
Le ministère de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat a tenu son assemblée générale ordinaire consacrée à l’évaluation des actions menées en 2025 et à la définition des perspectives pour l’année 2026, vendredi 9 janvier 2026, à Ouagadougou.
Présentée comme une instance de dialogue interne, l’Assemblée générale (AG) ordinaire du ministère de l’Industrie, du commerce et de l’artisanat (MICA) a réuni les responsables et l’ensemble du personnel dans un cadre d’échanges directs et inclusifs, vendredi 9 janvier 2026, à Ouagadougou. Sous la conduite du premier responsable du département, Serge Poda, l’AG a servi de cadre d’échanges sans filtre avec les agents sur les missions assignées, les actions réalisées au cours de l’année écoulée, ainsi que sur les conditions et l’environnement de travail.
En effet, il est ressorti que le bilan de l’année 2025 est jugé globalement positif en dépit des conditions de mise en œuvre jugées peu favorables. Selon le ministre Poda, le département affiche un taux de réalisation supérieur à 80 % de ses activités programmées, traduisant une performance appréciable dans plusieurs secteurs clés. Dans le domaine de l’industrie, il a confié qu’un regain de dynamisme a été observé, marquant une relance progressive des efforts d’industrialisation. Le secteur du commerce, quant à lui, a connu la mise en œuvre d’actions majeures visant l’assainissement des circuits d’approvisionnement et des circuits commerciaux, dans le but d’améliorer l’organisation et la régulation des échanges. Outre ces deux secteurs, a poursuivi le ministre chargé du Commerce, celui de l’artisanat a également bénéficié d’une attention particulière.
« Au regard des résultats obtenus au cours de l’année 2025, malgré un contexte particulièrement difficile, je voudrais sans tomber dans l’autosatisfaction que nous nous congratulions par des applaudissements pour le travail accompli par toutes les personnes », s’est réjoui Serge Poda. Toutefois, il a invité le personnel à ne pas perdre de vue les défis de 2026. Le ministre chargé de l’Industrie a expliqué que les actions envisagées vont porter sur la consolidation des acquis, l’accélération des projets en cours de mise en œuvre et l’atteinte effective des missions confiées au département par les plus hautes autorités.
Des avancées majeures
Prenant la parole au nom de l’ensemble des collaborateurs, le Secrétaire générale (SG) du ministère, Alassane Ouédraogo, est revenu de façon succincte sur les progrès réalisés dans les trois secteurs.
Au titre du développement industriel, plusieurs réalisations majeures ont été enregistrées. Il s’agit de l’avis du SG, de l’élaboration de la Stratégie nationale d’industrialisation 2025-2029, destinée à impulser la transformation structurelle de l’économie nationale. Aussi, le soutien aux petites et moyennes entreprises s’est traduit par l’octroi de plus de 1, 9 milliard FCFA sous forme de crédit à moyen et long terme, au profit de 172 porteurs de projets. A cela s’ajoutent l’acquisition d’un terrain devant abriter un complexe industriel de
fabrication de poteaux et de rails, ainsi que l’intégration des parcs industriels dans le plan d’aménagement révisé de la zone industrielle de Samandeni.
Dans le secteur du commerce, un diagnostic stratégique des entreprises en difficulté a été réalisé. Le SG a souligné que plusieurs mesures ont été mises en œuvre afin d’améliorer l’accessibilité des populations aux produits de grande consommation. Parmi ces actions, a-t-il énuméré, figurent le contrôle de la régularité de 9 205 procédures d’importation et d’exportation, l’assainissement de la gestion des stocks d’intrants de la SOFITEX ainsi que la création de la société Faso Yaar.
En matière d’artisanat, les efforts ont porté sur l’accompagnement des acteurs et la valorisation des produits locaux. Les principales réalisations, foi de M. Ouédraogo, comprennent l’organisation de la cinquième édition du Salon régional de l’artisanat. Le ministère a également procédé à l’immatriculation de 1140 nouveaux artisans individuels et entreprises artisanales au régime intermédiaire, organisé une session de formation technique en tissage au profit de 140 artisans, etc.
La rencontre a enfin servi de cadre pour recueillir les préoccupations du personnel, notamment celles relatives aux insuffisances constatées les années précédentes.
Oumarou RABO




