concrets dans les élevages et sur les marchés. La mobilisation des producteurs sera déterminante pour accroître l’offre nationale, mieux nourrir les populations et donner corps à l’ambition de souveraineté alimentaire du Burkina Faso. DCRP/Primature  

Lutte contre la fraude et la contrebande : La Police saisit un camion chargé de riz importé frauduleusement à Banfora

Le Commissariat central de police de Banfora a animé un point de presse dans l’après-midi du lundi 19 octobre 2026. Une sortie au cours de laquelle le Commissaire central, Djakalia Ouattara, a annoncé la saisie de riz d’origine frauduleuse et l’interception et la prise en charge de 7 mineurs présumés victimes de trafic les 14 et 15 octobre derniers. Dans le cadre de ses missions régaliennes, le Commissariat central de police de Banfora poursuit ses actions contre la fraude, la contrebande et le trafic des personnes. Dans ce sens, les agents ont intercepté respectivement les 14 et 15 octobre 2026, un camion chargé de riz étranger d’origine frauduleuse et 7 mineurs présumés victimes de trafic. Le Commissaire central de Police de Banfora, Djakalia Ouattara, a animé un point de presse dans l’après-midi du lundi 19 octobre dernier pour présenter les détails de ces deux opérations menées avec succès par ses hommes. Pour le riz, le camion intercepté transportait 15 tonnes d’une valeur estimée à 6 millions de F CFA. Selon le commissaire, c’est le 14 octobre 2026, aux environs de 14 heures que les policiers en service au poste de contrôle de Bounouna sur l’axe Banfora-Sidéradougou, ont intercepté ledit camion. Le véhicule, en provenance de Niangoloko et en partance pour un village du département de Tiéfora, a été soumis à un contrôle. Invité à présenter les documents justifiant l’importation de la marchandise, le conducteur n’a pas été en mesure de les fournir. Le camion et son chargement ont alors été conduits au service de police pour les vérifications nécessaires, et le propriétaire de la marchandise a été invité à se présenter aux enquêteurs. Après investigations, il est ressorti que le riz a été introduit frauduleusement depuis un pays voisin. Comment la marchandise a réussi à traverser la frontière ? Aux dires du conférencier, les éléments recueillis montrent que, comme mode opératoire, la marchandise était acheminée depuis le pays voisin en question à bord de tricycles, empruntant des pistes non officielles jusqu’à Niangoloko. De là, les sacs de riz sont rechargés dans des camions en vue de leur écoulement sur le marché national. Le Commissaire Djakalia Ouattara a indiqué que le camion et sa cargaison seront mis à disposition des services des Douanes pour la poursuite de la procédure. Par ailleurs, dans la lutte contre la traite des personnes et la protection des mineurs, les hommes du commissaire Ouattara, précisément les agents du poste de contrôle de Nafona (Axe Banfora-Bobo-Dioulasso), ont intercepté dans la nuit du 15 octobre 2026, aux environs de 21 h 30, 7 mineurs en provenance de Bobo-Dioulasso, dans une situation présumée de trafic. Conduits au commissariat dans un premier temps, ces enfants ont été mis à la disposition de la Brigade régionale de protection de l’enfance (BRPE) des Tannounyan pour la suite des investigations et leur prise en charge conformément aux procédures en vigueur, foi de Djakalia Ouattara. Pour le Commissaire central, ces opérations illustrent la détermination des services de Police à lutter contre les circuits frauduleux qui fragilisent l’économie nationale, mais également à protéger les personnes vulnérables, notamment les enfants. Il a alors invité la population à poursuivre sa collaboration avec les services de police en dénonçant tout fait suspect. Alpha Sékou BARRY alphasekoubarry@gmail.com    

Dengue : « Les gens meurent surtout parce que la maladie a été reconnue trop tard », Dr Lassané Kafando, épidémiologiste

La dengue est une maladie virale transmise principalement par la piqûre de la femelle du moustique Aedes. Elle reste une préoccupation de santé publique au Burkina Faso. Comment se transmet-elle ? Comment évolue le virus dans l’organisme du moustique ? Quels sont les signes de la maladie et les moyens de prévention ? Le médecin épidémiologiste, chef de service surveillance épidémiologique du Burkina Faso, Dr Lassané Kafando, apporte dans cette interview des éléments de réponse à ces différentes questions. Sidwaya (S) : Qu’est-ce que la dengue et comment se transmet-elle ? Dr Lassané Kafando (LK) : La dengue est une maladie tropicale négligée réémergente due à un virus qui est transmis à l’Homme par la piqure du moustique femelle du genre Aedes aegypti dit moustique tigre. Ces moustiques piquent surtout le jour, mais aussi la nuit et prolifèrent dans les eaux stagnantes (bidons, pneus, pots de fleurs). S : Quels sont les principaux signes qui doivent faire penser à une dengue ? LK : Les principaux symptômes qui doivent faire penser à une dengue sont, entre autres, une fièvre souvent supérieure à 39°C, des maux de tête surtout derrière les yeux, des douleurs articulaires et musculaires, une fatigue importante, des nausées, des vomissements et des éruptions cutanées. Parfois, l’on constate des manifestations hémorragiques, telles que des pétéchies et des épistaxis qui peuvent survenir. Les pétéchies sont de petites taches rouge vif ou violacées, qui correspondent à la présence de lésions hémorragiques sous la peau. Les épistaxis sont des saignements du nez. S : Comment distinguer la dengue d’un simple paludisme, notamment au début de la maladie ? LK : Les signes orientent, mais ne permettent pas de trancher. Les deux maladies débutent par un syndrome fébrile aigu non spécifique et la co-infection est possible. Quand nous avons une fièvre qui survient brutalement associée à des céphalées rétro-orbitaires, des douleurs intenses ou éruption cutanée on peut penser à la dengue. Lorsque la fièvre est souvent ondulante ou intermittente avec des frissons intenses et des sueurs, on peut penser au paludisme. Mais il est toujours recommandé, en cas de fièvre, de se rendre dans le centre de santé proche. S : Quels sont les signes de gravité qui doivent pousser le malade à consulter rapidement ? LK : Nous ne devons pas attendre l’existence de signes de gravité pour aller consulter. Dès le premier signe qui est la fièvre de survenue brutale pouvant atteindre 39°C associé ou non à des maux de tête surtout derrière les yeux, il faudra aller consulter dans le centre de santé le plus proche. S : Existe-t-il différents types ou sérotypes du virus de la dengue ? Si oui, que faut-il comprendre par-là ? LK : Il existe quatre sérotypes du virus de la dengue (DENV), il s’agit de DENV-1, -2, -3 et -4. Nous devons comprendre ici qu’il existe quatre types de virus de la dengue, qui donnent les mêmes symptômes et sont transmis par les mêmes moustiques Aedes. Une personne peut être infectée par les quatre sérotypes de façon distincte. Il est possible qu’une personne soit infectée par deux sérotypes, au moins. S : Pourquoi certaines formes de dengue peuvent-elles être mortelles ? LK : La dengue devient mortelle surtout lorsqu’elle évolue vers une des complications c’est-à-dire la dengue sévère (hémorragique ou avec choc). Les gens meurent surtout, parce que la maladie a été reconnue trop tard. Si on va vite au centre de santé, on peut presque toujours les sauver. La surveillance des signes d’alerte et l’orientation rapide vers un centre de santé sont essentielles pour sauver des vies. S : Quelles sont les zones ou les périodes qui présentent le plus de risques ? LK : Lors de l’épidémie de 2023, Ouagadougou et Bobo-Dioulasso concentraient plus de 80%. Plusieurs autres zones ont notifié des cas. Nous pouvons citer, entre autres, les villes de Koudougou, Banfora, Ouahigouya, Fada N’Gourma, Kaya, Ziniaré etc. La saison des pluies (août-octobre) est la période la plus propice pour la prolifération des moustiques Aedes, donc une augmentation de la transmission. Durant la période de septembre à novembre nous notons une hausse de cas de dengue et de mortalité liée à la consultation tardive. S : Une personne qui a déjà contracté la dengue peut-elle l’attraper à nouveau ? LK : Oui. Avoir eu la dengue protège contre le sérotype qui a causé l’infection, mais pas contre les trois autres. S : Qui sont les personnes les plus vulnérables face aux formes graves ? LK : Certaines personnes sont plus vulnérables. Il s’agit des nourrissons et des enfants, des femmes enceintes, des personnes âgées, des personnes qui ont une maladie chronique (diabète, hypertension, drépanocytose, malade immunodéprimé) et celles qui ont déjà eu la dengue. S : Quels examens permettent de confirmer une dengue ? LK : Les Tests de diagnostics rapides (TDR) sont utilisés en première ligne pour la confirmation de la maladie au Burkina Faso. Des examens plus spécifiques sont réalisés par le laboratoire national de référence fièvre hémorra-gique (LNR-FHV) pour déterminer le sérotype. S : Quel est le traitement recommandé pour une personne atteinte de dengue ? LK : A ce jour, il n’existe pas de traitement qui soit spécifique contre le virus de la dengue. La prise en charge repose sur le traitement des symptômes, une bonne hydratation, le repos et la surveillance de l’évolution de la maladie. Dans les formes graves, une hospitalisation et une prise en charge médicale spécialisée peuvent être nécessaires. Aussi, la détection rapide de la maladie permet de traiter les symptômes et mieux réajuster les traitements pour ceux qui en prennent pour d’autres maladies. Dès les premiers signes, il est recommandé de se rendre dans une formation sanitaire et éviter l’automédication. S : Quels médicaments faut-il éviter en cas de suspicion de dengue ? LK : Il y a certains médicaments notamment les anti-inflammatoires qui ne sont pas compatibles avec cette maladie, car, ça augmente les risques de complications par des saignements (complications souvent très mortelles). Pour cela, il faut se rendre dans une formation sanitaire dès les premiers signes. S : Pourquoi l’automédication peut-elle être particulièrement dangereuse dans ce cas ? LK : L’automédication dans le traitement de la dengue est fortement déconseillée en raison des contre-indications liées à certains médicaments évoquées précédemment. La prise en charge par un professionnel de santé permet également d’assurer une surveillance adéquate des symptômes, de détecter précocement les signes de complication et d’instaurer rapidement les soins appropriés, y compris le recours à d’autres spécialités lorsque cela est nécessaire.Il est recommandé de consulter les services d’un professionnel de santé afin de bénéficier d’un examen clinique et si nécessaire de réaliser les tests appropriés avant toute prise de médicaments. S : Combien de temps dure généralement la maladie ? LK : La durée de la maladie ou de la convalescence dépend de l’organisme de tout un chacun. La dengue est souvent brève mais intense. Le danger survient surtout au moment de la phase critique qui peut se situer entre le 3e et 7e journée de convalescence, c’est pourquoi les signes de gravité doivent être surveillés de près. S : A partir de quel moment le malade n’est plus considéré comme présentant un risque important ? LK : Il n’y a pas de période fixe : le risque diminue nettement quand la phase critique est terminée. On considère le patient hors de danger, lorsqu’il a passé 48 à 72 heures sans fièvre (sans antipyrétique), avec une amélioration clinique des signes et des paramètres stables, C’est-à-dire quand la fièvre est tombée depuis 2 ou 3 jours, que vous mangez de nouveau, que vous vous sentez mieux et qu’aucun signe d’alerte n’est apparu, le plus grand danger est passé. Il faudra raisonner à partir de la fièvre et de l’état du patient, pas à partir du calendrier. S : Peut-on guérir complètement de la dengue ? LK : Oui, dans la majorité des cas, la dengue est une infection virale aiguë, le virus est éliminé par l’organisme et il n’existe pas de portage chronique. S : Quelles complications peuvent survenir dans les formes sévères ? LK : La dengue sévère regroupe plusieurs types de complications. Il s’agit notamment de la fuite plasmatique avec choc ou détresse respiratoire, les hémorragies graves, la déshydratation sévère et les atteintes d’organes sévères. Elles peuvent s’associer entre elles. S : Existe-t-il aujourd’hui un vaccin contre la dengue et quelle est sa place dans la prévention ? LK : Au Burkina Faso le vaccin contre la dengue n’est pas introduit dans le programme de vaccination. S : Comment la population peut-elle contribuer à la lutte contre la maladie ? LK : Afin d’éviter de contracter la dengue, nous invitons la population à adopter deux types de précautions ou préventions. Les mesures de prévention contre la dengue sont les mêmes que celles du paludisme. Il s’agit de la prévention individuelle et la prévention collective. La prévention individuelle, c’est l’application de mesures sur soi-même afin de réduire le risque de contracter la maladie. Il s’agit de se protéger des piqûres de moustiques par l’utilisation : de vêtements qui couvrent autant que possible le corps, de moustiquaires idéalement imprégnées d’insecticides à longue durée d’action, si vous dormez même pendant la journée, d’écrans anti-insectes sur les fenêtres et l’équipement des portes et fenêtres en grilles antimoustiques, de répulsifs contre les moustiques, de serpentins fumigènes et de vaporisateurs. La prévention collective, elle est l’application de mesures visant à limiter la population de moustiques à travers l’assainissement de l’environnement. Sous l’impulsion du président du Faso, des activités d’assainissement ont été lancées par le gouvernement et c’est l’occasion d’appeler une fois de plus le vaillant peuple à y adhérer pour se protéger et poursuivre sainement le combat, à travers la couverture des récipients de stockage de l’eau, la pulvérisation spatiale (utilisée surtout en période de flambée), la pulvérisation intra domiciliaire (PID). Il convient de faire un petit rappel. Tout cas suspect, probable ou confirmé de dengue doit obligatoirement dormir sous une moustiquaire, afin de rompre la chaine de transmission. S : Quelles insuffisances ou mauvaises pratiques observez-vous encore fréquemment dans les ménages ? LK : Ce qu’il faut éviter, c’est la conservation d’eau dans des bidons, bassines ou jarres sans couvercle, l’abandon de pneus, des boîtes de conserve ou de vieux récipients qui accumulent l’eau de pluie, l’automédication ainsi que le retard de consultation, la non-utilisation de répulsifs ou de vêtements couvrants en journée… S : Quel message essentiel adressez-vous à la population pendant les périodes de forte circulation de la maladie ? LK : Il faut surtout éliminer les gîtes larvaires, se protéger contre les moustiques la journée comme la nuit, consulter rapidement en cas de fièvre brutale, éviter l’automédication et participer aux actions communautaires.

 Samira Alida KAMBOU

Diaspora AES résidant au Sénégal : forte mobilisation pour réaffirmer le soutien aux autorités

La délégation de la Confédération des Etats du Sahel présente dans la capitale sénégalaise dans le cadre des premières négociations formelles avec la CEDEAO, a rencontré les communautés burkinabè, malienne et nigérienne installées au pays de la Teranga, dans la soirée du dimanche 18 octobre 2026. Ce cadre d’échanges directs a permis aux ministres de la Confédération AES, de présenter à leurs compa-triotes fortement mobi-lisés, le sens de leur parti-cipation à la réunion avec la CEDEAO, et leur apporter les nouvelles de leurs pays respectifs et de l’espace confédéral de façon plus globale. Et puisque ce cadre se veut surtout un moment pour les ministres chargés de la Diaspora d’écouter celle-ci, la parole a été donnée aux communautés des trois pays. Dans leurs interventions, les membres de la diaspora burkinabè malienne et nigérienne ont exprimé leurs félicitations aux présidents des Etats de la Confédération AES, pour les victoires engrangées au quotidien sur le terrorisme et pour les avancées sur les plans du développement et de la diplomatie. Ils ont encouragé les dirigeants des trois pays dont ils saluent le leadership et la clairvoyance, à maintenir le cap, dans une démarche de solidarité et en mettant toujours les peuples de l’espace confédéral au cœur de leurs initiatives. En ce qui concerne les doléances et les préoccupations, les communautés de la Confédération AES résidant au Sénégal ont sollicité des démarches de la part de leurs dirigeants, pour une reconnaissance de leurs documents d’identité par les services admi-nistratifs et sécuritaires du pays d’accueil. Ils ont également souligné la nécessité de trouver une solution urgente et définitive, aux tracasseries et aux raquettes constatées lors des déplacements routiers dans les trois pays de la Confédération AES, tout en encourageant le dévelop-pement du transport aérien dans cet espace. La préservation des biens et privilèges (notamment dans le foncier et l’enseignement) des ressortissants de l’AES après la sortie de la CEDEAO, et la prise en compte de l’expertise de la diaspora dans les politiques publiques, ont également été soulignées par les intervenants. Autre point d’intérêt, les membres de la diaspora AES souhaitent une harmonisation des politiques et réformes des trois pays dans des secteurs clés tels que l’éducation et l’enseignement supérieur, tout en encourageant les autorités de l’AES à accorder une place de choix à la formation professionnelle et aux initiatives d’autonomisation des femmes.
Les ministres des Affaires étrangères de l’AES ont échangé avec leurs compatriotes vivant au Sénégal à l’issue des premières négociations
formelles avec la CEDEAO.
En réaction, le camarade ministre Karamoko Jean Marie Traoré qui a présidé la rencontre et ses homologues, ont remercié leurs compatriotes pour les encouragements et pour la sincérité dans l’expression de leurs préoccupations. Ils les ont rassurés que les préoccupations en lien avec la reconnaissance des documents d’identité et les difficultés d’accès à certains services dans le pays d’accueil, sont déjà prises en compte dans le processus de négociations entamé avec la CEDEAO. Par ailleurs, la question des tracasseries routières est, selon le ministre Traoré, déjà bien connue des autorités de l’espace confédéral, qui y travaillent dans le cadre de la promotion d’une gouvernance vertueuse dans les trois pays. Il a cependant invité les usagers à jouer leur part de responsabilité, en dénonçant ou en refusant d’être acteurs de ce phénomène car, dit-il, « sans la participation des populations ce cycle de raquettes ne saurait pas perdurer ». Les ministres ont félicité les ambassadeurs et les responsables des communautés burkinabè malienne et nigérienne, pour le travail qu’ils abattent en termes de mobilisation de la diaspora AES au Sénégal. Ils ont invité les membres de la diaspora à s’impliquer davantage dans la construction de leur pays, sans forcément attendre que des cadres soient créés pour cela. Un appel a été lancé aux ressortissants maliens, burkinabè et nigériens vivant au Sénégal, à l’unité et au respect des lois et règlements du pays d’accueil, pour ainsi véhiculer une image digne et intègre de la Confédération AES.

DCRP/MAE

Lutte contre le paludisme : le ministère de la Santé s’assure du bon déroulement de la campagne de chimio-prévention

Le secrétaire général du ministère de la Santé, Dr Joël Arthur Kiendrébéogo, a effectué, le vendredi 16 octobre 2026, une visite de supervision du quatrième et dernier passage de la Campagne de chimio-prévention du paludisme saisonnier plus (CPS+) à Laye, dans la province du Kourwéogo. A cette occasion, le major du Centre de santé et de promotion sociale (CSPS), Issouf Sawadogo, a fait état d’une baisse des cas de paludisme. Le ministère de la Santé veut s’assurer du bon déroulement du 4e et dernier passage de la campagne de chimio-prévention du paludisme saisonnier qui a été faite du 15 au 18 octobre 2026. C’est pourquoi le secrétaire général, Dr Joël Arthur Kiendrébéogo était au CSPS de Laye, le vendredi 16 octobre 2026. Accompagné du haut-commissaire ainsi que des autorités administratives, sanitaires et coutumières, il s’est entretenu avec les acteurs de santé sur la mise en œuvre de cette quatrième campagne de CPS+ et les indicateurs de performance de la structure sanitaire. Cette campagne, a-t-il rappelé, cible environ 5,5 millions d’enfants à l’échelle nationale. Elle vise, selon lui, à renforcer leur protection contre le paludisme à travers l’administration de médicaments préventifs, mais aussi d’autres interventions sanitaires. Au cours des échanges, Dr Joël Arthur Kiendrébéogo a rappelé que la CPS+ ne se limite pas à la prise de médicaments. Elle comprend également le dépistage de la malnutrition, la prise en charge des enfants présentant de la fièvre et la sensibilisation des familles à l’élimination des gîtes larvaires, a-t-il précisé. Il a invité les parents à adhérer pleinement aux interventions et à maintenir leur vigilance au-delà de la saison des pluies. « La lutte contre le paludisme, c’est une lutte de tous les jours », a-t-il insisté, réaffirmant l’engagement du ministère à poursuivre les efforts pour l’élimination de la maladie à l’horizon 2030.

Une baisse de 85 % des cas en deux ans

Présentant la situation épidémiologique de la localité, le major du Centre de santé et de promotion sociale (CSPS) de Laye, Issouf Sawadogo, a indiqué que les cas de palu-disme enregistrés à la semaine épidémiologique 41 sont passés de 96 en 2024 à 25 en 2025, puis à 14 en 2026. Entre 2024 et 2026, cette évolution représente une diminution d’environ 85 % des cas rapportés par la structure sanitaire sur la période considérée. Ces chiffres constituent, pour lui, un signal encourageant dans un contexte de renforcement des interventions de prévention et de prise en charge du paludisme. La CPS+ contribue à cette dynamique en associant la chimio-prévention à d’autres actions visant à protéger les enfants et à améliorer leur état de santé. Toutefois, a-t-il interpelé, la vigilance demeure essentielle. La prévention, le recours rapide aux soins en cas de fièvre et la participation des familles aux campagnes restent indispensables pour consolider les acquis et protéger durablement les enfants, a-t-il estimé.

Julien ZOUNGRANA

Cette démocratie-là !

Lorsque le Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré ne cesse de clamer que nous n’avons que faire de la démocratie parlementaire bourgeoise et s’attire de ce fait le courroux des exégètes de cette « dévolution exemplaire » du pouvoir, la situation politique sociale et sécuritaire dans laquelle se trouve actuellement la France, vient corroborer ses propos, sur ce qu’il est convenu d’appeler plutôt un leurre, non seulement dans son acceptation première mais surtout dans son mode de gestion qui exclut une grande partie du peuple, principalement les couches défavorisées. Faut-il le rappeler, ce système de gouvernance a été inventé dans la Grèce et la Rome antique par l’aristocratie militaire et civile ainsi que les praticiens pour prétendument défendre les intérêts de la plèbe, alors qu’il servait plutôt à maintenir leurs privilèges et à les enrichir par le biais des fiefs et des domaines qu’ils se taillaient dans ces agoras démagogiques. Plus tard, l’instauration de la royauté dans l’Europe du « deep âge », a accentué cette tyrannie et cette exploitation par le biais du servage qui a duré jusqu’au siècle dit des lumières, lumière qui soit dit en passant est venue d’Afrique avec les Maures (des noirs en fait) qui avaient apporté la science en Espagne et au Portugal, faisant de ces deux pays les premières puissances occidentales de l’époque. Un leurre démocratique que les révolutionnaires européens puis leurs successeurs républicains ont perfectionné d’abord à travers le suffrage censitaire (seuls les riches avaient le droit de vote) puis universel (?) toujours dans le but de défendre leurs « droits acquis. » Les banquiers avaient entre-temps remplacé les féodaux et les aristocrates dans le rôle de garants de ce système prédateur. Et comme l’appétit vient en mangeant, l’ultralibéra-lisme a fini par prendre le pas sur ces démocraties chrétiennes qui prétendaient prôner un libéra-lisme-progressiste (sic). Deux notions antagonistes qui ne pouvaient qu’aboutir au chaos actuel un peu partout en Occident étant donné que partout où il y a oppression, il y a résistance et lutte. Implémentée chez nous, cette démocratie parlementaire s’est muée en ploutocratie ou en kleptocratie avec les masses populaires au centre de cette duperie où les voix s’échangeaient contre du riz gras, des billets bleus et divers gadgets. Un trompe-œil… que le peuple burkinabè a censuré à maintes reprises à travers des insurrections et des grèves générales très suivies. Héritier de cette longue tradition de lutte et bien au fait de l’ADN burkinabè, le président du Faso peut donc dire à bon droit que ce système est inadapté sous nos cieux. Ce que le peuple veut, c’est du pain, de l’eau, de la santé et de l’éducation. Et à tous les moments de son histoire il a reconnu les siens. Le reste relève des élucubrations et des thèses libres des pseudos démocrates. Et, Macron qui a plongé son pays dans un marasme économique et social sans nom sera bientôt payé pour le savoir.

Boubakar SY