Les acteurs de la révolution démocratique et populaire (RDP) et ceux de la révolution progressiste et populaire (RPP) ont animé du 15 au 17 Mai à Ouagadougou une conférence internationale sur le thème : « Comment raviver, ancrer et transmettre l’esprit et les valeurs révolutionnaires à la jeunesse de l’AES ». Le ministre des Affaires Etrangères, Karamoko Jean Marie Traoré a lancé les travaux de ladite conférence.
Comment former idéologiquement une jeunesse sahélienne qui baigne dans les flux d’une information mondialisée et manipulée ? Comment construire des organisations révolutionnaires durables dans un contexte de guerre asymétrique ? Comment transmettre l’esprit révolutionnaire sans le fossiliser ? Comment ancrer la révolution progressiste populaire dans les pratiques quotidiennes de notre peuple ? Des réponses à ces questions ont été données durant une conférence internationale, tenue du 15 au 17 mai 2026 à Ouagadougou. Placée sous le thème : « Comment raviver, ancrer et transmettre l’esprit et les valeurs révolutionnaires à la jeunesse de l’AES », c’est le ministre des Affaires Etrangères, par ailleurs co-parrain de l’évènement, Karamoko Jean Marie Traoré qui a lancé les travaux ce 15 mai 2026.

Il s’est agi, selon le président du comité d’organisation, Luc Damiba, de faire rencontrer deux générations de révolutionnaires, ceux qui ont conduit la révolution sous Thomas Sankara et ceux qui conduisent la RPP du Capitaine Ibrahim Traoré, pour dialoguer, transmettre l’esprit révolutionnaire, les luttes, les expériences et aussi la résistance.
Ainsi par des panels, les acteurs de la révolution démocratique et populaire (RDP) et ceux de la révolution progressiste et populaire (RPP) ont partagé leurs expériences. Pour être un bon révolutionnaire, ils ont exigé de la jeunesse, une rigueur intellectuelle, une honnêteté autocritique et une créativité politique.
RDP et RPP forment la jeunesse

Le ministre a indiqué que cette conférence est un cadre pour les camarades révolutionnaires de 1983 à 1987, de faire leurs témoignages, de transmettre leurs mémoires vivantes à celles et ceux qui, aujourd’hui, poursuivent le combat. « Car vous avez transformé un territoire appauvri en un laboratoire vivant de la souveraineté africaine, vacciné deux millions d’enfants en quinze jours, planté dix millions d’arbres pour arrêter le désert, redonné aux paysans leur dignité. La présente conférence est donc une veillée de mémoire, un pont vivant tendu entre deux révolutions, celle d’Août 1983 et celle de Septembre 2022. Deux flammes d’un même feu historique qui brûlent aujourd’hui plus intensément que jamais » a-t-il souligné. Et de poursuivre que les camarades révolutionnaires de 2022 ont renoué avec l’esprit de Sankara qui est de servir et non se servir, construire et non coloniser, résister et non se soumettre. « La révolution progressiste populaire est l’héritière légitime de la RDP. Ce que nous construisons ensemble n’appartient pas à une élite politique. Cela appartient à nos millions de paysans, d’éleveurs, de femmes, de jeunes qui méritent un avenir de dignité » a-t-il indiqué. A l’écouter, il marque aussi le début d’une nouvelle phase de l’engagement révolutionnaire africain, d’une Afrique qui assume pleinement son histoire, sa souveraineté et sa destinée. Des délégations venues de la Chine, du Venezuela, de l’Iran, de Cuba, du Ghana, du Tchad, de la république démocratique du Congo, du Cameroun, de l’Inde étaient présents.
Fleur BIRBA
(credit photo Fleur BIRBA)






