5e étape Tour du Faso 2026 : Saturnin Yaméogo, vainqueur à Pâ

Saturnin Yaméogo a remporté, le 3 novembre 2026, la 5e étape du Tour cycliste international du Faso. Courue entre Bobo-Dioulasso et Pâ, le Burkinabè de l’équipe nationale a bouclé les 131,32 km en 2h 48 min 06 s à une vitesse moyenne de 46,872 km/h. Maillot jaune au départ de l’étape, le Sud-Africain Gustav Basson conserve la tunique à Pâ.

Le Burkina Faso signe enfin sa 1re victoire d’étape au Tour du Faso 2026. Le 3 novembre 2026, Saturnin Yaméogo s’est imposé lors de la 5ème étape entre Bobo-Dioulasso et Pâ. Longue de 131,32 km, l’Étalon cycliste a franchi la ligne d’arrivée en 2h 48 min 06 s à une vitesse moyenne de 46,872 km/h. Au départ de cette étape, ils étaient 73 coureurs sur la ligne.

Contrairement aux autres étapes, les premiers kilomètres sont animés par le peloton. C’est d’ailleurs dans cette configuration que les coureurs se lancent pour la bataille du premier point chaud à Sogossagasso au km 26,86. Le Camerounais Michel Boris Tiencheu s’impose devant le Malien Tiémoko Diamouténé et l’Algérien Yacine Hamza. À quelques kilomètres, au sortir de ce sprint intermédiaire, Mouni Vincent est victime d’une chute. Il est contraint à l’abandon.

Pendant qu’il était pris en charge, une échappée de 5 coureurs se forme avec le Burkinabè Saturnin Yaméogo, le Néerlandais Jannes Van Weele, l’Algérien Ousmane Abdou Mimouni, le Camerounais Michel Boris Tiencheu et le Marocain Adil El Arbaoui. Ce groupe de fuyards anime la course en établissant un écart allant jusqu’à 3 min 10 s avec le peloton. C’est ainsi qu’ils arrivent au second sprint intermédiaire à Koumbia au km 66,23, enlevé par Saturnin Yaméogo. Le Burkinabè est encore le premier à franchir la ligne du 3e point chaud à Houndé. À 25 km de la ligne d’arrivée, l’écart entre le groupe d’échappée et le peloton était de 2 min 20 s.

Au fil des kilomètres, il se réduit jusqu’à 1 min 20 s à un kilomètre de l’arrivée. Là, il était quasi impossible pour le peloton de rattraper les fuyards. Saturnin Yaméogo et ses cofuyards se lancent pour la bataille finale. Dans un sprint imposant, l’Étalon cycliste fait parler sa puissance et remporte la 5e étape de la 37e édition du Tour du Faso. L’Algérien Ousmane Abdou Mimouni arrive 2e sur la ligne. Le Marocain Adil El Arbaoui ferme la marche du podium. Maillot jaune au départ de l’étape, le Sud-Africain Gustav Basson conserve la tunique à Pâ. Tout comme lui, l’Algérien Yacine Hamza conserve également le maillot vert aux points.

Meilleur jeune au départ à Bobo-Dioulasso, Soumaila Ilboudo, de l’équipe nationale du Burkina, conserve également sa tunique à Pâ. Le maillot des points chauds demeure la propriété du Marocain Youssef Bdadou. Vainqueur de l’étape, Saturnin Yaméogo lui, s’adjuge le maillot du premier des Burkinabè.

Ollo Aimé Césaire HIEN

Loi portant définition des entreprises à caractère stratégique : « Elle protège ce qui est vital pour la Nation, sécurise l’environnement des affaires… », Inoussa Sawadogo, directeur général des Sociétés à capitaux publics et du secteur privé

Le lundi 19 octobre 2026, l’Assemblée législative du peuple (ALP) a adopté à l’unanimité la loi portant définition et détermination des entités économiques, commerciales et industrielles à caractère stratégique. Dans cette interview accordée à Sidwaya, le directeur général des sociétés à capitaux publics et du secteur privé au sein du ministère de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat, Inoussa Sawadogo, revient sur la quintessence de cette loi et ses principales innovations.

Sidwaya (S) : L’Assemblée législative du Peuple (ALP) a adopté la loi portant définition et détermination des entités économiques, commerciales et industrielles à caractère stratégique. Pouvez-vous revenir sur la substance de cette loi ?

Inoussa Sawadogo (I.S) : Cette loi sur les entités économiques, commerciales et industrielles à caractère stratégique est une révision d’une ancienne loi datant de 1993, à une époque où le maître-mot était le retrait de l’Etat
du secteur productif, notamment à l’occasion des Programmes d’ajustement structurel (PAS). Le législateur avait alors eu l’idée de préserver de cette vague de privatisations, un certain nombre d’entreprises dont le fonctionnement pouvait avoir un impact sur l’équilibre social et l’intérêt national. La loi n° 53 de 1993 avait donc établi une liste d’entreprises auxquelles une attention particulière devait être accordée dans ce contexte de privatisation. La nouvelle loi qui vient d’être adoptée constitue une révision de ce texte, au regard de l’évolution du contexte depuis lors. Au fil du temps, cette loi a révélé un certain nombre de limites. Par ailleurs, la vision du gouvernement concernant la gouvernance des entreprises a beaucoup évolué. Ce qui justifie l’adoption de cette nouvelle loi portant définition et détermination des entités économiques, commerciales et industrielles à caractère stratégique.

S : Pouvez-vous revenir sur les limites de l’ancienne loi et sur la nouvelle vision du gouvernement qui ont prévalu à sa révision ?

L’une des innovations de cette loi porte sur l’interdiction de privatisation des entités
à caractère stratégiques.

I.S : En ce qui concerne les limites de l’ancienne loi, il faut dire que, même si son esprit était de préserver ces entités, qui étaient au nombre de 15 et que l’on estimait d’une importance capitale, elle présentait une limite majeure : elle ne prévoyait pas l’interdiction de privatisation. Ainsi, au fil du temps, entre 1991 et 2001, beaucoup d’entités répertoriées sur cette liste se sont retrouvées concernées par des lois autorisant leur privatisation. Avec l’avènement de la Révolution progressiste populaire (RPP), il a fallu adopter, dès 2024, une loi pour retirer certaines entités stratégiques de la liste des entreprises à privatiser, notamment l’ONEA, la SONABHY et le BUMIGEB, qui avaient fait l’objet d’une loi autorisant leur privatisation. Cela s’explique tout simplement par le fait que la loi de 1993 ne comportait aucune disposition interdisant la privatisation. L’autre justification de la nécessité d’une nouvelle loi tient au fait que, sur les 15 entreprises initialement répertoriées, certaines n’existent plus aujourd’hui. Cette loi est donc naturellement devenue obsolète, car elle ne répond plus aux réalités actuelles. Une autre raison ayant conduit à cette révision est la création de nombreuses entités, en lien avec la nouvelle vision des autorités. Il y a également la volonté de reprendre le contrôle d’un certain nombre de secteurs touchant à la souveraineté nationale et à la sûreté, qui n’étaient pas forcément pris en compte par la loi de 1993. Un ensemble de raisons justifiait donc l’adoption d’une nouvelle loi capable de tenir compte de la vision actuelle et des objectifs de souveraineté et de contrôle de certaines entités dont nous estimons qu’elles ont un impact important sur l’équilibre social et l’intérêt national.

S : Quelles sont les principales innovations de cette nouvelle loi ?

I.S : Cette loi introduit de nombreuses innovations dans l’intérêt des populations et de l’économie nationale. D’abord, elle adopte une définition objective de l’entité à caractère stratégique, fondée sur cinq critères. Il s’agit notamment de la souveraineté nationale, du développement et de l’équilibre social, c’est-à-dire des entités dont l’activité contribue fortement à l’équilibre social, de la sûreté nationale, des entités qui jouissent d’un monopole, qu’il soit légal ou de fait, ainsi que de celles qui interviennent dans des secteurs soumis à des contraintes de service. Si une entité occupe, dans son domaine, 80 % du marché national pour
un service essentiel, indispensable et de grande consommation, vous conviendrez sans doute qu’elle peut être considérée comme stratégique. En effet, l’arrêt de ses activités pourrait créer un déséquilibre généralisé.

Il faut donc trouver des moyens pour réguler ce type de situation. Aussi, contrairement à la première loi, qui avait choisi d’inscrire directement dans son corps la liste des entités à caractère stratégique, la nouvelle loi prévoit que cette liste nominative soit établie par décret. Cela permet au gouvernement de procéder à des mises à jour en fonction de l’évolution du contexte. A tout moment, on peut en effet estimer que l’activité d’une entité a un impact tel qu’elle devient stratégique pour la bonne marche de la nation. Cette disposition permet donc de réajuster la liste et d’agir rapidement. Elle permet également d’avoir un regard sur le fonctionnement des entités considérées comme stratégiques.

Une autre innovation prévoit que, pour certains types d’opérations, ces entités ne puissent pas agir sans une autorisation préalable du Conseil des ministres. Cela permet d’avoir une vue globale sur les partenariats, les conventions
et autres engagements que ces entités pourraient conclure, notamment avec l’étranger ou avec des entreprises résidentes, mais détenues majoritairement par des étrangers. A ces innovations s’ajoute l’insaisissabilité des biens des entités à caractère stratégique, une disposition qui n’était pas prévue dans l’ancienne loi. Qui dit entité à caractère stratégique, dit entité dont l’activité est indispensable. Si l’on permettait que, pour une raison ou une autre, les biens ou les comptes de ce type d’entité soient saisis, cela pourrait conduire à un arrêt de ses activités, alors qu’il s’agit généralement de services vitaux qui touchent directement à l’intérêt national. Quel que soit le litige, le texte prévoit des voies de recours, sans qu’il soit nécessaire de procéder à la saisie des biens. Autre innovation majeure, l’Etat se réserve, à travers cette loi, la possibilité d’entrer dans le capital d’une entité privée qui viendrait à être déclarée à caractère stratégique.

S : Pouvez-vous préciser les opérations que les entités à caractère stratégique ne peuvent pas mener sans l’autorisation préalable du Conseil des ministres ?

Le directeur général des sociétés à capitaux publiques et du secteur privé, Inoussa Sawadogo :
« avoir l’Etat, la puissance publique, comme partenaire dans votre affaire devrait plutôt être vu comme une opportunité ».

I.S : Oui, un certain nombre d’opérations sont encadrées pour ces entités à caractère stratégique, surtout celles qui sont publiques ou à participation publique majoritaire. Il y a notamment les emprunts, dont le seuil sera défini par voie réglementaire. Pour ce type d’opérations, une autorisation du Conseil des ministres est nécessaire. Il y a également les partenariats, les accords et les conventions conclus avec l’extérieur qui entraînent des transferts de technologies ou de données stratégiques. Pour ces opérations, il est prévu que les entités concernées puissent requérir l’autorisation du Conseil des ministres.

S : Le caractère insaisissable des biens de ces entités à caractère stratégique n’est-il pas de nature à perturber la quiétude des partenaires ou à ouvrir la porte à des abus ?

I.S : Oui, justement. Lorsqu’on entend parler d’insaisissabilité, on peut immédiatement avoir certaines appréhensions. Mais, il faut rassurer l’opinion. Lorsque nous parlons de l’insaisissabilité des biens des entités
à caractère stratégique, il s’agit simplement de protéger la continuité des missions stratégiques de l’Etat. En aucun cas, cela ne signifie une remise en cause des droits des acteurs économiques. L’objectif est véritablement de protéger l’intérêt national. Prenons l’exemple de secteurs comme la santé, avec un hôpital, ou celui de l’électricité et de la distribution d’eau. Si l’on permettait à un huissier de venir saisir l’outil même qui constitue le cœur de métier de ces structures, cela pourrait avoir d’importantes répercussions sociales et économiques. Il s’agit simplement d’encadrer ce genre de situation, sans pour autant remettre en cause les droits des uns et des autres. En effet, la loi prévoit des voies de recours permettant de réparer les préjudices qui pourraient être causés, y compris lorsqu’ils concernent une entité qui n’a pas de caractère stratégique.

S : Le recours à l’avis du Conseil des ministres pour certaines opérations ne risque-t-il pas de freiner les investissements et le transfert de technologies ?

I.S : Non ! Selon nous, cette disposition, qui encadre les partenariats avec l’étranger ou avec des entités résidentes détenues par des étrangers, ne constitue en aucun cas une interdiction des partenariats avec l’étranger. Elle doit simplement être considérée comme une mesure de précaution visant à encadrer certains types d’opérations spécifiques susceptibles d’entraîner l’arrêt ou la suspension d’une activité présentant un intérêt majeur pour la nation. Cette autorisation vise simplement à garantir la souveraineté de l’Etat. Les investisseurs, qu’ils soient étrangers ou nationaux, devraient y voir un facteur de renforcement de la confiance et non un élément dissuasif susceptible de susciter des réticences ou de réduire les intentions d’investissement. C’est sous cet angle qu’il faut comprendre cette disposition, et non comme une mesure visant à décourager les partenariats avec l’étranger. L’Etat ne cherche pas à tout contrôler, mais à encadrer certains types de partenariats spécifiques susceptibles d’avoir, à terme, un impact sur la souveraineté, l’équilibre social ou l’intérêt national. La loi est claire et tous ces types de partenariats sont connus à l’avance. Les acteurs ont donc la possibilité de se projeter et de bénéficier d’une certaine prévisibilité. Cela ne devrait pas constituer un facteur limitant pour les investissements.

S : Que répondez-vous à ceux qui estiment que la possibilité donnée à l’Etat d’entrer dans le capital des entreprises privées n’est pas de nature à rassurer les investisseurs ?

I.S : A ceux qui considèrent que l’entrée constitue une menace, je répondrais le contraire. L’Etat représente la puissance dans le capital d’une entreprise publique. Avoir l’Etat comme partenaire dans son affaire devrait plutôt être perçu comme une opportunité d’aller plus loin, d’investir davantage et de bénéficier d’un accompagnement politique nécessaire à la réussite de ses activités. Au contraire, les entreprises devraient rechercher cette possibilité d’avoir l’Etat comme partenaire.

S : De façon nominative, quelles entreprises pourraient faire l’objet d’une interdiction de privatisation ?

I.S : L’ancienne loi avait choisi de dresser directement la liste des entreprises à caractère stratégique. Avec le temps, les limites de cette approche sont apparues. Nous nous retrouvons donc avec une liste figée, difficile à ajuster au fur et à mesure. L’innovation prévue par la nouvelle loi consiste à établir cette liste par décret. Cela signifie qu’à ce jour, elle n’est pas encore arrêtée. Mais, sur la base des critères déjà définis par la loi, on pourrait naturellement imaginer que certaines entités y figurent. On peut éventuellement penser à des structures comme la SONABHY, l’ONEA ou la SONABEL. D’ailleurs, l’ancienne loi les avait déjà retenues sur la liste des entreprises à caractère stratégique. Il y a également un critère qui concerne les secteurs soumis à des contraintes de service. Prenez, par exemple, un établissement public comme l’hôpital Yalgado. Imaginez les conséquences d’un arrêt de ses activités ! Mais la loi prévoit que la liste soit arrêtée au terme d’un processus participatif qui permettra, à l’issue d’un certain nombre d’analyses, de retenir les structures qui seront soumises au Conseil des ministres, lequel les inscrira dans le décret. A ce jour, je ne peux qu’émettre des points de vue personnels sur les entités susceptibles de figurer sur cette liste. Car, au final, certaines pourraient ne pas y être inscrites pour une raison ou une autre.

S : Avez-vous un message pour rassurer les investisseurs qui pourraient avoir des appréhensions par rapport à cette nouvelle loi ?

I.S : Je vous remercie pour l’opportunité que vous nous donnez d’éclairer l’opinion sur cette nouvelle loi. A notre sens, elle devrait être un instrument de réassurance pour les investisseurs et inciter chacun à s’informer. Parfois, les commentaires peuvent nous induire en erreur et susciter des craintes, alors qu’au fond, ces dispositions devraient plutôt nous rassurer et nous encourager à venir investir au Burkina Faso.
Le Burkina Faso reste un pays ouvert aux investisseurs, qui protège les investisseurs privés et entend créer un attelage public-privé permettant de réaliser un véritable développement économique et social, sans remettre en cause la vision et la souveraineté impulsées au plus haut niveau par les autorités de notre pays. Aux investisseurs privés, nous pouvons dire que cette loi n’est pas une loi de méfiance, mais une loi de maturité économique. Elle protège ce qui est vital pour la nation, sécurise l’environnement des affaires et fait de l’Etat un partenaire de premier plan pour le secteur privé. C’est, une fois de plus, cette vision inspirée par les plus hautes autorités qui a permis l’adoption de cette loi, en phase avec le contexte actuel et la vision de la Révolution progressiste populaire.

Interview réalisée par Mahamadi SEBOGO
Windmad76@gmail.com

Flash

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Dans ce contexte marqué par la recrudescence de la cybercriminalité au Burkina Faso, la Brigade centrale de lutte contre la cybercriminalité (BCLCC) joue un rôle essentiel dans la prévention et la répression des infractions commises sur Internet. Malgré les nombreuses campagnes de sensibilisation, des internautes continuent de tomber dans les pièges des cybercriminels. Il est donc nécessaire de renforcer davantage l’éducation aux dangers du numérique afin de promouvoir des comportements responsables et de consolider la confiance dans les échanges en ligne. Dans cette dynamique, la vigilance et la prudence doivent demeurer des réflexes essentiels pour tout utilisateur d’Internet. En définitive, la lutte contre la cybercriminalité est une responsabilité collective qui exige l’engagement de tous les citoyens. A cet effet, les personnes victimes d’escroquerie ou de toute autre infraction numérique sont vivement encouragées à dénoncer les auteurs auprès des services compétents. Car, le silence des victimes contribue parfois à laisser prospérer les activités des cybercriminels.

Rasmata OUEDRAOGO
(Stagiaire)

Vol, escroquerie transfrontalière et assassinat : trois individus aux arrêts

Le commissaire central de police de Bobo-Dioulasso, le commissaire principal de police, Smaîla Nombré, et le commissaire d’arrondissement de Dafra, le commissaire principal de police, Idrissa Sawadogo, ont coanimé une conférence de presse, le lundi 2 novembre 2026. Ils ont présenté aux hommes de média les résultats d’une enquête judiciaire qui a permis l’interpellation de trois individus impliqués dans des faits d’escroquerie transfrontalière, de vol et de recel d’engins à deux roues, et d’assassinat.

La joie était perceptible sur le visage de Adama Dianda. Environ un an après le vol de sa motocyclette à son domicile, il a pu retrouver son engin grâce aux investigations menées par le commissariat de police de l’arrondissement de Dafra. Selon son témoignage, les faits remontent au mois de Ramadan. Des individus se sont introduits dans son domicile pour emporter sa motocyclette. « Cela faisait la cinquième fois que je recevais la visite des bandits, puisque je fais de l’élevage. Les autres fois, ce sont les bêtes et la volaille qu’ils ont emportées », a-t-il expliqué. La récupération de son engin vient ainsi mettre un terme à une longue attente et redonner espoir à cette victime de vols à répétition.

Tout comme Adama Dianda, d’autres personnes ont retrouvé le sourire en récupérant leurs engins dérobés. Un soulagement pour ces victimes qui avaient perdu tout espoir de retrouver leurs biens. A la faveur d’une enquête judiciaire menée par le commissariat de police de l’arrondissement de Dafra, plusieurs biens volés ont pu être retrouvés et présentés à la presse, dans la matinée du lundi 2 novembre 2026, à Bobo-Dioulasso. Selon le commissaire de police de l’arrondissement de Dafra, le commissaire principal de police Idrissa Sawadogo, ces investigations ont permis l’interpellation de trois individus soupçonnés d’être impliqués dans des faits d’escroquerie transfrontalière, de vols et de recel d’engins à deux roues, ainsi que d’assassinat.

Appel à la vigilance

Dans le dossier relatif aux vols de motocyclettes, le principal suspect, âgé de 28 ans et apprenti maçon, opérait avec des complices depuis 2022. Une dizaine de vols d’engins lui sont reprochés. D’après les enquêteurs, les présumés auteurs profitaient notamment des nuits pluvieuses et du sommeil profond des occupants pour s’introduire dans les domiciles et soustraire discrètement les engins. « Face aux difficultés d’écoulement à Bobo-Dioulasso, une partie du butin était acheminée vers leur localité d’origine, dans une commune voisine », a laissé entendre le commissaire principal de police Idrissa Sawadogo. La collaboration des Volontaires pour la défense de la patrie (VDP) a contribué à l’interpellation du suspect. Les investigations ont également permis de saisir huit motocyclettes déclarées volées, cinq cartes nationales d’identité burkinabè, une carte grise et une plaque d’immatriculation.

Les deux autres dossiers concernent, d’une part, un réseau présumé d’escroquerie opérant au Burkina Faso et dans plusieurs pays voisins et, d’autre part, un cas d’assassinat survenu à proximité du Centre médical urbain de Ouezzin-ville. Dans la première affaire, a fait savoir le commissaire central de la ville de Bobo-Dioulasso, le commissaire principal Smaïla Nombré, les enquêteurs font état de sept cas présumés d’escroquerie portant sur plus de 82 millions francs CFA. Un suspect de 35 ans a été interpellé, tandis que son présumé complice est activement recherché. Dans l’affaire d’assassinat, un homme de 52 ans a également été interpellé et a reconnu les faits qui lui sont reprochés.

A l’issue de la phase policière, les différents dossiers ont été transmis au procureur du Faso près le Tribunal de grande instance de Bobo-Dioulasso pour la suite de la procédure judiciaire. A travers ces résultats, le commissaire principal Smaïla Nombré invite les populations à renforcer leur collaboration avec les forces de sécurité, tout en redoublant de vigilance. Elle recommande notamment de stationner les motocyclettes dans des endroits sécurisés, de les verrouiller avant de dormir et de renforcer la fermeture des domiciles. Les citoyens sont également invités à signaler tout comportement suspect à travers les numéros d’urgence 17, 10 10 et 16.

Kamélé FAYAMA

Coura Yasmine Sandrine Zerbo, diététicienne : « L’alimentation est un levier de prévention du cancer du sein »

Le cancer du sein constitue un enjeu de santé publique et figure parmi les cancers les plus fréquents chez les femmes. Son apparition est liée à plusieurs facteurs, notamment génétiques, hormonaux, environnementaux et comportementaux. Si aucun aliment ne permet, à lui seul, de prévenir ou de guérir cette maladie, une alimentation équilibrée et un mode de vie sain peuvent contribuer à réduire certains facteurs de risques et à préserver la santé. Plus de détails dans cet article avec la diététicienne comportementaliste, Coura Yasmine Sandrine Zerbo.

Le cancer du sein figure parmi les cancers les plus fréquents chez les femmes dans le monde. Il peut évoluer sans provoquer de douleur au début. La reconnaissance précoce des signes suspects et l’accès aux examens appropriés permettent d’orienter rapidement les femmes vers une évaluation médicale et, si nécessaire, un traitement adapté. L’absence de symptômes ne garantit pas l’absence de cancer. L’autopalpation peut aider à repérer des changements, mais elle ne remplace ni les examens de dépistage recommandés ni une consultation médicale. Les maitres mots sont de dépister tôt, consulter sans tarder et suivre les recommandations médicales sont des gestes essentiels pour mieux lutter contre le cancer du sein.

Selon la diététicienne comportementaliste, Coura Yasmine Sandrine Zerbo, il est aussi utile de savoir qu’une alimentation équilibrée et un mode de vie sain peuvent contribuer à réduire certains facteurs de risques de la maladie et à préserver la santé. Adopter une alimentation variée, équilibrée et adaptée à ses besoins contribue au maintien d’un poids favorable à la santé et apporte les nutriments nécessaires au bon fonctionnement de l’organisme. Il est conseillé de privilégier les produits de saison et, lorsque cela est possible, les produits issus de l’agriculture biologique. Les haricots, les lentilles, le soja et les pois de terre sont d’excellentes sources de protéines végétales et de fibres. Leur consommation régulière contribue à la diversité alimentaire et au maintien d’une alimentation équilibrée.
Coura Yasmine Sandrine Zerbo fait également remarquer que le mil, le sorgho, le maïs, le fonio et le riz complet, lorsqu’ils sont disponibles, contribuent aux apports en fibres et participent à la diversité alimentaire. Ils peuvent être intégrés aux repas en alternance avec d’autres céréales et tubercules locaux.

Prévenir la dénutrition

Le poisson, les œufs, la volaille, les produits laitiers et les légumineuses contribuent à couvrir les besoins en protéines. Leur consommation doit être adaptée aux habitudes alimentaires, aux ressources disponibles et aux besoins individuels.
Le sésame, les arachides, les noix et certaines huiles végétales apportent des acides gras insaturés. Ils ont leur place dans une
alimentation équilibrée, à condition de respecter des quantités adaptées aux besoins énergétiques.
Au-delà du choix des aliments, la spécialiste précise que la prévention repose également sur l’activité physique régulière, le maintien d’un poids adapté et la limitation de la consommation d’alcool.

Pendant les traitements du cancer du sein, la diététicienne relève que le patient doit préserver l’état nutritionnel. En effet la chimiothérapie, la radiothérapie, l’hormonothérapie et d’autres traitements peuvent entraîner des effets secondaires variables comme la perte d’appétit, les nausées, les vomissements, la constipation, la diarrhée, ou des difficultés à s’alimenter.
Dans ce contexte, elle explique qu’un suivi diététique personnalisé est essentiel. Il vise à prévenir la dénutrition, à limiter la perte musculaire et à maintenir des apports énergétiques et protéiques suffisants. La prise en charge du cancer du sein repose sur des traitements médicaux adaptés à chaque patiente. La nutrition ne remplace ni le dépistage, ni le diagnostic, ni la chirurgie, ni les traitements oncologiques. Cependant, elle constitue toutefois un volet important des soins de support. L’accompagnement par un diététicien permet d’adapter les apports aux besoins de la patiente, de prévenir ou de prendre en charge la dénutrition et de tenir compte des effets secondaires des traitements.

Abdoulaye BALBONE

Ministère de la sécurité: de nombreux acquis en octobre

Le ministre de la Sécurité, Mahamoudou Sana, a présidé, ce lundi 2 novembre 2026, à Ouagadougou, la traditionnelle cérémonie mensuelle de montée des couleurs nationales du département. Cette cérémonie a été l’occasion pour lui de faire le bilan du mois d’octobre et de présenter les perspectives pour la fin de l’année.

A l’issue de l’exécution de l’hymne national, le ministre Mahamoudou Sana a salué les résultats enregistrés dans le domaine de la sécurité, les innovations des services, la dynamisation de la coopération et la mobilisation patriotique. Il a relevé les résultats satisfaisants de la sensibilisation sur le port du casque ainsi que la tenue d’une session du conseil d’orientation stratégique consacrée à l’élaboration de la stratégie de lutte contre la corruption, l’évaluation de son contrat d’objectifs ainsi que l’élaboration du rapport d’activités du troisième trimestre. Selon Mahamoudou Sana, le mois d’octobre a été marqué par la participation du ministère à l’exposition gouvernementale sur les acquis de la Révolution progressiste populaire. Au nombre des activités réalisées, il a aussi fait cas de la décentralisation des postes d’établissement des passeports avec l’ouverture du service à Ziniaré, et le lancement du premier poste de contrôle et de surveillance moderne de la Police nationale sur la RN3, le 14 octobre dernier. Le ministre a aussi relevé la mobilisation du personnel dans le cadre de la deuxième phase des JEPPC.

« Au niveau de la communication numérique, la page Facebook du ministère a enregistré des millions de vues, d’interactions et de nouveaux abonnés au cours du mois, traduisant une visibilité des actions du département », a déclaré Mahamadou Sana. Comme les perspectives, il a souligné la tenue de la deuxième session du conseil d’administration du secteur ministériel, la préparation de la campagne d’exploitation faunique et l’utilisation de la carte Laabal en cas d’infraction routière. A ce sujet, il a insisté sur l’esprit et la lettre de l’institution de la carte « Laabal » en expliquant clairement les termes du communiqué du 29 octobre 2026 relatif à la carte « Laabal ».
Mahamoudou Sana a rappelé que la vocation de ladite carte est de faciliter le paiement des amendes forfaitaires et d’éviter la mobilisation systématique des engins des usagers de la route. Il a donc insisté sur la nécessité de prévenir tout détournement de son utilisation. « Notons aussi la compétition de la coupe du ministre de la Sécurité et le renforcement des dispositifs sécuritaires en prévision des festivités de fin d’année », a-t-il souligné. Il a exhorté l’ensemble du personnel à maintenir la vigilance, et la discipline afin de pouvoir bien affronter les défis sécuritaires au Burkina.

Soumaïla BONKOUNGOU

Déborah Bénédicte YAMEOGO (stagiaire)

L’éternelle rivalité

Le Cap-Vert vit actuellement au rythme de la campagne pour l’élection présidentielle du 15 novembre prochain, avec six candidats en lice, dont le chef de l’Etat sortant, José Maria Neves et Joana Rosa, leaders respectifs des deux éternels partis rivaux, le PAICV et le MPD. Cette pêche aux voix se déroule dans la quiétude dans cet Etat insulaire de l’Afrique de l’Ouest, réputé n’avoir jamais été le théâtre de violences électorales depuis son passage au multipartisme en 1991. Cité comme un modèle de démocratie sur le continent, l’archipel tient bien sa réputation et entend une fois de plus le démontrer à l’occasion de cette présidentielle à deux tours.

Remportant à tour de rôle les législatives et/ou les présidentielles, avec de fréquents scénarios de cohabitation, le PAICV et le MPD vont animer la scène politique comme à l’accoutumée. Cette fois-ci, leur rivalité politique semble tourner en faveur du parti présidentiel. Alors qu’il tenait le Parlement, ces dix dernières années, le MPD a échoué à garder la main aux législatives de mai dernier en prélude à la présidentielle, redonnant de l’avance au PAICV. Cette victoire met en confiance, le chef de l’Etat, qui était contraint à la cohabitation avec le MPD, si elle n’offre pas la possibilité à son parti de reprendre les pleins pouvoirs. La réélection de José Maria Neves est à portée de main. En l’absence de sondages d’opinion quasi-inexistants au Cap-Vert pour donner des tendances, il semble en bonne posture pour rempiler, à la lumière des acquis de sa gouvernance.

Le plus grand marché de prédiction au monde, Polymarket, prédit d’ailleurs son sacre au scrutin et pourrait avoir raison. Pour espérer rester aux commandes du pays, la figure de proue du PAICV met en exergue son expérience dans la gestion du pouvoir. Aussi, se positionne-t-il comme le garant de la stabilité et de la continuité démocratique au Cap-Vert. Si, José Maria Neves peut vanter ses atouts en bon politicien, les résultats de son premier mandat parlent véritablement pour lui. Sur le plan économique, l’archipel a fait des avancées remarquables, avec le tourisme comme secteur porteur.

Le Produit intérieur brut (PIB) du Cap-Vert a progressé de 6,3% en 2025 après une croissance soutenue en 2024, selon la Banque mondiale. L’année dernière, le Cap-Vert a connu son premier excédent budgétaire global depuis 2007 à hauteur de 1% du PIB. La dette publique cap-verdienne est également retombée à 100,7 % du PIB contre un niveau précédemment élevé. Les réalités changent positivement aussi sur le marché de l’emploi. Le taux de chômage est passé de 11, 90 en 2024 à 6, 2% en 2025. Le recul de la pauvreté a été également observé à cause de la reprise des services. A l’aune de ces progrès, l’archipel, qui fait montre d’une résilience économique, a rejoint la catégorie des pays à revenus intermédiaires de la tranche supérieure depuis juillet 2025.

Rare en Afrique subsaharienne, ce statut est de nature à mettre en grande confiance, les bailleurs, les investisseurs et les partenaires internationaux. Autant dire que le président sortant surfe sur de bons résultats, qui le placent en position confortable dans la course à sa réélection. La beauté envoutante des paysages au Cap-Vert ne saurait pourtant faire ombrage aux difficultés vécues par les populations. Il reste fort à faire pour, entre autres, lutter contre les effets du changement climatique, combattre davantage la pauvreté et le chômage et faciliter l’accès aux crédits.

José Maria Neves le sait très bien et pourrait, en cas de réélection, poursuivre ses efforts pour un Cap-Vert encore plus prospère. Les avancées enregistrées ces dernières années font manifestement de lui, le candidat le mieux placé pour l’emporter. La principale adversaire du chef de l’Etat sortant, Joana Rosa de la MPD, a-t-elle également fait cette lecture, au point de prédire et sans le dire ouvertement, une défaite de son camp à la présidentielle ? Le Cap-Vert fonctionnant selon un régime semi-présidentiel, elle a entamé un plaidoyer pour un équilibre du système, notamment à ce que la Présidence de la république soit un contrepoids, comme si les carottes étaient déjà cuites pour son camp. En tous les cas, le dernier mot revient aux urnes.

Kader Patrick KARANTAO

Amélioration des services sanitaires : la plateforme « Laafiako » pour prendre en compte les préoccupations de la population

Le ministère de la Santé a présenté sa plateforme numérique de communication et d’écoute dénommée
« Laafiako », au cours d’une conférence de presse, lundi 2 novembre 2026, à Ouagadougou.

Pour renforcer le dialogue entre les usagers et les services de santé, le ministère de la Santé a conçu la plateforme numérique dénommée « Laafiako » qui signifie « questions de santé » en langue nationale dioula. La plateforme, ses modalités d’accès ainsi que son appropriation par la population ont été présentées aux Hommes des médias, lundi 2 novembre 2026, à Ouagadougou.

Quatre principaux canaux sont mis à la disposition des populations pour poser leurs préoccupations sanitaires. Il s’agit entre autres, l’accessibilité de la plateforme numérique à l’adresse laafiako.minsante.bf, les services d’accueil et d’information (SAI) avec un réseau de 108 SAI et 233 collaborateurs mobilisées sur toute l’étendue du territoire national, le numéro vert 3535 accessible à travers le centre d’appels du CORUS, et un numéro whatsapp 52253030. En effet, l’objectif de la plateforme Laafiako est de permettre aux usagers des services de santé, de signaler leurs plaintes, leurs suggestions, leurs demandes de renseignements ainsi que les dysfonctionnements constatés dans les structures sanitaires du Burkina Faso. Elle ambitionne ainsi de contribuer à l’amélioration continue de la qualité des soins, au renforcement de l’écoute des usagers et au meilleur suivi des services publics de santé.

Pour le ministre de la Santé, Robert Lucien Jean-Claude kargougou, la qualité d’un système de santé ne se mesure pas uniquement à ses infrastructures, équipements et prestations qu’il offre. Elle se mesure à sa capacité à écouter les populations, à prendre en compte leurs préoccupations et à apporter des réponses aux difficultés qu’elles rencontrent. D’où la mise en place de la plateforme numérique « Laafiako ». Il a expliqué que cet outil permet de soumettre quatre grandes catégories de requêtes. Il s’agit des dénonciations pour signaler des faits
présumés contraires à l’éthique ou à la réglementation, des réclamations pour exprimer une insatisfaction, des demandes d’information pour obtenir des éclaircissements et des suggestions.

Le chef du département a souligné que le dispositif concerne les formations sanitaires publiques et privées du Burkina. Selon lui, chaque requête reçue est enregistrée, analysée et orientée vers la structure compétente pour des vérifications en fonction de la nature de la requête. « Le délai de traitement annoncé est de 10 jours, avec un suivi particulier des dossiers nécessitant des investigations complémentaires », a-t-il relevé. Jean-Claude Kargougou a en outre confié que la coordination est assurée par le secrétariat général du ministère de la Santé à travers les services d’accueil et d’information. Aux journalistes, il a noté que l’enjeu est de transformer les préoccupations exprimées en possibilités d‘amélioration concrètes. Le premier responsable du département a donc invité les citoyens, les structures sanitaires et les professionnels de santé à s’approprier de la plateforme et à en faire bon usage.

Gbetcheni Constantin Bertrand KAMBIRE
(Collaborateur)

15e symposium de Laongo: le chantier-école ouvert

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Le chantier-école de la 15ᵉ édition du Symposium international de sculpture sur granite de Laongo a été lancé,
le lundi 2 novembre 2026, sur le site de Laongo. Quinze stagiaires bénéficieront, jusqu’au 8 novembre, d’une
formation théorique et pratique aux techniques de sculpture sur granite.

La transmission des savoir-faire artistiques s’invite au cœur de la 15ᵉ édition du Symposium international de sculpture sur granite de Laongo. Le chantier-école, première activité de cette manifestation culturelle, a officiellement ouvert ses portes, le lundi 2 novembre 2026, sur le site de Laongo, dans la commune de Ziniaré. La cérémonie s’est déroulée sous la présidence de la gouverneure de la région de Oubri, Sy Assetou Barry. Durant sept jours, quinze stagiaires seront initiés aux techniques de sculpture sur granite, à travers des sessions théorique et pratique, a expliqué les organisateurs. La première permettra aux apprenants de découvrir les notions fondamentales de la sculpture, les outils et matériaux utilisés, les principes de conception d’une œuvre ainsi que les règles de sécurité. La seconde sera consacrée à la mise en application des connaissances et à la pratique des différentes techniques de travail de la pierre.

Pour la gouverneure de la région de Oubri, Sy Assetou Barry, ce chantier-école constitue une étape importante dans la transmission des savoirs et de renforcement des compétences artistiques. Elle a souligné que le développement durable du secteur culturel passe nécessairement par la formation des jeunes et la valorisation des connaissances détenues par les artistes expérimentés. « La pérennité
de notre patrimoine artistique dépend aussi de notre capacité à préparer une nouvelle génération de créateurs, capables de maîtriser les techniques de leur discipline tout en développant leur propre sensibilité artistique », a-t-elle déclaré.

Elle a invité les quinze stagiaires à faire preuve d’assiduité, de discipline, de curiosité et de persévérance afin de tirer le meilleur profit de cette opportunité d’apprentissage. Aux formateurs, elle a recommandé de privilégier une démarche pédagogique associant explications théoriques, démonstrations et exercices pratiques, tout en veillant au respect des consignes de sécurité.

Au-delà de l’apprentissage technique, cette initiative ambitionne de renforcer la relève dans le domaine de la sculpture sur granite. Pour les organisateurs, le Symposium de Laongo ne doit pas seulement être un espace d’exposition et de création artistique. Il doit également contribuer à la professionnalisation des acteurs culturels et à la transmission intergénérationnelle des compétences.
La présente cérémonie s’est tenue en présence du vice-président de la délégation spéciale de la commune de Ziniaré, Yacouba Dialla, du commissaire général du Symposium, Siriki Ky, ainsi que d’artistes sculpteurs.
Prévue du 2 au 23 novembre 2026, la 15ᵉ édition du Symposium international de sculpture sur granite de Laongo entend promouvoir la création artistique, favoriser les rencontres entre artistes et contribuer au rayonnement du patrimoine culturel burkinabè.

Djakaridia SIRIBIE

Montée des couleurs au Ministère de l’Economie et des Finances: « Chaque franc mobilisé doit contribuer à améliorer les conditions de vie des Burkinabè », dixit Dr Aboubakar Nacanabo

Performance, intégrité, innovation et solidarité ! Ce sont les quatre valeurs sur lesquelles le ministre de l’Economie et des Finances, Dr Aboubakar Nacanabo, invite l’ensemble de ses collaborateurs à bâtir leurs actions pour relever les défis du développement national.
A l’occasion de son adresse aux agents, ce lundi 2 novembre 2026, le ministre a salué les performances enregistrées en octobre : 422

…le ministre Nacanabo a invité chaque agent à faire de
l’excellence une habitude.

milliards F CFA de recettes mobilisées, contre une prévision initiale de 333 milliards F CFA, et 143 milliards F CFA levés sur le marché financier, pour un objectif de 100 milliards F CFA.

Au-delà des chiffres, il a rappelé le sens profond de l’engagement de chaque agent : travailler à améliorer concrètement les conditions de vie des Burkinabè. « Quel que soit votre poste de travail, votre contribution est importante », a-t-il souligné, invitant chacun à faire de l’excellence une habitude et de l’intégrité une exigence quotidienne. Pour le ministre, les résultats obtenus ne constituent pas une finalité, mais un nouveau point de départ pour aller plus loin. A deux mois de la fin de l’année, Dr Nacanabo invite l’ensemble des personnels à maintenir le cap, préserver la confiance, innover et renforcer l’esprit d’équipe pour mobiliser davantage de ressources au service du
développement du Burkina Faso.Ensemble, faisons de chaque performance une avancée pour le Burkina Faso !

DCRP/MEF

Montée des couleurs nationales : « Grâce à l’armée, notre pays est aujourd’hui cité en exemple », le ministre Pingdwendé Gilbert Ouédraogo

Le ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, porte-parole du gouvernement, Ping wendé Gilbert Ouédraogo, a présidé la traditionnelle montée mensuelle des couleurs, le lundi 02 novembre 2026, à l’hôtel administratif du Kadiogo.

La traditionnelle montée mensuelle des couleurs nationales a eu lieu à l’hôtel administratif, lundi 2 novembre 2026, à Ouagadougou. La cérémonie a été présidée par le ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et
du Tourisme, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo. Il avait à ses côtés ses collègues ministres chargées de la Transition digitale, Aminata Zerbo et de la Famille, le lieutenant-colonel, Passowendé Pélagie Kaboré et du personnel des départements ministériels logés à l’hôtel administratif du Kadiogo.

A l’issue de la montée des couleurs, le porte-parole du gouvernement a rendu un vibrant hommage aux Forces de défense et de sécurité (FDS) qui ont célébré le 1er novembre dernier leur 66e anniversaire. Le ministre a salué le travail considérable des FDS dans la reconquête de la Nation. « Il y a quatre ans, la situation sécuritaire était plus préoccupante que jamais. Aujourd’hui, notre armée fait la fierté de tous les Burkinabè et le taux de 74 % du territoire reconquis n’est qu’un chiffre indicateur », a-t-il soutenu. Il a en outre indiqué que les avancées faites dans le cadre de la lutte contre le terrorisme ont permis le retour progressif des personnes déplacées internes dans leurs localités d’origines et la reprise progressive des activités.

Le ministre chargé de la Communication a confié que le pays des Hommes intègres est aujourd’hui bien apprécié sur la scène internationale et demeure un pays fréquentable. A titre d’exemple, il a cité la tenue d’évènements majeurs comme la 18e édition du Salon international de l’artisanat de Ouagadougou (SIAO) qui se déroule du 30 octobre au 8 novembre avec une quinzaine de pays participants, le 37e Tour international du Faso qui connait la participation de 80 cyclistes venant d’une dizaine de pays d’Afrique, d’Europe et l’organisation de la 15e édition du Symposium international de sculpture sur granite de Laongo qui réunit 45 sculpteurs de 13 pays d’Afrique, d’Asie, d’Europe et d’Amérique du 2 au 23 novembre 2026. A son avis, l’ensemble de ces événements qui accueillent des participants venus des quatre coins du monde prouvent que le pays garde
toute sa place sur la scène internationale.

Yassimine Aminata OUARMA

Froid et climatisation : « Le réglage correct de la température d’un climatiseur se situe entre 24°C et 26°C », Madi Sakandé, expert international

Promoteur de la New Cold System en Italie et au Burkina Faso et président de l’Union des Associations africaines des acteurs de la réfrigération et de la climatisation (U-3ARC), Madi Sakandé est un acteur engagé dans la transformation du secteur du froid en Afrique. Consultant auprès d’agences des Nations unies dans la mise en œuvre de projets liés au Protocole de Montréal et à l’Amendement de Kigali, il siège également au sein du Refrigeration, Air Conditioning and Heat Pump Technical Options Committee (RTOC). Dans cette interview, il analyse les enjeux du froid et de la climatisation au Burkina Faso, les effets du changement climatique sur les besoins en refroidissement et les défis liés à la formation des techniciens, à l’efficacité énergétique et à l’utilisation de technologies plus respectueuses de l’environnement.

Sidwaya (S) : Que recouvre exactement le secteur du froid et de la climatisation pour vous ?

Madi Sakandé (M.S) : Pour beaucoup, le froid c’est juste le climatiseur qui rafraîchit le salon. C’est toute une chaîne : la production, le transport, le stockage, la conservation, la distribution. C’est le vaccin qui reste efficace dans un centre de santé rural. C’est la tomate qui ne pourrit pas entre le champ et le marché. C’est le poisson qui reste frais sur nos côtes. C’est aussi le data center qui refroidit ses serveurs. Quand je parle du froid, je parle d’un pilier de notre souveraineté alimentaire, sanitaire et numérique. Et c’est bien plus large encore : cela touche même à la diplomatie. Comment ? Si, grâce au développement du froid, votre pays parvient à garantir sa sécurité alimentaire, votre peuple ne connaîtra plus la faim. Vous produirez assez, vous vendrez l’excédent, et vous n’aurez plus à tendre la main pour des tonnes de céréales. Un peuple qui n’a plus faim, c’est un peuple qui se fait respecter dans le concert des nations.

S : Qu’entend-on par « froid durable » ou « froid propre » ?

M.S : Le froid durable, c’est un froid qui ne détruit pas la planète pour nous rafraîchir. C’est un froid qui produit par des appareils
utilisant des fluides réfrigérants éco-compatibles et pas dangereux pour les êtres humains, et qui
consomment moins d’énergie. Concrètement, cela veut dire des équipements efficaces qui
consomment moins d’électricité, et des fluides réfrigérants à faible impact climatique, plutôt que d’anciens gaz très polluants. C’est aussi un froid entretenu par des techniciens formés, pas des bricoleurs et partisans du refrain
« le gaz est fini ». Le froid propre, c’est d’abord une question de
formation et de conscience professionnelle. Ce n’est pas un luxe. C’est une nécessité.

S : Quels sont les comportements que vous observez sur le terrain et qui vous préoccupent le plus
en matière d’utilisation des équipements de froid ?

M.S : Ce qui me préoccupe le plus, c’est le manque de formation et l’absence d’Equipements de
protection individuelle (EPI). J’ai vu des techniciens manipuler des fluides sans gants, sans lunettes, sans masque. J’ai vu des bouteilles mal raccordées. J’ai vu des circuits non purgés. Résultat : des brûlures graves, parfois des accidents mortels. On en parle tous les jours sur nos supports de communication et des exemples d’incidents, vous en avez à la pelle. Je n’en veux pas personnellement aux techniciens. C’est la faute d’un système qui ne les a pas formés, qui ne les a pas certifiés, qui ne les a pas protégés. Un technicien non formé, c’est un danger pour lui-même, pour son client, et pour son pays. Côté utilisation, c’est le comble. 99% des utilisateurs des équipements de froid et climatisation ne savent pas le
minimum pour une bonne utilisation et n’ont aucune notion de l’utilisation rationnelle de
l’énergie électrique.

S : Quel est le lien entre l’utilisation croissante des équipements de froid et le changement climatique ?

M.S : Plus, il fait chaud, plus on achète des climatiseurs. Plus on achète des climatiseurs, plus on consomme d’électricité produite souvent avec des énergies fossiles, et plus certains fluides mal maîtrisés s’échappent dans
l’atmosphère. C’est un cercle qui s’auto-alimente : le réchauffement climatique pousse à la climatisation, et la climatisation mal gérée aggrave le réchauffement. C’est ce cercle qu’il faut casser, pas subir.

S : Les climatiseurs et réfrigérateurs contribuent-ils eux-mêmes au réchauffement climatique ?

M.S : Oui, directement et indirectement. Directement, par les fuites de fluides frigorigènes qui sont des gaz à effet de serre. Indirectement, par la consommation d’électricité, surtout quand cette électricité est produite à partir d’énergies fossiles. Mais attention : ce n’est pas l’équipement qui est coupable. C’est la façon dont il est conçu, installé, et utilisé sans entretien périodique. Un climatiseur à inverseur, bien installé, entretenu, alimenté par une énergie propre, et utilisé de façon adéquate peut être un allié du climat. Un climatiseur mal entretenu, avec un fluide qui fuit, alimenté par un groupe électrogène, est un ennemi.

S : Quels sont les principaux gaz réfrigérants utilisés au Burkina Faso et quels sont leurs impacts sur l’environnement et le climat ?

Le froid, c’est toute une chaîne à savoir : la production, le transport, le stockage,
la conservation, la distribution.

M.S : Au Burkina, comme dans beaucoup de pays africains, on trouve encore du R22, un fluide qui détruit la couche d’ozone et qui est interdit par le Protocole de Montréal.
On trouve aussi du R410A, R404A, R407C et du R32, qui ne détruisent pas la couche d’ozone, mais qui contribuent fortement au réchauffement climatique. Et de plus en plus, on voit arriver des fluides naturels comme le R290 (propane) et le R600a (isobutane), qui sont excellents pour la planète, mais qui demandent une formation sérieuse, parce qu’ils sont inflammables. Le problème, c’est que ces fluides circulent sans contrôle, sans traçabilité, sans certification des techniciens. C’est là que le bât blesse.

S : Quelle différence faut-il faire entre les gaz qui détruisent la couche d’ozone et ceux qui contribuent au réchauffement climatique ?

M.S : Ce sont deux problèmes différents, souvent confondus. La couche d’ozone, c’est le bouclier qui nous protège des rayons ultraviolets du soleil : des gaz comme le R22 l’attaquent directement, on mesure ça avec le potentiel de destruction de l’ozone. Le réchauffement climatique, c’est autre chose : c’est la chaleur qui s’accumule dans l’atmosphère, mesurée par le potentiel de réchauffement climatique. Un fluide peut être bon pour l’ozone et quand même mauvais pour le climat.

S : Quelle quantité d’énergie, les équipements de froid et de climatisation peuvent-ils représenter dans la consommation d’un ménage ou d’une entreprise ?

M.S : Je peux dire avec certitude que dans nos climats, la climatisation et la réfrigération représentent souvent le premier poste de consommation électrique d’un ménage ou d’une entreprise, largement devant l’éclairage ou les autres appareils. Dans un ménage, le frigo et le climatiseur peuvent représenter facilement 60 à 80 % de la facture d’électricité. Dans les structures publiques comme les bureaux, la climatisation peut monter à 90 % de la consommation. C’est énorme. Et c’est souvent du gaspillage : des équipements mal dimensionnés, mal entretenus, mal isolés, qui tournent à vide. Un équipement mal entretenu ou mal dimensionné se voit directement sur la facture.

S : Au Burkina Faso, quels sont les équipements les plus énergivores ?

M.S : Sans hésiter, ce sont les climatiseurs, surtout pendant les mois les plus chauds. Un climatiseur mal entretenu, avec des filtres encrassés ou une charge de gaz mal réglée, peut consommer bien plus que le nécessaire pour le même résultat.
Les chambres froides commerciales pèsent lourds aussi, mais c’est la climatisation domestique et de bureau qui tire le plus sur le réseau électrique national. Parlons justement de climatisation de bureau, avec mon entreprise New cold System, nous avons, en guise de contribution patriotique gratuite, réalisé en 2023 un audit des équipements de froid au ministère de l’Economie et les résultats sont effarants. C’est pourquoi je mène depuis quelque temps des séances de sensibilisation et d’informations dans les ministères et dans les médias.

S : Existe-t-il des pratiques simples permettant aux ménages de réduire simultanément leur facture d’électricité et leur empreinte environnementale ?

M.S : Oui, il y en a plusieurs. D’abord, entretenir régulièrement ses équipements : nettoyer les
filtres, vérifier les joints, dégivrer les congélateurs. Ensuite, régler la température correctement : entre 24°C et 26°C pour un climatiseur, 4 degrés pour un frigo, -18 pour un congélateur. Ne pas ouvrir la porte du frigo pour rien. Ne pas installer le frigo à côté du four ou en plein soleil. Fermer les rideaux pendant les heures chaudes. Eteindre les appareils quand on ne les utilise pas. Et surtout, faire appel à un technicien certifié pour l’installation et l’entretien. Un technicien non formé peut faire plus de dégâts qu’autre chose.

S : Quel rôle l’Etat doit-il jouer dans la transition vers des équipements de froid plus efficaces et moins polluants ?

M.S : L’Etat doit jouer un rôle central. D’abord, il doit revoir la fiscalité. On ne peut pas taxer jusqu’à 111 % (48% pour le cas du Burkina Faso) l’importation d’équipements neufs et performants, et laisser entrer librement des équipements d’occasion qui polluent. Ensuite, il doit investir dans la formation et la certification des techniciens. Il doit créer un cadre réglementaire clair, avec des normes communes, une traçabilité des fluides, une interdiction progressive des fluides à fort potentialité de réchauffement global. Il doit aussi soutenir
les entreprises locales qui veulent produire ou assembler des équipements adaptés à nos climats. Enfin, il doit reconnaître le froid comme une infrastructure essentielle, au même titre que l’eau ou l’électricité.

Tant que l’Etat ne verra pas le froid comme un enjeu stratégique, nous resterons dans la file d’attente du développement. D’ailleurs, à U-3ARC, nous militons pour que chaque pays africain se dote de ce que j’appelle une agence nationale du froid, rattachée directement à la Présidence ou à la Primature. Pas à un ministère parmi d’autres. Pourquoi ? Parce que le froid est transversal : il touche à la santé, à l’agriculture, à l’énergie, au commerce, à l’environnement, au numérique, la formation professionnelle, à l’emploi, à la jeunesse…. On ne peut pas l’enfermer dans un seul ministère, comme on le voit très souvent avec celui de l’Environnement.
Une agence nationale du froid, c’est une instance qui coordonne, qui planifie, qui arbitre. C’est elle qui permettra de débloquer les difficultés que nos pays rencontrent aujourd’hui.

Paténéma Oumar OUEDRAOGO

Société nationale des substances précieuses : un guichet d’achat d’or inauguré à Tenkodogo

La société nationale des substances précieuses a inauguré, le 29 octobre 2026, à Tenkodogo, un guichet d’achat d’or.

La Société nationale des substances précieuses (SONASP) continue son maillage à travers le pays. Après Bobo-Dioulasso, Banfora et Gaoua, il a ouvert son 4e guichet d’achat d’or, le 29 octobre 2026, à Tenkodogo, dans la région du Nakambé. Ce déploiement s’inscrit dans une dynamique de rapprochement des services d’achat d’or avec les acteurs locaux et pose également la question de l’organisation de la commercialisation de cette ressource, notamment en ce qui concerne l’accessibilité des services et les procédures applicables au secteur, a expliqué le directeur général de la SONASP, Sougrinoma Basile Zongo. Selon lui, l’or est l’une des ressources les plus précieuses du Burkina Faso. Cependant, il a indiqué qu’une part importante de sa production échappe au circuit officiel au détriment des acteurs, des collectivités et de l’économie nationale. « L’implantation de ce guichet à Tenkodogo offrira aux artisans miniers, collecteurs et autres acteurs de la région, un cadre officiel, sécurisé et conforme à la réglementation pour vendre leur or », a-t-il poursuivi. Le directeur général de la SONASP a saisi l’occasion pour rassurer les acteurs miniers que sa société ne vient pas se substituer à eux mais entend plutôt travailler en équipe avec eux.

Une meilleure accessibilité des services

Le directeur de la commercialisation et de la clientèle, Bonaventure Somda, a, pour sa part, mis en avant la volonté de la SONASP de rendre ses prestations plus accessibles aux acteurs de la filière aurifère. Il a expliqué que le déploiement progressif de ses guichets, amorcé en 2024, répond à la nécessité de rapprocher les lieux de vente, des zones de production et de réduire les déplacements des producteurs et des collecteurs. « En plus de l’acquisition de l’or, cette structure servira de cadre à l’établissement des cartes professionnelles des artisans miniers. Deux dispositifs qui devraient faciliter les transactions, encourager les acteurs à intégrer le circuit réglementaire et contribuer à une meilleure structuration du secteur », a précisé M. Somda.

En marge de cette cérémonie d’ouverture, des attestations de reconnaissance ont été décernées aux meilleurs vendeurs d’or de différentes localités. « Je suis très heureux de recevoir cette distinction car, elle témoigne du travail remarquable que nous faisons et qui est bénéfique pour le pays. Nous travaillerons avec la SONASP pour faire avancer le pays », s’est réjoui Salifou Belem, un des meilleurs acheteurs d’or de l’année 2025. Aussi, une visite guidée des locaux du nouveau guichet a-t-elle été effectuée, suivie d’une explication du processus d’achat de l’or. Cette cérémonie est également le moment pour les participants de découvrir les installations modernes du guichet.

Un outil au service de l’économie locale

Le Président de la délégation spéciale (PDS) de Tenkodogo, Sami Béranger Pooda, a exprimé sa satisfaction quant à l’implantation de cette infrastructure dans sa commune, rappelant que de nombreux hommes et femmes de la région du Nakambé
vivent directement ou indirectement des activités aurifères.

Ainsi, la disponibilité d’un point d’achat officiel, accessible et sécurisé, à son avis, constitue une attente importante pour les acteurs de la filière. Il a indiqué que pour la commune, ce guichet représente une opportunité de contribuer à une meilleure organisation du secteur, de renforcer la traçabilité de l’or et de dynamiser l’économie locale.
Le premier responsable communal a également réaffirmé la volonté des autorités locales d’accompagner la SONASP afin de garantir un environnement favorable au bon fonctionnement du guichet. Sami Bérenger Pooda a enfin invité les artisans miniers, les collecteurs et l’ensemble des intervenants de la filière à s’approprier cette infrastructure et à contribuer à sa protection.

Anselme KAMBIRE

SIAO 2026: moderniser le secteur de l’artisanat

Les travaux du séminaire placé sur le thème : « Artisanat africain et industrialisation : quelles synergies pour une meilleure organisation et valorisation des produits locaux et du patrimoine culturel ? » ont pris fin, le dimanche 1er novembre 2026, à Ouagadougou.

En marge de la 18e édition du Salon international de l’artisanat de Ouagadougou (SIAO), un séminaire s’est tenu dans le but
d’introduire et de contextualiser le thème central de cette édition. Il s’agissait de passer en revue les mécanismes et les stratégies permettant de renforcer les liens entre l’économie, l’artisanat et l’industrie, en vue d’une meilleure valorisation des produits locaux et du patrimoine culturel. Les travaux ont pris fin dans l’après-midi du dimanche 1er novembre 2026 à Ouagadougou, sous la
direction du conseiller technique du ministre de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat, Seydou Ilboudo. Selon lui, son
département vient de réussir à mettre en place un cadre de réflexion de très haut niveau. « L’artisanat africain constitue un important levier de développement économique, social et culturel. La richesse et la diversité des contributions ont été d’une importance indéniable, en ce qu’elles ont permis de mieux comprendre les enjeux, les défis et les perspectives liés au développement de ce secteur », a-t-il souligné. Il a également confié que les échanges ont mis en évidence la nécessité de mieux structurer le secteur de l’artisanat et de renforcer les synergies entre celui-ci et l’industrie.

Cela permettra de favoriser la transformation locale, d’améliorer la qualité des œuvres, de faciliter l’accès au financement et aux technologies, ainsi que de conquérir de nouveaux marchés.
Au regard de ces enjeux, le défi consiste, selon lui, à moderniser le secteur de l’artisanat tout en préservant son authenticité, afin d’en faire un secteur structuré, innovant, compétitif et créateur de valeurs. Il a ainsi salué l’ensemble des communicateurs, des modérateurs et des participants pour l’intérêt manifesté à l’égard des thèmes débattus et la qualité de leurs réflexions durant les travaux. A son avis, ce séminaire a permis de mieux cerner les enjeux de la synergie entre l’artisanat et l’industrie. Il ouvre ainsi des perspectives concrètes pour une meilleure intégration de l’artisanat dans les chaînes de production et, plus largement, pour un développement socioéconomique durable. Pour sa part, le directeur général du SIAO, Eric Bassolé, a remercié l’ensemble des panélistes. « L’événement a été un succès. Il y a eu des échanges francs et de grandes conclusions à mettre en œuvre. C’est à l’honneur de tous les panélistes, des artisans ainsi que des invités », a-t-il expliqué.

Evariste YODA

SIAO 2026: le Burkina magnifie la créativité de ses artisans

La 18e édition du Salon international de l’artisanat de Ouagadougou (SIAO) se tient du 30 octobre au 8 novembre 2026 dans la capitale burkinabè. Et le Burkina Faso figure en bonne place avec les produits issus du savoir-faire de ses artisans.

L’édition 2026 du Salon international de l’artisanat de Ouagadougou (SIAO) bat son plein depuis 30 octobre dans la capitale burkinabè. A ce rendez-vous de l’art africain, le Burkina Faso expose les fruits du génie endogène. A son stand officiel situé au pavillon ‘’le Soleil -Levant’’ l’on y trouve toutes sortes de produits issus du savoir-faire de ses artisans. Du pagne emblématique ‘’Faso Dan Fani’’, aux accessoires de modes en passant par les produits agroalimentaires issus de la transformation des produits locaux et des objets d’art, le lieu rappelle la riche culture du pays. « Le Stand pays est un stand qui fait la promotion des produits burkinabè et de nos artisans.

Et cette année, nous avons toujours les produits de nos vaillants artisans tels le bronze, Faso Dan Fani labellisé, du beurre de karité, du miel et aussi d’autres articles de nos artisans », a affirmé l’animatrice du stand, Lompo Alice. Selon elle, l’objectif visé dans ce salon, qui est un lieu de rencontre, est de pouvoir nouer des contacts. « C’est vraiment un lieu de
rencontre, de relations d’affaires, où nous cherchons à lier des contacts avec nos anciens partenaires, chercher des partenariats pour nos exportateurs et aussi des investisseurs », a-t-elle indiqué.

Kadi RABO

Burkina : L’armée élimine le chef terroriste Saïdou Diallo, alias Djabiri Mangan le Borgne

Le chef terroriste Saïdou Diallo, alias Djabiri Mangan le Borgne (47 ans) a enfin payé pour ses nombreux crimes. Il a été neutralisé avec plusieurs de ses acolytes dans la matinée du jeudi 29 octobre 2026, dans la forêt de Konga, commune de Gomboro, province du Sourou. L’opération a été menée par une unité des Forces spéciales antiterroristes de campagne (FORSATEC), a appris l’AIB lundi auprès de sources sécuritaires.

Les Forces combattantes ont lancé une offensive contre les terroristes affiliés au Groupe dit de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM), retranchés dans la forêt de Konga dans le Sourou.

Au cours d’une opération savamment exécutée, le 29 octobre 2026, plusieurs terroristes ont été neutralisés et des bases démantelées.

Parmi les terroristes abattus figure Saïdou Diallo, alias Djabiri Mangan dit le Borgne, un important chef terroriste dans la région du Sourou. Âgé d’environ quarante-sept ans, le meurtrier était originaire de Toaga, dans la commune de Tougan. Il était l’adjoint du chef de la base terroriste de Konga/Gomboro.

Selon nos sources, il jouait aussi un rôle clé dans la logistique des groupes terroristes. Il était chargé de l’écoulement du bétail volé aux populations et de l’approvisionnement des terroristes en tenues et accessoires militaires.

Le sinistre individu a participé à plusieurs attaques contre les Forces de défense et de sécurité (FDS), les Volontaires pour la défense de la patrie (VDP) et les populations civiles.

Il a sévi dans les communes de Kiembara, Lankoué, Tougan et Gomboro, dans la province du Sourou, ainsi que dans celles de Thiou et de Tangaye, dans la province du Yatenga.

Une importante logistique a également été récupérée, notamment des armes, des moyens roulants, des vivres et des produits pharmaceutiques.

La neutralisation de cet adjoint de base, également pourvoyeur logistique, constitue un coup dur pour les réseaux terroristes opérant dans le Sourou et le Yatenga. Elle prive ces assassins d’un maillon essentiel de leur approvisionnement et consolide les actions de reconquête des Forces combattantes.

Sa neutralisation s’ajoute aussi à une série de coups portés ces derniers mois aux chefs terroristes.

Le 25 juillet 2026, les Forces combattantes avaient neutralisé quinze terroristes dans la forêt de Kinséré, commune de Barani, province de Koosin.

Parmi eux figurait leur chef, Sangaré Barry Manga, trente-deux ans, actif dans les groupes terroristes depuis 2018.

Le 16 janvier 2026, une embuscade entre Koogo et Menè, dans la province du Koulpélogo, avait coûté la vie à cinquante-sept terroristes.

Parmi eux se trouvait Karim Torodo, alias Abdoul Bachirou, émir du GSIM pour le Nakambé, dont la tête avait été mise à prix pour 175 millions de francs CFA en juin 2023.

Source : Agence d’information du Burkina

SIAO 2026 : Le ministre Serge Gnaniodem Poda visite le village du pays invité d’honneur

L’ambassadeur du Ghana, Kenneth Akibate, a accueilli le ministre chargé de l’Artisanat, Serge Poda, au village du pays invité d’honneur.

La 18e édition du Salon international de l’artisanat de Ouagadougou accueille le Ghana comme pays invité d’honneur. A cet effet, un village leur a été exclusivement attribué. Le ministre de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat, Serge Gnaniodem Poda, y a fait un tour le lundi 2 novembre 2026. Il a été accueilli par l’ambassadeur du Ghana auprès du Burkina Faso, Kenneth Akibate, qui lui a présenté les différents produits exposés par son pays. Il a avoué avoir apprécié la visite du ministre car c’st une occasion pour échanger et montrer tout ce que le Ghana a au SIAO. « Comme nous sommes le même peuple, nous ne pouvons pas être ailleurs quand un tel événement se déroule au Burkina », a-t-il ajouté. Le responsable d’équipe, représentant la Ghana Export Promotion Authority, Seidu Saaka Bakari, a expliqué que le Ghana est présent avec plus de 100 exposants et exportateurs venus présenter des produits ghanéens.

Le village est la vitrine de l’artisanat du Ghana au SIAO.

« Il y a une grande variété de produits, allant de l’agroalimentaire à l’artisanat en passant par les tissus et bien d’autres articles. Nous avons beaucoup de produits exposés », a-t-il souligné. Il a en outre promis, qu’à son retour, de recommander à son pays de toujours bien préparer sa participation à ce salon. Selon lui, la plupart des exposants ghanéens sont très heureux d’être présents. Certains ne s’étaient pas inscrits au départ, mais ils ont entendu parler de l’événement plus tard et sont venus demander des stands, foi de Seidu Saaka Bakari. « Malheureusement, tous les stands sont déjà occupés. Nous essayons toutefois de trouver une solution pour accueillir certains d’entre eux à différents moments afin qu’ils puissent présenter leurs produits », a-t-il révélé. La Journée consacrée au pays invité d’honneur, le Ghana, a lieu ce mardi 3 novembre dans l’enceinte du SIAO.

      Wendyam Pascaline KALMOGO

Crédit Photo : Edith BAKALA

 

Ateliers thématiques : L’autre B to B entre acheteurs et maitres artisans

Le directeur général du Selon International de l’Artisanat   de Ouagadougou (SIAO), Éric Bassolé, a procédé au lancement des ateliers thématiques de la 18e édition de la fête de l’artisanat africain le lundi 2 novembre 2026 à Ouagadougou.

A la suite d’une série de communications et d’échanges initiés depuis le ministère des Affaires étrangères, où s’est tenu un panel de très haut niveau sur le thème central du Salon International de l’Artisanat de Ouagadougou (SIAO), place aux ateliers thématiques. La cérémonie du lancement desdits ateliers s’est déroulée, le lundi 2 novembre 2026, au sein du Village Artisanal de Ouagadougou sous la direction du directeur général du SIAO, Eric Bassolé.

Pour lui, il est question de quitter le cadre des bureaux, celui un peu classique, intellectuel, pour aller directement rencontrer les artisans. D’où ces ateliers thématiques qui sont directement liés aux métiers. « Nous voulons   rencontrer les artisans dans leurs ateliers, connaître les difficultés, les défis et les perspectives. L’objectif est d’avoir une rencontre, des échanges francs entre artisans, acheteurs professionnels et tout ce qu’il y a comme marché autour », a-t-il expliqué.

Le directeur général du SIAO, Eric Bassolé : « il nous faut impérativement passer à une production répondant aux besoins réels du marché »

Il a ajouté que durant deux jours des acheteurs et visiteurs professionnels auront la possibilité de rencontrer directement les maitres artisans, de découvrir leurs techniques, d’apprécier la qualité de leurs réalisations. Et aussi, a-t-il renchéri, faire de ces ateliers thématiques des opportunités de commande et de partenariat durable. Il a également rappelé que la présente édition invite à réfléchir à la synergie entre artisanat et   industrie. Et cette synergie doit se traduire dans les réalités quotidiennes de nos artisans : produire avec régularité, améliorer la qualité, respecter les délais, répondre à des commandes importantes, adapter les produits aux marchés.  Pour l’occasion, le   directeur général du SIAO a fait savoir aux maitres artisans que ces ateliers sont d’abord les leurs. Car ils sont l’opportunité   de montrer ce qu’ils savent faire.

Evariste YODA

 

37e Tour du Faso/4e étape : Le Néerlandais Jonathan Kerkhofs s’impose à Bobo-Dioulasso

Le critérium disputé ce lundi 2 novembre 2026 à Bobo-Dioulasso comptant pour la 4e étape du 37e Tour du Faso, a vu la victoire du Néerlandais Jonathan Kerkhofs. Le maillot jaune de leader échoit au Sud-africain Gustav Basson.

Vingt-deux ans après sa dernière victoire à Bobo-Dioulasso, la Hollande est de retour pour une 4e victoire au Tour du Faso. Cette fois-ci c’est Jonathan Kerkhofs qui en 2h38’13’’, avec une vitesse moyenne de 44,130 Km/h signe le succès néerlandais. Il devance le Marocain Youssef Bdadou (2e) et Hamza Amari de l’Algérie (3e). Avec les deux abandons de la veille dont le maillot jaune Tom Wijfje suite à sa chute, c’est le Sud-africain Basson Gustav qui a enfilé la tunique dorée de premier au classement général pour le départ de la 4e étape aux cotés de 71 autres cyclistes.

La distance à parcourir était de 116,10 km en circuit fermé soit 10 tours sur le Boulevard de la révolution.  Emile Van Niekerk de l’Afrique du Sud a rapidement pris le premier point chaud au 2e tour après 23,22 km, suivi de Youssef Bdadou du Maroc et de Roland Ntané du Cameroun. Leur groupe de 13 coureurs réussit à creuser un écart de 2’20’’ sur le reste du peloton dont le maillot jaune mesuré au 3e tour. Après les 45 km sur la ligne, 11 coureurs sont désormais en tête avec 1’42’’ d’avance.

Le second point chaud jugé à la moitié de la course a été enlevé par le Marocain Youssef Bdadou devant Wogué Ivan Njonkoué du Cameroun et le Malien Yaya Diallo. Ils maintiennent un écart de 1’37’’ à une vitesse 44,256km/h. et c’est dans cette configuration que le Marocain s’octroie également la bonification du dernier sprint intermédiaire à l’avant dernier tour. Il est talonné de près par le Burkinabè Saturnin Yaméogo et le Camerounais Wogué Ivan Njonkoué.  L’écart des dix hommes de tête à ce moment est de 1’33’’ et l’allure à plus de 44 km/h. Les trois meilleurs au classement général sont dans le peloton où la réplique tarde à s’organiser.

Paul Daumont finit par tenter de sonner la révolte mais trop tard, il ne parvient pas à s’inviter dans le sprint final. Au classement, le Marocain Youssef Bdadou s’adjuge naturellement le maillot des points chauds. Ilboudo Soumaïla enfile le maillot du meilleur jeune de la compétition, le maillot vert aux points change d’épaules au profit de l’Algérien Yacine Hamza de l’Algérie.

Demain les coureurs s’élanceront de Bobo-Dioulasso pour Pâ longue de 131,32km.

Voro KORAHIRE

Burkina Faso/Montée des couleurs nationales : Pr Adjima THIOMBIANO réagit suite à la sortie de nouveaux bacheliers de la diaspora sur les réseaux sociaux

Ce lundi 02 novembre 2026 à l’immeuble de l’éducation, les travailleurs du Ministère de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation et du Ministère de l’Enseignement de Base, de l’Alphabétisation et de la Promotion des Langues nationales étaient mobilisés pour la traditionnelle montée des couleurs nationales. La cérémonie était présidée par les deux ministres, les camarades Pr Adjima THIOMBIANO et Jacques Sosthène DINGARA.

Au cours de cette cérémonie, le ministre chargé de l’enseignement supérieur qui a livré le message du mois, a réagi suite à des propos malveillants tenus par des nouveaux bacheliers de la diaspora sur le Burkina Faso sur les réseaux sociaux la semaine dernière.

« Si le Burkina ne leur convient pas, qu’ils repartent d’où ils viennent…nous sommes très fiers d’être des burkinabè et nous nous battons toujours pour que le Burkina soit meilleur », a réagi le camarade Pr Adjima THIOMBIANO.

Le ministre chargé de l’enseignement supérieur s’est voulu clair : « Que ce soit dans le cadre du Pacte NEKRE, que ce soit dans la nouvelle dynamique impulsée par les plus hautes autorités de ce pays, Il n’y aura aucune chance à qui que ce soit, d’où qu’ils viennent de venir perturber notre système éducatif. Chacun de vous devra s’ériger en rempart face à des comportements qui meublent souvent la révolte. Chacun devrait ressentir cette fierté de revenir apprendre chez lui et de créer des conditions idéales pour que chacun puisse véritablement être fier », a poursuivi le Pr Adjima THIOMBIANO avant de les mettre en garde contre toute tentative de saper les efforts consentis par les plus hautes autorités pour donner à l’université burkinabè sa lettre de noblesse. « Il n’y aura pas de place pour ces enfants égarés dans nos campus. Nous n’allons pas tolérer que tout ce que nous avons construit en 4 années, que cela soit battu en brèche par ces enfants », a insisté le ministre avant d’ajouter que « Si un enfant quitte ailleurs pour venir étudier chez lui, c’est noble. Nous l’accueillons tant que les intentions sont bonnes. Mais un enfant qui vient pour dénigrer ce pays, il trouvera tous les burkinabè sur son chemin », a-t-il laissé entendre.

Toujours sur le plan de l’éducation, le Pr Adjima THIOMBIANO est revenu sur le lancement le 17 octobre 2026 à Kaya , du Pacte NEKRÉ pour la Refondation de l’école burkinabè. Il a invité l’ensemble des acteurs à plus d’engagement afin de faire de ce Pacte qui consacre définitivement la cohérence du système éducatif depuis le préscolaire jusqu’à l’université, « pour qu’il y ait cette renaissance réelle de l’école burkinabè ».

Mais avant, le ministre a tenu à souhaiter un joyeux anniversaire aux Forces Armées Nationales qui ont célébré hier 1er novembre 2026, leur 66è anniversaire.

Il leur a exprimé sa gratitude et toute sa fierté « pour le combat que ces hommes et ces femmes mènent, abattent au quotidien pour que le Burkina puisse rester encore debout », a indiqué le camarade Pr Adjima THIOMBIANO.

DCRP-MESRI