Haoua Sorgho, secrétaire permanente du guichet unique du commerce et de l’investissement : « Tout importateur de détergents, de concentrés de tomate, d’eau de javel, de savon a l’obligation de demander une autorisation »

En sa séance du 8 octobre 2026, le Conseil des ministres a révisé le décret portant fixation de la liste des produits soumis à Autorisation spéciale d’importation (ASI) et à Autorisation spéciale d’exportation (ASE). Cette révision intègre désormais les concentrés de tomates, les détergents, le savon et l’eau de javel sur la liste des produits soumis à l’ASI. Dans cette interview accordée à Sidwaya, la secrétaire permanente du guichet unique du commerce et de l’investissement, Haoua Sorgho, revient sur les motivations de la prise de ce décret et l’impact attendu. Elle y lance également un appel à toutes les parties prenantes à jouer pleinement leur partition afin de permettre à la nouvelle mesure de produire tous les effets escomptés.

Sidwaya (S) : Le gouvernement à travers un décret, a révisé la liste des produits soumis à autorisation
spéciale d’importation, en intégrant de nouveaux produits comme les concentrés de tomates, les détergents, le savon, l’eau de javel. Qu’est-ce qui a motivé la prise de ce décret ?

Haoua Sorgho (H.S) : Le conseil des ministres, en sa séance du 8 octobre 2026, a pris un certain nombre de textes pour encadrer plusieurs secteurs d’activités. Et c’est dans ce cadre que le ministère de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat a soumis trois décrets qui ont été adoptés. Et parmi ces décrets, il y a le décret fixant la liste des produits soumis à autorisation spéciale d’importation et des produits soumis à autorisation spéciale d’exportation. Ce décret s’inscrit dans la vision du gouvernement de mieux apprécier les flux des échanges commerciaux, de promouvoir la production nationale et de protéger le consommateur. L’autorisation spéciale d’importation est un mécanisme administratif mis en place pour encadrer les importations d’un certain nombre de produits jugés stratégiques, et préalablement définis en fonction des informations économiques.

De même, les auto-risations spéciales d’exportation sont également un dispositif administratif mis en place pour contrôler la sortie d’un certain nombre de produits, jugés stratégiques et conformément à nos orientations, à nos besoins. Ces dispositifs ont été mis en place pour avoir une certaine visibilité afin de pouvoir suivre les flux commerciaux, de disposer des informations justes sur les produits concernés pour la prise de décision. Ils ne viennent donc pas fermer le marché burkinabè aux produits similaires venant de l’extérieur. Il s’agit juste de permettre à l’Etat d’avoir plus de visibilité conformément à ses orientations, à sa vision. Parlant de vision, depuis, le 30 septembre 2022, jusqu’à nos jours, le Président du Faso, le camarade capitaine Ibrahim Traoré a décidé de faire de l’industrialisation un pilier du développement écono-mique de notre pays. Suivant cette volonté politique bien affrichée, plu-sieurs unités industrielles ont vu
le jour avec l’accompagnement du gouvernement et du peuple, à travers l’actionnariat populaire, et l’engage-ment du secteur privé.

Avec cet essor industriel, il y a eu la production d’un grand nombre de produits sur le marché burkinabè dans plusieurs domaines. Il était donc indiqué pour le gouvernement de prendre un certain nombre de mesures pour accompagner ces unités indus-trielles afin de leur permettre de pérenniser leurs activités, rentabiliser leurs investissements et de protéger les consommateurs. C’est dans ce sens que le gouvernement a décidé de voir dans quelles mesures, il faut ajouter ces nouveaux produits mis sur le marché par nos unités nationales à la liste des produits soumis à l’autorisation spéciale d’importation et à l’autorisa-tion spéciale d’exportation, au regard du volume de production, du niveau important de consommation et d’importation de ces produits similaires venant de l’extérieur. Dans cette dynamique, depuis 2022, l’exécutif a eu à réviser à quatre reprises le décret portant autorisation spéciale d’importation et d’exportation. En 2023, il a été révisé pour prendre en compte le fil de coton, les aliments pour bétail et pour volaille qui sont produits par nos unités nationales et qui sont disponibles maintenant sur le marché national.

En 2024, il a été également révisé pour prendre en compte la tomate fraîche, les mangues, le miel et d’autres produits sur cette liste des produits soumis à autorisation spéciale d’importation et d’exportation. Le 30 juillet 2026, ce décret a d’abord fait l’objet de révision pour prendre en compte les couscous, les semoules et gritz de maïs sur la liste des produits soumis à l’autorisation spéciale d’importation. Et dernièrement, le 8 octobre 2026, il a encore été révisé pour prendre en compte un certain nombre de produits de nos unités nationales que sont les concentrés de tomates, l’eau de Javel, le savon et les détergents.

Désormais, toute personne qui veut importer des détergents, des concen-trés de tomate, de l’eau de javel, du savon a l’obligation de demander une autorisation. Il n’y a pas ce jour où lesdits produits ne sont pas utilisés dans une famille, dans un ménage, dans un hôpital. C’est pour dire que ces produits sont fortement consommés, fortement demandés et nos unités nationales sont en mesure d’approvisionner le pays, d’assurer les besoins de nos consommateurs.

La prise de ce décret s’inscrit dans la vision du gouvernement de mieux apprécier les flux
des échanges commerciaux, de promouvoir la production nationale et de protéger le consommateur.

Il y a donc lieu de prendre des mesures pour réguler le marché afin d’assurer l’écoulement de ces produits, d’accompagner les investisseurs
et assurer également la protection des consommateurs. Parlant des concentrés de tomates, vous convenez avec moi qu’il n’y a pas ce jour où ce produit n’est pas utilisé dans les grandes villes, par les familles, pour la production des repas que chacun de nous consomme.

S : Malgré que la demande de ces produits soit forte, vous rassurez donc que cette mesure ne va pas entraîner leur rupture sur le marché ?

H.S : La mesure n’a pas été prise de façon fortuite, mais au regard du niveau de production de ces unités qui peuvent répondre aux besoins de la population au niveau national, voire même couvrir d’autres demandes au niveau de la sous-région, au niveau national. De 2022 à 2026, pour le secteur des détergents et des concentrés de tomates, 23 unités ont été mis en place, dont 21 dans le secteur des détergents et deux dans le secteur de la transformation de la tomate fraîche.

Le montant des investissements de ces 23 unités se chiffre à près de 26 milliards F CFA, avec plus de 1700 emplois créés au profit de la population. Pour ce qui est de leurs capacités de production, à titre d’exemple, en matière de détergents en poudre, nos unités nationales produisent plus de 115 000 tonnes, contre des importations d’environ 50 000 tonnes. En matière d’eau de javel, nos unités nationales peuvent produire plus de 11 millions de litres, contre 2 millions de litres importés. La production dépasse largement de loin ce que nous importons. Je rassure donc que ces produits sont disponibles et que nos unités nationales sont en mesure de produire des quantités suffisantes pour répondre à la demande de la population, tout en travaillant à assurer leur sécurité.

Car, ces produits étant fabriqués par nos unités nationales, nous avons la maîtrise de la composition des matières utilisées. Le fait qu’ils sont produits par nos unités locales nous permet de réguler également leur production et de rassurer les consommateurs. Ces produits sont disponibles, de qualité et à la portée des consommateurs. Il reste à travailler à ce que ces produits soient présents sur le marché, dans les différents lieux de commerce, mais aussi dans nos assiettes afin d’accompagner ces unités industrielles, ces promoteurs qui ont accepté d’investir massivement en créant des emplois, de la richesse. Tout cela concourt au développement de notre secteur économique.

S : Pouvez-vous revenir plus en détail sur l’impact attendu de ce décret ?

H.S : La prise de cette mesure va permettre de faire la promotion de ces produits nationaux, d’accompagner
ces acteurs économiques dans l’écoulement de leur production. Et qui parle d’écoulement de la production, parle d’augmentation du chiffre d’affaires. Qui parle d’augmentation du chiffre d’affaires, parle également d’investissement. Et qui parle d’augmentation de l’investissement, parle de création d’emplois. Et qui parle de création d’emplois, parle donc de création de richesses pour l’économie et pour tout le monde. L’intérêt, c’est aussi la protection du consommateur, que nous sommes.

Cette mesure est un instrument politique en matière de commerce qui vise à accompagner les acteurs locaux. Mais, il appartient aux promo-teurs qui interviennent en amont et en aval de prendre à bras le corps la promotion et la distribution de leurs produits. Car, c’est dans cette dynamique qu’ensemble, l’Etat et investisseurs pourront donc assurer le développement industriel. Et je précise que l’inscription de ces produits sur la liste des produits soumis à autorisation spéciale d’importation et autorisation spéciale d’exportation ne veut pas dire que tous les documents qui étaient demandés pour l’importation sont suspendus ou retirés.

Non, la nouvelle mesure vient en complément afin de réguler le marché et permettre l’écoulement de nos produits nationaux. J’invite donc tous ceux qui importent ces produits de demander une autorisation spéciale d’importation pour faciliter les formalités douanières. Car, de par le passé, ces produits n’étaient pas soumis à l’autorisation spéciale d’importation. Mais, depuis l’adoption de ce nouveau décret, ils le sont désormais. Les importateurs doivent donc s’attacher aux services du guichet unique du commerce et de l’investissement qui est chargé de faciliter l’obtention de ce document.

S : Concrètement, quelle est la procédure pour obtenir cette auto-risation spéciale d’importation de ces nouveaux produits ?

H.S : Concernant la tomate, les concentrés de tomate, pour obtenir l’autorisation spéciale d’importation, il y a la facture pro-forma datant de six mois que vous devez avoir. Vous devez être à jour de vos impôts en disposant de l’attestation de situation fiscale timbrée à 500 F CFA. Vous amenez ces deux documents au niveau du Guichet unique du Commerce et de l’Investissement. Nous allons donc vous faire acheter les imprimés que la Chambre du Commerce vend et dont le prix global ne dépasse pas
2 000 F CFA. Si nous avons ces documents réunis, nous vérifions leur authenticité, et procéder donc à la délivrance de l’autorisation spéciale d’importation. Mais par moments, nous avons besoin des avis d’autres ministères compétents pour pouvoir nous assurer de la conformité, du respect de la réglementation, avant de procéder à la délivrance de cette autorisation spéciale d’importation, qui n’est que le premier document pour enclencher la procédure liée à l’importation.

De 2022 à 2026, 21 unités de production des détergents ont été mis en place.

Le détergent, le savon, l’eau de Javel, les concentrés de tomates ont été soumis à l’autorisation spéciale d’importation ; pour le moment, ils ne sont pas soumis à l’autorisation spéciale d’exportation comme d’autres produits le sont. Autrement dit, la régulation ne concerne que l’impor-tation des produits similaires à ces produits.

S : Nous sommes dans la zone UEMOA, un espace communautaire qui préco-nise la libre circulation des biens et
des personnes. Qu’en est-t-il de la conformité de ce décret avec les normes communautaires ?

H.S : Ce décret est en phase avec les règles communautaires. Car, ce dispositif qui a été mis en place n’est pas fait pour interdire l’importation de produits similaires étrangers. Il s’agit juste pour permettre à l’Etat d’avoir de la visibilité pour suivre les flux d’importations et réguler le marché intérieur pour accompagner nos unités nationales dans l’écoulement de
leurs productions et protéger nos consommateurs. Cela veut dire que les produits similaires que l’on vient d’inscrire sur la liste des produits soumis à l’autorisation spéciale d’importation et d’exportation sont toujours importés, mais le marché est régulé.

S : Nous sommes dans le « mois du consommer local ». Quel est message voulez-vous lancer à toutes les
parties prenantes, notamment les importateurs et les populations, pour accompagner cette mesure du gouvernement burkinabè et permettre à ce décret de produire tous les effets attendus ?

H.S : Ces produits mis sur le marché sont le résultat des efforts de tous : du gouvernement, de la population et du secteur privé. Il appartient donc à tous les Burkinabè de consommer ce que nous produisons et transformons afin de booster nos investissements, de garantir la rentabilité de ces unités, de créer des emplois. A travers ce mois du consommons local, nous voulons inviter toute la population
à consommer ce que nos unités industrielles mettent sur le marché afin d’assurer leur pérennité. Nous gagnerons à consommer ces produits afin de permettre de rentabiliser leurs investissements, de créer des emplois pour nos enfants et nos frères et créer de la richesse au profit de tout le monde et également assurer la protection de tout un chaque un de nous en tant que consommateur. Car, ces mesures de régulation profitent au final aux consommateurs. C’est un cri du cœur que je lance à toute la population : consommons ce que nous produisons, consommons ce que nous connaissons. Encourageons nos unités industrielles en consommant leurs produits. Et dans c’est cette dynamique collective que nous allons travailler à valoriser notre industrie nationale qui fera la fierté de tous les Burkinabè qui va contribuer à booster notre économie.

Interview réalisée par
Mahamadi SEBOGO
Windmad76@gmail.com

Journée mondiale de la santé mentale : les crises post-traumatiques au menu des échanges

A l’occasion de la Journée mondiale de la santé mentale, le service de psychiatrie en collaboration avec la Société burkinabè de santé mentale a organisé une conférence publique sur la « santé mentale dans un contexte de défis sécuritaires », le samedi 10 octobre 2026, à Ouagadougou.

Selon l’Organisation mon-diale de la santé (OMS), la santé mentale est une composante essentielle de notre santé, permettant de faire face aux sources de stress de la vie, de réaliser notre potentiel, de bien apprendre et travailler et de contribuer à la vie de la communauté. Cependant, cette santé peut être troublée par de nombreux facteurs dont, la crise sécuritaire. C’est dans cette optique que le service de psychiatrie en collaboration avec la Société burkinabè de santé mentale a organisé dans le cadre de la Journée mondiale de la santé mentale, une conférence publique pour sensibiliser la population sur les conséquences de la santé mentale sur la population, samedi 10 octobre 2026, à Ouagadougou. Le thème choisi est : « santé mentale dans un contexte de défis sécuritaires ». Le conférencier, Dr Alphonse Nikiema, par ailleurs, psychiatre-psychothérapeute au Centre hospitalier universitaire de Bogodogo, a relevé que la crise sécuritaire que traverse le Burkina Faso, a un impact sur la santé mentale des populations, aussi bien les personnes sinistrées que celles qui les protègent. Il a soutenu qu’1/5 des personnes dans les zones de guerre souffrent des troubles mentaux.

Le chef de service de psychiatrie de l’hôpital Yalgado Ouédraogo, Boubacar Bagué : « la santé mentale est un levier, un élément capital qui contribue au bon développement harmonieux de chacun de nous et
qui aide à une bonne productivité en termes de rendement ».

« Contrairement aux blessures physiques, celles psy-chiques sont souvent invisibles », a-t-il mentionné. Pour Dr Alphonse Nikiema, les séquelles liées à la guerre durent souvent une dizaine d’années, si elles ne sont pas prises en charge. Il a donc appelé la population à être attentive face aux troubles de comportement et à consulter un spécialiste. Pour une bonne santé mentale, le psychiatre-psychothérapeute préconise la vie en communauté, la pratique du sport et un sommeil régulier. La conférence s’est déroulée en présence du chef de service
de psychiatrie de l’hôpital universitaire Yalgado Ouédraogo, Boubacar Bagué. Pour lui, il n’y a pas de santé sans santé mentale.
« La santé mentale est un levier, un élément capital qui contribue au bon développement harmo-nieux de chacun de nous et qui aide à une bonne productivité en termes de rendement », a-t-il relevé. Aussi, Boubacar Bagué a ajouté que quand la santé mentale est troublée, cela entraine des conséquences, pour l’individu lui-même, mais également pour son entourage. Il a, en outre, rassuré que les agents de santé vont être outillés pour accompagner les patients atteints de troubles, de stress post-traumatique, de dépressions, d’anxiété et les conduites addic-tives.

Mariama Claire Mandomba LOMPO

Campagne agricole humide au centre pénitentiaire de Baporo : Pour 500 tonnes de céréales prévues, plus de 1014 tonnes sont attendues

Le camarade Me Edasso Rodrigue BAYALA, ministre de la Justice a effectué, le vendredi 9 octobre 2026,
une visite au centre pénitentiaire agricole de Baporo. Cette sortie de terrain visait à apprécier l’évolution
de la campagne agricole humide 2026. Au terme de la visite, le constat est plus que satisfaisant, avec des champs présentant une belle physionomie, le riz déjà en pleine récolte.

Avec des poches de sécheresse au stade des semis, sur les 300 hectares emblavés, 263 hectares ont pu être exploités, dont 90 hectares de riz, 85 hectares de maïs, 63 hectares de sorgho, 20 hectares de niébé et 5 hectares de sésame. Pour toutes ces spéculations, il est attendu une récolte totale de 550,2 tonnes pour le seul centre pénitentiaire agricole de Baporo. C’est la traduction en actes concrets de la vision du chef de l’Etat, le camarade capitaine Ibrahim Traoré Président du Faso, qui consiste à faire désormais de la prison une opportunité de production agricole et de formation professionnelle. Produire pour se nourrir, punir pour réinsérer dans la société, tel est désormais le slogan dans tous les établissements pénitentiaires du Burkina Faso.

Le ministre de la Justice s’est dit très satisfait des résultats de cette campagne, qui augurent de perspectives encourageantes pour la suite des récoltes. « Nous sommes très satisfaits aujourd’hui parce que nous sommes déjà aux récoltes pour le riz, et même le maïs est déjà à maturité », s’est-t-il exprimé. En rappel, la production pénitentiaire totale de 2020 à 2025 s’élève à environ 640 tonnes avec 350 tonnes produites en 2025. « Si les 1014 tonnes sont réalisées, ce qui est évident, car, on est aux stades des récoltes, c’est dire que l’on réalisera en une année deux fois ce qui a été réalisé en 6 ans », selon le camarade ministre.

Il faut aussi rappeler que cette production exceptionnelle est le résultat des réformes entreprises par le ministre Bayala depuis son arrivée à la tête du ministère de la Justice avec une mise en exergue du travail d’intérêt général. A Baporo, plus de 350 pensionnaires sont occupés par les travaux agricoles. Pour leur part, les pensionnaires ont réaffirmé leur engagement à faire de Baporo le grenier par excellence des établissements pénitentiaires du Burkina Faso.
A travers cette ambition, ils entendent poursuivre leurs efforts pour accroître les rendements et consolider les acquis de la production
agricole.

DCRP-MJ

Construire notre narratif

Face au terrorisme et à la guerre communicationnelle, le Burkina Faso et les deux autres pays de la Confédération des Etats du Sahel (AES) doivent davantage affirmer leur capacité à raconter eux-mêmes leur histoire. Les 15es Universités africaines de la communication de Ouagadougou (UACO) qui ont refermé leurs portes, le vendredi 9 octobre 2026, ont remis cet impératif au centre des débats. Au Burkina Faso, la lutte contre le terrorisme engage les forces de défense et de sécurité. A cette réalité s’ajoute une bataille de l’information dans laquelle les faits, les images et les paroles sont instrumentalisés à des fins de manipulation. Face aux fausses nouvelles, à la désinformation et aux récits hostiles, la réponse ne saurait se limiter à la dénonciation.

Elle doit être organisée, rapide, pertinente et convaincante. C’est tout l’intérêt d’une réplique tactique médiatique : assurer une veille permanente, vérifier les informations, identifier les narratifs trompeurs et leur opposer des contenus documentés, accessibles et capables de convaincre. Il ne s’agit pas de toujours réagir systématiquement à chaque provocation, mais de savoir quand, comment et avec quels arguments intervenir pour rétablir les faits et éclairer l’opinion.

De toute évidence, les médias burkinabè ne partent pas de zéro. Au quotidien, des contenus sont conçus et diffusés pour contrer les fakes news, déconstruire les manipulations, rétablir la vérité des faits et faire connaître les réalités du pays. Des journalistes s’emploient à expliquer les enjeux nationaux, à valoriser la résilience des populations et à rendre compte des efforts de reconstruction. Cet engagement mérite d’être consolidé. L’enjeu est désormais de franchir un nouveau palier en renforçant les dispositifs de veille informationnelle,
les capacités de vérification numérique et l’anticipation des campagnes de désinformation. Il faut aussi investir davantage dans la conception de contenus originaux, pédagogiques et persuasifs, adaptés aux différents publics et aux nouveaux modes de consommation de l’information. Car, une information juste, si elle arrive trop tard ou ne parvient pas à son public, risque de laisser le champ libre aux fausses nouvelles.

Les médias sont ainsi convoqués à assumer pleinement leur rôle dans la bataille des récits. Cela suppose de signer, par les actes et les pratiques professionnelles, un véritable engagement à occuper l’espace public. Laisser les autres raconter nos vécus, définir nos priorités et façonner seuls la perception de nos réalités reviendrait à leur abandonner une part essentielle de notre souveraineté. Notre récit doit être construit par nous-mêmes, avec nos mots, nos langues, nos références et nos expériences.

Le Burkina Faso ne se résume ni au terrorisme ni aux épreuves qu’il traverse. Des femmes et des hommes continuent de travailler, d’entreprendre, de créer et de participer à la construction nationale. Ces réalités méritent d’être documentées, expliquées et portées à la connaissance du public, sans jamais sacrifier l’exigence de vérité sur l’autel de la communication. Les conférences publiques et les conférences de presse du gouvernement sont illustratives de cette démarche.

Les recommandations des 15es UACO tracent, à cet égard, une voie : lutter contre la désinformation, renforcer les compétences numériques et éditoriales et soutenir la production de contenus africains de qualité. Mais les recommandations ne suffisent pas. Les rédactions doivent consolider leurs pratiques de vérification, structurer leur veille et investir dans des formats capables de retenir l’attention, de susciter l’adhésion et de résister à l’agressivité des contenus trompeurs, car, la manipulation n’a plus de limite. Elle allie désinformations, l’appel à l’émotion, aux faux experts, aux sondages tronqués… Cela vise à formater l’opinion publique, installer la peur, discréditer les autorités, provoquer la révolte.

A l’échelle de l’AES, la coopération médiatique en cours permettra de développer des compétences communes en matière de veille, de vérification numérique et de production éditoriale. La circulation des contenus entre les médias publics des trois pays constitue un levier important pour mieux faire connaître les réalités sahéliennes, croiser les regards et donner davantage de visibilité aux initiatives des peuples de la Confédération.

La déconstruction des récits appelle donc à un engagement collectif, durable et méthodique. Au dela des médias, les intellectuels de tous bords, les autorites coutumieres et religieuses, les FDS et tous les citoyens ont une part contributive à la construction de notre narratif.
Car, si les armes peuvent défendre un territoire, une information rigoureuse et un récit maîtrisé contribuent à préserver l’image du pays, à consilder la cohésion des peuples et à renforcer leur confiance en leur propre avenir.

Par Assetou BADOH

Campagne agropastorale 2026-2027 : Ismaël Sombié salue les performances de la ferme « Yere Ta »

Le ministre de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources animales et halieutiques, le commandant Ismaël Sombié, a visité la ferme « Yere Ta» du Conseil burkinabè des filières agropastorales et halieutiques (CBF) de Matourkou, le samedi 10 octobre 2026, à Bobo-Dioulasso.

Ce sont travers des mots de félicitation et d’encouragement que le ministre de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources animales et halieutiques, le commandant Ismaël Sombié a adressé au Conseil burkinabè des filières agropastorales et halieutiques (CBF) de Matourkou à l’issue de la visite de la ferme « Yere Ta » de Matourkou à Bobo-Dioulasso. En effet, dans le cadre du suivi de la campagne agropastorale 2026-2027, le camarade ministre d’Etat y a marqué une halte, le samedi 10 octobre 2026. Il a pu apprécier les efforts engagés par le CBF pour accroître les capacités de production, renforcer la disponibilité des semences et des produits vivriers, et promouvoir les bonnes pratiques agricoles.

« Nous avons vu du maïs de consommation, du sésame, du niébé et visiblement les rendements sont très importants et les plantes se portent bien. Nous avons interpellé les équipes de prendre les dispositions pour que cette production puisse se poursuivre au cours de la campagne sèche à venir», a-t-il exhorté. Selon le directeur général du CBF, Clément Attiou, sur une superficie globale de 300 hectares, la ferme a emblavé 243 hectares au cours de la campagne. Ils sont répartis entre trois principaux types de production à savoir : la production semencière, la production destinée à la consommation et la production fruitière. « La production semencière couvre environ 36 hectares, dont 17,6 hectares de niébé et 17 hectares de maïs. La production vivrière occupe environ 150 hectares.

Quant à la production fruitière, elle s’étend sur près de 80 hectares et concerne notamment l’anacarde, la mangue et le citron », a-t-il précisé. Pour lui, ces superficies traduisent la volonté du CBF de contribuer à l’approvisionnement du monde rural en semences et en produits agricoles, tout en valorisant le potentiel productif du site. Elles illustrent également la place que peut occuper une ferme de référence dans la promotion des filières agropastorales et halieutiques et la diffusion de pratiques de production performantes. Au regard des résultats engagés et des perspectives du site, le premier responsable du département de l’Agriculture a insisté sur la nécessité de maintenir cette dynamique au-delà de la saison humide.

Il a invité les responsables du CBF à anticiper la campagne sèche, en renforçant les dispositifs d’irrigation afin de soutenir l’intensification de la production et d’accroître les superficies cultivées. Au-delà des cultures déjà pratiquées, Ismaël Sombié a également recommandé d’élargir la gamme des spéculations à travers l’introduction de
cultures spécifiques à fort potentiel, notamment le palmier à huile, la vigne, la banane plantain et le cacao. L’ambition, de son avis, est de faire de la ferme « Yere Ta », un véritable champ témoin, réunissant une grande diversité de cultures et permettant de promouvoir des itinéraires techniques adaptés, des pratiques performantes et des modèles de production reproductibles.

Paténéma Oumar OUEDRAOGO


Le ministre Ismaël Sombié satisfait de l’état des cultures à Guenako

Le site de Guenako dans la province du Kénédougou, déclaré d’utilité publique par le gouvernement il y a deux ans, a été mis à la disposition des populations pour une exploitation encadrée par la société Faso Agropole, à travers l’agropole de Samandéni, qui couvre cette zone. A l’issue de sa visite, le ministre s’est réjoui de l’état général des cultures et des investissements consentis pour soutenir la production agricole. « Nous avons vu que les plantes se portent globalement très bien. Au cours de cette campagne agricole, des investissements importants ont été réalisés dans la production du niébé et du soja, aussi bien pour les semences de base que pour les semences certifiées. Ces efforts visent à renforcer les capacités de production et à améliorer la disponibilité des semences de qualité au profit des producteurs », a-t-il indiqué. Pour lui, malgré ces résultats encourageants, des défis restent à relever pour valoriser pleinement le potentiel agricole du site. Le ministre a notamment insisté sur la nécessité d’améliorer la fertilité des sols grâce à des apports d’amendements adaptés. Il a également souligné l’importance de développer des systèmes d’irrigation performants afin de permettre aux producteurs d’exploiter durablement les terres et de réaliser plusieurs campagnes agricoles au cours d’une même année. De l’avis du commandant Ismaël Sombié, la mobilisation de l’eau constitue un levier essentiel pour réduire la dépendance de l’agriculture aux aléas climatiques. Cette orientation s’inscrit dans la dynamique impulsée par le président du Faso, à travers la mise en œuvre de dix opérations présentées récemment lors d’une conférence de presse. Ces opérations visent notamment à promouvoir la production sous maîtrise totale de l’eau, afin de sécuriser les activités agricoles et d’accroître les rendements. Ismaël Sombié a saisi l’occasion pour rassurer la disponibilité de son département à accompagner les femmes engagées sur le site tout en les encourageant dans la production.

POO

‎Initiative presidentielle pour la relève et la promotion de l’élite sportive : L’Ambassadeur pour le sport joue la carte de la Ligue de l’Espoir (LIDE)

Le stade Wobi de Bobo-Dioulasso a abrité samedi 10 octobre, le lancement officiel de la première édition de la Ligue de l’Espoir (LIDE). Portée par l’Ambassadeur pour le Sport, le Camarade Charles KABORÉ, ancien capitaine des Étalons, cette compétition, réservée aux moins de 17 ans (U17), s’inscrit dans la vision du Chef de l’État, le Capitaine Ibrahim TRAORÉ, à travers l’Initiative Présidentielle pour la Relève et la Promotion de l’Élite Sportive.

Le Ministre Secrétaire Général du Gouvernement, le Camarade Ousmane OUATTARA, représentant le Premier ministre, Patron de cette édition, a, dans son discours, relevé le rôle cardinal de la jeunesse dans la Révolution Progressiste Populaire : « Le Chef de l’État, le Capitaine Ibrahim TRAORÉ, place la jeunesse au cœur de la transformation nationale (…) Investir dans la jeunesse, c’est préparer l’avenir de la Nation. Structurer le sport à la base, c’est donner à cette jeunesse des fondations solides pour bâtir l’avenir ».

Selon l’Ambassadeur pour le Sport, le Camarade Charles KABORÉ, ce championnat représente une opportunité majeure d’expression et de visibilité pour les jeunes de 13 à 17 ans. « C’est une initiative très importante pour la jeunesse sportive et la promotion de nos compétences (…) Cette compétition offre une opportunité aux jeunes d’être détectés par de grands clubs nationaux et étrangers », a-t-il souligné.

Au-delà des aspects compétitifs, avec ce projet ambitieux et s’appuyant sur son expérience, il s’agit pour l’ancien capitaine des Étalons, de transmettre les exigences du milieu professionnel aux plus jeunes. « On veut créer ce cadre-là pour qu’ils soient régulièrement en compétition, comme nous, on l’a été dans le temps. (…) Aujourd’hui nous venons traduire cette expérience ici avec l’accompagnement du Camarade Président, Capitaine Ibrahim TRAORÉ », a expliqué l’Ambassadeur pour le Sport.

Cette édition de la LIDE réunit 16 formations réparties entre Bobo-Dioulasso et Ouagadougou, et pose les bases d’un renouveau du football national. Elle ambitionne de devenir un pilier durable du développement du football burkinabè. C’est une initiative qui est mise en œuvre en attendant la Ligue de la Souveraineté, annoncée à l’issue du Conseil des ministres du jeudi dernier avec une plus large ouverture en termes de catégories et une envergure nationale prenant en compte toutes les régions du pays.

Le match inaugural de cette première édition de la Ligue de l’Espoir a vu la victoire des U17 de Rahimo FC sur ceux de Vitesse FC par 3 buts à 2.


‎Direction de la communication de la Présidence du Faso

Côte d’Ivoire : Euphrasie Kouassi Yao réinvestit son Prix Harambee au profit des femmes et des jeunes

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La lauréate du Prix Harambee 2026, Euphrasie Kouassi Yao, a consacré la dotation financière de cette distinction à des initiatives en faveur des femmes et des jeunes de la région du Gbêkê. La cérémonie de réinvestissement, organisée le 10 octobre 2026 à Bouaké, a notamment permis de financer 12 femmes et jeunes filles, de certifier 115 personnes en intelligence artificielle et de distribuer 350 ouvrages.

La distinction reçue à Madrid prend une dimension concrète sur le terrain. Le 3 mars 2026, Euphrasie Kouassi Yao a remporté le Prix Harambee pour l’égalité de la femme africaine. Plutôt que de conserver la dotation financière de 10 000 euros, soit 6 559 570 francs CFA, la ministre, conseillère spéciale du Premier ministre ivoirien chargée du Genre, a choisi de la réinvestir dans des actions au profit des femmes et des jeunes.

L’Université ICK de Bouaké a accueilli, le samedi 10 octobre 2026, la cérémonie consacrée à cette initiative. Plus de 320 personnes y ont pris part, aux côtés des autorités municipales et régionales, de représentants de la jeunesse et du Forum des confessions religieuses et coutumières.

« Harambee veut dire : tous ensemble », a rappelé Euphrasie Kouassi Yao devant les participants, soulignant ainsi l’esprit de solidarité qui a guidé son choix.

Douze femmes et jeunes filles soutenues dans leurs activités

Au cœur de cette initiative figure l’autonomisation économique des femmes. Douze femmes et jeunes filles de la région du Gbêkê ont chacune bénéficié d’un financement de 300 000 francs CFA pour développer leurs activités génératrices de revenus.

Les bénéficiaires exercent dans différents domaines, notamment la transformation du manioc, l’élevage, la restauration, l’artisanat, la santé communautaire, la production de jus de fruits et le tissage. L’appui concerne également des initiatives en faveur des femmes rurales.

Au-delà du financement, la lauréate du Prix Harambee a invité les bénéficiaires à faire fructifier les ressources reçues, à respecter leurs engagements et à soutenir, à leur tour, une autre femme ou une jeune fille.

« Ces financements ne sont pas une fin en soi. Ils sont un point de départ », a-t-elle indiqué.

Cette démarche entend ainsi inscrire l’appui financier dans une dynamique de solidarité et de transmission, afin que les bénéficiaires puissent contribuer à l’autonomisation d’autres femmes.

L’intelligence artificielle au service des compétences

La cérémonie a également été marquée par une initiative de renforcement des compétences numériques. Au total, 115 femmes et hommes de la région ont reçu leurs certificats à l’issue d’une formation en intelligence artificielle.

Cette action met en avant le développement des compétences numériques comme autre volet des initiatives conduites en faveur des populations du Gbêkê.

Dans le même esprit de mobilisation collective, Euphrasie Kouassi Yao a procédé à l’installation de l’un des premiers Comités Pratiques de LA BASE, le Réseau des Bâtisseuses et des Bâtisseurs d’Amour et de Solidarité Efficace.

Né en 2020, dans le contexte de la crise sanitaire liée à la Covid-19, ce réseau est issu du Compendium des Compétences Féminines de Côte d’Ivoire. Le bureau de Bouaké, présidé par Marina Fatoh, constitue une étape dans le déploiement de ces comités en Côte d’Ivoire et à l’international.

350 ouvrages distribués pour promouvoir la lecture

L’éducation a constitué un autre temps fort de la journée. Quatre élèves ont présenté leur compréhension du roman EKY ou le secret de la réussite, agréé par le ministère ivoirien de l’Éducation nationale et de l’Alphabétisation et prescrit aux classes de troisième depuis la rentrée scolaire 2024-2025. Ils ont chacun reçu un kit scolaire.

Trois lauréats d’un concours de lecture ont également été distingués.

Par ailleurs, cinq établissements scolaires ont reçu chacun 50 ouvrages, soit 250 livres. Dans chaque établissement, dix livres sont destinés à la bibliothèque et quarante exemplaires sont remis à des élèves issus de familles en difficulté. Au total, 200 élèves ont ainsi reçu leur propre exemplaire.

D’autres ouvrages ont été distribués à des élèves et à des femmes entrepreneures, portant à 350 le nombre total de livres remis au cours de la cérémonie.

Une double célébration institutionnelle

Cette journée de réinvestissement s’inscrit dans la célébration de deux anniversaires : les 15 ans du Compendium des Compétences Féminines de Côte d’Ivoire (COCOFCI), créé le 4 octobre 2011, et les 20 ans de la Chaire UNESCO « Eau, Femmes et Pouvoir de Décisions » (CUEFPOD), fondée le 11 janvier 2006.

Dirigée par Euphrasie Kouassi Yao et basée au Centre ivoirien de recherches économiques et sociales (CIRES), au sein de l’Université Félix Houphouët-Boigny d’Abidjan, la Chaire UNESCO intervient notamment dans les domaines de l’égalité des chances, de l’accès à l’eau et de la construction de la paix.

En 2018, le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) a reconnu le Compendium comme le meilleur programme africain de valorisation des compétences féminines, selon le communiqué.

À travers cette initiative à Bouaké, Euphrasie Kouassi Yao a ainsi associé son prix international à des actions locales touchant à l’autonomisation économique, au développement des compétences numériques et à l’éducation. Une manière de donner une portée collective à une distinction individuelle, en misant sur les capacités des femmes et des jeunes.

T.K.

Accès à l’eau potable : le Camarade Ministre d’État Ismaël SOMBIÉ lance de nouveaux travaux pour renforcer la desserte de 132 000 personnes à Bobo-Dioulasso 

« 𝑳’𝒆𝒂𝒖 𝒑𝒐𝒕𝒂𝒃𝒍𝒆 𝒆𝒔𝒕 𝒖𝒏 𝒅𝒓𝒐𝒊𝒕, 𝒑𝒂𝒔 𝒖𝒏 𝒍𝒖𝒙𝒆 ». Fidèle à cette exigence et aux orientations du Camarade Président du Faso, Chef de l’État, le Capitaine Ibrahim TRAORÉ, en faveur de l’amélioration des conditions de vie des populations, le Gouvernement renforce les investissements dans les infrastructures d’approvisionnement en eau potable.

C’est dans cette dynamique que le Ministre d’État, Ministre de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources animales et halieutiques, le Camarade Commandant Ismaël SOMBIÉ, a procédé, ce samedi 10 octobre 2026, à Bobo-Dioulasso, dans la région du Guiriko, au lancement des travaux de réalisation d’infrastructures hydrauliques destinées à améliorer la desserte en eau potable de plusieurs quartiers de la ville.

 

Ce projet répond aux difficultés d’approvisionnement rencontrées par les populations des secteurs 17, 18, 26 et 27, confrontés à une demande en eau supérieure aux capacités actuelles du réseau. Il vise à renforcer les capacités de pompage, de stockage et de distribution afin de garantir une meilleure disponibilité de l’eau dans les ménages.

Les travaux comprennent notamment la réalisation d’une station de pompage d’une capacité de 300 m³ par heure, la construction d’un château d’eau de 2 000 m³ et la pose d’environ 7 000 mètres linéaires de conduites. À terme, ces aménagements devraient permettre d’améliorer l’accès à l’eau potable pour près de 132 000 personnes supplémentaires. Le délai d’exécution est fixé à dix mois.

Pour le Ministre d’État, l’enjeu est de faire en sorte que la disponibilité de la ressource en eau se traduise concrètement par un accès effectif des populations à ce service essentiel. À Bobo-Dioulasso, le défi réside notamment dans le renforcement des infrastructures permettant d’acheminer l’eau jusqu’aux usagers.

Cette action traduit la volonté des autorités de donner une réponse concrète aux préoccupations quotidiennes des populations, conformément aux instructions du Camarade Président du Faso, Chef de l’État, le Capitaine Ibrahim TRAORÉ, qui placent l’amélioration des conditions de vie des Burkinabè au cœur de l’action publique.

Bobo-Dioulasso n’est pas la seule ville concernée par cette dynamique. Des travaux de renforcement de l’approvisionnement en eau potable sont également prévus ou en cours dans d’autres localités, notamment à Ouahigouya, Koudougou, Fada N’Gourma et Dédougou. L’objectif est d’accroître les capacités des infrastructures hydrauliques et de répondre plus efficacement aux besoins des populations.

À l’entreprise chargée de l’exécution des travaux, le Ministre d’État a adressé une instruction ferme : respecter les délais contractuels et garantir la qualité des ouvrages. Il a également appelé les structures techniques et les responsables du suivi du projet à maintenir leur mobilisation pour assurer une exécution rigoureuse des travaux et l’atteinte des résultats attendus.

Au-delà des infrastructures, c’est un impératif de dignité et de justice sociale qui guide cette action : faire de l’accès à l’eau potable une réalité pour un nombre toujours plus important de Burkinabé.

𝗗𝗖𝗥𝗣/𝗠𝗔𝗘𝗥𝗔𝗛

Lutte contre la criminalité urbaine : La Police Nationale démantèle un réseau de présumés braqueurs dans le Djôrô

Le Service Régional de la Police Judiciaire (SRPJ) du Djôrô, avec le concours de la Division des Investigations Criminelles (DIC) de la Direction de la Police Judiciaire (DPJ), le Commissariat Central de Police (CCP) de la ville de Bogandé et la Direction du Matériel et du Budget (DMB) de la Direction Générale de la Police Nationale (DGPN), a mis fin aux activités criminelles d’un groupe de malfrats, en majorité des repris de justice, spécialisés dans les vols à main armée.

Ils opéraient dans plusieurs localités du Burkina Faso, ainsi qu’à l’extérieur du pays, notamment Diarkadougou, Ouagadougou, Pouytenga, Houndé, Pâ, Dano, Diébougou, Bouroum-Bouroum, Legmoin, Kampti, Doudou, Gaoua, Bousséra, Galgouli, Bantara, ainsi que Doropo et Bouaké.

Le gang était bien structuré et bien organisé où le rôle de chaque membre était bien défini. Relativement à son mode opératoire, ses membres procédaient à l’identification de leurs cibles qui sont principalement les lieux de commerce, les boutiques Orange Money, les fonderies d’or, les acheteurs d’or, les stations-services et autres établissements susceptibles de détenir des liquidités.

Dès qu’une cible était choisie, ils se réunissaient dans un lieu pour préparer leur opération en déterminant les participants et les moyens à mobiliser. Pour passer à l’acte, ils se déplaçaient en binôme à motos et se masquaient avec des cache-nez, des casquettes et des pullovers.

Une fois sur les lieux, ceux armés de fusils assuraient le guet et la sécurité du groupe, pendant que les autres, munis d’armes blanches, procédaient au dépouillement des victimes. Ils effectuaient généralement des tirs de sommation pour intimider les riverains et empêcher toute intervention, et n’hésitaient pas à abattre leurs victimes en cas de résistance.

Après l’opération, une partie du butin était prélevée comme prix de location des armes et le reste était partagé entre les membres selon le degré de participation de chacun. Les téléphones portables volés étaient généralement abandonnés pour éviter d’être localisés par les enquêteurs, l’argent constituant leur principal objectif.

Grâce à la collaboration des populations, les enquêteurs ont appréhendé quatorze (14) membres actifs du groupe et saisir plusieurs objets dont deux (02) fusils à pompe, un fusil de chasse, quatre (04) pistolets automatiques, des chargeurs, des munitions, des armes blanches, un véhicule, des motos et des appareils électroménagers.

La Police Nationale remercie encore une fois les citoyens grâce à qui ce résultat a été atteint. Elle les invite par ailleurs à demeurer toujours vigilants autour d’eux, à éviter, autant que possible, de conserver d’importantes sommes d’argent dans les lieux de commerce et de faire preuve d’une vigilance accrue lors des déplacements ou des opérations financières.

Elle les exhorte à poursuivre la dynamique de dénonciation des cas suspects aux numéros verts que sont les 17, 16 et 1010.

La Police Nationale, une force publique au service des citoyens !

Source : Page Facebook de la Police Nationale

1re édition du concours ZAMA D’OR : six prix pour célébrer la créativité et l’excellence dans le domaine de la communication au Burkina Faso

Le Ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Pingdwendé Gilbert OUEDRAOGO a présidé le vendredi 9 octobre 2026, la première édition des ZAMA D’OR dans la salle des banquets de Ouaga 2000. Cette cérémonie marque une nouvelle étape importante dans la valorisation des métiers de la communication et de la publicité au Burkina Faso.

Six prix officiels composent le palmarès de cette première édition. Simon Céphas Bamouni, de l’Université Norbert-Zongo, est distingué en communication institutionnelle, tandis qu’Aboudou Karim Bationo, de OXY Conseil, est récompensé en communication commerciale.

Dans les créations radiophoniques et télévisuelles, Adama Wend-yam Ouédraogo, de OXY Conseil, est primé pour un spot institutionnel télévisé et Rhachida Moussa Maïga, de CRAC, pour son publi-reportage.

La presse écrite et la création graphique sont également à l’honneur, avec Sahkiru Dyne, de AG Partners Burkina, récompensé pour une affiche institutionnelle, et Nazaire Erick Zongo, de Omega Vision Communication, pour une affiche « produit ».

La diversité des catégories illustre la pluralité des compétences mobilisées dans le secteur de la communication publique à la publicité commerciale, en passant par la production audiovisuelle et la création visuelle.

Ce palmarès met ainsi en avant des profils et des structures qui participent à la vitalité de l’écosystème national de la communication.

La cérémonie a également été marquée par des distinctions honorifiques. Joachim Baky et Moussa Joseph Ouédraogo, dit CVD, ont reçu le ZAMA d’hommage, tandis que Désiré Comboigo et Malam Nignan ont été distingués par le ZAMA d’honneur.

En rendant hommage à ces figures, ainsi qu’à Zama Publicité, pionnière de la publicité au Burkina Faso, le concours établit un lien entre l’histoire du secteur et les ambitions de la nouvelle génération.
Le ministre Pingdwendé a par ailleurs exhorté les acteurs à faire de la communication un espace de responsabilité et de souveraineté culturelle.

<<Dans un contexte marqué par les défis sécuritaires, la désinformation et la nécessité de préserver la cohésion nationale, les messages diffusés doivent contribuer à apaiser, rassembler et éclairer. Cette exigence implique de mieux prendre en compte les langues nationales, les publics éloignés des grands centres urbains et les enjeux liés à la valorisation du patrimoine burkinabè >>, a-t-il souligné.

La pérennité de ZAMA D’OR dépendra désormais de sa capacité à s’inscrire dans la durée, à renforcer la crédibilité de ses critères de sélection et à encourager, au-delà des distinctions, une amélioration continue des pratiques professionnelles.

En consacrant l’excellence, l’innovation et l’engagement, le concours peut devenir un véritable moteur de transformation du secteur et un rendez-vous majeur pour une communication burkinabè plus ambitieuse, plus responsable et davantage au service des populations.

DCRP/MCCAT

𝐉𝐄𝐏𝐏𝐂 𝟐𝟎𝟐𝟔 : 𝐥’𝐄𝐱𝐩𝐨𝐬𝐢𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐠𝐨𝐮𝐯𝐞𝐫𝐧𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭𝐚𝐥𝐞 𝐬’𝐚𝐜𝐡𝐞̀𝐯𝐞 𝐬𝐮𝐫 𝐮𝐧 𝐞𝐧𝐠𝐚𝐠𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐚̀ 𝐫𝐞𝐧𝐟𝐨𝐫𝐜𝐞𝐫 𝐥𝐞 𝐝𝐢𝐚𝐥𝐨𝐠𝐮𝐞 𝐚𝐯𝐞𝐜 𝐥𝐞𝐬 𝐜𝐢𝐭𝐨𝐲𝐞𝐧𝐬

L’Exposition gouvernementale sur les réalisations et acquis de la Révolution progressiste populaire (RPP) a officiellement refermé ses portes, ce vendredi 9 octobre 2026, au Salon international de l’artisanat de Ouagadougou (SIAO). Le Camarade ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Porte-parole du Gouvernement, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, a présidé la cérémonie de clôture, représentant le Camarade Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo.

Organisée du 2 au 9 octobre dans le cadre de la deuxième phase des Journées nationales d’engagement patriotique et de participation citoyenne (JEPPC), cette première édition a accueilli près de 200 000 visiteurs. Durant huit jours, les populations ont découvert les réalisations des départements ministériels, échangé avec les responsables publics et bénéficié de prestations administratives et sociales.

Dans son discours, lu par son représentant, le Chef du Gouvernement a dressé le bilan de l’événement : 28 stands d’exposition, animés notamment par 19 départements ministériels et répartis en sept pôles thématiques sur plus de 3 500 mètres carrés. Le village de promotion des produits nationaux a accueilli plus de 140 stands. Quelque 700 exposants ont été mobilisés au total.

L’activité « Dialogue avec le Peuple » a constitué l’un des temps forts de l’exposition. Elle a permis aux membres du Gouvernement de présenter les acquis, les défis et les perspectives de leurs départements, tout en répondant aux préoccupations des citoyens.

Saluant la mobilisation des populations et l’engagement des acteurs, le Premier ministre a souligné la volonté de rendre l’action publique plus accessible, plus transparente et plus attentive aux besoins des citoyens. Cette proximité s’est également traduite par des services gratuits : prestations sanitaires, démarches d’identification, services judiciaires et opérations liées à l’assurance maladie universelle.

Sur le plan économique, le Chef du Gouvernement a rappelé les enseignements du panel de haut niveau consacré à la production et à la consommation nationales. Il a insisté sur le renforcement de la transformation locale et la promotion des produits burkinabè, conformément au thème des JEPPC 2026 : « Produisons burkinabè, consommons burkinabè ! ».

La cérémonie a également consacré les meilleurs stands. Après l’évaluation de 21 stands par un jury de cinq membres, le ministère de la Transition digitale, des Postes et des Communications électroniques a remporté le premier prix, devant le ministère de la Guerre et de la Défense patriotique. Les troisième, quatrième et cinquième prix sont revenus respectivement aux ministères de la Santé, de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources animales et halieutiques, et de la Sécurité. Une mention spéciale a été décernée au ministère des Affaires étrangères pour la qualité de son stand.

Tirant les enseignements de cette première édition, le Premier ministre a annoncé que les préoccupations et recommandations des citoyens seront prises en compte dans le dispositif de suivi de l’action gouvernementale. Les acquis de l’exposition seront également capitalisés pour en faire un rendez-vous annuel de redevabilité, avec la possibilité de l’étendre aux régions.

Le Chef du Gouvernement a félicité les départements ministériels, les structures exposantes, le comité d’organisation et l’ensemble des acteurs mobilisés. Il a invité les Burkinabè à poursuivre leur engagement patriotique au-delà de l’exposition.

Les activités des JEPPC se poursuivent jusqu’au 16 octobre 2026, à Ouagadougou, dans les régions et au sein des représentations diplomatiques du Burkina Faso.

DCRP/Primature

Audience du Président du Faso : Le Système des Nations unies à l’écoute des orientations du Capitaine Ibrahim TRAORÉ

Le Président du Faso, Chef de l’État, le Camarade Capitaine Ibrahim TRAORÉ a accordé, dans la matinée de ce vendredi 9 octobre 2026, une audience au Coordonnateur résident du Système des Nations unies au Burkina Faso, Njoya TIKUM. Il était accompagné des responsables des structures spécifiques des Nations unies.
« Nous sommes venus prendre les orientations du Président du Faso sur les grandes priorités du pays » indique le Coordonnateur résident du Système des Nations unies à sa sortie d’audience. Venu dans le cadre du renforcement des relations entre le Système des Nations unies et le Burkina Faso, Njoya TIKUM indique que le Chef de l’État a commenté la trajectoire prise par le pays des Hommes intègres, les progrès engrangés avec le Gouvernement et l’ensemble du Peuple burkinabè, notamment sur le plan de la sécurité, du développement, de l’économie et de la prise en charge des personnes déplacées.
« Les discussions que nous avons eues avec le Président du Faso nous confortent dans le schéma que nous avons pris en tant que Système des Nations unies » soutient le Coordonnateur résident du Système des Nations unies dans notre pays, Njoya TIKUM.
Le Coordonnateur résident du Système des Nations unies au Burkina Faso, Njoya TIKUM : « Le Burkina Faso est notre patron et dans ce cadre nous sommes venus prendre des orientations »
Le Coordonnateur résident du Système des Nations unies au Burkina Faso, Njoya TIKUM : « Le Burkina Faso est notre patron et dans ce cadre nous sommes venus prendre des orientations »
Selon Njoya TIKUM, l’audience a été également une opportunité pour les Nations unies de réaffirmer leur accompagnement aux côtés du Peuple burkinabè et de la vision du Chef de l’État pour la mise en œuvre du Plan R.E.L.A.N.C.E 2026-2030.
Direction de la communication de la Présidence du Faso

Forum de Beijing : la gouvernance urbaine à l’ère du numérique en débat

Les technologies façonnent à un rythme accéléré le fonctionnement des sociétés. Chaque jour, elles conquièrent petit à petit tous les compartiments de la vie sociale. Autant elles apportent des facilités extraordinaires dans le quotidien des populations, autant elles suscitent des inquiétudes quant à leur omniprésence dans toutes les sphères sociales. Leur appropriation conséquente et leur régulation sont au cœur des préoccupations tant au niveau étatique qu’à l’échelle de la gouvernance locale. Le numérique est devenu une partie intégrante dans le processus de modernisation des villes partout dans le monde. Il est inconcevable d’implémenter de nos jours une gouvernance urbaine sans une prise en compte des technologies. Les villes, centres névralgiques de toutes les révolutions et évolutions sociales, sont les baromètres à travers lesquels l’on perçoit véritablement l’influence du numérique sur le quotidien des populations.

Dans la dynamique de promouvoir une réflexion féconde sur la gouvernance urbaine, la quatrième édition du Forum de Beijing sur la réponse rapide aux plaintes du public se tiendra les 12 et 13 octobre 2026 sur le thème « L’ère du numérique et de l’intelligence artificielle et la ville au service des citoyens ». L’urbanisation est au cœur du développement de la modernisation et les enjeux futurs de la planète s’observent à partir des villes. Des données officielles stipulent que d’ici à 2050, 70% de la population mondiale sera urbaine. C’est dire combien les villes concentrent à elles seules les questions inhérentes à la démographie, à la mobilité, à la sécurité, à la gestion des ressources, bref à la gouvernance. Anticiper les réponses sur ces enjeux est l’un des objectifs visés par le Forum de Beijing.

De ce fait, la place du numérique dans la gouvernance urbaine est primordiale. Depuis quelques années, la gestion de grandes villes, à travers le monde, a connu une nette amélioration grâce à l’intervention des technologies. Une ville comme Beijing a mis en place un système de gestion des plaintes des citoyens et des entreprises à travers la ligne d’assistance téléphonique 12345. Grâce à ce dispositif, les services habilités à apporter des réponses aux requêtes des citoyens arrivent à remplir leurs missions avec plus d’efficacité. Grâce à l’appui du numérique, Beijing, ville aux 21 millions d’habitants, parvient à optimiser son travail en exploitant et en analysant efficacement les données qui se rapportent aux conditions de vie de la population. Ainsi, des solutions appropriées sont apportées aux difficultés des citadins.

L’outil numérique, conjugué à une qualité de la gouvernance, ouvre des perspectives intéressantes pour des villes futures en phase avec les besoins des habitants. Par exemple, la Zone de développement économique et technologique de Beijing, connue sous le nom de « Beijing E-Town », est devenue un pôle d’intelligence numérique où informatique en nuage, mégadonnées et intelligence artificielle sont mises à contribution pour offrir toute une gamme variée de services aux citoyens. À ce titre, il importe d’encourager les regards croisés autour de cette technologie incontournable.

La sécurité est également une dimension essentielle qui indique qu’une ville rassure et donne envie d’y résider ou de la visiter. En plus d’aider à résoudre les difficultés des citadins, les technologies participent à une meilleure sécurisation des villes. La gouvernance sécuritaire des villes s’est significativement améliorée en Chine grâce au numérique faisant du pays l’une des destinations les plus sûres au monde. Le Rapport sur l’indice de sécurité publique mondiale (2025-2026) a indiqué que la Chine occupe la première place du classement avec 84,62 points. À cela, il faut ajouter le sentiment de sécurité perçu à l’unanimité par ceux qui visitent la Chine. Des témoignages recueillis auprès de voyageurs étrangers, il ressort que la sécurité est perceptible partout dans les villes chinoises.

La gouvernance urbaine doit être comprise comme un processus national qui s’inscrit en droite ligne des objectifs de l’initiative Chine pacifique. Pour les autorités chinoises, il s’agit de travailler ardemment « pour rendre le pays plus sûr, la société plus ordonnée, la gouvernance plus efficace et la population plus satisfaite, que la modernisation à la chinoise avance de manière stable et durable.»

C’est pourquoi le Forum de Beijing se veut un cadre de rencontre et partage des meilleures pratiques en matière de gouvernance urbaine à l’aune du numérique et de l’intelligence artificielle. À ce rendez-vous où sont attendus plus de 3 200 invités dont plus de 240 participants internationaux venus de plus de 70 pays, il s’agira de nourrir la réflexion autour de thématiques comme « Raffinement et excellence : modèles de gouvernance de précision et durabilité urbaine », « Aspirations et bien commun : évolution de la bonne gouvernance et élévation de la civilisation urbaine », « Sagesse et partage : l’intelligence numérique au service de la modernisation de la gouvernance urbaine », « Échanges et intégration : gouvernance collaborative et ouverture et inclusivité des villes »…

À la lecture de ces thématiques variées, l’on voit combien la gouvernance urbaine est complexe d’autant plus qu’elle concentre de nombreux défis. Le numérique apparaît donc une nouvelle dynamique qui offre une palette d’approches pour gouverner judicieusement les villes avec à la clé des services de qualité offerts aux citoyens. L’outil technologique pourrait également favoriser une meilleure prise en compte des questions écologiques, de mobilité urbaine, de sécurité, d’inclusion sociale, d’architecture et de préservation du patrimoine culturel dans la gouvernance urbaine. Des cadres d’échanges comme le Forum de Beijing ouvrent des pistes réflexives pour mieux appréhender l’avenir des sociétés qui doit désormais se conjuguer avec le numérique.

Karim BADOLO

CGTN Français

 

JEPPC 2026 : le Camarade Yacouba Zabré GOUBA présente les acquis du MEMC et répond aux préoccupations des citoyens

Le jeudi 8 octobre 2026, le Ministère de l’Énergie, des Mines et des Carrières (MEMC) était à l’honneur dans le cadre de l’exposition gouvernementale organisée à l’occasion de la deuxième phase de la troisième édition des Journées nationales d’engagement patriotique et de participation citoyenne (JEPPC). Pendant plus de deux heures, le Camarade ministre Yacouba Zabré GOUBA, aux côtés de son homologue en charge de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat, a présenté les acquis de leurs départements respectifs au titre des quatre années de la Révolution progressiste populaire (RPP). Un exercice de redevabilité marqué par des échanges directs avec les citoyens.
La redevabilité, un devoir envers les citoyens
Dans la salle dédiée à la redevabilité, les deux membres du Gouvernement se sont prêtés à un exercice de transparence devant un public venu nombreux. Sans filtre, les citoyens ont posé leurs questions, exprimé leurs préoccupations et sollicité des précisions sur les actions engagées et les résultats obtenus.
D’entrée de jeu, le Camarade ministre Yacouba Zabré GOUBA a salué l’engagement des forces combattantes, dont l’action contribue à la réalisation des activités dans les secteurs de l’énergie, des mines et des carrières. Il a également rendu hommage aux agents de son département, soulignant leur contribution aux résultats présentés.
Pour lui, cette rencontre constitue une occasion importante d’échanger directement avec les populations sur le bilan de l’action publique. « Arriver à échanger avec le peuple autour d’un bilan », a-t-il souligné, est un exercice essentiel de redevabilité.
Énergie : accélérer la marche vers la souveraineté énergétique
Dans le secteur de l’énergie, le Camarade ministre a rappelé que le Burkina Faso faisait face, en 2022, à une forte dépendance vis-à-vis des importations d’électricité, qui représentaient alors environ 58 % de l’approvisionnement national. Pour inverser cette tendance, plusieurs réformes ont été engagées, notamment la modernisation des textes réglementaires, la réorganisation des structures et le renforcement des capacités nationales de production.
Selon le bilan présenté, les interventions sur les installations existantes ont permis de récupérer 100 mégawatts (MW) de puissance. À cela s’ajoute le développement de nouvelles capacités de production : entre 2022 et octobre 2026, la puissance installée serait passée de 501 MW à plus de 812 MW, soit 312 MW supplémentaires.
Le renforcement des infrastructures de transport et de distribution figure également parmi les avancées évoquées. Le ministre a fait état de plus de 1 800 kilomètres de lignes de transport et de plus de 4 300 kilomètres de lignes de distribution réalisés sur la période considérée.
En matière d’électrification rurale, il a indiqué que le taux serait passé d’environ 6 % à près de 12 % en quatre ans. Plus de 315 nouvelles localités auraient ainsi été électrifiées. Le déploiement de 25 000 lampadaires au cours de l’année précédente et la mise à disposition de plus de 10 000 kits au profit des personnes déplacées internes entre 2022 et 2025 ont également été cités.
À l’horizon 2030, l’ambition affichée est de porter la puissance installée à environ 2 500 MW, avec un effort soutenu d’installation de nouvelles capacités afin de répondre aux besoins des ménages, des zones rurales et des industries.
Mines : renforcer la maîtrise nationale des ressources
Abordant le secteur minier, le Camarade ministre a mis l’accent sur la volonté de maîtriser l’ensemble de la chaîne de valeur, de la connaissance du sous-sol à l’exploitation et à la transformation des ressources. Cette orientation s’est notamment traduite par la réforme du Code minier en 2024 et la prise en compte du contenu local.
Parmi les innovations présentées figurent le relèvement à 15 % de la participation gratuite de l’État dans les projets miniers et la possibilité pour celui-ci de porter sa participation à au moins 30 % à titre onéreux, conformément aux dispositions évoquées par le ministre.
La création de la Société de participation minière du Burkina Faso (SOPAMIB) constitue un autre levier de cette politique. Sept projets miniers seraient actuellement en développement, avec l’objectif d’en porter le nombre à dix à moyen terme. Le ministre a également évoqué les projets de mines semi-mécanisées portés par des acteurs nationaux, ainsi que la reprise envisagée de l’exploitation de Perkoa.
La constitution d’une réserve nationale d’or, le renforcement des capacités du service géologique national et la transformation locale des ressources figurent aussi parmi les mesures mises en avant. À ce titre, Golden Hand intervient dans le traitement des résidus miniers, tandis que la mise en place d’une raffinerie vise à accroître la valeur ajoutée créée au Burkina Faso avant l’exportation de l’or.
Sur le plan des recettes, le ministre a annoncé qu’environ 2 500 milliards de francs CFA auraient été mobilisés au profit de l’État au titre des recettes directes du secteur minier entre 2022 et 2025. Il a également rappelé que la production nationale d’or avait atteint 94 tonnes en 2025, portée notamment par la contribution du secteur artisanal. La SONASP, selon les chiffres présentés, serait passée de 457 kilogrammes d’or collectés en 2022 à environ 40 tonnes en 2025, évolution que le ministre a associée aux efforts de formalisation et de maîtrise de la commercialisation.
Carrières : promouvoir la transformation locale
Dans le sous-secteur des carrières, l’ambition est de dépasser la simple extraction de matières premières pour encourager leur transformation sur place. Le ministre a cité la production de pavés, de revêtements et d’autres produits utilitaires comme autant de possibilités de création de valeur et d’emplois.

Il a indiqué que 40 carrières sont en production, contribuant à l’approvisionnement des chantiers et aux besoins de développement du pays. La réhabilitation des sites après exploitation et une meilleure contribution du sous-secteur aux recettes publiques ont également été présentées comme des priorités.
La digitalisation des procédures administratives, notamment celles relatives aux agréments et au cadastre minier, complète les réformes engagées pour améliorer la gouvernance et faciliter les démarches des usagers accessible sur le https://e-agrements.memc.gov.bf/.
Consolider les acquis et poursuivre les efforts
Au terme de son intervention, le Camarade ministre Yacouba Zabré GOUBA a insisté sur la nécessité de consolider les résultats obtenus et de maintenir la dynamique engagée. L’enjeu, a-t-il fait comprendre, est de faire en sorte que l’exploitation des ressources nationales profite aux populations actuelles tout en préservant les intérêts des générations futures.
À travers cette séance de redevabilité, le MEMC a ainsi réaffirmé sa volonté de rapprocher l’action publique des citoyens, de rendre compte des résultats obtenus et de recueillir les préoccupations des populations pour orienter les efforts à venir.
Direction de la Communication et des Relations Presse

UACO 2026 : « Il faut intensifier la guerre communicationnelle interne », Pr Lassina Simporé

La 15e édition des Universités africaines de la communication de Ouagadougou (UACO) se tient du 7 au 9 octobre 2026, dans la capitale burkinabè. A l’occasion, l’enseignant-chercheur à l’Université Joseph-Ki-Zerbo, Pr Lassina Simporé a recommandé, hier jeudi 8 octobre 2026, d’accentuer la guerre communicationnelle interne pour contrer les offensives informationnelles étrangères.

Les étudiants de l’Institut des sciences et techniques de l’information et de la communication aux UACO 2026.
Les étudiants de l’Institut des sciences et techniques de l’information et de la communication aux UACO 2026.

Face à l’intensification des offensives informationnelles étrangères, les Etats africains doivent renforcer leurs capacités de défense dans le champ communicationnel. C’est la stratégie que l’enseignant-chercheur à l’Université Joseph-Ki-Zerbo, Pr Lassina Simporé, a recommandé aux pouvoirs publics et aux médias, hier jeudi 8 octobre 2026, à la faveur de la 15e édition des Universités africaines de la communication de Ouagadougou (UACO). Selon le Pr Simporé qui a animé une communication sur: « Quelles stratégies étatiques pour protéger les populations africaines face aux offensives informationnelles étrangères ? », une guerre communicationnelle interne intensive peut contribuer à déconstruire les narratifs subversifs et réduire l’impact des informations mensongères et nocives. En réalité, a-t-il soutenu, les enjeux sécuritaires ne se limitent plus aux seules dimensions militaire et économique. Ils concernent également l’espace informationnel, devenu, à ses dires, un terrain majeur d’affrontement. Pour preuve, a-t-il dit, les récits diffusés par les grands médias internationaux et les plateformes numériques influencent les perceptions et peuvent fragiliser les institutions et affecter la cohésion sociale. Pour ainsi faire face à la désinformation et à la propagande grandissante, a-t-il insisté, il convient de définir des mécanismes de veille stratégique, d’anticipation et d’alerte. « Il faut donc sensibiliser les populations, renforcer l’éducation aux médias et développer l’esprit critique des citoyens. Cette démarche devrait permettre de préserver la souveraineté cognitive des sociétés africaines, c’est-à-dire leur capacité à analyser les informations et à construire leurs propres représentations du monde », a ajouté le Pr Lassina Simporé.

Concernant ce volet de l’éducation aux médias, le communicateur a proposé de l’intégrer dans les établissements scolaires et même de l’étendre à l’ensemble de la société afin de permettre aux citoyens de mieux distinguer les informations fiables des contenus manipulatoires. Le Pr Simporé a préconisé également d’adapter les cadres juridiques à l’évolution de l’espace informationnel et de renforcer la coopération entre les Etats et les médias nationaux. En outre, l’enseignant chercheur a indiqué que la crédibilité des médias africains repose sur l’indépendance éditoriale, la rigueur professionnelle et la vérification systématique des informations. Il a ainsi appelé au renforcement des mécanismes de fact-checking pour détecter, analyser et corriger les contenus trompeurs. Il a encouragé également les médias à tirer davantage profit de l’intelligence artificielle pour vérifier les informations et produire des contenus adaptés. C’est ainsi que pourra émerger un espace informationnel africain plus autonome, capable de produire ses propres récits, de renforcer la cohésion des sociétés et de défendre les intérêts du continent dans l’arène mondiale, a-t-il conclu.

Joanny SOW

Journée internationale de la Poste : le message du Dr Aminata ZERBO/SABANE

En ce 9 octobre, le Burkina Faso se joint à la communauté postale internationale pour célébrer la Journée mondiale de la poste.
Loin d’être une simple commémoration, cette journée nous rappelle que la poste est bien plus qu’un service de courrier et de colis. Elle est un lien. Un lien entre les personnes de divers territoires, un lien entre les producteurs et les marchés, un lien entre les citoyens et les services auxquels ceux-ci aspirent. Un lien qui rapproche, qui facilite les échanges et qui contribue, chaque jour, à faire circuler des nouvelles, des informations, des biens, des documents et des opportunités.
Le thème retenu cette année par l’Union Postale Universelle, « Un seul réseau postal, des possibilités infinies », traduit à juste titre cette vocation.
À travers un réseau qui s’étend à l’échelle mondiale, la poste constitue en effet l’un des plus importants réseaux de proximité au service des populations. Mais au-delà de ses infrastructures et de ses services, elle repose sur une valeur fondamentale : la confiance.
La confiance de celles et ceux qui confient à la poste leurs courriers, leurs documents, leurs marchandises et, parfois, une part de leurs projets et de leurs espoirs.
Au Burkina Faso, ce thème trouve un écho tout particulier avec nos ambitions nationales de transformation économique et sociale.
Notre pays a besoin de réseaux solides, accessibles et résilients pour accompagner son développement. Dans cette dynamique, le réseau postal doit pleinement prendre sa place et continuer à évoluer, à se moderniser pour répondre aux besoins nouveaux de nos populations.
Cette transformation est déjà engagée. Elle se traduit notamment par le développement de nouvelles formes de proximité, à l’image des Zama Tchey, qui contribuent à étendre le maillage postal et à faire de la poste, un acteur important de l’inclusion numérique en rapprochant les services dématérialisés de l’administration publique des populations. Ces nouveaux points de contact constituent aujourd’hui l’un des visages de la modernisation et de l’extension du réseau postal burkinabè.
Cette transformation se traduit également par l’actualisation du cadre légal et réglementaire du secteur, l’évolution des services financiers postaux, qui a conduit à la création de la Banque postale du Burkina Faso, ainsi que par le renforcement de l’identification et de la traçabilité des envois et des opérateurs postaux à travers le lancement prochain de la plateforme nationale de tracking.
À travers ces différentes initiatives, nous faisons progressivement évoluer notre réseau postal pour le rendre plus accessible, plus moderne, plus innovant et davantage en phase avec les besoins de nos populations et les transformations de notre économie.
En regardant la poste aujourd’hui, nous devons voir bien au-delà du courrier que nous recevons ou du colis que nous envoyons. Nous devons voir un réseau de possibilités.
Notre ambition est de faire du réseau postal burkinabè un véritable levier de développement, d’inclusion et de souveraineté, au bénéfice de toutes les populations.
Cette ambition exige de poursuivre et intensifier les efforts déjà entrepris pour étendre la couverture postale, moderniser les points de contact, améliorer la qualité des services et renforcer la capacité de nos opérateurs à répondre aux mutations du secteur.
Cette ambition s’inscrit pleinement dans la vision de la Révolution Progressiste Populaire et dans les orientations du Plan RELANCE, qui placent la transformation structurelle de notre économie, l’inclusion et le développement endogène au cœur de l’action publique.
Sa réalisation appelle la mobilisation de l’ensemble des acteurs de l’écosystème postal : pouvoirs publics, opérateurs postaux, partenaires techniques et financiers, travailleurs du secteur et, bien entendu, les usagers eux-mêmes.
C’est par le dialogue, la coopération, l’innovation et le partage d’expériences que nous pourrons construire un réseau postal à la hauteur des aspirations de notre peuple.
En cette journée particulière, je voudrais, à cet égard, saluer particulièrement les femmes et les hommes qui font vivre quotidiennement la poste dans notre pays malgré les défis auxquels ils font face.
Dans les bureaux de poste comme sur le terrain, dans les services de proximité comme dans les fonctions techniques et administratives, vous contribuez à maintenir ce lien de confiance qui donne tout son sens à l’activité postale.
À toutes et à tous, je voudrais exprimer ma reconnaissance pour votre engagement et votre contribution au développement de notre pays.
Ensemble, faisons du réseau postal Burkinabè un réseau de confiance, de proximité et d’opportunités.
Heureuse Journée mondiale de la poste à toutes et à tous.
Vive la Poste burkinabè.
Vive le Burkina Faso.
Force et victoire à nos forces combattantes.
La Patrie ou la Mort, nous Vaincrons.

Distribution des manuels de la révolution progressiste populaire : Plus de 125 millions FCFA versés au Fonds de Soutien Patriotique (FSP)

Le Ministre Directeur de cabinet du Président du Faso, le Camarade Capitaine Martha Céleste Anderson Dekomwin MEDAH, a remis ce jeudi 8 octobre un deuxième chèque, de plus de 125 millions FCFA issus de la distribution du Recueil de discours « Le Capitaine Ibrahim TRAORÉ a dit » et du « Manifeste de la Révolution Progressiste Populaire », au profit du Fonds de Soutien Patriotique (FSP).

Cette remise intervient après le chèque de plus de 35 millions FCFA donné en juin dernier. Le Camarade Capitaine Martha Céleste Anderson Dekomwin MEDAH a salué l’engouement des Burkinabè et des amis du Burkina Faso pour ces documents qui a permis d’augmenter les ressources au profit du Fonds de Soutien Patriotique.

 

« C’est l’occasion de renouveler notre appel aux Burkinabè et aux amis du Burkina Faso, à acquérir ces ouvrages d’une part, pour leur propre édification et d’autre part, pour contribuer indirectement au FSP », a soutenu le Camarade Ministre Directeur de cabinet du Président du Faso.

Pour le Camarade Ministre de l’Économie et des Finances, Dr Aboubakar NACANABO, ce chèque d’une valeur de 125 millions 10 mille FCFA constitue l’une des plus grandes contributions de l’année 2026, et est le témoignage de l’engagement du Président du Faso, le Camarade Capitaine Ibrahim TRAORÉ, en faveur du Fonds de soutien patriotique.

Ce geste venant de la plus haute institution de l’État doit être, selon le Camarade Ministre de l’Économie et des Finances, un signal fort pour les Burkinabè et l’ensemble des partenaires de notre pays.

Direction de la communication de la Présidence du Faso

Vaccination : cinq pays africains s’allient contre les enfants « zéro-dose »

Et si le numérique permettait de retrouver les enfants les plus difficiles à atteindre par les programmes de vaccination ? À Dakar, cinq pays africains ont placé la digitalisation au cœur de leurs stratégies de lutte contre les enfants « zéro-dose ». Suivi nominatif, croisement des données géographiques et vaccinales, registres électroniques, interopérabilité des plateformes : les innovations numériques apparaissent désormais comme un levier majeur pour identifier, atteindre et maintenir les enfants dans le parcours vaccinal.

Cinq pays africains veulent accélérer la lutte contre les enfants « zéro-dose ». Le Sénégal, la Côte d’Ivoire, le Gabon, Djibouti et la Gambie ont mis en commun leurs expériences et identifié des solutions susceptibles d’améliorer l’accès à la vaccination des enfants les plus difficiles à atteindre.

La rencontre, organisée par Galien Africa en collaboration avec le ministère de la Santé et de l’Hygiène publique du Sénégal, a réuni pendant quatre jours des délégations des cinq ministères de la Santé, ainsi que plusieurs partenaires techniques, financiers et académiques, dont l’Organisation mondiale de la santé (OMS), l’UNICEF, l’Institut Pasteur de Dakar et la Fondation Gates.

Cette première mission régionale de benchmark s’inscrit dans la dynamique engagée lors du Dîner ministériel organisé en marge du Forum Galien Afrique 2025. L’objectif est de faire de l’apprentissage entre pays un levier pour accélérer la vaccination et réduire durablement le nombre d’enfants « zéro-dose ».

Des solutions observées sur le terrain

Durant les quatre jours de travaux, les délégations ont présenté leurs difficultés, leurs innovations et leurs bonnes pratiques. Elles ont également effectué des visites auprès de la Direction de la Prévention, notamment la Division de l’Immunisation, ainsi que dans le district Dakar Centre.

Les échanges ont notamment porté sur la gestion des stocks, le suivi de la chaîne du froid, la gestion des équipements et la distribution des vaccins. L’expérience sénégalaise a également mis en évidence l’importance de l’accompagnement humain dans l’utilisation des outils numériques.

Après un coaching de proximité, le taux d’utilisateurs actifs du Tracker est ainsi passé de 50 % à plus de 90 %, selon les informations communiquées par Galien Africa.

Dans le district Dakar Centre, les délégations ont également découvert des interventions mobiles organisées entre 16 heures et 20 heures. Une approche qui vise à adapter les horaires et l’offre de vaccination aux réalités des familles.

Les participants ont aussi accordé une attention particulière aux approches communautaires. La « Ronde des jeunes filles », basée notamment sur les relations entre pairs et la confiance, a été présentée comme une expérience destinée à renforcer l’adhésion à la vaccination contre le HPV.

Quatre leviers pour accélérer les résultats

Au-delà du partage d’expériences, les troisième et quatrième journée ont été consacrées à l’analyse des conditions nécessaires pour transposer certaines pratiques dans les différents contextes nationaux.

Les discussions ont notamment concerné le financement domestique et territorial de la vaccination, la mobilisation de nouvelles ressources, la participation des communautés, l’accès aux populations mobiles et frontalières, ainsi que la professionnalisation et la motivation des acteurs de santé communautaire.

Quatre leviers structurants ont finalement émergé des travaux : un financement domestique durable et innovant, une gouvernance multisectorielle, la digitalisation et l’interopérabilité des données, ainsi qu’une participation communautaire renforcée.

Au terme de la mission, les cinq délégations ont retenu 21 actions prioritaires. Deux orientations communes se dégagent de leurs feuilles de route nationales : le renforcement du

Vers une coopération régionale durable

La rencontre de Dakar ne devrait pas rester au stade du simple échange d’expériences. Les cinq pays ont identifié des domaines dans lesquels ils pourront apprendre les uns des autres.

Le Gabon, la Côte d’Ivoire et la Gambie souhaitent notamment s’inspirer de l’expérience sénégalaise en matière d’outils digitaux. De son côté, le Sénégal entend tirer des enseignements de l’expérience gambienne dans la cartographie des enfants « zéro-dose ». Le Gabon prévoit également de partager son manuel de maintenance de la chaîne du froid une fois celui-ci validé.

Une matrice régionale commune doit permettre de suivre les actions retenues, leurs responsables et leurs indicateurs. Une première revue est prévue dans trois mois, suivie d’une seconde à six mois afin d’évaluer les effets obtenus sur l’identification, l’accès aux services et la vaccination des enfants « zéro-dose ».

Pour les participants, l’enjeu dépasse désormais le simple échange de bonnes pratiques. Il s’agit de transformer ces expériences en résultats mesurables sur le terrain : identifier davantage d’enfants, les atteindre, les vacciner et les maintenir dans le parcours vaccinal.

Synthèse :BS

UACO 2026: Guerre communicationnelle: le BIR-C, modèle sahélien de communication

La deuxième journée de la 15e édition des Universités africaines de la communication de Ouagadougou (UACO)
a débuté par l’animation du panel III. Celui-ci a abordé la thématique mettant en lumière le modèle sahélien
de communication sur la souveraineté et la résilience dans un contexte de guerre communicationnelle : Exemple des Bataillons d’intervention rapide de communication (BIR-C).

Les activistes communément appelés « les Bataillons d’intervention rapide de communication (BIR-C) » constituent un rempart contre la désinformation et les manipulations nuisibles à la Révolution progressiste populaire (RPP). C’est la conviction de Sitapha Bihoun, travailleur social qui l’a fait savoir lors de la deuxième journée de la 15e édition des Universités africaine de la communication de Ouagadougou (UACO). Dans son exposé présenté, jeudi 8 octobre 2026 sur le modèle sahélien de communication sur la souveraineté et la résilience dans un contexte de guerre communicationnelle, Sitapha Bihoun a indiqué que face à la désinformation toxique orchestrée contre le Burina Faso, les BIR-C ont entrepris des initiatives communicationnelles permettant aux citoyens de mieux apprehender les réalités, les enjeux, les acquis et les perspectives de la RPP.

Leurs interventions ont renforcé, à son avis, la redevabilité communautaire, la promotion de bons réflexes d’hygiène numérique et informationnelle, la visibilité des institutions et la vérification des faits. Au titre des défis, le communicateur a relevé que l’intégration de l’Intelligence artificielle dans le domaine de la communication a rendu la concurrence entre les créateurs de contenus sur les réseaux sociaux plus rude. Il a également mentionné l’application rigoureuse des sanctions contre les comportements illégaux des internautes sur les réseaux sociaux.

Sitapha Bihoun a rappelé que les BIR-C, en plaçant les leaders de la RPP, les institutions du gouvernement et des Burkinabè au centre de leurs interventions, ont montré à la jeunesse mondiale, la voie à suivre en matière de communication sur les réseaux sociaux axée sur les valeurs de cohésion sociale, de souveraineté et de résilience. Le présentateur a formulé plusieurs recommandations en vue de permettre aux BIR-C d’être plus efficaces dans la prévention contre la désinformation et d’adopter les bons comportements sur les réseaux sociaux. Mieux respecter les lois et les mécanismes qui encadrent les comportements, il a appelé à
développer des formations adaptées aux BIR-C, les doter d’équipements et d’infrastructures technologiques appropriées et développer des modes de travail collaboratifs.

Noufou SAWADOGO

Non à la guerre familiale !

Nous avons des VDP sur le champ de bataille contre les forces du mal, mais qui sont les VDP dans nos familles et où sont-ils ? Nous sommes en guerre contre le terrorisme depuis une décennie mais dans nos familles, on se tire à balle réelle et à bout portant les uns sur les autres, entre frères de sang, parfois dans un silence assourdissant, parfois avec un vacarme inédit qui attire les foules.
De la jalousie déplacée et mal placée à la rivalité malsaine en passant par les coups bas fratricides, nos familles sont minées de rancunes inopportunes. Ce texte est plus qu’une chronique, c’est un coup de gueule et un cri du cœur lancé à la face de nos familles pour une prise de confiance. Ma plume saigne, les mots me manquent face aux maux qui rongent nos vies de famille.

Quand un père de 70 ans ne parle plus avec sa femme, une mère de 60 ans révolus, que peut-on retenir d’une histoire d’amour aux sentiments désuets, effrités par les grands vents du temps ? Quand le mari attentionné d’antan finit sa course sentimentale dans un duel de dos à dos en grelotant dans les bras solitaires d’un amour délétère, dites-moi, c’est quoi l’amour ? Qu’est ce que le mariage s’il peine à être un alliage, mieux un attelage ? Il y a des foyers où le mari subvient convenablement aux besoins de sa famille sans daigner manger la nourriture de sa femme par dégoût ou par méfiance. Quand le plat de madame n’est plus au goût de monsieur et quand madame réduit monsieur au rang de tocard pour son infortune, son infirmité ou sa pauvreté, quelle langue digne va bénir les enfants de l’union ? Quel cœur les portera en prière quand la haine y a élu domicile ?

J’ai vu des frères se détester avec sincérité au point de faire de la haine un héritage légué à leurs enfants pour la postérité. Sur son lit d’hôpital, du haut de ses 50 ans, il jure de ne jamais pardonner et intime aux infirmiers et à sa femme de ne jamais laisser son frère aîné franchir le seuil de la porte de sa chambre d’hôpital. Après deux semaines d’agonie sur son grabat, il rendit l’âme mais avant d’émettre son dernier souffle, il signa de son sang son intransigeance en guise de dernière volonté : « dites à mon frère que je ne veux pas le voir s’incliner sur ma dépouille, de surcroît sur ma tombe ». De vie à trépas, il y a des frères et sœurs du même « ventre » qui se détestent tellement bien, qu’ils se jettent de mauvais sorts pour jouir de leur haine mutuelle.

Parfois, ils ont l’argent mais leur richesse ne sert à personne, si ce n’est pour payer de grands marabouts pour venir à bout de l’autre sur l’autel sanglant du désamour intime et fidèle. Ce qui est curieux, dans ces familles, chacun se dit
« croyant pratiquant ». Il y en a même qui sont allés à Rome ou à la Mecque ! Dès l’entrée de la maison, une croix majestueuse du Christ occupe le fronton de la porte. Chaque dimanche, il se bousculent à l’église mais ne s’asseyent jamais sur le même banc. A l’heure de la communion, ils se bousculent encore pour happer le corps du Christ en scandant un « amen » grandiloquent, plein de vanité. Dans la même catégorie, il y en a qui ont érigé une mosquée dans la cour familiale, mais c’est dehors que Dieu lui-même rôde sans daigner entrer dans le sanctuaire de cacophonie familiale.

Nos familles sont devenues le front des oppositions bestiales de toute nature. Entre la belle-mère et la belle-fille, il n’y a plus rien de beau, tout est peint en noir ; même le bien est vu comme un leurre au revers maléfique. La relation entre la mère et la belle-fille ressemble à un duo de coépouses.
Quand les deux partagent la même concession, chaque jour est un jour de guerre latente ou ouverte sous le regard
inquisiteur des belles-sœurs pyromanes, alliées sûres de la belle-mère. Il y a comme une tradition de rivalité entre ces femmes et beaucoup de foyers ont volés en éclat. Dans cette compétition de basse altitude, la famille se déstructure et se réduit parfois en lambeaux, en affectant tout une fratrie sous le regard désabusé des familles alliées.

Finalement, l’homme est un loup pour l’homme comme se méfiait Thomas Hobbes. Nous vivons à peine 80 ans pour
les plus chanceux, mais nous passons parfois la moitié de notre vie à détester, à convoiter, à bouder. Nous prétendons croire en un Dieu que nous ne voyons pas et nous crions sur tous les toits notre amour pour Lui, mais nous détestons avec un certain plaisir le visible prochain que nous voyons et côtoyons. Mais heureusement, il y a des familles paisibles, parfois même sans un sou vaillant, mais le cœur des membres est rempli d’humanisme et d’amour. Il y a des familles qui ne brandissent pas leur foi mais sont mille fois plus en joie que les folkloristes spirituels de la vanité. En attendant que toutes les familles en crise enterrent la hache de guerre, soyons des solutions plutôt que des problèmes dans nos relations humaines.

Clément ZONGO
Clmentzongo@yahoo.fr