Le ministre d’Etat, ministre de la Guerre et de la Défense patriotique, le général de division Célestin Simporé, a présidé la cérémonie de lancement de la IIe édition de la semaine nationale de lutte contre la cybercriminalité, mardi 27 octobre 2026 à Ouagadougou.
Le numérique est une avancée significative dans la société actuelle mais, il demeure aussi un danger lorsqu’on n’adopte pas des comportements plus sûrs, notamment face aux usurpations d’identités et aux escroqueries. Afin de prévenir les citoyens sur ses dangers, la Brigade centrale de lutte contre la cybercriminalité (BCLCC) a lancé la IIe édition de la semaine nationale de lutte contre la cybercriminalité (SNLCC) qui se tient du 26 au 30 octobre 2026 sur le thème : « Cybercriminalité et menaces numériques : du clic au crime ». La cérémonie de lancement a été présidée par le ministre d’Etat, ministre de la Guerre et de la Défense patriotique, le général de division Célestin Simpore, représentant le Premier ministre.
Au programme des activités, le commandant de la BCLCC, le commissaire de police Akim Bayi Nignan a indiqué qu’il y a les journées portes ouvertes, le maracana des acteurs, des forums, des panels et la Nuit des acteurs. Il a encouragé la conception d’applications locales pour pouvoir lutter contre la cybercriminalité. A cet effet, a-t-il affirmé, une compétition de hackathon est prévue pour cette édition Le ministre d’Etat, le général de division Célestin Simporé est revenu sur l’ampleur de la cybercriminalité ces dernières années. « Dans notre pays, le nombre de cas de cybercriminalité enregistré est passé de 556 en 2020 à 6 288 en 2025. Les préjudices financiers causés à nos concitoyens, nos entreprises et nos institutions ont atteint 1,87 milliard de FCFA », a-t-il précisé. Il a poursuivi qu’un geste accompli sans réflexion peut exposer une personne, ruiner une confiance ou entraîner des conséquences judiciaires. « En bâtissant une résilience numérique solide, nous consolidons les fondements de la paix et du développement durable de notre nation », a-t-il expliqué.
Anticiper les menaces
Le secrétaire général du ministère de la Justice, Harouna Kadio, a indiqué que plusieurs réformes sont en cours pour adapter l’arsenal juridique à l’évolution des menaces, renforcer la coopération judiciaire régionale et internationale et doter les magistrats et les enquêteurs des compétences nécessaires pour faire face à la criminalité numérique sous toutes ses forces. « La liberté d’expression ne dispense ni du respect d’autrui, ni de la responsabilité. La cybersécurité n’est pas une affaire isolée réservée aux techniciens », a-t-il souligné.
Pour sa part, le président de la délégation spéciale de la commune de Ouagadougou, Maurice Konaté a laissé entendre que la cybercriminalité constitue l’un des soucis majeurs à l’ère numérique, se convainquant que la résilience nationale se construit par la sensibilisation, la collaboration interinstitutionnelle et la vigilence citoyenne. « A travers cette semaine nationale, la ville de Ouagadougou se fait le reflet d’une Burkina Faso uni, vigilant et innovant, un Burkina Faso qui protège ses citoyens et qui anticipent les menaces », a-t-il affirmé.
Ce mardi 27 octobre 2026 à Ouagadougou, la Direction générale du Protocole d’État (DGPE) a présenté officiellement au corps diplomatique et représentants d’organisations internationales accrédités au Burkina Faso, sa nouvelle plateforme numérique dédiée aux demandes de cartes diplomatiques et de cartes d’accès aux aéroports.
Le Ministre Directeur général du Protocole d’État aux membres du corps diplomatique : « La nouvelle carte diplomatique vous assurera une sécurisation juridique»
Présentée officiellement par le Ministre Directeur général du Protocole d’État, Camarade Robert COMPAORÉ, cette interface a pour objectif de moderniser et d’accélérer le traitement des requêtes des missions diplomatiques et des organisations internationales.
Photo de famille à l’issue des échanges
Au nombre des innovations, la carte diplomatique de nouvelle génération qui intègre désormais une fonction précieuse : « La nouvelle carte diplomatique assurera une sécurisation juridique en ce sens qu’elle portera une mention écrite au verso spécifiant clairement qu’elle vaut titre de séjour », a souligné le Ministre Directeur général du Protocole d’État.
Au nom du doyen du corps diplomatique accrédité au Burkina Faso, l’Ambassadeur malien S.E.M. Issouf Omar MAÏGA a salué cette initiative novatrice qui va faciliter l’obtention des documents officiels
Le Ministre a également saisi l’occasion pour insister sur l’importance de la participation des diplomates aux évènements marquant la vie de la Nation, notamment les cérémonies officielles et les grands rendez-vous nationaux.
Les diplomates ont réaffirmé leur engagement aux côtés du Peuple burkinabè
« Il est essentiel d’accorder un intérêt tout particulier aux cérémonies officielles auxquelles vous êtes conviés (…) dans la capitale ou dans nos régions, surtout lorsque cela se fait sous le très haut magistère du Camarade Capitaine Ibrahim TRAORÉ, Président du Faso, Chef de l’État », a rappelé Camarade Robert COMPAORÉ.
Au nom de ses pairs et du doyen du corps diplomatique accrédité au Burkina Faso, l’Ambassadeur de la République du Mali, S.E.M. Issouf Omar MAÏGA a salué l’impact positif de la reconnaissance de la carte diplomatique comme titre de séjour et souligné que cette plateforme contribuera efficacement à alléger la charge quotidienne des missions diplomatiques dans l’obtention des documents officiels.
Le porte-parole des diplomates a réitéré la disponibilité de l’ensemble du corps diplomatique à accompagner le Burkina Faso dans sa dynamique de développement et de modernisation, et réaffirmé leur engagement constant aux côtés du Peuple burkinabè.
Direction de la Communication de la Présidence du Faso
Le ministre des Serviteurs du Peuple, Mathias Traoré, a lancé, le lundi 26 octobre 2026 à Bobo-Dioulasso, la campagne de vulgarisation de la loi n°013-2026/ALP du 6 mai 2026 portant Code du travail au Burkina Faso. Cette initiative vise à favoriser l’appropriation des nouvelles dispositions par les employeurs, les travailleurs et les autres acteurs du monde professionnel.
Adopté le 6 mai 2026 par l’Assemblé législative du peuple (ALP), le nouveau Code du travail entre dans une nouvelle phase de sa mise en œuvre. En effet, le ministre des Serviteurs du Peuple, Mathias Traoré, a procédé, le lundi 26 octobre 2026 à Bobo-Dioulasso, au lancement officiel de la campagne de vulgarisation de ladite loi.
Selon le ministre, cette campagne vise à faciliter la compréhension et l’application effective de ce texte qui apporte plusieurs innovations dans la réglementation des relations professionnelles. Pour lui, ce nouveau texte apporte une importante évolution dans le droit du travail burkinabè en prenant en compte l’aspiration à la souveraineté du pays et les mutations économiques, sociales, technologiques, professionnelles intervenues au cours des dernières années.
« Le nouveau Code du travail protège notre économie locale, encadre rigoureusement les activités de placement de main-d’œuvre et de travail temporaire et garantit que la richesse créée serve d’abord l’émancipation collective de notre peuple », a-t-il indiqué. D’où l’importance de sa vulgarisation à travers le pays. A cet effet, le chef du département des Serviteurs du Peuple a invité les gouverneurs de régions, les responsables des services déconcentrés, les partenaires sociaux et l’ensemble des acteurs concernés à accompagner activement cette dynamique de diffusion et d’appropriation du nouveau Code du travail.
« Vous êtes des acteurs essentiels de la production nationale, de la création d’emplois, de l’innovation et de la mobilisation de nos ressources. Je vous invite donc à adapter vos pratiques de gestion des ressources humaines à ce code et à faire du dialogue social un instrument permanent de prévention des tensions et d’amélioration des performances », a-t-il lancé aux employeurs.
Des avancées significatives pour la protection
des travailleurs Selon le directeur général de la fonction publique, Achille Ilboudo, ce nouveau cadre juridique vient remplacer l’ancien Code du travail, issu de la loi n°028-2008, et introduit des changements importants dans les conditions d’emploi, la protection des travailleurs et l’organisation du monde professionnel. Parmi les principales innovations, figure la limitation du renouvellement des Contrats de travail à durée déterminée (CDD) à deux fois. Cette disposition vise à mieux encadrer le recours à ce type de contrat. Le texte renforce également la réglementation du travail temporaire et des activités de
placement de main-d’œuvre. Désormais, à entendre le directeur général de la fonction publique, la mise à disposition d’un travailleur temporaire auprès d’une entreprise utilisatrice ne peut excéder une année. Autre avancée, le nouveau code consacre le principe d’égalité de rémunération entre les travailleurs temporaires et les travailleurs permanents lorsqu’ils possèdent une qualification équivalente et occupent le même poste. « Il prend également en compte les évolutions des modes d’organisation du travail à travers l’encadrement du télétravail qui permet d’exercer une activité professionnelle depuis son domicile ou un autre lieu distinct des locaux de l’entreprise », a-t-il laissé entendre. Le texte prévoit aussi plusieurs dispositions relatives à la protection sociale et à la santé au travail. Le repos pour allaitement passe ainsi de 14 à 15 mois, selon les dires de Achille Ilboudo.
En matière de prévention des risques professionnels, les entreprises relevant des secteurs industriels, du Bâtiment et des travaux publics (BTP), ainsi que des mines et carrières, sont tenues de mettre en place un comité de sécurité et de santé au travail dès qu’elles comptent 25 travailleurs. Le directeur général a également évoqué d’autres avancées, notamment le renforcement de la protection contre le licenciement abusif, avec le relèvement du plafond des dommages-intérêts de 18 à 24 mois de salaire, ainsi que la consécration du harcèlement moral comme une infraction réprimée.
A Bobo-Dioulasso et à Banfora, le renforcement des plateaux techniques et la baisse des tarifs du scanner et de l’Imagerie par résonance magnétique (IRM) facilitent l’accès aux examens spécialisés. Pour les patients, ces avancées réduisent les déplacements, allègent les dépenses et contribuent à leur bien-être.
Samedi 19 septembre 2026.Il est 11 heures au Centre hospitalier régional (CHR) de Banfora. Sous un ciel menaçant, Adama Héma arrive de
Tiéfora avec un patient qui doit passer un scanner. Pour cet examen, plus besoin de parcourir la route jusqu’à Bobo-Dioulasso, comme avant la mise en service de l’appareil à Banfora, le 27 mai 2024. Désormais, le diagnostic peut être réalisé sur place, au plus près des populations des Tannounyan et des localités environnantes. Pour Adama
Héma, le changement est appréciable. Le patient et son accompagnant, se satisfait-il, évitent un déplacement supplémentaire, avec les contraintes de transport et les dépenses qu’il implique. Comme eux, d’autres malades bénéficient d’un accès facilité à l’imagerie médicale grâce au renforcement du plateau technique du CHR de
Banfora. Cette évolution s’inscrit dans la dynamique de la politique gouvernementale à renforcer l’équipement des structures sanitaires publiques et à rapprocher les soins des populations. C’est d’ailleurs dans cette optique que le chef de l’Etat, le capitaine Ibrahim Traoré, dans le souci de garantir des soins de qualité aux Burkinabè, a mis en place l’Initiative présidentielle pour la santé (IPS), adoptée en conseil des ministres du 17 juillet 2024. Au Centre hospitalier universitaire Souro-Sanou (CHUSS) de Bobo-Dioulasso, la baisse des tarifs du scanner et de l’IRM contribue également à faciliter l’accès au diagnostic.
Les témoignages recueillis auprès des patients et des professionnels de santé font état d’une fréquentation accrue et d’une amélioration des conditions de prise en charge.
A Banfora, le scanner change la donne
Le directeur général du CHR de
Banfora, Aboubacar Ouattara :
« désormais, les patients du CHR
de Banfora ne sont plus systéma-
tiquement transférés vers le
CHUSS de Bobo-Dioulasso pour
un scanner ».
Avant la mise en service du scanner, les patients du CHR de Banfora qui avaient besoin de cet examen étaient orientés vers le CHUSS de Bobo-Dioulasso. Pour eux et leurs accompagnants, cette évacuation représentait une difficulté supplémentaire : organiser le transport, mobiliser les ressources financières nécessaires et attendre l’examen indispensable à la poursuite des soins.
Depuis le 27 mai 2024, le CHR de Banfora dispose de son propre scanner, selon son directeur général, Aboubacar Ouattara. Le premier patient a été reçu dès le lendemain, 28 mai, pour un scanner cérébral, indique le responsable du service de radiologie, Dr Éric Batiébo. Cet équipement complète les moyens d’imagerie déjà disponibles, notamment la radiographie et l’échographie. Il permet aux médecins d’explorer certaines pathologies avec une précision diagnostique que ces examens ne peuvent pas toujours offrir.
Pour Dr Adeline Adjagbe Ouédraogo, médecin radiologue au CHR de Banfora, l’imagerie médicale joue un rôle essentiel dans l’établissement du diagnostic. « Elle facilite l’orientation thérapeutique et, dans certaines situations, participe directement à la prise en charge. Plus l’équipement est de pointe, plus il y a une précision dans les diagnostics », explique-t-elle.
Aux urgences, cette capacité diagnostique peut peser directement sur les décisions médicales. Le médecin urgentiste, Dr Yacouba Dramé, cite notamment les Accidents vasculaires cérébraux (AVC). Face à un patient présentant des signes évocateurs, le scanner cérébral aide, indique-t-il, à déterminer la nature de l’accident, en particulier à distinguer les formes ischémiques des formes hémorragiques. « Cette distinction est essentielle pour orienter rapidement la prise en charge.
Et l’acquisition du scanner, a vraiment contribué à nous aider à prendre en charge rapidement nos patients », témoigne-t-il. La présence de l’appareil à Banfora réduit également le temps perdu dans les transferts vers Bobo-Dioulasso. Selon Dr Dramé, le scanner fonctionne au CHR 24 heures sur 24. Les équipes peuvent ainsi obtenir plus rapidement les éléments nécessaires à leurs décisions médicales, sans attendre le transfert du patient vers un autre établissement. Le directeur général du CHR confirme que les évacuations motivées par le besoin d’un scanner ont fortement diminué. Les transferts qui subsistent concernent désormais les cas les plus complexes, précise-t-il. Pour Adama Héma, le bénéfice est concret.
« Avant, il n’y avait pas de scanner à Banfora. Il fallait aller jusqu’à Bobo-Dioulasso pour en faire. Le voyage vers Bobo-Dioulasso était très pénible », raconte-t-il. Boureima Traoré, accompagnant de la patiente Alimatou Traoré, abonde dans le même sens. « Du moment où il n’y avait pas de possibilité ici, à Banfora, lorsqu’un médecin nous prescrivait un scanner, il fallait nous organiser pour rejoindre Bobo-Dioulasso.
Aujourd’hui, avec le scanner au CHR de Banfora, nous pouvons faire l’examen sur place. C’est un grand soulagement pour les malades et leurs familles. Nous dépensons moins pour le transport et nous évitons des déplacements parfois pénibles », fait-il savoir. Il estime que cette avancée profite aux populations de la région des Tannounyan. C’est pourquoi, il souhaite que les appareils restent disponibles et fonctionnels afin que les malades puissent continuer à en bénéficier.
Un allègement du coût
Selon le directeur général du CHUSS, Dramane Zina, les équipements acquis dans le cadre de l’IPS concernent notamment l’imagerie médicale, la neurochi- rurgie, la gastro-entérologie, l’orthopédie-traumatologie et l’urologie.
La proximité d’un équipement ne garantit pas, à elle seule, l’accès aux soins. Pour les familles, la capacité à payer les examens prescrits reste déterminante. Dans le cadre de la nouvelle politique tarifaire, le prix du scanner est passé de 50 000 à 25 000 F CFA et celui de l’IRM, de 100 000 à 40 000 F CFA. Adama Héma se réjouit de pouvoir faire réaliser l’examen à 25 000 F CFA au CHR de Banfora. Il juge ce coût abordable et souligne le double avantage de la mesure : éviter le déplacement vers Bobo-Dioulasso et réduire les dépenses liées à la maladie. « Eviter un déplacement en plus de la réduction des tarifs peut représenter une économie supplémentaire », se réjouit-il.
La baisse des tarifs du scanner et de l’IRM constitue un autre changement important au CHUSS de Bobo-Dioulasso. Le directeur général de l’établissement, Dramane Zina, estime que la réduction des tarifs a rendu les examens spécialisés plus accessibles. Il fait état d’une nette évolution de la fréquentation entre 2024 et 2025, période marquée par la baisse des prix. Selon lui, le nombre d’examens a pratiquement doublé. Cette progression permet à davantage de patients de bénéficier d’explorations médicales qui pouvaient auparavant peser lourdement sur le budget des ménages. Au CHR de Banfora, le nombre de scanners mensuels est passé de 150 à une fourchette de 300 à 450, selon le médecin radiologue, Dr Adeline Adjagbe Ouédraogo.
Christophe Sanou, technicien supérieur en imagerie médicale au CHUSS, apporte une précision sur le coût réel de certains examens. Avant la réduction tarifaire, explique-t-il, l’achat du produit de contraste pouvait s’ajouter au prix du scanner et porter la dépense totale à environ 75 000 à 80 000 F CFA. « Désormais, le patient paie 25 000 F CFA pour le scanner dans les conditions décrites par le service, le produit de contraste étant fourni gratuitement dans ce cadre », indique-t-il.
La baisse des tarifs a aussi modifié les habitudes de fréquentation. En poste au CHUSS depuis 1998, Christophe Sanou observe que des patients qui se rendaient auparavant dans des cliniques privées viennent désormais effectuer leurs examens à l’hôpital public. Il salue une mesure qui allège les dépenses des ménages et rend les services spécialisés plus accessibles. Venue au CHUSS avec son enfant malade pour un scanner, Aminata Ouattara indique avoir payé 25 000 F CFA à la caisse et bénéficié de certains produits gratuitement. Elle se réjouit également du délai de trois jours annoncé pour récupérer les résultats.
« Avant, il fallait attendre un mois pour les résultats. Maintenant tout est devenu facile », témoigne-t-elle, souriante. Son récit met en lumière une autre dimension de l’accès aux soins : le délai nécessaire pour obtenir les résultats et permettre aux médecins d’orienter la suite de la prise en charge.
« Le coût des examens spécialisés peut décourager certains malades, surtout lorsqu’ils doivent déjà supporter les dépenses liées aux médicaments et aux consultations. Avec le scanner à 25 000 F CFA, la charge est moins lourde. Pour une famille qui doit mobiliser rapidement de l’argent pour les soins, cette différence compte beaucoup », estime Fadila Tapsoba. Pour Harouna Bamogo également, la réduction des tarifs représente un soulagement pour les familles. « La réduction du tarif du scanner et de l’IRM est une aide pour les parents.
Une activité d’imagerie en hausse
Au CHR de Banfora, l’acquisition du scanner a changé le quotidien des patients et du personnel soignant dans la région des Tannounyan et les localités environnantes.
Pour les familles, pouvoir faire examiner son malade sans supporter des dépenses trop élevées est déjà un soulagement. Cette réduction permet ainsi de diminuer une partie des dépenses et de mieux organiser la prise en charge des malades », apprécie-t-il.
Au CHUSS, les changements ne se limitent pas à la baisse des tarifs. Selon le directeur général, Dramane Zina, les équipements acquis dans le cadre de l’IPS concernent plusieurs services, notamment l’imagerie médicale, la neurochirurgie, la gastro-entérologie, l’orthopédie-traumatologie et l’urologie. Ces acquisitions ont contribué à élargir l’offre de soins et à renforcer les capacités d’intervention des professionnels. Dans le service d’imagerie médicale, le radiologue et chef de service, Dr Honoré Konaté, décrit une activité soutenue.
L’établissement dispose notamment de deux tables de radiographie, d’un mammographe, de deux échographes, d’un scanner et d’un appareil d’IRM. Depuis la baisse des tarifs, la fréquentation a nettement augmenté, rapporte le médecin. Il fait état d’une moyenne de 20 à 30 scanners par jour, et 180 à 200 dans la semaine pour un volume mensuel de plus de 700 examens. Pour l’IRM, il indique environ huit examens par jour, et 25 par semaine, soit plus de 80 IRM par mois. Ces données témoignent de la forte sollicitation du service et de l’importance de l’imagerie dans le parcours de soins. Les examens réalisés contribuent à explorer de nombreuses pathologies, parmi lesquelles, les AVC, les traumatismes crâniens, les affections de la colonne vertébrale et certaines tumeurs cérébrales, prostatiques ou gynécologiques.
« L’IRM, en particulier, permet de mieux caractériser certaines lésions ou pathologies que le scanner ne décrit pas toujours avec le même niveau de détails », explique Dr Konaté. Pour les médecins prescripteurs, ces examens constituent une aide à la décision. « Un examen plus précis peut aider à confirmer ou à écarter une hypothèse diagnostique et à mieux orienter le traitement », fait savoir le radiologue. L’amélioration du plateau technique et la réduction des tarifs apparaissent ainsi complémentaires. Les équipements renforcent les capacités diagnostiques des structures sanitaires, tandis que l’accessibilité financière favorise le recours des populations à ces services. Mais lorsque la fréquentation augmente, les moyens disponibles doivent suivre pour éviter que l’amélioration de l’accès ne se traduise par de nouvelles difficultés d’attente.
Des acquis à consolider
Dr Yacouba Dramé, médecin urgentiste : « l’acquisition du scanner a vraiment contribué à nous aider à prendre en charge rapidement nos patients ».
La hausse de la demande met les établissements à l’épreuve. Au CHUSS, Dr Konaté reconnaît que l’affluence a compliqué la programmation des examens. Pour les scanners programmés, le délai d’attente, qui pouvait atteindre environ un mois au début de cette période de forte demande, est passé à trois ou quatre jours. « Les urgences, qui représentent la majorité des examens réalisés, sont prises en charge sans programmation préalable », précise-t-il.
La situation reste plus tendue pour l’IRM. Selon le chef de service, le CHUSS dispose du seul appareil de ce type dans le Grand Ouest. La demande est importante et la programmation demeure difficile. Cette concentration de l’offre fait de l’équipement une ressource stratégique pour les patients qui, auparavant, devaient se rendre à Ouagadougou, au prix de dépenses supplémentaires de transport et d’hébergement.
Pour Dr Konaté, l’acquisition d’un deuxième scanner permettrait de mieux absorber la demande et de réduire le risque d’interruption du service en cas d’indisponibilité de l’appareil. Le radiologue insiste également sur la nécessité de renforcer la maintenance préventive et curative, de prévenir les ruptures de produits de contraste et de poursuivre la formation continue des professionnels. Dans un domaine où les techniques et les recommandations évoluent rapidement, ces exigences conditionnent la qualité et la continuité des prestations. A Banfora, les préoccupations sont comparables, même si les contraintes diffèrent.
Le directeur général du CHR, Aboubacar Ouattara, évoque la nécessité d’assurer un approvisionnement régulier en produits de contraste, d’entretenir les équipements et de renforcer les ressources humaines. Selon lui, le service de radiologie compte deux médecins radiologues et neuf techniciens, dont deux ingénieurs. Des effectifs supplémentaires contribueraient, estime-t-il, à accélérer les prises en charge. Sur le plan technique, le technicien supérieur biomédical, Amadé Ouédraogo explique que la maintenance du scanner repose sur des opérations préventives régulières et sur l’intervention du fournisseur lorsque la panne nécessite une expertise particulière ou le remplacement d’une pièce. Amadé Ouédraogo rappelle que le respect des prescriptions du fabricant, notamment en matière d’utilisation et de temps de repos, contribue à préserver les équipements.
Kamélé FAYAMA
L’hémodialyse au CHR de Banfora : une bouffée d’oxygène
A Banfora, la prise en charge des patients souffrant d’insuffisance rénale connaît une avancée avec la mise en service du centre d’hémodialyse du Centre hospitalier régional (CHR). Cette infrastructure permet désormais aux malades de bénéficier de séances de dialyse sur place, sans devoir systématiquement se rendre à Bobo-Dioulasso pour accéder à ces soins spécialisés. Cette réalisation s’inscrit dans la dynamique de renforcement des infrastructures sanitaires et d’amélioration des plateaux techniques portée par l’Initiative présidentielle pour la santé (IPS). Elle contribue à rapprocher les services spécialisés des populations et à réduire les contraintes de déplacement pour les patients et leurs accompagnants. Le directeur général du CHR de Banfora, Aboubacar Ouattara, salue cette avancée, qu’il considère comme l’une des réalisations importantes parmi les investissements engagés dans l’hôpital. « Avant, les gens se déplaçaient jusqu’à Bobo-Dioulasso. Mais maintenant, il est opérationnel », souligne-t-il, en exprimant sa reconnaissance au gouvernement. Au-delà de l’hémodialyse, le responsable hospitalier relève les progrès enregistrés dans d’autres domaines, notamment l’imagerie médicale et la production d’oxygène. Il se réjouit des acquis de l’IPS et espère voir les hôpitaux burkinabè poursuivre leur modernisation. « Si ça continue ainsi, d’ici un à deux ans, nos hôpitaux vont rivaliser avec ceux des pays développés », estime-t-il.
K.F
Centres médicaux communaux : un maillage sanitaire renforcé
L’IPS prévoit la construction de plus de 55 Centres médicaux communaux (CMC) afin de rapprocher les soins spécialisés des populations. Dans la région des Cascades, ceux de Sidéradougou et de Bérégadougou sont annoncés comme prêts, avec une mise en service envisagée en décembre 2026, selon le directeur régional de la santé des
Tannounyan, Dr Wendkouni Abdoul Aziz Ouédraogo. Des CMC, poursuit-il, sont également prévus à Niangoloko, Sindou et Mangodara. « Ces infrastructures devraient comprendre notamment des unités d’urgence, d’imagerie médicale, un laboratoire, des salles d’hospitalisation et un bloc opératoire, ainsi qu’une maternité de
haut niveau », détaille le directeur régional. Ce dispositif, aux dires de Dr Wendkouni Abdoul Aziz Ouédraogo, contribuera à renforcer le plateau technique régional et à améliorer l’accès aux soins. L’installation progressive des équipements médico-techniques et la mobilisation des ressources humaines seront déterminantes pour rendre ces centres pleinement opérationnels.
Dans le cadre du renforcement de sa souveraineté médiatique, la Confédération des États du Sahel (AES) a créé, le 26 novembre 2025, la Radio Confédérale Daandè Liptako ayant son siège à Ouagadougou au Burkina Faso et disposant de deux (02) Bureau-Pays dont un à Bamako au Mali et un à Niamey au Niger. Daandè Liptako a pour mission de contribuer à consolider les mécanismes de communication de l’AES face aux défis sécuritaires et informationnels.
Opérationnelle depuis le 17 décembre 2025, Daandè Liptako lance un appel à candidatures pour le recrutement de personnel administratif, technique et d’appui.
Le comité national d’organisation de la IIe édition de la semaine nationale de lutte contre la cybercriminalité a animé une conférence de presse, vendredi 23 octobre 2026, pour annoncer l’événement qui se tiendra, du 26 au 30 octobre 2026, à Ouagadougou.
La IIe édition de la Semaine nationale de lutte contre la cybercriminalité se tient, du 26 au 30 octobre 2026, à Ouagadougou. Des activités de sensibilisation, de formation et d’échanges visant à renforcer la prévention et la sécurité dans le cyberespace sont au programme. C’est le comité d’organisation de l’événement qui l’a dévoilé, vendredi 23 octobre 2026, lors d’une conférence de presse. Cette édition, placée sur le thème « Cybercriminalité et menaces numériques émergentes : du clic au crime », sera organisée par la Brigade centrale de lutte contre la cybercriminalité (BCLCC), sous l’égide du ministère de la Sécurité.
Selon le commandant de la BCLCC, Bayi Akim Nignan, l’initiative vise à renforcer la prévention et la résilience collective face aux menaces cybernétiques. Il a précisé que l’événement permettra de promouvoir une culture nationale de cyberprudence et de citoyenneté numérique responsable, de renforcer la coopération entre les acteurs de l’écosystème numérique et d’encourager la conception de solutions technologiques locales de lutte contre la cybercriminalité. L’initiative vise également à restaurer la confiance des citoyens dans les services numériques et financiers et à réduire les risques liés au blanchiment de capitaux et au financement du terrorisme par le numérique, a indiqué le commandant Nignan. Il a confié que le développement rapide des technologies de l’information et de la communication a transformé la société et l’économie.
Mais, a-t-il prévenu, cette évolution s’accompagne d’une hausse inquiétante des actes de cybercriminalité qui fragilisent la sécurité des citoyens, la stabilité des institutions et la confiance dans le numérique. Il a soutenu qu’entre 2020 et 2025, la BCLCC a enregistré un préjudice financier de plus de neuf milliards F CFA résultant de diverses formes d’escroqueries et d’infractions commises dans le cyberespace national. Le commandant a précisé que les infractions les plus fréquentes sont la cyber-escroquerie, le chantage à la vidéo, les atteintes aux systèmes informatiques et la diffusion de contenus illicites à travers de fausses informations. Il a relevé d’autres menaces, notamment la désinformation, les deepfakes, les discours haineux et les appels à la violence sur les réseaux sociaux, souvent amplifiés par les technologies d’intelligence artificielle. Bayi Akim Nignan a appelé la population à éviter l’usage malveillant des solutions technologiques, notamment l’intelligence artificielle, ainsi qu’à faire preuve de vigilance dans l’utilisation des boutiques d’applications telles que Play Store et l’App Store d’Apple.
Membre du comité national d’organisation, Idrissa Ouédraogo, a indiqué que la lutte contre la cybercriminalité exige une adaptation permanente aux évolutions technologiques. C’est pourquoi il a invité chacun à se méfier des promesses faciles. Outre Ouagadougou, plusieurs activités sont annoncées dans d’autres villes du pays, notamment des panels, des journées portes ouvertes et un tournoi de maracana.
La campagne nationale de communication autour du sous-projet « Entreprendre au féminin », dans le Yaadga s’est achevée le vendredi 23 octobre 2026, à Ouahigouya.
C’est un satisfecit général qui s’est dégagé du bilan de la caravane de presse sur la campagne nationale de communication autour du sous-projet « Entreprendre au féminin », dans la région de Yaadga. A la fin des activités, le vendredi 23 octobre 2026, à Ouahigouya, le point focal de la communication pour le changement social et comportemental du projet SWEDD+ au ministère de la Santé, Aminata Guigma, a affirmé qu’au cours de cette tournée, les journa-listes ont pu constater les efforts déployés pour soutenir les activités génératrices de revenus des femmes.
De la production du beurre de karité, à la fabrication du soumbala et de la farine infantile, en passant par l’agroécologie, la culture hors-sol, le tissage et la teinture, plusieurs initiatives témoi-gnent, selon elle, de la volonté des femmes de renforcer leur autonomie financière. Aminata Guigma a indiqué que sept associations et différentes initiatives féminines ont été
visitées. « Nous avons vu des femmes déterminées, conscientes de leur situation et prêtes à se battre. Cela montre leur volonté de sortir de la pauvreté et de se battre pour elles-mêmes et pour leurs familles », a-t-elle souligné. Au-delà, Aminata Guigma a ajouté que la campagne a permis de mener des actions de sensibilisation auprès des communautés et rapprocher les services de santé des populations.
A ce titre, elle a confié que les plaidoyers conduits avec les ONG partenaires ont touché plus de 200 leaders coutumiers et religieux. Les causeries éducatives, quant à elles, ont sensibi-lisé plus de 400 femmes et filles. Par ailleurs, plus de 450 femmes et filles ont bénéficié de dépistages du cancer du col de l’utérus, des hépatites virales,
du VIH, du cancer du sein etc. « Notre passage dans la région de Yaadga a été très positif. Nous avons confiance et gardons espoir que les femmes vont s’en sortir dans cette région », a-t-elle déclaré.
Pérenniser les initiatives existantes
A la veille du débriefing de la caravane, les journa-listes ont visité deux unités de production dirigées par des femmes dans la commune rurale de Oula, située à une quinzaine de kilomètres de Ouahigouya. Il s’agit de la coopérative Tegawendé, spécialisée dans la production du beurre de karité à Ziga et de la coopérative Relwendé, qui fabrique du savon dans le village de Kalsagdo.
Les responsables des coopératives ont expliqué que les revenus générés permettent aux femmes de participer à la prise en charge des dépenses fami-liales. Toutefois, pour accroître leurs productions, elles ont souhaité un accompagnement accru de la part de leurs conjoints et des partenaires. « Nous demandons le soutien de nos maris et des différents partenaires pour dyna-miser nos activités », a indiqué la présidente de la coopérative Tegawendé de Ziga, Florence Ouédraogo.
Conscient de cette réalité, le Président de la délégation spéciale (PDS) de la commune rurale de Oula, Moussa Ouédraogo, a salué les actions de sensibilisation menées. Selon lui, à Oula, de nombreuses femmes s’investissent quotidiennement dans des activités contribuant au développement local.
Il a plaidé pour un renforcement de l’accompagnement dont elle bénéficie déjà afin de consolider les acquis et d’assurer la pérennité des initiatives existantes. Le PDS a rassuré les femmes que des dispositions sont prises pour leur faciliter l’accès à la terre. Portée par le mi-nistère de la Santé, à travers le Programme d’appui au développement sanitaire (PADS), et le ministère de la Famille et de la Solida-rité, la campagne nationale « Entreprendre au féminin », également appelée « PAGB YIDGR-SOORÉ », vise à promouvoir l’entrepreneuriat féminin comme un levier de transformation sociale, de réduction des inégalités de genre.
Une délégation de l’Agence pour le développement du marketing social (ADEMAS) du Sénégal, conduite par son directeur exécutif, Dr Cheikh Saad Bou SARRa effectué une mission au Burkina Faso du 19 au 24 octobre 2026. Cette visite vise à renforcer la participation des acteurs burkinabè au Hub francophone de l’auto soin en Afrique de l’Ouest et à favoriser le partage des bonnes pratiques à l’échelle sous-régionale.
Le Burkina Faso dispose d’acquis susceptibles d’inspirer d’autres pays de la sous-région dans la promotion de l’autosoin. C’est l’un des principaux enseignements de la mission effectuée par une délégation de l’ADEMAS Sénégal, du 19 au 24 octobre 2026. À travers cette visite, l’organisation entend faire connaître le Hub francophone de l’autosoin, présenter ses missions et ses possibilités de partenariat, mais aussi mobiliser les acteurs nationaux autour d’une dynamique régionale de partage des connaissances et de plaidoyer.
Conduite en collaboration avec le Programme de marketing social et de communication pour la santé (PROMACO) du Burkina Faso, cette mission a permis à la délégation de rencontrer plusieurs acteurs du secteur de la santé, notamment des représentants du ministère de la Santé, du Secrétariat permanent du Conseil national de lutte contre le sida et les infections sexuellement transmissibles (SP-CNLS-IST), de la société civile ainsi que des partenaires techniques et financiers.
Au terme des échanges, les représentants de l’ADEMAS ont dressé un bilan positif de leur séjour. Ils ont notamment relevé plusieurs initiatives développées au Burkina Faso pour promouvoir l’autosoin, dont l’élaboration de directives nationales, l’intégration de cette approche dans la formation initiale des infirmiers et dans les cours de santé publique, ainsi que la mise en place d’un référentiel de performance. Le pays dispose également de 22 fiches consacrées à l’autosoin, tandis qu’un guide de mise en œuvre d’une campagne de promotion de cette pratique est en cours d’élaboration.
Pour le directeur exécutif de l’ADEMAS, Dr Cheikh Saad Bou SARR, ces expériences constituent des ressources importantes à partager avec les autres pays francophones de la région. Elles pourraient contribuer à renforcer les connaissances et les capacités des acteurs engagés dans la promotion de l’autosoin, tout en favorisant la mutualisation des efforts.
Selon la définition de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) rappelée par l’ADEMAS, l’autosoin désigne la capacité des individus, des familles et des communautés à promouvoir la santé, à prévenir les maladies, à maintenir leur état de santé et à faire face à la maladie ou au handicap, avec ou sans l’accompagnement d’un professionnel de santé.
Cette approche englobe les comportements quotidiens favorables à la santé, les pratiques de prévention, la reconnaissance des signes d’alerte, certaines interventions réalisées par les personnes elles-mêmes et le recours approprié aux services de santé.
L’objectif est de permettre à chacun de mieux connaître son corps, de comprendre ses besoins et de prendre des décisions éclairées concernant sa santé. Une population bien informée est ainsi mieux outillée pour adopter des comportements favorables à son bien-être et solliciter une assistance médicale lorsque cela est nécessaire.
L’autosoin peut également contribuer à réduire certains risques évitables et à renforcer l’autonomie des populations. Il présente un intérêt particulier pour les personnes confrontées à des difficultés géographiques, financières ou sociales d’accès aux services de santé.
Parmi les exemples d’interventions citées par l’ADEMAS figurent l’autodépistage du VIH, ainsi que l’auto-injection contraceptive ou d’insuline après une formation appropriée. Ces pratiques peuvent faciliter l’accès aux soins et contribuer à leur continuité. L’autosoin ne se substitue toutefois pas aux professionnels de santé : il vise plutôt à renforcer les capacités des populations tout en favorisant le recours approprié aux services sanitaires.
Un hub francophone pour mutualiser les expériences
La mise en place du Hub francophone de l’autosoin, répond à un besoin de participation accrue des acteurs francophones aux initiatives internationales dans ce domaine.
Le Self-Care Trailblazer Group (SCTG), une coalition mondiale engagée dans la promotion de pratiques d’autosoin sûres et efficaces ainsi que dans leur intégration aux politiques et aux systèmes de santé, compte plus de 1 000 membres individuels et 485 organisations membres, selon les données présentées par l’ADEMAS. Le document souligne que les membres issus des pays francophones ne représentent que 13 % des membres, contre une majorité provenant du monde anglophone.
Les différences linguistiques et de fuseaux horaires, ainsi que la prédominance de l’anglais dans les activités organisées par la coalition, ont limité la participation de certains acteurs francophones. Le Hub vise donc à faciliter leur engagement, à améliorer leur accès aux ressources et à créer un cadre d’apprentissage et de collaboration en Afrique de l’Ouest francophone.
En partenariat avec le SCTG, Population Services International (PSI) a confié à l’ADEMAS, dans un premier temps, la responsabilité de la promotion de l’autosoin au Sénégal, avant de lui confier la gestion du hub sous-régional. Des missions de présentation ont déjà été organisées en Côte d’Ivoire, au Togo et au Burkina Faso.
Pour consolider les acquis de la mission, l’ADEMAS et PROMACO envisagent d’assurer le suivi des adhésions des acteurs burkinabè aux différentes plateformes mondiales consacrées à l’autosoin. Cette démarche devrait faciliter le partage des documents stratégiques et des expériences du Burkina Faso au sein du réseau du SCTG.
Un webinaire réunissant les différentes parties prenantes est également prévu. Il permettra de donner davantage de visibilité aux initiatives conduites au Burkina Faso et de favoriser le partage des bonnes pratiques avec les autres acteurs de la région.
À travers ces perspectives, la mission ouvre des possibilités de coopération entre les acteurs burkinabè et leurs homologues de la sous-région. L’enjeu est de capitaliser les expériences existantes, de renforcer les synergies et de contribuer à faire de l’autosoin une pratique accessible au plus grand nombre.
Le Camarade Premier ministre, Chef du Gouvernement, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, représentant le Président du Faso, Chef de l’État, le Camarade Capitaine Ibrahim Traoré, a quitté Ouagadougou ce lundi 26 octobre 2026 pour Moscou, en Fédération de Russie. Il prendra part, les 28 et 29 octobre, au troisième Sommet Russie–Afrique et au Forum économique et humanitaire qui l’accompagne.
Après les éditions de Sotchi en 2019 et de Saint-Pétersbourg en 2023, cette rencontre réunira les dirigeants africains autour du Président russe Vladimir POUTINE pour donner une nouvelle impulsion au partenariat russo-africain. Elle permettra de dresser le bilan du plan d’action 2023-2026 et de définir les prochaines orientations de la coopération. L’adoption d’une déclaration et d’un nouveau plan d’action pour la période 2027-2029 est prévue à l’issue des travaux.
Les échanges porteront notamment sur le commerce, les investissements, la sécurité alimentaire et énergétique, ainsi que sur la souveraineté des États. Le Forum économique et humanitaire abordera également le développement industriel, les transferts de technologies, la transformation numérique, l’intelligence artificielle et les usages pacifiques de l’énergie nucléaire, ainsi que la santé, l’éducation et la formation.
À la tête de la délégation burkinabè, le Chef du Gouvernement portera, au nom du Camarade Président du Faso, les priorités nationales, avec pour objectif de promouvoir des projets concrets en matière de transformation locale des ressources, de maîtrise des technologies et de formation de la jeunesse. Ces perspectives de coopération visent à renforcer les capacités productives du pays et à consolider sa souveraineté économique.
En marge des travaux, le Premier ministre aura des entretiens bilatéraux et accordera des audiences pour approfondir les partenariats au service de la sécurité et du développement du Burkina Faso.
Cette participation s’inscrit dans la dynamique de renforcement des relations entre Ouagadougou et Moscou, confortée par la signature, le 12 février 2026, de l’Accord sur les fondements des relations entre les deux pays. Elle traduit la volonté du Président du Faso de diversifier les partenariats, dans le respect de la souveraineté nationale, de l’égalité et des intérêts réciproques, afin d’apporter des réponses concrètes aux défis sécuritaires, humanitaires et de développement du Burkina Faso.
Le ministère de la Transition digitale, des Postes et des Communications électroniques a organisé la cérémonie de lancement du Réseau national des responsables de la sécurité des systèmes d’information (RSSI) et des points focaux cyber (REN-CYBER) des ministères et institutions, vendredi 23 octobre 2026, à Ouagadougou.
Le ministère de la Transition digitale, des Postes et des Communications électro-niques renforce la sécurité des systèmes d’information au sein des administrations et des institutions publiques. A cet effet, il a mis en place le Réseau national des responsables de la sécurité des systèmes d’information (RSSI) et des points focaux cyber (REN-CYBER). La cérémonie de lancement a réuni des experts du domaine, vendredi 23 octobre 2026, à Ouagadougou.
Le secrétaire général du ministère chargé de la Transition digitale, Borlli Michel Jonas Somé, a rappelé que la sécurisation des systèmes d’information constitue désormais une exigence incontour-nable de la transformation numérique du Burkina Faso. Selon lui, la création de ce réseau vise à instaurer un cadre de concertation et de coordination pour renforcer la sécurité numérique des administrations et des institutions publiques. « La transformation digitale ne saurait se limiter à la dématérialisation des procédures et à la modernisation des services. Elle doit également s’accompagner d’une maîtrise accrue des risques, d’une protection efficace des actifs numériques et d’une préservation de la souveraineté numérique nationale », a-t-il déclaré.
Pour le directeur général de l’Agence nationale de sécurité des systèmes d’information (ANSSI), Oumarou Sanou, le numérique joue un rôle croissant dans la productivité des services publics et la conduite des politiques de développement. Toutefois, cette évolution s’accompagne d’une augmentation des risques cyber, notamment la compromission des comptes, l’hameçonnage, les rançon-giciels et les fuites de données, a-t-il expliqué. Face à ces menaces, des dispositions techniques et réglementaires ont été prises pour protéger le cyber-espace, d’où la mise en place de ce réseau. Selon Oumarou Sanou, celui-ci vise à créer un cadre permanent de concertation, de partage d’informations et de renforcement mutuel des capacités entre les structures parapubliques, les acteurs privés et les organismes disposant d’infrastructures critiques. « Ces acteurs vont être le relais de l’ANSSI auprès des ministères et insti-tutions pour participer au renforcement de la sécurité des systèmes d’information dans ces structures », a-t-il précisé.
Sécuriser les plateformes de l’administration
Les membres du réseau auront notamment pour mission de contribuer à la sécurisation des plateformes numériques mises en place par l’administration avant leur mise à la disposition des usagers. « Dans ce processus de mise en exploitation, il y a des audits de sécurité et des recommandations qui sont faites. C’est le RSSI qui est chargé de suivre l’état de mise en œuvre de ces recommandations afin qu’on puisse sécuriser les plateformes et les mettre au service des usagers », a expliqué Oumarou Sanou. Il a souligné qu’il appartient à chaque responsable de promouvoir une culture de prévention, de veiller à l’application des consignes de sécurité dans les projets numériques et de soutenir la mise en œuvre des mesures collectives nécessaires. Le directeur général de l’ANSSI a également annoncé que des formations seront dispensées aux membres du réseau afin de renforcer leurs capacités. Pour le respon-sable de la sécurité des systèmes d’information de la Société nationale d’électricité du Burkina (SONABEL), Justin Mathias Meda Drabo, cette initiative constituera un cadre de collaboration et de partage d’expériences permettant aux membres de mieux sécu-riser les systèmes d’information de leurs organisations et d’anticiper les menaces.
Le sociétaire de l’AJCK, Soumaïla Ilboudo chez les hommes et celle de l’USFA, Awa Bamogo chez les dames ont remporté la Ve édition de la course cycliste organisée par le Fonds d’appui au sport et à la presse privée Wassa Bondo, le dimanche 25 octobre 2026 à Ouagadougou.
Deux millions de FCFA et un million de FCFA. Ce sont les gains en espèces des deux grands vainqueurs du Ve grand prix cycliste du Fonds Wassa Bondo. Le dimanche 25 octobre la lutte pour monter sur la plus haute marche du podium a été âpre entre les 193 coureurs. Lâchés au contournement route de Saponé à 8h passées, Bur-kinabè, Maliens et Nigériens ont vite imprimé un rythme exceptionnel à la course. En témoigne la vitesse moyenne horaire finale mesurée à 44,191km/h.
Après 2h46’03’’, c’est Soumaïla Ilboudo qui, suite au verdict de la photofinish franchit en premier la ligne d’arrivée. Il devance au sprint groupé, les coureurs de l’AS BESSEL Souleymane Koné (2e) et Mohamadi Ilboudo (3e). Ces derniers empochent respectivement un million et 500000 F CFA. Au programme, 122,300 km étaient à couvrir avec un circuit fermé de 5,500km à boucler 11 fois devant plusieurs autorités et un public mobilisé en grand nombre pour la circonstance sur le boulevard Thomas-Sankara. Après 30 km de route, Idrissa Ouangrawa de l’USFA enlève le premier point chaud devant Daouda Soulama de l’AJCK et Barthélémy Yaméogo de l’USFA.
Le second point chaud disputé à Nioko2 sur la route nationale 3 a été remporté par Harouna Ilboudo au km 54,51. Au premier tour du circuit sur le boulevard, ce sont Alassane Ouattara de MAKAFA et Vincent Mouni de BESSEL qui ont réussi à creuser un écart d’une dizaine de secondes sur le peloton qui se partagent les deux premières récompenses de la 1re prime. Alassane Ouattara va s’adjuger également la prime suivante sur la ligne après 78,60 km parcourus devant Ousmane Kabré et Souleymane Koné de BESSEL. Il est devancé pour la 3e prime par Ousmane Kabré mais revient à la charge pour s’imposer devant ce dernier pour la dernière après 103,40 km. A 33 km de l’arrivée, le peloton s’est de nouveau regroupé.
Objectif atteint
La tentative d’échappée d’une dizaine de cyclistes qui a prospéré jusqu’à 24 secondes d’écart a été annihilée après un tour de piste. L’on compte désormais à cette étape de la course, 50 abandons à l’issue de plus de deux heures de compétition à une vitesse de plus de 44k/h. Ils ne seront plus que 34 sur les 93 au départ au moment d’aborder le dernier tour et ne se lâcheront plus les roues jusqu’au sprint final. Un peu plus tôt, les dames se sont mesurées sur le circuit fermé d’une distance totale de 40,800 km.
L’ambassadrice du club militaire, l’USFA, Awa Bamogo talonnée par sa rivale légendaire Lamoussa Zoungrana de l’AS BESSEL a remporté la compétition chez les dames. Temps mis : 1h6’00’’ soit une vitesse de 37,090 k/h. Elle est récompensée d’une enveloppe d’un million de FCFA. Lamoussa Zoungrana reçoit 750 000 FCFA et sa coéquipière Latifat Sawadogo (3e), 500000 FCFA. La directrice générale du Fonds Wassa Bondo, Ida Ouédraogo, a rappelé que cette compétition s’inscrivait dans la dynamique de préparation des Etalons pour le 37e tour du Faso. Et au regard des perfor-mances enregistrées, l’initiative a atteint son objectif selon les techniciens et les autorités présentes parmi lesquelles la mi-nistre chargée des Sports.
« Nous avons vu des équipes qui se sont bien battues. Nous étions hier sur un autre site où la vitesse était à 43km/h, aujourd’hui nous sommes à plus de 44km/h, ce sont des performances qui indi-quent que notre équipe nationale s’est bien préparée », s’est réjouie Annick Pickbougoum. Les équipes invitées du Mali et du Niger ont reçu des prix spéciaux d’une valeur de 500000 F CFA chacune. La meilleure équipe de cette édition est AS BESSEL.
Le Secrétariat permanent du contenu local et de la promotion des investissements a organisé, du 20 au 22 octobre 2026, à Ouagadougou, des rencontres sectorielles sur la fourniture de biens et services aux sociétés minières.
Le contenu local gagne du terrain dans le secteur minier burkinabè. De 33 % en 2022, la part des achats locaux de biens et services des sociétés minières est passée à 57,84 % en 2025, selon les données présentées par l’administration des mines. Pour consolider cette dynamique, les acteurs du secteur se sont retrouvés à Ouagadougou, du 20 au 22 octobre 2026, pour échanger autour du fret et du transit, de la location d’engins miniers et des pièces de rechange, ainsi que des Equipements de protection individuelle (EPI).
Organisées par le Secrétariat permanent du contenu local et de la promotion des investissements, en collaboration avec la Chambre des mines du Burkina (CMB), la Chambre de commerce et d’industrie du Burkina Faso (CCI-BF) et l’Alliance des fournisseurs burkinabè de biens et services miniers (ABSM), ces rencontres visent à identifier des solutions pour renforcer la participation des entreprises nationales aux approvisionnements miniers. Pour le secrétaire permanent, Zoéwendtaalé Zéphirin Zongo, ces échanges permettent aux fournisseurs, aux sociétés minières et à l’administration de confronter leurs difficultés et de rechercher des réponses concertées. « Nous attendons des recommandations fortes et opérationnelles pour améliorer la fourniture de biens et de services », a-t-il indiqué. Il a également relevé l’importance de prendre en compte les changements intervenus dans l’organisation du fret et du transit, notamment avec Faso Transit Logistique, ainsi que le rôle de l’Office national de sécurisation des sites miniers (ONASIM).
La qualité et le financement en question
La cheffe de service par intérim de la promotion de la chaîne de valeurs minières, Germaine Ki Lingani, a souligné les avancées enregistrées depuis l’adoption de la loi n°017-2024/ALT du 18 juillet 2024 relative au contenu local dans le secteur minier. Elle a notamment rappelé les mécanismes de préférence nationale, les obligations de fourniture locale et les dispositions encadrant la sous-traitance et la cotraitance. Les besoins d’approvisionnement prévisionnels des sociétés minières pour 2026 dépassaient 2 000 milliards F CFA, dont plus de 267 milliards F CFA. Pour les équipements de protection individuelle, les achats sont passés de plus de 4 milliards F CFA en 2023 à plus de 10 milliards en 2025.
Malgré ces opportunités, plusieurs obstacles freinent les fournisseurs nationaux. Germaine Ki Lingani a notamment cité l’accès difficile au financement, l’insuffisance de la production locale de certains biens et les tentatives de contournement de la réglementation. Elle a aussi insisté sur la nécessité d’améliorer la compétitivité des entreprises, les normes de qualité et les relations entre fournisseurs et sociétés minières.
Le représentant de la CMB, Ezidor Bazemo, a, pour sa part, insisté sur le professionnalisme. Selon lui, la fourniture aux mines exige une bonne connaissance des produits, de leurs caractéristiques et des exigences techniques. Il a également plaidé pour la mutualisation des moyens afin de renforcer leurs capacités d’intervention. Pour le représentant de Burkina Mining Company, Bouama Arnaud Wali, les rencontres constituent un cadre pour examiner les difficultés d’approvisionnement et identifier les possibilités offertes aux entreprises locales. Il a particulièrement insisté sur la conformité des équipements de protection individuelle aux normes de sécurité. « Par exemple, si le cyanure n’est pas de qualité, cela peut avoir des conséquences sur la santé de l’employé qui fait la manutention », a-t-il averti.
La Faîtière des caisses populaires du Burkina (FCPB) a organisé une soirée de reconnaissance et d’excellence de ses agents dénommé « BAORE », le vendredi 23 octobre 2026, à Ouagadougou.
La Faîtière des caisses populaires du Burkina (FCPB) est soucieuse du travail bien fait au sein de ses institutions. Dans le but de célébrer les agents qui s’inscrivent dans cette dynamique de quête permanente de l’excellence, elle a organisé une soirée de reconnaissance à leur profit, dénommé « BAORE ». La cérémonie de distinction s’est déroulée, le vendredi 23 octobre 2026, à Ouagadougou. Durant cette soirée, au total 18 prix ont été décernés dans trois catégories.
18 trophées BAORE pour célébrer le professionnalisme et l’excellence au sein du Réseau des Caisses Populaires du Burkina.
La première a récompensé des prix individuels aux travailleurs, notamment la meilleure caissière, le meilleur administrateur, le meilleur agent de crédit et secrétaire. La deuxième catégorie a concerné les cadres transversaux et la troisième a porté sur la gouvernance. Le représentant des récipiendaires, Salif Bruno Démé, a dédié son prix à son équipe et à ses proches, tout en exprimant sa joie et sa reconnaissance envers la FCPB. « C’est un prix qui vient m’interpeller à m’engager davantage », a-t-il confié.
La Directrice générale de la FCPB, Azaratou Sondo, a appelé les lauréats ainsi que l’ensemble de ses collaborateurs à plus de rigueur et à servir d’exemple.
Le président du conseil d’administration de la FCPB, Augustin Sawadogo, a félicité la détermination de la direction générale de la faitière pour avoir ravivé les flammes des Prix BAORE. Pour lui, cet évènement est une occasion pour célébrer à la fois le mérite individuel, les performances collectives et une invite au renforcement collectif des capacités. « Notre ambition est d’en faire un levier de motivation, d’émulation positive et d’amélioration continue au service de nos membres et du développement économique et social de notre secteur », a-t-il souligné. Les BAORE sont un engagement collectif qui invite à apprécier le chemin parcouru et à se projeter avec détermination vers de nouveaux objectifs, a-t-il ajouté.
Le Président du Conseil d’administration de la FCPB, Augustin Sawadogo, a rappelé que les BAORE est une occasion pour célébrer à la fois le mérite individuel, la reconnaissance des performances collectives et une invite au renforcement collectif des capacités.
« Dans un environnement marqué par des exigences croissantes en matière de qualité de service, de gouvernance, d’innovation et de performances, notre réseau doit poursuivre sa transformation tout en préservant des valeurs qui fondent son identité à savoir la solidarité, la proximité, la responsabilité et la confiance », a-t-il souligné. Il a, par la suite, souhaité que les distinctions reçues soient une source de fierté et une motivation supplémentaire pour franchir de nouvelles étapes.
Le Secrétaire général du ministère des Serviteurs du Peuple, Suanyaba Rodrigue Oboulbiga, a appelé toutes les organisations, et entreprises, publiques comme privées à emboiter les pas de la FCPB.
Le secrétaire général du ministère des Serviteurs du peuple, Suanyaba Rodrigue Oboulbiga, a salué cette initiative et a appelé toutes les organisations et entreprises, publiques comme privées, à emboiter les pas de la FCPB qui, selon lui, est en phase avec la vision de son ministère.
Le représentant des récipiendaires, Salif Bruno Démé :« c’est un prix qui vient m’interpeller à m’engager davantage ».
Un appel à la rigueur et au travail bien fait
« Être serviteur du peuple est avant tout un état d’esprit, une exigence civique et morale, et une manière d’exécuter son métier, d’assumer pleinement les responsabilités et de contribuer efficacement à la vie de la Nation. La directrice générale de la FCPB, Azaratou Sondo, a appelé les lauréats, ainsi que l’ensemble de ses collaborateurs à plus de rigueur et à servir d’exemple, aussi bien dans leurs caisses de base qu’au niveau de tout le Réseau des Caisses populaires du Burkina (RCPB). « C’est une lourde charge que chacun doit veiller à assumer au mieux, pour que les caisses populaires puissent toujours aller de l’avant et pouvoir réaliser leur mission, qui est de contribuer à l’amélioration des conditions de vie des populations », a-t-elle rappelé.
La deuxième édition de «Le Faso Digital », placée sur le thème : « Inclusion, souveraineté, innovation : vers un Burkina digital pour tous », a refermé ses portes, le samedi 24 octobre 2026, à Ouagadougou.
Les rideaux sont tombés sur la deuxième édition de « le Faso Digital », le samedi 24 octobre 2026 à Ouagadougou. Placée sur le thème : « Inclusion, souveraineté, innovation : vers un Burkina digital pour tous », avec le Rwanda comme pays d’honneur. Cette foire virtuelle a rassemblé des innovateurs, des entreprises, des institutions et des citoyens autour des enjeux de l’inclusion, de la souveraineté et de l’innovation numériques.
La cérémonie de clôture a été marquée par la récompense des lauréats du concours national d’innovation digitale. Le projet MU-POL a remporté le premier prix de l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP), d’une valeur d’un million de F CFA. Jinkasan a décroché le premier prix de l’Agence nationale de promotion de la finance inclusive (ANPFI), doté de 500 000 F CFA. Alerte Contravention a également obtenu un premier prix, celui de Moov Africa Burkina Faso, d’une valeur de 500 000 F CFA.
Le projet Faso Parking a reçu le prix de UBA, tandis que le prix du public est revenu à EduBF, récompensé à hauteur de 100 000 F CFA. Selon le président du comité d’organisation, Cyriaque Paré, les conférences et les panels ont abordé des questions majeures, notamment l’intelligence artificielle, la souveraineté numérique, la cybersécurité, la régulation, les services financiers numériques, les langues nationales et la transformation digitale des entreprises. Les échanges ont mobilisé plusieurs milliers de participants sur les plateformes Lefasodigital.net et Lefaso.net, s’est-il réjoui.
Un colloque annoncé pour 2028
Le président du comité d’organisation a annoncé une pause dans l’organisation de « Faso Digital » en 2027 afin de préparer, en 2028, un colloque international consacré au bilan de trente années de presse en ligne en Afrique de l’Ouest. « Cette pause ne sera pas non plus un temps d’inactivité de la foire virtuelle. Contrairement aux foires physiques dont l’exposition se referme au bout de quelques jours, la foire virtuelle reste ouverte », a-t-il expliqué. Cyriaque Paré a salué les experts, les conférenciers, les panélistes et les formateurs pour le partage de leurs connaissances. Il a également souligné l’importance de rapprocher les start-up, les entreprises et les structures d’accompagnement afin de favoriser l’accès aux clients, aux partenaires et aux financements.
Le parrain de la foire, Issifou Sorgho, a réaffirmé son engagement en faveur de l’autonomie des personnes en situation de handicap visuel et de leur accès aux avantages du numérique. Il a appelé à privilégier les initiatives qui améliorent leur formation et l’accessibilité numérique afin que le numérique soit véritablement accessible à tous d’ici à 2030.
Représentant la ministre chargée de la Transition digitale, Sié Maxime Da, a indiqué que cette édition a permis de découvrir de nombreuses initiatives portées par des talents burkinabè. Il a rappelé que le succès d’une innovation ne se mesure pas uniquement au prix remporté, mais surtout à sa capacité à répondre durablement aux besoins des populations. Il a invité les lauréats à consolider leurs projets et à rechercher des partenariats, tout en encourageant les administrations et les institutions publiques à s’intéresser aux solutions susceptibles d’améliorer les services aux citoyens.
Le représentant du ministre chargé de la Communication, Jean Noël Bonkoungou, a souligné que la transformation numérique dépasse les seules questions technologiques. Elle touche également à l’information, à la transmission des connaissances, à la préservation de la culture et au développement national. Il a salué cette initiative qui rapproche les acteurs du numérique, les institutions, les entreprises et les citoyens.
Lauréat du prix du public avec EduBF, Wend-Kuni Brice Josopho Sawadogo, s’est réjoui de cette opportunité de mettre en valeur son savoir-faire. Il a assuré vouloir poursuivre l’amélioration de son projet et développer des solutions innovantes pour faciliter le quotidien des populations au Burkina Faso, en Afrique et ailleurs dans le monde.
La ministre de la Transition digitale, des Postes et des Communications électroniques, Aminata Zerbo, a présidé la cérémonie de signature des accords bilatéraux de « roaming », vendredi 23 octobre 2026, à Ouagadougou.
Des accords de « roaming » dans l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) sont désormais une réalité, entre le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire et le Sénégal. En effet, la ministre de la Transition digitale, des Postes et des Communications électroniques, Aminata Zerbo, a présidé la cérémonie de signature des accords bilatéraux de « roaming », vendredi 23 octobre 2026, à Ouagadougou.
Pour elle, lorsqu’un citoyen franchit une frontière, ses besoins de communication l’accompagnent. « Il doit pouvoir joindre ses proches, poursuivre ses activités et accéder aux services dont il a besoin », a-t-elle ajouté. Les accords signés, a souligné la ministre, constituent une étape dont l’utilité devra se mesurer à l’expérience des usagers.
Elle a invité les parties concernées à poursuivre leur coordination pour assurer leur mise en œuvre conformément aux dispositions convenues. « Les conditions techniques et commerciales applicables devront être expliquées aux usagers, de même que les démarches à suivre lorsqu’ils rencontrent des difficultés », a préconisé Aminata Zerbo.
Le secrétaire exécutif de l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP) Burkina, Wendlassida Patrice Compaoré, a expliqué que pour les populations, le « roaming » ne constitue pas simplement un mécanisme technique ou règlementaire. Il a fait savoir qu’il doit satisfaire les besoins de pouvoir rester connecté lorsque l’on franchit une frontière, de pouvoir appeler ses proches, de poursuivre ses activités professionnelles, d’effectuer ses opérations et d’accéder aux services numériques, dans des conditions claires, transparentes et accessibles.
270 milliards de dollars à l’horizon 2030
« Cette responsabilité nous engage à maintenir un dialogue permanent entre les régulateurs, à favoriser le partage d’expériences et à rechercher des solutions communes aux défis auxquels nos Etats sont confrontés », a-t-il poursuivi. Il a aussi précisé que la signature de ces accords doit être considérée comme le point de départ d’une nouvelle phase à savoir leur mise en œuvre et leur suivi. Le commissaire de l’UEMOA chargé du développement humain, Mamadu Serifo Jaquite, représentant le président de la commission de l’UEMOA, a assuré que la Commission de l’UEMOA accorde une attention particulière à la question de l’itinérance mobile au sein de l’espace communautaire. Il a, en outre, laissé entendre qu’à l’échelle du continent africain, les données publiées par la GSMA (Global system for mobile communications association) dans son rapport « The Mobile economy africa 2025 » soulignent l’importance économique de cette transformation. « En 2024, les technologies et services mobiles ont contribué à hauteur de 220 milliards de dollars américains, soit 7,7 % du produit intérieur brut du continent. La GSMA estime que cette contribution pourrait atteindre 270 milliards de dollars à l’horizon 2030 », a-t-il révélé.
Après avoir mis en exergue l’hypocrisie de la démocratie gréco-romaine avec tous ces « damnés de la terre » et autres exclus du système qui dament actuellement le macadam en Occident sous le feu des forces du « désordre », il convient de revenir sur la conception de cette même démocratie selon les révolutionnaires progressistes qui sont à la tête de nos Etats depuis quelques années et dont les systèmes de gouvernance produisent de plus en plus des résultats tangibles. Dans l’entendement de cette nouvelle « race » de dirigeants, on ne saurait parler de démocratie véritable tant qu’il existe des classes distinctes, mais bel et bien de démocratie de classes.
Une démocratie étroite, tronquée, fausse, hypocrite, un paradis pour les riches et un piège pour les pauvres ainsi que la situation du pays réel le laisse voir 60 ans après les indépendances. Il faut donc que le pouvoir révolutionnaire prenne sa responsabilité pleine et entière en développant et en étendant la démocratie prolétarienne à travers une refondation de l’Etat néocolonial pour redonner espoir au peuple. D’où la volonté de relever le défi de l’édification d’un Etat solidaire, fort, prospère et indépendant ce qui revient à renforcer l’état de droit en vue de garantir la justice, la primauté du droit et la transparence.
Or, comme indiqué plus haut, telle qu’elle héritée du système colonial, la démocratie parlementaire et ses « incarnations » ne vise qu’à aboutir à des démocraties factices. Aucun révolutionnaire conscient et conséquent ne peut accepter cet état de fait et la « démocratisation » du Conseil supérieur de la magistrature (toutes les composantes de la société y sont désormais représentées), la refondation du système éducatif ainsi que de l’administration participent de cette vision. Une vision soutenue par le souverainisme économique également (la dernière loi sur les sociétés à caractère stratégique nous le rappelle) si tant est que c’est l’infrastructure qui détermine la superstructure.
Ce n’est pas une chasse aux sorcières, mais une volonté de débarrasser notre système politique, économique et social de ces iniquités basiques pour aller plus au large et accomplir notre destin. Il faut donc renverser la table pour engendrer un nouvel Etat qui répond réellement aux attentes des populations et qui s’adapte au contexte socio-économique. L’impasse dans laquelle se trouvent les démocraties occidentales doit nous conforter dans cette option qui aura le mérite de nous éviter les écueils de l’ultralibéralisme et des soulèvements populaires qui en découlent. Un enseignement du matérialisme historique.
Les Forces armées nationales ont, à Dédougou, dans la région de Bankui, lancé les activités régionales commémoratives du 66e anniversaire de leur création, le mardi 20 octobre 2026, à travers un cross populaire suivi d’une séance d’aérobic.
En prélude à la célébration régionale du 66e anniversaire de l’existence de l’Armée nationale burkinabè le 1er novembre prochain, plusieurs activités préparatoires sont à l’affiche dans le Bankui et le Sourou. L’heure est aux préparatifs et à la mise en œuvre des différentes activités qui ont déjà débuté, le mardi 20 octobre 2026 à Dédougou avec la tenue d’un cross populaire. Cette activité sportive a mobilisé de nombreux participants issus des rangs des Forces de défense et de sécurité (FDS) et des autorités administratives locales. Le chef de corps du 51e Régiment d’infanterie commando (RIC), Abdu Rahim Zerbo, représentant le parrain de l’activité, a expliqué que le cross, suivi d’aérobic, a permis de mettre en jambe les acteurs pour la suite des activités à mener dans le cadre de la présente commémoration. Ces activités, a-t-il dit, se déclinent, entre autres, en conférences publiques, en compétition de ballon militaire en attendant le clou de la célébration de ce 66e anniversaire qui va intervenir le 1er novembre avec la cérémonie de prise d’armes. Il a saisi l’occasion pour saluer la mémoire des victimes du terrorisme. M. Zerbo a, par ailleurs, invité la population à s’intéresser aux différentes activités qui vont être déroulées.
En marge de la IXe édition du Forum national de l’intégration, le ministère des Affaires étrangères a organisé le Festival de l’intégration, les 20 et 21 octobre 2026, à l’esplanade de la salle polyvalente de Gaoua.
La diversité culinaire et culturelle a été à l’honneur lors de la IXᵉ édition du Forum national de l’intégration. En effet, en marge de ce forum, s’est tenu le Festival de l’intégration, les 20 et 21 octobre 2026, à l’esplanade de la salle polyvalente de Gaoua. La manifestation a réuni une dizaine de pays autour de leurs richesses culturelles et gastronomiques. Le Niger, le Mali, la Côte d’Ivoire, le Ghana, la Guinée, le Haïti et le Nigeria figuraient parmi les pays représentés. La cérémonie d’ouverture a été marquée par la coupure du ruban symbo-lique par la ministre déléguée chargée de la Coopération régionale, Stella Eldine Kabré.
Elle a ensuite effectué une visite des stands des pays parti-cipants, accompagnée des autorités présentes. Au cours de cette visite, le ministre a salué la diversité des spécialités culinaires présentées, relevant les similitudes entre certains mets et les particularités propres à chaque pays. Elle a également invité les participants à faire de cette rencontre un cadre de renforcement de l’intégration africaine dans ses dimensions culturelle, économique et sociale. Les mets traditionnels ont constitué l’un des principaux attraits du festival. Dans les différents stands, les visiteurs ont pu découvrir des préparations culinaires variées, témoins de la richesse des patrimoines gastronomiques des pays représentés.
Stella Eldine Kabré s’est réjouie de la tenue de cette rencontre, qu’elle considère comme une occasion de consolider les liens entre les peuples africains. Par ailleurs, le ministre délégué a apprécié la qualité des présentations et la diversité des mets proposés. Elle a notamment relevé les ressemblances entre certaines spécialités culinaires, tout en soulignant les particularités de chaque pays. Pour elle, ces découvertes contribuent à une meilleure connaissance des cultures africaines. Au-delà de la gastronomie, Stella Eldine Kabré a mis en avant la cohésion sociale, le partage et la solidarité observés entre les différentes communautés présentes. Elle a ainsi appelé à poursuivre les efforts en faveur d’une intégration africaine dans ses dimensions culinaire, culturelle et économique. « Il faut vraiment que nous travaillions à ce que cette intégration soit totale », a-t-il insisté, invitant les populations à visiter les différents stands, à découvrir les spécia-lités des pays participants et à faire de ce rendez-vous un cadre de rapprochement entre les peuples africains.
Les communautés célèbrent la diversité africaine
Présent à cette rencontre aux côtés de ressortissants de différentes nationalités, le vice-président national de la communauté ivoirienne au Burkina Faso, Amadou Sanon, a exprimé sa satisfaction de prendre part à ce rendez-vous consacré à l’intégration africaine.Il s’est réjoui de la tenue du Festival de l’intégration à Gaoua qui, à ses yeux, est une occasion de renforcer les liens entre les peuples africains. « Ce festival est le bienvenu. Aujourd’hui, on est là, parmi nos frères africains de toutes nationalités. Nous sommes ravis de participer à ce forum de l’intégration africaine. On sent la chaleur humaine, on sent la chaleur africaine. L’union entre nous, les peuples africains, c’est ce qu’on recherchait », a-t-il déclaré. La communauté nigérienne a également salué l’initiative.
Pour Saïdou Zalia, membre de cette communauté, le Festival de l’intégration nationale constitue une occasion de faire découvrir les spécialités culinaires du Niger et de consolider les liens entre les peuples africains. La nigérienne a estimé que cette rencontre permet aux différentes communautés de valoriser leur patrimoine gastronomique, tout en favorisant les échanges culturels et le rapprochement entre les peuples. A travers la présentation des mets nigériens, a soutenu Saïdou Zalia, la communauté entend ainsi contribuer à la promotion de la diversité culinaire africaine et au renforcement de l’intégration entre les communautés vivant au Burkina Faso. Des danses traditionnelles et des prestations artistiques des pays représentés ont également rythmé le festival, dans une ambiance de convivialité et de partage. A travers ces rencontres et ces découvertes, la manifestation a offert aux communautés un cadre d’échanges et de rapprochement, avec l’ambition de renforcer les liens entre les peuples africains. Placée sur le thème « L’intégration africaine à l’ère de la Révolution progressiste populaire », la IXe édition du Forum national de l’intégration s’est tenue, du lundi 19 au jeudi 22 octobre 2026 à la salle polyvalente de Gaoua.
Le comité national d’organisation de la 18e édition du Salon international de l’artisanat de Ouagadougou (SIAO) a fait l’état des préparatifs, lors d’une conférence, vendredi 23 octobre à Ouagadougou.
A quelques jours de la 18e édition du Salon international de l’artisanat de Ouagadougou (SIAO), qui se tient du 30 octobre au 8 novembre 2026, le comité national d’organisation était face à la presse, le vendredi 23 octobre dernier, afin de faire le point des préparatifs. L’édition 2026 du SIAO se tient autour du thème : « Artisanat africain et industrialisation : quelle synergie pour une meilleure organisation et valorisation des produits locaux et du patrimoine culturel ? ». Le Ghana en est le pays invité d’honneur, tandis que le Mali et le Niger sont les pays invités spéciaux, a confié le président du comité national d’organisation (PCNO) du SIAO, Alassane Ouédraogo. Il a annoncé que 800 000 visiteurs sont attendus. Ceux-ci vont avoir l’occasion de découvrir le savoir-faire de 6 000 exposants, qui vont occuper les 800 stands prévus pour la vitrine de l’artisanat africain. Le PCNO du SIAO 2026 a ajouté que plus de 100 acheteurs professionnels provenant des 5 continents et 350 journalistes issus de 50 médias nationaux et internationaux seront présents.
Pour ce qui concerne les innovations introduites pour cette édition, Alassane Ouédraogo a révélé que le comité a décidé d’augmenter le nombre de porte d’entrée et de sortie, en vue de faciliter l’accessibilité au site. De plus, des ateliers thématiques destinés à favoriser une meilleure vulgarisation des métiers de l’artisanat au niveau du Village artisanal de Ouaga-dougou (VAO) vont être organisés. La climatisation de tous les pavillons, la création du « village du pays invité d’honneur » et l’installation de points d’information dans les pavillons sont également des innovations à signaler dans le cadre du SIAO 2026. Le comité national d’organisation a inscrit au programme des activités sportives. Il s’agit d’une course cycliste tenue le 24 octobre 2026 et un cross populaire le 29 octobre prochain. « Toutes ces innovations répondent à l’ambition de faire du SIAO, un salon moderne, attractif, accessible, professionnel et davantage tourné vers les besoins des exposants, des acheteurs et des visiteurs », a déclaré Alassane Ouédraogo.
Reconnaissance du mérite des artisans
Pour ce qui concerne les activités traditionnelles, il a cité l’exposition-vente de produits de l’artisanat africain, le concours de la créativité au Pavillon Thomas-Sankara, les rencontres d’affaires B to B, le séminaire autour du thème central, la journée du pays invité d’honneur, les animations culturelles et artistiques, ainsi que la nuit des artisans méritants. Le PCNO a signifié que la 18e édition du SIAO entend poursuivre la tradition de la reconnaissance du mérite et de l’excellence. Parmi les principaux prix figurent le Grand prix du Président du Faso, le prix du Président de l’Assemblée législative du peuple, le prix de la créativité Thomas-Sankara, le prix du ministre chargé de l’artisanat, le prix de l’Organisation pour le développement et la promotion de l’artisanat africain (ODEPA). Par ailleurs, divers prix spéciaux vont être décernés aux artisans par les différents partenaires.
Le PCNO a rappelé aux acheteurs professionnels que le SIAO s’érige comme un espace privilégié de découverte de l’offre artisanale africaine. Le président de la commission sécurité, Abdoul Aziz Yonly, a confié que toutes les forces de défense et de sécurité sont mobilisées pour établir un dispositif de sécurité efficace. « Les recommandations de l’édition précédente vont nous permettre de mettre en place un dispositif innovant pour éviter les longues files », a-t-il déclaré. Il a encouragé les visiteurs ainsi que les exposants à respecter de manière scrupuleuse les consignes établies afin de faire de cette édition une réussite.