Burkina Faso/Montée des couleurs nationales : Pr Adjima THIOMBIANO réagit suite à la sortie de nouveaux bacheliers de la diaspora sur les réseaux sociaux

Ce lundi 02 novembre 2026 à l’immeuble de l’éducation, les travailleurs du Ministère de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation et du Ministère de l’Enseignement de Base, de l’Alphabétisation et de la Promotion des Langues nationales étaient mobilisés pour la traditionnelle montée des couleurs nationales. La cérémonie était présidée par les deux ministres, les camarades Pr Adjima THIOMBIANO et Jacques Sosthène DINGARA.

Au cours de cette cérémonie, le ministre chargé de l’enseignement supérieur qui a livré le message du mois, a réagi suite à des propos malveillants tenus par des nouveaux bacheliers de la diaspora sur le Burkina Faso sur les réseaux sociaux la semaine dernière.

« Si le Burkina ne leur convient pas, qu’ils repartent d’où ils viennent…nous sommes très fiers d’être des burkinabè et nous nous battons toujours pour que le Burkina soit meilleur », a réagi le camarade Pr Adjima THIOMBIANO.

Le ministre chargé de l’enseignement supérieur s’est voulu clair : « Que ce soit dans le cadre du Pacte NEKRE, que ce soit dans la nouvelle dynamique impulsée par les plus hautes autorités de ce pays, Il n’y aura aucune chance à qui que ce soit, d’où qu’ils viennent de venir perturber notre système éducatif. Chacun de vous devra s’ériger en rempart face à des comportements qui meublent souvent la révolte. Chacun devrait ressentir cette fierté de revenir apprendre chez lui et de créer des conditions idéales pour que chacun puisse véritablement être fier », a poursuivi le Pr Adjima THIOMBIANO avant de les mettre en garde contre toute tentative de saper les efforts consentis par les plus hautes autorités pour donner à l’université burkinabè sa lettre de noblesse. « Il n’y aura pas de place pour ces enfants égarés dans nos campus. Nous n’allons pas tolérer que tout ce que nous avons construit en 4 années, que cela soit battu en brèche par ces enfants », a insisté le ministre avant d’ajouter que « Si un enfant quitte ailleurs pour venir étudier chez lui, c’est noble. Nous l’accueillons tant que les intentions sont bonnes. Mais un enfant qui vient pour dénigrer ce pays, il trouvera tous les burkinabè sur son chemin », a-t-il laissé entendre.

Toujours sur le plan de l’éducation, le Pr Adjima THIOMBIANO est revenu sur le lancement le 17 octobre 2026 à Kaya , du Pacte NEKRÉ pour la Refondation de l’école burkinabè. Il a invité l’ensemble des acteurs à plus d’engagement afin de faire de ce Pacte qui consacre définitivement la cohérence du système éducatif depuis le préscolaire jusqu’à l’université, « pour qu’il y ait cette renaissance réelle de l’école burkinabè ».

Mais avant, le ministre a tenu à souhaiter un joyeux anniversaire aux Forces Armées Nationales qui ont célébré hier 1er novembre 2026, leur 66è anniversaire.

Il leur a exprimé sa gratitude et toute sa fierté « pour le combat que ces hommes et ces femmes mènent, abattent au quotidien pour que le Burkina puisse rester encore debout », a indiqué le camarade Pr Adjima THIOMBIANO.

DCRP-MESRI

Montée des couleurs à l’hôtel administratif du Kadiogo : « le Burkina Faso est un pays fréquenté et fréquentable », Pingdwendé Gilbert OUEDRAOGO

Le Ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Porte-parole du Gouvernement, Pingdwendé Gilbert OUEDRAOGO a pris part ce lundi 02 novembre 2026 à la traditionnelle montée mensuelle des couleurs aux côtés de ses collègues ministres chargées de la Transition digitale (Dr Aminata ZERBO/SABANÉ), de la Famille (Lieutenant-Colonel Passowendé Pélagie KABRÉ/KABORÉ) et du personnel des départements ministériels logés à l’hôtel administratif du Kadiogo.
A l’issue du cérémonial de montée des couleurs, le Ministre Porte-parole a adressé un message aux serviteurs du peuple. Il a d’abord rendu un vibrant hommage aux Forces de défense et de sécurité qui ont célébré le 1er novembre leur 66e anniversaire. Bien que des défis sécuritaires demeurent, de belles avancées ont été faites sur le terrain de la reconquête du territoire et de la lutte contre le terrorisme, ce qui a permis le retour progressif de nombreux déplacés chez eux et la reprise des activités dans les localités reconquises.
​ En second lieu, le chef du Département chargé du tourisme a martelé que le Burkina Faso force l’admiration sur la scène internationale et reste un pays fréquenté et fréquentable. Pour preuve, la tenue concomitante de trois grands événementiels à cette période vient battre en brèche le narratif tendant à « peindre en rouge » le Pays des hommes intègres.
Il s’agit de la tenue de la 18e édition du Salon international de l’artisanat de Ouagadougou (SIAO) qui se déroule du 30 octobre au 8 novembre avec une quinzaine de pays participants ; le 37e Tour international du Faso qui se tient à la même période et qui connait la participation de 80 cyclistes venant d’une dizaine de pays d’Afrique, d’Europe et marqué par le retour de l’Union cycliste internationale (UCI) ; et enfin l’organisation de la 15e édition du Symposium international de sculpture sur granite de Laongo qui réunit 45 sculpteurs de 13 pays d’Afrique, d’Asie, d’Europe et d’Amérique du 02 au 23 novembre.
L’ensemble de ces événements qui accueillent des participants venus des quatre coins du monde, prouvent que le pays garde toute sa place sur la scène internationale.
​Pour terminer, le Porte-parole du Gouvernement a invité l’ensemble du personnel à aborder la fin de l’année avec rigueur, solidarité et amour du prochain. <<C’est en restant unis et soudés que les Burkinabè continueront de bâtir une paix durable et un pays fort>>, foi du Ministre Pingdwendé.
DCRP/MCCAT

SIAO 2026: le village de l’AES ouvre ses portes

Le ministre de l’Industrie du Commerce et de l’Artisanat, Serge Gnaniodem Poda, a lancé les activités du village de l’Alliance des Etats du Sahel (AES), le samedi 31 octobre 2026, dans l’enceinte du Salon international de l’artisanat de Ouagadougou (SIAO).

Le concept du village de l’Alliance des Etats du Sahel (AES) à la 18e édition du Salon international de l’Artisanat de Ouagadougou (SIAO) constitue une innovation. Il s’inscrit dans la vision des plus hautes autorités de l’espace confédéral, qui souhaitent une harmonisation des politiques et des mesures entre les trois pays membres, Burkina, Mali, Niger afin de favoriser un développement économique et social solidaire. Le lancement officiel des activités s’est tenu, samedi 31 octobre 2026, à Ouagadougou. « C’est avec beaucoup de fierté que nous avons procédé à son ouverture et fait le tour de pays en pays pour voir les différentes richesses culturelles à travers les produits artisanaux exposés, qui existent dans notre espace », a indiqué le ministre chargé de l’Artisanat, Serge Gnaniodem Poda.

Selon lui, l’objectif recherché à travers ce village est de permettre aux structures des trois pays de l’AES de se réunir dans un seul espace pour partager les expériences, identifier les acquis, les insuffisances et trouver des solutions pour lever les problématiques qui freinent la bonne marche du secteur de l’artisanat. Serge Gnaniodem Poda est revenu sur le message du Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, lors de la cérémonie officielle d’ouverture de cette 18e édition. Selon lui, son discours adressé aux acteurs de l’artisanat, aux structures de financement, aux secteurs de production, à la jeunesse et à l’ensemble de la population, appelle à une nouvelle vision du secteur. « L’artisanat ne doit pas être une activité qui souffre du fait du passé, mais qui se serve du passé pour prédire l’avenir », a-t-il notifié. Il a, en outre, fait savoir que le thème de cette édition :
« Artisanat africain et industrialisation : quelle synergie pour une meilleure organisation et valorisation des produits locaux et du patrimoine culturel ? », fera l’objet d’échanges au sein du village de l’AES. Il constitue selon lui, une vitrine des richesses
artisanales des trois pays, qui partagent une similitude de produits, du patrimoine et des cultures. « Nous avons associé à cette cérémonie les pays frères et amis à savoir le Madagascar et le Ghana, pays invité d’honneur, afin qu’on puisse ensemble, s’inscrire résolument dans le cadre du panafricanisme à travers ce village », a-t-il signalé.

Wendaabo Cathérine KOURAOGO

Le garde-à-vous du peuple !

Ce dimanche 1er novembre 2026, le Burkina Faso a célébré son armée. Au-delà de la commémoration, ce 66e anniversaire des Forces armées nationales est un moment de reconnaissance nationale, de fierté collective et de communion entre un peuple et ses défenseurs. A l’heure où la Nation poursuit sa marche vers la souveraineté, l’armée mérite le garde-à-vous du peuple. Un salut solennel à ces femmes et à ces hommes qui ont fait le choix de se battre sans calcul, au prix de leur vie, pour préserver la Patrie.

L’armée burkinabè a fait sa mue. Elle s’est réorganisée, a renforcé ses capacités opérationnelles, amélioré sa formation et accru ses moyens d’action. Dans l’épreuve, elle a appris, s’est adaptée et a engrangé des résultats. Les efforts de reconquête qui ont permis de reprendre le contrôle de près de 75% du territoire, témoignent de cette transformation. Si le chemin reste exigeant, la progression enregistrée nourrit
l’espérance et conforte la détermination nationale. Dans cette lutte pour la dignité d’un peuple et d’un territoire, le Burkina Faso a perdu des fils et des filles. Des soldats sont tombés, des familles ont été endeuillées. Leur sacrifice ne saurait être oublié. Mais, au cœur de cette douloureuse épreuve, le pays a défendu sa survie, son honneur et son droit à disposer de lui-même.

La transformation de l’armée burkinabè se mesure également à l’ambition de formation. La création de l’Ecole de guerre constitue une étape majeure dans le renforcement de son autonomie stratégique. Il s’agit de former des cadres capables de concevoir et de conduire des opérations adaptées aux réalités du terrain. Forte de son expérience opérationnelle, de ses enseignements et de ses innovations, l’armée burkinabè peut nourrir l’ambition de faire de son école une référence internationale. Car, le savoir militaire qui se construit dans nos écoles s’enrichit aussi du vécu, de l’expérience du terrain et des leçons tirées de nos propres réalités.

Aujourd’hui, l’armée ne se limite plus à la défense des positions. Elle participe également à l’effort national dans les hôpitaux, les champs, les établissements scolaires et sur les chantiers du développement au service des populations et de la résilience collective. Cette présence traduit une conception élargie de l’engagement patriotique, dans laquelle la défense de la Nation rejoint la protection de la vie et la reconstruction du pays.

66 ans après les premières étapes de son histoire institutionnelle, notre armée demeure une armée de combat, forgée par les épreuves et déterminée à défendre la Patrie. Elle impose le respect, non pas par les discours, mais par son engagement, sa capacité d’adaptation et les sacrifices consentis. Rendons donc hommage à nos Forces armées nationales, honorons la mémoire de nos héros et encourageons celles et ceux qui poursuivent le combat. Que le peuple tout entier se lève, uni derrière ses défenseurs, dans un même élan de solidarité et de responsabilité. A notre armée, le garde-à-vous du peuple !

Par Assetou BADOH

66e anniversaire des Forces armées nationales : 86000 réservistes militaires inscrits en 9 mois

La première région a célébré, le 1er novembre 2026, à la place du défilé de Kaya, le 66e anniversaire des Forces armées nationales.

Lors de la célébration du 66e anniversaire des Forces armées nationales (FAN), le 1er novembre 2026, la première région militaire a décerné 44 médailles aux forces combattantes pour leur loyauté, abnégation au travail et détermination à défendre la mère-patrie. Parmi ces distinctions on note 32 médailles militaires, 3 médailles de la Croix du combattant, 2 médailles d’honneur de sapeurs-pompiers et
7 médailles d’honneur des Volontaires pour la défense de la patrie (VDP). Placée sous le thème :
« Forces armées nationales et réserves militaires pour une défense souveraine de la Patrie », cette commémoration a été aussi marquée par la revue des troupes et la lecture du discours du ministre d’Etat, ministre de la Guerre et de la défense Patriotique faite par le lieutenant-colonel, Hamado Bambara, commandant de la première région militaire, commandant d’arme de la place.

« En neuf mois, on a pu enregistrer 86000 personnes qui se sont inscrites au compte de la réserve militaire. Cet engouement témoigne de l’engagement du peuple à accompagner son leader vers les objectifs bien définis », a félicité camarade Bambara. C’est pourquoi, il a encouragé les populations à toujours collaborer avec les Forces de défense et de sécurité (FDS), ainsi que les VDP, parce que tout renseignement ou toute information apportée, contribuant à lutter efficacement contre les terroristes. Les récipiendaires ont manifesté leur joie pour cette reconnaissance. C’est le cas du commandant du premier Escadron de sécurisation routière et d’intervention (ESRI I), le capitaine Inoussa Sanané. « Je suis très honoré de recevoir cette distinction. C’est un jour mémorable. Je dédie cette médaille à l’ensemble des forces combattantes sur le terrain qui se battent nuit et jour pour que notre pays reste debout.

La gouverneure par intérim, Bernadette Adenyo/Sermé, accompagnée par le commandant de la première région militaire pour la revue des troupes.

Je la dédie également à ceux blessés ou tombés, les armes à la main », a-t-il indiqué. Le capitaine Sanané dit mesurer le sens de cette distinction qui constitue pour lui un appel à plus d’engagement, de détermination, de combattivité pour venir à bout du terrorisme qui endeuille sa mère-patrie. Après avoir traduit sa reconnaissance à sa hiérarchie militaire, il a invité la population à une franche collaboration dans la lutte contre le terrorisme. « Nous lui demandons de continuer dans cette lancée et de nous accompagner car la patrie est unique, indivisible et nous devons tout mettre en œuvre pour la reconquérir dans son ensemble et de façon intégrale », a plaidé Inoussa Sanané. Le VDP national, Tidbamba Zallé a aussi manifesté sa joie.

« C’est un honneur de recevoir cette distinction de la part du Chef de l’Etat, le capitaine Ibrahim Traoré. Nous sommes très ravis et nous lui sommes reconnaissants. Nous sommes engagés en tant que VDP pour la défense de l’intégrité du territoire et nous sommes déterminés à atteindre cet objectif. Par la grâce de Dieu, aucun m² ne sera occupé par l’ennemi », a promis le défenseur de la patrie.

Emil SEGDA
Segda9emil@gmail.com

SIAO 2026 : les ministres africains accordent leurs violons pour promouvoir l’artisanat

Les ministres chargés de l’artisanat des pays membres de l’Organisation pour le développement et la promotion de l’artisanat africain (ODEPA) se sont réunis, vendredi 30 octobre 2026, à Ouagadougou. Les échanges ont porté sur les priorités de leur feuille de route 2026-2028, notamment la normalisation, la labellisation et les synergies entre artisanat et industrialisation.

L’artisanat africain entend franchir un nouveau cap grâce à une coopération renforcée entre les Etats. C’est dans cette dynamique que les ministres chargés de l’Artisanat des pays membres de l’Organisation pour le développement et la promotion de l’artisanat africain (ODEPA) ont tenu, une rencontre d’échanges, vendredi 30 octobre 2026, dans l’enceinte du SIAO, à l’occasion de l’ouverture de la 18ᵉ édition du Salon international de l’artisanat de Ouagadougou (SIAO). A l’issue des travaux, le président de l’ODEPA, par ailleurs, ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme du Mali, Mamou Daffé, a fait le point des échanges avec la presse.
Pour le président de l’ODEPA, cette rencontre constitue une occasion importante de renforcer la concertation entre les pays africains autour de la promotion de l’artisanat.

« Nous avons été honorés d’être invités par le gouvernement du Burkina pour prendre part au SIAO.
C’est un grand moment de l’artisanat africain », a-t-il déclaré.
Il a rappelé que Ouagadougou abrite le siège de l’ODEPA, qui regroupe 28 pays africains. D’où l’importance, selon lui, de la présence des ministres chargés de l’Artisanat à ce rendez-vous continental, afin de faire le point de leur feuille de route pour les deux prochaines années. Les discussions ont notamment permis de passer en revue les principales orientations de cette feuille de route, avec un accent particulier sur la normalisation et la labellisation des produits artisanaux.

Au-delà de ces priorités, les participants ont accordé une attention particulière à l’articulation entre l’artisanat et l’industrialisation, en cohérence avec le thème de cette édition du SIAO. Pour Mamou Daffé, la thématique retenue rejoint pleinement les ambitions de la nouvelle feuille de route de l’ODEPA. Il a indiqué que les ministres ont également été reçus par le Président du Faso, à l’occasion de la cérémonie d’ouverture du Salon. Une audience au cours de laquelle, ils ont bénéficié d’encouragements et d’orientations pour le développement de l’artisanat africain.

Une coopération ouverte à tous les pays africains

Autre fait marquant de la rencontre : la participation du Ghana, pays invité d’honneur du SIAO 2026. Le ministre malien s’est réjoui de la présence de sa collègue ghanéenne au sein des instances de l’organisation. Membre de l’ODEPA, le Ghana pourrait également voir sa participation explorée en qualité de membre associé de l’espace AES. Une perspective accueillie favorablement par les responsables de l’organisation, au regard des liens historiques et culturels entre les peuples.
« Nos pays ont des héritages en commun, nous avons des ancêtres en commun et nos artisans travaillent ensemble depuis fort longtemps », a souligné Mamou Daffé. Pour lui, il est important de renouer avec les réalités profondes, les traditions et les valeurs communes des peuples africains, au-delà des divisions héritées du passé.

« C’est ensemble que nous sommes plus forts », a-t-il soutenu.Le président de l’ODEPA a, par ailleurs, salué la présence de plusieurs délégations africaines à Ouagadougou, notamment celles de Madagascar et du Niger. Il a estimé que la promotion de l’artisanat ne doit pas se limiter à l’espace AES ou à l’Afrique de l’Ouest, mais s’inscrire dans une dynamique continentale.« Aujourd’hui, nous parlons de l’Afrique. Pour la souveraineté et l’identité africaines, c’est l’héritage commun, le patrimoine commun, la créativité et l’imagination de nos artisans qui vont porter cette nouvelle Afrique qui nous est chère », a-t-il affirmé.
Il a ainsi plaidé pour une Afrique autonome, digne et capable de construire son propre modèle de développement en s’appuyant sur ses ressources, ses savoir-faire et le génie de ses artisans. Dans cette perspective, il a invité les autres pays africains à rejoindre l’organisation. « Nous avons besoin de tous les pays africains », a-t-il lancé. Les ministres présents entendent ainsi mettre à profit les dix jours du Salon pour poursuivre les concertations et renforcer les synergies d’actions en faveur d’un meilleur outil de promotion de l’artisanat africain.

 

Adama SAWADOGO

Lutte contre la cybercriminalité : 9 acteurs distingués

La IIe édition de la Semaine nationale de lutte contre la cybercriminalité a connu son apothéose au cours
d’une soirée de distinction des acteurs méritants, vendredi 30 octobre 2026, à Ouagadougou.

Débutée le 26 octobre 2026, la IIe édition de la Semaine nationale de lutte contre la cybercriminalité qui s’est tenue sur le
thème : « Cybercriminalité et menaces numériques émergentes : du clic au crime », a pris fin vendredi 30 octobre dernier, par une soirée dédiée aux acteurs. C’est le ministre de la Sécurité, le commissaire divisionnaire de police, Mahamadou Sana, qui a présidé cette soirée qui
a connu la distinction d’acteurs méritants du domaine de la lutte contre la cybercriminalité. Ce sont 3 lauréats du jeu concours hackaton, 1 lauréat du prix africain de l’EMI african mil awards 2026 et 5 personnalités qui ont été distingués. Le prix africain de l’Education aux médias
et à l’information (EMI) african mil awards 2026 a été remporté par le malien, Moussa Togola, dans sa lutte contre la désinformation. Il est reparti avec un chèque de 1 500 000 F CFA et un trophée.

C’est une initiative de l’association Educommunik qui vise à encourager les acteurs contribuant à la promotion de l’éducation aux médias et à l’information en Afrique. Pour le jeu concours hackaton, l’équipe Faso Sec s’empare de la 1re place avec son
projet « Faso tracker ».
Elle a reçu un chèque de 500 000 F CFA et un trophée. A travers sa plateforme de moteur d’investigation persistante dans la transabilité des preuves parfaites destinée à la Brigade centrale de lutte contre la cybercriminalité (BCLCC), elle prélève des journaux originaux, collecte les évènements, reconstitue les scenarios d’attaque à l’aide de référentiel numérique et produit des rapports documentés. L’équipe Burkina innovation a remporté la 2e place avec son outil de vérification de page web, de site et de numéro
de téléphone pour repérer les payements frauduleux et aider les enquêteurs à identifier les faux comptes à travers son projet « Vesgo ». Elle est repartie avec un chèque de 300 000 F CFA et un trophée.

Dénoncer les cas d’arnaques

Le ministre de la Sécurité, le commissaire divisionnaire de police
Mahamadou Sana (droite), a invité les lauréats à plus de détermination.

L’équipe All Flex a été classée 3e pour son projet « FDS du Net ». Elle a reçu un chèque de 200 000 F CFA et un trophée. Dans un environnement isolé, elle observe les tentatives d’inclusion, centralise les journaux, collecte des fichiers et prélève des traces pour l’investigation. Tous les lauréats ont reçu des gadgets en plus des chèques. En effet, le jeu hackaton est une initiative du ministère de la Sécurité à travers la BCLCC. Elle constitue un espace de créativité, d’innovation et d’intelligence collective offrant à des jeunes talents, l’occasion de mobiliser leur compétence numérique pour concevoir des solutions innovantes face aux défis de la cybercriminalité.

En plus des lauréats, 5 personnalités ont reçu des trophées d’honneur pour leur leadership et exploit dans la lutte contre la cybercriminalité. Il s’agit du premier commandant de la BCLCC, commissaire principal de police Bantida Samire Yoni, de l’adjudant-chef de gendarmerie
Christian Kiéma, de wibila Nacoulma, de l’OSC partenaire Educommunik et du magistrat Cyrille Sawadogo. Le commandant de la BCLCC, le commissaire principal de police Bayi Akim Nignan, par ailleurs, membre de la cellule de coordination du comité national d’organisation de la IIe édition de la SNLC, a fait la synthèse des travaux et recommandations à l’issue des 5 jours d’activités. Entre autres, il a noté la prise d’une loi pour instaurer l’âge de la majorité numérique au Burkina, l’organisation des activités de sensibilisation des parents sur l’éducation numérique.

« La promotion de l’éducation aux médias et à l’information au profit des parents et élèves, l’élaboration et l’intégration de module lié à la cybercriminalité et la sécurité numérique dans les programmes de formation, l’encouragement de la population
à dénoncer les cas d’arnaques auprès des autorités compétentes » pour ne citer que ceux-là. En clôturant les activités de la IIe édition de la SNLC, le ministre de la Sécurité, le commissaire divisionnaire de police Mahamadou Sana, a félicité l’ensemble des lauréats et les a invités
à redoubler de détermination face aux menaces numériques.

Gbetcheni Constantin Bertrand KAMBIRE
Collaborateur

Coordination nationale des associations de veille citoyenne : des centaines de personnes réaffirment leur soutien à la RPP

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La Coordination nationale des associations de veille citoyenne (CNAVC), section du Houet, a organisé, le samedi 31 octobre 2026, un meeting de soutien à la Révolution progressiste populaire (RPP), à Bobo-Dioulasso. Cette rencontre a réuni plusieurs couches socioprofessionnelles venues réaffirmer leur adhésion aux idéaux de la RPP et leur soutien au Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré.

La place Tiéfo Amoro de Bobo-Dioulasso a connu une forte mobilisation, le samedi 31 octobre 2026. A l’appel de la Coordination nationale des associations de veille citoyenne (CNAVC), section du Houet, élèves, étudiants, femmes, jeunes, producteurs, commerçants, serviteurs du peuple, représentants des organisations citoyennes… se sont retrouvés pour réaffirmer leur adhésion à la Révolution progressiste populaire (RPP) et apporter leur soutien au Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré. Au cours des interventions, les représentants des élèves et des étudiants ont salué les initiatives du gouvernement dans le domaine de l’éducation et de l’enseignement supérieur. Ils ont notamment évoqué la régulation des années académiques, l’amélioration des conditions d’études et la promotion du patriotisme dans
les établissements scolaires et universitaires.

Ils ont, par ailleurs, réaffirmé leur volonté de contribuer à la construction nationale à travers le travail et la discipline. Les représentants des jeunes, des femmes et des acteurs du monde agropastoral ont, pour leur part, salué les efforts engagés dans les domaines de la sécurité et du développement agricole. Les délégations venues du Tuy et du Kénédougou ont également exprimé leur reconnaissance aux Forces de défense et de sécurité (FDS) et aux Volontaires pour la défense de la patrie (VDP) pour leur engagement dans la reconquête du territoire. Les serviteurs du peuple du Houet, regroupant des agents publics et parapublics, ont réaffirmé leur engagement à servir avec loyauté, probité et patriotisme. Les représentants des quartiers et des secteurs ont également apporté leur soutien aux orientations de la RPP, tout en saluant les efforts déployés pour le retour de la sécurité.

Engagé jusqu’au sacrifice suprême

Le commandant de la deuxième région militaire, le lieutenant-colonel Lassané Porgo (micro) : « Nous nous sommes engagés jusqu’au sacrifice suprême… ».

Prenant la parole au nom des forces combattantes, le commandant de la 2e région militaire, le lieutenant-colonel, Lassané Porgo, a salué la mobilisation des populations et leur accompagne-ment dans la lutte contre le terrorisme. Il a rappelé les sacrifices consentis quotidiennement par les FDS et les VDP pour la défense du territoire national. Le lieutenant-colonel a invité les populations à renforcer leur cohésion et à éviter les divisions qui pourraient fragiliser les efforts collectifs. « Nous nous sommes engagés jusqu’au sacrifice suprême pour que le Burkina Faso règne sur le toit de l’Afrique et du monde », a-t-il déclaré. Le lieutenant-colonel Lassané Porgo a également appelé
les différentes composantes de la société à privilégier le dialogue, la solidarité et le soutien « sincère » aux forces combattantes. Représentant le gouverneur du Guiriko, le directeur de cabinet, Fousseni Traoré, a transmis les salutations et les encouragements de l’autorité régionale aux organisateurs et aux participants.

Il a salué l’initiative de la CNAVC-Houet et relevé les efforts entrepris dans la région dans plusieurs domaines, notamment la sécurité, la santé, l’agriculture, l’élevage, le sport et l’industrialisation. Il a également rendu hommage aux FDS et aux VDP pour leur engagement dans la protection des populations et la reconquête du territoire national. A l’issue des différentes interventions, les participants ont adopté une motion solennelle de soutien à la RPP. Dans ce document, ils réaffirment leur attachement aux idéaux de souveraineté nationale, de refondation de l’Etat, de développement endogène et de justice sociale. La motion accorde également une importance à la promotion de la production locale, la transformation des matières premières, l’emploi des jeunes, la participation des femmes au développement et le renforcement de l’unité nationale. Les signataires ont, en outre, appelé les populations à promouvoir le patriotisme, le civisme, la discipline et le respect des biens publics.

Noufou NEBIE

66e anniversaire des forces armées nationales : 139 militaires décorés à Bobo-Dioulasso

La 2e région militaire de Bobo-Dioulasso a célébré, le dimanche 1er novembre 2026, le 66e anniversaire des forces armées nationales. A l’occasion, 139 militaires ont été décorés dans la ville de Sya pour leur engagement pour la défense de la Patrie.

La 2e région militaire de Bobo-Dioulasso n’est pas restée en marge de la commémoration du 66e anniversaire des Forces armées nationales (FAN). Elle a célébré dans la sobriété cet anniversaire au camp Ouezzin Coulibaly de Bobo-Dioulasso. Ce sont 139 militaires qui ont été distingués pour leur engagement, leur dévouement et leur sens élevé du patriotisme. Ils ont reçu la médaille d’honneur militaire,
la médaille militaire, la croix du combattant et la médaille d’honneur de sapeurs-pompiers. A ces récipiendaires et aux soldats des forces armées nationales, et aux volontaires pour la défense de la Patrie, le ministre de de la Guerre et de la Défense patriotique, le général de division Célestin Simporé, à travers son message livré par le commandant de la 2e région militaire, le lieutenant-colonel, Lassané Porgo, leur a témoigné la reconnaissance de la Nation.

« A vous qui êtes engagés sur le terrain, loin des vôtres, à vous qui veillez lorsque d’autres dorment, vous qui avancez malgré les obstacles et qui portez l’honneur du sacrifice, je transmets la reconnaissance de la Nation. Votre engagement honore le drapeau », les a-t-il félicités. Il a souligné que la défense de la Patrie ne doit pas être la seule affaire de ceux qui portent la tenue et chacun doit se préparer à y apporter sa pierre. « Que chacun, selon ses aptitudes et ses savoir-faire se prépare à prendre part à la construction de notre sécurité collective. Servir la Patrie ne signifie pas nécessairement porter les armes en permanence, mais être prêt à apporter sa contribution lorsque les circonstances l’exigent », a signifié Célestin Simporé. D’ores et déjà, le général de division a salué l’engouement de la population pour la réserve militaire. Pour un objectif de 100 000 réservistes d’ici la fin de l’année 2026, ce sont 86 000 personnes qui se sont inscrites. « C’est la preuve que le peuple a compris toute la portée du combat que le chef de l’Etat mène pour un avenir meilleur au profit des générations futures », a-t-il martelé.

Une visite aux blessés

Plusieurs personnalités ont assisté à la cérémonie commémorative du 66e anniversaire des forces armées nationales

La commémoration du 66e anniversaire s’est d’ailleurs tenue sur le thème « forces armées nationales et réserve militaire pour une défense souveraine de la Patrie ». Le ministre de la Guerre et de la Défense patriotique a précisé que l’institution de la réserve militaire ne vise pas à faire de chaque Burkinabè un soldat. Elle a pour objectif selon lui, de permettre à ceux qui remplissent les conditions requises de
servir dans un cadre légal, organisé, discipliné et adapté aux exigences de la défense nationale. Elle représente un instrument permettant de renforcer les capacités opérationnelles des Forces armées nationales en mettant à leur disposition une force complémentaire rapidement mobilisable en cas de besoin.

« Elle traduit une vision : celle d’une nation qui ne se contente plus de confier sa sécurité aux seuls professionnels des armes, mais qui organise et prépare l’ensemble de ses citoyens à la défense de la Patrie », a rappelé le ministre.
Il a traduit au Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, la déférence et la loyauté de l’ensemble des personnels des Forces armées nationales et des VDP pour son engagement constant à leurs côtés, pour sa vision de faire du Burkina Faso un Eldorado et pour sa farouche volonté de faire de notre armée un rempart contre toute forme de domination du peuple burkinabè. Toujours dans le cadre de la célébration du 66e anniversaire des forces armées nationales, le gouverneur de la région du Guiriko, Mariama Konaté, et les autorités militaires ont rendu visite aux blessés en opération et ont visité l’hôpital militaire du camp Ouezzin Coulibaly de Bobo-Dioulasso.

 

Adaman DRABO

SIAO 2026: des experts échangent sur l’industrialisation du secteur artisanal

Le Ministère de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat a organisé, un colloque, le samedi 31 octobre et 1er novembre 2026, à Ouagadougou sur des thèmes en lien avec la thématique principale de la 18e édition du Salon internationale de l’artisanat de Ouagadougou (SIAO).

En marge des activités du SIAO 2026, le Ministère de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat a tenu un colloque sur le thème : « Artisanat africain et industrialisation : quelle synergie pour une meilleure et valorisation des produits locaux et du patrimoine culturel », le 31 octobre et 1er novembre 2026, à Ouaga-dougou. Pour l’occasion les participants ont bénéficié de communications sur des sous-thèmes divers. Parmi lesquels, l’on peut citer, entre autres :
« Promotion de l’artisanat dans le contexte de révolution : cas de la Révolution progressiste populaire du Burkina Faso », « Industrialiser sans dénaturer : comment concilier production à grande échelle, identité culturelle et sauvegarde du patrimoine africain ? ». La cérémonie du lancement du colloque a été présidée par le chargé de missions au ministère de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat, Boubié Séraphin Badolo. Il a indiqué que le thème qui les réunit est d’une importance capitale en ce sens qu’il traduit une préoccupation majeure de la présente époque. Car, pour lui, il s’agit de savoir comment transformer davantage nos richesses locales en richesses économiques, sociales et culturelles pour nos populations ? Il a poursuivi que le secteur de l’artisanat constitue une composante essentielle des économies africaines.

« Il contribue à la création d’emplois, à la génération de revenus et surtout à la préservation de nos savoir-faire, de nos traditions, et aussi à la fierté de notre identité culturelle », a-t-il laissé entendre. Cependant, malgré son potentiel, ce secteur demeure confronté à des difficultés énormes. C’est pourquoi, de son avis, le moment est venu d’échanger, d’approfondir la réflexion afin que l’industrie soit un levier de renforcement de l’artisanat. Au regard de la pertinence et de la qualité des communicateurs qui ont été sollicités, Séraphin Badolo est persuadé que les travaux seront à la hauteur des attentes en termes de propositions qui contribueront à enrichir les politiques publiques
et à renforcer la stratégie de développement de l’artisanat des pays africains. Selon le directeur général du SIAO, Eric Bassolé, il
est prévu un atelier inaugural et quatre autres portant sur les sous-thématiques. D’après lui, il s’agit des innovations pratiques apportées. Par ailleurs, il a indiqué qu’il sera question des métiers de l’artisanat et leurs difficultés.

Evariste YODA

Journées de la résilience au féminin à Ziniaré : 50 femmes outillées pour entreprendre

L’association Laanon a organisé, les 30 et 31 octobre 2026, à Ziniaré, la première édition des Journées de la résilience au féminin (JRF). A l’occasion, une cinquantaine de femmes ont bénéficié de formation en teinture et en confection de Kôkô Dunda, avec des kits d’installation à la clé.

Après Ouagadougou, Bobo-Dioulasso et Koudougou, les femmes de Ziniaré ont été invitées à réfléchir à leur épanouissement personnel et à leur indépendance économique. Du 30 au 31 octobre 2026, elles ont pris part à des échanges d’expériences et à des communications autour de la résilience, de l’entrepreneuriat et du leadership féminin. L’initiative était de l’association Laanon, promotrice des premières Journées de la résilience au féminin (JRF). Elles se sont tenues sur le thème : « Investir en soi : bâtir sa résilience face aux défis de la vie ». Pour la présidente de l’association Laanon, Aïcha Dabré, l’autonomisation des femmes ne se résume pas à leur transmettre des compétences professionnelles. Elle passe également par le renforcement de leur confiance en elles et leur capacité à surmonter les épreuves. « Pour permettre à une femme d’avancer, il ne suffit pas de lui donner des compétences et des opportunités. Il faut aussi l’aider à croire en elle, à surmonter les épreuves et à retrouver sa capacité d’agir », a-t-elle souligné.

Selon elle, ces journées ont permis de donner à l’autre moitié du ciel, des outils pour mieux faire face aux difficultés de  la vie et saisir les opportunités économiques. Mme Dabré s’est dit convaincue que « chaque femme qui investit en elle-même contribue à bâtir une famille plus forte et une communauté plus forte ». Créée en 2017, l’association Laanon fait  de l’accompagnement des femmes vers l’entrepreneuriat l’un de ses principaux engagements. Sa présidente a toutefois reconnu que ces journées ne suffisent pas, à elles seules, à résoudre toutes les difficultés des femmes. Elle a ainsi appelé les autorités, les collectivités territoriales, les institutions et les partenaires techniques et financiers à renforcer leur accompagnement, à multiplier les formations et à soutenir davantage les initiatives féminines.

La résilience, une force à cultiver

Marraine de cette première édition, la présidente de la coordination communale des femmes de Ziniaré, Jeanne Kaboré, a invité les participantes à accorder une place plus importante à leur développement personnel. Elle a relevé que les femmes consacrent beaucoup de temps à leurs enfants, à leurs conjoints, à leurs parents et à leurs communautés, parfois au détriment de leurs propres aspirations. « Investir en soi n’est pas être égoïste. C’est reconnaître sa propre valeur », a-t-elle affirmé. Pour elle, la résilience ne signifie pas ne jamais souffrir, pleurer ou douter. Elle consiste plutôt à apprendre à affronter les difficultés, à rechercher du soutien et à retrouver progressivement la force d’avancer. Mme Kaboré a encouragé ses consœurs à ne pas renoncer à leurs rêves et à poursuivre leur apprentissage. Représentant la gouverneure de la région de Oubri, Assétou Barry Sy Traoré, sa conseillère technique, Clarisse Bagaya, a salué une initiative qui contribue au renforcement des capacités des femmes. Elle a rappelé leur rôle dans la vie des familles, des administrations, des marchés et des communautés. « Le développement d’une communauté ne peut se faire sans la participation pleine et entière des femmes », a-t-elle soutenu.

Elle a exhorté les participantes à transformer les connaissances acquises et les échanges en actions concrètes. Au-delà des communications et des témoignages, les journées de la résilience au féminin ont surtout misé sur l’acquisition de compétences professionnelles. Une cinquante de femmes ont ainsi bénéficié d’une formation pratique en teinture et en confection de Kôkô Dunda. Financée par l’association Laanon, cette formation s’est achevée par la remise à chacune des bénéficiaires, d’un kit destiné à faciliter la mise en pratique des techniques apprises. Emues, les participantes ont exprimé leur reconnaissance à la structure pour cet accompagnement, qui leur offre des moyens supplémentaires pour développer des activités génératrices de revenus.

Djakaridia SIRIBIE

SIAO 2026: Immersion au cœur de l’habitat traditionnel sahélien

Au lendemain de l’ouverture de la 18e édition du SIAO, samedi 31 octobre 2026, un espace attire particulièrement les regards des festivaliers. L’installation de deux tentes traditionnelles nomades par l’exposant, Abdoulaye Amadou Dicko s’impose comme l’une des attractions culturelles majeures de cette année.

Conçus entièrement à partir de nattes de paille tressée, de structures en bois courbé et de piliers richement décorés de motifs géométriques colorés, les habitats de Abdoulaye Amadou Dicko offrent
une immersion authentique dans le patrimoine et l’art de vivre des communautés du Sahel. Pour l’exposant à l’origine de cette initiative, cette vitrine est une opportunité unique de valoriser un savoir-faire ancestral. « Ces tentes ne sont pas de simples abris. Elles racontent notre histoire, notre adaptation à l’environnement et l’ingéniosité de notre artisanat. Les ériger ici au SIAO permet de partager l’essence même de notre identité culturelle avec le monde », explique-t-il avec fierté au milieu des calebasses traditionnelles et du mobilier artisanal qui ornent l’intérieur de  son stand.

Cette authenticité séduit massivement les visiteurs, fascinés par la beauté architecturale et la fraîcheur qui règne sous ces structures. Parmi eux, un touriste international, ne cache pas son admiration. « C’est absolument fascinant de voir la complexité du tressage et la vivacité des couleurs sur les piliers en bois. Etre assis ici offre une véritable déconnexion et une immersion culturelle que l’on ne trouve nulle part ailleurs qu’au SIAO », confie-t-il. Un
avis partagé par une jeune visiteuse, Mouniratou Diallo, séduite par la mise en scène et la préservation des objets d’époque. « En entrant sous cette tente, on ressent tout de suite le poids et la beauté de la tradition. Les motifs colorés et la disposition des ustensiles traditionnels comme les calebasses nous replongent dans nos racines. C’est une excellente initiative pour valoriser notre culture auprès des jeunes générations », souligne-t-elle, une louche en bois à la main. En célébrant ainsi la diversité architecturale et l’art de vivre régional, l’exposant, Abdoulaye Amadou Dicko rappelle que le SIAO demeure le carrefour incontournable de l’identité africaine.

 Julien Zoungrana

SIAO 2026: le Président du Faso donne le top départ de la biennale de l’artisanat

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Le Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, a présidé l’ouverture officielle de la 18e édition du Salon international de l’artisanat de Ouagadougou (SIAO), vendredi 30 octobre 2026, à Ouagadougou.

La 18e édition du Salon international de l’artisanat de Ouagadougou (SIAO) a ouvert ses portes pour célébrer la créativité, le génie et le savoir-faire des artisans burkinabè et d’ailleurs. C’est le Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, qui a annoncé les couleurs de ce grand rendez-vous africain, vendredi 30 octobre dernier, à Ouagadougou. Prévue pour se dérouler, du 30 au 8 octobre 2026, cette grande manifestation dédiée à l’artisanat a été placée sur  le thème : « Artisanat africain et industrialisation : quelle synergie pour une meilleure organisation et valorisation des produits locaux et du patrimoine culturel ». Le chef de l’Etat, Ibrahim Traoré, a traduit sa volonté à faire évoluer l’artisanat vers l’industrialisation. « La vision est assez claire.

C’est de faire en sorte que notre artisanat progresse petit à petit vers une industrialisation. On ne peut pas avoir de métallurgie, de sidérurgie sans maîtriser la matière, sans avoir de l’art », a-t-il déclaré à l’issue de l’ouverture de l’évènement. C’est pourquoi, il a invité les artisans à être plus créatifs, à se perfectionner et à moderniser leur art. Le président du Faso les a exhortés de se tenir bon, de ne jamais baisser les bras, et aussi ne jamais penser que ce que les autres font est au-dessus des leurs. Intervenant également par la voix  du ministre de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat, Serge Gnaniodem Poda, le président du Faso a relevé que le continent africain est riche de talents, de pouvoir, de matièress première et de savoir-faire, mais demeure encore largement dépendant de l’extérieur pour satisfaire ses propres besoins. Selon lui, cette contradiction doit désormais interpeller la conscience collective. D’où le choix de cette thématique qui est une invite à relever ce défi. A son avis, l’artisanat ne doit plus être considéré uniquement comme un héritage du passé. Mais, a-t-il confié, il doit devenir l’un des fondements de l’avenir industriel. « L’industrialisa-tion de l’Afrique doit prendre racine dans nos réalités, nos ressources, nos besoins et nos savoir-faire, sans reproduire aveuglement des modèles conçus ailleurs », a souligné le président du Faso.

Des artisans capables d’employer

Il a poursuivi que l’ambition au cœur de la Révolution progressiste populaire (RPP) est de permettre à l’artisan qui travaille dans un modeste atelier de devenir le responsable d’une unité de production moderne, capable d’employer des jeunes et de conquérir des marchés internationaux. « Il ne s’agit pas d’opposer la tradition à la modernité, mais de mettre la modernité au service de notre génie ancestral », a-t-il clarifié. A ses dires, aucune souveraineté politique ne peut durablement prospérer sans celle économique. Pour lui, c’est la raison pour laquelle que des actions ont été engagées pour renforcer l’appareil productif national et faire de la consommation locale
un véritable acte de patriotisme économique. Il a évoqué notamment la mise en place du centre national de transformation artisanale de coton, le développement du complexe industriel TEXFORCES-BF, l’équipement des organisations artisanales, la promotion du Faso Dan Fani et du Kôkô Dunda, ainsi que les mesures facilitant l’accès des artisans à la commande publique.

Il a salué la présence de la République sœur du Ghana, pays invité d’honneur, ainsi que les Républiques du Mali et du Niger, pays invités spéciaux avec lesquels, le Burkina est lié par l’histoire, la fraternité… La ministre du Commerce, de l’Agro-business et de l’Industrie du Ghana, Elizabeth Ofosu-Adjare, s’est réjouie de l’honneur fait à son pays en l’associant à cette édition du SIAO. Pour elle, le secteur de l’artisanat est une source d’opportunités pour les populations. Elle a souligné que son pays possède un patrimoine artisanal d’une richesse exceptionnelle. La ministre a cité, entre autres, le tissu « Kente » de la région d’Ashanti, le tissu « fugu » du Nord et les paniers de Bolgatanga qui figurent parmi, les créations les plus emblématiques et reconnues mondialement pour leur authenticité et leur qualité unique. Elle a, par ailleurs, annoncé que le Ghana est présent avec une forte délégation composée, entre autres, de représentants du gouvernement, d’artisans et d’entreprises issus des 16 régions du pays.

Aly SAWADOGO

Qui ose gagne : le GPL, la prochaine frontière du secteur aval en Afrique

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L’investissement dans le GPL représente la grande opportunité qui définira le secteur aval africain au cours des deux prochaines décennies. La fenêtre d’action est ouverte dès maintenant.

Lors du premier Sommet de l’AIE sur la cuisson propre en Afrique, organisé à Paris en mai 2024, Akinwumi Adesina, alors président de la Banque africaine de développement, a évoqué ses souvenirs d’études à la lumière de lampes enfumées et de feux de cuisson, auxquels il associe des problèmes de vue. Aujourd’hui encore, près d’un milliard d’Africains cuisinent au bois de chauffage et au charbon de bois. La pollution de l’air domestique tue environ 815 000 Africains chaque année. Entre 2022 et 2023, la population de l’Afrique subsaharienne a augmenté de 30 millions de personnes, tandis que seulement 11 millions ont eu accès à des modes de cuisson propres.

Pendant une décennie, le raffinage a dominé le récit du secteur aval africain. Mais la prochaine frontière est le gaz de pétrole liquéfié (GPL) : le produit pétrolier qui connaît la croissance la plus rapide sur le continent, un pilier de la cuisson propre et un marché dont la chaîne d’approvisionnement reste insuffisamment développée. Des investissements urgents sont nécessaires, depuis le traitement du gaz et les terminaux d’importation jusqu’aux centres d’embouteillage, à la logistique intérieure et aux bouteilles destinées aux ménages.

La prochaine phase de croissance de l’Afrique sera façonnée non seulement par ceux qui disposent des ressources, mais aussi par ceux qui investiront les premiers dans les infrastructures reliant l’offre à la demande.

LA COURSE À LA CONSTRUCTION DE L’AVENIR DU GPL EN AFRIQUE

Le GPL représente 76 % des personnes qui accèdent à la cuisson propre en Afrique subsaharienne. Pourtant, la région a consommé 6,4 millions de tonnes en 2025, soit 4,8 kg par habitant, contre plus de 50 kg en Afrique du Nord. La demande a progressé de 12 % l’année dernière, et CITAC Africa prévoit qu’elle sera presque multipliée par trois pour atteindre 17 millions de tonnes d’ici 2045. D’ici 2050, une personne sur quatre dans le monde sera africaine.

La chaîne d’approvisionnement n’est pas prête. Les États-Unis sont le premier fournisseur de GPL de l’Afrique, mais aucun terminal d’Afrique subsaharienne ne peut décharger une cargaison complète d’un très grand méthanier (VLGC), soit environ 45 000 tonnes. Seules une vingtaine d’installations de stockage de GPL sur le continent ont une capacité d’au moins 10 000 tonnes, et les stocks couvrent généralement dix jours de demande ou moins. L’Afrique achète principalement sur le marché au comptant, en petites cargaisons coûteuses, sans contrats à long terme ni prévisibilité des prix. La demande n’est pas le facteur limitant. Ce sont les molécules, les terminaux, les bouteilles et les camions qui font défaut.

En 2026, lorsque le détroit d’Ormuz a été fermé, les prix à l’importation en Afrique de l’Est et de l’Ouest ont bondi de 70 à 100 % au-dessus de leur moyenne de 2025. Lorsque le prix des recharges double ou que les dépôts sont à sec, les ménages retournent au charbon de bois. Le développement de la cuisson propre progresse à la vitesse de la chaîne d’approvisionnement en combustibles.

L’OPPORTUNITÉ SUR L’ENSEMBLE DE LA CHAÎNE DE VALEUR

Des investissements sont nécessaires à chaque maillon de la chaîne : dans le traitement du gaz et le raffinage afin de conserver davantage de GPL africain sur le continent, malgré des exportations d’environ 10 millions de tonnes par an ; dans des plateformes d’importation capables d’accueillir des VLGC et des capacités de stockage stratégique permettant de conclure des contrats à long terme ; dans des centres d’embouteillage et la fabrication de bouteilles afin de réduire les coûts pour les ménages ; dans la logistique intérieure destinée aux marchés enclavés ; et dans la distribution du dernier kilomètre grâce à la recirculation des bouteilles, aux petites bouteilles de 3 à 6 kg et aux systèmes de paiement à l’usage. L’AIE estime que l’accès universel à la cuisson propre en Afrique coûtera environ 2 milliards de dollars par an d’ici 2040, soit moins de 0,1 % des investissements énergétiques mondiaux. Le capital n’est pas rare ; ce sont les structures de financement bancables qui le sont. Trop souvent, les programmes financent uniquement le réchaud plutôt que l’ensemble de la chaîne.

L’opportunité n’attendra pas : ceux qui agiront les premiers contribueront à façonner l’avenir du GPL en Afrique. Trois questions sont essentielles : qui investira, où et comment réunir les promoteurs de projets et les financiers ?

QUI DEVRAIT INVESTIR, ET POURQUOI ?

Aucun acteur ne peut y parvenir seul, mais chacun a un rôle à jouer et une raison d’agir.

Les producteurs américains fournissent la majeure partie des cargaisons. Des contrats à long terme, assortis de formules de prix sur 12 à 24 mois ou davantage, peuvent rendre les plateformes d’importation bancables, idéalement avec une participation minoritaire au capital. Les producteurs sécurisent ainsi une région où la demande de GPL progressera pendant des décennies. Le département américain de l’Énergie soutient l’initiative Fueling Lives, qui promeut l’accès au GPL à l’étranger.

Les négociants internationaux tels que Petredec, Vitol et Trafigura disposent des capacités maritimes, de la gestion des risques et des bilans nécessaires pour exploiter des plateformes couvrant plusieurs pays. Le regroupement et la redistribution des cargaisons sont au cœur de leur activité ; les premiers à se lancer peuvent sécuriser des emplacements portuaires de premier choix.

Les partenaires du Golfe, notamment les compagnies pétrolières nationales, les fonds souverains et les organismes de financement du commerce, peuvent apporter des capitaux et financer les cargaisons tout en bénéficiant de la croissance du secteur aval. Le programme Oil Sustainability Program de l’Arabie saoudite soutient la cuisson propre au GPL par l’intermédiaire de Forward7, notamment du défi IGNITE. Les organismes saoudiens de financement du commerce peuvent financer les cargaisons. L’étape suivante consiste à mobiliser des capitaux pour les infrastructures.

Les investisseurs chinois sont déjà à la table des négociations. En avril, la NNPC a signé un protocole d’accord avec Sanjiang Chemical et Xinganchen (Fuzhou) Industrial Park concernant un éventuel partenariat en capital visant à redémarrer et à développer les raffineries de Port Harcourt et de Warri, notamment les activités pétrochimiques et les pôles industriels fondés sur le gaz. Les entreprises chinoises peuvent nouer des partenariats dans le traitement du gaz, la pétrochimie et la fabrication de bouteilles, à condition que le butane de qualité cuisson soit réservé aux cuisines africaines.

Les compagnies pétrolières nationales africaines apportent des terrains portuaires, des concessions, du gaz domestique et des partenariats avec les pays hôtes, tout en renforçant la sécurité énergétique grâce au gaz actuellement torché ou exporté.

Les distributeurs africains tels qu’Oryx Energies, Sahara, Ardova et Rainoil connaissent les clients, les régulateurs et les itinéraires intérieurs. Oryx, désormais dirigée par des Africains à la suite du récent rachat par l’équipe de direction, est un acteur majeur de la commercialisation du GPL. En Tanzanie, l’entreprise a inauguré en 2024 le premier terminal d’importation de GPL de Zanzibar. À notre connaissance, les investissements de ces distributeurs dans le dernier kilomètre ont porté leurs fruits.

Le modèle proposé est celui d’un consortium de plateformes régionales : un négociant comme opérateur, des contrats d’approvisionnement américains comme socle, une compagnie pétrolière nationale africaine comme partenaire du pays hôte, des financements du Golfe ou des institutions de développement, et des distributeurs africains au service des marchés intérieurs et du dernier kilomètre.

OÙ INVESTIR, ET POURQUOI ?

MARCHÉS D’ANCRAGE : L’ÉCHELLE AUJOURD’HUI

Le Nigeria, la Côte d’Ivoire, l’Afrique du Sud et l’Angola représentent plus de la moitié de la demande de l’Afrique subsaharienne. Le Nigeria, avec environ 1,4 million de tonnes, vise 5 millions de tonnes par an d’ici 2030. À mesure que la raffinerie Dangote remplace les importations, les possibilités se déplacent vers le traitement du gaz, le stockage, l’embouteillage et la distribution. La Côte d’Ivoire a enregistré une croissance de 12 % en 2025 et l’Afrique du Sud de 15 % ; Durban se dote d’un terminal de 30 000 tonnes, avec une plateforme ferroviaire prévue pour le Gauteng. L’Angola, exportateur net doté du plus récent grand terminal d’Afrique, à Barra do Dande, peut devenir un fournisseur régional.

PLATEFORMES DE CORRIDOR : UN TERMINAL, PLUSIEURS MARCHÉS

Les plateformes côtières peuvent desservir les pays voisins enclavés. Le Kenya (Mombasa) peut approvisionner l’Ouganda, le Rwanda, le Soudan du Sud et l’est de la RDC ; Taifa Gas achève la construction d’un terminal capable d’accueillir des VLGC, tandis que la consommation kenyane reste environ deux fois inférieure à son objectif de 15 kg par habitant. La Tanzanie peut desservir la Zambie, le Malawi, le Burundi et la RDC ; le terminal de Tanga de Petredec, capable d’accueillir des VLGC, doit entrer en service en 2027. L’Angola peut atteindre la RDC et la Zambie par le corridor de Lobito. La Côte d’Ivoire et le Ghana sont des portes d’entrée vers le Sahel ; le Ghana vise un taux de pénétration du GPL de 50 % d’ici 2030.

MARCHÉS FRONTIÈRES : LE PLUS GRAND POTENTIEL DE CROISSANCE

La République démocratique du Congo et l’Éthiopie comptent plus de 250 millions d’habitants, mais n’ont consommé respectivement que 25 000 et 28 000 tonnes de GPL en 2025, à peine plus qu’une cargaison de VLGC à elles deux. Kinshasa fonctionne au charbon de bois. Celui qui construira les routes d’approvisionnement vers ces marchés les façonnera pour toute une génération.

COMMENT L’ARDA RÉUNIT LES PROMOTEURS DE PROJETS ET LES FINANCIERS

Les investissements multinationaux nécessitent une plateforme neutre réunissant les gouvernements, les régulateurs, les entreprises et les financiers. C’est le rôle de l’ARDA. À l’occasion de sa 20e année d’existence, avec environ 85 membres à travers l’Afrique, l’ARDA peut réunir autour d’une même table les partenaires de consortiums de plateformes régionales.

Constituer un portefeuille de projets. Le Forum de l’investissement de l’ARDA évalue les projets selon cinq critères (durabilité, soutien réglementaire, viabilité économique, viabilité technique et capacité d’exécution), puis met les projets bancables en relation avec des financiers, notamment Afreximbank, l’Africa Finance Corporation, Standard Bank et la Mauritius Commercial Bank.

Déployer les capitaux. Avec le Global LPG Partnership (GLPGP), l’ARDA fait avancer la création d’un fonds d’un milliard de dollars américains consacré à la cuisson propre. Elle mobilise les institutions africaines de financement du développement et ses membres afin de constituer un portefeuille de projets, les terminaux capables d’accueillir des VLGC constituant la première catégorie prioritaire.

Réduire les risques du marché. À travers son Forum annuel sur le GPL, coorganisé cette année avec la World Liquid Gas Association, ainsi que ses groupes de travail sur le GPL, la réglementation et le financement durable, l’ARDA plaide en faveur de règles de sécurité harmonisées, de prix reflétant les coûts, d’un accès ouvert aux infrastructures partagées, de stocks minimaux et de contrats types. L’ARDA préconise également un recours accru aux garanties partielles de risque, qui ne représentent que 5 % du financement public international de l’énergie propre destiné aux pays en développement.

Partager les données et les partenariats. Avec CITAC, Argus, S&P Global, la World Liquid Gas Association et l’AIE, l’ARDA fournit des données de marché pour dimensionner les projets et éviter les surcapacités lorsque l’offre intérieure remplace les importations. Elle met ses membres en relation avec Fueling Lives et Forward7, partage des études de cas et relie les distributeurs et les innovateurs du dernier kilomètre aux dispositifs de soutien.

QUI OSE GAGNE

Les premiers acteurs prennent déjà position, et les capitaux chinois s’intéressent aux raffineries et au gaz du Nigeria. Washington et Riyad, capitales de deux des principaux pays exportateurs de GPL au monde, défendent la cuisson propre en Afrique, mais les investissements dans des terminaux à grande échelle n’ont pas suivi. C’est là que réside l’opportunité. Les sites portuaires, les concessions et les clients d’ancrage sont en nombre limité. Les investisseurs qui agissent maintenant peuvent sécuriser des terminaux, des contrats et des relations avec les clients sur un marché appelé à tripler. Ceux qui attendent risquent de trouver les meilleurs sites déjà occupés.

Le combustible est disponible et la demande est certaine. Alors, qui veillera à ce que la prochaine génération puisse étudier à la lumière d’un éclairage propre et manger des repas cuisinés sans fumée ?

Rejoignez les leaders du secteur au troisième Forum sur le GPL de l’ARDA, à Dar es Salaam, les 24 et 25 novembre 2026, autour du thème « Libérer le potentiel du GPL en Afrique : un catalyseur de l’industrialisation, de la sécurité énergétique et d’une transition énergétique inclusive », afin d’examiner qui saisira cette opportunité et transformera le potentiel du GPL africain en investissements, en retombées concrètes et en un avenir plus sain pour tous.

Qui ose… gagne. Le moment, c’est maintenant.

 Anibor O. Kragha, Secrétaire exécutif

de l’African Refiners and Distributors Association (ARDA)

Biennale de Luanda : Euphrasie Kouassi Yao plaide pour le leadership des femmes dans la gestion de l’eau

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La ministre-conseillère spéciale du Premier ministre ivoirien chargée du Genre, Euphrasie Kouassi Yao, a pris part, les 22 et 23 octobre 2026, à la 4ᵉ Biennale de Luanda, en Angola. Elle y a défendu l’intégration du genre dans la gouvernance de l’eau comme un levier de prévention des conflits et de consolidation de la paix en Afrique.

Plus de 1 000 participants venus de 62 pays ont pris part à la 4ᵉ Biennale de Luanda, consacrée à la culture de la paix et de la non-violence. Organisée avec l’appui de l’Union africaine et de l’UNESCO, cette rencontre a porté sur le thème : « Renforcer la gouvernance de l’eau en Afrique comme outil de prévention, de médiation et de résolution des conflits ».

Invitée par l’UNESCO, la titulaire de la Chaire UNESCO « Eau, Femmes et Pouvoir de Décisions » (CUEFPOD), Euphrasie Kouassi Yao, a mis en avant l’importance de la participation des femmes aux instances de décision relatives à la gestion de l’eau. À travers l’exemple du village de Diatokro, en Côte d’Ivoire, elle a montré comment l’implication des femmes dans la gestion d’une pompe hydraulique a contribué à réduire les pannes, à améliorer l’accès à l’eau et à renforcer la cohésion communautaire depuis 23 ans.

Pour la ministre ivoirienne, la paix se construit au quotidien grâce à des actions concrètes et à l’engagement des communautés. Elle a également présenté le programme CREA-PAIX (Communautés Régionales pour l’Autonomisation et la Paix), qui mobilise plus de 3 000 bénévoles dans 27 pays autour de la prévention communautaire des conflits et de la promotion de la non-violence active.

Au terme des travaux, la Déclaration de Luanda 2026 a notamment recommandé le renforcement de la coopération autour des bassins transfrontaliers, la mobilisation de financements innovants et une plus grande implication des femmes et des jeunes dans les décisions relatives à l’eau.

En marge de la Biennale, Euphrasie Kouassi Yao a échangé avec le directeur général de l’UNESCO, Khaled El-Enany. Elle lui a présenté les initiatives ivoiriennes en faveur de l’égalité des chances, notamment la stratégie Genre et Développement et le Compendium des compétences féminines de Côte d’Ivoire (COCOFCI), tout en plaidant pour leur valorisation à l’échelle africaine.

T.K.

VDP GUIRA Issaka : UN HÉROS DANS L’ÉPREUVE

En juin 2023, GUIRA Issaka fait le choix de servir sa Patrie. Volontaire pour la Défense de la Patrie communal de Boussou, il rejoint en mars 2024 le Bataillon mixte de marche Tenga I. Depuis, il avance avec ses frères d’armes, porté par une seule détermination : défendre la Nation et reconquérir la paix.

Dans la région du Yaadga, il prend part à plusieurs missions périlleuses, notamment à la sécurisation et à la libération de l’axe Ouahigouya-Titao. Courageux, disponible et déterminé, il est engagé avec ses camarades dans une mission de fouille du village de Youba, prélude au retour des populations sur leurs terres.

Mais sur le chemin du devoir, le danger frappe. Au cours de leur progression à moto, son binôme percute un engin explosif improvisé. Le choc est terrible. GUIRA Issaka perd son bras gauche, sa jambe gauche et subit de graves blessures au visage.

Son corps porte désormais les stigmates de la guerre. Mais son engagement, lui, demeure intact, et sa fierté encore plus grande. Car il est de ceux qui ont payé de leur chair le prix de la défense de la Patrie; de ceux dont le sacrifice rappelle que l’amour pour la Patrie est au dessus de tous.

VDP GUIRA Issaka, tu es un homme d’honneur, un veritable « GANDAOGO ».

#66ans_FAN
#Sidwaya.info

Bobo-Dioulasso : la CNAVC-Houet réaffirme son soutien à la RPP

La Coordination nationale des associations de veille citoyenne (CNAVC), section du Houet, a organisé, dans l’après-midi du samedi 31 octobre 2026, à Bobo-Dioulasso, une grande mobilisation pour réaffirmer son soutien et son adhésion aux idéaux de la Révolution progressiste populaire (RPP) à son leader, le capitaine Ibrahim Traoré.

Tenue à la place Tiéfo Amoro Sitarail, cette rencontre a rassemblé de nombreux militants et sympathisants, venus témoigner de leur engagement en faveur de la dynamique portée par la RPP.

À travers cette mobilisation, la CNAVC-Houet entend renforcer l’adhésion populaire aux idéaux de la Révolution et réaffirmer sa volonté d’accompagner les actions engagées dans ce cadre. Les participants, arborant des tenues aux couleurs nationales et brandissant des drapeaux burkinabè, ont affiché leur attachement à cette orientation.

Cette rencontre s’inscrit dans une dynamique de mobilisation citoyenne autour de la RPP. Elle traduit la volonté des organisateurs de maintenir la mobilisation des populations et de promouvoir une révolution qu’ils souhaitent forte et au service du peuple.

#Sidwaya.info

Festival Pulaaku : l’édition 8 place la jeunesse au cœur des enjeux de sauvegarde du patrimoine culturel

Le Ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, (Pingdwendé Gilbert OUEDRAOGO) et le Ministre chargé de l’Enseignement secondaire, (Pr Moumouni ZOUNGRANA) ont respectivement présidé et parrainé la 8e édition du Festival international Pulaaku, dont l’ouverture officielle est intervenue ce samedi 31 octobre 2026 à Ouagadougou, au CENASA.

Placé sous le thème <<Jeunesse, éducation et culture : leviers de développement et de cohésion sociale>>, le programme de cette édition qui se déroule du 30 octobre au 1er novembre prévoit entre autres un atelier de formation, une foire d’exposition, des spectacles culturels, …

Le Ministre Pingdwendé s’est réjoui de cette initiative qui place la jeunesse au cœur de la réflexion au cours de la présente édition, en tant qu’héritière de nos valeurs et des savoirs et savoir-faire. <<Il faut lui inculquer nos valeurs, lui transmettre nos langues, nos savoirs et savoir-faire et faire de cette jeunesse le garant de notre patrimoine>>; a-t-il exhorté.

Cette édition du Festival international Pulaaku est dédiée à la mémoire de <<feu l’Emir de Djibo, Aboubakari DICKO>>. À travers cet hommage, le Festival salue la mémoire d’un homme de paix, d’un rassembleur et d’un artisan de cohésion sociale.

Le Ministre Porte-parole a invité l’ensemble des acteurs à traduire cet hommage en actes concrets dans la vie de tous jours. Pour lui, <<un hommage n’a de sens que s’il devient un engagement, mieux un serment.

Faisons donc vivre son héritage en refusant les discours de division, en choisissant le dialogue plutôt que la rupture et en bâtissant une société où chaque communauté peut apporter sa part de singularité à l’œuvre commune>>.

DCRP-MCCAT

Première journée de la 18e édition du SIAO : la sécurité veille au grain

 L’ouverture du parc d’exposition au public, à l’occasion de la 18e édition du Salon international de l’artisanat de Ouagadougou (SIAO), est intervenue le vendredi 30 octobre 2026 à 12h30, sur le site du salon.

Pour cette première journée de la 18e édition du SIAO, les Forces de défense et de sécurité (FDS) sont fortement mobilisées. Leur mission consiste notamment à contrôler les visiteurs, à sécuriser le site et à assurer la protection des exposants et des participants. Leur vigilance a permis de saisir plusieurs objets, notamment des couteaux, des ciseaux, des briquets, des fonds de teint contenant des miroirs tranchants ainsi que des flacons de parfum. Certains appartenaient à des exposants, tandis que d’autres étaient détenus par des visiteurs, en dépit des consignes en vigueur.

Dans une interview accordée aux Éditions Sidwaya, le président de la commission sécurité du SIAO, Aguima Abdoulaziz Yonli, par ailleurs directeur régional de la Police nationale du Kadiogo, a invité les usagers du site à respecter scrupuleusement les consignes données par les agents de sécurité. Il recommande notamment aux visiteurs d’éviter de venir avec des objets de grande valeur et de prendre les précautions nécessaires pour les protéger contre les vols. Les objets encombrants, susceptibles de gêner la circulation, sont également à éviter. « Leur travail vise à protéger les personnes et leurs biens », a-t-il rappelé.

Toute personne constatant un comportement suspect ou une situation anormale est invitée à la signaler aux autorités compétentes. Selon lui, les numéros d’urgence à retenir sont le 10-10, le 17, le 18 et le 16.

À l’endroit des exposants, Aguima Abdoulaziz Yonli a insisté sur le respect des consignes de prévention des incendies. « Les installations électriques anarchiques doivent être évitées, notamment les branchements improvisés destinés à alimenter des appareils ou à animer les stands », a-t-il prévenu. Selon lui, une harmonisation de la musique dans les pavillons est prévue afin de limiter les installations individuelles. Des consignes spécifiques ont également été données pour le village artisanal, notamment en matière d’installations électriques et de diffusion musicale.

« La sécurité doit aller de pair avec l’hygiène publique, la salubrité et le respect des normes alimentaires. Une commission est chargée de ces aspects et nous apportons notre appui à la mise en œuvre des mesures prévues », a-t-il indiqué.

Le respect de l’ensemble de ces consignes devrait permettre aux visiteurs, aux artisans et aux autres acteurs de prendre part au SIAO dans de meilleures conditions de sécurité.

Wendaabo Cathérine KOURAOGO

Diaspora en Russie : les Burkinabè fiers des efforts des reconquête de la souveraineté

Au terme de son séjour à  Moscou, dans le cadre de l’édition 2026  du sommet Russie-Afrique, le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a échangé avec les Burkinabè vivant en Russie le 30 octobre.

Lors de la rencontre avec les Burkinabè en Russie, le premier ministre avait à ses cotés trois membres de son gouvernement et l'ambassadeur du Burkina.
Lors de la rencontre avec les Burkinabè en Russie, le premier ministre avait à ses cotés trois membres de son gouvernement et l’ambassadeur du Burkina.

Les Burkinabè  vivant en Russie ont rencontré le chef du gouvernement, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, lors de son séjour à Moscou, vendredi 30 octobre 2026. A l’entame de la rencontre, le Ditanyé a été entonné  en cœur  par   les participants. Le  président du Haut conseil des Burkinabè de Russie, Gaston Millogo a souhaité la  bienvenue  à ses  compatriotes de la mère patrie. « Nous suivons  avec fierté   les  efforts   entrepris  sous le leadership du Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré pour la reconquête de la souveraineté et le développement du Burkina », a-t-il affirmé.

Le président du haut conseil des Burkinabè en Russie, Gaston Millogo a salué les efforts entrepris pour le reconquête de la souveraineté et le développement du Burkina.
Le président du haut conseil des Burkinabè en Russie, Gaston Millogo a salué les efforts entrepris pour le reconquête de la souveraineté et le développement du Burkina.

Gaston Millogo a indiqué que les Burkinabè vivant en Russie, sont le reflet de la résilience et restent engagés et mobilisés pour apporter leur pierre à l’édification d’un Burkina prospère et respecté. « C’est ainsi que, la communauté burkinabè en Russie a contribué à l’installation d’un système de pompe à eau à Tobinkora dans la commune de Kampti en 2019 et en 2021 à Dorokui dans la commune de Béréba ». Gaston Millogo a formulé le vœu que les résolutions du sommet Russie-Afrique ouvrent de nouvelles perspectives pour l’Afrique et le Burkina Faso.

Le plaidoyer du représentant des étudiants Kiswensida Salif Kaboré pour la facilitation de l'obtention des documents administratifs a été entendu par les membres du gouvernement.
Le plaidoyer du représentant des étudiants Kiswensida Salif Kaboré pour la facilitation de l’obtention des documents administratifs a été entendu par les membres du gouvernement.

Le représentant étudiants burkinabè en Russie, Kiswendsida Salif Kaboré, a soumis des doléances liées entre autres, au renouvellement du passeport, l’obtention des documents administratifs et les compléments de bourses. Le représentant de la délégation d’hommes d’affaires burkinabè  au sommet Russie-Afrique,  Bouraima Sangaré , a  présenté le club d’amitié  russo-burkinabé. Selon lui, il s’agit d’un regroupement  d’au moins 200  entrepreneurs des  deux nationalités  qui  est  à la disposition de autorités pour saisir les  opportunités de coopération économique.

Le premier ministre, pour sa part, a remercié les membres de la communauté  burkinabè en Russie. Il leur a rappelé l’importance des relations entre le Burkina  et  la Russie. « Le Burkina Faso voit en la Russie un partenaire stratégique pour gagner le combat contre le terrorisme et pour le développement », a-t-il soutenu.

Le chef du gouvernement, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo : "votre présence est le témoignage de votre attachement au pays".
Le chef du gouvernement, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo : « votre présence est le témoignage de votre attachement au pays ».

C’est pourquoi Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo a encouragé la diaspora incarner le meilleur visage du Burkina, à travers leur travail et leurs comportements en Russie. Il a dit  avoir pris bonne note des doléances des étudiants et les a rassuré que la digitalisation des services  publics va apporter des solutions aux  problèmes liés à l’obtention des documents administratifs. Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo a expliqué aux étudiants que la réforme concernant les bourses engagés au pays vise justement à éviter que des étudiants se retrouvent dans une situation  de précarité dans des pays étrangers.

« Faites vos  études, soyez de bons citoyens en Russie  et  revenez au pays, car nous avons  besoin de  vos compétences », a-t-il ajouté. Le premier  ministre a félicité les entrepreneurs burkinabè, présents au sommet, pour leur dynamisme. Il les a exhorté à nouer des partenariats utiles avec des résultats visibles sur le terrain. Le ministre des Affaires étrangères, Karamoko Jean Marie Traoré, a souligné que le délai de traitement des dossiers pour le renouvellement du passeport est de six mois, au regard des contraintes liés à leur acheminement par la valise diplomatique.

Aussi, il a conseillé à ceux dont  les passeports arrivent à échéance d’entreprendre les démarches de renouvellement plus tôt. En ce qui concerne le complément de bourse, il a souligné qu’il s’agit d’un service de l’Etat qui est  limité par les ressources. La rencontre s’est achevée dans une ambiance bon enfant et des photos avec les différentes composantes.

Nadège YE