Cofinancement du développement: l’AES et la Russie balisentles domaines prioritaires

En prélude au 3e sommet Russie-Afrique, la société d’Etat de développement et la banque confédérale
pour l’investissement et le développement de la Confédération des Etats du Sahel ont eu une séance de travail, mardi 27 octobre 2026 à Moscou.

Le ministre des Affaires étrangères, Karamoko Jean Marie Traoré, et son homologue de l’Economie et des Finances ont
participé à une séance de travail entre la société d’Etat de développement (VEB.RF) et la banque confédérale pour l’investissement et le développement de la Confédération des Etats du Sahel (BIDC), mardi 27 octobre à Moscou. Cette rencontre qui s’inscrit dans le cadre du troisième sommet Russie-Afrique a permis aux deux parties d’échanger autour de leurs visions de la coopération et des domaines prioritaires de partenariat.

Le vice-président de la société d’Etat de développement, Daniil Algulian, a rappelé que la VBE.RF est une institution financière, vielle de 150 ans. Il a souligné que les relations entre la Russie et les Etats du Sahel datent de plus de 60 ans. C’est pourquoi, le vice-président de la VBE.RT a affirmé que la séance de travail marque le renouveau de vieilles relations. « Actuellement, notre portefeuille pour l’Afrique dépasse deux milliards de dollars et nous comptons l’augmenter », a-t-il assuré. Pour lui, le potentiel de l’AES est énorme et la Russie, à travers son agence de développement, entend être un témoin du renouveau de l’Afrique et du Sahel.

Le représentant des ministres des Affaires étrangères de l’AES, Karamoko Jean Marie Traoré, a remercié la fédération de Russie pour l’institution de ce cadre qui vise à la rapprocher des Etats du Sahel. « Pour nous, le présent cadre inaugure des relations nouvelles, puisqu’il s’agit d’un renouement avec des partenaires africains dans un contexte où les Etats du sahel savent où ils veulent aller. Il s’agit d’une
nouvelle étape dans la construction autour de nos intérêts majeurs », a-t-il précisé.

Le ministre des Affaires étrangères a expliqué que la banque confédérale a vu le jour pour répondre à la vision de financer la souveraineté.
Le président de la BIDC, Serge Auguste Bayala, a relevé que l’une des préoccupations fondamentales est de faire du développement international, un instrument au service de bien-être des populations. Il appelé les responsables de la VBE.RT à passer à une requalification et un recyclage du partenariat avec les Etats du Sahel. « Je vous exhorte à passer à une logique de coproduction de richesses, de partage des risques et à faire des Etats du Sahel, des espaces d’investissement. Serge Auguste Bayala a déclaré que les secteurs prioritaires pour l’espace confédérale sont l’énergie, le développement de l’économie urbaine et le développement des infrastructures aussi bien physiques que financières.

Le ministre chargé de l’Economie, Aboubakar Nacanabo, a insisté sur l’importance de créer de la valeur et des opportunités pour les jeunes. Son homologue du Mali a salué la tenue de la séance de travail. Pour lui, il s’agit d’un signal fort qui va être matérialisé par la signature d’un mémorandum de coopération prévue pour, le 28 octobre 2026, dans la capitale russe.

Nadège YE
(De Moscou)

18e édition du SIAO: « Nous sommes prêts pour assurer la sécurité du Salon », Aguima Abdoulaziz Yonli, président de la commission sécurité

Le président de la commission sécurité du Salon international de l’artisanat de Ouagadougou (SIAO), Aguima Abdoulaziz Yonli, par ailleurs directeur régional de la Police nationale du Kadiogo, rassure que les dispositions
sont prises pour sécuriser la 18e édition de cette biennale de l’artisanat africain. Dans cette interview accordée
à Sidwaya, il revient sur le dispositif déployé, les innovations introduites, la gestion des flux de visiteurs
et les consignes à respecter pour un Salon sans incident.

Sidwaya (S) : A quelques heures de l’ouverture officielle de la 18e édition du SIAO, prévue du 30
octobre au 8 novembre 2026, votre commission est-elle prête à assurer la sécurité de l’événement ?

Aguima Abdoulaziz Yonli (A. A. Y.) : Nous sommes à pied d’œuvre depuis près d’un mois dans le cadre des préparatifs de la sécurisation du SIAO. Durant cette période, nous avons tenu plusieurs rencontres et effectué des sorties sur le terrain afin d’évaluer les conditions de sécurité. Ces travaux nous ont permis d’identifier les menaces éventuelles et de proposer des solutions adaptées, en tenant compte des moyens humains, matériels et logistiques nécessaires.
La commission regroupe les différentes forces de défense et de sécurité, notamment la Police nationale, la Police municipale, la Gendarmerie nationale, l’Armée et la Brigade nationale de sapeurs-pompiers, entre autres. A la suite des rencontres de cadrage et des évaluations effectuées, nous avons élaboré un plan de sécurisation appelé « ordre d’opération », qui définit les différentes activités à mener. A ce stade, je peux affirmer que nous sommes prêts à assurer la sécurité du SIAO.

S : Quel dispositif avez-vous mis en place pour protéger les exposants, les visiteurs et leurs biens ?

A. A. Y : Notre dispositif repose sur une combinaison de moyens humains, matériels et logistiques, définis à partir de l’évaluation des menaces. Il prévoit notamment une surveillance humaine assurée par des agents en tenue et en civil, ainsi que des moyens technologiques, dont la vidéosurveillance et les drones. Ces différents moyens doivent permettre de protéger les visiteurs, les artisans, leurs œuvres et les marchandises exposées. Des dispositions sont également prévues pour prévenir les vols, constater rapidement les infractions et engager les procédures nécessaires en cas d’incident. S’agissant des effectifs, les innovations introduites cette année ont nécessité un renforcement du nombre d’agents à déployer sur le terrain. Nous pouvons déjà indiquer que l’effectif mobilisé pour cette édition dépassera largement celui de 2024.

S : Quelles sont les principales innovations du dispositif sécuritaire de cette édition, notamment en matière de gestion des entrées, des sorties, du stationnement et des mouvements de foule ?

A. A. Y. : Les innovations apportées à l’organisation du SIAO ont nécessairement des répercussions sur notre dispositif sécuritaire. La prise en compte du village artisanal de Ouagadougou comme site d’exposition nous a amenés à adapter nos dispositions. Nous avons également tenu compte des recommandations et des observations formulées à l’issue des éditions précédentes. Notre priorité est d’assurer la fluidité de la circulation, aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur du site. Pour cela, nous avons prévu un quadrillage de la zone et l’aménagement d’un espace piétonnier autour du SIAO afin de limiter l’accès des véhicules et des engins. Deux circuits d’accès sont prévus pour les visiteurs. L’introduction du billet électronique, ou e-ticket, constitue également une innovation
importante.

Elle permettra aux visiteurs d’acheter leurs tickets grâce aux moyens numériques, ce qui devrait réduire les files d’attente aux guichets et contribuer à fluidifier les entrées. Concernant le stationnement, un parking principal pour les visiteurs est prévu au niveau du centre des impôts du Kadiogo, pour les véhicules et les engins à deux roues. D’autres parkings agréés ont été identifiés en concertation avec les mairies des arrondissements 5 et 11. Des policiers seront présents au niveau des parkings homologués afin d’en assurer le contrôle. Nous invitons donc les visiteurs à éviter les parkings sauvages et à privilégier les espaces reconnus par l’organisation.

S : Quelles mesures sont prévues pour prévenir les incendies, prendre en charge les urgences médicales et intervenir en cas
d’accident ou d’incident ?

A. A. Y : Pour prévenir les incendies, la Brigade nationale de sapeurs-pompiers a procédé à une évaluation sécuritaire des installations.
Elle a notamment examiné les câblages électriques, les grandes installations des différents pavillons et la présence des équipements de lutte contre les incendies, dont les extincteurs. Des recommandations ont été formulées, notamment pour rendre accessibles certains dispositifs de sécurité qui étaient encombrés ou difficilement accessibles. La prise en compte de ces recommandations est essentielle pour réduire les risques. Pendant le Salon, les sapeurs-pompiers seront présents à l’intérieur et à l’extérieur du
site, avec plusieurs équipes mobilisées pour intervenir en cas d’incendie ou d’accident.

En matière de sécurité publique, une sous-commission composée d’officiers de police judiciaire est également prévue. Elle sera chargée de constater les infractions, de dresser les procédures nécessaires et de les transmettre aux autorités compétentes. En cas de vol ou d’un autre incident relevant de la police judiciaire, les agents pourront ainsi intervenir rapidement.
Pour les urgences médicales, le dispositif prévoit l’intervention des Services d’aide médicale urgente (SAMU), en coordination avec la commission chargée de la santé. Par ailleurs, une opération de pulvérisation des sites est prévue avant l’ouverture afin de lutter contre les moustiques et de prévenir notamment le paludisme et la dengue. Une
seconde opération doit intervenir après quatre ou cinq jours de déroulement du Salon pour renforcer ces mesures de prévention.

S : Comment comptez-vous assurer la sécurité des œuvres artisanales, des marchandises exposées et des transactions commerciales, notamment contre les vols et les pertes ?

A. A. Y : La protection des artisans, de leurs œuvres et de leurs marchandises repose sur la surveillance humaine, les moyens technologiques et l’organisation des horaires d’accès au site. Nous avons prévu une surveillance physique assurée, aussi bien par des agents en tenue que par des agents en civil. La vidéosurveillance et les drones viendront renforcer ce dispositif. Les horaires d’ouverture et de fermeture des pavillons constituent également une mesure importante. A l’ouverture, les exposants accèdent au site selon les dispositions prévues. A la fermeture, les sorties sont organisées et les accès sont ensuite fermés jusqu’au lendemain. Cette organisation permet de limiter les risques de vol ou de perte à l’intérieur des pavillons.

S : Quels sont les principaux défis auxquels votre commission est confrontée dans la préparation et la sécurisation de cette édition ?

A. A. Y : Le premier défi est de maîtriser les flux de visiteurs et de garantir la fluidité de la circulation, aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur du SIAO et du village artisanal. Pour y parvenir, nous avons prévu un circuit permettant aux visiteurs qui terminent leur parcours au SIAO de rejoindre le village artisanal par une porte de liaison, de poursuivre leur visite, puis de ressortir par la porte principale du village artisanal. Cette organisation doit éviter que les flux d’entrée et de sortie se croisent au même endroit.
Nous avons également prévu des accès distincts pour les autorités et les personnalités, d’une part, et pour les exposants, d’autre part. Ces derniers n’auront donc pas à emprunter les mêmes portes que les visiteurs, ce qui devrait faciliter la circulation.
Le deuxième défi consiste à réussir la sécurisation de cette édition à un niveau supérieur à celui des précédentes, en tirant les enseignements des expériences passées et en tenant compte des nouvelles dispositions organisationnelles.

S : Quelles consignes adressez-vous aux visiteurs et aux exposants pour contribuer au bon déroulement du SIAO ?

A. A. Y : La première consigne est de respecter scrupuleusement les instructions données par les agents de sécurité. Leur travail vise à protéger les personnes et leurs biens. Nous recommandons également aux visiteurs d’éviter de porter sur eux des objets de grande valeur. Si cela est nécessaire, ils doivent prendre toutes les précautions utiles pour les protéger contre les vols. Il faut aussi éviter d’apporter des objets encombrants susceptibles de gêner la circulation et de perturber les déplacements sur le site. Nous invitons par ailleurs toute personne qui constate un comportement suspect ou un fait anormal à le signaler aux autorités compétentes. Les numéros d’urgence à retenir sont le 10-10, le 17, le 18 et le 16.

A l’endroit des exposants, nous insistons sur le respect des consignes de prévention des incendies. Les installations électriques anarchiques doivent être évitées, notamment les branchements improvisés destinés à alimenter des appareils ou à animer les stands.
Cette année, une harmonisation de la musique dans les pavillons est prévue, ce qui devrait limiter les branchements individuels. Des consignes spécifiques ont également été données pour le village artisanal, concernant les installations électriques et la musique. Enfin, la sécurité doit aller de pair avec l’hygiène publique, la salubrité et le respect des normes alimentaires. Une commission est chargée de ces aspects et nous apportons notre appui à la mise en œuvre des mesures prévues. Le respect de l’ensemble de ces consignes permettra aux visiteurs, aux artisans et aux autres acteurs de participer au SIAO dans de meilleures conditions de sécurité.

Interview réalisée par Sidwaya

Pretoria/Washington : à quand le dégel ?

Les relations entre l’Afrique du Sud et les Etats-Unis vont-elles se détendre de sitôt ? Pour le moment, les signaux n’indiquent pas une possibilité de dégel imminent, à moins que Pretoria et Washington ne surprennent agréablement, en fumant le calumet de la paix. S’il y avait déjà des frictions sous l’administration Biden, la coopération entre les deux pays n’est plus au beau fixe depuis le retour de Donald Tromp à la Maison Blanche. A la base des tensions, figurent entre autres points de désaccord, la plainte pour génocide formulée par Pretoria contre Israël (allié historique des Etats-Unis en guerre contre la Palestine), la volonté des autorités sud-africaines de renforcer le groupe des BRICS (une organisation parallèle à l’ordre mondial international occidental comprenant la Russie et la Chine), les lois sur l’expropriation des terres en Afrique du Sud.

En réaction à ces actions, Washington a pris des sanctions et des mesures de rétorsion contre Pretoria, qui ne semble pas prêt à renoncer à sa souveraineté, même s’il reste ouvert au dialogue. En plus de réduire son aide financière à l’Afrique du Sud, le régime Trump a imposé des droits de douane et procédé à une restriction de visas. Aussi, les Etats-Unis ont-ils déclaré persona non grata, l’ambassadeur sud-africain en poste à Washington, Ebrahim Rasool, en mars 2025. La Maison Blanche met tout en œuvre pour prouver à Pretoria que sa politique intérieure n’est pas de son goût. L’Afrique du Sud est engagée dans un bras de fer diplomatique et politique avec le pays de l’Oncle Sam, courant désormais le risque de se voir exclure de l’accord commercial préférentiel AGOA, dont il est le premier bénéficiaire. En vertu de cet accord, Pretoria profite d’exemption de droits de douane, lui permettant de vendre à des prix compétitifs diverses marchandises (produits agricoles, équipements industriels…) sur le marché américain.

Si le programme AGOA fait son affaire, l’éligibilité de l’Afrique du Sud n’est plus une garantie, Washington n’étant plus en odeur de sainteté avec elle. Les conséquences économiques pourraient être lourdes pour le pays de Nelson Mandela, s’il venait à être écarté de l’AGOA. N’est-ce pas pour cette raison que les gouvernants sud-africains ont le regard tourné vers d’autres partenaires, telle la Chine qui offre également des opportunités commerciales très importantes ? S’il n’est pas encore vécu, le scenario de l’exclusion de l’AGOA est tout à fait possible, mais les autorités sud-africaines espèrent un dégel dans les mois à venir. Le nouvel ambassadeur de la Nation arc-en-ciel entré en fonction en avril dernier, Roelf Meyer, a évoqué, ces jours-ci, la nécessité de sortir de la crise entre les deux pays, en engageant un véritable dialogue.
C’est une sorte de main tendue à Washington qui exige des réalignements politiques majeurs, avant de revoir sa ferme position. Les deux nations vont-elles parvenir à arrondir les angles et à rétablir leur coopération avec beaucoup plus de sérénité ? Le temps nous édifiera.

Kader Patrick KARANTAO

37e Tour du Faso: le Mogho Naaba conseille et bénit

Comme il est de coutume à l’orée de chaque édition du Tour du Faso, les organisateurs et les athlètes burkinabè sont allés auprès du Mogho Naaba Baongo, solliciter des conseils et des bénédictions pour la réussite de la compétition. C’était le mardi 27 octobre 2026.

Nantie de conseils et de bénédictions, c’est une respon-sable comblée qui est repartie du palais du Mogho Naaba. La ministre des Sports, de
la Jeunesse et de l’Emploi y était, accompagnée des Etalons cyclistes, de leurs encadreurs et des membres du comité d’organisation. Au chef traditionnel, Annick Pikbougoum a présenté le 37e Tour du Faso avant de demander son accompagnement pour un bon déroulement de la compétition et une bonne prestation des représentants burkinabè. En réponse, l’autorité coutumière a accédé aux sollicitations de ses visiteurs en prodiguant aussi bien des conseils que des bénédictions pour la réussite de l’événement.

Il a surtout exhorté les cyclistes et les techniciens à ne pas lésiner sur l’effort et à faire preuve de cohésion par un travail collectif afin d’honorer les couleurs nationales. Avant de prendre congé de ses invités, le maître des lieux a pris connaissance de la composition des différentes équipes et leurs accompa-gnants. C’est ainsi qu’il lui a été présenté l’équipe nationale formée de Paul Daumont,
Saturnin Yaméogo, Souleymane Koné, Wahabou Bouda, Soumaïla Ilboudo et Vincent Mouni. Ils ont comme entraineur Jérémie Ouédraogo. L’équipe régionale du Centre entrainée par Karim Yaméogo est constituée par Moucaïla Rawendé, Mohamadi Ilboudo, Rachid Bouda, Robert Bamouni, Daouda Soulama et Idrissa Ouangrawa. La formation régionale de l’Ouest est composée de Bamassi Soulama, Issouf Ilboudo,
Allassane Ouattara, Barthélémy Yaméogo, Kanhaye Soulama et Jean Baptiste Zongo avec comme coach Seydou Tall.

Voro KORAHIRE

Développement de l’Intelligence artificielle :« Aïobi Forward » se tient pour la 1re fois

L’entreprise Aïobi a organisé la première édition de l’évènement « Aïobi Forward », jeudi 22 octobre 2026,
à Ouagadougou.

L’entreprise technologique Aïobi, créée en août 2025, est soucieuse du développement de l’Intelligence artificielle (IA). Lors de la première édition de l’évènement « Aïobi Forward », jeudi 22 octobre 2026, à Ouagadougou, l’entreprise a présenté « Aïobi Kuma ». Selon le fondateur de l’entreprise Aïobi, Bowendsom Thibaut Nikiema, « Aïobi Kuma » est une plateforme sur laquelle, il est possible de discuter avec les proches, les collègues et entre organisations de manière souveraine. Cette application a-t-il poursuivi, est disponible sur le web, sur iOS, sur Android, sur « macOS », sur Windows.

Pour lui, « Aïobi Kuma » est une nouvelle étape dans le développement de Aïobi Workspace et dans la stratégie de diversification de l’entreprise. Bowendsom Thibaud Nikiema, a rappelé que Aïobi est la première technologie d’Afrique de l’Ouest, spécialisée dans le domaine de l’IA appliquée aux entreprises. « Nous disposons de plus de sept projets en production qui vont de l’infrastructure aux applications de productivité et de métiers. A ce jour, nous enregistrons plus de 1 000 utilisateurs cumulés et plus de 10 000 personnes qui ont été impactées par Aïobi, au cours de l’année », a-t-il indiqué. Bowendsom Thibaud Nikiema a ajouté que plus de 4 200 000 vues ont été générées sur Facebook, près de 400 000 sur TikTok et plus de 24 000 personnes sur LinkedIn. « Aïobi est utilisé dans plus de dix pays différents qui vont de l’Afrique de l’Ouest à l’Afrique centrale notamment le Burkina Faso, le Mali, le Niger, le Togo,
le Bénin, la Guinée, le Tchad », a-t-il déclaré.

Des produits conçus pour la souveraineté des données

L’évènement « Aïobi Forward » a permis également de dévoiler d’autres innovations qui viennent enri-chir l’offre Aïobi et consolider le positionnement dans l’écosystème technologique africain.
Il s’agit de « Aïobi Workspace », sur laquelle se trouvent des outils de productivité comme les outils d’édition de texte et des tableurs,
créés au Burkina Faso avec des données hébergées au sein des infrastructures nationales. « Aïobi Worspace est aussi composé d’un outil d’emails nommé myaïobi.com, d’« Aïobi Meet » pour les visioconférences et d’un logiciel de sondage
de mémoire nommé « Aïobi Forms », a poursuivi Bowendsom Thibaud Nikiema.

Il a assuré que Aïobi est aujourd’hui compatible avec 99 % des documents qu’ils soient Excel, Microsoft Word,
PowerPoint et même les PDF, avec des outils pour modifier les PDF. « Cette technologie se veut une solution pour stocker les données sur le territoire et éviter toute perte », a-t-il détaillé. Il a signifié que Aïobi ambitionne de se positionner comme le leader de la technologie en Afrique. « Notre mission c’est de pouvoir représenter le Burkina Faso et l’Afrique à l’échelle internationale.

Quand on parle de technologie, on doit pouvoir parler de Aïobi », a déclaré Bowendsom Thibaut Nikiema.
Il a expliqué que la souveraineté des données se joue d’abord sur les contrats. Bowendsom Thibaut Nikiema a invité les entreprises à laisser la chance aux sociétés comme Aïobi afin de démontrer leur savoir-faire. « Sans contrat, nous ne pouvons pas investir dans la recherche et développement », a-t-il insisté.

Boukary BONKOUNGOU
Aïssatou DIARRA

(Stagiaire)

Réduction des risques de catastrophe : une formation certifiante à Singapour pour les agents publics burkinabè


Kantigui a appris que, dans le cadre du Singapore-UNDRR Joint Training Programme, le gouvernement de la République de Singapour et le Bureau des nations unies pour la réduction des risques de catastrophe (UNDRR) organise une formation certifiante intitulée « Introduction to Disaster Risk Reduction ». Prévue du 11 au 15 janvier 2027 à Singapour, selon les sources de Kantigui, cette formation porte notamment sur les principes clés de la réduction des risques de catastrophe, le Cadre de Sendai 2015-2030 et l’intégration de la résilience dans les politiques publiques. Elle s’adresse aux agents publics de niveau intermédiaire ou (…)

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Kantigui
kantigui2000@gmail.com

Mois de la communication sanitaire: les langues nationales pour mieux sensibiliser la population

Le ministre de la Santé, Robert Lucien Jean Claude Kargougou était face à la presse le mardi 27 octobre 2026 à Ouagadougou pour le lancement du mois de la communication sanitaire en langues nationales, prévu du 2 au 30 novembre prochain.

«En matière de santé, une information comprise peut protéger une vie ». C’est ce qu’a déclaré le ministre de la Santé, Robert Kargougou au cours d’une conférence de presse consacré au lancement du mois de la communication sanitaire en langues nationales, le mardi 27 octobre 2026 à Ouagadougou. Pour le ministre Kargougou, la communication sanitaire constitue une composante essentielle de la prévention et de la protection de la santé. Il a constaté que malgré les efforts consentis pour renforcer le système de santé et améliorer l’accès aux soins, les populations doivent également disposer d’informations compréhensibles pour reconnaître les risques et adopter de bons comportements. D’où l’intérêt de cette communication prévue du 2 au 30 novembre 2026.

Selon le ministre, les radios partenaires seront mobilisées à travers des émissions interactives, des interventions de spécialistes, des capsules et d’autres formats de proximité. La première semaine sera consacrée à la redevabilité sur les actions, les réformes et les réalisations du secteur de la santé depuis septembre 2022. Une émission spéciale est prévue le samedi 31 octobre 2026, à partir de 10 heures, sur Radio Burkina, en langue mooré, avec un relais des radios partenaires. Les trois semaines suivantes porteront sur les problématiques sanitaires propres aux différentes régions, a soutenu le ministre.

Robert Kargougou a en outre indiqué que l’initiative bénéficie de l’appui technique des départements chargés de la Communication et des langues nationales, à travers le secrétariat permanent à la promotion des langues nationales. Pourquoi consacrer tout un mois à la communication sanitaire en langues nationales ? C’est l’une des préoccupations soulevées par les journalistes au cours des échanges. En réponse, le ministre a expliqué que cette démarche vise à toucher le maximum de Burkinabè et à renforcer leur participation à la préservation de leur santé. « Nous ne voulons pas seulement parler de santé aux populations. Nous voulons leur parler dans leurs langues, les écouter, répondre à leurs préoccupations et leur permettre de devenir pleinement actrices de leur propre santé », a-t-il précisé.

Samira Alida KAMBOU

SIAO 2026: Les préparatifs exécutés à 90 %

A trois jours de l’ouverture de la 18e édition du Salon international de l’artisanat de Ouagadougou (SIAO), le ministre de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat, Serge Gnaniodem Poda, a rencontré le comité national d’organisation, le mardi 27 octobre 2026, à Ouagadougou, pour faire le point des préparatifs.

La 18e édition du Salon international de l’artisanat de Ouagadougou (SIAO) ouvre ses portes le 30 octobre 2026. A quelques jours du debut de la biennale, les préparatifs affichent un taux de 90 %. C’est le point fait par le ministre de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat, Serge Gnaniodem Poda, à l’issue d’une rencontre avec le Comité national d’organisation (CNO), le mardi 27 octobre 2026 à Ouagadougou. En sa qualité de superviseur du CNO, le ministre Poda a échangé avec les membres du comité sur les dernières dispositions à prendre avant la tenue de cette biennale de l’artisanat. La rencontre visait notamment à identifier les difficultés résiduelles et à trouver des solutions pour assurer le bon déroulement de l’événement. « Il était de bon ton que nous nous rencontrions pour faire l’état des lieux des préparatifs, partager ensemble les quelques difficultés résiduelles qui existent et apporter les éléments de solutions afin que la Salon se déroule sans encombre », a expliqué Serge Gnaniodem Poda.

Plusieurs avancées sont enregistrées sur le site. Les stands sont dressés et certains artisans ont commencé à acheminer leurs produits. Le ministre a également annoncé plusieurs innovations destinées à améliorer les conditions d’accueil des exposants et des visiteurs. Parmi les principales réalisations figure la rénovation de la quasi-totalité des pavillons et des bâtiments du site. Selon Serge Gnaniodem Poda, les stands d’exposition des cinq pavillons, ainsi que ceux du pavillon de la créativité, seront tous climatisés. Autre nouveauté, a relevé le ministre, le Village artisanal de Ouagadougou (VAO) va accueillir, pour la première fois, des stands d’exposition.

Selon lui, un dispositif dénommé : « point I » sera également installé dans chaque pavillon afin d’informer et d’orienter les exposants et les visiteurs, tout en répondant à leurs préoccupations. A ces aménagements s’ajoute la plateforme numérique : « e-SIAO », qui permettra notamment d’acquérir des badges et des tickets en ligne. « Cette innovation vise à faciliter les formalités d’accès au Salon et à réduire les longues files d’attente. Beaucoup d’innovations ont été engagées pour permettre à cette 18e édition de se dérouler avec beaucoup de sérénité. Nous sommes fin prêts pour accueillir les festivaliers », a assuré le ministre. Pour cette édition du SIAO, 800 000 visiteurs dont 600 acheteurs professionnels ainsi que 60 000 exposants sont attendus, a souligné le ministre.

Galedie Kétoura SIMPORE

Engagement et patriotisme: partage d’expériences entre étudiants et anciens militaires

La délégation aux anciens combattants et anciens militaires a organisé une conférence avec les étudiants de l’Université Aube Nouvelle, mardi 27 octobre 2026 à Ouagadougou sur le thème : « Engagement, résilience et patriotisme : témoignage d’anciens militaires au service de la jeunesse universitaire ».

La Délégation aux anciens combattants et anciens militaires (DACAM) veut partager son expérience en matière d’engagement, de résilience et de patriotisme avec les étudiants. Dans cette dynamique, elle a organisé une conférence avec ceux de l’université Aube nouvelle, mardi 27 octobre 2026, à Ouagadougou. Placée sur le thème : « Engagement, résilience et patriotisme :
témoignages d’anciens militaires au service de la jeunesse universitaire », cette journée de conférence a réuni trois panélistes à savoir le général de Brigade Moise Mininougou, le colonel major Alassane Monné et le colonel major Théodore Naba Palé, tous admis à la
retraite.

Le Délégué aux anciens combattants et anciens militaires, le colonel William Aristide Combary, a indiqué que dans les contrées, il est de tradition que les aïeux transmettent les valeurs aux petits-enfants. Il a fait savoir qu’à travers cette activité, il s’agit de donner des parcours d’anciens qui ont occupé de hautes fonctions afin d’inspirer les jeunes, de leur donner des repères, des leçons de vie, des fautes à éviter, pour qu’ils puissent eux-mêmes tracer leur chemin.
Ayant reçu plusieurs décorations et distinctions au cours de sa carrière, le général de Brigade Moise Mininougou a salué cette initiative qu’ils trouvent noble. « Durant ces quarante ans, nous avons eu à commettre des erreurs. Nous avons eu à faire ce que nous pouvons. Et je pense que le fait qu’on demande aux anciens de venir parler de leurs expériences
permet aux jeunes d’éviter les erreurs que nous avons commises », a-t-il confié.

Le président-directeur fondateur de l’Université Aube Nouvelle, Isidore Gnatan Kini, a souligné que ce partage
d’expériences contribue au rapprochement entre le monde universitaire et les anciens militaires tout en favorisant la transmission des expériences et des valeurs patriotiques aux jeunes générations. « Nous pensons vraiment que nous allons tirer le meilleur pour notre
jeunesse, et en particulier les étudiants de l’Université Aube nouvelle », a-t-il fait savoir. Ainsi, il a encouragé ces étudiants à cultiver le sens de responsabilité, l’engagement citoyen, la solidarité et le respect des valeurs qui font le vivre-ensemble.

Former des citoyens conscients de leurs devoirs

Car, la formation universitaire, a-t-il dit, ne se limite pas à l’acquisition de la connaissance théorique et professionnelle mais doit aussi contribuer à former des citoyens conscients de leurs devoirs envers la nation et déterminés à participer activement à son développement. « L’Université Aube Nouvelle réaffirme sa disponibilité à accompagner toutes les initiatives visant à renforcer la formation civique, patriotique et citoyenne de la jeunesse », a laissé entendre Isidore Gnatan Kini.
Pour l’étudiant de première année en droit, Gilbert Kinda, l’initiative constitue une occasion précieuse de découvrir des modèles auxquels la
jeunesse peut s’identifier. Il a estimé que la rencontre ravive l’espoir et donne envie de travailler davantage pour atteindre ses objectifs.

Pingdebwoaga Urielle Lauryn KABORE

Frappes de drones tchadiens sur le territoire nigérien: le Niger condamne et annonce des mesures diplomatiques et sécuritaires

Le gouvernement nigérien a condamné avec la plus grande fermeté une frappe aérienne menée par drone, le 24 octobre 2026, vers une heure du matin, dans la zone de Emi Loulou, région d’Agadez, qu’il attribue à l’Etat tchadien avec l’appui de la France.

Selon les autorités nigériennes, cette frappe a causé la mort de deux civils, fait des blessés et endommagé des véhicules. Dans une déclaration, le gouvernement indique que cette attaque a visé le territoire national et déplore les pertes en vies humaines ainsi que les dégâts matériels enregistrés. A cette occasion, il s’incline devant la mémoire des victimes, présente ses condoléances émues à leurs familles et souhaite un prompt rétablissement aux blessés. Le gouvernement précise que les investigations menées par les Forces de défense et de sécurité (FDS), en collaboration avec les autorités judiciaires, ont permis d’établir l’origine de la frappe, sur la base d’éléments matériels et techniques concordants.

Ces éléments, ajoute-t-il, seront mis à la disposition des instances internationales compétentes. Les autorités nigériennes condamnent cet acte qu’elles considèrent comme une violation flagrante de la souveraineté nationale, de l’article 2, paragraphe 4, de la Charte des Nations unies et des principes fondateurs de l’Union africaine. Le gouvernement estime que cette attaque ne peut être dissociée d’un contexte qu’il qualifie d’hostile, affirmant que le Tchad s’est inscrit, depuis plusieurs mois, dans une démarche défavorable au Niger et offre une profondeur stratégique à des mercenaires qui s’attaqueraient aux populations ainsi qu’aux infrastructures stratégiques et énergétiques du pays.

Il affirme également disposer d’éléments attestant que cette entreprise de déstabilisation bénéficie du soutien de certaines puissances étrangères. A cet égard, il attend des Etats concernés des clarifications publiques et sans ambiguïté.
En réaction à cette frappe, le gouvernement nigérien annonce une série de mesures diplomatiques, juridiques et sécuritaires.
Ainsi, il entend convoquer l’ambassadeur du Tchad afin de lui notifier une protestation solennelle, saisir le Conseil de sécurité des Nations unies ainsi que le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine, et demander l’ouverture d’une enquête internationale indépendante, à laquelle il assure vouloir apporter son plein concours. Le gouvernement prévoit également d’informer ses partenaires et alliés, tout en les appelant à faire preuve de solidarité conformément à leurs engagements. Il annonce, par ailleurs, le renforcement du dispositif de surveillance et de protection de l’espace aérien national et des zones frontalières.

Dans sa déclaration, le gouvernement tient le Tchad pour entièrement responsable de cet acte et de ses conséquences.
Il exige la cessation immédiate de toute action hostile ainsi que la réparation du préjudice subi. Tout en réaffirmant son attachement à la paix et au bon voisinage, le gouvernement déclare laisser au peuple frère du Tchad le choix de ses dirigeants, auquel il dit resté attaché.
Il souligne toutefois que la retenue dont il fait preuve ne doit pas être interprétée comme un signe de faiblesse.
Se référant à l’article 51 de la Charte des Nations unies, le gouvernement indique que le Niger se réserve le droit de prendre toutes les mesures nécessaires pour assurer la défense de sa population, de son territoire et de ses intérêts vitaux. Il prend également à témoin la communauté internationale, estimant que le silence face à une agression caractérisée constituerait une complicité de fait. Il appelle, à ce titre, tous les Etats attachés au respect du droit international à condamner sans équivoque les actes dénoncés.
Enfin, le gouvernement invite la population au calme, à la vigilance et à l’unité nationale autour des Forces de défense et de sécurité, dont il salue l’engagement.
Il exhorte également les citoyens à ne relayer que les informations officielles.
« La souveraineté de la nation n’est pas négociable », réaffirme le gouvernement nigérien.

Agence nigerienne de presse

Semaine nationale de lutte contre la cybercriminalité :les activités de la IIe édition lancées

Le ministre d’Etat, ministre de la Guerre et de la Défense patriotique, le général de division Célestin Simporé, a présidé la cérémonie de lancement de la IIe édition de la semaine nationale de lutte contre la cybercriminalité, mardi 27 octobre 2026 à Ouagadougou.

Le numérique est une avancée significative dans la société actuelle mais, il demeure aussi un danger lorsqu’on n’adopte pas des comportements plus sûrs, notamment face aux usurpations d’identités et aux escroqueries. Afin de prévenir les citoyens sur ses dangers, la Brigade centrale de lutte contre la cybercriminalité (BCLCC) a lancé la IIe édition de la semaine nationale de lutte contre la cybercriminalité (SNLCC) qui se tient du 26 au 30 octobre 2026 sur le thème : « Cybercriminalité et menaces numériques : du clic au crime ». La cérémonie de lancement a été présidée par le ministre d’Etat, ministre de la Guerre et de la Défense patriotique, le général de division Célestin Simpore, représentant le Premier ministre.

Au programme des activités, le commandant de la BCLCC, le commissaire de police Akim Bayi Nignan a indiqué qu’il y a les journées portes ouvertes, le maracana des acteurs, des forums, des panels et la Nuit des acteurs. Il a encouragé la conception d’applications locales pour pouvoir lutter contre la cybercriminalité. A cet effet, a-t-il affirmé, une compétition de hackathon est prévue pour cette édition
Le ministre d’Etat, le général de division Célestin Simporé est revenu sur l’ampleur de la cybercriminalité ces dernières années. « Dans notre pays, le nombre de cas de cybercriminalité enregistré est passé de 556 en 2020 à 6 288 en 2025. Les préjudices financiers causés à nos concitoyens, nos entreprises et nos institutions ont atteint 1,87 milliard de FCFA », a-t-il précisé. Il a poursuivi qu’un geste accompli sans réflexion peut exposer une personne, ruiner une confiance ou entraîner des conséquences judiciaires. « En bâtissant une résilience numérique solide, nous consolidons les fondements de la paix et du développement durable de notre nation », a-t-il expliqué.

Anticiper les menaces

Le secrétaire général du ministère de la Justice, Harouna Kadio, a indiqué que plusieurs réformes sont en cours pour adapter l’arsenal juridique à l’évolution des menaces, renforcer la coopération judiciaire régionale et internationale et doter les magistrats et les enquêteurs des compétences nécessaires pour faire face à la criminalité numérique sous toutes ses forces. « La liberté d’expression ne dispense ni du respect d’autrui, ni de la responsabilité. La cybersécurité n’est pas une affaire isolée réservée aux techniciens »,
a-t-il souligné.

Pour sa part, le président de la délégation spéciale de la commune de Ouagadougou, Maurice Konaté a laissé
entendre que la cybercriminalité constitue l’un des soucis majeurs à l’ère numérique, se convainquant que la résilience nationale se construit par la sensibilisation, la collaboration interinstitutionnelle et la vigilence citoyenne. « A travers cette semaine nationale, la ville de Ouagadougou se fait le reflet d’une Burkina Faso uni, vigilant et innovant, un Burkina Faso qui protège ses citoyens et qui anticipent les menaces »,
a-t-il affirmé.

Wendyam Pascaline
KALMOGO

Services protocolaires et cartes diplomatiques au Burkina Faso : La plateforme « E-Protocole » présentée au corps diplomatique

Ce mardi 27 octobre 2026 à Ouagadougou, la Direction générale du Protocole d’État (DGPE) a présenté officiellement au corps diplomatique et représentants d’organisations internationales accrédités au Burkina Faso, sa nouvelle plateforme numérique dédiée aux demandes de cartes diplomatiques et de cartes d’accès aux aéroports.

Le Ministre Directeur général du Protocole d’État aux membres du corps diplomatique : « La nouvelle carte diplomatique vous assurera une sécurisation juridique»

Présentée officiellement par le Ministre Directeur général du Protocole d’État, Camarade Robert COMPAORÉ, cette interface a pour objectif de moderniser et d’accélérer le traitement des requêtes des missions diplomatiques et des organisations internationales.

Photo de famille à l’issue des échanges

Au nombre des innovations, la carte diplomatique de nouvelle génération qui intègre désormais une fonction précieuse : « La nouvelle carte diplomatique assurera une sécurisation juridique en ce sens qu’elle portera une mention écrite au verso spécifiant clairement qu’elle vaut titre de séjour », a souligné le Ministre Directeur général du Protocole d’État.

Au nom du doyen du corps diplomatique accrédité au Burkina Faso, l’Ambassadeur malien S.E.M. Issouf Omar MAÏGA a salué cette initiative novatrice qui va faciliter l’obtention des documents officiels

Le Ministre a également saisi l’occasion pour insister sur l’importance de la participation des diplomates aux évènements marquant la vie de la Nation, notamment les cérémonies officielles et les grands rendez-vous nationaux.

Les diplomates ont réaffirmé leur engagement aux côtés du Peuple burkinabè

« Il est essentiel d’accorder un intérêt tout particulier aux cérémonies officielles auxquelles vous êtes conviés (…) dans la capitale ou dans nos régions, surtout lorsque cela se fait sous le très haut magistère du Camarade Capitaine Ibrahim TRAORÉ, Président du Faso, Chef de l’État », a rappelé Camarade Robert COMPAORÉ.

Au nom de ses pairs et du doyen du corps diplomatique accrédité au Burkina Faso, l’Ambassadeur de la République du Mali, S.E.M. Issouf Omar MAÏGA a salué l’impact positif de la reconnaissance de la carte diplomatique comme titre de séjour et souligné que cette plateforme contribuera efficacement à alléger la charge quotidienne des missions diplomatiques dans l’obtention des documents officiels.

Le porte-parole des diplomates a réitéré la disponibilité de l’ensemble du corps diplomatique à accompagner le Burkina Faso dans sa dynamique de développement et de modernisation, et réaffirmé leur engagement constant aux côtés du Peuple burkinabè.

Direction de la Communication de la Présidence du Faso

Nouveau Code du travail: une vaste campagne de vulgarisation des nouvelles dispositions lancées

Le ministre des Serviteurs du Peuple, Mathias Traoré, a lancé, le lundi 26 octobre 2026 à Bobo-Dioulasso, la campagne de vulgarisation de la loi n°013-2026/ALP du 6 mai 2026 portant Code du travail au Burkina Faso. Cette initiative vise à favoriser l’appropriation des nouvelles dispositions par les employeurs, les travailleurs et les autres acteurs du monde professionnel.

Adopté le 6 mai 2026 par l’Assemblé législative du peuple (ALP), le nouveau Code du travail entre dans une nouvelle phase de sa mise en œuvre. En effet, le ministre des Serviteurs du Peuple, Mathias Traoré, a procédé, le lundi 26 octobre 2026 à Bobo-Dioulasso, au lancement officiel de la campagne de vulgarisation de ladite loi.

Selon le ministre, cette campagne vise à faciliter la compréhension et l’application effective de ce texte qui apporte plusieurs innovations dans la réglementation des relations professionnelles. Pour lui, ce nouveau texte apporte une importante évolution dans le droit du travail burkinabè en prenant en compte l’aspiration à la souveraineté du pays et les mutations économiques, sociales, technologiques, professionnelles intervenues au cours des dernières années.

« Le nouveau Code du travail protège notre économie locale, encadre rigoureusement les activités de placement de main-d’œuvre et de travail temporaire et garantit que la richesse créée serve d’abord l’émancipation collective de notre peuple », a-t-il indiqué. D’où l’importance de sa vulgarisation à travers le pays. A cet effet, le chef du département des Serviteurs du Peuple a invité les gouverneurs de régions, les responsables des services déconcentrés, les partenaires sociaux et l’ensemble des acteurs concernés à accompagner activement cette dynamique de diffusion et d’appropriation du nouveau Code du travail.

« Vous êtes des acteurs essentiels de la production nationale, de la création d’emplois, de l’innovation et de la mobilisation de nos ressources. Je vous invite donc à adapter vos pratiques de gestion des ressources humaines à ce code et à faire du dialogue social un instrument permanent de prévention des tensions et d’amélioration des performances », a-t-il lancé aux employeurs.

Des avancées significatives pour la protection

des travailleurs Selon le directeur général de la fonction publique, Achille Ilboudo, ce nouveau cadre juridique vient remplacer l’ancien Code du travail, issu de la loi n°028-2008, et introduit des changements importants dans les conditions d’emploi, la protection des travailleurs et l’organisation du monde professionnel. Parmi les principales innovations, figure la limitation du renouvellement des Contrats de travail à durée déterminée (CDD) à deux fois. Cette disposition vise à mieux encadrer le recours à ce type de contrat. Le texte renforce également la réglementation du travail temporaire et des activités de

placement de main-d’œuvre. Désormais, à entendre le directeur général de la fonction publique, la mise à disposition d’un travailleur temporaire auprès d’une entreprise utilisatrice ne peut excéder une année. Autre avancée, le nouveau code consacre le principe d’égalité de rémunération entre les travailleurs temporaires et les travailleurs permanents lorsqu’ils possèdent une qualification équivalente et occupent le même poste. « Il prend également en compte les évolutions des modes d’organisation du travail à travers l’encadrement du télétravail qui permet d’exercer une activité professionnelle depuis son domicile ou un autre lieu distinct des locaux de l’entreprise », a-t-il laissé entendre. Le texte prévoit aussi plusieurs dispositions relatives à la protection sociale et à la santé au travail. Le repos pour allaitement passe ainsi de 14 à 15 mois, selon les dires de Achille Ilboudo.

En matière de prévention des risques professionnels, les entreprises relevant des secteurs industriels, du Bâtiment et des travaux publics (BTP), ainsi que des mines et carrières, sont tenues de mettre en place un comité de sécurité et de santé au travail dès qu’elles comptent 25 travailleurs. Le directeur général a également évoqué d’autres avancées, notamment le renforcement de la protection contre le licenciement abusif, avec le relèvement du plafond des dommages-intérêts de 18 à 24 mois de salaire, ainsi que la consécration du harcèlement moral comme une infraction réprimée.

Noufou NEBIE

Accès aux examens spécifiques d’imagerie médicale: le diagnostic se rapproche des populations

A Bobo-Dioulasso et à Banfora, le renforcement des plateaux techniques et la baisse des tarifs du scanner et de l’Imagerie par résonance magnétique (IRM) facilitent l’accès aux examens spécialisés. Pour les patients, ces avancées réduisent les déplacements, allègent les dépenses et contribuent à leur bien-être.

Samedi 19 septembre 2026.Il est 11 heures au Centre hospitalier régional (CHR) de Banfora. Sous un ciel menaçant, Adama Héma arrive de

Tiéfora avec un patient qui doit passer un scanner. Pour cet examen, plus besoin de parcourir la route jusqu’à Bobo-Dioulasso, comme avant la mise en service de l’appareil à Banfora, le 27 mai 2024. Désormais, le diagnostic peut être réalisé sur place, au plus près des populations des Tannounyan et des localités environnantes. Pour Adama

Héma, le changement est appréciable. Le patient et son accompagnant, se satisfait-il, évitent un déplacement supplémentaire, avec les contraintes de transport et les dépenses qu’il implique. Comme eux, d’autres malades bénéficient d’un accès facilité à l’imagerie médicale grâce au renforcement du plateau technique du CHR de

Banfora. Cette évolution s’inscrit dans la dynamique de la politique gouvernementale à renforcer l’équipement des structures sanitaires publiques et à rapprocher les soins des populations. C’est d’ailleurs dans cette optique que le chef de l’Etat, le capitaine Ibrahim Traoré, dans le souci de garantir des soins de qualité aux Burkinabè, a mis en place l’Initiative présidentielle pour la santé (IPS), adoptée en conseil des ministres du 17 juillet 2024. Au Centre hospitalier universitaire Souro-Sanou (CHUSS) de Bobo-Dioulasso, la baisse des tarifs du scanner et de l’IRM contribue également à faciliter l’accès au diagnostic.

Les témoignages recueillis auprès des patients et des professionnels de santé font état d’une fréquentation accrue et d’une amélioration des conditions de prise en charge.

A Banfora, le scanner change la donne

    Le directeur général du CHR de
    Banfora, Aboubacar Ouattara :
    « désormais, les patients du CHR
    de Banfora ne sont plus systéma-
    tiquement transférés vers le
    CHUSS de Bobo-Dioulasso pour
    un scanner ».

Avant la mise en service du scanner, les patients du CHR de Banfora qui avaient besoin de cet examen étaient orientés vers le CHUSS de Bobo-Dioulasso. Pour eux et leurs accompagnants, cette évacuation représentait une difficulté supplémentaire : organiser le transport, mobiliser les ressources financières nécessaires et attendre l’examen indispensable à la poursuite des soins. 

Depuis le 27 mai 2024, le CHR de Banfora dispose de son propre scanner, selon son directeur général, Aboubacar Ouattara. Le premier patient a été reçu dès le lendemain, 28 mai, pour un scanner cérébral, indique le responsable du service de radiologie, Dr Éric Batiébo. Cet équipement complète les moyens d’imagerie déjà disponibles, notamment la radiographie et l’échographie. Il permet aux médecins d’explorer certaines pathologies avec une précision diagnostique que ces examens ne peuvent pas toujours offrir.

Pour Dr Adeline Adjagbe Ouédraogo, médecin radiologue au CHR de Banfora, l’imagerie médicale joue un rôle essentiel dans l’établissement du diagnostic. « Elle facilite l’orientation thérapeutique et, dans certaines situations, participe directement à la prise en charge. Plus l’équipement est de pointe, plus il y a une précision dans les diagnostics », explique-t-elle.

Aux urgences, cette capacité diagnostique peut peser directement sur les décisions médicales. Le médecin urgentiste, Dr Yacouba Dramé, cite notamment les Accidents vasculaires cérébraux (AVC). Face à un patient présentant des signes évocateurs, le scanner cérébral aide, indique-t-il, à déterminer la nature de l’accident, en particulier à distinguer les formes ischémiques des formes hémorragiques. « Cette distinction est essentielle pour orienter rapidement la prise en charge.

Et l’acquisition du scanner, a vraiment contribué à nous aider à prendre en charge rapidement nos patients », témoigne-t-il. La présence de l’appareil à Banfora réduit également le temps perdu dans les transferts vers Bobo-Dioulasso. Selon Dr Dramé, le scanner fonctionne au CHR 24 heures sur 24. Les équipes peuvent ainsi obtenir plus rapidement les éléments nécessaires à leurs décisions médicales, sans attendre le transfert du patient vers un autre établissement. Le directeur général du CHR confirme que les évacuations motivées par le besoin d’un scanner ont fortement diminué. Les transferts qui subsistent concernent désormais les cas les plus complexes, précise-t-il. Pour Adama Héma, le bénéfice est concret.

« Avant, il n’y avait pas de scanner à Banfora. Il fallait aller jusqu’à Bobo-Dioulasso pour en faire. Le voyage vers Bobo-Dioulasso était très pénible », raconte-t-il. Boureima Traoré, accompagnant de la patiente Alimatou Traoré, abonde dans le même sens. « Du moment où il n’y avait pas de possibilité ici, à Banfora, lorsqu’un médecin nous prescrivait un scanner, il fallait nous organiser pour rejoindre Bobo-Dioulasso.

Aujourd’hui, avec le scanner au CHR de Banfora, nous pouvons faire l’examen sur place. C’est un grand soulagement pour les malades et leurs familles. Nous dépensons moins pour le transport et nous évitons des déplacements parfois pénibles », fait-il savoir. Il estime que cette avancée profite aux populations de la région des Tannounyan. C’est pourquoi, il souhaite que les appareils restent disponibles et fonctionnels afin que les malades puissent continuer à en bénéficier.

Un allègement du coût

Selon le directeur général du CHUSS, Dramane Zina, les équipements acquis dans le cadre de l’IPS concernent notamment l’imagerie médicale, la neurochi- rurgie, la gastro-entérologie, l’orthopédie-traumatologie et l’urologie.

La proximité d’un équipement ne garantit pas, à elle seule, l’accès aux soins. Pour les familles, la capacité à payer les examens prescrits reste déterminante. Dans le cadre de la nouvelle politique tarifaire, le prix du scanner est passé de 50 000 à 25 000 F CFA et celui de l’IRM, de 100 000 à 40 000 F CFA. Adama Héma se réjouit de pouvoir faire réaliser l’examen à 25 000 F CFA au CHR de Banfora. Il juge ce coût abordable et souligne le double avantage de la mesure : éviter le déplacement vers Bobo-Dioulasso et réduire les dépenses liées à la maladie. « Eviter un déplacement en plus de la réduction des tarifs peut représenter une économie supplémentaire », se réjouit-il.

La baisse des tarifs du scanner et de l’IRM constitue un autre changement important au CHUSS de Bobo-Dioulasso. Le directeur général de l’établissement, Dramane Zina, estime que la réduction des tarifs a rendu les examens spécialisés plus accessibles. Il fait état d’une nette évolution de la fréquentation entre 2024 et 2025, période marquée par la baisse des prix. Selon lui, le nombre d’examens a pratiquement doublé. Cette progression permet à davantage de patients de bénéficier d’explorations médicales qui pouvaient auparavant peser lourdement sur le budget des ménages. Au CHR de Banfora, le nombre de scanners mensuels est passé de 150 à une fourchette de 300 à 450, selon le médecin radiologue, Dr Adeline Adjagbe Ouédraogo.

Christophe Sanou, technicien supérieur en imagerie médicale au CHUSS, apporte une précision sur le coût réel de certains examens. Avant la réduction tarifaire, explique-t-il, l’achat du produit de contraste pouvait s’ajouter au prix du scanner et porter la dépense totale à environ 75 000 à 80 000 F CFA. « Désormais, le patient paie 25 000 F CFA pour le scanner dans les conditions décrites par le service, le produit de contraste étant fourni gratuitement dans ce cadre », indique-t-il.

La baisse des tarifs a aussi modifié les habitudes de fréquentation. En poste au CHUSS depuis 1998, Christophe Sanou observe que des patients qui se rendaient auparavant dans des cliniques privées viennent désormais effectuer leurs examens à l’hôpital public. Il salue une mesure qui allège les dépenses des ménages et rend les services spécialisés plus accessibles. Venue au CHUSS avec son enfant malade pour un scanner, Aminata Ouattara indique avoir payé 25 000 F CFA à la caisse et bénéficié de certains produits gratuitement. Elle se réjouit également du délai de trois jours annoncé pour récupérer les résultats.

« Avant, il fallait attendre un mois pour les résultats. Maintenant tout est devenu facile », témoigne-t-elle, souriante. Son récit met en lumière une autre dimension de l’accès aux soins : le délai nécessaire pour obtenir les résultats et permettre aux médecins d’orienter la suite de la prise en charge.

« Le coût des examens spécialisés peut décourager certains malades, surtout lorsqu’ils doivent déjà supporter les dépenses liées aux médicaments et aux consultations. Avec le scanner à 25 000 F CFA, la charge est moins lourde. Pour une famille qui doit mobiliser rapidement de l’argent pour les soins, cette différence compte beaucoup », estime Fadila Tapsoba. Pour Harouna Bamogo également, la réduction des tarifs représente un soulagement pour les familles. « La réduction du tarif du scanner et de l’IRM est une aide pour les parents.

Une activité d’imagerie en hausse

Au CHR de Banfora, l’acquisition du scanner a changé le quotidien des patients
et du personnel soignant dans la région des Tannounyan et les localités environnantes.

Pour les familles, pouvoir faire examiner son malade sans supporter des dépenses trop élevées est déjà un soulagement. Cette réduction permet ainsi de diminuer une partie des dépenses et de mieux organiser la prise en charge des malades », apprécie-t-il.

Au CHUSS, les changements ne se limitent pas à la baisse des tarifs. Selon le directeur général, Dramane Zina, les équipements acquis dans le cadre de l’IPS concernent plusieurs services, notamment l’imagerie médicale, la neurochirurgie, la gastro-entérologie, l’orthopédie-traumatologie et l’urologie. Ces acquisitions ont contribué à élargir l’offre de soins et à renforcer les capacités d’intervention des professionnels. Dans le service d’imagerie médicale, le radiologue et chef de service, Dr Honoré Konaté, décrit une activité soutenue.

L’établissement dispose notamment de deux tables de radiographie, d’un mammographe, de deux échographes, d’un scanner et d’un appareil d’IRM. Depuis la baisse des tarifs, la fréquentation a nettement augmenté, rapporte le médecin. Il fait état d’une moyenne de 20 à 30 scanners par jour, et 180 à 200 dans la semaine pour un volume mensuel de plus de 700 examens. Pour l’IRM, il indique environ huit examens par jour, et 25 par semaine, soit plus de 80 IRM par mois. Ces données témoignent de la forte sollicitation du service et de l’importance de l’imagerie dans le parcours de soins. Les examens réalisés contribuent à explorer de nombreuses pathologies, parmi lesquelles, les AVC, les traumatismes crâniens, les affections de la colonne vertébrale et certaines tumeurs cérébrales, prostatiques ou gynécologiques.

« L’IRM, en particulier, permet de mieux caractériser certaines lésions ou pathologies que le scanner ne décrit pas toujours avec le même niveau de détails », explique Dr Konaté. Pour les médecins prescripteurs, ces examens constituent une aide à la décision. « Un examen plus précis peut aider à confirmer ou à écarter une hypothèse diagnostique et à mieux orienter le traitement », fait savoir le radiologue. L’amélioration du plateau technique et la réduction des tarifs apparaissent ainsi complémentaires. Les équipements renforcent les capacités diagnostiques des structures sanitaires, tandis que l’accessibilité financière favorise le recours des populations à ces services. Mais lorsque la fréquentation augmente, les moyens disponibles doivent suivre pour éviter que l’amélioration de l’accès ne se traduise par de nouvelles difficultés d’attente.

Des acquis à consolider

Dr Yacouba Dramé, médecin
urgentiste : « l’acquisition du
scanner a vraiment contribué à
nous aider à prendre en charge
rapidement nos patients ».

La hausse de la demande met les établissements à l’épreuve. Au CHUSS, Dr Konaté reconnaît que l’affluence a compliqué la programmation des examens. Pour les scanners programmés, le délai d’attente, qui pouvait atteindre environ un mois au début de cette période de forte demande, est passé à trois ou quatre jours. « Les urgences, qui représentent la majorité des examens réalisés, sont prises en charge sans programmation préalable », précise-t-il.

La situation reste plus tendue pour l’IRM. Selon le chef de service, le CHUSS dispose du seul appareil de ce type dans le Grand Ouest. La demande est importante et la programmation demeure difficile. Cette concentration de l’offre fait de l’équipement une ressource stratégique pour les patients qui, auparavant, devaient se rendre à Ouagadougou, au prix de dépenses supplémentaires de transport et d’hébergement.

Pour Dr Konaté, l’acquisition d’un deuxième scanner permettrait de mieux absorber la demande et de réduire le risque d’interruption du service en cas d’indisponibilité de l’appareil. Le radiologue insiste également sur la nécessité de renforcer la maintenance préventive et curative, de prévenir les ruptures de produits de contraste et de poursuivre la formation continue des professionnels. Dans un domaine où les techniques et les recommandations évoluent rapidement, ces exigences conditionnent la qualité et la continuité des prestations. A Banfora, les préoccupations sont comparables, même si les contraintes diffèrent.

Le directeur général du CHR, Aboubacar Ouattara, évoque la nécessité d’assurer un approvisionnement régulier en produits de contraste, d’entretenir les équipements et de renforcer les ressources humaines. Selon lui, le service de radiologie compte deux médecins radiologues et neuf techniciens, dont deux ingénieurs. Des effectifs supplémentaires contribueraient, estime-t-il, à accélérer les prises en charge. Sur le plan technique, le technicien supérieur biomédical, Amadé Ouédraogo explique que la maintenance du scanner repose sur des opérations préventives régulières et sur l’intervention du fournisseur lorsque la panne nécessite une expertise particulière ou le remplacement d’une pièce. Amadé Ouédraogo rappelle que le respect des prescriptions du fabricant, notamment en matière d’utilisation et de temps de repos, contribue à préserver les équipements.

Kamélé FAYAMA


L’hémodialyse au CHR de Banfora : une bouffée d’oxygène

A Banfora, la prise en charge des patients souffrant d’insuffisance rénale connaît une avancée avec la mise en service du centre d’hémodialyse du Centre hospitalier régional (CHR). Cette infrastructure permet désormais aux malades de bénéficier de séances de dialyse sur place, sans devoir systématiquement se rendre à Bobo-Dioulasso pour accéder à ces soins spécialisés. Cette réalisation s’inscrit dans la dynamique de renforcement des infrastructures sanitaires et d’amélioration des plateaux techniques portée par l’Initiative présidentielle pour la santé (IPS). Elle contribue à rapprocher les services spécialisés des populations et à réduire les contraintes de déplacement pour les patients et leurs accompagnants. Le directeur général du CHR de Banfora, Aboubacar Ouattara, salue cette avancée, qu’il considère comme l’une des réalisations importantes parmi les investissements engagés dans l’hôpital. « Avant, les gens se déplaçaient jusqu’à Bobo-Dioulasso. Mais maintenant, il est opérationnel », souligne-t-il, en exprimant sa reconnaissance au gouvernement. Au-delà de l’hémodialyse, le responsable hospitalier relève les progrès enregistrés dans d’autres domaines, notamment l’imagerie médicale et la production d’oxygène. Il se réjouit des acquis de l’IPS et espère voir les hôpitaux burkinabè poursuivre leur modernisation. « Si ça continue ainsi, d’ici un à deux ans, nos hôpitaux vont rivaliser avec ceux des pays développés », estime-t-il.

K.F


Centres médicaux communaux : un maillage sanitaire renforcé

L’IPS prévoit la construction de plus de 55 Centres médicaux communaux (CMC) afin de rapprocher les soins spécialisés des populations. Dans la région des Cascades, ceux de Sidéradougou et de Bérégadougou sont annoncés comme prêts, avec une mise en service envisagée en décembre 2026, selon le directeur régional de la santé des

Tannounyan, Dr Wendkouni Abdoul Aziz Ouédraogo. Des CMC, poursuit-il, sont également prévus à Niangoloko, Sindou et Mangodara. « Ces infrastructures devraient comprendre notamment des unités d’urgence, d’imagerie médicale, un laboratoire, des salles d’hospitalisation et un bloc opératoire, ainsi qu’une maternité de

haut niveau », détaille le directeur régional. Ce dispositif, aux dires de Dr Wendkouni Abdoul Aziz Ouédraogo, contribuera à renforcer le plateau technique régional et à améliorer l’accès aux soins. L’installation progressive des équipements médico-techniques et la mobilisation des ressources humaines seront déterminantes pour rendre ces centres pleinement opérationnels.

K.F

AVIS D’APPEL À CANDIDATURES POUR LE RECRUTEMENT DE PERSONNEL À LA RADIO CONFÉDÉRALE DAANDÈ LIPTAKO

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Dans le cadre du renforcement de sa souveraineté médiatique, la Confédération des États du Sahel (AES) a créé, le 26 novembre 2025, la Radio Confédérale Daandè Liptako ayant son siège à Ouagadougou au Burkina Faso et disposant de deux (02) Bureau-Pays dont un à Bamako au Mali et un à Niamey au Niger. Daandè Liptako a pour mission de contribuer à consolider les mécanismes de communication de l’AES face aux défis sécuritaires et informationnels.
Opérationnelle depuis le 17 décembre 2025, Daandè Liptako lance un appel à candidatures pour le recrutement de personnel administratif, technique et d’appui.

Communiqué

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Lire l’appel en cliquant sur le lien cidessous:

AVIS D’APPEL RADIO DAANDÈ LIPTAKO

Semaine nationale de lutte contre la cybercriminalité: prévention collective face aux menaces cybernétiques

Le comité national d’organisation de la IIe édition de la semaine nationale de lutte contre la cybercriminalité a animé une conférence de presse, vendredi 23 octobre 2026, pour annoncer l’événement qui se tiendra, du 26 au 30 octobre 2026, à Ouagadougou.

La IIe édition de la Semaine nationale de lutte contre la cybercriminalité se tient, du 26 au 30 octobre 2026, à Ouagadougou. Des activités de sensibilisation, de formation et d’échanges visant à renforcer la prévention et la sécurité dans le cyberespace sont au programme. C’est le comité d’organisation de l’événement qui l’a dévoilé, vendredi 23 octobre 2026, lors d’une conférence de presse. Cette édition, placée sur le thème « Cybercriminalité et menaces numériques émergentes : du clic au crime », sera organisée par la Brigade centrale de lutte contre la cybercriminalité (BCLCC), sous l’égide du ministère de la Sécurité.

Selon le commandant de la BCLCC, Bayi Akim Nignan, l’initiative vise à renforcer la prévention et la résilience collective face aux menaces cybernétiques. Il a précisé que l’événement permettra de promouvoir une culture nationale de cyberprudence et de citoyenneté numérique responsable, de renforcer la coopération entre les acteurs de l’écosystème numérique et d’encourager la conception de solutions technologiques locales de lutte contre la cybercriminalité. L’initiative vise également à restaurer la confiance des citoyens dans les services numériques et financiers et à réduire les risques liés au blanchiment de capitaux et au financement du terrorisme par le numérique, a indiqué le commandant Nignan. Il a confié que le développement rapide des technologies de l’information et de la communication a transformé la société et l’économie.

Mais, a-t-il prévenu, cette évolution s’accompagne d’une hausse inquiétante des actes de cybercriminalité qui fragilisent la sécurité des citoyens, la stabilité des institutions et la confiance dans le numérique. Il a soutenu qu’entre 2020 et 2025, la BCLCC a enregistré un préjudice financier de plus de neuf milliards F CFA résultant de diverses formes d’escroqueries et d’infractions commises dans le cyberespace national. Le commandant a précisé que les infractions les plus fréquentes sont la cyber-escroquerie, le chantage à la vidéo, les atteintes aux systèmes informatiques et la diffusion de contenus illicites à travers de fausses informations. Il a relevé d’autres menaces, notamment la désinformation, les deepfakes, les discours haineux et les appels à la violence sur les réseaux sociaux, souvent amplifiés par les technologies d’intelligence artificielle. Bayi Akim Nignan a appelé la population à éviter l’usage malveillant des solutions technologiques, notamment l’intelligence artificielle, ainsi qu’à faire preuve de vigilance dans l’utilisation des boutiques d’applications telles que Play Store et l’App Store d’Apple.

Membre du comité national d’organisation, Idrissa Ouédraogo, a indiqué que la lutte contre la cybercriminalité exige une adaptation permanente aux évolutions technologiques. C’est pourquoi il a invité chacun à se méfier des promesses faciles. Outre Ouagadougou, plusieurs activités sont annoncées dans d’autres villes du pays, notamment des panels, des journées portes ouvertes et un tournoi de maracana.

Aly SAWADOGO

Rasmatou OUEDRAOGO

Campagne de communication « Entreprendre au féminin » dans le Yaadga: les acteurs dressent un bilan Satisfaisant

La campagne nationale de communication autour du sous-projet « Entreprendre au féminin », dans le Yaadga s’est achevée le vendredi 23 octobre 2026, à Ouahigouya.

C’est un satisfecit général qui s’est dégagé du bilan de la caravane de presse sur la campagne nationale de communication autour du sous-projet « Entreprendre au féminin », dans la région de Yaadga. A la fin des activités, le vendredi 23 octobre 2026, à Ouahigouya, le point focal de la communication pour le changement social et comportemental du projet SWEDD+ au ministère de la Santé, Aminata Guigma, a affirmé qu’au cours de cette tournée, les journa-listes ont pu constater les efforts déployés pour soutenir les activités génératrices de revenus des femmes.

De la production du beurre de karité, à la fabrication du soumbala et de la farine infantile, en passant par l’agroécologie, la culture hors-sol, le tissage et la teinture, plusieurs initiatives témoi-gnent, selon elle, de la volonté des femmes de renforcer leur autonomie financière. Aminata Guigma a indiqué que sept associations et différentes initiatives féminines ont été

visitées. « Nous avons vu des femmes déterminées, conscientes de leur situation et prêtes à se battre. Cela montre leur volonté de sortir de la pauvreté et de se battre pour elles-mêmes et pour leurs familles », a-t-elle souligné. Au-delà, Aminata Guigma a ajouté que la campagne a permis de mener des actions de sensibilisation auprès des communautés et rapprocher les services de santé des populations.

A ce titre, elle a confié que les plaidoyers conduits avec les ONG partenaires ont touché plus de 200 leaders coutumiers et religieux. Les causeries éducatives, quant à elles, ont sensibi-lisé plus de 400 femmes et filles. Par ailleurs, plus de 450 femmes et filles ont bénéficié de dépistages du cancer du col de l’utérus, des hépatites virales,

du VIH, du cancer du sein etc. « Notre passage dans la région de Yaadga a été  très positif. Nous avons confiance et gardons espoir que les femmes vont s’en sortir dans cette région », a-t-elle déclaré.

Pérenniser les initiatives existantes

A la veille du débriefing de la caravane, les journa-listes ont visité deux unités de production dirigées par des femmes dans la commune rurale de Oula, située à une quinzaine de kilomètres de Ouahigouya. Il s’agit de la coopérative Tegawendé, spécialisée dans la production du beurre de karité à Ziga et de la coopérative Relwendé, qui fabrique du savon dans le village de Kalsagdo.

Les responsables des coopératives ont expliqué que les revenus générés permettent aux femmes de participer à la prise en charge des dépenses fami-liales. Toutefois, pour accroître leurs productions, elles ont souhaité un accompagnement accru de la part de leurs conjoints et des partenaires. « Nous demandons le soutien de nos maris et des différents partenaires pour dyna-miser nos activités », a indiqué la présidente de la coopérative Tegawendé de Ziga, Florence Ouédraogo.

Conscient de cette réalité, le Président de la délégation spéciale (PDS) de la commune rurale de Oula, Moussa Ouédraogo, a salué les actions de sensibilisation menées. Selon lui, à Oula, de nombreuses femmes s’investissent quotidiennement dans des activités contribuant au développement local.

Il a plaidé pour un renforcement de l’accompagnement dont elle bénéficie déjà afin de consolider les acquis et d’assurer la pérennité des initiatives existantes. Le PDS a rassuré les femmes que des dispositions sont prises pour leur faciliter l’accès à la terre. Portée par le mi-nistère de la Santé, à travers le Programme d’appui au développement sanitaire (PADS), et le ministère de la Famille et de la Solida-rité, la campagne nationale « Entreprendre au féminin », également appelée « PAGB YIDGR-SOORÉ », vise à promouvoir l’entrepreneuriat féminin comme un levier de transformation sociale, de réduction des inégalités de genre.

Soumaïla BONKOUNGOU

Santé : L’ADEMAS mobilise les acteurs francophones pour l’autosoin

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 Une délégation de l’Agence pour le développement du marketing social (ADEMAS) du Sénégal, conduite par son directeur exécutif, Dr Cheikh Saad Bou SARR a effectué une mission au Burkina Faso du 19 au 24 octobre 2026. Cette visite vise à renforcer la participation des acteurs burkinabè au Hub francophone de l’auto soin en Afrique de l’Ouest et à favoriser le partage des bonnes pratiques à l’échelle sous-régionale.

Le Burkina Faso dispose d’acquis susceptibles d’inspirer d’autres pays de la sous-région dans la promotion de l’autosoin. C’est l’un des principaux enseignements de la mission effectuée par une délégation de l’ADEMAS Sénégal, du 19 au 24 octobre 2026. À travers cette visite, l’organisation entend faire connaître le Hub francophone de l’autosoin, présenter ses missions et ses possibilités de partenariat, mais aussi mobiliser les acteurs nationaux autour d’une dynamique régionale de partage des connaissances et de plaidoyer.

Conduite en collaboration avec le Programme de marketing social et de communication pour la santé (PROMACO) du Burkina Faso, cette mission a permis à la délégation de rencontrer plusieurs acteurs du secteur de la santé, notamment des représentants du ministère de la Santé, du Secrétariat permanent du Conseil national de lutte contre le sida et les infections sexuellement transmissibles (SP-CNLS-IST), de la société civile ainsi que des partenaires techniques et financiers.

Au terme des échanges, les représentants de l’ADEMAS ont dressé un bilan positif de leur séjour. Ils ont notamment relevé plusieurs initiatives développées au Burkina Faso pour promouvoir l’autosoin, dont l’élaboration de directives nationales, l’intégration de cette approche dans la formation initiale des infirmiers et dans les cours de santé publique, ainsi que la mise en place d’un référentiel de performance. Le pays dispose également de 22 fiches consacrées à l’autosoin, tandis qu’un guide de mise en œuvre d’une campagne de promotion de cette pratique est en cours d’élaboration.

Pour le directeur exécutif de l’ADEMAS, Dr Cheikh Saad Bou SARR, ces expériences constituent des ressources importantes à partager avec les autres pays francophones de la région. Elles pourraient contribuer à renforcer les connaissances et les capacités des acteurs engagés dans la promotion de l’autosoin, tout en favorisant la mutualisation des efforts.

Selon la définition de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) rappelée par l’ADEMAS, l’autosoin désigne la capacité des individus, des familles et des communautés à promouvoir la santé, à prévenir les maladies, à maintenir leur état de santé et à faire face à la maladie ou au handicap, avec ou sans l’accompagnement d’un professionnel de santé.

Cette approche englobe les comportements quotidiens favorables à la santé, les pratiques de prévention, la reconnaissance des signes d’alerte, certaines interventions réalisées par les personnes elles-mêmes et le recours approprié aux services de santé.

L’objectif est de permettre à chacun de mieux connaître son corps, de comprendre ses besoins et de prendre des décisions éclairées concernant sa santé. Une population bien informée est ainsi mieux outillée pour adopter des comportements favorables à son bien-être et solliciter une assistance médicale lorsque cela est nécessaire.

L’autosoin peut également contribuer à réduire certains risques évitables et à renforcer l’autonomie des populations. Il présente un intérêt particulier pour les personnes confrontées à des difficultés géographiques, financières ou sociales d’accès aux services de santé.

Parmi les exemples d’interventions citées par l’ADEMAS figurent l’autodépistage du VIH, ainsi que l’auto-injection contraceptive ou d’insuline après une formation appropriée. Ces pratiques peuvent faciliter l’accès aux soins et contribuer à leur continuité. L’autosoin ne se substitue toutefois pas aux professionnels de santé : il vise plutôt à renforcer les capacités des populations tout en favorisant le recours approprié aux services sanitaires.

Un hub francophone pour mutualiser les expériences

La mise en place du Hub francophone de l’autosoin, répond à un besoin de participation accrue des acteurs francophones aux initiatives internationales dans ce domaine.

Le Self-Care Trailblazer Group (SCTG), une coalition mondiale engagée dans la promotion de pratiques d’autosoin sûres et efficaces ainsi que dans leur intégration aux politiques et aux systèmes de santé, compte plus de 1 000 membres individuels et 485 organisations membres, selon les données présentées par l’ADEMAS. Le document souligne que les membres issus des pays francophones ne représentent que 13 % des membres, contre une majorité provenant du monde anglophone.

Les différences linguistiques et de fuseaux horaires, ainsi que la prédominance de l’anglais dans les activités organisées par la coalition, ont limité la participation de certains acteurs francophones. Le Hub vise donc à faciliter leur engagement, à améliorer leur accès aux ressources et à créer un cadre d’apprentissage et de collaboration en Afrique de l’Ouest francophone.

En partenariat avec le SCTG, Population Services International (PSI) a confié à l’ADEMAS, dans un premier temps, la responsabilité de la promotion de l’autosoin au Sénégal, avant de lui confier la gestion du hub sous-régional. Des missions de présentation ont déjà été organisées en Côte d’Ivoire, au Togo et au Burkina Faso.

Pour consolider les acquis de la mission, l’ADEMAS et PROMACO envisagent d’assurer le suivi des adhésions des acteurs burkinabè aux différentes plateformes mondiales consacrées à l’autosoin. Cette démarche devrait faciliter le partage des documents stratégiques et des expériences du Burkina Faso au sein du réseau du SCTG.

Un webinaire réunissant les différentes parties prenantes est également prévu. Il permettra de donner davantage de visibilité aux initiatives conduites au Burkina Faso et de favoriser le partage des bonnes pratiques avec les autres acteurs de la région.

À travers ces perspectives, la mission ouvre des possibilités de coopération entre les acteurs burkinabè et leurs homologues de la sous-région. L’enjeu est de capitaliser les expériences existantes, de renforcer les synergies et de contribuer à faire de l’autosoin une pratique accessible au plus grand nombre.

B.S.