Journée des coutumes et traditions: le Keoogo, une école traditionnelle du royaume de Boussouma

En prélude à la journée des coutumes et traditions célébrée chaque 15 mai, le ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, a assisté dans la nuit du 14 mai 2026, au palais royal de Boussouma, aux contes et prestations des troupes musicales de l’école traditionnelle dénommée : « Keoogo ».

Le royaume de Boussouma a encore sacrifié à la tradition lors de la Journée des coutumes et traditions (JCT) célébrée le 15 mai 2026. Instituée depuis 2024, cette édition de la JCT a été couronnée par plusieurs activités telles que l’éducation culturelle des enfants à travers l’école traditionnelle dénommée : « Keoogo», l’accomplissement des rites traditionnels pour le retour de la paix au Faso, la sortie du roi de Boussouma, le Naaba Sigri, accompagnée d’allégeance de ses ministres et les manifestations populaires avec l’exposition des valeurs et cultures que possède le royaume.

Ainsi, la soirée du 14 mai a été marquée par le Keoogo à travers des prestations des troupes musicales et des contes, cette manifestation culturelle d’éducation des jeunes en présence du ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, accompagné d’une délégation des autorités régionales des Koulsé ainsi que le Dima de Boussouma et ses notables. Durant deux heures d’horloge, les artistes traditionnels, conteurs, tambouriers, etc. ont abordé plusieurs thèmes tels que la restauration de la paix, la non-maltraitance de l’orphelin, l’importance du rakiré, les conséquences négatives du gain facile. Institué en août 2021, le Keoogo est une école où les enfants apprennent des proverbes, récits historiques, prestations de troupes musicales, instruments traditionnels, contes africains abordant des thématiques sur le vivre-ensemble, la cohésion sociale, la paix, l’entente, l’amour du prochain et le patriotisme, selon le Busum Keoog Naaba Koobo.

« C’est un complexe culturel qui est dispensé chaque dernier samedi du mois à toute la communauté (jeune et vieille). C’est une éducation holistique puisée de nos traditions, coutumes, cultures, comme cela se faisait dans les camps d’initiation et dans les familles au Burkina », a-t-il indiqué. A entendre, le Busum Keoog Naaba Koobo, il s’agit de réactiver l’éducation traditionnelle qui se faisait dans les camps d’initiation dans un contexte d’insécurité qui nécessite des sensibilisations, messages forts puisés des valeurs traditionnelles, afin de construire la fraternité, la complémentarité, la solidarité et donner aussi du courage aux populations et en même temps préparer les jeunes à faire face aux épreuves et difficultés, en les éduquant dans les valeurs ancestrales.

A l’issue du spectacle, le chef du département en charge de la culture, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, s’est dit satisfait de la transmission des valeurs endogènes positives à la jeune génération. « Je suis très content de passer une soirée au sein du palais royal pour vivre les réalités en termes de préservation et valorisation de notre patrimoine culturel. Ce soir, nous avons vécu des moments fabuleux qui nous ont permis de nous replonger dans un passé très lointain parce que nous avons personnellement eu la chance de vivre les soirées de contes auprès des vieillards et des sages de notre village », s’est-il réjoui. La JCT coïncide avec le mois du patrimoine burkinabè.

Et, pour le ministre Ouédraogo, ces moments historiques de contes et de conseils qui tendent à disparaître doivent être perpétués et même mis à l’échelle nationale. « Le Keoogo n’est rien d’autre qu’une immersion culturelle qui permet d’enseigner aux enfants et jeunes des valeurs et pratiques ancrées fortement dans nos traditions et coutumes », a-t-il insisté. Après avoir traduit sa reconnaissance au Dima de Boussouma et le Busum Keoog Naaba Koobo pour la réussite de cette manifestation culturelle, à la veille de la JCT, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, a souhaité bonne fête à tous les garants des valeurs traditionnelles, savoirs et savoir-faire. « Nous devons leur rendre hommage et ensemble travailler à valoriser ce que nous avons comme richesse et diversité culturelle », a estimé le ministre de la Culture. Il a mis l’occasion à profit pour remettre des exemplaires du Manifeste de la RPP et du livre ‘’Le capitaine Ibrahim Traoré a dit’’ aux pensionnaires du Keoogo.

Emil SEGDA

Segda9emil@gmail.com

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