Ratification de l’accord sur le droit de la mer: Feu vert au ministère des Affaires étrangères pour présenter le projet de loi à l’ALP

Le camarade ministre des Affaires étrangères, Karamoko Jean Marie Traoré, a été auditionné, le lundi 2 novembre 2026, par la Commission des Affaires étrangères, de la défense et de la sécurité (CAEDS) de l’Assemblée législative du peuple sur un projet de loi portant autorisation de ratification de l’Accord se rapportant à la convention des Nations unies sur le droit de la mer et la conservation et l’utilisation durable de la diversité biologique marine des zones ne relevant pas de la juridiction nationale.

Adopté le 19 juin 2023 à New York, cet accord vise à offrir aux pays sans littoral la possibilité de participer à la gouvernance des eaux internationales afin d’assurer la conservation et l’utilisation durable de la biodiversité marine. Face aux membres de la CAEDS, le chef de la diplomatie burkinabè, accompagné de la camarade ministre déléguée et de ses collaborateurs de la Direction générale des affaires juridiques et consulaires (DGAJC) a présenté les raisons qui ont conduit le gouvernement à adhérer à cette convention. Selon le camarade Karamoko Jean Marie Traoré, il s’agit de faire comprendre que, même sans littoral, les pays de l’intérieur ont le droit de se prononcer sur la gestion de ce patrimoine commun et de travailler aux côtés des pays disposant d’un littoral pour la protection et la sauvegarde de l’écosystème, afin de réduire les aléas climatiques.

Au regard du trafic en haute mer, « il convient de trouver des mécanismes pour mieux réguler cet espace, souvent considéré comme un espace de non droit et frequemment sujet à la pollution, afin de garantir un avenir meilleur à notre planète », a précisé le ministre Traoré. En intégrant cette convention, le gouvernement entend aussi renforcer sa coopération scientifique autour de cet espace et de faire en sorte que le pays profite, au même titre que les autres Etats parties, des bénéfices de cette convention. Au regard de la position géographique du Burkina Faso, un pays sans accès direct à la mer, les membres de la CAEDS ont soulevé un certain nombre de préoccupations notamment celles relatives aux avantages que le Pays pourra tirer de cet accord. Outre le partage juste et équitable des bénéfices monétaires et non monétaires liés à l’exploitation de la haute mer, cette convention offrira au Burkina Faso des possibilités de renforcement de l’expertise national à travers un partage d’expériences, a-t-il expliqué.

Elle permettra aux chercheurs burkinabè de travailler sur des programmes de recherche qui contribueront à la régulation et à l’équilibre du climat à travers la conservation de la flore et de la faune sous-marine, poursuit le ministre des Affaires étrangères. A l’issue de l’étape de ratification, le gouvernement prendra des mesures concrètes pour l’identification et la constitution d’un portefeuille de projets prioritaires qui marqueront l’entrée en vigueur de cet accord dont l’internalisation au plan national est prévue pour cette année, a-t-il ajouté. Au terme de l’audition et du débat général, la CAEDS a marqué son accord pour la ratification de ce projet de loi qui sera présenté à la Représentation nationale au cours de sa séance plénière du 10 novembre prochain.

DCRP/MAE

Le choix souverain du partenariat

Le Burkina Faso a pris part, les 28 et 29 octobre 2026, à Moscou, au troisième Sommet Russie-Afrique. Le Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, y était représenté par le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo. Au-delà d’une présence diplomatique, cette participation traduit une orientation assumée par un pays qui entend choisir librement ses partenaires, défendre ses intérêts et construire son avenir sans tutelle. Dans un monde en pleine recomposition, Ouagadougou fait ainsi de la souveraineté le socle de ses relations internationales.

Le message est sans équivoque. Le Burkina Faso entend exercer pleinement son droit de nouer des alliances et de diversifier ses relations extérieures. Aucun peuple ne peut prétendre maîtriser son destin si d’autres décident à sa place de ses engagements et de ses orientations stratégiques. Les injonctions extérieures et les rapports de force hérités du passé ne sauraient entraver cette liberté. La présence burkinabè à Moscou prend tout son sens dans cette affirmation.

Dans l’entretien accordé à Russia Today, le 27 octobre, le chef du gouvernement, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a défendu cette position avec fermeté. En dénonçant les rapports de domination et les logiques de tutelle, tout en réaffirmant la nécessité pour le Burkina Faso de maîtriser ses ressources et ses choix stratégiques, il a porté une vision fondée sur la réappropriation du destin national. Il ne s’agit pas de remplacer une dépendance par une autre, mais de sortir de toute forme de subordination et de construire des relations librement consenties.

Cette vision trouve également un écho dans l’héritage de Thomas Sankara, dont le Président russe Vladimir Poutine a convoqué la pensée à ce sommet en rappelant sa célèbre dénonciation de la dette comme instrument de domination néocoloniale. Une référence qui résonne particulièrement avec la nouvelle dynamique diplomatique du Burkina Faso, résolu à entretenir un développement endogène, à nouer des partenariats sans tutelle, fondés sur le respect mutuel, la réciprocité et la préservation de sa liberté de décision. D’ailleurs, le Forum économique et humanitaire organisé en marge du Sommet invite les participants à « développer ensemble une coopération mutuellement
bénéfique et le potentiel de chaque pays d’Afrique ».

Cette orientation rejoint précisément l’exigence défendue par Ouagadougou, celle de partenariats équilibrés dont les retombées profitent effectivement aux peuples et renforcent les capacités de chaque nation.
Dans cette dynamique, la diversification des partenariats apparaît comme une nécessité autant qu’un choix politique. Pourquoi le Burkina Faso devrait-il enfermer ses relations extérieures dans un cercle restreint, alors que les défis sécuritaires, économiques, technologiques et sociaux appellent des réponses diversifiées ? Explorer de nouvelles perspectives de coopération relève d’une démarche légitime pour un pays qui ambitionne de consolider son autonomie.

La Russie constitue, à cet égard, un partenaire avec lequel Ouagadougou souhaite approfondir ses relations. Les perspectives concernent la sécurité, l’énergie, l’agriculture, les infrastructures, la formation et les technologies. Ce rapprochement ne signifie cependant pas une hostilité envers d’autres peuples. Le Premier ministre a d’ailleurs distingué les désaccords politiques des relations avec le peuple français. La souveraineté n’exclut ni le dialogue ni l’ouverture. Elle exige simplement que les relations entre Etats reposent sur le
respect mutuel et l’équilibre des intérêts.

Placés sur le thème « Pour la paix, la sécurité et le développement », les travaux de Moscou ont réuni des représentants de 48 pays africains. Les participants ont adopté une déclaration commune et un plan d’action pour la période 2027-2029. Ces engagements ouvrent des perspectives de coopération dans plusieurs domaines stratégiques. Leur portée dépendra toutefois de leur traduction dans les faits, à travers des projets financés, des échéances respectées et des mécanismes de suivi rigoureux.

Pour le Burkina Faso, les attentes sont importantes. La coopération sécuritaire doit contribuer à mieux protéger les populations et à restaurer durablement la paix. Les partenariats économiques doivent favoriser les investissements productifs, la création d’emplois et la transformation locale des matières premières. Le transfert de technologies et le renforcement des compétences nationales doivent également ouvrir de nouvelles perspectives à la jeunesse.

Il ne saurait donc être question de limiter les partenariats à l’exploitation des ressources nationales ou à la signature d’accords de circonstance comme à une certaine époque. Le Burkina Faso doit pouvoir transformer ses richesses sur place, développer son tissu industriel et tirer un bénéfice équitable de ses collaborations. C’est à cette exigence que se mesurera la sincérité de chaque partenariat, y compris celui noué avec la Russie.

Moscou n’est ni une fin en soi ni une rupture recherchée pour elle-même. C’est une étape supplémentaire dans la quête de solutions aux défis nationaux. Il appartient désormais au Burkina Faso de défendre ses priorités, de négocier avec discernement et de veiller à ce que chaque engagement serve l’intérêt général.

La souveraineté véritable ne consiste pas à changer de protecteur. Elle réside dans la capacité à refuser toute tutelle, à nouer des relations d’égal à égal et à rester maître de ses décisions. A Moscou, le Burkina Faso a rappelé avec force que la souveraineté n’a pas de frontières. Elle donne à chaque nation le droit de choisir ses partenaires, de défendre ses intérêts et de coopérer avec tous les peuples, sans jamais renoncer à sa liberté ni à son destin.

Jolivet Sidibé PAGBELEGUEM
joliv_et@yahoo.fr

Reconversion : 93 militaires et agents des Eaux et forêts en formation

Le ministère de la Guerre et de la Défense patriotique a lancé, la 18e session de formation en agriculture et en élevage au profit des militaires et paramilitaire en phase de reconversion, le mardi 3 novembre 2026, à Ouagadougou.

Le ministère de la Guerre et de la Défense patriotique poursuit son programme de reconversion au profit des militaires en fin de carrière. Dans ce cadre, 83 militaires porteurs de projets et 10 personnels des Eaux et forêts, soit 93 apprenants prennent part à cette 18e session de formation en agriculture et en élevage. Le lancement de cette formation a eu lieu, le mardi 3 novembre 2026,
à Ouagadougou. Répartis entre Ouagadougou et Bobo-Dioulasso, ils bénéficieront de trois semaines de formation, « les techniques et rudiments nécessaires à même de leur permettre de réussir leur reconversion », a indiqué le secrétaire général du ministère de la Guerre et de la Défense patriotique, l’intendant colonel-major, Yamba Léonard Ouoba, représentant le ministre d’Etat. « Quitter l’uniforme ne signifie pas cesser de servir », a-t-il déclaré.

Le parrain de la cérémonie, le directeur de cabinet du ministre de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources animales et halieutiques, le colonel-major, Alassane Guiré, a salué le choix des bénéficiaires.
« Un soldat ne quitte jamais vraiment le front de combat. Il change de combat. Vous qui êtes là, vous avez servi le Burkina Faso sous les armes. Certains ont déjà quitté l’uniforme d’autres s’apprêtent à le faire. Et tous, vous avez choisi de continuer à servir votre pays autrement », a-t-il affirmé. Il a rappelé les engagements de son département à les former aux techniques de production, faciliter l’installation à la fin de la formation, les conseiller pour produire, transformer et écouler les produits et leur faciliter l’accès au financement,
à la terre et à l’eau. « Une convention-cadre lie aujourd’hui nos deux ministères, avec comme objectif d’accompagner au moins 1000 militaires en cinq ans », a-t-il précisé.

Des acquis tangibles

Il a ainsi exhorté les apprenants à interroger leurs formateurs sans retenue, à partager leurs expériences et à repartir avec un projet plus solide. Alassane Guiré a annoncé un don de 12 tonnes d’intrants agricoles au profit des apprenants dont trois tonnes d’engrais NPK, deux tonnes d’urée, deux tonnes de tourteaux de soja, deux tonnes de tourteaux de coton, trois tonnes d’aliments pour animaux, ainsi que divers matériels techniques.

Le chargé de la formation, Ibrahima Sory, a insisté sur les exigences du métier. Il a fait savoir que l’agriculture ne se résume pas à mettre des graines en terre, pas plus que l’élevage ne se limite à entretenir les animaux.
Ce sont, a-t-il expliqué, des activités qui exigent des connaissances techniques, une bonne planification, une gestion rigoureuse et une capacité à anticiper les risques.

Pour cela, il a invité les apprenants à développer un esprit entrepreneurial, à analyser les opportunités du marché, calculer les coûts de production, évaluer les risques, rechercher les débouchés et réinvestir les bénéfices. Au lancement de cette formation, il est ressorti que le programme de reconversion des militaires affiche des résultats significatifs depuis sa mise en œuvre en 2013. Selon les chiffres présentés, 1 529 ont été formés en agriculture, élevage, élaboration de business plans et gestion d’entreprises. Depuis 2025, plus de 100 militaires bénéficient du mécanisme de subvention en matière d’engrais, de semences et de labours, et six tracteurs doivent être mis à disposition, dont deux par région militaire.

 

– Leila Sylvia
SAWADOGO

SIAO 2026: le Premier ministre salue le génie créateur des artisans africains

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Le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, à la tête d’une délégation gouvernementale et accompagné de la ministre chargée de l’Artisanat du Congo, a visité les stands d’exposition de la 18e édition du Salon international de l’artisanat de Ouagadougou (SIAO), mardi 3 novembre 2026, à Ouagadougou. A l’issue de cette immersion, il a salué la créativité, l’authenticité et le raffinement des œuvres exposées, tout en invitant les artisans à poursuivre leur quête d’innovation.

Des cases traditionnelles des Sahé-liens construites à base de paille aux créations artisanales les plus audacieuses, en passant par les équipements de tissage et les œuvres inspirées des réalités contemporaines, le savoir-faire africain s’est révélé dans toute sa diversité à la délégation gouvernementale. Cette visite du Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, accompagné de la ministre chargée de l’Artisanat du Congo, s’inscrit dans la dynamique de promotion et d’encouragement des acteurs du secteur, à l’occasion de la 18e édition du SIAO. La délégation a entamé son parcours par la découverte des cases traditionnelles peulhs, réa-lisées à base de paille.

Elle
a ensuite parcouru les stands-pays du Burkina Faso, du Niger, du Mali, du Tchad et de la Guinée-Conakry, avant de découvrir les stands des différentes régions du Burkina Faso ainsi que ceux des institutions publiques et privées, au pavillon du Soleil-Levant. La visite s’est poursuivie au stand de la Présidence du Faso, au village du Ghana, au village de la Confédération des Etats du Sahel (AES), puis aux pavillons Thomas-Sankara, Pyramide et Gorée. La délégation a également pu apprécier les savoir-faire artisanaux des pays parti-cipants qui mettent en lumière la richesse des traditions et la diversité des expressions artistiques africaines. Parmi les réalisations qui ont retenu l’attention figurent notamment une machine de tissage de pagne traditionnel ainsi qu’une représentation d’hélicoptère confectionnée à partir de douilles de balles. Cette dernière création, évocatrice de la force d’une nation, témoigne de la capacité des artisans à transformer des matériaux inattendus en œuvres porteuses de symboles.

Un secteur qui doit rester créatif

Au terme de ce parcours, le chef du gouvernement, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a exprimé sa satisfaction devant la qua-lité des œuvres présentées. « Stand après stand, nous avons été témoins de la créativité et surtout du raffinement qui se remarque auprès de nos artisans », s’est-il réjoui. Pour lui, les artisans ont bien compris les exigences d’un secteur appelé à conjuguer héritage culturel et modernité. Si l’artisanat puise ses ressources dans les traditions, le patrimoine et les valeurs des peuples, il doit également évoluer avec son temps. « C’est une équation que les artisans arrivent à résoudre, si bien que, quand on passe, on voit des produits dont l’authenticité n’est pas contestable, mais on sent qu’il y a un génie qui s’opère. Cela se voit dans les finitions, dans le détail », a-t-il apprécié. A ses yeux, les artisans africains disposent désormais d’un savoir-faire qui leur permet de rivaliser avec les meilleurs sur les marchés.

Au-delà de l’encouragement adressé aux exposants, le Premier ministre a également lancé un appel aux Burkinabè et aux visiteurs afin qu’ils profitent de cette édition pour découvrir les richesses de l’artisanat. Il a rappelé que ce secteur constitue un domaine d’avenir, dans lequel la créativité et le perfectionnement des productions doivent demeurer des exigences permanentes. Abordant le thème de cette édition, qui met en relation artisanat africain et industrialisation, le chef du gouvernement a souli-gné la complémentarité entre ces deux secteurs longtemps considérés, à tort, comme opposés. « De plus en plus, je pense que tous ont compris que l’artisanat nourrit également l’industrie », a-t-il affirmé. Pour lui, la qualité des créations et le raffinement des produits constituent des atouts essentiels pour permettre aux artisans africains de conquérir les marchés du continent avant de s’imposer à l’échelle internationale.

Adama SAWADOGO

Souveraineté alimentaire dans l’espace AES : harmoniser les stratégies et les textes règlementaires

Le secrétaire général du ministère de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources animales et halieutiques du
Burkina Faso, Gaoussou Sanou, a présidé la rencontre d’échanges et de concertation réunissant des experts des systèmes semenciers du Burkina, du Mali et du Niger, mardi 3 novembre 2026, à Ouagadougou.

Les pays membres de la Confédération des Etats du Sahel (AES) recherchent des bases solides d’un système semencier confédéral harmonisé pour renforcer la souveraineté alimentaire. En effet des experts des systèmes semenciers du Burkina Faso, du Mali et du Niger se sont réunis, mardi 3 novembre 2026, à Ouagadougou dans l’optique d’harmoniser les stratégies et les textes règlementaires. C’est le Secrétaire général (SG) du mi-nistère de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources animales et halieutiques du Burkina Faso, Gaoussou Sanou, qui a présidé cette rencontre d’échanges et de concertation.

Cet atelier confédéral de validation sur l’amélioration de la souveraineté semencière dans l’espace AES a connu également la participation du SG du ministère de l’Agriculture et de l’Elevage du Niger, Ousman Abdou et du conseiller technique du ministre chargé de l’Agriculture du Mali, Tiéman Traoré. Durant quatre jours, les participants devraient étudier et valider le rapport des horizons du secteur semencier confédéral, le document de la stratégie de développement, les textes réglementaires devant régir les semences agricoles, animales et halieutiques. L’objectif visé par la réunion est d’accroître les productions agricoles, animales et halieutiques afin d’atteindre la souveraineté alimentaire et nutritionnelle à l’horizon 2031, a indiqué le SG du ministère chargé de l’Agriculture du Burkina Faso. Pour Gaoussou Sanou, la majorité des populations des pays membres de l’AES tire directement ses moyens d’existence du secteur agro-sylvo-pastoral et halieutique.

Dès lors, a-t-il poursuivi, rendre ces secteurs stratégiques plus productifs et compétitifs demeure un défi majeur à relever absolument d’où l’élaboration d’une stratégie de développement du secteur semencier. « Les semences et souches améliorées comptent parmi les facteurs déterminants en ce sens qu’elles contribuent pour environ 40% de la constitution des rendements. Par conséquent, leur disponibi-lité, leur qualité et leur accessibi-lité doivent être garanties », s’est-il convaincu.

Une initiative porteuse d’espoir

Le SG du ministère chargé de l’Agriculture du Niger, Ousman Abdou, a indiqué que la semence constitue la base de la production agricole.

Pour le secrétaire général du ministère de l’Agriculture et de l’Elevage du Niger, Ousman Abdou, cette initiative est porteuse d’espoir pour la libération de l’espace AES, car, a-t-il souligné, la semence constitue la base de la production agricole, mais aussi elle constitue l’élément nuisible à partir duquel on peut s’intoxiquer. « Nous avons le devoir d’asseoir un système robuste dans notre espace pour sécuriser la semence, créer un stock de sécurité semencière qui nous permettra réellement de garder la souveraineté alimentaire », a-t-il relevé. Il a formulé le vœu que le document final puisse répondre aux attentes non seulement des autorités mais aussi des acteurs qui sont concernés à la base. « Il faut que ce bébé aille loin et qu’il soit directement vendable », a souhaité Ousman Abdou.

Selon le président de l’Alliance des producteurs semenciers du Sahel (APSS), Inoussa Ouédraogo, la souveraineté semencière commence par une semence de qua-lité. « C’est essentiel que nous puissions nous approprier ce document et marquer également notre engagement pour soutenir la production semencière, gage de souveraineté alimentaire dans l’espace AES », a-t-il soutenu. La stratégie de développement du secteur semencier se justifie par le protocole additionnel au traité portant création de la confédération de l’AES, relatif aux actions de développement ainsi que la mise en œuvre de la feuille de route pour assurer la souveraineté semencière confédérale.

Mariama Claire Mandomba LOMPO

Musique : le groupe Baloukou signe son retour sur la scène

Dans le cadre de l’évènement « Hip-Hop All Stars », le groupe de rap Baloukou a organisé, un concert le samedi 31 octobre 2026 au jardin « Moulin rouge » au quartier Dassasgho de Ouagadougou.

Le jardin « Moulin rouge », situé au quartier Dassasgho de Ouagadougou, a vibré au rythme du rap, le samedi 31 octobre 2026. Le groupe Baloukou y était en concert dans le cadre de l’événement « Hip-Hop All Stars ». Les mélomanes ont passé des moments inoubliables. Pendant plus de trois heures, les rappeurs ont tenu le public en haleine. Bien connu des amateurs de hip-hop depuis les années 2000, le groupe a revisité ses titres phares, notamment « Un jour on vit », « Révolution », « Hommage à Rodman » et « Nonga ». A travers
ce concert, Baloukou signe son retour sur la scène du showbiz burkinabè.

« Je suis très content de partager ces bons moments avec nos fans. C’est comme si je fuyais le micro et que le micro me poursuivait. Cela fait plus de 15 ans que nous ne sommes plus montés sur scène. Ce retour est inédit », s’est réjoui Kenzo, l’un des trois membres du groupe. Il a confié que certaines personnes pensaient que le groupe s’était disloqué. « Cette sortie est la preuve qu’il n’en est rien. Nous étions à Lomé pour les vacances lorsque nous avons appris, le wee-kend dernier, que nous allions monter sur scène le 31 octobre. Il fallait mettre les bouchées doubles. Nous pouvons dire que nous sommes comblés ce soir », a-t-il déclaré.

Pour l’artiste, ce « come-back » montre que le groupe ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. Il réserve encore des surprises à ses fans. A cet effet, il a sollicité les bénédictions du chef de Koulouba, présent au concert, pour la réussite de ses futurs projets.
Baloukou est le verlan de Koulouba, un quartier populaire de Ouagadougou où le groupe a évolué. Il a été créé en 1999 par six jeunes passionnés de rap : La Chimère, Kenzo, La Veuve Noire, Zoken, Tiber et Rodman. Le groupe a été marqué par le décès de l’un de ses membres, en décembre 2003, à la suite d’un accident, avant la sortie de son premier album. Malgré cette épreuve,
Baloukou a maintenu le cap. Il compte à son actif trois albums. Il s’agit de « Un jour, on vit », sorti en 2024, « Où va le monde », en 2007, et « M’Ma », en 2012.

Abdoulaye BALBONE

Safer Internet Day 2026 : des étudiants sensibilisés à un bon usage de l’Internet

La ministre de la Transition digitale, des Postes et des Communications électroniques, Aminata Zerbo, a présidé la cérémonie de lancement officiel de la IVe édition de Safer Internet day, mardi 3 novembre 2026, à Ouagadougou.

Les technologies du numérique doivent être bien utilisées à travers des choix éclairés. C’est fort de cette réalité que la IVe édition de Safer Internet day a été officiellement lancée sur le thème : « Technologies numériques, choix éclairés pour une utilisation sûre et responsable de l’IA », mardi 3 novembre 2026, à Ouagadougou. C’est la ministre de la Transition digitale, des Postes et des Communications électroniques, Aminata Zerbo, qui a présidé la cérémonie de lancement de l’évènement sous le parrainage du mi-nistre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Adjima Thiombiano.

La rencontre a réuni les acteurs de la Brigade centrale de lutte contre la cybercriminalité (BCLCC) et les étudiants, principaux acteurs concernés par la campagne nationale de sensibilisation au bon usage de l’Internet, à l’occasion de Safer Internet day 2026. La ministre chargée de la Transition digitale a expliqué que les réseaux sociaux sont uti-lisés par presque tout le monde, en passant par l’Intelligence artificielle (IA).

Saisir les possibilités offertes par le numérique

Les participants ont suivi le lancement officiel de Safer Internet day 2026.

« C’est pour cette raison qu’à l’instar des autres pays du monde, la journée du Safer Internet Day a été instaurée au Burkina afin d’échanger sur l’utilisation saine et responsable de l’Internet. Ce, afin de protéger non seulement les utilisateurs mais aussi les autres », a-t-elle justifié.
Aminata Zerbo a indiqué que cette journée vise également à aider la jeunesse à saisir les possibilités offertes par le numérique, dans un espace digital en pleine mutation, tout en les protégeant des risques grandissants qui y sont associés. Pour elle, via les réseaux sociaux, les utilisateurs y trouvent de formidables possibilités de s’informer, de se former, de créer, d’entreprendre et de s’exprimer.

« L’utilisation accrue de l’Internet s’accompagne aussi de me-naces bien réelles qui sont, entre autres, la cyber intimidation, les contenus inappropriés, les arnaques en ligne, l’usurpation d’identité et l’exploitation des données personnelles. Outre ces me-naces, s’ajoutent de nouvelles formes de manipulation liées à l’Intelligence artificielle, des phénomènes qui peuvent avoir de graves conséquences sur la sécurité, le développement psycholo-gique et le bien-être des jeunes », a-t-elle prévenu. La ministre chargée de la Transition digitale a invité les étudiants à apprendre à protéger leurs comptes, à vérifier la fiabilité des informations véhiculées.

Quant au ministre chargé de l’Enseignement supé-rieur, par ailleurs, parrain de la cérémonie, il a rappelé que l’université est un espace d’apprentissage, de recherche et de vérification à partir de sources fiables. Pour lui, grâce aux nouvelles technologies, un étudiant n’est plus obligé de se rendre à la bibliothèque pour obtenir une information ou trouver une réponse à ses interrogations. L’IA, à son avis, peut produire ces informations en quelques secondes, mais obtenir rapidement une information ne fait pas du chercheur un génie.
« Utiliser l’Intelligence artificielle comme un outil au service de sa réflexion est une chose, s’en remettre à elle à la place de sa propre réfle-xion en est une autre.

C’est cette différence que chacun de nous devrait garder à l’esprit », a-t-il prévenu.
Au cours de la cérémonie, le jeu-concours : « VIDEO CHALLENGE » a été lancé. Il est ouvert aux jeunes de 18 à 30 ans, de nationalité burkinabè ou résidant au Burkina Faso. La participation est gratuite et consiste à réaliser une vidéo, seul ou en équipe de quatre personnes au maximum. Une seule vidéo est autorisée par candidat ou par équipe. Les trois meilleures vidéos seront primées à l’occasion de la prochaine édition de la semaine du numérique prévue, du 24 au 27 novembre 2026.

Yassimine Aminata OUARMA

Réinsertion sociale des condamnés terroristes : Sayouba Pagbelguem propose une prise en charge multidimensionnelle

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L’étudiant en fin de cycle master en psychologie clinique et psychopathologie à l’Université Joseph Ki-Zerbo a présenté, ses travaux de recherches en vue de l’obtention d’un diplôme de master en psychologie, vendredi 30 octobre 2026, à Ouagadougou.

Selon un constat, la plupart des condamnés terroristes de la prison de haute sécurité de Ouagadougou manifestent des comportements de troubles d’anxiété, troubles addictifs et des conduites suicidaires en lien avec le stress post-traumatique. Pour y remédier et proposer des solutions à l’autorité compétente, le contrôleur de sécurité pénitentiaire, Sayouba Pagbelguem, étudiant en fin de cycle master en psychologie clinique et psychopathologie à l’université Joseph-Ki-Zerbo, par ailleurs chargé du suivi psychologique de la prison de haute sécurité de Ouagadougou, a décidé de mener une étude sur la problématique. Son thème a porté sur le : « Stress post traumatique et réinsertion sociale des condamnés terroristes à la prison de haute sécurité de Ouagadougou ».

Il a présenté les fruits de ses recherches devant les membres de jury, vendredi 30 octobre 2026, à Ouagadougou, en vue de l’obtention d’un diplôme de master en psychologie. Le jury était composé de la présidente du jury, Dr Rasmata Bakyono psychologue de formation, du

Les membres du jury ont invité les autorités à prendre en compte les recommandations formulées.

directeur de mémoire, Pr titulaire de psychologie sociale, Daouda Kouma et du membre critique, Dr Alex Nebié, tous enseignants de l’université Joseph-Ki-Zerbo. A l’issue de la soutenance, le jury lui a attribué la note de 16/20 avec la mention « très bien ». L’impétrant a expliqué que ses recherches ont permis de savoir que les condamnés terroristes vivent un stress post-traumatique. A son avis, cette situation occasionne le développement de différents symptômes pouvant être des comportements d’évitements, des reviviscences, des altérations cohésives comportementales ayant un impact direct sur leurs participations aux activités de réinsertion sociale et de l’apprentissage.

L’impétrant a aussi soutenu que son étude a relevé que la prise en charge des traumatismes nécessite l’intervention de plusieurs acteurs comme les psychologues, les psychiatres, les agents sociaux et spécialistes dans leur réinsertion sociale. Il a fait des recommandations comme la mise en place d’un dispositif de dépistage systématique de trouble stress post-traumatique, une prise en charge multidimensionnelle avec un plan d’action individualisé et la mise en place d’une stratégie nationale de déradicalisation à l’endroit des autorités pour renforcer la réinsertion sociale des condamnés terroristes. La présidente du jury, Dr Rasmata Bakiono, a salué la pertinence du sujet et félicité l’impétrant pour le travail abattu. « Tout en espérant que l’autorité va se saisir de ces résultats pour apporter des aménagements nécessaires, je souhaite que cela soit une boussole pour y remédier et donner une seconde chance à ses condamnés terroristes », s’est-elle exprimée.

Gbetcheni Constantin Bertrand KAMBIRE
(Collaborateur)

SIAO 2026: le 5e jour dédié au Ghana

La 18e édition du Salon international de l’artisanat de Ouagadougou (SIAO) a consacré la journée du mardi 3 novembre 2026 au Ghana, pays invité d’honneur. Elle a été marquée par des prestations artistiques ghanéennes, des dégustations de mets traditionnels et des rencontres B to B entre acteurs économiques des deux pays.

Pays invité d’honneur de la 18e édition du Salon international de l’artisanat de Ouagadougou (SIAO), le Ghana a marqué sa présence à travers une importante délégation de plus de 200 participants. Pour l’ambassadeur du Burkina Faso auprès du Ghana, David Kabré, le choix du Ghana comme pays invité d’honneur s’explique à travers les relations de fraternité et de bon voisinage entre les deux pays.

« Nous avons apprécié également la représentation des autorités burkinabè à cette journée du Ghana. Nous avons été honorés par leur présence », s’est-il réjoui. Il a souligné les similitudes culturelles entre les communautés du nord du Ghana et celles du Burkina Faso, notamment les Kasséna, les Nankana, les Bissa, les Gourmantché, les Gourounsi, les Dagara, les Lobi et les Mossi. Il a en outre invité les visiteurs à découvrir les différents stands ghanéens.

Le Secrétaire général du ministère en charge de l’artisanat, Alassane Ouédraogo, a, au nom du ministre chargé de l’Artisanat, Serge Poda, salué la qualité des produits exposés. Il a rappelé que le choix du Ghana comme pays invité d’honneur n’est pas fortuit. « Il témoigne de l’excellence des liens d’amitié, de fraternité, de proximité et de coopération qui unissent nos deux peuples et traduit notre volonté commune de faire de la culture, de l’artisanat et du commerce des instruments de mesure au service du rapprochement de nos peuples et
du développement de nos économies », a-t-il notifié. Pour lui, ces peuples partagent des liens séculaires, une histoire, des valeurs et un même attachement à leur patrimoine culturel.

Wendaabo Cathérine KOURAOGO

103e anniversaire de la République de Türkiye : l’événement célébré à Ouagadougou

L’ambassade de la République de Türkiye, a célébré le 103e anniversaire de la proclamation de la République
de Türkiye, lundi 2 novembre 2026, à Ouagadougou.

L’ambassade de la Turquie au Burkina Faso, a célébré les 103 ans de la proclamation de la République du pays, lundi 2 novembre 2026, à Ouagadougou. L’événement a réuni plusieurs personnalités burkinabè, des amis de la Turquie et des membres du corps diplomatique Turc. La proclamation de la République de Türkiye est intervenue, le 29 octobre 1923. La diplomatie turque a réaffirmé son engagement à renforcer l’axe  Ouagadougou-Ankara lors de la commémoration.

Selon l’ambassadrice, Feriba Duygu Hokkacý Esirgen, la république de Türkiye est le symbole de la volonté d’indépendance, de détermination à vivre et de décider de son propre avenir par de glorieuses luttes et victoires. « La lutte nationale que nous avons menée au prix de grands sacrifices, sous le commandement de Gazi Mustafa Kemal Atatürk, a montré au monde entier ce qu’un peuple uni et solidaire est capable d’accomplir, même dans les conditions les plus difficiles », a-t-elle déclaré. Elle a rappelé les nombreux progrès accomplis depuis l’indépendance de la Turquie, allant de l’industrie, la défense, l’énergie, en passant par les transports et la diplomatie.

« Fort de nos 86 millions d’habitants, unis autour de nos valeurs communes, nous concrétiserons notre objectif du siècle de la Turquie.
Ensemble, nous mènerons la République vers un avenir bien plus radieux », a-t-elle formulé. La diplomate turque a exprimé son engagement en faveur de la paix et de la prospérité du Burkina Faso. « Tous ces efforts consentis pour assurer l’indépendance énergétique, l’autosuffisance nationale, la transformation de la production en mode industriel à valeur ajoutée et le développement de capacités sont tous à saluer. Nous sommes prêts à continuer d’accompagner ces efforts remarquables en ligne avec les orientations déterminées par le gouvernement burkinabè », a-t-elle laissé entendre. Selon elle, la coopération dans les domaines de l’enseignement et de la formation professionnelle figure parmi les principaux axes des relations diplomatiques avec
le Burkina. « Environ une cinquantaine d’étudiants burkinabè bénéficieront cette année des bourses
d’études en Turquie », a-t-elle annoncé.

Une coopération exemplaire

La ministre déléguée auprès du ministre des Affaires étrangères, Stella Eldine Kabré, a indiqué que les relations de coopération entre le Burkina Faso et la République de Türkiye reposent sur des fondements solides, consacrés notamment par la signature de plusieurs accords à Ankara en janvier 2006. Cette commémoration, selon elle, constitue un moyen de rendre hommage au peuple turc pour son parcours remarquable tout en saluant les liens d’amitié et de coopération qui unissent le Burkina Faso et la Türkiye. Stella
Eldine Kabré, a ajouté que la desserte régulière de Ouaga-dougou par Turkish Airlines contribue au rapprochement des peuples et au développement des échanges économiques. Elle a signifié qu’au-delà de ces jalons institutionnels, le partenariat est porté par des principes auxquels les deux pays accordent une importance particulière. Il s’agit du respect de la souveraineté des Etats, la non-ingérence dans les affaires intérieures et la recherche de bénéfices mutuellement avantageux.

« Le Burkina Faso garde notamment une appréciation particulière de la disponibilité de la République de Türkiye, qui a fait preuve à son égard quand il était dans les moments difficiles. Cette solidarité constitue un témoignage fort de la profondeur et de la constance de notre amitié et nourrit notre volonté commune de la consolider davantage », a-t-elle affirmé.
La ministre déléguée a énoncé les avancées enregistrées dans plusieurs secteurs stratégiques dont la santé, l’éducation, l’économie, etc. « Nous souhaitons que ces coopérations se poursuivent et s’élargissent davantage, notamment sur le volet lié à la formation professionnelle et technique, à la recherche scientifique et au développement des compétences
locales nécessaires à la transformation structurelle de notre économie »,
a-t-elle réitéré.

Gérard COULIBALY
Aïssatou DIARRA
(Stagiaire)

Fada N’Gourma : soupçonné d’avoir abusé de sa fille, un quinquagénaire arrêté

Kantigui est tombé des nues en apprenant une affaire présumée de viol sur mineure qui suscite indignation et consternation à Fada N’Gourma. En effet, selon une source digne de foi, un homme, âgé d’une cinquantaine d’années et père de six enfants, est soupçonné d’avoir abusé sexuellement de sa fille de 7 ans. Il aurait été interpellé, le 2 octobre 2026, sur dénonciation. La victime aurait été conduite dans un centre de santé pour bénéficier d’une prise en charge appropriée. Selon des sources de (…)

Retrouvez On murmure sur https://www.sidwaya.info/numerique/

Kantigui
kantigui2000@gmail.com
(+226) 25 31 22 89

Coopération bilatérale : le nouvel ambassadeur du Japon remet les copies figurées de ses lettres de créance

Le Burkina Faso accueille un nouvel ambassadeur du Japon avec résidence à Ouagadougou. Il s’agit de Takanari Kakuda, reçu, le 2 novembre 2026 au ministère des Affaires étrangères, pour remettre au chef de la diplomatie burkinabè, les copies figurées des Lettres par lesquelles l’Empereur du Japon Naruhito l’accrédite au Burkina Faso.

Takanari Kakuda a exprimé sa reconnaissance aux autorités burkinabè pour avoir accepté son accréditation, et dit vouloir œuvrer à la suite de ses prédécesseurs, pour davantage développer les liens d’amitié et de coopération entre le Japon
et le Burkina, notamment à travers l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA).

Mais, pour réussir cette mission, il dit compter sur l’accompagnement du département en charge de la diplomatie burkinabè. Le camarade ministre des Affaires étrangères, tout en souhaitant la bienvenue et une bonne mission au nouveau diplomate japonais, l’a rassuré de sa disponibilité et de celle de son équipe, pour collaborer avec lui, au regard de la qualité des relations entre le pays des Hommes intègres et le pays du soleil levant. Le camarade Karamoko Jean Marie Traoré a salué une coopération “concrète” entre le Japon et le Burkina Faso qui se manifeste sur plusieurs fronts dont l’agriculture et les infrastructures.

DCRP/MAE

SIAO 2026: Idéale encore plus près de ses consommateurs

Le responsable marketing et communication de Eau idéale, Abdoul Fatao Sanou, éclaire sur leur participation à la 18e édition du SIAO.

L’Eau minérale naturelle idéale se présente une nouvelle fois comme partenaire de la 18e édition du Salon international de l’artisanat (SIAO), pour être à proximité de sa clientèle et soutenir le génie créateur des artistes locaux. A cet effet, ils ont mis à la disponibilité des visiteurs, tous les formats de leurs produits. « on y trouve le sachet de 500 ml, le bidon de 0,35l, de 0,5l, de 1,5l, ainsi que la bonbonne de 19,5l », a-t-il énuméré. Abdoul Fatao a confié être fier d’être aux côtés de leurs partenaires, ainsi que de leurs consommateurs. « Ce sont les consommateurs qui font de Idéale ce qu’il est aujourd’hui.

Ils sont ravis que nous soyons ici à leurs côtés », a-t-il confié. Pour lui, l’ensemble de leurs consommateurs et des visiteurs sont heureux de voir cette eau à côté et heureux de consommer Idéale car c’est la meilleure eau. Il a poursuivi que Idéale est une eau minéralisée traitée en laboratoire interne et par l’agence burkinabè des normes qui font la vérification à tout moment afin d’offrir une eau de qualité à tous les consommateurs. « Elle est extraite en profondeur des sols de Bobo-Dioulasso, traitée dans nos usines, vérifiée par nos laboratoires et certifiée avant d’être mise en circulation », a-t-il rassuré. Le responsable marketing a également ajouté que l’eau Idéale a plusieurs fois été félicitée par le laboratoire pour la qualité de ses produits, la pureté de son traitement et la fluidité de leurs matériaux. « Aujourd’hui, on a un choix de bataille qui concerne notre protection de l’environnement. Nous utilisons des récipients biodégradables et nous contribuons à la création d’emplois en recyclant nos sachets pour refabriquer des matériaux », a-t-il déclaré.

Abordant la question de la concurrence, il a souligné que l’entreprise est sur un territoire où, il y a énormément de marchés où tout le monde a sa part. Pour lui, idéale se consacre à donner le meilleur d’elle pour satisfaire sa clientèle, à côtoyer ses consommateurs pour leur offrir une expérience inoubliable. « C’est la raison pour laquelle nous participons au rendez-vous du génie créatif africain qui fait partie de l’un des plus grands rendez-vous à l’international. Il s’agit pour nous de pouvoir être à proximité de nos clients et nous ne pouvons que les appeler à nous faire confiance », foi de Abdoul Fatao Sanou.

Idéale est une marque d’eau préemballée burkinabè, produite notamment à Ouaga- dougou et associée à l’entreprise Koyamga Services. L’Eau Idéale et le SIAO ont surtout une relation de partenaire-sponsor et exposant commercial. L’entreprise utilise le SIAO pour se rapprocher de sa clientèle, accompagner ses partenaires et renforcer sa visibilité. Lors de la 17e édition du SIAO, en 2024, la société Eau minérale Idéale a participé au salon afin de se rapprocher davantage de sa clientèle et accompagner ses partenaires.

Wendyam Pascaline KALMOGO

SIAO 2026: les Editions Sidwaya expose la richesse de son offre éditoriale

Les Editions Sidwaya vont à la rencontre des visiteurs à travers un stand consacré à la présentation de ses différentes publications et offres numériques.

Le Salon international de l’artisanat de Ouagadougou (SIAO) est un rendez-vous de découvertes, de promotion et de valorisation des savoir-faire. Si les artisans y présentent leurs créations, d’autres acteurs profitent également de cette tribune pour faire connaître leurs activités. C’est le cas de l’établissement Les Editions Sidwaya qui a investi le Salon avec un espace dédié à la présentation de leur patrimoine éditorial et de leurs nouveaux produits.

Partenaire historique du SIAO, l’établissement ‘’Les Editions Sidwaya’’ accompagne le Salon depuis sa création, notamment à travers ses différents supports. Cette présence constitue également une occasion de promouvoir ses produits et services, d’améliorer son image de marque et de renforcer sa notoriété.

Sur son stand, Sidwaya présente plusieurs articles de ses publications. Les visiteurs peuvent ainsi découvrir le Carrefour africain, le plus ancien produit de la maison, le quotidien Sidwaya ainsi que Sidwaya Sport.
A cette offre s’ajoutent les produits numériques, notamment Sidwaya numérique et Sidwaya mobile.
L’établissement met également en avant Sidwaya Vocal, son nouveau produit lancé en décembre 2025, ainsi que ses différentes éditions spéciales réalisées à l’occasion de divers événements.

Pour Emmanuelle Kaboré du service marketing de la direction commerciale et marketing des Editions Sidwaya, cette participation répond à une double ambition. Il s’agit de renforcer la visibilité de l’institution et faire connaître davantage ses produits et services.
Parmi les produits mis en lumière, Sidwaya Vocal bénéficie d’une attention particulière. Dans cette perspective, des animations sont organisées chaque soir sur un podium situé à l’entrée du Salon. Ces rendez-vous permettent de présenter les différentes offres de la maison et d’attirer l’attention des visiteurs sur ses innovations.
Au SIAO, la maison de presse ne vient donc pas seulement présenter ses produits. Elle saisit cette occasion pour renouer avec ses lecteurs, séduire de nouveaux publics et réaffirmer sa place dans le paysage médiatique burkinabè.

Sylvie SAWADOGO

AES : le Burkina Faso, le Mali et le Niger préparent des accords pour accélérer leur intégration numérique

Le Burkina Faso, le Mali et le Niger entendent donner une traduction concrète à leur coopération dans les domaines du numérique, des postes et des communications électroniques. Réunis du 3 au 5 novembre 2026 à Ouagadougou, les experts des trois pays travaillent à la finalisation des documents techniques nécessaires à la mise en œuvre des activités inscrites dans la Feuille de route de l’An II de la Confédération des États du Sahel (AES).

La cérémonie d’ouverture, coprésidée par les ministres chargés du numérique des trois pays, a été marquée par une volonté commune : faire aboutir les chantiers engagés et passer des orientations stratégiques à des réalisations concrètes.

Pour le ministre burkinabè de la Transition digitale, des Postes et des Communications électroniques, Dr Aminata ZERBO/SABANÉ, cette rencontre doit permettre de franchir un cap dans l’opérationnalisation des engagements communautaires. Elle a salué la mobilisation des délégations sœurs du Mali et du Niger, tout en rappelant le rôle du numérique comme levier d’intégration et de développement de l’espace sahélien.

Cinq chantiers majeurs structurent les travaux : l’interconnexion et le partage des infrastructures numériques, le développement d’un hub régional pour les opérateurs satellitaires NGSO, l’achat groupé de capacité de bande passante Internet, la mise en place d’un dispositif régional de réponse aux incidents informatiques, ainsi que la modernisation et l’intégration des services postaux.

Au terme des trois jours, les experts devront produire des documents directement exploitables : protocoles d’accord, notes conceptuelles, schémas d’architecture et calendriers d’exécution. Ces livrables serviront de base aux conventions dont la signature est prévue en marge de la Semaine du Numérique, du 24 au 27 novembre 2026 au Burkina Faso.

« La tâche qui vous est confiée est exigeante », a rappelé la ministre burkinabè aux participants, les exhortant à faire preuve de rigueur, de créativité et d’esprit de fraternité pour parvenir à des propositions consensuelles et réalistes.

À travers cette démarche, les trois pays veulent construire des réponses communes à des préoccupations partagées : améliorer la connectivité, réduire les coûts d’accès à Internet, mieux protéger les infrastructures numériques et rapprocher les services postaux des populations.

L’enjeu est désormais de traduire cette volonté politique commune en accords opérationnels et en actions mesurables, au bénéfice des populations de la Confédération des États du Sahel.

Source : DCRP/MTDPCE

‎SIAO 2026 : Le Premier ministre au stand «KOULOUBA »

Le Premier ministre, Camarade Rimtalba Jean Emmanuel OUEDRAOGO, a visité dans l’après-midi de ce mardi 03 novembre 2026, le Stand «KOULOUBA» de la Présidence du Faso déployé à l’occasion de la 18e édition du Salon international de l’Artisanat de Ouagadougou (SIAO).
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Accompagné d’une forte délégation des membres du gouvernement, le Premier ministre a fait le tour de la quinzaine de structures rattachées présentes au stand «KOULOUBA ».

Il s’agit notamment de l’Agence pour la Promotion de l’Entrepreneuriat Communautaire (APEC) ; le Centre National d’Etudes Stratégiques (CNES) ; l’Agence de Soutien aux Veuves, Orphelins et Victimes de Guerre (ASVOVIG) ; l’Agence Faso Mêbo ; l’ECONOMAT des Forces de Défense et des Forces de Sécurité ; la Coopérative militaire et paramilitaire d’épargne et de crédit (COMIPEC), la Commission Nationale de la Confédération des États du Sahel (CN-AES) ; l’Agence Burkinabè de l’Énergie Atomique (ABEA) ; la Grande Chancellerie des Ordres burkinabè ; le Centre d’Analyse des Politiques Économiques et Sociales (CAPES) ; l’Académie Nationale des Sciences, des Arts et des Lettres du Burkina Faso (ANSAL-BF), le Secrétariat Permanent du Conseil National de Lutte contre le Sida (SP-CNLS) ; le complexe industriel Textile des Forces du Burkina Faso (TEXFORCES-BF), etc.


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‎Direction de la communication de la Présidence du Faso

SIAO 2026 : L’Assemblée législative du peuple offre plus de six millions aux artisans

Le directeur des Communications institutionnelles et digitales à l’Assemblée législative du peuple (ALP), Paul Ismaël Bicaba, a annoncé que l’institution offre des prix aux meilleurs stands des régions et aux meilleures œuvres en compétition au pavillon de la créativité Thomas Sankara.

L’Assemblée législative du peuple (ALP) est aux côtés des artisans pour encourager le génie créateur des artisans burkinabè et aussi jouer sa part dans la reconnaissance de l’artisanat burkinabè. Pour y parvenir, elle va décerner, lors de cette 18e édition du SIAO, le Prix spécial ALP ‘’Pôles des régions’’ d’une valeur de 3 250 000 de F CFA (le 1er stand recevra 1 500 000 de FCFA, le 2e 1000 000 de F CFA et le 3e 750 000 de FCFA). « Il s’agit d’apprécier l’originalité des différents produits exposés, la diversité dans les gammes des produits, la finition des produits ainsi que l’utilisation et la valorisation des matériaux locaux », a souligné le directeur des Communications institutionnelles et digitales, Paul Ismaël Bicaba.

Le jury de l’ALP va visiter les stands de toutes les régions.

Les stands seront évalués sur trois critères, à savoir la tenue de stands, l’accueil et la présentation ainsi que la présence de supports promotionnels. Lesdits critères sont subdivisés en onze sous critères qui sont, entre autres, la décoration générale du stand, la présentation des produits, l’originalité des différents produits, la diversité dans les gammes, le professionnalisme, l’étiquetage, la disponibilité des fiches, des flyers, de la carte de visite, etc. « Votre stand peut être beau, peut avoir beaucoup de produits, mais si vous ne savez pas les présenter au public visiteur, il y a un souci », a-t-il expliqué. Quant au Prix spécial Thomas Sankara de la créativité, il va récompenser les trois meilleures œuvres en compétition au niveau du pavillon de la créativité Thomas Sankara. Ce prix est doté d’une somme de 3 millions de F CFA (la 1re œuvre partira avec 1500 000 de F CFA, la 2e recevra 1000 000 de F CFA et la 3e 500 000 de FCFA).

 Wendyam Pascaline KALMOGO

Crédit photo : Edith BAKALA

5e étape Tour du Faso 2026 : Saturnin Yaméogo, vainqueur à Pâ

Saturnin Yaméogo a remporté, le 3 novembre 2026, la 5e étape du Tour cycliste international du Faso. Courue entre Bobo-Dioulasso et Pâ, le Burkinabè de l’équipe nationale a bouclé les 131,32 km en 2h 48 min 06 s à une vitesse moyenne de 46,872 km/h. Maillot jaune au départ de l’étape, le Sud-Africain Gustav Basson conserve la tunique à Pâ.

Le Burkina Faso signe enfin sa 1re victoire d’étape au Tour du Faso 2026. Le 3 novembre 2026, Saturnin Yaméogo s’est imposé lors de la 5ème étape entre Bobo-Dioulasso et Pâ. Longue de 131,32 km, l’Étalon cycliste a franchi la ligne d’arrivée en 2h 48 min 06 s à une vitesse moyenne de 46,872 km/h. Au départ de cette étape, ils étaient 73 coureurs sur la ligne.

Contrairement aux autres étapes, les premiers kilomètres sont animés par le peloton. C’est d’ailleurs dans cette configuration que les coureurs se lancent pour la bataille du premier point chaud à Sogossagasso au km 26,86. Le Camerounais Michel Boris Tiencheu s’impose devant le Malien Tiémoko Diamouténé et l’Algérien Yacine Hamza. À quelques kilomètres, au sortir de ce sprint intermédiaire, Mouni Vincent est victime d’une chute. Il est contraint à l’abandon.

Pendant qu’il était pris en charge, une échappée de 5 coureurs se forme avec le Burkinabè Saturnin Yaméogo, le Néerlandais Jannes Van Weele, l’Algérien Ousmane Abdou Mimouni, le Camerounais Michel Boris Tiencheu et le Marocain Adil El Arbaoui. Ce groupe de fuyards anime la course en établissant un écart allant jusqu’à 3 min 10 s avec le peloton. C’est ainsi qu’ils arrivent au second sprint intermédiaire à Koumbia au km 66,23, enlevé par Saturnin Yaméogo. Le Burkinabè est encore le premier à franchir la ligne du 3e point chaud à Houndé. À 25 km de la ligne d’arrivée, l’écart entre le groupe d’échappée et le peloton était de 2 min 20 s.

Au fil des kilomètres, il se réduit jusqu’à 1 min 20 s à un kilomètre de l’arrivée. Là, il était quasi impossible pour le peloton de rattraper les fuyards. Saturnin Yaméogo et ses cofuyards se lancent pour la bataille finale. Dans un sprint imposant, l’Étalon cycliste fait parler sa puissance et remporte la 5e étape de la 37e édition du Tour du Faso. L’Algérien Ousmane Abdou Mimouni arrive 2e sur la ligne. Le Marocain Adil El Arbaoui ferme la marche du podium. Maillot jaune au départ de l’étape, le Sud-Africain Gustav Basson conserve la tunique à Pâ. Tout comme lui, l’Algérien Yacine Hamza conserve également le maillot vert aux points.

Meilleur jeune au départ à Bobo-Dioulasso, Soumaila Ilboudo, de l’équipe nationale du Burkina, conserve également sa tunique à Pâ. Le maillot des points chauds demeure la propriété du Marocain Youssef Bdadou. Vainqueur de l’étape, Saturnin Yaméogo lui, s’adjuge le maillot du premier des Burkinabè.

Ollo Aimé Césaire HIEN

Loi portant définition des entreprises à caractère stratégique : « Elle protège ce qui est vital pour la Nation, sécurise l’environnement des affaires… », Inoussa Sawadogo, directeur général des Sociétés à capitaux publics et du secteur privé

Le lundi 19 octobre 2026, l’Assemblée législative du peuple (ALP) a adopté à l’unanimité la loi portant définition et détermination des entités économiques, commerciales et industrielles à caractère stratégique. Dans cette interview accordée à Sidwaya, le directeur général des sociétés à capitaux publics et du secteur privé au sein du ministère de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat, Inoussa Sawadogo, revient sur la quintessence de cette loi et ses principales innovations.

Sidwaya (S) : L’Assemblée législative du Peuple (ALP) a adopté la loi portant définition et détermination des entités économiques, commerciales et industrielles à caractère stratégique. Pouvez-vous revenir sur la substance de cette loi ?

Inoussa Sawadogo (I.S) : Cette loi sur les entités économiques, commerciales et industrielles à caractère stratégique est une révision d’une ancienne loi datant de 1993, à une époque où le maître-mot était le retrait de l’Etat
du secteur productif, notamment à l’occasion des Programmes d’ajustement structurel (PAS). Le législateur avait alors eu l’idée de préserver de cette vague de privatisations, un certain nombre d’entreprises dont le fonctionnement pouvait avoir un impact sur l’équilibre social et l’intérêt national. La loi n° 53 de 1993 avait donc établi une liste d’entreprises auxquelles une attention particulière devait être accordée dans ce contexte de privatisation. La nouvelle loi qui vient d’être adoptée constitue une révision de ce texte, au regard de l’évolution du contexte depuis lors. Au fil du temps, cette loi a révélé un certain nombre de limites. Par ailleurs, la vision du gouvernement concernant la gouvernance des entreprises a beaucoup évolué. Ce qui justifie l’adoption de cette nouvelle loi portant définition et détermination des entités économiques, commerciales et industrielles à caractère stratégique.

S : Pouvez-vous revenir sur les limites de l’ancienne loi et sur la nouvelle vision du gouvernement qui ont prévalu à sa révision ?

L’une des innovations de cette loi porte sur l’interdiction de privatisation des entités
à caractère stratégiques.

I.S : En ce qui concerne les limites de l’ancienne loi, il faut dire que, même si son esprit était de préserver ces entités, qui étaient au nombre de 15 et que l’on estimait d’une importance capitale, elle présentait une limite majeure : elle ne prévoyait pas l’interdiction de privatisation. Ainsi, au fil du temps, entre 1991 et 2001, beaucoup d’entités répertoriées sur cette liste se sont retrouvées concernées par des lois autorisant leur privatisation. Avec l’avènement de la Révolution progressiste populaire (RPP), il a fallu adopter, dès 2024, une loi pour retirer certaines entités stratégiques de la liste des entreprises à privatiser, notamment l’ONEA, la SONABHY et le BUMIGEB, qui avaient fait l’objet d’une loi autorisant leur privatisation. Cela s’explique tout simplement par le fait que la loi de 1993 ne comportait aucune disposition interdisant la privatisation. L’autre justification de la nécessité d’une nouvelle loi tient au fait que, sur les 15 entreprises initialement répertoriées, certaines n’existent plus aujourd’hui. Cette loi est donc naturellement devenue obsolète, car elle ne répond plus aux réalités actuelles. Une autre raison ayant conduit à cette révision est la création de nombreuses entités, en lien avec la nouvelle vision des autorités. Il y a également la volonté de reprendre le contrôle d’un certain nombre de secteurs touchant à la souveraineté nationale et à la sûreté, qui n’étaient pas forcément pris en compte par la loi de 1993. Un ensemble de raisons justifiait donc l’adoption d’une nouvelle loi capable de tenir compte de la vision actuelle et des objectifs de souveraineté et de contrôle de certaines entités dont nous estimons qu’elles ont un impact important sur l’équilibre social et l’intérêt national.

S : Quelles sont les principales innovations de cette nouvelle loi ?

I.S : Cette loi introduit de nombreuses innovations dans l’intérêt des populations et de l’économie nationale. D’abord, elle adopte une définition objective de l’entité à caractère stratégique, fondée sur cinq critères. Il s’agit notamment de la souveraineté nationale, du développement et de l’équilibre social, c’est-à-dire des entités dont l’activité contribue fortement à l’équilibre social, de la sûreté nationale, des entités qui jouissent d’un monopole, qu’il soit légal ou de fait, ainsi que de celles qui interviennent dans des secteurs soumis à des contraintes de service. Si une entité occupe, dans son domaine, 80 % du marché national pour
un service essentiel, indispensable et de grande consommation, vous conviendrez sans doute qu’elle peut être considérée comme stratégique. En effet, l’arrêt de ses activités pourrait créer un déséquilibre généralisé.

Il faut donc trouver des moyens pour réguler ce type de situation. Aussi, contrairement à la première loi, qui avait choisi d’inscrire directement dans son corps la liste des entités à caractère stratégique, la nouvelle loi prévoit que cette liste nominative soit établie par décret. Cela permet au gouvernement de procéder à des mises à jour en fonction de l’évolution du contexte. A tout moment, on peut en effet estimer que l’activité d’une entité a un impact tel qu’elle devient stratégique pour la bonne marche de la nation. Cette disposition permet donc de réajuster la liste et d’agir rapidement. Elle permet également d’avoir un regard sur le fonctionnement des entités considérées comme stratégiques.

Une autre innovation prévoit que, pour certains types d’opérations, ces entités ne puissent pas agir sans une autorisation préalable du Conseil des ministres. Cela permet d’avoir une vue globale sur les partenariats, les conventions
et autres engagements que ces entités pourraient conclure, notamment avec l’étranger ou avec des entreprises résidentes, mais détenues majoritairement par des étrangers. A ces innovations s’ajoute l’insaisissabilité des biens des entités à caractère stratégique, une disposition qui n’était pas prévue dans l’ancienne loi. Qui dit entité à caractère stratégique, dit entité dont l’activité est indispensable. Si l’on permettait que, pour une raison ou une autre, les biens ou les comptes de ce type d’entité soient saisis, cela pourrait conduire à un arrêt de ses activités, alors qu’il s’agit généralement de services vitaux qui touchent directement à l’intérêt national. Quel que soit le litige, le texte prévoit des voies de recours, sans qu’il soit nécessaire de procéder à la saisie des biens. Autre innovation majeure, l’Etat se réserve, à travers cette loi, la possibilité d’entrer dans le capital d’une entité privée qui viendrait à être déclarée à caractère stratégique.

S : Pouvez-vous préciser les opérations que les entités à caractère stratégique ne peuvent pas mener sans l’autorisation préalable du Conseil des ministres ?

Le directeur général des sociétés à capitaux publiques et du secteur privé, Inoussa Sawadogo :
« avoir l’Etat, la puissance publique, comme partenaire dans votre affaire devrait plutôt être vu comme une opportunité ».

I.S : Oui, un certain nombre d’opérations sont encadrées pour ces entités à caractère stratégique, surtout celles qui sont publiques ou à participation publique majoritaire. Il y a notamment les emprunts, dont le seuil sera défini par voie réglementaire. Pour ce type d’opérations, une autorisation du Conseil des ministres est nécessaire. Il y a également les partenariats, les accords et les conventions conclus avec l’extérieur qui entraînent des transferts de technologies ou de données stratégiques. Pour ces opérations, il est prévu que les entités concernées puissent requérir l’autorisation du Conseil des ministres.

S : Le caractère insaisissable des biens de ces entités à caractère stratégique n’est-il pas de nature à perturber la quiétude des partenaires ou à ouvrir la porte à des abus ?

I.S : Oui, justement. Lorsqu’on entend parler d’insaisissabilité, on peut immédiatement avoir certaines appréhensions. Mais, il faut rassurer l’opinion. Lorsque nous parlons de l’insaisissabilité des biens des entités
à caractère stratégique, il s’agit simplement de protéger la continuité des missions stratégiques de l’Etat. En aucun cas, cela ne signifie une remise en cause des droits des acteurs économiques. L’objectif est véritablement de protéger l’intérêt national. Prenons l’exemple de secteurs comme la santé, avec un hôpital, ou celui de l’électricité et de la distribution d’eau. Si l’on permettait à un huissier de venir saisir l’outil même qui constitue le cœur de métier de ces structures, cela pourrait avoir d’importantes répercussions sociales et économiques. Il s’agit simplement d’encadrer ce genre de situation, sans pour autant remettre en cause les droits des uns et des autres. En effet, la loi prévoit des voies de recours permettant de réparer les préjudices qui pourraient être causés, y compris lorsqu’ils concernent une entité qui n’a pas de caractère stratégique.

S : Le recours à l’avis du Conseil des ministres pour certaines opérations ne risque-t-il pas de freiner les investissements et le transfert de technologies ?

I.S : Non ! Selon nous, cette disposition, qui encadre les partenariats avec l’étranger ou avec des entités résidentes détenues par des étrangers, ne constitue en aucun cas une interdiction des partenariats avec l’étranger. Elle doit simplement être considérée comme une mesure de précaution visant à encadrer certains types d’opérations spécifiques susceptibles d’entraîner l’arrêt ou la suspension d’une activité présentant un intérêt majeur pour la nation. Cette autorisation vise simplement à garantir la souveraineté de l’Etat. Les investisseurs, qu’ils soient étrangers ou nationaux, devraient y voir un facteur de renforcement de la confiance et non un élément dissuasif susceptible de susciter des réticences ou de réduire les intentions d’investissement. C’est sous cet angle qu’il faut comprendre cette disposition, et non comme une mesure visant à décourager les partenariats avec l’étranger. L’Etat ne cherche pas à tout contrôler, mais à encadrer certains types de partenariats spécifiques susceptibles d’avoir, à terme, un impact sur la souveraineté, l’équilibre social ou l’intérêt national. La loi est claire et tous ces types de partenariats sont connus à l’avance. Les acteurs ont donc la possibilité de se projeter et de bénéficier d’une certaine prévisibilité. Cela ne devrait pas constituer un facteur limitant pour les investissements.

S : Que répondez-vous à ceux qui estiment que la possibilité donnée à l’Etat d’entrer dans le capital des entreprises privées n’est pas de nature à rassurer les investisseurs ?

I.S : A ceux qui considèrent que l’entrée constitue une menace, je répondrais le contraire. L’Etat représente la puissance dans le capital d’une entreprise publique. Avoir l’Etat comme partenaire dans son affaire devrait plutôt être perçu comme une opportunité d’aller plus loin, d’investir davantage et de bénéficier d’un accompagnement politique nécessaire à la réussite de ses activités. Au contraire, les entreprises devraient rechercher cette possibilité d’avoir l’Etat comme partenaire.

S : De façon nominative, quelles entreprises pourraient faire l’objet d’une interdiction de privatisation ?

I.S : L’ancienne loi avait choisi de dresser directement la liste des entreprises à caractère stratégique. Avec le temps, les limites de cette approche sont apparues. Nous nous retrouvons donc avec une liste figée, difficile à ajuster au fur et à mesure. L’innovation prévue par la nouvelle loi consiste à établir cette liste par décret. Cela signifie qu’à ce jour, elle n’est pas encore arrêtée. Mais, sur la base des critères déjà définis par la loi, on pourrait naturellement imaginer que certaines entités y figurent. On peut éventuellement penser à des structures comme la SONABHY, l’ONEA ou la SONABEL. D’ailleurs, l’ancienne loi les avait déjà retenues sur la liste des entreprises à caractère stratégique. Il y a également un critère qui concerne les secteurs soumis à des contraintes de service. Prenez, par exemple, un établissement public comme l’hôpital Yalgado. Imaginez les conséquences d’un arrêt de ses activités ! Mais la loi prévoit que la liste soit arrêtée au terme d’un processus participatif qui permettra, à l’issue d’un certain nombre d’analyses, de retenir les structures qui seront soumises au Conseil des ministres, lequel les inscrira dans le décret. A ce jour, je ne peux qu’émettre des points de vue personnels sur les entités susceptibles de figurer sur cette liste. Car, au final, certaines pourraient ne pas y être inscrites pour une raison ou une autre.

S : Avez-vous un message pour rassurer les investisseurs qui pourraient avoir des appréhensions par rapport à cette nouvelle loi ?

I.S : Je vous remercie pour l’opportunité que vous nous donnez d’éclairer l’opinion sur cette nouvelle loi. A notre sens, elle devrait être un instrument de réassurance pour les investisseurs et inciter chacun à s’informer. Parfois, les commentaires peuvent nous induire en erreur et susciter des craintes, alors qu’au fond, ces dispositions devraient plutôt nous rassurer et nous encourager à venir investir au Burkina Faso.
Le Burkina Faso reste un pays ouvert aux investisseurs, qui protège les investisseurs privés et entend créer un attelage public-privé permettant de réaliser un véritable développement économique et social, sans remettre en cause la vision et la souveraineté impulsées au plus haut niveau par les autorités de notre pays. Aux investisseurs privés, nous pouvons dire que cette loi n’est pas une loi de méfiance, mais une loi de maturité économique. Elle protège ce qui est vital pour la nation, sécurise l’environnement des affaires et fait de l’Etat un partenaire de premier plan pour le secteur privé. C’est, une fois de plus, cette vision inspirée par les plus hautes autorités qui a permis l’adoption de cette loi, en phase avec le contexte actuel et la vision de la Révolution progressiste populaire.

Interview réalisée par Mahamadi SEBOGO
Windmad76@gmail.com

Flash

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Dans ce contexte marqué par la recrudescence de la cybercriminalité au Burkina Faso, la Brigade centrale de lutte contre la cybercriminalité (BCLCC) joue un rôle essentiel dans la prévention et la répression des infractions commises sur Internet. Malgré les nombreuses campagnes de sensibilisation, des internautes continuent de tomber dans les pièges des cybercriminels. Il est donc nécessaire de renforcer davantage l’éducation aux dangers du numérique afin de promouvoir des comportements responsables et de consolider la confiance dans les échanges en ligne. Dans cette dynamique, la vigilance et la prudence doivent demeurer des réflexes essentiels pour tout utilisateur d’Internet. En définitive, la lutte contre la cybercriminalité est une responsabilité collective qui exige l’engagement de tous les citoyens. A cet effet, les personnes victimes d’escroquerie ou de toute autre infraction numérique sont vivement encouragées à dénoncer les auteurs auprès des services compétents. Car, le silence des victimes contribue parfois à laisser prospérer les activités des cybercriminels.

Rasmata OUEDRAOGO
(Stagiaire)